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[RP] Le bal du Lys et du Paon

Rosalinde
Pourquoi se fatiguer quand on peut reprendre ses vieilles descriptions ?

« Torches et chandelles brûlaient tout leur saoul et diffusaient une ambiance chaleureuse et tamisée à la pièce. Une armée de serviteurs avait été réquisitionné pour servir un délicieux vin de Touraine aux invités assoiffés par la danse (ou assoiffés tout court). Sur l'estrade qui leur était dévolue, les musiciens accordaient leurs instruments. A la porte, les gardes étaient en place pour éloigner les importuns, les ivrognes, les mal-habillés et les Impériaux. »

La donne n'avait quasiment pas changé depuis le bal pour la Lorraine organisé sous le règne d'Angelyque. Sauf que cette fois, il faudrait ajouter "les roturiers" à la liste des persona non grata. Heureusement, Rosalinde n'entrait dans aucune des catégories sus-cités, autrement quoi elle aurait été bien marrie de ne pouvoir accéder au bal dont on lui avait dévolu une partie de l'organisation (à savoir, conseiller ces dames sur la liste des invités, et mettre la salle en place). Car ce n'était pas l'office des cérémonies qui organisait ce jour, ou pas que, puisque toute cette idée venait de Mélissandre qui espérait sans doute, par les feux de la fête, réveiller le Louvre de la torpeur dans laquelle il s'était doucement plongé depuis la maladie de la reyne.

Et pour l'occasion elle avait ressorti de ses malles une magnifique robe, mais très peu portée encore. De toute façon, ils auraient droit au défilé, alors autant qu'elle impressionne tout le monde avec ses chouettes manches crénelées.



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Le retour de la vengeance II : http://rrinabox.tumblr.com/
Melissandre_malemort
Une fois encore, la Maitresse d'Héloise n'avait pas quitté son bureau de la journée. La Dame de Parage le comprit en voyant le cape et les gants d'hermines de Mélissandre qui prenaient la poussière dans le vestibule. Héloise ôta sa propre cape, ses gants, et les posa à coté de ceux de la princesse, non sans les avoir auparavant secoué et soigneusement repliés. Elle jeta ensuite un coup d'oeil dans la pièce attenante et discerna sa patronne, assise près de la fenêtre. A la lueur des bougies, elle finalisait une annonce Mainoise, la pointe de la langue coincée entre les dents. *

Si certains trouvaient que Mélissandre ressemblait à sa soeur, celle ci avait les yeux clairs et la beauté de leur mère, tandis que Mélissandre avait hérité des yeux sombres et de la silhouette menue des Armantia.

- Bonsoir Héloise, dit la comtesse du Maine d'un ton distrait en trempant sa plume dans l'encrier.

- Bonsoir votre Altesse Royale.

Héloise s'approcha et plongea dans une révérence pleine de déférence.

- Vous avez travaillé toute la journée, n'est ce pas? Vous êtes toute pâle.

- J'ai presque fini...

- Le bain est près votre Altesse. Chaud et fumant, parfumé à la violette comme vous aimez. J'ai fais venir le meilleur coiffeur de Paris, et vos dames ont sortis et bassinées vos toilettes d'apparat.

Mélissandre posa enfin son ouvrage.

- De quoi parlez vous?

- C'est le jour du bal, votre Altesse.

Complètement désemparée, Mélissandre plaqua les mains sur le bureau pour les empêcher de trembler. Elle imaginait déjà la tête des Dames de la cour si la Première d'entre elles arrivait en retard.

- C'est le jour du bal !

Finalement arrachée à sa stupéfaction, la jeune fille avait bondit de sa chaise, contournant le lourd secrétaire pour se précipiter dans son boudoir, grimaçant quand ses muscles protestèrent sans pour autant ralentir le pas. Il était par bonheur propre à sa condition de disposer d'une mesnie parfaitement préparée qui s'articulait autour d'elle depuis si longtemps qu'il ne fallut que quelques minutes pour que Mélissandre se voit déshabillée, plongée dans une eau fumante, savonnée comme une enfant puis huilée de la tête aux pieds de l'un de ces onguents exotiques venus d'orient, qui satinait la peau et l'auréolait d'un délicat parfum de violette et de pois de senteur.

- La rouge.

- Je vous demande pardon, votre Altesse royale?

- Je porterais la rouge.

D'un coup de menton, la jeune fille avait désigné l'une des toilettes délaissées par ses dames de parage.

- C'est que... Vous l'avez déjà porté, votre Altesse royale.

La petite servante paraissait prête à insister, mais l'une des dames de parage l'avait toisé depuis l'autre bout de la pièce et déjà, elle se précipitait vers la lourde robe de velours broché. Déjà portée, certes, mais une seule fois, dans une taverne du Maine quand Mélissandre avait abandonné ses robes provinciales pour revetir des atours de Reyne et laisser au Zéphyr le souvenir lancinant de ce qui aurait pu être. Pourquoi s'infliger le port de cette toilette si chargée de souvenir? Pourquoi pousser le vice jusqu'à repousser fermement les boucles d'oreilles en saphir tendue par Héloise pour leur préférer de petites gouttes grenats bien moins clinquantes?

Parceque ce qui différenciait Mélissandre des autres femmes de son rang, c'était que pour le meilleur et pour le pire elle avait conscience de ses faiblesses et au lieu de les museler, s'en servait pour aller plus avant. Ce soir, elle voulait que le cliqueti de ses boucles d'oreilles lui rappel à chaque instant qu'elle n'était pas infaillible et qu'il suffisait parfois d'un regard échangé pour que le monde pivote sur son axe.

- Je n'ai pas reçu de courrier.

Une affirmation plus qu'autre chose. Ultime estafilade à un ego déjà durement égratigné depuis qu'elle avait eu le malheur de fleurir et d'entrer de plein pied dans un monde ou on était proie ou chasseur, et ou il ne faisait pas bon chérir sa liberté. Laissant au coiffeur le soin d'arranger les dernières boucles de ses cheveux et à Héloise de s'appliquer sur les fermoires de son collier et de sa ceinture ornées d'émeraudes et de rubis, Mélissandre étudia son reflet dans le miroir et prit une profonde inspiration. Ce soir serait le point culminant de plusieurs mois à œuvrer pour un Louvre dormant, privée de la présence réconfortante de Laure. Il lui faudrait sourire, flirter, tourbillonner d'un invité à l'autre et trouver ça et là le temps de noyer une inévitable migraine dans le laudanum. Laure l'avait placé là pour donner une impulsion positive à une noblesse concentrée sur la guerre depuis trop longtemps. Même au plus noir de la nuit, il fallait parfois s'autoriser de la frivolité. Et prier pour que le bal ne fasse pas un bide monumental.

Arrivée à hauteur de Rosalinde, Mélissandre était donc parfaitement égale à elle même, retirant même quelques épingles pour laisser retomber ses cheveux sur ses épaules, petite rébellion personnelle vouée à rappeller qu'elle n'était pas parmi les filles à marier, n'en déplaise à son abominable frère. Elle indiqua ensuite aux pages de se mettre en poste non loin de Rosalinde avec des étendards Bourguignon en berne.


- Le bonjour Vicomtesse. Quelle charmante robe ! Si exotique ! S'exclama la jeune fille.

L'oeil pétillant d'admiration, elle s'inclina pour la saluer.




* Avec l'accord de JD Héloise.
Jenifael..luna
    L’Élégance. C'est le mot qui vient, lorsqu'on peut observer Castelnau dormir à l'heure actuelle. Affalée sur son lit, elle jeune femme dormait bouche ouverte, ronflant sans vergogne, bavant comme l'escargot, qu'elle fut autrefois, une jambe dans le lit, caché sous le drap, une jambe dehors, pendante légèrement sur le rebord. La classe à l'état pur. Jusqu'à que l'on entre dans sa chambre et qu'une langue vient lui lécher les doigts, que des jappements surexcités se firent entendre au pied de son lit, qu'un bruit métallique se fit entendre sur une table et qu'un poids s'approcha silencieusement d'elle, avant de se poser près de son visage, sur le coussin, un poil doux, très doux. Jusqu'à que l'on entre dans sa chambre et qu'une langue vient lui lécher les doigts, que des jappements surexcités se firent entendre au pied de son lit, qu'un bruit métallique se fit entendre sur une table et qu'un poids s'approcha silencieusement d'elle, avant de se poser près de son visage, sur le coussin, un poil doux, très doux. Sa ménagerie venait de la rejoindre. À ses pieds, le beau dalmatien noir, qu'elle s'était offert, ainsi que la femelle marron allant avec, se trouvait également le petit bichon maltais venu tout droit des montagnes dauphinoise, progéniture du célèbre Nougatine, chien de sa blondissime tante. À côté d'elle, se trouvait le petit chartreux gris, en boule, offert par Mélusine de Malemort, celui-ci avait d'ailleurs beaucoup grandit et pris du volume, enfin sur le bureau le dernier cadeau et arrivant de la ménagerie : une hermine. Une hermine offerte par le Castillan Asdrubal de la Barca, pour ses seize ans.

    Voilà. Elle soupira, elle avait travaillé tard pour préparer la journée et autant dire que la préparation était colossale. Ronchonnante, lorsque la domestique ouvrit les rideaux, elle continua de plus belle, lorsqu'on se mit à la coiffer, sa tignasse de lionne brune n'était pas réputée pour être la plus facile du royaume à coiffer, néanmoins une fois les boucles, les ondulations et tout le reste de dompter, on put mêler un filet de perles blanche à ceux-ci et elle mit une robe nouvelle, acheter il y à peu, pour paraître à la cours du Lys. Elle lui sembla adapter, puisque assez frivole et légère, pour supporter la chaleur étouffante qu'il ferait surement à un moment. Sans mettre la robe, elle alla dans le baquet d'eau à peine tiède préparer à son intention et s'y baigna, il était connu que la peau était plus belle lorsqu'on prenait des bains froids, alors la jeune fille ne ronchonnait pas. Elle n'oscilla même pas un œil, lorsqu'un dernier seau d'eau froide, celle-ci vient trouver sa peau nue. Elle sortit et se sécha, refusa tout parfums et mit alors chainse et robe. Aucun artifice pour la jeune fille, qui avait un certain mérite à être jolie par nature. Ses yeux à la fois vert et marron, étaient ourlés de cils noirs et bien que son apparence fût celle d'un moineau fragile à cause des veines visible sous sa peau, de sa tendance à marquer rapidement lorsqu'elle recevait un coup, ou encore tendons et os apparent sur certains endroits de son corps.

    Une fois la ménagerie calmée, elle pris l'hermine, à qui elle mit un collier de cuir assez joli et attaché à une laisse, avant de mettre sur les épaules sa cape de zibeline, dans laquelle elle avait fait coudre une grande poche où elle planqua l'hermine. C'était "in" d'être accompagné d'un animal lors d'un bal. C'est donc parait qu'elle se rendit au bal, passant au passage, informé sa cadette qu'elle s'y rendait, pour aider Mélissandre et Rosalinde au besoin. Arrivée dans la bonne salle, elle salua Rosalinde et Mélissandre.


    "- Bonjour Votre Altesse royale, bonjour vicomtesse Rosalinde. "

    Arhem, oui. En vrai, elle détester le titre de vicomte, pour cela. Monseigneur, sur une femme, c'était un peu ... Étrange, surtout sur Rosalinde ... Sa petite hermine pointa le museau hors de la cape, pour montrer sa jeune frimousse aux deux dames.


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Helena_elizabeth



    C’était un événement des plus importants dans la vie d’une jeune noble, un de ces événements qu’il ne fallait rater pour rien au monde. Dans d’autres siècles, on nommerait cela « bal des débutantes ». Helena Elizabeth qui allait sur ses quinze printemps dans quelques jours en avait conscience, mais depuis quelques temps une inquiétude la rongeait au plus profond de son âme : Aucune nouvelle de sa mère.
    Que se passait-il ?
    Comment pouvait-elle aller au bal du Lys et du Paon sans y être accompagnée ?
    Devait-elle aviser son oncle et futur parrain de son ambition de s’y rendre ?
    Tant de questions qu’elle se posait en boucle dans son esprit sans y avoir pour la plupart des réponses.
    Ce dont elle était certaine, c’est qu’elle ne dérangerait pas le chef de famille. Elle le savait bien trop occupé, et repoussait l’échéance de lui écrire afin d’organiser son baptême.
    Malgré toutes ses inquiétudes, la jeune Rose de Damas se décida à rejoindre le monde et partit en direction de Cany avec Mary sa nourrice. Depuis sa forte poussée de croissance, et face à ce nouveau corps formé, ses tenues ne lui allaient plus.
    Elle savait car sa mère lui avait confié, qu’elle pouvait si elle le désirait se vêtir des plus beaux atours de la garde robe maternelle.
    C’est ainsi qu’elle prospecta avec soins toutes les toilettes qu’elle avait devant les yeux. Le choix fut compliqué : sa mère possédait vraiment des tenues fastueuses, et elle, elle était encore si jeune. Elle ne désirait pas être en décalage avec son rang de baronne et son âge.


    Son choix se portait sur une des robes qui lui paraissait bien grande. La tenue fut donc ajustée à la taille de la jeune demoiselle, et les manches qui d’ordinaire dévoilaient les épaules, redressées de façon à ne pas commettre de faute de goût ou de choquer.

    Vint enfin le jour du bal. Aidée donc de sa nourrice aux goûts certains et à l’éducation anglaise, elle passa avec soins la tenue qui tombait impeccablement. Elle y ajouta la ceinture de perles coordonnée, tandis que Mary accrochait à son cou le collier de perles portant en son sein une croix pieuse rappelant celle qui ornait le pendant de la ceinture. Il fallait désormais se laisser coiffer. La nourrice brossa longuement la longue chevelure châtain que l’astre solaire avait déjà illuminé de quelques reflets dorés. Avec délicatesse, la masse capillaire fut relevée et parsemée de ci, de là, de perles. Satisfaite, la Rose de Damas passa une paire de gants immaculés sur ses mains et bras mâtes. Elle se fit ensuite conduire au Louvre, laissant derrière son sillage de douces effluves de jasmin.



    A son arrivée elle vérifia sa mise. Elle devait être irréprochable. Soupir de soulagement en constatant que tout allait pour le mieux. Arrivée devant les portes, elle se trouva nez à nez devant des gardes mais pouvait apercevoir Son Altesse Royale Mélissandre en pleine salutations. Que faire ? Entrer malgré tout en expliquant son rôle d’apprentie de la Maison Royale ? ou bien patienter en espérant que Son Altesse l’ai remarqué ? La demoiselle opta pour la seconde solution. Elle ne se sentait plus légitime pour avancer son rôle vu sa longue absence. Ses prunelles vairons posés sur la Malemort, elle attendait, espérant que personne n’ai l’idée saugrenue de la marier…


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Sofja
[Dans ses appartements privés]


    Il y a dix jours, jour pour jour, que Sofja était tombée sur le champ de bataille en Bourgogne. Elle avait passé quatre jours entre la vie et la mort dans le domaine du Blanc-Combaz. Une expérience unique qu'elle n'était pas prête d'oublier. Elle était dans une autre dimension, elle n’avait pas de corps, elle était "esprit". Elle a rencontré Dieu, l’Amour, la Lumière. Elle s’est retrouvée dans une grande salle ocre, très belle. Elle s’est rendue compte que c'était un tunnel, qu’il y avait une tache blanche au fond. Juste le blanc. Un blanc absolu. Elle n'avait jamais vu un blanc comme ça. Même la neige n'est pas aussi blanche. Elle s’est vu elle-même dans la lumière, enfin, son ombre. Elle s’est sentie immédiatement très légère. Si c'était ça mourir, elle ne craignait plus la mort. Mesme si la vie lui avait enlevé ses parents, son mari, son ange, son frère et lui lançait de nouveaux défis avec son fiancé et avec elle mesme. Il lui restait encore quelques années à vivre et surtout à aimer. De ce fait, à plusieurs reprises, elle refusa les offres de la Grande faucheuse et se réveilla.

    Dès que les médecins avaient validé le voyage, elle était repartie pour le Louvre. A quoi bon de rester dans un domaine rempli de mauvais souvenirs et un fiancé absent. Heureusement, son fils avait quitté l'empire ou il s'était entêté à retrouver une demoiselle, pour venir lui tenir compagnie. Ou plutôt, la surveiller. Oh oui, elle avait l'impression que les rôles s'étaient échangés. Il était bien trop sérieux du haut de ses dix ans, la vie lui avait enlevé, malheureusement, son insouciance. Elle s'était donc pliée, en râlant un petit peu, à ses ordres.

    Les jours s'étaient écoulés très doucement, au rythme d'une convalescence digne de ce nom. Dormir, manger, repos. Pour s'occuper un peu, elle avait aidé ses amies de la Cour du Lys à envoyer les invitations. Son fils avait validé puisqu'elle le ferait depuis son lit. Cela l'avait occupé quelques heures. Enfin, son cerveau pensait à autre chose qu'à cette guerre, à son fiancé, à son amant. Ce hurlement silencieux de révolte qui montait en elle, de souffrance, de chagrin, l'étouffait. Elle aimerait pleurer, elle ne peut pas. Trop fière. Elle ne leur montrera pas. Non. Ils ne sauront pas.

    Mais pour l'instant, elle devait remplir sa fonction de Dame de Haut Parage de la Reyne. En tant général, elle sauterait dans son lit, heureuse de participer à un bal. Mais chaperonner des gamins s'annonçait ennuyant. Sans parler de sa plaie au ventre qui mettait du temps à guérir et qui la faisait souffrir quant elle restait trop longtemps debout. Après un long bain avec quelques herbes apaisantes, elle se laissa manipuler par ses caméristes. Tandis que l'une essayait de cacher tant bien que mal les diverses égratignures visibles sous un maquillage léger. Une autre s'occupait de sa coiffure. Sofja avait choisit une robe légère et ample afin de ne pas se sentir comprimer durant la soirée.







    TOC TOC TOC



    La Jagelon leva la tête pour découvrir son fils apprêtait aussi dignement que sa mère. Il était si beau, le portrait craché de son père. A cet instant, elle eut un pincement au cœur. Non parce qu'il lui rappelait celui qu'elle avait aimé éperdument mais parce qu'elle était triste qu'il n'eut pas l’occasion de le rencontrer depuis son retour. Et elle ne savait pas s'il aurait cette chance un jour.

      Tu es sublime mon fils. Ta Pénélope doit avoir des papillons dans les yeux quant elle te voit.


    Malgré les divers défis que la vie avait décidé de lui faire surmonter, elle gardait toujours son précieux humour. Surtout bien utile pour cacher la vérité. Dans une situation normale, c'était à son fiancé à qui elle aurait du tendre sa main. Mais non, c'était son fils. Les aléas...



[Dans la salle de réception]


    Plusieurs Dames étaient présentes dans cette sublime salle décorée avec beaucoup de goût. La Vicomtesse de Bellegarde en Marche en reconnue trois sur quatre. Pas trop mal pour une campagnarde qui se retrouvait dans le gratin Français.

      Bonjour Votre Altesse royale, Vicomtesse, Mes Dames.
      Je vous présente mon fils, Adrian.

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Heloise
La jeune femme avait un peu oublié la cour du Lys et elle avait un peu omis d'aider ses collègues à préparer le bal. Mais elle avait malgré tout reçu une invitation pour s'y présenter.

Elle avait donc proposé à sa soeur de l'accompagner. Pas que anoblissement lui est donné envie de réitéré mais après une chute il faut toujours remonter. Et c'était pas en continuant de l'enfermer qu'elle saurait un jour gérer la vie mondaine.

Le matin du jour J, elle se leva tôt, il fallait préparer le corps des deux jeunes femmes pour qu'il soit à leur avantage le soir même. Enfin elle n'en fit pas non plus des tonnes, elle ne comptait nullement se mettre en avant ou autre. Elle y allait pour enfin respecter le rôle qu'elle y avait. Mais elle n'était pas du tout intéressé pour se trouver époux. De toute façon ce n'était probablement pas une jeune femme comme elle que rechercheraient les mères, soeurs et tantes présentent lors du bal. Evidemment elle s'occupait également des préparatifs de son Altesse Royale Mélissandre de Malemort qui était très prise par son nouveau rôle de Comtesse du Maine.

Lorsque cette dernière fut parée, elle se rendit en début d'après midi dans la chambre de sa soeur afin de veillé à ses préparatifs.

Lorsque les deux soeurs furent parées, elles se rendirent dans la dicte salle. Reconnaissant des visages connus, elle alla les saluer d'un sourire et d'une révérence digne de ce nom.


- Votre Altesse Royale, Vicomtesses, Dames,
Le bonjour à vous toutes.

Je vous présente ma soeur Leyna Joséphine Loola Medea du Val d'Haine.


Ca c'était fait, espérons que la brune ne ferait pas une nouvelle tentative de déchaussement de mosaique dans le plancher ou d'arrachage de parquets comme lors de son anoblissement en Champagne.


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Recherche mariage arrangé. Intéressé ? MP !
Maximilien_guise
[Peu avant le bal - « Truc bateau: tenue, voyage, tout ça ».]

Soie ivoire et fil d'or, muscade au cou et solitaire monté sur chevalière; crinière presque domptée, barbe au poil près taillée (cire cueillie aux oreilles sur les bottes étalée & ongles curés – ouais!) : il est prêt, Frayner; prêt, bien avant l'heure. Et puisqu'il n'y a sûrement pas même l'ombre d'une chance que la Promise le soit aussi, c'est paré de ses (pas) plus beaux atours que blond Bâtard s'en va, front orgueilleux, en quête d'une taverne où étancher sa soif.

La porte de « La Poire Tapée » – jeuvoua des tourangeaux partout, aaah! – est donc poussée et l'impérial* derche dans un coin posé; pas de prune, c'est de vin qu'il lui faudra se contenter. Soit! De toute façon, l'Aigle est déjà haut perché. Là, semi-affalé, coupe en main et blanc de l’œil craquelé de gueules, il se met tout naturellement à observer ce et ceux qui l'entoure(nt) : décor sobre, éclairage tamisé; au fond de la salle, un petit couple se bécote, sourd et aveugle aux beuglements, bruits de chopes qui s'entrechoquent, rots et rire gras provenant de la tablée centrale. Ils sont cinq; des soldats, peut-être. Et déjà, Maximilien sent la douleur l'étreindre aux tempes, tant le spectacle offert est affligeant. La première coupe est donc vidée en quelques généreuses gorgées et une autre est commandée, tandis qu'en face, une nouvelle conversation s'engage:


'Parait qu'y a un bal, 'jourd'hui, eh! On d'vrait aller voir, si y'a pas d'la nobliotte délaissée!
Qu'est-ce que t’espères, eh? T'as vu ta face? T'attrapes même pas d'la lépreuse! Hin, hin!

Bla, bla, bla. Le blond décroche, occupé qu'il est à siffler son troisième verre, quand sans le savoir, le brun en bout de table commet l’irréparable: s'attaquer à ce que Lui, astral Connard, a élevé – un peu contre son gré – au rang de Sacré.

La p'tite Malemort, eh! On dit qu'elle a d'jà l'intérieur des cuisses usé! Qu'tout Paris lui est d'jà passé d'ssus, eh!...Si j'la croise mon ami, j'te l'dis, elle va prendre cher, ué!

Non content de cette vaine promesse, le type se met à mimer le détail du sien projet. Advient donc ce qui devait advenir: en un battement de cils, l'Oiseau se fait lion, pour mieux bondir sur l'inconnu friand en fantasme de fleur de pavot. Et telle pattoune féline, la dextre Maximilienne s'écrase aussitôt sur la joue ennemie, avec la ferme intention de dévisser cette tête du reste du corps. Et le fion grassouillet, des deux mains empoignant le col, est soulevé de sa chaise sans attendre. Suit fatalement le coup de boule, en plein pif déjà joliment coloré par l'alcool, qui se brise dans un délicieux craquement; avec un crachat à la tronche en prime, assorti d'un « D'la part d'ladite Malemort. », vomi le faciès grimaçant. Enfin, l'homme retombe lourdement sur sa chaise; lui se tient le nez, bien-sûr, tandis que le plus courageux téméraire de ses acolytes dégaine l'épée.

Viens là, petit salopard!, lance-t-il en guise d'invitation.

Le bleu regard, grisé d'une colère démesurée, se pose alors sur celui qui ose:


Ah ouais, tu veux jouer avec von Frayner?, répond Narcisse, avant de glisser la sienne bâtarde hors du fourreau, d'une droite impatiente.

Deux moulinets sont faits, et déjà l'autre a pâli de trois tons, comme le nom prononcé résonne encore dans sa pauvre caboche.


Alors? Qu'est-ce que j'coupe en premier?

L'autre balbutie; autour on fuit, on crie; la tenancière réclame le calme en gesticulant, les deux du petit couple se sont blottis puis recroquevillés l'un contre l'autre, comme deux moineaux sur un fil qui tenteraient de faire front contre la froide bise. Finalement, l'homme renonce et abaisse son arme, pour adresser à Nez Pété, un fort sage: « Tirons-nous d'là, 'fait pas bon s'frotter à ceux-là! ». Une poignée de secondes et quelques mots échangés plus tard, ils sont dehors. Le chevalier range donc fidèle lame, pour ensuite constater les dégâts d'un rapide coup d’œil: une paire de chopes renversées, une chaise parterre. Il se baisse pour remettre cette dernière sur pieds, puis s'adresse aux amoureux, ainsi qu'à la propriétaire des lieux, en posant bourse bien remplie sur la table d'un geste tranquille:

Navré. J'offre le repas. Le reste sera pour, hum...le dérangement.

Ce n'est qu'une fois arrivé dans la rue qu'il remarque l'état de sa tenue: du sang; des foutues emmerdeuses d'éclaboussures de sang, sur la soie claire du vêtement. Drame! Soupir.

Et merde.


L'idée lui traverse l'esprit d'envoyer la facture à Mélissandre. Un honneur défendu, ça vaut bien le rachat d'une tenue, non? Ou mieux. Pour sûr, il y a là matière à imaginer quelque tentative d'honteux chantage. Mais encore faudrait-il qu'il daigne pour cela avouer son geste à la princesse, chose qu'il ne fera pas même sous la torture, assurément. Officiellement donc, si questions quant au salopage de fringues devaient être posées, on aura inhalé un peu plus de « poussière d'étoiles » qu'il n'eût fallu, et on aura pissé rouge des narines, comme un gros blaireau. Oui, voilà. Après tout, un demi-mensonge n'est pas un mensonge en soi. Si? Oh, peu importe! De toute façon, Madeleine ne saura pas. Et si Madeleine l'ignore, le Très-Haut aussi, quoi!


Allez, hop! On fonce à l'auberge, on trouve un « plan B » vestimentaire, on se débarbouille vite fait, on essaie de se recoiffer – ça, c'est pas gagné! – et on se pointe près du carrosse, ni vu, ni connu. Le carrosse qui en est un nouveau, d'ailleurs: un au manteau et aux banquettes d'azur, rehaussé de fioritures dorées; un, avec sur la porte joli blason à croix, surmonté d'une couronne vicomtale. Parce que « Barbazan »; parce qu'Elle le méritait, franchement. Parce qu'il est un peu fou, aussi. Mais ça, on l'avait déjà compris.




*On a dit « impérial » ? Mais non, z'avez mal entendu!
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Lucie

Soleil se couche sur Paris, illuminant la pièce de ses dernières splendeurs printanières sans que Lucie, habituellement si sensible au charme discret des grains de poussière qui dansent dans des rayons de lumière comme autant de petites fées aux pieds légers, ne s’en rende compte. Assise à sa coiffeuse, elle observe l’image renvoyée par la psyché sans aménité tandis que du bout de ses doigts fourmillant d’angoisse, elle finit de tresser une partie de sa lourde chevelure de bistre. Elle ne veut pas y aller à ce grand bal des vanités où se pressera toute la noblesse de France et d’ailleurs, transpirant le malaise sous les couches scintillantes de soie brocardée et les couronnes trop lourdes à porter. Elle ne veut pas voir surtout, cette Autre aux pernicieux élans de témérité qui ose en redemander encore, là où Crocus optimiste croyait avoir échappé à ses griffes de diamant, pour finalement se voir à nouveau torturée sitôt la vigilance tombée. Mais Il a demandé alors elle ira, ignorant la détresse fébrile qui verrouille sa poitrine, comprime cœur et poumons, et menace à tout instant de la faire se révulser. Après tout Saint-Jean ne manque pas de courage.

S’arrachant à ses pensées, la Fleurie apporte une dernière touche à sa mise en posant une larme de parfum à la fraîcheur vernale au creux de son cou. Elle est en retard évidemment. Sa répugnance l’a poussée à se faire poupée méticuleuse, soignant les moindres détails d’une tenue qu’elle a pourtant choisi d’une sobriété extrême préférant, pour allumer des étoiles à Ses yeux ciel-d’été, souligner le naturel de sa nitescente beauté plutôt que d’user d’exotiques artifices. Pas de couronne d’or et de perles à ses cheveux, mais un ruban immaculé brodé de délicats motifs floraux. Pas de multiples couches de jupons empesés, mais une robe de soie fauve qui lui donne un air aérien, pied de nez joliment fait à la lourdeur de ce palpitant qui bat sourdement à ses tempes, lui offrant avant même que les premières notes de musique ne s’élèvent, une accablante migraine. Et pour tout bijou, l’étonnante et précieuse rose qu’Il a passé à son annulaire un soir de février.

Une dernière fois, elle consulte son reflet avant de se lever dans le doux froufrou des tissus et d’abandonner la chambre qui lui a servi de cocon toute la journée. La nuit est définitivement tombée, il est temps de le retrouver. Escaliers sont dévalés, porte est ouverte… Et mirettes mentholées s’écarquillent alors que bouche pâle forme un “o” parfait. La passion de l’Aigle pour l’hors du commun a encore frappé, ce n’est pas leur habituelle voiture qui l’attend mains un imposant carrosse peint à ses couleurs nouvellement acquises. Les prunelles stupéfaites passent du présent au fiancé de sable et d’or sublimé et, comme toujours quand elle le voit, Lucie a, le temps d’une seconde, le souffle coupé.


    - Merci, murmure-t-elle alors que, à nouveau oxygénée, elle s’approche de lui pour effleurer ses lèvres d’un baiser avant d’ajouter, piano : Vous êtes très beau.

Un sourire est esquissé, les corps pliés sont enfermés dans le précieux écrin et finalement, l’attelage se met en branle. Quelques mots sont encore échangés alors qu’ils avancent dans les rues pavées de la capitale. Un ou deux commentaires sur le chemin parcouru sont faits ; Fleur exprime encore une fois son ravissement à l’idée de rencontrer cette Madeleine dont elle a tant entendu parler et qu’elle imagine volontiers en ange tombé sur terre pour servir de petite sœur à l’enfant unique qui se tient à ses côtés.

Bien trop tôt à son goût, le Louvre, symbole tape-à-l’oeil d’une royauté qui en fait encore, malgré sa gloire déclinante, fantasmer plus d’un, est atteint et le couple est guidé vers la salle de bal somptueusement décorée où se dessinent les silhouettes des premiers invités. Des femmes seulement, toutes mieux habillées les unes que les autres, et parmi elles celle qu’elle redoute par-dessus tout, splendeur artificielle attirant les regards comme le miel trop sucré, les mouches.

Elle ne veut pas être là. Elle ne veut pas. Elle ne veut pas. Et elle-même ne sait pas où elle puise l’audace d’afficher un sourire aussi tendre que factice, alors qu’elle s’en vient vers les femelles attroupées, s’inclinant gracieusement face à elles avant de s’abandonner aux salutations d’usage.


    - Le bonsoir à toutes. Votre Altesse, c’est un plaisir que de vous revoir, ment-elle avec tant de douceur et de modestie dans la voix que même le Très-Haut pourrait la croire, considérant que jouer les ignorantes est la meilleure façon de survivre à ces mondanités. Après tout, s’ils sont tous réunis ce n’est pas pour réellement s’amuser mais pour se perdre au jeu des faux-semblants.




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Loanne.
Une petite enfant dans un corps de femme mure.

C’est sensiblement ce que ressent aujourd’hui Loanne de Montfort-Laval. Elle est invitée pour le bal donné par sa Majesté. La blonde se trouve devant une coiffeuse dans une chambre qu’elle ne connait encore que trop peu au Louvre. Première fois qu’elle y mets les pieds depuis sa « Renaissance ». Blanche, très blanche elle se trouve. Il faut dire que ce n’est pas évident, même si dans ses jeunes années on a dû porter le titre de Princesse, de se retrouver dans un telle monde vivant. Surtout qu’on la gardait bien caché à l’époque. Là, la future mère vit, comme elle l’entend. On lui proposé toute une clique de valet et servante pour l’aider à se préparer, mais la blonde a du mal avec toutes ces façons de faire, elle n’est pas habituée et ne s’habituera pas à ce qu’on la bichonne, à ce qu’on lui apporte tout sur un plateau. Elle qui vient de passer les quatre derniers mois les plus enrichissants et émouvant de sa vie, se refuse à se laisser enfermer dans un protocole. Il y a des limites, dans un sens comme dans l’autre. Elle demande juste une seule jeune fille, rien qu’une, afin de tout de même être présentable à la cour et lors du bal. C’est qu’il ne faut pas faire tache non plus, et ne pas jeter le déshonneur sur celle qui la protège. C’est donc avec une jeune camériste que la blonde se prépare pour ce grand moment. La trouille au ventre. Elle regarde dans le miroir ses longs cheveux d’or devenir une masse travaillée et sculptée. Une main sur son ventre qui ne se voit pas encore sous tout les froufrous de tissu. Une pensée pour Gregoire, qui se fondait parfaitement dans ce genre de mondanités à l’époque, mettant un masque et se délectant à trouver des proies par ci par là. La blonde ferme les yeux et se souvient de ce bal où ils s’étaient éclipsé pour ne pas avoir à jouer de mascarade et pouvoir se livrer en parole toute la nuit.
Ce bal lui fait peur parce qu’elle n’a connu que l’obscurité, l’obscurité d’une citadelle à Dinant où on la gardait bien cachée, l’obscurité des couvents pour se remettre, l’obscurité de Poligny, ville plus que vide. Donc elle appréhende. Et si elle faisait tapisseries ? Elle déteste le genre de pimbêche qui soit parle trop fort et trop faussement pour être remarqué, soit ne servent à rien dans le fond d’une pièce, limite à ressembler à un garde-manger. Toutes ces questions tourbillonnent dans la tête de la presque épousée Malemort. Les heures s’égrènent et voilà que Loanne est prête. A ce moment-là, elle aimerait tant avoir Melissandre à ses côtés, juste pour savoir comment se comporter. Est-ce que quelqu’un énonce les invités ? Est-ce que ce quelqu’un sait qui elle est ? Et que faire en arrivant ? Où se diriger ? Comment être là sans déranger.

Toujours dans sa chambre Loanne se demande si la garde royale sera présente. Surement si le roi vient. Cette pensée lui met beaucoup de baume au cœur, elle reverra surement Paul. Puis Jessi et Gourvan.

Lissant les pans de sa robe, elle se donne du courage.


Allez ma vieille, quand faut y aller faut y aller.

Puis passant une main sur son ventre elle murmure.

Et toi petit pois, si tu pouvais éviter de me donner des nausées toute la soirée, je t’en remercierais grandement.

Un regard à la jeune fille aux mains habiles. Et la voilà partie dans le dédale de couloir. Et tout en marchant dans ce dédale ses vieux démons ressurgissent. Et si on ne la laissait pas entrer, et si elle n’était rien, et si… mais voilà que les lourdes portent se profilent. La blonde relève sa tête, les postures reviennent vite et s’avance. Elle jette un regarde circulaire dans la pièce et miracle sur 8 présents en connait déjà 4… C’est un miracle et ce fort taux ne sera surement pas maintenu tout le long de la soirée. Elle salue donc chaleureusement de la tête Héloïse qu’elle n’a plus revue depuis cette unique soirée à Poligny avant les combats, Puis Melissandre, diantre qu’elle était belle dans cette tenue, mais l’œil de Maman Loanne n’est pas dupe cette petite va finir par se tuer à la tâche, La Montfort-Laval se promets d’aller au sénéchaussée Mainois tous les midis pour porter le repas à la Comtesse. Ne voulant pas déranger un échange, elle ne s’avance pas et reste pour le moment dans l’entrée, saluant de la tête Lucie et Maximilien.




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Huissierroyal
Huissier? Sans charr'? Tom n'en revenait toujours pas. D'abord page, puis valet, il avait monté les échelons presque trop vite pour l'oeil, passant de fils de paysan à mec en livré ultra chic qui approchait tout le grand monde, quand un gamin de sa condition pouvait en général être fier de voir un baron de loin à la fête comtale.

Bref, fier comme un paon et le torse gonflé sous la livrée ornée de Lys, le gamin tenant un baton à la main qui lui servait à taper le sol lorsqu'il annonçait quelqu'un. Le baton en lui même devait couter plus cher que tout ce que gagnait son père en une vie entière. Tom sentit une petite pointe de culpabilité dans sa poitrine mais se concentra sur son office.

Elle avait dit quoi déjà la patronne? A oui. Le titre le plus élevé et la fonction.

- Dame Rosalinde Wolback-Carrann Sidjéno, Vicomtesse de la Riverie, Grand Maitre des Cérémonie.

BOUM. Baton sur le sol et regard discret sur la fameuse cambrure légendaire. Ouah.

- Son Altesse Royale Mélissandre d'Armantia Malemort, Comtesse du Maine, Première Dame de sa Majesté.

BOUM. Une princesse, une vrai ! Le gamin en avait la langue qui menaçait de jaillir sur son pourpoint. Un peu minuscule, mais rudement jolie, comme une poupée. La tête de sa maman quand elle l'apprendra !

- Damoiselle Jenifael Castelnau-Montmiral, Dame de Lazer et de la Buisse, Grand Maitre de la Garde Robe et Dame de Haut Parage de sa Majesté la Reyne.

BOUM. Tom commençait à suer sous son pourpoint. Trop de dames ravissantes pour son petit coeur. Mais celle ci, elle avait un petit menton craneur et il n'osa pas la reluquer trop longtemps.

- Damoiselle Helena Elizabeth Apostolakis-Giffard, Assistante du Grand Chambellan de France.

Une héritière. Mince, on fait quoi dans ces cas là? BOUM. Tom dévisagea un peu la damoiselle exotique et réprima un soupir enamouré.

- Dame Sofja Jagellon, Vicomtesse de Bellegarde en Marche, Dame de Haut Parage de sa Majesté la Reyne, accompagné par son fils Adrian Jagellon.

BOUM. Enfin un garçon ! Tom se sentait revivre.

- Dame Héloise Joséphine Loola Monifred, Dame de Compagnie de sa Majesté la Reyne. Sa soeur Dame Leyna Joséphine Loola Medea du Val d'Haine.

BOUM. L'huissier était au paradis, entouré d'Ange. Zut, un poilu. Enfin un couple. Le cerveau du gamin tourne à toute vitesse pour se souvenir du nom de la vicomté. Il avait bien potassé la liste des invités et leurs accompagnants.

- Dame Lucie Saint Jean, Vicomtesse de Barbazan-Debat. Son fiancé, Maximilien Von Frayner d'Arcy.

BOUM. Le gamin reprit son souffle un instant avant d'introduire l'arrivante suivante.

- Dame Loanne Montfort Laval.
Merveylle_mirandole
Irait, n'irait pas ? La Princesse était dans son bain se posant la question. Il y avait quelques jours, elle trépignait d'impatience de se rendre au bal et d'y rencontrer de nouvelles personnes. Et puis... Elle avait était prise par le doute. Et si on la laissait dans son coin et qu'on ne lui adressait pas la parole ? Et si elle allait faire tapisserie à observer les couples danser, roucouler et rire aux éclats ? Son frère n'était pas sûr de pouvoir faire le déplacement et elle était déçue. Il était son soleil, le jumeau qui emplissait son être d'une douce lumière, son protecteur, son repère...

Certes elle avait toujours vécu loin de lui mais cela ne devait pas perdurer ainsi ! Et pourtant... Elle fit des ronds dans l'eau du bout du doigt. Peut être qu'elle s'amuserait après tout. Elle avait promis une danse à son suzerain, ce qui était plutôt une bonne chose, elle avait hâte de danser un peu. Elle était une Dame de la cour du Lys aussi, elle se devait d'être là. Et puis avec un peu de chance, il y aurait un buffet avec quelque chose à boire ! Oui un bon verre, rien de tel pour se détendre.

Elle délaissa son baquet et se prépara avec l'aide de sa précieuse demoiselle de compagnie. Elle savait qu'elle avait été invitée par sa soeur, aussi, dès qu'elle fut coiffée et apprêtée, Merveylle la laissa partir se préparer elle même. Elle s'était posé la question sur la couleur de la robe à mettre, puis avait opté pour le bleu foncé. Il représentait à la fois son sang royal et à la fois son statut de dame de Haut parage de la Reyne. Cerise sur le gâteau, c'était une jolie couleur.

Ce fut donc parée de bleu et d'or que la brunette fit son apparition dans le salon des mille Lys. Elle sourit au tout jeune huissier avec gentillesse, avant de parcourir la salle du regard. Une majorité écrasante de femmes était présente. Elle eut un léger rictus au coin des lèvres, elle allait avoir droit à un genre de défilé de robe et pour l'amatrice de mode et d'art, ce serait un festin divin pour les yeux... S'il n'y avait pas de faute de goût... Ou une torture visuelle face aux fashion faux-pas.


- Bonsoir.

Il y avait déjà trop de personnes pour qu'elle prenne la peine de saluer chacun un par un mais elle sourit à tous.


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Neyco
Comment elle en était arrivée là? Une invitation, des doutes, surtout lorsqu'elle avait lu et relu l'annonce.
Comparant les deux documents dont l'un qui allait être affiché au sein de l'office, nulle mention des Grands Officiers ou de quelques personnes de son rang. Double étrangeté, aussi après avoir échangé ici et là forcément, c'est un Riccardo boudeur qui avait exigé qu'elle s'y rende afin que lui même puisse y aller.

Notez l’égoïsme masculin à l'état pur, il manquerai plus que son vassal les rejoignent mais bon cette partie serai la surprise ou non.

Devant le miroir qui prenait une partie du pan de mur de sa chambre Parisienne, elle méditait sur la partie coiffure. Il fallait dire que cheveux long, épais et bouclé, n'aidait pas forcément à l'imagination ou la bonne tenue en société.

La dame de chambrée après avoir hésité longuement lui suggéra une coiffure sobre et sur le coté ainsi cela lui permettrai de paraître moins petite. Pour cela elle n'en était pas convaincue mais laissa l'imagination de la jeune femme faire son office. Sur le lit? Un paquet issue et envoyé par sa jolie princesse de cousine. Elle l'avait essayé la veille pour être sure de savoir la porter, c'est que parfois un pourpoint ou tout autre cotte pouvait être un vrai casse tête lors de l'enfilage.

Quelques coup porté sur le chambranle.


C'est moi.


Clair, court, concis, son fils aîné par conséquent.


Je me dépêche.


Autant dire par le je, voulais dire avec l'aide de quelqu'un c'est qu'on va éviter de tout ruiner la coiffure faite avec autant de patience.


Vous souhaitez quelques ornements?


Non mercé, c'est plus moi, tout dans la discrétion. Le bruyant et m'as tu vu est dehors.


Faisant un sourire en coin, deux caractères si différent, pour sur qu'il commençait à prendre de feu son père même sans l'avoir connu. Étrange qu'est la vie.

Tenue enfilé, elle eu droit au regard noir de Riccardo, ce petit monstre semblait avoir trop attendu à son goût.


Quoi? Toi tu as des cheveux qui se tiennent pas les miens.


Allant au devant de la salle, elle se rendit avec mossieur je suis rien mais je suis beau et j'en suis fier au bal.




Se présentant à l'huissier.


Le bonjorn Monseuh l'huissier, pourriez vous annoncer Neyco de Fronsac, Premier Secrétaire d'Etat, Baronne de Bruyères le Châtel et de Hautpoul et mon fils Riccardo Vittorio Henry Phoenix.

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Cookie


Un grand ou presque.

Bon pas à marier il ne fallait pas rêver et puis il avait des goûts un peu trop sur le luxe, et sa condition ne lui permettait pas de trop jouer sur certains tableaux. Mais le plaisir des yeux étant gratuit pourquoi s'en formaliser?
Surtout qu'il était fort à parier que les quelques princesses de France qu'il voyait tout les jours y soient et niveau spectacle, il y avait de quoi en laisser plus d'un muet. Tout propre jusqu'aux orteils, cheveux lissés, lui avait l'avantage d'être prêt très vite. Ou était ce l'avantage d'être né homme? Aucune idée mais quoi qu'il en était, le fait de ne pas avoir à se faire arracher la peau du crâne chaque matin le rassurait quelque peu.

Son habit neuf fait, avec sa veste azur quasiment de sable bordé de léger liseré d'argent, jetant un oeil au petit miroir sur sa commode, il fit son sourire ravageur qu'un garde lui avait apprit. Soit disant ça marchait auprès des filles. Lui trouvait cela idiot de croire ce genre de détail. Les femmes n'était pas des être dotés de peu d'esprit, sa mère en était le parfait exemple.

Traversant rapidement de couloir sa chambre étant peu loin de la plume du Roy, il toqua quelques coup sur le chambranle.


C'est moi.

En écoutant la réponse de sa mère il plissa les yeux, et se posa contre le rebord de fenêtre pour sur qu'il allait attendre bien longtemps.
Soupirant, franchement ne pas être ponctuel cela risquait de faire mauvais genre. Toujours est il qu'il n'eut que peu à attendre mais par principe il fit un regard noir en direction de sa mère.


Je t'avais dis qu'il fallait que tu te décide plus tôt.


Il eut droit pour réponse que le sourire mystérieux et emplit de sagesse de sa mère. L'arnaque.
Une fois sur place, il put à loisir regarder ici et là qui était présent.

Leyna_
Et une sortie de plus pour la plus jeune des Val d'Haine, sa sœur aussi obstinée soit-elle voulait qu'elle découvre le monde et autre amusements mais Leyna n'était pas du genre à respecter le protocole ou plutôt dira t-on qu'elle a son style à elle et qu'elle n'y comprends vraiment rien .. Et avouons le ne cherche pas non plus à comprendre ..

Et c'est vêtue d'une robe confectionnée à partir de son idée à elle, idée qui avait fait grincer les dents de la couturière mais voyant le regard ambré planté dans le sien prêt à lancer des flammes elle s'était investit à la tâche et avait soigneusement transformé ce qui était à la base les rideaux de leur salle de réception en robe.. Pour les chaussures elle avait fait le choix dans ceux de sa sœur mais y avait ajouté sa touche personnelle en demandant à l'un des domestiques d'en découper la talonnette.

Description faite de ce qui faisait bien tâche au milieu des robes d'apparats de grandes factures et autres broderies perlées qui piquent aux yeux, nous retrouvons la Demoiselle au milieu de cette salle de réception, on pourrait aisément imaginer qu'elle ne se sente point à l'aise mais que nenni son regard était attiré par le faste des lieux et chemin faisant elle imaginait bien agrandir sa collection personnelle qui ornait sa chambre.

Voleuse la Leyna ?!? Non le terme juste serait simplement collectionneuse, les objets ont bien le droit à une seconde vie et elle prenait à cœur de le faire en les disposant dans sa chambre qui était un vrai nid à reliques diverses et variées. Et alors que l'ainée la présente elle a le nez collé ailleurs et l'oreille à des lustres de ce qui se dit..

S'inclinant juste par politesse et simplement pour faire bien elle détourne enfin le regard des tentures qui attirent son œil depuis son arrivée.

Enchantée de vous connaitre ! Leyna c'est moi et j'avoue que vos tentures sont de bons gouts et d'un tissus qui ferait bel effet en robe !

Et voilà la fauve est lâchée dans l'arène, le discours complétement à l'opposé de ce que l'on pouvait attendre d'elle, mais elle ne dévie pas le regard d'un iota, même si en cet instant ses pieds lui offrent un terrible inconfort et qu'elle n'a qu'une envie se déchausser..

Regardant sa sœur du coin de l’œil, elle ne réfléchit pas plus à la douleur qui la torturait et se penchant elle ôta prestement les chausses douloureuses et largement abimées par le coup de scie.

Heloïse je te les rends elles sont insupportable de confort!


Et sur ces mots elle laissa choir l'objet de sa douleur et fila vers le buffet de petits fours.

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Paul_
Que du bonheur... Aujourd'hui Paul était en service et ou devait il se rendre ? A un bal de débutants que sa Majesté organisait. Outre que cela lui rappelait de très mauvais souvenirs, c'était une chose qu'il n’appréciait plus. Mais qu'importe, il était là non pas pour plaire comme le ferait cette jeunesse dorée mais pour protéger, de sa vie si il le fallait, le Roy et son épouse.

Il réunit des gardes et s'assura de leurs tenues. Ici, on était au Louvre et à la cour de France. La perfection était de rigueur. L'uniformité, la prestance des gardes royaux faisait parties de l'image de la couronne. Lorsque tout lui parut parfait, il laissa les dernières consignes comme ou se placer, ce qu'il fallait surveiller en priorité. Puis il se mit en marche avec sa troupe. Il fallait prendre possession des lieux avant l'arrivée du monarque. Il franchit le seuil de la salle de bal et s’arrêta. Les gardes allèrent se poster ça et là se fondant dans l'obscurité d'un coin ou d'une tenture. Le lieutenant balaya de son regard ce qui s'offrait à sa vue. Il soupira en silence. Il reconnaissait quelques visages parmi les personnes présentes. Le visage fermé, ne marquant pas la moindre surprise ou émotion, il salua en baissant légèrement les yeux celles qu'il avait reconnu. Après tout il était là pour servir comme les laquais ou autres serviteurs qu'on ignore ou que ne voit pas. Et c'était très bien ainsi tout compte fait. Laissons les étoiles dans le ciel. Il contrôla une dernière fois des ses yeux azurs ses hommes et se dirigea dans son coin, caché par la pénombre, à quelques mètres des sièges qu'occuperont Lanfeust et son épouse.
Et c'était parti pour plusieurs heures ! Bien campé sur sur ses jambes, bras croisés dans le dos et surtout tous les sens en éveils, Paul surveillerait à présent tous les faits et gestes des invités.

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