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[RP] Au détour des errances de Mérance

Merance
    La fraîcheur du matin faisait frissonner Mérance et pourtant, brave petit soldat des sorts et de la mort, elle s'en allait faire sa cueillette afin de trouver quelques petites bêtes bien sympathiques parmi quelques plantes encore vivantes malgré la froidure d'octobre qui s'installait. Et la sorcière s'en allait sur les chemins, panier au bras, un sentiment qu'elle était là où elle le devait même si cela n'avait pas été simple ces dernières semaines.

    Le fait de quitter le clan Azzuro avait laissé quelques traces chez la rouquine, comme si une part d'elle s'était éteinte, morte pour ne plus jamais revivre. Et même si elle en avait l'habitude, si elle maîtrisait cet aspect de néant éternel, la jeune femme avait eu du mal à se relever. Sans doute parce qu'elle avait espérait beaucoup de choses qui, au final, s'étaient révélées inexistantes ou à l'opposé de ce dont elle avait rêvé… mais "le Roy est mort, vive le Roy" chantait la cour des miracles et Mérance s'y accoutumait… "Un homme chasse l'autre et une femme prend la place qui lui revient. Ainsi allait la vie et celle de la sorcière avait toujours subi des fluctuations alternant des périodes d'activité intense à celles de longue solitude. Et elle en aimait chaque aspect surtout à l'approche de l'hiver qui viendrait la solliciter un peu plus, lui permettant de tourner la page et de fermer une fois pour toute certains épisodes de sa vie.

    Tous les ans c'était pareil, tous les ans les maladies et autres petits bobos se répandaient comme une traînée de poudre sans oublier l'ennui qui était le pire de tous les maux. Ce dernier favorisait la méchanceté et la jalousie et faisait de Mérance une jeune femme riche dès que le printemps revenait. Car lorsque le gueux tout comme le noble devenait oisif par la saison où aucune guerre et aucune récolte ne pointait son nez à l'horizon, il faisait de son voisin le pire de ses ennemis et là, à Mérance d'inventer le bon dosage pour rendre malade ou bien jeter un sort sur la personne qui le méritait…

    Le panier remplit de quelques champignons mouchetés et d'une ou deux araignées à la robe bigarrée qui viendraient adoucir quelques potions dont l'issue serait tout à fait… Mérance ne préférait pas y penser pour le moment car suivant ce que le commanditaire voudrait, la future victime finirait sans doute au cimetière… un sourire presque funeste vint étirer les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle poussait la porte de la taverne. Ça faisait déjà presque trois heures qu'elle était partie gambader au travers des champs afin de récolter ce dont elle avait besoin et il lui fallait se réchauffer et reprendre un peu de couleurs.


    - Quelque chose de fort tavernier et apporte-moi par la même occasion un bol de soupe qui hume si bon dans ta taverne…

    Mérance posa sur la chaise à côté de là où elle allait s'installer son panier qu'elle ne perdait pas de vue. Un tissu dissimulait son contenu afin de ne pas attirer l'attention des pairs d'yeux qui viendraient fureter. Les doigts de la jeune femme tiraient déjà sur les mitaines de laine qu'elle portait ce matin-là puis doucement, défirent la fibule qui retenait sa cape. Se mettant à l'aise, elle attendit que l'aubergiste vienne jusqu'à elle avec un bol fumant de cette soupe qui sentait bon le lard et les légumes et le verre de remontant puis elle se cala dans son siège tout en l'apostrophant.

    - Qu'est-ce qu'il y a de neuf dans le village, quelques activités qui changent de l'ordinaire ?

    La main de Mérance attrapa au vol le verre d'alcool avant que le tavernier n'ait eu le temps de le poser sur la table puis le porta à sa bouche. La sorcière huma le breuvage avant de vider le godet tout en frissonnant longuement. L'instant d'après, elle sortait de sa bourse quelques écus qu'elle posait au creux de la main du tavernier tout en se penchant un peu en avant afin de chuchoter.

    - si tu entends parler de personnes qui ont besoins de chose particulière, des remèdes ou bien de conseil … il y en aura beaucoup d'autres pour toi...

    Pas la peine de prononcer certains mots. Après tout, elle pourrait très bien être vendue à l'inquisition pour quelques deniers de plus alors à demi-mot, cela était bien suffisant. Et puis, elle avait vu le regard que le bonhomme avait eu sur sa chevelure et son visage… Il savait...

    - Tu n'auras qu'à me les envoyer là-bas au fond, à cette table un peu en retrait. Elle deviendra mienne à partir de ce jour aux heures des repas.

    Quelques autres écus vinrent rejoindre la première fournée. Mais déjà le regard de Mérance se détournait de l'homme afin de prendre son repas qui refroidissait à force de palabre. L'aubergiste comprit le message et s'éclipsa pour reprendre ses activités. Ainsi tout rentrait dans l'ordre, la vie reprenait son cours…

    Et le soir même, Mérance fut installée devant un bon repas chaud à la dite table. La lueur de la bougie se faisant craintive et laissait la jeune femme dans une pénombre bien venue qui lui permettait observer les coutumiers et les nouveaux visages qui la détaillaient en coin. Elle savait, avec l'expérience des années, que les gens mettaient un temps avant de venir à elle. Certains villageois ne le feraient pas ouvertement d'ailleurs, ils attendraient de la croiser sur un chemin ou au détour d'une ruelle… mais au moins, on savait qui elle était. Et pour l'heure, elle croquait allègrement dans un bon morceau de faisan rôti au miel.


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En constante recherche de RP... n'hésitez pas à me MP
Taliesyn_de_montfort
“Le mysticisme est le refuge classique de ceux qui se mettent en doute et n’arrivent plus à supporter le matérialisme ambiant.”

Angers - Quelques temps plus tards


    On s'habitue à tout, et déambuler dans les rues d'Angers, qui se transforme en une forme de chez soi en devient agréable. Les gens de la cité s’habituent à ma présence, n'étant plus étonné de la présence d'un Prince en ma personne laissant son cheval le guider comme je le faisais actuellement. La bride est lâche, dans l'immédiat il suffit d'aller tout droit, notre vitesse, lente, clapote sur le pavé à moi et Nicolas. Et notre relative lenteur, laisse le temps aux gens de s'écarter le long de notre itinéraire, tel un bateau séparant les vagues sur sa trajectoire.

    Le trajet n'était pas long jusqu'à la porte chapelière, mais l'avantage du cheval évitait toute rapine, de marcher dans une boue permanente issue de l'urbanisation de la cité, et puis, à quoi bon perdre son temps. Une fois arrivée à l'auberge, je tends un regard à Nicolas, pour qu'il me confirme notre bonne arrivée, comme pour attendre de lui qu'il valide qu'on retrouvera bien cette femme à cet endroit. Me laissant glisser de la selle, je balance les brides à Nicolas pour le précéder dans l'auberge. Bien qu'il faisait gris, le contraste de luminosité dans la bâtisse rendait un délai certain pour que les yeux s'habituent et aperçoivent l'organisation de celle-ci.

    Je rentre dans la taverne, et voit pour m'approcher de l'aubergiste, le comptoir laisse derrière lui une grande place pour un foyer ou bouillonne plusieurs soupes et différents repas toujours chauds. Cette étrange sensation d'être attendus me crispe un peu, lorsque l'aubergiste, me toisant, montre du bout du doigt le fond de la salle aux murs aveugles. J’avouerai ne jamais avoir rencontré une sorcière, et j'y vais car mon ressentiment envers mes humeurs me rend fou. Et que l'aconit avait su dénicher cette rumeur qui avait empli dans les bas quartiers de la cité. Jamais celle-ci ne me serait parvenu jusqu'à moi sans sa compétence en la matière. Alors j'attends qu'il arrive à ma hauteur pour lancer notre marche vers cette rousse. Déglutissant un coup, la chaleur de l'antre dans le dos, une fraicheur de plus en plus présente et une humidité fraiche en face me donnait l'impression de quitter la lumière pour une forme d'obscurité malsaine.


    Je devine le regard de la rousse, et un frisson m'empare, sentant les yeux se poser sur nous. Je prends un siège, tentant d'imposer une certaine hautaineté afin de masquer l'hésitation qui fut mienne lors des derniers pas. Différents objets recouvrent la table, je n'ose deviner les usages de ceux-ci. La femme est d'un calme et d'une sérénité difficile à croire pour son statut précaire. Visiblement sûre d'elle, elle renvoie une sensation que je dois même renvoyer en temps normal, et de fait, je ne me sens pas à l'aise. J'attends ses premiers mots pour me rendre compte que je suis accroché à la garde de mon épée, qui se tient à l'horizontale. Un réflexe qui en dit long, je prends une grande respiration et la toise.

      Vous, Pythonisse, ... j'ai besoin d'une de vos décoctions. J'ai de grands maux infligés par mes humeurs. Si frustration ou contrariété viennent à moi, il ne m'est plus possible d'avoir quelque contrôle sur mon état.


    Avouez une faiblesse, que tout un chacun redoutait comme étant ma principale dangerosité pouvait paraître délicat. Et je ne m'en cachais, tout dans cette situation l'était, pas à l'aise, une forme de dégout pointait dans le plissement inégal de mon nez. Mais le fait que je ne tienne pas en place sur mon siège démontrait autrement mon malaise. Je jetais un oeil à celui qui fut mon écuyer qui s'était transformé en spadassin. A cette idée, je repense à un besoin que j'avais en tête.

      Et il faudrait que vous me développiez un poison à base d'aconit pour différents usages.


    Je me laissais à l'observer, ses traits déformés par les vivats de la bougie, dévoilait la couleur de ses yeux, transperçant l'âme. Un frisson me parcourt l'échine, est-ce une de ces Sybille, connaissant tout du passé et du futur ? Il me faudrait une telle puissance dans mes rangs. Mais que penserait les hommes de sa présence, et ne serait-ce que moi, je ne saurai fermer l'oeil sachant une femme ainsi cachée dans mon entourage. Je ressers de nervosité qui m'était inconnu jusqu'à présent, mon doublet armant, frotte mes mains discrètement contre mes cuisses pour y faire disparaître cette moiteur. J'en suis désormais certain, elle joue déjà de ses charmes sur moi. Cette fébrilité m'est inconnue, et pour la première fois, la crainte m'envahit. Je n'ai pourtant rien à cacher, j'assume mon état, et j'ai toujours eu le droit avec moi. Pourquoi cet effet ?

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Pour me suivre : http://www.univers-rr.com/RPartage/index.php?page=lv&id=3008
Merance
    La même taverne, les mêmes habitués, les mêmes soirées… Mérance observait dans la pénombre que lui offrait cette alcôve le monde qui gravitait autour d'elle. Par besoin, par envie ou tout simplement par ce qui était devenue son existence. L'ombre et la lumière se côtoyaient éternellement et ne faisaient qu'une même face d'une personne.

    Autant elle pouvait être agréable et convenable, autant elle devenait ce que personne ne pouvait imaginer, condamnée le jour de sa naissance à une vie d'errance. Alors la sorcière jouait de cet état de fait, de ce qu'elle avait accepté de devenir pour sa survie et ainsi continuait sa route. Et lorsqu'elle regardait autour d'elle, qu'elle voyait dans le regard des hommes toute cette angoisse de la côtoyer alors elle tenait là sa revanche sur la vie.

    Durant bien des années c'était elle qui avait eu peur… peur ne serait-ce que de respirer le même air qu'eux. Et maintenant, elle se tenait debout devant les hommes riant de les voir faire dans leurs braies parce qu'ils avaient osé croiser son regard ou tout simplement frôler sa main… Pauvres petites choses insignifiantes qui viendraient un jour ou l'autre à elle pour passer de l'autre côté… les portes s'ouvrent et la mort chante chaque nuit le nom des âmes perdues… elle entendait ce refrain éternel tel un murmure que l'on vient fredonner à son oreille et chaque matin, elle inspirait un peu plus d'air devant ces portes qui se refermaient, se retournant avec un sourire aux bords des lèvres.

    Mais pour l'heure, la peur devenait bien plus proche d'elle qu'elle ne l'aurait pensé. Et pour cause, un homme accompagné d'un second vinrent jusqu'à elle. Toujours dans la pénombre, ses pupilles céladon se tintèrent de paillettes cuivrées faisant ressortir son regard malgré l'ombre qui l'entourait. Mérance s'attarda sur celui qu'elle pensa être un garde du corps puis vint l'instant où ses yeux se posèrent sur celui qui en imposait.

    Sa tête se pencha sur le côté, elle estima les vêtements qui étaient de bonne facture puis le port altier qui se dressait devant elle comme un imposant titan d'une époque lointaine et révolue avant de frissonner au timbre de la voix profonde qui malgré l'assurance qui s'en dégageait, sentait le peur quelque peu mal déguisée. Elle avait entendu dire qu'un noble de haute lignée traînait dans le coin et sourit en se disant que même chez ces gens-là, on venait à avoir besoin de ces êtres insignifiants qu'on finissait toujours par écraser. Malgré tout, elle finit par tendre la main pour la poser sur la table, paume ouverte afin d'inviter à prendre place devant elle.


    - Si vous avez quelques méfiances mon bon Seigneur, pourquoi venir jusqu'à moi ?

    La voix de la sorcière était sereine et d'une tonalité profonde lorsqu'elle parla montrant ainsi qu'elle ne souffrait d'aucune peur quelconque malgré le fait qu'être sorcière pouvait la conduire à l'échafaud. Mais peut être était-ce qu'elle cherchait au fond d'elle-même la rouquine. En finir avec la vie qu'on lui avait offert pour mieux revenir hanter ceux qui l'y avaient poussé… Mérance finit par retirer sa main tout en se redressant, avançant son corps légèrement jusqu'à poindre à la limite de la source de lumière. Mais elle ne se dévoilait pas encore, amusée de sentir ce frémissement doux de la peur s'installer entre eux.

    - Laissez donc votre homme se charger de m'ôter la vie si tel est votre désir et prenez place à la table qui est vôtre si vous le souhaitez. Ici personne ne fera de mal à personne. Les dieux ne sont point contrariés…

    La voix de la jeune femme baissa en intensité jusqu'à n'être qu'un murmure. Et enfin elle se dévoila, entrant dans la lumière comme une âme se présente au Très-Haut, sans fard ni subterfuge, juste un léger sourire flottant sur ses lèvres rosées d'avoir bu quelques gouttes de ce vin carmin, le teint opalescent des rousses, les traits encore jeunes et point abîmés. N'avait-on pas l'habitude de dire que la beauté des sorcières venait des pactes signés avec le malin ? Mérance en était la parfaite incarnation et rien que pour cela, elle aurait brûlé cent fois mais il fallait croire que la peur qu'elle suscitait évitait le danger.

    - Pour vos humeurs, il me faut en savoir plus. Depuis quand, à quel moment, à quelle fréquence et surtout si vous avez déjà absorbé quelques poisons quelconques donnés par un médecin du royaume ?

    La sorcière releva son regard pour le plonger dans celui de Taliesyn. C'était là son privilège, pouvoir regarder les grands de ce monde droit dans les yeux sans en ressentir la moindre honte ou la moindre peur. Et elle fouilla à la recherche de ce qu'il voulait bien lui cacher, ce petit cillement qui lui indiquerait qu'il tenait à lui cacher des informations. Mérance respira alors profondément. Elle savait que souvent, on ne lui disait pas tout et cela finissait en drame qu'on lui imputait forcément…

    - Je ne cherche pas à m'immiscer dans votre vie mais à déterminer ce qui est bon ou mauvais et ce que votre corps et votre esprit peuvent bien fabriquer pour être ainsi en désaccord !

    Et la sorcière se recula légèrement, entrant à nouveau dans cette ombre qui lui était chère lorsque le Prince parla de poisons. Son sourire se figea en un rictus amer et ses traits devinrent aussi froids que la mort. Elle pencha la tête sur le côté et lança du bout des doigts un signe dans l'espace comme pour éloigner les quelques mauvais esprits qu'elle savait farceur qui répondaient à quelques mots prononcés.

    - Aspirez-vous à offrir l'éternel ou simplement punir par de violentes douleurs et autres paralysies les gens qui vous ont offensé car la dose ne sera pas la même si vous leur laissez la vie sauve afin qu'ils constatent qu'ils ne sont plus rien ou si vous désirez un silence d'or !

    Les doigts de Mérance se refermaient sur le verre qu'elle porta à ses lèvres sans tremblements ni même hésitation. Elle se rafraîchit le gosier en attendant la réponse à ses questions.



    *Fais-moi part de tes secrets Grand Homme et je te ferais entrer dans la danse du monde si tel est mon désir car moi seule détient le pouvoir de te dire oui ou non*

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L_aconit
Les rumeurs circulaient vite dans le calme apparent de la saison froide. Ce que le corps des petites gens n'exultait pas dans les champs, leur bouche le fleurissait à la faveur des tavernes, des églises, des places de marché. Occuper l'âme, d'une manière ou d'une autre était nécessaire à se rendre la vie moins dure.

Il n'avait pas fallu longtemps au jeune sbire pour avoir vent de la présence qui fâchait, fascinait et dérangeait dans les sous bois d'Anjou. Le feu de ses boucles s'échappant de sa cape d'automne, la main fine et laiteuse choisissant cette herbe ci plutôt qu'une autre. L'éclat d'un oeil aussi bleu que le sien, dont il se cachait lorsqu'il l'observait à sa cueillette solitaire. Et ce tendron... Dans la magnificence mystérieuse qu'elle émanait au milieu de tous.

Guidé par la méfiance, Nicolas avait laissé venir au beau démon les tourments de son Prince, et l'avait accompagné un soir épancher ses besoins trop mystiques. Taliesyn avait depuis quelques mois tourné en rond. Abandonnant des projets, élaborant des quêtes sans aboutissements. Breton avait perdu de sa superbe, grignoté par des colères intérieures qui le rendaient instable plus encore qu'irritable. Et cet égo de ceux qui ne veulent pas s'avouer perdus dans la brume... L'entêtement. Ce que ne savait que trop bien le jeune spadassin, c'est que l'homme chutait toujours lorsqu'il gonflait son parachute d'assurance. L'assurance est un fil qui se brise, emportant le funambule. Une ligne d'ariane qui se défait, perdant celui qui gravit. L'assurance est la fausse amie qui fait les vérifications d'usage à votre place. Et qui vous ment au bon moment. Caressant l'égo, poignardant le dos.

La taverne était peu peuplée. La sorcière se tenait là, entre ombre et lumière. Laissant venir à elle les imprudents. Le jeune blond tira une chaise à lui en retrait, comme le faisait Ansoald lorsqu'il décidait de se poser pour une conversation sérieuse. Les yeux cobalts voyagèrent du Retz à la jeune femme. Serait-elle encore fille...? Elle semblait aussi jeune que lui. Une beauté particulière, attisée sous les braises de ses crins. L'Aconit se fit de marbre, masquant sa nervosité en jouant du stiletto dans l'épaisseur du bois de la table. L'oreille attentive.

    Sorceresse, fille du sans nom, honni soit qui profane ton nom. Personne n'en a eu vent, pourtant cent fois, mille fois l'on t'en a donné de différents.



A l'évocation d'un poison d'Aconit, le jeune homme leva les yeux sur ce duo improbable. Et rien qu'à la posture du Montfort, à son ton de voix et à sa façon de mander, la crainte de celui que l'on imaginait de fer était palpable. Elle était pourtant menue et belle, une de celles dont habituellement le Prince aimait s'amuser, au gré de ses caprices. Séduire, gouter, briser. Si cette cape qui la cachait vaguement des autres avait été d'hermine ... Retz aurait eu l'assurance d'un lion...

Bouche cousue, il suivit l'échange sans s'interposer.


    Oh impétueux Montfort ... Ni force, ni courage lorsque tu t'approches des charmognes de cette rousse là que la réputation précède... Elle se fait chat, tu es la souris.
Taliesyn_de_montfort
“C'est une des choses les plus difficiles et les plus nécessaires de la vie que d'apprendre à dédaigner. Le dédain protège et écrase. C'est une cuirasse et une massue.”



      Je me méfie de ce que je ne contrôle pas. Ce pourquoi vous aurez mon or aujourd'hui.


    Une fois dit, la bourse est balancée de la manière la plus négligée qui soit. Comme si l'or désormais, pour cet œuvre, n'avait plus qu'une valeur maudite, qu'il n'était plus bon de le reprendre. J'aurai moins de mal à payer un crime, et d'autant moins de mépris pour la chose. Ne considérant pas cela comme une basse œuvre du fait qu'elle me garde les mains propres la plupart du temps. Mais là, pour bien faire, il fallait que j'y aille par moi-même, éviter que cela se propage, et seul l'aconit savait tenir mes secrets. Du moins l'espérais-je. Cette crainte qui a envahi mon coeur, porte une ombre sur toute chose, et j'enchaine avec une question, au vu du pesant d'or, je peux bien me permettre. Reprenant appui sur le dédain pour écraser ma peur.


      Vous me direz aussi comment je vais mourir.


    La question n'était pas quand, c'est étrange, non ? Mais la façon de mourir expliquerait bien des choses, le meurtrier, et le contexte. Il n'en fallait pas plus. Et s'il apprenait qu'un poison venait à le tuer, ou un couteau dans le dos, je saurais. La traitrise reste ma plus grande crainte paradoxalement. Mourir de mon ennemi ne me fige pas, mais être damné dans l'au-delà, dans cet inconnu obscur, me glace le sang. Et la voir se rapprocher de la lumière dans un jeu d'ombres intriguant fais vaciller les quelques bases de certitudes que je tentais de remettre en place en mon for intérieur. Vrillant, je tique à ses paroles, le ton n'est pas à la menace, mais l'arrogance laisse à penser, voir à croire qu'elle a pouvoir sur toutes choses dans cette pièce. Un exemple de ma colère, en voici un :


      Si je devais vous tuer pour vous sortir quelconque secrets de vos tripes pour avoir ce que je souhaite, je l'aurai fait. Vous pouvez me damner dans l'au-delà, mais sachez que je contrôle ce côté-là du miroir.


    Et de me rendre compte que mon poignard est planté dans la bourse qui se vide d'écus sur la table, ma tête si proche de la bougie que je sens les volutes me chatouiller le menton. Mon souffle se fait sans mesure, soufflant mon haleine acre dans sa direction, la bougie vacillante rendant à la situation une instabilité réelle. La chose faite, ma colère se dissipe tout aussi rapidement. Je défais mon couteau, le tordant dans le bois pour qu'il lâche son emprise, et m'affale dans le siège. Si j'ai voulu persuader quelqu'un, ce n'était que moi visiblement. Je déglutis, regarde mon Nicolasse, présent et à la fois absent. Comme une ombre.


      Bien, ... je crois que j'ai répondu à votre question.


    Je fais craquer mon dos, m'étirant l'échine, mes bras se replient, reflexe défensif inconscient, j'attends qu'un mot ou deux, un charabia vienne dénoncer mes troubles, les chasser, voir un envoutement pour changer le sens de mes humeurs. Je m'humecte les lèvres et laisse l'ombre d'une bougie fatigué de ces troubles caché l'angoisse d'un coeur rompant ma poitrine. Comme si une dague empoignait celui-ci, si je tente de ne rien laisser paraître, mes suées ne doivent tromper personnes. Et je n'ai qu'une envie, c'est de lui arracher le vin de ses mains pour le boire d'une gorgée, seul calmant connus dans mon monde.


      Faites nous trois types de mélanges, l'un douloureux, l'autre rapide et un débilitant mais pas mortel. Peu importe quel que soit l'aconit pour l'un des trois, il faut surtout que ça soit une signature.


    Désormais, mon sang, moins en ébullition, je l'observe et la dévisage, l'inconnu qui se tapi dans l'ombre est souvent plus effrayant qu'en plein jour. Et l'enfance m'a depuis longtemps abandonné, malgré mes doutes sur son domaine. Je ferais certainement gouter ce qu'elle me vend avant de le boire moi-même. Je me mords la langue et tente de calmer l'agitation plus encore que ce dont je suis parvenu jusqu'à maintenant. Un regard vers Nicolas qui taillade avec le stylet la table et ma main brulante qui vient se poser sur la sienne, lui faire comprendre qu'il fallait qu'il se reconnecte à la scène en cours. Et qu'il arrête ce manège qui alimentait ma nervosité qui n'en avait pas besoin.

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L_aconit
Le geste se suspend lorsque la main impérieuse du Retz se pose sur la sienne et son jeu de lame, et les yeux viennent trouver ceux plus inquiétants de leur vis à vis.

Oui, cette lame ne mérite pas d'être ainsi massacrée. L'Aconit y tient d'ailleurs bien plus que le Montfort qui avec sa richesse pouvait s'en paver un castel. L'abimer ne lui permettra plus de s'entrainer proprement à occire son mentor. Pourtant, le regard intime un ordre plus concret. Ecoute. Regarde. Cesse.

Nicolas n'avait rien raté de l'échange. Montfort était nerveux, et généralement c'était sa colère qui l'exprimait le mieux. Le jeune homme observa la sorcière en rangeant son stiletto perce-maille. Elle semblait elle, totalement de marbre, murée dans une lassitude certaine. Flegme incarné, drapée dans l'exil et la solitude qu'il avait souvent pu expérimenter lui-même... Pourtant le jeune limier ne s'y trompait guère. Et si elle était douée d'un quelconque don de double vue, elle pouvait lire dans l'intense regard azuré les pensées les plus profondes de l'Aconit.


    On te brûlerait, attachée à une poutre, à la moindre occasion... On te jetterait des falaises bretonnes si ta présence devenait trop envahissante, trop influente... Chaque fois que le vent s'immisce dans tes crins du diable, les gonflant de toute leur insolente beauté, l'oeil d'un homme prend peur. Tu sais tout cela. Tu sais comment l'homme réagit à ses peurs... Alors ton masque ne trompe que les autres. Moi aussi, j'ai un secret. Un secret qui me ferait conduire au gibet. Un pour lequel on me couperai les couilles, et me les ferai avaler. Nul repaire pour les gens comme nous, sinon les faux semblants. Les travestissements.


Il se redressa sur son assise, dévisageant la créature qui impressionnait tant le Prince. La peur venait de le quitter. Superstitieux, il sentait pourtant que cette fille là ne les conduirait pas à leur perte. La demande du Montfort le fit sortir de cette pensée, ses bleus se posèrent sur l'or.

Que venaient faire les poisons dans l'affaire? Ne l'avait-il pas conduit ici pour retrouver par diable sait quelle charmogne sa hardiesse d'antan? Une image vient égayer ses sombres pensées.

Le douloureux pour les trahisons.
Le rapide pour les remords.
Le débilitant pour l'humiliation.

Les trois à la fois pour quiconque s'en prendrait aux gens qu'il tenait dans son âme. Ansoald. Taliesyn. Alessia.

    Donne ton prix sorceresse. La vengeance et la peur sont des poisons qui ne connaissent pas la patience.

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    (En Bleu italique, les pensées Laconiques.)
Merance
    Le temps avait suspendu sa course tandis que la Maudite attendait des réponses à ses questions posées. Et comme si tout se passait à un rythme décalé, elle se voyait prendre la coupe de vin devant elle avec un ralenti qu'elle ne maîtrisait pas. Et pourtant, son regard aiguisé allait de l'un à l'autre des deux hommes qui lui faisaient face. Son regard d'or s'était teinté jusqu'à devenir de souffre tout comme le regard de ses chats que l'on disait les âmes damnés du sans-nom.

    Baissant légèrement le visage, le regard de la sorcière fut si bien levé que l'on aurait cru que des abîmes sans fond allaient s'ouvrir afin d'y accueillir les âmes perdus. Une tempête faisait rage en elle, une tempête qu'elle tentait de maîtriser pour le moment mais elle inspira bruyamment avant de lever sa langue et de répliquer ironiquement.


    - La menace de me mettre les tripes à l'air est censée me rendre docile ou me faire frémir ?

    Arquant un sourcil afin de questionner le silence qui, elle le savait, ferait écho aux non-dits, Mérance fronça le nez, baissa légèrement les paupières, tout en gardant un visage d'une dureté que l'on voyait rarement sur ce genre de visage jeune et gracieux.

    - L'annonce de ma propre mort n'a aucun effet sur moi car je sais qu'elle est là, à attendre le bon vouloir de celui qui osera franchir la distance afin de me rapprocher de mon monde. Mais peut être que la peur des tourments que provoqueraient cette mise à mort vous fait reculer même si, comme vous le dites si savamment, vous contrôler ce côté-ci du miroir…

    Le sourire narquois qui fleurit sur les lèvres rosées ne fit que s'agrandir. En les hommes, elle n'avait que peu de foi et le Montfort ne dérogeait pas à la règle. Elle avait côtoyé la lie de l'humanité à la cour des miracles, elle côtoyait le haut du panier avec un Prince de Bretagne mais ni les uns ni les autres ne pouvaient racheter leur péché et effacer ce qu'ils étaient lorsque l'on grattait la couche de vernis qui était si habilement appliquée.

    - Quant à vous dire quand vous mourez, il est présomptueux de vous le faire savoir alors que vos paroles ressemblent à de l'orgueil mal placé. Mais je vais vous faire un fleur et vous jurer que d'ici la fin de la journée, vous serez encore en vie !

    Elle manqua d'éclater de rire la rousse. Et malgré son jeune âge, elle ressentait soudainement tout le poids des âmes passées de vie à trépas. Elle poussa un profond soupir, ses épaules s'affaissèrent légèrement et son regard se dissimula derrière ce voile sombre qui la coupait de cet entourage qui n'avait aucune importance pour elle. Rien ni personne n'aurait pu pénétrer dans son monde à cet instant précis. Mais la voix du Montfort la ramena à la réalité et Mérance prit alors une pincée de cendre qui traînait sur la table, dans un poudrier d'albâtre, qu'elle jeta sur la flamme de la bougie qui jusque là éclairait trop légèrement la tablée.

    Tlandis que la flamme de la bougie grandissait sous l'effet de ce petit tour, Mérance posa les yeux sur l'Aconit qui semblait ne pas vouloir perdre une seule minute de l'échange qui se déroulait sous ses yeux. La dextre de Mérance vint se poser à plat sur la table avant de recroqueviller ses doigts sur le bois et de faire crisser ses ongles.


    - Il va vous falloir vous armer de patience car je ne me promène pas avec mes potions dans les poches. Mais je pourrais vous concocter quelque chose lorsque j'aurais fini mon repas et vous le rapporter lorsque le nouveau jour pointera son nez.

    La flammèche baissa d'intensité tout comme Mérance qui se calait contre le dossier de sa chaise. Le froid prenait racine dans ses chairs, au plus profond de ses os et elle se battait avec un frisson qui tentait de lui échapper.

    - N'est-ce pas là un bon présage, un nouveau jour pour un renouveau…

    Le Montfort aurait sa potion pour ses humeurs, quant au poison, elle était tentée de faire des essais sur le chien de garde du Prince tant il lui semblait un peu trop inquisiteur dans ses regards. Cette idée amusa la Maudite mais elle se reprit rapidement avant de poser ses yeux pailletés sur ses visiteurs.


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En constante recherche de RP... n'hésitez pas à me MP
Taliesyn_de_montfort
“On ne peut pas être sans crainte quand on inspire la crainte.”


      - La menace de me mettre les tripes à l'air est censée me rendre docile ou me faire frémir ?


    D'habitude, ça fonctionne. il faut l'avouer. Mais celle-ci doit être trop souvent habituée à cette menace qu'elle s'amenuise à chaque fois qu'elle est portée à ses oreilles. Sa vie? Comme la mienne au fil de l'épée du destin sur un champ de bataille. Un aléa qu'on tente sans peine de vaincre à force de persuasion et de maitrise dans son domaine. Ainsi je reconnaissais l'égal de la crainte que j'inspire, mais en mon âme. Quelle est cette peur, que je ne me connais pas, si ce n'est celle de ne pas mourir sevré de la légende que je me dois d'écrire. Est-ce la crainte de retrouver mon père sans que mon âme vienne sonder le creuset du poids que devrait lester l'honneur des batailles, du sang, de mon nom. Alors, non, mourir ne me fait pas peur, je suis confiant sur mon destin, mais mourir en vain, sans que mon nom ne vienne entrer dans l'histoire, quel échec.

      Je n'ai aucun doute sur mes chances de survies, ni que mon heure viendra tôt ou tard. Mais c'est la manière qui m'importe. Comment !


    Et j'insiste sorcière, j'ai besoin de savoir par quelle lame mon sang va venir souiller le sol de mes aïeux. Peu me chaut ce qui se cache derrière ce sourire de façade tantôt imaginé tant dévoilée par cette bougie qu'avec force tu ranimes la flamme. Tu uses tes privilèges de la découverte, à la limite de me rire au nez, ne pas honorer mes demandes, et si ma crainte se transformait en cruauté par un quelconque génie de mes humeurs de bile ou de flemme. Il ne s'agirait que d'ausculter les fleuves de colères qui ruissellent dans mon coeur pour se rendre compte des risques d'alchimiste que tu prends avec moi.

      Nicolasse, fait lui comprendre que je ne suis pas là pour sa poudre aux yeux.


    Ce faisant encore une menace me direz-vous ? Non un simple avertissement que pourrais recevoir n'importe quel commerçant trop prétentieux. Ce faisant je souffle sur la flamme pour l'éteindre, comme pour contrecarrer le tour précèdent sur la bougie. La pénombre s'installe et je devine les volutes de fumée qui vienne cacher le reflet du foyer dans les yeux de la rousse.

      Il faut que tes charmes soient plus puissants que les malandrins en arlequin dans les rues. Point de prince travesti en aventurier en moi, mais tout l'inverse, et si d'aventure tu essayais de me rouler, tu n'auras plus à t'inquiéter de tes dettes sur le long terme, ce ne sera pas un créancier qui te suivra au détour des rues, mais un des miens.


    Je me relève, et entame un demi-tour. Un coup d'oeil derrière mon épaule. Je resserre mon doublet armant, il est l'heure du départ, une amertume dans ma bouche. Suis-je vraiment prêt à gouter de ses potions pour reprendre le contrôle ? Une dépendance contre une autre ? L'obscurité ne cachera probablement pas mon visage qui se fige à l'idée qui me traverse, mais je me ressais rapidement, une idée en chassant l'autre.

      Vous viendrez m'apporter vos potions et la réponse quant à ma mort à mon hostel particulier. Remontez la piste du Cerbère, je ne me cache pas.


    Je me drape de toute l'assurance hautaine dont je peux me targuer à ce moment et laisse mes bottes claquer le sol. L'entretien est bref, il n'aurait su être plus long. Être sur un terrain qui n'est pas le mien, le fait de venir comme quémander, ne m'a pas mis à l'aise. La voir sous un autre jour saura me faire une idée claire de cette femme. Direction l'extérieur, j'ai besoin d'air. Je pousse la porte et balance une pièce au gamin qu'avait embauché l'aconit pour la surveillance des chevaux. D'un bond svelte j'attrape le pommeau de la selle et me balance dessus. attrapant par la même occasion les brides du cheval de l'assassin qui apparait sur le pas de la porte.

      Nicolasse, tu restes ici et tu me la surveilles de loin, tache d'être discret, sinon mon remède sera aussi mon tombeau.


    Et d'un coup des talons, je file au galop, loin de cet endroit.

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L_aconit
Surveiller, surveiller.

Il etait beau lui. De le laisser en tête à tête avec celle que tout le village fuyait, et qu'il fuyait aussi, en emportant sa monture.

Cavalier sans cheval, l'Aconit rassembla sa salive à son palais. Sur le seuil, le regarda s'en aller. Tailler quelques gueules ne lui faisait pas peur, mais tenir le crachoir à Merance était une histoire d'un tout autre ordre. Et de se retourner, sur sa jeune beauté, amoindrie par la pénombre que la fuite de Taliesyn avait décuplée.

Il savait bien en la voyant ainsi, là, qu'elle ne s'amuserait pas à duper l'arrogant. Ses potions il les aurait, et ses réponses lui déplairaient. C'est qu'à nager à contre courant on se laisse parfois emporter sur des écueils qu'on connait. Moment de flottement. Entre deux eaux.

Et qu'avait-il à lui montrer, elle qui avait déjà sans doute le don de double vue. Ou à lui offrir, l'or ne lui importait sans doute pas autant que le pouvoir de faire frémir un homme qui se rendait important.

La main hyaline vint décrocher une seconde bourse à sa ceinture. Et de la jeter sur la table. Pour rétribuer sa tranquillité. Sa voix douce trancha avec sa gravité.


- Laisse-moi essayer d'abord tes talents avant de les lui livrer. Tu me diras comment et sur qui chacun d'entre eux agit à son paroxysme. Je reviendrai demain.


Les doigts délicats vinrent déposer sur l'or une fleur d'Aconit, comme pour atténuer l'orage qu'avait accumulé le Retz dans la pièce qu'il avait quittée, cueillie là où elle poussait le mieux. Dans la forêt humide et argileuse où il l'avait parfois observée cueillir ses simples.


- Tu pourras y mettre quelques gouttes de patience... Elles ne feront pas défaut.


Dans imperceptible sourire, le jeune blond tourna les talons.

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    (En Bleu italique, les pensées Laconiques.)
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