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L'armure ne fait pas la diaconesse.

[RP] Opération « conversion des troupes ennemies »

Eli_za_beth
    *Crouiiiiiii-crouiiiiiii*

Ça, c’est le bruit que fait l’armure rouillée d’Elizabeth.


    *ssssshhhhttttt*

Et ça, c’est Elizabeth qui dit à son armure rouillée de se taire en espérant qu’elle coopérera.


***


Allez savoir pourquoi et comment mais la petite blonde avait réussi à se dégoter une armure pour passer « inaperçue » parmi les troupes ennemies.
Parce qu’elle aimait bien l’Anjou et qu’elle espérait se faire anoblir par Katina après un acte si courageux et très stupide, elle avait décidé de se fondre dans la masse pour les convertir en troupes angevines. Elle pensait qu’en psalmodiant avec son livre des vertus entre les mains et sa chasuble rose à paillettes qui jurait avec la rouille de son armure, elle réussirait à les rallier à la cause angevine.
Du coup, alors qu’elle était en route vers l’Anjou, elle avait monté un plan foireux, persuadée que ça marcherait et que les royalistes n’y verraient que du feu. Sauf que niveau discrétion, on avait vu et connu mieux qu’une espèce d’épouvantail en fer rouillé et affublé d’un truc rose que l’on voyait et que l’on entendait à des kilomètres à la ronde.

Chaque pas qu’elle faisait était un pas de plus qui la rapprochait de la noblesse, se persuadait-elle. Et d’une mort certaine aussi. Mais ça, elle n’en avait pas toutaffé conscience.
La petite blonde avançait doucement mais sûrement, et difficilement surtout , mettant un pied devant l’autre et prenant tout son temps. Elle ne voulait pas tomber, au risque de ne plus pouvoir se relever. Mais c’est lorsque l’on est trop prudent que l’accident arrive.
Et là, BIM ! Gros bruit de métal qui tombe violemment au sol et couinement d’une pauvre petite chose apeurée qui n’arrive pas à se remettre sur pieds.

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Samsa
    "Elle descendait de la montagne,
    V'là qu'elle nous voit vers les murailles
    Et qu'elle nous fait « coucou les gens !»;
    La fille du coupeur de joints,
    La fille du coupeur de joints."
    (Hubert-félix Thiefaine - La fille du coupeur de joint)



Très peu de gens avaient le droit et le courage de s'aventurer près de Samsa endormie pour la réveiller, ils n'étaient qu'une petite poignée qui n'échappait pourtant pas toujours à des grognements de mauvaise humeur, car s'il y a bien une chose qui rendait la Cerbère de mauvais poil, c'était qu'on la réveille. Une petite main vint doucement secouer l'épaule de la Prime Secrétaire Royale qui, sans surprise, se retourna dans sa couche pour venir trouver la chaleur du corps de Shawie contre lequel elle se colla, l'ombre d'un sourire satisfait sur les lèvres. C'était sans compter cette même main qui la secoue de nouveau et qui arrache à Samsa un nouveau grondement dissuasif. Un œil sombre s'ouvre, ça y est, c'est le point de non-retour : si la personne audacieuse n'est pas sur la liste des gens autorisés à la réveiller et si la raison pour l'avoir tirée de son sommeil n'est pas excellente, quelqu'un vit là ses derniers instants.

-C'est Melwinn ! C'est votre tour de garde.
-Groumphgninrhm...


Cerbère inspire et expire longuement, s'accorde quelques ultimes secondes contre sa compagne endormie avant d'accepter son devoir et de quitter la chaleur et le confort pour le froid et la marche de surveillance. Au fur et à mesure qu'elle se réveille, ses gestes pour s'équiper se font plus vifs et c'est une Prime Secrétaire Royale totalement équipée qui sort de sa tente. Épée au flanc, bouclier sanglé à son épaule gauche, sa barbute mange une partie de son visage et sans son tabard en damier noir et bleu décoré d'une fleur de lys d'or à la poitrine gauche, elle serait bien difficile à identifier. Samsa va remplacer un soldat en faction et prend la torche dans sa main gantelée de combat pour commencer sa ronde, réajustant sa cotte de maille, ses grèves, ses canons-d'avant bras ou les sangles de ses cuissots en derniers détails. La marche commence, martiale et régulière alors que les petits yeux sombres agrémentés d'étincelles métalliques prouvant leur vivacité surveillent les alentours.
C'est à la fin de son tour de garde que Cerbère s'adosse contre un arbre, retire sa barbute pour laisser respirer les cheveux semi-roux et frotter le crâne qui a beau être celui d'une combattante, ne trouve pas cela très confortable pour autant. Aurait-elle entendu le bruit, léger, si elle n'avait pas libéré ses oreilles du même temps ? Sans doute pas.

Les sourcils royaux se froncent, Cerbère attend, aux aguets; a-t-elle rêvé ? Le bruit provient-il bien du bois qu'elle fixe à présent ? Il lui faut aller voir. Samsa remet sa barbute, dégaine son épée et s'avance lentement, prudemment, ramenant son bouclier à son épaule gauche légèrement en avant afin de la protéger un peu mieux en cas d'attaque surprise. Les feuilles mortes s'enfoncent dans la terre meuble voisine des marécages angevins sous les pas de la Prime Secrétaire Royale qui se laisse guider par ce qu'elle croit être des couinements; va-t-elle finalement tomber sur un lapin prit au piège d'une ficelle de braconnier ? Presque.
C'est au sol qu'elle découvre une silhouette de rose vêtue en grande difficulté pour se relever. "Mais quel con ! Ça ne peut être qu'un angevin lui" pense-t-elle. Son regard balaie les alentours et les hauteurs à la recherche d'une embuscade qu'elle ne trouve pas. Ramenant son attention sur la petite chose qu'elle comprend être une femme, la voix bordelaise se fait entendre, tonne méchamment dans la nuit et l'espace qui les entoure.


-La ferme pardi ! Putain t'es qui toi té ? T'es une angevine, hein té ? Y'a que les angevins pour être aussi cons pardi. Je m'approche pardi, si tu bouges ou que tu respires un peu trop fort té, je t'écorche vive pardi. Si t'es sage... Je t'écorche vive quand même pardi. Fais tes prières té, et en silence pardi, entendre des angevins ça me fou en rogne té et si je suis en rogne pardi, je te saigne comme un pourceau en plus de transformer ta peau en paillasson pardi.

Elle en serait capable, quiconque connaissait Samsa le savait et même si cette angevine habillée de rose -mais pourquoi tant de mauvais goût, c'est une passion à ce stade !- ne devait pas la connaître, sa voix ne laissait aucun doute.
La Cerbère s'avance et lève son épée, prête plutôt à décapiter la malheureuse qu'à lui découper tranquillement l'épiderme comme on ferait du tricot au coin du feu. C'est d'ailleurs la torche qui révèle finalement l'identité de l'inconnue farfelue.


-... Eli pardi ? Merde, qu'est-ce que vous faites là té ?! Vous avez fumé ou quoi pardi ! Putain ça devait être de la bonne té !

L'épée est rengainée, la torche plantée dans le sol et Samsa relève sans mal la jeune diaconasse, future papesse et piètre combattante. La torche est ramassée et la main royale libre nettoie un peu la soutane rose.

-Vous promener là, habillée avec le mauvais goût angevin pardi... ! Vous avez eu la chance que ce soit moi qui vous trouve té ! Fallait me le dire si vous vouliez rallier les armées royales pardi, je vous aurais presque fait dérouler le tapis rouge pardi ! Enfin bon, bref té. Vous n'avez pas l'air plus solide que la dernière fois qu'on s'est vues pardi, je suis sûre que vous maniez encore une épée comme une petite cuillère et que vous montez toujours à cheval aussi bien qu'une poule sur une balle de soule té. Mouais bon bref pardi... Je sais quand même où vous serez utile pardi ! Venez je vous ramène au camp pardi. Pas de mal quand même té ?

La Cerbère finit par se planter devant Eli après l'avoir brièvement nettoyée et lui tapote la joue amicalement, un sourire éclairant son visage dans la barbute. Elle aimait bien cette jeune femme moitié-naïve moitié-tarée -preuve en était encore cette nuit- avec qui elle avait prévu d'assassiner le Pape pour la faire Papesse, simplement par jeu bordelais et ambition périgourdine. La fine équipe de nouveau réunie pour cette fois prévoir l'assassinat de l'élite angevine ! ... Ou pas.
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Eli_za_beth
En mode magicarpe par terre, Elizabeth s’agitait.
Pour le moment, son plus gros problème était de se relever pour continuer sa mission « divine ». Elle ne pensait pas au danger qu’elle encourrait en s’introduisant parmi les troupes royalistes. Bah ouais, elle aurait pu se faire planter, égorger, frapper à mort et tout un tas d’autres façons de mourir plus horribles les unes que les autres. Mais non, Elizabeth était du genre inconsciente et elle aurait bien eu besoin de Svan pour l’engueuler un bon coup, histoire qu’elle ne recommence pas ses conneries.
Ne croyez pas qu’elle essaye de se suicider, hein ? Non, elle est juste profondément débile. Mais une débile qui a tout de même une chance de cocue.
Et donc, elle est toujours en mode magicarpe (ou en mode carapuce sur sa carapace qui n’arrive pas à se retourner). Tout dépend lequel des deux est votre préféré !

Soudain, une voix résonna dans la nuit. Une voix qui lui disait quelque chose et qui lui faisait atrocement peur aussi. Le ton était menaçant. Et le bruit de l’épée que l’on retire de son fourreau la fit frissonner d’effroi. Elle réalisa soudain l’ampleur de sa connerie et se maudit de son inconscience. Si Dieu lui permettait de s’en sortir, elle ne ferait plus la même erreur.
Du coup, la petite nonne se mit à prier pour le salut de son âme, fermant les yeux. Elle espérait qu’elle ne souffrirait pas. Il fallait que ça aille vite. Voir la mort arriver était déjà assez traumatisant alors autant ne pas en remettre une couche avec la douleur. Ses prières étaient coupées par les paroles de la royaliste et à chaque fois qu’elle lui disait ce qu’elle lui ferait, Elizabeth suppliait d’y aller vite. Non, pas de dépeçage mais un égorgement vite fait bien fait. Pas de saignement de pourceau, non, non elle préférait une lame droit dans son petit cœur de gamine immature.
Et puis elle entendit son prénom, reconnaissant enfin Sam et son parler. Elle poussa un cri de joie et remercia le bon dieu.

Sam ! Oh Sam ! J’ai jamais été aussi heureuse de voir quelqu’un !

Encore une fois, on en revenait à la chance de cocue. Si c’était le cas, elle devait avoir de sacrées cornes.
La blondinette laissa Sam la relever et lui fit un câlin playmobil (oui parce qu’elle n’arrivait pas à plier les bras à cause de l’armure).

Nan j’pas fumé. J’venais juste là pour c… courager les troupes !

Je sais, je sais, ce verbe n’existe pas mais Elizabeth était capable de tout pour se sortir des mauvaises situations. Et celle-ci en était définitivement une. Non parce que si Sam apprenait qu’elle était du côté angevin au lieu du côté royaliste, allez savoir ce qu’elle allait lui faire.

Mais Sam, j’peux pas porter d’armes… V’z’avez oublié ? Ouais, je sais, v’m’avez appris à manier une épée mais j’peux pas m’battre. Moi, j’serais plutôt là pour l’extrême onction, ‘voyez ?

Attendre que les soldats se fassent toucher mortellement, loin du champ de bataille, était beaucoup mieux, n’est-ce pas ?

Oh ? Une armure angevine, vraiment ?

La blonde maniait l’épée comme une petite cuiller, montait à cheval comme une poule sur une balle de soule et feintait aussi bien que quelqu’un qui faisait le mort en hyper ventilant…

J’savais pas dis donc… J’pensais que c’était une armure normale… Rouillée ! Mais normale !

Se décollant de Sam, Elizabeth se mit à essayer d’enlever l’armure et finit par demander l’aide de la semi-rousse.

J’suis drôlement contente de vous voir quand même. Quand j’serai pape, j’vous canonis’rai pour avoir sauver la diaconnasse préférée de la populace. Et du Très-Haut ! C’t’une évidence qu’il m’adore. J’suis sûre qu’s’il pouvait, il vous remercierait.

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Samsa
    "Donc quand je serais prête à être audacieuse,
    Et mes plaies ont guéri avec le temps
    Le confort se reposera sur mes épaules
    Et j'enterrerai mon futur derrière."*



-Vous êtes vraiment tarée pardi.

S'habiller en angevine, risquer de crever -surtout de la main de Samsa qui ne l'avait pas tendre avec eux- et le tout en pleine nuit, c'était vraiment digne de quelqu'un à qui il manquait plus d'une case.
La torche au sol les éclairait juste assez pour que la Prime Secrétaire Royale aide Eli à retirer son armure, ce qui ne fut guère chose aisée puisque celui qui l'avait aidé à l'enfiler n'avait jamais dû voir des plaques de sa vie. C'est ainsi que Samsa retira les genouillères placées sur les coudes et inversement; pas étonnant après que la diaconasse ne parvienne pas à se mouvoir correctement. Sur un champ de bataille, Eli serait morte environs deux cent cinquante-et-une fois et ce, à plus de huit cent soixante-trois pourcent de certitude, ce qui n'est pas négligeable. Mathématiquement, il valait mieux donc ne pas prendre Eli dans l'armée puisqu'investir en elle, c'était perdre des vivres pour finalement rien, étant donné ses chances de tuer -proches de soixante-dix, certes, mais en négatif-. Cerbère secoue la tête et reprend sa torche pour retourner vers le camp, chargeant Eli de porter la moitié des restes de son armure pendant qu'elle prenait l'autre moitié.


-Allez venez pardi. Les royalistes n'ont pas d'armures rouillées té.

Il est encore temps de fuir pour la jeune religieuse si elle a senti le vent venir. Il n'en parait rien cependant et la Prime Secrétaire Royale, Cerbère de nuit solitaire, ramène dans la meute une petite agnelle qu'elle fait entrer dans la tente de commandement qui sert habituellement le jour. La nuit, tous les généraux dorment, évidemment. Au centre est dressée une table mais nul plan de bataille n'est étendu dessus, tout au plus quelques couteaux sont plantés dedans, signe d'animation et de fougue dans le camp royaliste. Elle pose les plaques d'armure sur le bois et invite Eli à faire de même. Se retournant ensuite vers elle, elle lui sourit, de bonne humeur.

-C'est gentil d'être venue nous encourager pardi ! Vous savez pardi, ces angevins sont tellement lâches té, parfois même les courageux que nous sommes perdons espoir de pouvoir enfin les combattre pardi... Ce qu'ils ne savent pas pardi, c'est que la lâcheté ne gagne que temporairement mais que l'honneur, lui, fini toujours par être le grand gagnant pardi !

Toute la subtilité de l'orgueil bordelais résidait en le choix des mots et de leur tournure. Ainsi, présentement, elle s'assurait que si jamais les royalistes perdaient la guerre, ils reviendraient jusqu'au jour où ils gagneraient, et alors elle dirait qu'elle l'avait bien dit. Sous ses airs de combattante, la Prime Secrétaire Royale savait manier les mots avec plus de finesse qu'on aurait pu le croire.

-Bon, je vais être franche pardi, ici on n'aura pas besoin d'extrême onction pardi, on est trop solides pour ça té, on revient toujours, plus nombreux, quand les angevins s'affaiblissent pardi. Par contre, plus vite on les buttera, plus vite on pourra retourner réparer leurs dégâts voyez pardi.
Votre mission, que vous allez accepter -parce que vous êtes brave et tout et tout té-, c'est d'aller en Anjou pardi. Pour convertir les angevins à notre cause pardi. Même juste temporairement hein té !


Ce serait merveilleux, Samsa sera acclamée parce que ce plan marchera et un jour, tous les angevins auront été rayés de la surface de la Terre grâce à elle et au talent d'Eli. Du coup, Samsa sera élue reine et Eli Papesse. Voilà, merci d'être venu, ce sera tout pour aujourd'hui ! Leurs ambitions se réalisaient maintenant.
Prenant une grève de l'armure, Cerbère s'approche et s'agenouille pour commencer à la sangler sur le tibia de son amie.


-Vous allez remettre votre armure rouillée d'angevine pardi, ils n'y verront que du feu té. Vous serez comme Jeanne d'Arc, la Pucelle -vous êtes pucelle té ? Bon on s'en fou pardi- libérant Orléans pardi ! Sauf que ce là ce sera pas vrai té, vous nous livrerez juste Angers sur un plateau d'or pardi.
Après, je deviendrai reine, vous Papesse et je vous ferai Grand Aumônière de France également pardi, vous aurez un putain de beau blason plus chargé et décoré qu'une mule un jour de marché pardi ! Et puis comme je serai reine té, je proclamerai un Royaume entièrement aristotélicien pardi, comme ça c'est donnant-donnant té.


Tout en parlant, Samsa remettait Eli dans sa boîte de conserve, n'inversant pas -ELLE- les coudières et les genouillères. Elle la décoiffa légèrement en lui passant une main à revers sur le haut du crâne et l'étudia d'un air attentif. Il manquait un détail... Ah, oui ! Cerbère ramassa un peu de terre et lui en tapota sur les joues avec un sourire.

-Voilà, vous ressemblez à une angevine pardi ! C'est parfait té ! Des questions pardi ?


* = paroles traduites de Gabrielle Aplin - Home

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