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Info:
Correspondance

[RP] Ab origine.

Tobias_maxence.
Septième jour du mois de février 1465, Tobias était à Angers. Ville intéressante et palpitante, dans une taverne nommée Canard Haché, il profitait du comptoir pour écrire un courrier au départ destiné à Fanette. L’ennui arrivera rapidement, les conversations étant principalement religieuse et intéressante selon lui. Ses mains s’occupèrent donc comme elles le pouvaient : Le vol. Non pas que ce soit une éducation de basse chez lui, mais que le blond était là et qu’il y avait un amusement certain à faire les poches de l’être aimé.

Première lettre volée, sans se faire avoir et lecture, rien de bien nouveau en vérité, étrange, surprenant, mais rien de bien intéressant pour occuper son après-midi. Deuxième vol, et lettre plus ou moins semblable. Idée dans la tête de Tobias, qui décide de profiter encore un peu du comptoir et d’écrire un courrier à une personne encore jamais rencontrée.

Blond qui s’installe auprès de lui pour lire, et Tobias nullement déranger par sa présence, laisse la plume glisser sur le parchemin.



Citation:

    Eud,


    Saviez-vous que j’ai appris l’art bien malhonnête du vol ? Celui qui consiste à plonger une main dans une poche innocente et en retirer objet de valeur en tout genre. Le blond n’a rien que je ne possède pas, mais il garde bien des lettres. Deux choses semblent clairement définies : Je suis bon voleur et vous êtes affamée régulièrement.

    Dois-je vous considérée comme une rivale ? Clairement pas ! Si l’idée me venait à l’esprit, je serais désormais tombé dans les méandres de la jalousie et croyez bien que le chien jaloux, n’est pas moi. Nous sommes en taverne et il lit sans doute par-dessus mon bras, l’avoir contre moi offre la possibilité de milles caresses, que je ne vais pas vous décrire au risque de vous faire du mal.

    Je note, bien malgré moi, que vous appréciez énormément les animaux ! Bien que notre intérêt ne soit visiblement, pas le même. Je crains que cela soit étrange et peu recommander de vous faire un étalon ayant quatre pattes, puis-je avoir la courtoisie de vous recommander les étalons à deux pattes, libre et sans doute prêt à combler votre estomac visiblement très affamé.

    Puis-je avouer que les surnoms ‘’loulou’’ ou ‘’tit cœur’’ sont proche du ridicule et que la vision que vous offrez de mon mâle et proche de celle d’un chiot de trois mois, courant dans les vertes prairies. Autant dire qu’il doit avoir un énorme changement entre vous et moi, pour lui.

    Qu’écrire encore ? Je crains que désormais votre place change et je vous préviens de suite que je ne souhaite pas partager mon repas.

    Aussi, lorsque j’aurais le plaisir de vous rencontrer, j’espère que vous saurez tenir la place qui est la vôtre. Celle de sa meilleure amie… Vous rencontrez ne m’enchante pas, trop de fois l’on m’a parlé de vous comme étant son ex-fiancée et bien que conçoit qu’il fut obligé de protéger son attirance, désormais ce n’est plus le cas.

    Aussi, j’offre deux traits de ma personnalité, le premier je suis bon voleur et n’hésiterais pas à lire ses courriers pour m’assurer que vous ne jouez pas double jeu. Le second, je suis capable d’accepter le passé, mais ne tolère pas que l’on change le présent.

    Tobias Maxence.


_________________
Eudoxie_
“Ecrire, c'est affronter un visage inconnu.” (Edmond Jabès)

Messager ? Anjou ? Tobias...

Promenade en forêt de Chalon, retour sur ses pas pour revenir vers l'auberge où elle séjournait, la petite brune se fit apostropher par un cavalier prétendant avoir courrier pour elle, se saisissant de la missive, l'inénarrable était fort intriguée.
Bien la première fois qu'on lui portait message via messager équestre, curieuse bien plus que d'ordinaire, ce qui n'était pas peu dire, les doigts fins d'Eudoxie jouèrent de la cordelette pour enfin pouvoir ouvrir la lettre.

De prime abord, l'écriture lui était inconnue et pourtant la lettre commençait pas un "Eud", bouche en biais et sourcils froncés, le regard sombre se porta donc directement sur la signature.
Non de non, c'était l'homme de sa tornade blonde, vite lire, pourquoi lui écrire ? Qu'est-ce qui se passait ? Plus les mots défilaient devant ses yeux et plus la mâchoire de la brunette se crispait, mais de quel droit il se permettait de lui dire tout ça...

Déjà éprouvée par la rudesse des évènements de la veille et la séparation de l'homme qui partageait sa vie depuis quelques semaines, la béarnaise commençait franchement à se dire que ce début de semaine était pourrie au possible, l'onde de fraicheur passagère du courrier de Kaghan plus tôt n'y changerait rien.
Peut-être d'ailleurs que tout ceci n'était pas étranger à ce sentiment d'agression en parcourant l'écrit de Tobias Maxence, surprise, colère, tous ces sentiments lui firent rentrer à l'auberge et entamer l'écriture d'une réponse à la sauce eudoxienne en mode grumf.



Le septième jour du deuxième mois de l'an de grâce mille quatre cent soixante-cinq
"Volatile arrivé de Bourgogne"

Messire de Mariemont Mc Beth Casaviec,

J’usite de votre patronyme car à moins de n’en avoir été informée ou d’un trou de mémoire vous concernant, je n’ai nul souvenance de vous avoir croisé pour prétendre utiliser d’un diminutif réservé à vos amis proches, ne le faisant déjà pas dans mes courriers avec Kaghan lorsque je vous évoque en usant au demeurant uniquement de Tobias Maxence.

Il est vrai, vu que les missives que vous avez dérobés ne vous était nullement destinées, que vous n’avez pu y trouver que la signature réservée à mes proches, donc pour combler cette lacune je me nomme Eudoxie et non « Eud ».

Les présentations étant faites, je vais à mon tour me permettre de clarifier certains points, qu’il n’y ai nuls malentendus entre nous pour le bien-être d’une relation que j’escompte courtoise et non teintée de menaces et autres animosités comme dans votre missive.

Je trouve plus que déplacé vos allusions concernant des préférences zoophiles me concernant, il est certain qu’en aillant qu’une partie de l’échange et non l’intégralité de la correspondance, l’idée ai pu vous effleurer l’esprit, le verbaliser sur papier est juste irrespectueux envers moi tout comme envers Chris vu qu’il a été un de mes amants je ne doute pas que vous le sachiez.

Je n’aurais pour ma part l’outrecuidance de vous juger sur pièce en ne me basant que sur une correspondance incomplète et les ont dits de qui voudra bien parler de votre personne sans même avoir eu l’opportunité de vous rencontrer.

Me juger comme une menace est une erreur complète de votre part, si vous aviez volé ma dernière lettre à notre cher Kag vous en auriez eu complète conscience, quant au statut d’ex-fiancée, qui me présente ainsi je serais curieuse de le savoir car bien peu de personnes savaient ce projet fou qui n’avait pour but que de protéger Chris des bien-pensants qui ne souhaitaient que le voir molester ou conduit au buché.

Alors clairement si cela fait de moi une personne que vous ne souhaitez rencontrer grand bien vous fasse, je me faisais personnellement une joie de rencontrer celui qui a rendu la joie de vivre à mon jumeau diabolique, qui le rend heureux et par qui je vois le sourire à travers chacun des mots qu’il écrit de vous.

Je connais ma place, je pense qu’il faudrait que vous connaissiez la vôtre à savoir que si vous ne comptez laisser personne interférer dans votre belle histoire d’amour, je ne compte pas laisser un homme qui n’était pas même la flatulence d’un insecte à excrément pour Kag lorsque je l’ai rencontré, briser le lien fort d’amitié qui nous unit, et oui vous pouvez clairement sentir un agacement dans cette dernière phrase.

Jumeau diabolique ne vous plaira sans doute pas, et à la vérité, je m’en contrefous royalement vu le ton condescendant que vous avez utilisé pour cette prise de contact, Kag est ma moitié au titre d’un ami (je ne dirais pas d'un frère car on passerait là dans un cadre incestueux déplaisant), il n’a jamais été question d’amour entre nous, pas au sens où vous l’entendez, je ne vous dirais pas ne pas l’aimer ce serait clairement vous mentir, mais comme on peut aimer un ami ou un frère.

Je vous offre à mon tour deux traits de ma personne, je suis quelqu'un de franc d'où cette réponse possiblement agressive je ne le conteste pas mais que je jugeais nécessaire comme telle pour vous faire comprendre qu'il y'a erreur sur la personne et le jugement que vous vous êtes fait sans me connaître réellement est infondé et blessant.
Second trait, je suis quelqu'un qui ne supporte pas qu'on blesse ceux qu'elle aime, que ce soit d'amour ou d'amitié, et même si non agressive, ayez le malheur de faire du mal à Kaghan et je ferais de votre vie un enfer, je pense que sur ce point nous nous rejoignons et qu'il n'est là pas votre intention.

Maintenant que la bile a été lâché de part et d’autre, que les choses sont clairement énoncées sur nos relations respectives avec celui qui nous est cher j’aimerais pour ma part oublier que vous m’avez envoyé ce premier courrier et que vous en fassiez de même pour cette réponse afin de repartir sur des bases saines et non polluées de jugement hâtif dû à des courriers qui datent de plusieurs temps maintenant, un temps au demeurant où vous ne faisiez pas encore parti de la vie de ce blond adorable que nous apprécions autant l’un que l’autre de manière fort différente.

Cela vous semble-t-il envisageable Tobias Maxence ?
Je ne suis nullement adepte des conflits, encore moins avec l’homme qui rend mon meilleur ami si heureux.

Avant de me répondre, je vous invite à voler la dernière lettre que j’ai envoyé ce jour à Kaghan, vous verrez que le double jeu n’est pas de ma façon d’être et qui je suis vraiment au lieu de vous baser sur ce qu'on peut vous dire de moi.

Cordialement.

Eudoxie


Piaf choppé sans délicatesse et vélin accroché à la patoune, Eudoxie lança le volatile vers son destinataire.

_________________
Tobias_maxence.
Pigeon arrivant sur le brun, il panique ! Nom de Dieu, c’était quoi ce truc ! Un pigeon, mais qui envoyait des pigeons dans son entourage. Le seul, l’unique pigeon qu’il avait vu était de … Eud ! Voilà la réponse donc. Il prend le volatile et le message. L’amène chez Yoh, enfin à la taverne de Yoh. Trouve du pain, un peu d’alcool, de l’eau ? Bon bon de l’eau et le laisse dans un coin, espérons qu’il reparte tout seul un jour.
Plumes, encre, parchemin, et répondre à la damoiselle.




Citation:


    Eudoxie,

    Avant toute chose, apprenez que lorsque l’on souhaite faire la morale à une personne de mon rang, à savoir : Noble. Il y a quelques points à respecter et je crains que de ne pas écorché le nom de ma famille est fondamentale. Aussi noté, que je ne connais pas de :’’ Messire de Mariemont Mc Beth Casaviec’’. Casavecchi, par contre, c’est moi. C’est italien et je vous pardonne cette horrible offense, présumant que vous ne parlez pas un mot de cette charmante langue.

    Nous en arrivons aux surnoms, il est vrais qu’étant entouré de personnes vous nommant : ‘’Eud’’ ou ‘’La catin’’, j’ignorais votre prénom complet et vous comprenez qu’entre les deux diminutifs j’use de celui qui serait pour vous le moins blessant. Cependant, visiblement l’erreur est tellement blessante pour vous, que vous avez l’obligeance de me préciser votre réel nom : Eudoxie donc. Quant aux missives dérobés honteusement, je crains avoir rendu un blond plus fier de moi encore, aussi sans regrets ! Je recommencerais assurément.

    Ma chère enfant, ou vous voyez de l’animosité et des menaces, j’y vois de la courtoise et une certaine éducation. Voyez-vous il est naturel pour homme de mon rang de prévenir avant d’agir. Aussi, là où vous y avez trouvée menaces, voyez-y chance de ne pas faire de faux pas. Je sais que la noblesse de France et l’éducation qui va avec n’est pas ouverte aux non-nobles et pourtant ils sont tellement nombreux à vouloir y entrer, une seule petite patte. Dommage, les écus, les langues, le parler noble, n’est-ce pas exquis ? Mais rassurée vous, je ne suis poinct homme a jugé à la valeur de la bourse, nous serons donc dans une relation de courtoisie et de sincérité absolue. Rassurée ? Dite moi que oui.

    Zoophiles ? Que répondre à cela. Qu'est-ce qu'une paraphilie. Après tout qui suis-je pour juger, Eudoxie, ne suis-je pas moi-même déviant ? A croire Rome, les Evêques et les curés, je crains que sur ce terrain-là je vous bats. Quant à votre avis du respect que j’ai pour Kaghan, vous êtes tellement loin de la vérité, ma pauvre enfant, ne voyez-vous donc pas ce qui saute aux yeux ? Moi, la noblesse de France, amoureux d’un sculpteur d’un village dans le Béarn. Vous osez, mettre en doute mon respect pour cet homme. Je me gausse de vous et de votre habitude de grande dame, vous n’avez jamais mis les pieds dans les nids de vipère et voulez m’apprendre à le faire ? Amusons-nous, apprenez-moi douce Eudoxie.

    Vous n’avez pas l’outrecuidance ? Cessez donc de vous prendre pour ce que vous n’êtes pas. Avec certains vos mots pourrait les embrouiller, leurs faire peur et peut-être même vous donner un air de basse-noblesse. Pas avec moi. Vous avez l’outrecuidance de me prendre de haut et Madame, je crains que vous n’êtes ni assez grande, ni assez bonne à ce jeu-là. Mais tenter et remarquable et j’admire votre détermination ! Ne faite plus jamais croire que vous ne parlez pas de moi, sans m’avoir rencontré, vous le faite et je le redis, je suis bon voleur pour le savoir.

    Oh non Eudoxie, une menace ? Allons pitié, vous êtes certaine de connaître Kaghan Christopher, la menace ce n’est pas vous. Vous êtes l’opposée même de ce que je nomme habituellement menace. Une femme, j’en ris encore ! Jamais les femmes ne seront une menace douce utopie que vous avez-là. Vous cherchez un ennemi ? Animosité, puis menaces, demain vous m’accuserez d’autres mots ? Ceux-ci sont redonnant et m’ennuie.

    Jalousie ? Voilà que j’adore votre phrase. Voyons voir ce que nous pouvons apprendre. Vous écrivez : ‘’ Alors clairement si cela fait de moi une personne que vous ne souhaitez rencontrer grand bien vous fasse’’ Pointe d’ironie, j’adore personnellement l’ironie, mais là elle fait un peu tâche, comme un arrière-gout d’amertume, dommage.

    Qu’avons-nous d’autres : ‘’ je me faisais personnellement une joie de rencontrer celui qui a rendu la joie de vivre à mon jumeau diabolique, qui le rend heureux et par qui je vois le sourire à travers chacun des mots qu’il écrit de vous.’’ Dieu que j’adore ! Donc là vous me dite que vous êtes comme des frères et que Kaghan vous écrit, mais aussi qu’il parle de moi. Je dirais : position de force, douce rancœur et une pointe de crainte. Rassurez-vous douce Eudoxie. Il restera votre jumeaux diabolique, si ce lien vous conviens, gardez-le.

    Allons, allons, nous passons aux insultes ? Vous écrivez : ‘je ne compte pas laisser un homme qui n’était pas même la flatulence d’un insecte à excrément pour Kag lorsque je l’ai rencontré, briser le lien fort d’amitié qui nous unit’ Commencez par ne plus JAMAIS vous autorisez à m’insulter. Si vous n’avez pas l’intelligence d’être courtoise et polie, je crains devoirs vous l’apprendre. Je ne tolère pas les insultes, c’est mesquin, bas, vil et pue les bas-fonds de Paris. Vous vouliez marquée votre territoire Eudoxie ? Me signifier que je n’étais rien il y a quelques semaines et que maintenant je suis tout ? Régler cela avec Kaghan, et non dans son dos. Aliennor règle tout dans son dos et elle n’est plus là pour le faire. Prenez ce conseil comme celui d’un ami.

    Jumeau diabolique me fait rire, j’imagine totalement Kaghan dans ce rôle-là, je constate seulement qu’au début vous étiez courtoise, dans le faux, mais courtoise. A présent vous êtes simplement inutile dans vos propos. Pleine de fausseté et prête à tout pour me blesser. Je vais donc poinct répondre à la fin de ce courrier que je trouve, banal, intéressante et sans doute n’ayant aucun autre intérêt que de vous imposer comme étant importante pour l’homme que j’aime.

    Notez que je refuse votre invitation à voler un courrier bien précis, je vol quand je le souhaite et ou je le souhaite. Donc, nul besoin de m’en inviter. Noter aussi que Kaghan et moi écrivons et lisons souvent les courriers personnels ou non. Je n’ai pas de secret pour lui et ne souhaite pas spécialement en avoir.

    Sur ces mots, je retiens surtout que vous avez des basses d’éducation noble et manquer de raffinement.

    Tobias.



_________________
Eudoxie_
“Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.” (De Gil Bluteau)

Inspiration ? Expiration ? Répondre...

Nouveau cavalier, nouveau message, cette fois pas de questionnement sur qui écrit, acceptera t-il ou non de ne pas tenir compte de ce premier échange désastreux pour ne pas dire chaotique...
Ouverture de missive du bout des doigts et lecture du bout des cils, longs soupirs en parcourant l'écrit et paupières closes à la signature, vélin roulé et enserré fortement.

Ne pas laisser s'envenimer et tenter d'apaiser, le but n'est pas de le prendre à rebrousse poil, elle n'a rien contre lui mais comment le lui faire comprendre alors que certains mots la blessent plus qu'elle ne le voudrait.
Essayer d'amoindrir en prenant la plume et surtout ne pas se laisser emporter par ses sentiments, respirer, expirer, prendre plume et répondre calmement, posément.



Le septième jour du deuxième mois de l'an de grâce mille quatre cent soixante-cinq
"Chanceux que vous êtes, la Bourgogne est moribonde"



Tobias maxence,

Je ne comprend pas ce dédain que vous avez envers moi, en quoi ai-je pu vous offenser par le passé, je m'en interroge, mais vu les sobriquets qu'on vous a aimablement donné de moi je comprend possiblement qu'on ne vous a pas dressé un portrait glorieux sur ma personne à mon grand regret mais après le dernier courrier de Kaghan et le votre, Yohanna et Aliennor ne sont pas forcément de celles qui l'aurait fait.

Je ne me prétends d'aucune noblesse loin de là, j'ai eu la chance de suivre les enseignements aux cotés d'un fils de comte rien de plus, mon parlé n'était pas pour me donner des airs mais plus pour faire montre de respect dans mes propos vu que Kaghan m'a dit que vous étiez noble.

Si vous préférez j'emploierais donc un vocabulaire moins chatié, ça ne me pose aucun soucis, même si je ne suis pas du genre à user de familiarité avec une personne que je sais d'un rang supérieur au mien de part justement l'éducation que j'ai eu la chance de recevoir.
Pour votre nom je suis désolée de l'avoir écorché, ce n'était pas mon intention, et ignorant vos origines je ne pouvais donc pas le deviner et non je ne parle effectivement pas votre langue natale.

Je n'ai aucune envie d'entrer dans un conflit que j'estime stérile en l'état ne sachant ce qui a pu vous être dit, en revanche je n'ai jamais dit ne pas parler de vous, j'ai dit ne pas vous donner de sobriquet depuis que j'ai connaissance de votre nom, là est la nuance, volontairement ou non Kaghan ne me l'avait pas fourni, je ne le connais que depuis peu, donc oui il m'est arrivé de vous nommer "lui" oui "ton noble" possiblement d'autres noms correspondant à votre relation avec Kaghan.

Je reprendrais un point de votre lettre en vous citant après m'avoir demandé de ne plus vous insulter : "Régler cela avec Kaghan, et non dans son dos. Aliennor règle tout dans son dos et elle n’est plus là pour le faire. Prenez ce conseil comme celui d’un ami."

Quand je vous ai dit être franche, je l'étais je n'ai jamais caché quoique ce soit à Kaghan, j'ai utilisé je vous l'accorde des mots bien peu agréables à entendre mais, peut-être à tort je ne peux le savoir à votre place, les propos de votre lettre en me disant de rester à ma place étaient fort déplaisants n'ayant aucune intention malsaine envers vous que du contraire.
Maintenant vous évoquez le porte-bébé, pardon Aliennor, je comprend bien mieux la raison de votre méfiance à mon égard en craignant un bis répétita sauf que là en l'occurrence c'est vous qui m'insulter en me comparant à cette raclure qui a fait tant de mal à Kaghan, elle et moi n'avons rien à voir.
Et si vous avez réussi à la faire sortir de sa vie je n'ai qu'une chose à vous dire du fond du coeur : MERCI.

Je n'ai pas parlé de votre lettre et de ma réponse à Kaghan car j'attendais votre retour alors que lui en m'écrivant m'annonce être certain que nous allons nous adorer, j'aimerais lui donner raison, comme je lui ai répondu sans lui mentir, je ne vous connais pas, il est surement plus à même d'en juger, je l'espère profondément aussi paradoxal que cela puisse vous sembler surement après les derniers échanges, pour lui et parce que je ne veux pas vous juger sur ce qu'un courrier arbitraire écrit sur une émotion fugace peut laisser supposer, tout comme j'aimerais que vous le fassiez en retour, car oui j'ai fait l'erreur de vous répondre sous le coup de l'émotion, surprise et colère mélées ne sont pas bonnes conseillères.
Je vous l'ai dit je ne suis pas adepte du conflit et on m'a dit souvent qu'il ne fallait pas juger un livre à sa couverture, j'aimerais assez que nous nous laissions la chance de découvrir ce qu'il y'a sous nos couvertures, mais ça je ne peux pas le faire sans votre accord, même avec toute la meilleure volonté possible.

Espérant que vous ne mettrez pas la sincérité de ce courrier en doute Tobias Maxence, tout ce que je souhaite c'est le bonheur de Kaghan et donc vous.

Eudoxie


Pigeon vole, en un temps record.


_________________
Tobias_maxence.
Pigeon, maïs, bière. Mange ça et fait pas le pénible volatile. Tobias lis le courrier de la femme et soupir. Ne pas s’énervé c’était la clef de toute chose, en tout point.

Citation:


    Eudoxie,

    Vous écrivez dédain, je lis : ‘’ la flatulence d’un insecte à excrément pour Kag lorsque je l’ai rencontré’’ lequel de nous deux est dédaigneux ? Dois-je vraiment vous faire la liste des choses que vous écrivez sans même me connaître Eudoxie ? Vous n’êtes pas capable de m’écrire sans lancer d’insultes, dois-je vous remémorer que je n’ai jamais insultée votre personne.


    On vous dit ‘Catin’, je ne jugerais pas cela, on vous dit ‘ex-fiancée’, j’y souris, on vous dit ‘Eud’ j’apprécie cette forme de respect. Vous arrivez avec vos gros sabots et vous osez m’insulter, là encore je vous réponds certes avec aucun douceur, mais sans aucune insultes et c’est moi qui m’en prend à vous ? Vous m’avez offensé, assurément, dans le présent.

    Vous n’avez aucune noblesse, cela je l’avais bien compris, mais là encore, cela ne m’intéresse pas. Je ne suis pas de ceux qui juge et encore moins de ceux qui apprécie les personnes à la valeur de leurs titres. Le respect Madame, tiens dans une lettre sans injures, vous vouliez me prouver du respect écrivez-vous ? N’injurié pas. Votre vocabulaire n’a rien de châtié, il est déplacé.

    Ne vous imaginez pas que je me sens supérieur à vous, je suis ce que je suis et je vis comme je le veux. Je n’aurais jamais regardé une personne de haut à moins que celle-ci souhaite le faire. Je rends ce que l’on me donne. Quant aux langues, j’en parle plusieurs, aussi je ne sais pas vraiment laquelle est ma langue natale. Je dirais celle-ci, mais peut-être pas… Est-ce important ? Je ne rêve pas en Breton, mais je rêve souvent en Italien ou en Français.

    Vous voyez confits, vous répondez conflits, vous vivez conflits, Eudoxie. Ma première lettre bien que possiblement blessante ne l’était pas. J’ai trouvé vos courriers, j’ai écrit, nulle autre réflexion ne fut faite et votre relation avec Kaghan est ce qu’elle est. Si tenté que celle-ci me dérange, j’irais en parler avec lui, tout passe toujours par lui. Sot, ou inconcevable, possiblement, mais ce fut une habitude qu’Aliennor à créer et qui reste désormais. Jamais je ne vous demanderais de faire ceci ou cela, ce n’est pas à moi de le faire. Cependant notez que vous, vous l’avez fait et je trouve cela déplacé. Soyons clair Eudoxie, je ne vous compare pas à Aliennor, Aliennor c’est terminé et la personne qui tentera de se glisser entre Kaghan et moi, auras bien du mal. Je ne suis pas trop sûr de moi, je le sais tout simplement.

    De rien !

    J’ignore si nous allons nous adorer, mais disons que je suis parfaitement capable de faire un effort à ce sujet, je n’ai rien contre vous. J’ignore si nous seront les meilleurs amis du Royaume, mais assurément nous serons proches de toute façon.


    Tobias

_________________
Eudoxie_
“On a beau le saisir par les yeux, un texte reste lettre morte si on ne l'entend pas.” (De Hubert Nyssen)

Lire ? Interprétation ? Trêve...

Choppe, repas, nouveau messager, bon sang c'est que c'était des fusées ces cavaliers, et ses pigeons aussi vu que pour avoir réponse il fallait que le courrier soit reçu.
Fébrilité et ouverture du vélin après avoir remercier le quidam sur son canasson, découvrir le début de l'écrit et soupirer, elle n'y avait pas été de mains mortes elle pouvait le lui concéder allégrement, mais l'idée de...

Missive lue dans son entier, intense réflexion, relire encore, puis relire la toute première, il n'y voyait pas d'agression, elle l'avait pourtant ressenti ainsi, mais à relire, à envisager les propos autrement, peut-être qu'il ne s'était pas rendu compte de la portée des mots glissés sur le parchemin en les envoyant vers elle.
Longue inspiration, grosse décision, Eudoxie voulait apaiser, pour elle, pour lui, pour eux... la fin du courrier laissait supposer que lui aussi possiblement... meilleure option peut-être s'ouvrir et lui parler comme le ferait avec Kaghan sans détour même si elle ne saurait le faire complètement, mais tenter de lui expliquer simplement.



Le septième jour du deuxième mois de l'an de grâce mille quatre cent soixante-cinq
"Traité de paix entre l'Anjou et la Bourgogne ?"

Tobias Maxence,

Je me rend compte après relecture de votre premier courrier que j'ai probablement mal interprété vos intentions... Un début de semaine peu agréable n'y étant peut-être pas étranger, mais là n'est pas la question et ça n'excuse en rien l'impolitesse dont j'ai fait preuve, même si j'avoue ne pas me rappeler avec exactitude ce que j'ai pu vous écrire sous le coup des émotions qui m'ont submergés.

Je vais jouer carte sur table, même si je suis très peu douée dans ce qui est d'exprimer ce que je peux ressentir, quand j'ai lu dans votre courrier "tenir la place qui est la votre" et que me rencontrer ne vous enchantez pas, j'ai vu rouge, à moins que ce ne soit vert... de peur.

L'impression de me voir interdire d'être moi même avec une personne que je chéris à un point que vous ne pouvez supposer...
Surement autant que vous, mais différement... Il est des personnes qu'on ne veut pas voir disparaitre de sa vie, Kaghan est de celle là pour moi.
Je ne sais pas comment vous l'expliquer sans que vous ne vous mépreniez sur l'affection que j'ai pour lui.

Je n'ai aucune intention de m'immiscer entre vous et Kaghan, parce que notre relation n'est pas celle là, parce qu'elle ne l'a jamais été, je ne sais pas ce qu'il vous a dit sur notre relation, mais disons purement et simplement que nous avons été là l'un pour l'autre à un moment précis où nous en avions le besoin sans aucune ambiguité d'aucune sorte, dès l'instant où vous êtes entré dans sa vie, je savais qu'un aspect de notre relation n'avait plus lieu d'être sans même qu'on en parle, parce qu'entre lui et moi tout a toujours été limpide, "sans prise de tête" comme il dirait.

Quand vous parlez d'ex-fiancée, j'avoue que je n'ai même pas l'impression que vous parliez de moi en fait, je ne me suis jamais considérée comme telle, même si je l'ai effectivement été de manière non officielle aux yeux de Kaghan et de sa mère pendant quelques semaines.
Et savoir que ça ne vous donne pas l'envie de me rencontrer me peine, il y'avait effectivement de l'amertume dans le "grand bien vous fasse" car pour ma part j'avais réellement une grande envie de vous rencontrer, parce que vous êtes vous, et que je n'ai jamais senti Chris aussi heureux, même dans les moments où il allait bien.

Je ne sais non plus si nous serons ce que Kaghan espère, si nous nous adorerons, je sais que nous ne serons pas meilleurs amis avec certitude en revanche, car je n'en ai qu'un et personne ne le remplacera, amis voir très bons amis peut-être qui sait, le temps nous le dira.
Nous avons je pense la meilleure des raisons pour au moins essayer je pense... une tornade blonde.
Je ne sais si vous trouverez ce surnom que je lui donne aussi stupide que les autres, que j'ai laissé au placard sur la demande de Kaghan, mais celui-ci j'avoue que je peine à m'en défaire et j'espère que vous m'accorderez que le comparer à une tornade n'a rien d'incongru quand a eu le plaisir de le voir entrer dans sa vie.

Eudoxie


Souffler fortement et lever vers le ciel des onyx embués, pourvu qu'il comprenne, l'avenir le dirait, l'inénarrable livrait son ressenti sur papier, elle qui ne parvenait déjà pas à le faire en direct, qui plus est à un inconnu pour ainsi dire.
Parchemin accroché, pigeon relâché, le regard sombre suivi le volatile jusqu'à le voir disparaître dans la pénombre, il se faisait tard et la journée précédente avait été riche d'émtions, celle-ci s'ajoutant encore à son coeur lourd, pas de voyage ce soir, elle irait donc s'enivrer et dormir tout son saoul, ne restait plus qu'à attendre une potentielle réponse.

_________________
Tobias_maxence.
Maison dans la ville d’Angers, un bureau et un brun qui profite de la nuit pour écrire une lettre à un possible futur amie. Plume qui gratte le parchemin, alors que le cœur ouvre les maux et que le bec les traces, les dit mots. Messager, écus, soupir. Nous verrons

Citation:


    Eudoxie,

    Je suis heureux que vous m’accordé le fait que vous vous êtes légèrement emportée dans vos précédent courriers. Je ne sais pas ce qu’il vous est arrivée en début de semaine, mais visiblement le sang impur était de la partie. Cela n’empêche pas que vous avez fait preuve d’impolitesse, malgré le fait que vos émotions vous ont submergés. Damoiselle, apprenez une leçon de noblesse : N’écrivez-jamais sous la colère.

    Comment voulez-vous que vous rencontrez m’enchante Eudoxie ? Comment puis-je être pressé de vous voir, VOUS. Il vous a prise dans toutes les tavernes d’Orthez, il me là dit et redit combien de fois. Je sais qu’il ne pensait pas à mal en déclarant cela, il l’annonce comme que l’on offre du pain aux mendiants. Mais après cela, comment puis-je être pressé de vous rencontrer Eudoxie ? Je ne vois pas en vous une menace, sachez-le, notez-le et redites-le vous des centaines de fois.

    Vous devez connaitre quelques détails pour me comprendre : Ma rencontre avec Kaghan était imprévu et totalement inattendue, je cherchais à ne pas être tuer, il cherchait à me voler, la soirée fut douce et lorsque ses lèvres eut touchés les miennes, je sus que j’étais perdu à jamais. Je ne connaissais pas le nom du courant qui m’emportait, ni combien la noyade pouvait être effrayante. Je ne désirais que lui, depuis des années, et j’avais des rêves et des attentes.

    Puis….

    Mon cauchemar ce nomma : Aliennor. Je présume que vous la connaissez et que trop écrire à son sujet ne servira à rien. Mais elle fut mon angoisse, cherchant je ne sais quoi, à tout prix. Et j’en ai souffert bien plus que ce que vous pouvez imaginer, Eudoxie, j’étais là à devoirs supporter les scènes sous mes yeux. A devoirs croire ce que disait l’un et ce qu’il accordait pourtant à l’autre. Mon esprit était embrumé et mon corps avait le frison de ce trio que je n’ai jamais supporté. Parfois, dans le noir lorsqu’il dormait à mes côtés, je me demandais si j’étais l’amant ou l’amour, le chien ou l’occupation. Il l’avait écrit dans ces lettres, je me souviens, il écrivait : ‘’ Je serais l’ami, l’amour, l’amant, pantin, jouet.’’ Sauf qu’au final, j’ai eu l’impression d’être tout cela, moi. Yoh a souvent dit que c’était le but d’Aliennor et Kaghan aussi, trop souvent. Mais à cet époque, j’étais seulement prit dans un tourbillon et m’exprimer était proche de l’impossible. J’ai bien changé, désormais je ne cache rien à Kaghan, ou tellement peu de choses, que je me sens mieux, même ma vision de tout cela est plus réfléchit désormais. Alors, oui, Eudoxie j’espère que vous tiendrais votre place, car je ne supporterais plus d’être le mouton noir, d’un trio bancal et que j’estime avoir désormais ma place auprès du blond.

    Vous avez l’impression de ne pas pouvoir être vous-même auprès de lui, et je ne saurais dire ne sachant pas comment ‘’vous-même’’ ce comporte. Mais je vous demande très humblement et très courtoisement, de ne pas me manquer de respect voilà tout Eudoxie. Oui, j’ai vécu le fait d’entrée en taverne et de ne pouvoir l’approcher, car ses genoux était déjà pris par ‘elle’’, oui j’ai vécu le fait que je ne sois rien d’autres que l’amant et du supporter de le voir embrasser mes lèvres ET les siennes. Alors oui, Eudoxie je vous demande de tenir ‘votre place’ car je ne supportais plus tout cela.


    Vous dites vouloir le voir heureux et je conçois et je comprends et j’approuve, mais parfois j’ai le sentiment que pour tous, son bonheur dépends de moi et je ne suis pas inhumain, Eudoxie, Kaghan est heureux quand parfois je ne le suit pas et cette phrase que vous écrivez, qu’elles disent sans arrêt : ‘’ Il est heureux avec vous.’’ Cela me tue à petit feu, je ressens cette fiértée que son entourage à de le voir heureux. Et tous oublie que moi parfois, je peux ne pas l’être. Lorsque l’on parle d’amants ou de risque… Je ne suis pas ainsi et j’aimerais parfois vous savez ? Le tromper, le voir souffrir au point où j’ai pu souffrir qu’il comprenne le poignard dans le cœur et la douleur qu’il provoque.
    Voyez, Kaghan est heureux, savourer aussi…. Il le restera, soyez sans craintes, ça va aller…

    Tobias Maxence

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Eudoxie_
“Toute confidence exige d'être méritée.” (Jean-Claude Pirotte)

Lire ? Entendre ? Comprendre...

La tête embrumée des effluves alcoolisées des retrouvailles célestes de la veille, la brunette se souvint d''un cavalier surgit hors de la nuit, ou plutôt en pleine nuit, pour lui apporter la réponse de Tobias.
Lecture rapide en avait été faite, mais les yeux qui se croisaient et le voile flouté qui brouillait sa compréhension, décidèrent Eudoxie à attendre le lendemain matin afin de relire à tête reposée et prendre le temps de la réponse car de ce qu'elle avait compris ô que oui y'avait b'soin d'une réponse.

Plusieurs litres de tisane de baies noires et de médecine plus ou moins orthodoxe pour faire retourner la racine de ses cheveux dans le cuir chevelu de la brunette belette, la jeune femme repris le parchemin avec plus d'attention pour le parcourir.
Découvrant un Tobias bien plus proche de ce que sa tornade avait pu lui décrire, et en même temps bien plus torturé que ce que Kag pouvait surement supposé, main glissée dans les cheveux à la lecture Eud se trouvait touchée par les confidences.

Fouillage de besace en règle et nécessaire d'écriture sortie, prendre le temps de réfléchir pour tout bien exprimer comme il fallait, car milles choses à lui dire lui venait en tête,transitant pour certaines par le tréfond de ses tripes.
Eudoxie s'étonnait elle-même de ce qu'elle s'apprétait à faire après le début de leur échange, mais sur le moment, une seule envie lui venait... le réconforter, le rassurer, lui donner un appui s'il en souhaitait un.



Le dixième jour du deuxième mois de l'an de grâce mille quatre cent soixante-cinq
"Confidence pour confidence"

Tobias,

Premièrement, je tiens à vous faire savoir que votre lettre m'a touché, étonnement touché, ne serait ce que le fait qu'à votre tour vous osiez vous livrer sur votre ressenti, merci pour ça.

J'ai pris bonne note de la leçon de noblesse que vous m'offrez et tenterais de l'appliquer au mieux, j'ai malheureusement une fâcheuse tendance à l'impulsivité un peu comme un petit blond de notre connaissance, un de ses traits communs qui me fait le considérer comme un "jumeau" diabolique.
Et j'eusse aimé qu'il s'agisse d'un sang impur (jolie formulation d'ailleurs je m'en resservirais) mais non j'ai malheureusement dû fui... quitter la route d'un homme qui partageait ma vie depuis plusieurs semaines et auquel je tenais beaucoup, mais peu importe.

Après lecture de votre lettre beaucoup de choses m'apparaissent plus clairement, les raisons de votre méfiance à mon égard entre autres, je vous rassure je pense que nous sommes l'un comme l'autre tout à fait conscient que je n'ai jamais été et ne serait jamais une menace pour vous, je le dis sans offense (vraiment hein) il aurait été vraiment stupide de me considérer comme tel.
Maintenant j'avoue être très surprise que vous en sachiez autant sur moi et sur Kaghan, je ne l'ai pas revu depuis notre départ quasi simultané d'Orthez, malheureusement, mais je doute qu'il étale ce que nous avons partagé l'espace de quelques semaines, je l'imaginais plus me présenter (si tant est qu'il parle de moi) comme son amie, possiblement sa meilleure amie, ou la dingue qui avait accepté de l'épouser (pour les raisons que vous connaissez).
Je comprends aisément que ce genre de détail, plus l'appellation exagérée d'ex-fiancée ne vous donne nul envie de me rencontrer "MOI" ou pour le moins de ne pas en être pressé oui, je ne le serais probablement pas non plus.

Kaghan ne s'est pas étendu sur la façon dont vous vous êtes rencontrés, il y'a encore peu j'ignorais jusqu'à votre nom, je savais cependant qu'il avait rencontré quelqu'un, par hasard, comme quoi il fait parfois bien les choses, même si vu votre statut ça a dû un peu tout chambouler, et vos écrits me confortant un peu dans cette idée.
Mais c'est lui, une tornade qu'on ne voit pas arriver dans sa vie, mais qu'on ne veut plus voir repartir, peu importe la place qu'il y occupe, Yohanna l'a adopté, je m'y suis attaché sans honte, vous vous y êtes noyé quand à la raclure... je ne sais même pas comment définir ça... de l'aliénation tiens ça lui va bien, son nom devait être un signe du destin.

Je ne sais pas exactement ce que tu vous savez de quand on s'est rencontré avec Kaghan, mais pour résumer grossièrement je hais probablement Aliennor autant que toi vous.
En fait, je suis revenue en Orthez pour enterrer ma mère, rien de réjouissant, et j'ai rencontré Chris à ce moment,avec sa bonne humeur et sa musique il m'a remonté le moral et on a sympathisé, et il m'a parlé de cette fille, de son bébé, du fait qu'il avait du mal à accepter mais que voilà c'était le sien.
Et un soir je me suis pointée et sans avoir tous les détails (parce que je les ai pas demandé) j'ai compris qu'elle avait fait en sorte de régler ce problème juste quand il avait accepté l'idée je crois bien, il était dans un état... pff, même pas racontable et a été la voir, au lendemain je l'ai retrouvé le bras lacéré et le coeur en miette.
C'est à ce moment qu'on s'est "rapproché" (et aussi car... disons qu'il avait un truc à me faire découvrir voilà), comme je l'ai dit dans mon précédent courrier "nous avons été là l'un pour l'autre à un moment précis où nous en avions le besoin" ni plus ni moins, deux amis avec une relation disons "privilégiée" à un moment déterminé.

Je ne sais pas trop si ça donnera une lumière nouvelle sur ta vision de ce que je partage avec Kaghan, mais si ça peut vous rassurer, la place que j'ai dans sa vie me convient parfaitement, et je n'en veux aucune autre, je ne l'échangerais pour rien au monde, j'ai le bon côté du blond sans le côté chiant, je crois bien que lui et moi on ne s'est jamais pris la tête alors que bon sang, c'est un pro dans le domaine hihi.
Pardon je m'égare.
Tobias, son coeur, son corps, possiblement son âme sont votres, je doute de me tromper en disant ça au travers des lettres que je reçois et où il parle de vous deux, alors avoir ta place auprès de lui c'est plus qu'une évidence non ?
Tout comme j'ai la mienne, mais nous n'avons juste pas la même et c'est comme ça que ça restera, si trio il doit y'avoir je doute qu'il soit bancal, je me hasarde même à supposer avec une pointe d'humour et de prétention qu'il pourrait être infernal.

Alors voyons voir, comment expliquer comment "moi-même" me comporte ??? Oula, déjà vous faire subir ce qu'Aliennor a pu vous faire subir n'est pas d'actualité, et savoir que malgré mes conseils et les avertissements à ne pas refaire de connerie avec elle, bah... d'façon j'étais trop loin je savais qu'il en ferait qu'à sa tête, quel idiot quand il s'y met... Rhaa...
Bref, je suis très expressive, très câline, pour autant je sais comprendre que voir la personne qu'on aime se faire papouiller par un ou une autre soit une torture indicible.
Mais je vous prie de me pardonner en ce cas par avance, car en toute honneteté le jour où je reverrais Kag oui il est plus que certain que je vais lui sauter au cou et l'étreindre pour le serrer fort dans mes bras et le câliner, ça je ne vous le cache pas, mais rien de plus que cela.

Si votre inquiétude, légitime vu le passif, est d'imaginer que nous puissions être encore amants, non en aucune façon Tobias.

J'en viens à votre dernière confidence, je ne vous dirais pas qu'à l'heure actuelle son bonheur ne dépend pas de vous, ce serait faux.
Vous n'en êtes pas seul responsable, un bonheur ça se cultive à deux ça par contre c'est indéniable, mais celui qui partage sa vie, sa couche et ses aspirations c'est bien vous avec vos appréhensions, vos peurs et vos doutes.
Vu ce qu'Ali vous a fait endurer, je conçois très bien cette envie de le voir comprendre votre souffrance... vous pouvez lui avoir exprimé, il ne la ressentira jamais comme vous l'avez vécu... Est-ce judicieux ? J'en doute, mais je comprend l'envie.

Vous avez la "malchance" d'être tombé sur un homme qui est entouré de personnes qui l'aiment et qui ne souhaite que ça, le voir heureux, comme on le souhaite à tout ceux qu'on aime normalement non ?
Mais pour qu'il le soit vous devez l'être aussi, et dans la mesure où Kaghan m'a impliqué dans un de vos projets à venir, j'escompte bien faire en sorte que vous soyez heureux tous les deux et pas seulement lui.

Etonnant n'est-ce pas ? Mais pourquoi donc ?
Parce que je suis une emmerdeuse attachante vous l'apprendrez à vos dépens je l'espère, et que j'aime voir les gens qui m'entourent rayonner, et que si Chris est heureux de par votre fait, je vous en doit une sans que vous le sachiez.
Et je vois Kaghan heureux (enfin pas encore je le "lis" heureux) et je savoure, grandement même, et sans vous connaître (car on ne peut pas dire ça, pas encore) j'aimerais vous sentir moins anxieux de cette enclume que tout le monde suspens au dessus de votre tête.
Pensez à vous, à lui, à toi et le reste du monde qu'ils aillent se faire... voir.

Et si je peux à mon tour me permettre un conseil "d'amis" : vous n'avez de conseils à recevoir de personne, vous voulez faire quelque chose, faites le !!!
Oui Kaghan m'a dit et oui je suis au courant, et oui je serais là pour vous aider dans toute cette douce folie amoureuse quand vous en aurez besoin, et oui je le trainerais par la peau des fesses si il faut.

Oh et même si je sens vos craintes Tobias, sur la peur ne pas y parvenir pour x ou y raisons, je n'ai aucune crainte sur le fait que "ca va aller".

Eud



Pigeon, cavalier ???
Aller, pour fois un effort est fait, messager équestre convoqué, quelques écus donnés, Eudoxie voulait la réception rapide pour celui qu'elle sentait un poil angoissé de toute cette pression sur son dos.



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Tobias_maxence.
Lorsque l’on possède un chien, il y a quelques points par lesquels indubitablement tout bon maître passera. Il trouvera le chiot attachant et cédera à ses caprices, parfois lors qu’un écart de conduite, il voudra lever la main pour le punir et ne frappera pas ou avec la douceur d’un amour sans limite et un jour le chien mord. Le maître sentira les croques sur sa chair et la douleur que les canines peuvent provoquer. Après l’étonnement, arrivera le doute, puis la tristesse de sentir le lien claqué dans le vent et finalement, tout bon maître examinera la blessure et corrigera le tire en fonction de ses moyens. Tobias avait appris que pour bien dresser un chien, il fallait savoir devenir le mâle Alpha en tout temps.

Apprentissage, n’est pas la réalité, apprendre c’est un mot, la vie balaye tout sans attendre autorisation. Quand tout va trop bien, le bonheur prend le vent du sud et s’en va.

Dans le long d’une grande rue d’Angers un main marchait les mains dans les poches. Le col de sa chemise chatouillait le bout de son nez et le blanc immaculée était couvert de légère tâche de sang. Il venait de terminer sa garde, et lorsque la révolte explosa, il fut à la hauteur de son éducation, frappant sans relâche ‘l’ennemi’, risible lorsqu’on sait que l’ennemi n’est pas toujours celui que l’on pense. I ’heure était bien avancée et pourtant, il refusait de rentrer dormir, lorsqu’on dort le réveil est complexe.
Lorsque qu’un messager le nomma, il lève son visage vers l’homme et lui accorde vision de sa lèvre ouverte et du sang s’y échappant encore un peu. Coup de langue d’un brun, caressant la plaie et main tendue. Qui donc pouvait lui écrire en ce jour ? Ses amis avaient déjà écrit cette semaine et rare était les fois où ils communiquaient plus que cela.


Merci, prenez.

Sa voix était fatiguée, son visage transpirait le besoin de dormir et ses doigts tremblant, déposèrent quelques écus dans la main de l’homme. Après quoi, il poussa la porte d’une auberge et prit chambre sous un faux-nom. Ecus, clef, il entra dans la pièce et s’isola. Poitrine qui s’apaise et unique sanglot, le dos contre la porte close, il glisse au sol et remonte ses jambes contre son corps. Lecture du courrier, c’est fou comme hier après-midi cette lettre l’aurait rendue heureux, et qu’aujourd’hui, elle a un arrière-gout de mensonge et de trahison.

Ca va aller.

Il se releva, ne voulons pas finir comme le ‘Miel’ tombé dans la déprime et ne pas savoir relever le museau, en voilà une erreur et une belle connerie. Tirant la chaise devant le bureau, il s’installa et écrivit.

Citation:

    Eudoxie,

    Votre courrier hier, m’aurait touché et rendu heureux au possible. En ce début d’après-midi, il a le gout d’un rêve lointain. Par où commencer douce Eudoxie, pour ne pas mêler mots et maux, pour ne pas être la plume et l’épée. J’ignore, c’est rare que j’ignore quelques choses d’une simplicité telle, mais n’ayant pas dormit de la nuit et sans doute trop abusé de mon doux poison. Mon esprit est égal à celui d’un ermite, je le crains.

    Commencement …

    J’ai été mordu, l’animal a attaqué alors que j’étais détendu et heureux, première leçon Eudoxie, ne jamais baisser la garde ! On me la tellement dit, appris, redit et enseigné que je l’avais oublié. J’ai donc failli et fut mordu, en plein dans la poitrine, un trou s’y trouve désormais. Avais-je le choix ? Je ne crois pas, lorsqu’un animal de cette taille referme ses crocs sur votre peau, lutter ne viens pas à votre esprit. J’ai appris qu’il fallait rester immobile et dès que possibles fuir, lorsqu’on apprend, on n’imagine pas. Le vécu, ne vous pardonne pas, lui. J’ai donc laissé le chien là et je suis parti, il ne risquait rien, je le savais, j’ai confié mon cœur à celui que je pense ami, et je suis parti.

    Pourquoi.

    Etais-je fier ? Non, Satisfait ? Non, heureux ? Nenni. Eudoxie, Christopher m’a trompé ce soir, hier, je ne sais plus. L’unique souvenir que j’en garde, c’est que ce fut comme pour Aliennor. Déchirant et blessant, l’excès tue ? Puis-je en mourir ? Possiblement. Mais voyez Eudoxie ou vous écrivez : ‘Celui qui partage sa vie, sa couche et ses aspirations c'est bien vous avec vos appréhensions, vos peurs et vos doutes. ‘ Désormais, je ne sais. J’ai cette envie amère de lâcher prise et cette folie constante de passer au-dessus. Comment puis-je lui pardonner cet affront, comment trouver la force d’avoir confiance et ne pas être SON jouet, SON pantin, SON objet. Si hier le doute était grand, désormais il est présent. Je cherchais ami et épaule, il cherchait pardon et réconfort. Le poison me dévore de l’aimer si fort, je vais devoirs livré bataille, je suis de taille, bâti pour ça depuis toujours.

    Je vous en prie.

    Soyez la seule à savoir, gardez le secret Eudoxie, soyez la seule qui saura en me voyant que je souffre et que derrière chaque sourire ce cache une larme, que de derrière chaque rire ce cache un peu d’agonie. Kaghan est bon menteur, je crains l’être plus que lui. A présent, je vais devoirs cesser ce courrier, sécher mes larmes et continuer de vivre. Un jour, Eudoxie cela sera derrière, parait-il que le temps et le meilleur remède aux blessures.

    Tobias Maxence.



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Eudoxie_
“Le sentiment d'impuissance finit par détruire un être humain. ” (Haruki Murakami)

Surprise ? Emotion ? Désarroi...

Un nouveau messager, rapide, trop rapide... quoiqu'elle avait envoyé un cavalier donc oiseau ou cheval elle savait pas trop ce qui était le plus vif en fait.
Remerciement et missive ouverte en remontant vers sa chambre,Eudoxie lit en fronçant les sourcils, craignant de comprendre l'imagerie utilisée par Tobias, en poussant la porte.

Lente avancée vers le lit, les mots étant clairement posés par l'homme de sa tornade la laissant bouche bée le cul tombant sur sa couche en posant la missive sur ses genoux en secouant la tête.
Reprendre la lecture et découvrir la requête pour le moins inattendue du nobliau, et sa confession sur ses états d'âme.

Bon sang Loulou mais à quoi t'as pensé...

Prendre le temps de réflexion, se frotter la tête pour essayer de mettre en place les idées à coucher sur le papier, comment pouvait-elle réconforter un homme qu'elle ne connaissait pas, qui plus est par courrier...
Et Kaghan... Pigeon toquant à la fenêtre... La tornade blonde venait se livrer à son tour... lui répondre immédiatement... Plusieurs échanges, mal être évident... remord, regret...
Pfff,l'occulter pour le moment, donner réponse à Tobias...



Le onzième jour du deuxième mois de l'an de grâce mille quatre cent soixante-cinq
"Un jour après l'autre, demain en est un autre"

Tobias....

J'avoue ne pas trop savoir quoi vous dire... Je ne partage pour le moment pas vos vies, je ne connais les circonstances et j'avoue être stupéfaite de ce que vous me rapportez, même si j'en sais Kaghan tout à fait capable.

Je vous dirais de prendre un jour après l'autre, demain en sera un autre.... L'homme auquel je suis actuellement attaché le répéte sans cesse, et je suis assez d'accord avec ce concept, même si je conçois qu'avec des sentiments comme ceux que vous éprouvez pour Chris il semble difficile d'envisager les choses au jour le jour.

Je sens votre envie de poursuivre malgré ce qu'il a fait, et même si je sais Kag capable de faire mal pour faire mal, il ne l'aurait pas fait avec vous car même si vu les derniers évènements cela semble sans doute anecdotique, il vous aime, ça j'en ai la certitude.
Comment ?
Car entre la réception de votre missive et ma réponse, lui aussi m'a écrit et j'ai échangé quelques pigeons, je ne lui ai pas fait comprendre que vous m'aviez contacté, et je serais la gardienne de votre mal-être, de votre secret, il ne sait donc rien du votre, il ne le saura en tout cas pas de moi.

D'ici que vous receviez cette réponse j'espère que vous aurez pu au moins discuter, parler, tenter de vous expliquer et comprendre comment et pourquoi ça a pu arriver, j'ai pour ma part quelques éléments de réponses, mais tout comme je ne divulguerais pas ce que vous me confiez, je ne divulguerais pas ce que lui me dit.
Je vous conseillerais en sachant ce que l'un et l'autre ressent, sans trahir la confiance que vous m'accordez tout deux, une sorte de médiatrice qui sera aussi neutre que possible, même si ne vous connaissant pas il serait faux de dire que mon impartialité est complète, mais je ne vous apprends rien là.

Ce rôle que Kaghan m'a donné en me demandant d'être le témoin de votre union m'oblige (parce que je le veux bien aussi) à le ramener vers vous, à lui coller des coups de pompes au cul quand il déraille, à lui rappeler qu'il vous aime et que vous aussi.
Il a décidé par son erreur à me faire prendre fonction avant l'heure, soit ce sera donc dès maintenant que je le ferais.

J'ai à mon tour une requête pour vous, écouter votre folie qui vous dit de passer au-dessus, je ne vous dis pas de lui pardonner sans concession, nul homme ne le pourrait vu ce qui c'est passé, aucune femme non plus d'ailleurs, mais ne lui fermez pas la porte, laissez le revenir et tenter de vous expliquer, tenter de se faire pardonner.

Vous me semblez quelqu'un de bien Tobias, et même si vous comme moi savons que mon "amouritié" (oui j'invente des mots maintenant pour me faire comprendre) est à Kaghan et le sera toujours sans aucune concession, je saurais être là pour vous si vous en avez besoin, tenez le vous pour dit.

Amicalement

Eud


Pigeon vole vers l'Anjou porter peut-être réconfort.

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Tobias_maxence.
Les journées étaient passées, et Tobias oscillait entre joie et instant de nostalgie clairement incontrôlée. Il avait une sainte horreur de ne pas savoir contrôler ses sentiments mieux que cela ! LUI, il devait pouvoir mentir et faire semblant de sourire, même si cela le brisait un peu plus. Il était homme, noble et fier de l'être, surtout dans ces moments-là. Le courrier d'Eudoxie le narguait, depuis plusieurs jours, il n'avait pas envie de prendre sa plume, il l'avait prise qu'une fois, pour son futur Suzerain et cela avait ranimé en lui une toute petite flamme de joie.

Depuis rien. Il voyais les pigeons et les coursiers arrivé et tendre divers lettres au blond, mais pour lui rien. A croire que 'leurs' amis, étaient en vérités ceux du blond. Il ne pouvait nier que cela l’attristait plus encore, le brisait un peu plus, le forçait à relever la tête toujours plus haute.Tenir, encore, regarder son époux lire les lettres et répondre et lire et répondre, souvent. Eudoxie, Fanette, sans doutes d'autres. Ce jour-là, Tobias laissait Kaghan lire au feu de camp et décida de s'isoler un moment. Il devait répondre à Eudoxie, par politesse et puis peut-être simplement avait-il envie d'écrire. Appuyer contre un arbre, il entreprit réponse, ses doigts caressant le médaillon à son cou.


Citation:


    Eudoxie,

    Navré du temps de réponse, je n'avais pas la tête aux courriers. Je dois vous avouer que les coursiers et pigeons en tout genre ne manque pas de ponctuer nos journées. Ils viennent tous pour Kaghan Christopher, il as bien des amis et visiblement lorsqu'il est triste ceux-ci le rassure dans une démesure incommensurable. Remarquez, parait-il que pour être rassuré il faut écrire et confier ses sentiments. Comme-ci un jour, un homme aurait l'idée saugrenu de prendre une plume et écrire : '' Je suis cocu, rassure-moi.''. Si vous croisez tel homme, présentez-le moi...

    Qui doter d'une intelligence moyenne diras à ses amis qu'il est cocu ? Oui, j'avoue, je vous est écrit : '' Il m'as trompé'', mais cela n'a rien à voir ! Vous n'êtes pas mon amie, pour commencer et pour finir, je savais qu'il aurais besoin de vous et de vos paroles. Moi, moi je ne suffit pas. Bref, nos amis ont clairement établie les torts. Kaghan à besoin d'être rassuré. Tobias Hautain et noble n'as guère besoin de courrier, de réconfort.

    Que dire de plus ? Aliennor à jubilé par courrier, je présume que si elle aurait pu elle serait revenue, pas pour m'ouvrir les bras, mais le reprendre. Elle m'as dit des choses, atroces, je n'ai pas oser le dire au blond. Voyez vous même : ''Il y a peu vous m'aviez dit que vous parviendrez à sortir dignement s'il faisait ce genre de bêtises malgré les sentiments que vous auriez. Vous comprenez l'impossibilité de la chose maintenant ? Mais voyez je l'ai fait.... Croyez en vous et ce que vous voulez vraiment, vous êtes un des meilleurs hommes que j'ai rencontré, vous êtes quelqu'un de bien Tobias. Ne l'oubliez pas. '' ou encore : ''Kag vous trompera encore et encore mais reviendra vers vous à chaque fois. C'est dans sa nature, il est ainsi et rien ne peut le changer, j'ai essayé en vain. Si vous parvenez à accepter ses amants vous vivrez sans doute heureux, il vous comblera et vous prouvera son amour pour vous. J'imagine qu'à force d'être trompé, on prend l'habitue, cela en devient normal et la douleur n'est plus ? J'espère pour vous que cela sera ainsi. Vous parviendrez à le reprendre dans vos bras et lui dire que vous l'aimez, l'amour nous force à pardonner et faire plein de choses parfois incohérentes. Je vous parle par habitude, moi même je finis toujours par pardonner, c'est peut être un signe de faiblesse ?  ''

    Voyez ? Je devrais sûrement lui dire, lui faire lire, je devrais n'est-ce pas ? Je ne sais plus, parfois je songe qu'elle à raison, puis me rend compte que non et replonge, poison, elle est le poison de mon existence.

    Prenez soin de vous,

    T



Il ferma le parchemin et alla trouver coursier, après avoir tendu une dizaine d'écus, il l'observa partir en direction de l'inconnue, qui prenait soin de son époux. Il avait échoué, ce n'était sûrement pas important, du moment qu'il était heureux.
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Eudoxie_
“L'amitié est une chose merveilleuse à partir du moment où l'on peut se taire ensemble sans malaise.” (Louise Maheux-Forcier)

Hésitation ? Délaissé ? Malaise...

Un cavalier qui surgit hors de la nuit, une missive, Black peut-être, Kaghan avait déjà écrit quand à Tobias, elle n'avait eu aucune réponse à son dernier courrier, elle n'en espérait donc plus.
C'était son choix, peut-être parce qu'il savait qu'elle et Kag correspondait, qu'il avait meilleur confident, peu importait la raison.

Toujours était-il que la missive reçue était finalement de Maxence contre toute attente, et le malaise à la lecture fut plus que conséquent, une fois de plus ces deux là ne s'étaient pas compris.
Il attendait son courrier et elle pensait qu'il n'en voulait pas en ce moment précis, long soupir et la plume fut prise aussitôt.



Le dix huitième jour du deuxième mois de l'an de grâce mille quatre cent soixante-cinq
"Malaise incompréhension"

Cher Tobias Maxence,

Une fois de plus, je n'ai su comprendre votre message ou vous le mien...
Vous attendiez un courrier de ma part et vu votre silence après ma dernière missive, je n'ai osé vous écrire de nouveau n'ayant aucune envie de vous blesser davantage, peur de remuer le couteau dans la plaie...

J'imagine aisément que voir mes courriers arriver vers Kaghan en réponse aux siens ne vous a dans ces circonstances aucunement enjoint à me répondre ou à livrer votre souffrance.
Pour autant les torts sont clairement établis, et ils ne sont pas votre, aucunement, je l'ai dit à Kaghan, il a merdé, clairement merdé.
Car ce que je vous ai écrit n'était pas juste une formule toute faite Tobias, je serais là si vous en avez besoin, mais j'avoue ne pas vous connaître suffisamment pour oser venir "chercher" votre douleur sans que vous me la confiez.
Possiblement à tort, autant je sais secouer Kaghan pour le remettre dans le droit chemin, enfin je crois, autant pour vous aider il va falloir que je vous apprenne et inversement.

J'ai parfois des mots brutes, pas par méchanceté gratuite, mais pour faire réagir, et ça j'aurais peur de mal vous prendre si vous voyiez ce que je veux dire, mais j'ai grande envie d'être là pour vous, maladroitement peut-être mais sincèrement.
Pour qui me connait et vous parlerait de moi (donc exit les âmes charitables me nommant catin et autres sobriquets affectueux) vous direz que j'ai un coeur plus gros que moi, oui c'est physiquement impossible et pourtant je vous assure que c'est bien le cas, il y a donc de quoi vous y faire une place si vous souhaitez en avoir une.

Pour ce que vous m'avez confié, la raclure est le poison de tout ceux qui aime Kaghan autre qu'elle, et même si ça me fait mal de le dire, elle dit surement vrai pour ce qui LA concerne, la tornade l'a trompé sans scrupules.
Puis je souligner un point : vous n'êtes pas ELLE... vous êtes son époux, son mari, l'homme qu'il aime.
Je sais que vous en êtes conscient, pourtant l'entendre, ou plutôt le lire de quelqu'un d'autre, parfois fais réagir différemment.
Quand à en parler à Kaghan vous seul pouvez en être juge, pour ma part je ne pense pas que ce soit judicieux à moins que vous ne vouliez qu'il vous confirme ou infirme ce qui se trouve dans les propos de cette vipère.

Ne laissez rien être quelque chose qui pourrait ronger, gangrener ce qui peux être sauvé si tel est toujours votre but, si vous songez qu'il faut en parler faite le.
Je me permettrais de vous dire quelque chose que j'ai dit à Kaghan dans mon dernier courrier, un pas après l'autre, pour vous comme pour lui, lui tenter de regagner votre confiance et vous tenter de la lui ré-accorder.
Il n'est pas évident de discuter de tout ceci par lettre, et pourtant l'envie de vous venir en aide et offrir épaule est là, être celle que vous me demandiez dans votre dernier courrier également.

J'espère que vous comprendrez pourquoi je ne suis pas revenue vers vous, pas par indifférence, loin de là, je m'inquiétais même dans un de mes courriers à Kaghan de ne plus recevoir de vos missives, mais qu'importe, déjà blessé je n'ai fait qu'ajouter à votre désarroi en vous laissant vous sentir seul alors que ce n'était pas le cas, j'étais là et le suis encore si vous le souhaitez, à vous d'en décider Tobias Maxence.

Prenez soin de vous également.

Eud


Long soupir, en savoir un mal alors que l'autre semble penser que tout s'arrange et ne trahir aucun des deux, dilemne pour Eudoxie, mais elle n'avait qu'une parole et aucun des deux ne saurait ce que l'autre lui confiait.

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Tobias_maxence.
Les chemins du Royaume de France, des galops fougueux au repos mériter. Les deux hommes avaient retrouver la route, oubliant 'trio' pour un 'duo', un couple en vérité. Mais, fallait voir la tronche du couple aussi. Les gens voulaient sans cesse s’incruster et aimer un ou l'autre sans demander consentement. Équilibre fragile sans cesse perturbé dans une balance allant de droite à gauche sans parvenir à rester stable. Tobias en avait assez des pigeons, des cavaliers, des pigeons encore. Il lui aurait envoyé dans la tronche au blond, si celui-ci ne semblait pas se satisfaire de cela. Encore un pigeon ! Il allait le tuer ! A bout de nerfs et avouons que Kaghan n'est absolument pas doué pour reposer ses petits nerfs fragile et stressé.

Sauf que le dit pigeon arriva sur lui, Tobias tendit la main et attrapa la missive, reconnaissant rapidement l'écriture d'Eudoxie. Bon et bien pour une fois sur les dix missives, une était pour lui. Vous voyez la différence social là ? Il rangera la lettre dans son mantel, sans la lire et envoya son cheval au galop, partir ! Prendre de la distance avec Kaghan, il en avait besoin de cette solitude, quelques précieuses seconde.

Feu de camp, retrouvaille et réponse aux courriers alors que son époux devait sans doute répondre aux dix siens.



Citation:


    Eudoxie,

    Je n'y crois plus, ne le prenez pas mal. Mais Kaghan reçois plus d'un courrier par jours, dix parfois moins. Vous n'êtes pas la seule à lui écrire, il reçois énormément et lorsqu'on ne le console pas, on le comprends. Moralité, fait cocu qui tu veux, tu passera pas pour le con. J'y songe, j'y songe.

    Que dire de plus, il n'y a plus rien à écrire sur ce sujet. Il est désormais clos, j'ai fait des promesses sans mesurer la place que mon amour prendrait pour lui, je dois désormais les tenir. Ce n'est pas pire que d'épouser une femme, ou devoirs la toucher, pas pour moi en tout cas. Les femmes m'ennuie, les femmes ne provoque rien chez moi, se sont des poupées avec lesquels jouer et abandonner, rien de charnel, ou tellement rarement que cela en deviens sans doute malsain.

    Le poison, voilà, c'est un poison qui prend votre peau et vous tue à petit feu, un serpent de la pire espèce. Je joue avec des reptiles depuis mon plus jeune âge, ils ne me font plus rien, me désespère tout au plus. J'ai cru Eudoxie que l'on pouvait être un homme de noblesse au milieu du bas peuple, je constate désormais que c'est une utopie. Mon milieu me manque et je vais m'acharner à travailler dur pour y rester, je serais heureux entouré de personnes comme-moi, je serais épanouie à veiller sur mes gestes, mes mots et ma place. Pouvez-vous le comprendre ? J'ignore, si vous le pouvez en vérité, sans vous blessée.

    J'ai crus qu'un loup pouvait devenir mouton, mais les moutons n'aiment que les moutons, j'ai oublié une informations capital et précieuse, la leçon est faite désormais. Je suis un loup, fait pour vivre au milieu des loups. Eudoxie, vivre libre, c'est vivre seul.

    Poison donc, serpent aussi. Peu importe, désormais je connais ma place, je connais mon rôle, il ne reste plus grand chose à faire.

    Je soyez pas soucieuse, je suis heureux ainsi, un rien me rend heureux.
    Je sais, qu'il recommencera, il nie, il est bon menteur, mais je le sais... et je sais que nos amis, ont fait le choix de l'aimer plus, il est attachant, moi je suis fermé.

    Prenez soin de vous, encore, toujours, à jamais.

    T


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Eudoxie_
“Quiconque est loup, agisse en loup.” (Jean de La Fontaine)

Comprendre ? Ressentir ? Aider...

*Sainte Menehould*


Un cavalier, la fatigue du cheval aidant, il était évident de deviner de qui il provenait, un blond ou un brun mais un des deux amoureux torturés, à l'ouverture de la lettre, l'écriture fine et déliée ne laissa nul doute sur l'auteur, Tobias.
Lecture faite, Eudoxie sentait une boule au fond de son ventre, un malaise et la certitude de comprendre ce dont il parlait contre toute attente, être dans un monde qui n'est pas le sien, elle n'avait que trop bien connu.

Vélin rangé dans la besace, la réponse devait attendre un peu, prise à d'autres occupations au moment, mais réponse il y aurait assurément, même si la missive laissait supposer que son auteur n'y tenait pas particulièrement.
La détresse d'une personne n'avait jamais laissé la béarnaise insensible, ça ne débuterait pas maintenant. Une paire de jour et la plume fut prise pour répondre au noble au milieu des gueux, appliquant ses déliés.



Le vingt et unième jour du deuxième mois de l'an de grâce mille quatre cent soixante-cinq
"Compréhension"

Tobias Maxence,

Je ne prend pas mal le fait que vous ne puissiez plus y croire, peut-être même que je le comprend, je n'ai pas eu à vivre votre situation jusqu'à présent, me protégeant pour tenter de ne plus aimer qui ne saurait me rendre ce que j'offre, blessée par le passé une carapace a entouré mon coeur, que certains arrivent tout de même à fendiller, et le plus souvent dans ce cas je fuis, peut-être un jour aurais-je votre force de vouloir savoir si la souffrance n'est pas une obligation dans le sentiment d'amour...
Mais oui, savoir que Kaghan a du soutien alors que vous n'en recevez pas est blessant, forcément... Alors que la faute est sienne, normal que vous songiez à votre tour à l'irréparable, même si... il y a sans doute autre option

Je vais pour une fois vous contredire, comprendre complètement non, n'ayant jamais été du coté de cette barrière dans ce monde de loups que vous évoquez. J'y ai évolué fut un temps lointain, mais je n'étais pas loup parmi les moutons, mais mouton parmi les loups, et ma place n'y avait rien d'enviable.
Alors je crois que oui, si vous ressentez, vous "loup" parmi les moutons la même détresse que celle dans laquelle je me trouvais dans ce nid de vipère dont on m'avait ouvert les portes sans jamais vraiment m'y accepter, alors oui je pense comprendre, pour une fois je peux même aisément vous comprendre.
Et même avec la meilleure volonté, les meilleures intentions on ne peut changer qui on est, même pour l'être aimé, Kaghan vous a aimé pour qui vous étiez lors de votre rencontre et inversement, si l'un de vous deux changeaient radicalement en serait-il toujours de même ?

Je ne saurais confirmer ou infirmer vos doutes, ce n'est nullement à moi de le faire, mais à lui, tous les mots que je pourrais dire ne vous rassurerez pas de tout sens, et vous le dites bon menteur, mais vous vous disiez meilleur encore, si votre relation peut se contenter d'une liaison de mensonge qu'il en soit ainsi, j'avoue peiner à concevoir une relation dans le mensonge mais d'aucun y arrive parait-il.

Vos amis n'ont je pense fait aucun choix, pour certain, sans vouloir vous offenser, vous le faites à leur place, j'en suis l'exemple parlant je vous tend la main et vous offre si pas mon aide au moins une écoute et vous la rejetez, c'est du moins ce que j'ai cru comprendre dans votre dernière missive.
Je suis du genre têtue, on me le reproche suffisamment pour en être consciente, voilà pourquoi une fois encore je prend la plume pour vous répondre, parce que je ne lâche pas si facilement.

Prenez soin de vous, Tobias, de vous uniquement pour l'instant, ce sera déjà bien.

Eud



Pigeon vole vers un destinataire pas forcément enclin à recevoir la missive envoyée.

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Tobias_maxence.
Citation:


    Eudoxie,

    Si vous comprenez, j'en suis ravi croyez-le bien. Nous allons visiblement nous rencontrer un jour et ce jour-là peut-être arriverez vous à vous faire une idée de ma personne. Généralement après m'avoir rencontrer les gens changent d'avis sur mon caractère et qui je suis. C'est étonnant n'est-ce pas ? Sans doute le contact visuel ou l'attitude.

    Nous sommes bientôt arrivé à notre destination et allons profiter de la chaleur et de l’accueil d'amis. Aussi, j'en suis heureux bien que Kaghan aille provoqué la colère de Nannou. Je pense qu'il va s'en manger une, mais je sais aussi que la femme est douce et saura lui expliquer le pourquoi de sa colère.

    Comme vous le remarquez, je n'ai pas grand chose à écrire, je prendrais soin de moi et de lui, comme toujours.

    Tobias.

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