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[RP] Nuit de juin ! Dix-sept ans ! On se laisse griser.*

Louis_marie
Le titre n'est sans doute pas des plus explicites, je m'en excuse et tiens à préciser que ce RP n'est pas pour tout le monde, et notamment pas pour les plus jeunes d'entre nous.
Bonne lecture !

    [Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
    La sève est du champagne et vous monte à la tête...
    On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
    Qui palpite là, comme une petite bête...*]


Quelque part, pas si loin de toi, en secret, ton destin se planifie, ton passage à l'âge adulte s'organise et, plutôt que de vendre ta virginité - disons-le franchement : elle n'intéresserait personne -, on achète ta maturité.

Gysèle** a écrit:
Jolie rouquine,

Voilà quelques temps que je n'ai plus de tes nouvelles. J'espère que tu vas bien.
Où te trouves-tu ? Es-tu heureuse ? Raconte-moi quelles-sont les nouvelles ?!

De mon côté, je vais plus ou moins bien. J'ai eu un petit incident dont je te parlerai de vive voix, si nous parvenons à nous retrouver un jour. Que dirais-tu de nous fixer une date de retrouvailles ? Je n'aime pas rester dans l'incertitude et ça me ferait très plaisir de partager quelques verres avec toi.

J'ai retrouvé mes frères. Enfin l'un des deux ne m'apprécie guère, mais je m'efforce de faire bonne figure et je ne désespère pas qu'un jour il accepte notre parenté. Pour ce qui est du second, heureusement qu'il est là, il éclaire mes journées, mais il est tellement obnubilé à l'idée de mettre sa demoiselle dans son lit que ça en devient préoccupant. C'est là que je te propose une double raison de venir me voir. Non seulement tu aurais le plaisir de revoir ma petite personne (Oui, je sais, nous ne sommes pas les plus grandes amies du monde, mais le peu que nous avons partagé était chouette, je pense que ça continuera de l'être ! ), mais en plus, je souhaite t'engager pour que tu viennes à bout du pucelage de mon frère. Il ne doit bien sûr pas savoir que je te paie sinon il n'acceptera jamais, mais tu lui rendrais un grand service, ainsi qu'à moi, qui dois subir ses maladroites tentatives de séduction. Ton prix sera le mien, mon employeur me paie assez bien pour que je puisse me permettre cette petite folie.

Viens donc nous voir à Tours si tu le peux, je suis certaine que tu nous feras un grand bien à tous et j'espère que cela sera réciproque.

Tendres pensées,

-GyGy-


Rappelons donc que tu ignores tout de ce courrier qui, signé de la main de ta soeur, sonne le glas de ton enfance. La mort de ton innocence, déjà bien entamée. Et la disparition de ton pucelage, qui lui est encore bien entier.
    Pas ce soir.

Trois mots prononcés. Trois mots qui résonnent douloureusement dans ta tête. Trois mots que tu juges typiquement féminins. Trois mots qui, dans d'autres circonstances et dans la bouche d'une autre, entraîneraient le recul d'un mari trop entreprenant, lequel retournera de son côté du lit conjugal, priant silencieusement pour que le prochain soir soit le bon. Mais ils ont une toute autre signification dans ton esprit : ce soir, elle dormira dans sa chambre, et toi dans la tienne. Aucune barrière de coussins ne sera nécessaire. Tu n'auras pas à transpirer sous des couches de vêtements que tu n'oses enlever, de peur d'heurter sa pudeur. Tu seras seul. Terriblement et désespérément seul. Comme un enfant.

Et là, allongé sur ton lit, éclairé par la faible lueur d'une chandelle posée à ton chevet, le torse nu et les braies à demi délacées, tu penses. Il fait nuit, et tu ferais mieux de dormir. Mais la frustration et la tension qui ne quittent plus ton corps te maintiennent éveillé, la chaleur de ta couche te pèse, et la bouteille de calvados - directement sortie de la réserve personnelle de ta soeur - que tu tiens entre tes doigts, presque totalement vide à cette heure tardive, encourage tes fantasmes, là où tu aurais plutôt espéré qu'elle les apaise. Que se serait-il passé si, ce soir, elle avait accepté que vous dormiez à nouveau ensemble ? Que serait-il en train de se passer, là, maintenant ? Et si, lors d'une de vos nuits partagées, tu avais osé franchir cette détestable et détestée frontière que chaque oreiller rend un peu plus ridicule ? Et si une main était allée s'aventurer là où elle te l'interdit ? Aurait-elle dit non ? Se serait-elle laissée faire ? Aurait-elle feint le sommeil, jusqu'à ce que plus aucune parcelle de tissu ne puisse entraver votre étreinte ? Aurait-elle laissé tes yeux ignorants parcourir une cuisse ou le galbe d'un sein ? Aurait-tu pu entendre ses gémissements, tandis que tes lèvres viennent se promener plus bas que d'habitude ? Bien plus bas ? Tu t'imagines sa peau découverte, tu te souviens encore de cette hanche nue qu'il t'a été donné d'apercevoir. Et si tu étais moins timide ? Et si tu étais moins con ? Et si tu allais la voir, maintenant ? Tu es ivre et tu tituberais jusqu'à sa porte, oui, sans doute. Mais peut-être te sourirait-elle ? Peut-être t'ouvrirait-elle l'accès de sa chambre ? De sa couche ? De son corps ?

Les yeux se ferment, le poignet qui tenait la bouteille se relâche, laissant quelques gouttes de calva tacher le drap. La raison accepte de se taire, enfin. La conscience capitule. L'heure n'est plus aux remords. Monsieur dort. Monsieur rêve. Et, clairement, ça lui fait de l'effet.



*Rimbaud, mon amour.
**Courrier posté avec l'accord de LJD Gysèle, que je remercie largement.

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Laellie
"Tu as faim petite? Suis moi. Tu ne manquera de rien avec moi."

Et la petite avait suivie. Sans s'en rendre compte, elle venait de jeter son futur, sa liberté, sa vie. C'était il y a plus d'une quinzaine d'années. Aujourd'hui et après une multitude de péripéties, Laellie était toujours engluée, enfermée dans ce sort qu'elle avait scellée bien des années plus tôt. Mais désormais et depuis la disparition de Blanche, depuis que la solitude l'avait rattrapée, la rouquine avait appris à accepter cette fatalité.

Moins de gentillesse, moins d'altruisme, plus de vilenie, plus d'égoïsme. Et puis au milieu de ses déambulations, une missive lui était parvenue. Surprise, elle l'avait été. Qui donc pouvait bien penser à elle, lui écrire? Le nom de "Gygy" avait ravivé des souvenirs en elle, des souvenirs qu'elle essayait d'enfouir, des souvenirs liés à Blanche. La seule de cette époque que Laellie supportait encore et vers qui elle avait encore une totale confiance était Tulys. Pourtant, elle avait de bons souvenirs de Gygy, ne croyez pas le contraire. Elle l'appréciait même beaucoup. Mais elle lui rappelait les moments passés avec Blanche, sans compter le manque de contacts entre elles.

Evidemment, celle-ci écrivait pour réclamer un service. La catin avait été déçue et pourtant, elle ne pouvait pas s'attendre à mieux. Au moins il y avait eu la promesse d'une bourse bien remplie, et c'est sans aucun doute ce qui avait décidé Laellie à accepter la requête de son... "amie". Elle songea même à gonfler ses prix pour l'occasion, puisque son homologue disait avoir les moyens. Un prix d'ami? Elle ne connaissait plus ce mot,
la rouquine.

Quelques jours plus tard, elle était au point de rendez vous. La première rencontre vers Gygy fût brève. De quoi lui réclamer 90 écus la nuit, non négociable, une chambre où poser ses affaires ainsi qu'alcool à volonté pour le lendemain. Oui, la catin buvait beaucoup, depuis quelques jours.. Puis la commanditaire du contrat lui dévoila où logeait son frère et donna quelques signes distinctif, histoire qu'elle ne se trompe pas sur l'homme en question. Ce serait dommage de passer la nuit dans le lit du voisin.

Alors la voilà finalement, le soir même, devant la porte de l'homme. Elle doit jouer la comédie et non pas la catin. Et ça, c'est le plus difficile! Elle n'est pas sûre d'y arriver, mais elle fera ce qu'elle peut. Première étape : provoquer la rencontre. Elle n'a qu'une nuit pour le séduire, alors pas de temps à perdre! La rouquine est déjà peu vêtue. Pas de belle robe aguicheuse, ça ferait trop évident. Une simple chemisette de nuit blanche et transparente pour laisser apparaître ses formes fait l'affaire.

La main sur la poignée, elle la tourne doucement pour constater avec soulagement que la porte n'est pas verrouillée. Alors la rouquine l'ouvre et entre avant de la refermer derrière elle. Elle sifflote, un petit air entrainant. Puis elle fait quelques pas, feignant de ne pas voir l'homme allongé sur le lit. En réalité, elle s'approche pour se placer dans la lumière, pour que dansent les flammes de la chandelle sur son corps et qu'elles en épousent les formes d'une douce lueur orangée. Finalement, elle s'arrête, s'immobilise et fixe le lit. Pendant quelques instants, elle reste immobile, comme surprise.

Enfin, elle pousse un cri léger et se fait confuse.


Hiiii... Pardon je... Hem... Je croyais que c'était ma chambre... Je me suis visiblement trompée... Je... Pardonnez moi!

Pour autant, elle ne fuit pas. Evidemment, ce n'est pas son but! Provoquer une rencontre fortuite : fait. Prochaine étape, sans aucun doute la plus difficile : le séduire. Rapidement, pendant que le pauvre essaye de réagir à ce qu'il vient de pénétrer dans sa chambre, elle analyse la pièce du regard : elle remarque l'alcool qui traîne, la chemise qui devait couvrir le torse de l'homme un peu plus tôt..
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Louis_marie
Depuis combien de temps t'es-tu endormi ? Pas plus de quelques minutes, à en juger par l'état de la bougie qui continue de se consumer sur la table de chevet. Mais quelque chose t'a réveillé. Une présence. Une voix féminine. Quelqu'un est là, t'observe et te parle. Et à peine as-tu eu le temps de comprendre tout ça que, dans un éclair de lucidité, le drap qui gisait au pied du lit est agrippé et vient recouvrir ce qu'il s'agit de cacher. Non que tu sois particulièrement pudique, mais tu ne te sens pas non plus vraiment à l'aise à l'idée d'exposer au premier venu l'émoi nocturne qui déforme tes braies.
    DÉGA...

Non. Ne dégagez pas. Surtout pas. Les yeux se sont ouverts et une main passe sur ton visage embrumé par le sommeil et l'alcool. Non, Louis-Marie Ponthieu, tu ne rêves pas. Il y a bien une rousse dans ta chambre. Tu aimes les rousses, définitivement. Celle qui te fait face est jeune et belle, elle te rappelle ta soeur. Avec quelque chose de moins familier. De plus grisant. Ton corps réveillé se hisse sur un coude, laissant ta main libre se loger dans ta tignasse brune, pour admirer tout à ton aise la demoiselle. Et, très vite, une lueur lubrique vient se loger au fond de ton regard, lorsque tu t'aperçois de l'effet de la lumière sur son vêtement. Le visage inconnu est délaissé, tu t'intéresses bien davantage à ce tu n'as jamais le droit de contempler, encore moins de toucher. Tu t'autorises un examen prolongé, bien trop appuyé pour être courtois. La faute à l'alcool, peut-être, ou aux rêves qui peuplaient ton esprit il y a quelques instants. Question d'éducation. Question d'excitation, aussi.

Cela fait déjà bien trop longtemps que tu zieutes la rouquine. Arrête de fixer ses seins éclairés par la lueur de la chandelle. Arrête de t'imaginer tenir cette chevelure rousse entre tes doigts. Arrête de te demander à quoi peuvent bien ressembler les gémissements qu'elle pousse quand elle jouit. Quelqu'un de normal, de correct, de bien élevé, ne se livrerait pas à une telle découverte visuelle d'un corps dévoilé, et surtout ne resterait pas si silencieux. Il faudrait que tu dises quelque chose, là. Déjà, qu'est-ce qu'elle fait ici ? Tu n'en as pas la moindre idée, évidemment, tu n'as rien écouté de son explication. Il faudrait que tu te lèves, pour la raccompagner. Tu devrais lui proposer ton aide. Mais, évidemment, tout ça ne te vient pas à l'esprit, ton cerveau n'est plus assez alimenté pour que tu puisses réfléchir un minimum, l'afflux sanguin est parti irriguer une autre partie de ton anatomie.

    Vous... je... heu... mais... je... je...

C'est vrai que ça, c'était LE truc à dire. Tu bégaies, LM. Dès que tu es nerveux, tu n'arrives pas à aligner plus de deux mots. Et la panique te gagne. Qu'est-ce que tu es censé faire ? Tu ne parviens pas à regarder autre chose que cette silhouette féminine, inconnue et presque nue. Il y a ces lèvres qui appellent ta langue, et ces seins qui appellent tes mains, et cette ombre entre ses cuisses qui appelle ton... Bon, bref, on a bien compris tes intentions.

Il faut que tu fasses quelque chose. Arrête de la regarder. Et si un nouvel intrus débarque dans ta chambre, maintenant ? Pire : et si Juliane débarque ? Qu'est-ce qu'elle va penser en te voyant là, allongé, bouche bée, en train de mater une jeune fille qui, sans le vouloir sans doute, te laisse admirer à loisir son corps sous une chemise de nuit transparente ? Il faut qu'elle parte, qu'elle disparaisse et que tout ça ne soit plus pour toi qu'un très agréable rêve. Dis-lui de partir.

Non. Ne lui dis pas de partir. Il faut qu'elle reste. Juste un peu. Après tout, tu ne fais rien de mal. Tu ne fais qu'observer. Et puis de toute façon, une fois qu'elle aura quitté cette pièce, tu ne la verras plus jamais. Alors pourquoi ne pas profiter encore un peu du spectacle ? Elle est si belle et si grisante. Après une profonde inspiration, l'oeil vert se décolle de l'ensorcelante créature, le temps d'évaluer la bouteille posée sur le matelas, puis tu reviens immédiatement à elle. Il reste un peu de calva. Pas beaucoup, quelques gorgées tout au plus. Peut-être de quoi la retenir, seulement quelques minutes de plus. Juste pour prolonger un peu le plaisir de tes yeux.

    Heu... Louis-Marie. C'est... enfin, c'est moi. Louis-Marie. Voilà. C'est mon... mon... mon nom. Louis-Marie. Je... voilà. Et... heu... et donc... vous... vous... vous avez soif ?

Et tu continues de faire aller et venir ton regard sur elle tandis que tu te dresses sur le lit pour t'assoir plus correctement, veillant bien à ce que ton entre-jambes reste dissimulé sous le drap, avant de lui tendre la bouteille d'alcool.
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Laellie
Rouquine ne se fait pas prier pour détailler l'homme également. Pas physiquement, ça elle s'en moque bien. D'ailleurs, elle en rigole intérieurement, quand elle le voit se couvrir. Non, elle l'analyse plutôt. La première rencontre est souvent fatale. C'est là que l'on se fait une opinion des personnes que l'on croise, et que l'on décide si, oui ou non, elles valent le coup d'entrer dans notre vie.

Ici, la catin a face à elle un ivrogne peu méticuleux qui renverse même son précieux breuvage et en tâche les draps. Avec une moue sceptique, la rousse s'intérroge. Est-ce bien... ça... Le frère de Gysèle? Malgré tout, la description colle. A la lueur de la flamme dansante, le vert des yeux hagards du surpris se révèlent. C'est maigre, mais les cheveux correspondent également, de même que la taille approximative, ou du moins ce qu'elle peut en juger en se référant aux bosses sous la couverture.. Et elle ne pense pas à celle au milieu du lit, cette fois.

De prime abord, ça semble être un simple alcoolique violent qui vient d'être réveillé après s'être bien arrosé toute la soirée. Finalement le regard lubrique se pose sur elle et la détaille. C'était fait pour, elle ne pouvait pas le blâmer. Tous les hommes avaient la même réaction, de toute façon. Néanmoins, et parce que la première impression était mauvaise - toujours - elle décida de ne pas l'aimer. Alors le regard lubrique lui parut particulièrement pervers, plus encore qu'à l'accoutumé !

Beaucoup pensent que les catins ne jugent pas. C'est faux, bien entendu. Comme tout le monde, elles portent un jugement. Simplement elles, elles s'adaptent à tout.

Première opinion : faite.

Mais revenons à son rôle. Elle ne l'oublie évidement pas, elle a tellement jouée, tellement séduit, elle est capable de rentrer dans la peau d'un personnage tout en pensant à autre chose. Comme un automate bien huilé. Aussi, à l'injonction émise par l'homme, la rouquine sursaute, comme surprise.

Il n'est pas question de déga.... ger, non Alors elle reste là, sans bouger. Sur son visage, un sourire désolé et un air fautif. Elle ne peut pas se forcer à rougir, sinon elle le ferait! Mais ça ne sera pas nécessaire, puisqu'il continue de parler. Il n'a pas l'air si violent et son jugement se transforme. Il a l'air plus timide que totalement abruti par l'alcool. Il faut dire aussi que Gysèle l'avait un peu prévenue..

Et la voilà même invitée à boire un peu. Elle n'a rien eu à faire, il n'a pas envie qu'elle parte. C'est déjà un bon point. Puis le sourire sur ses lèvres s'étire, comme ravie et soulagée du dénouement... Alors que ça ne fait que commencer.

La catin fait un pas de plus vers le lit, puis pose son fessier au bord de celui-ci, frollant au passage la cuisse couverte tant bien que mal. Elle fait mine de ne pas remarquer le manège de l'homme qui se couvre à la hâte. Quelle drôle de situation, d'ailleurs, qu'un homme presque nu invite une inconnue sortie de nulle part et en chemise de nuit à boire un verre !

La tête se penche avec courtoisie, et enfin elle parle. Puisqu'il est maladroit, hésitant et qu'il bégaie, la catin se fait assurée, ferme, avec l'air de savoir ce qu'elle fait. Question de contraste. Sinon à l'automne elle attendra encore le printemps. Or, elle doit le séduire cette nuit pour lui apprendre la vie !


Je vous remercie. Vraiment, pardonnez moi. Je prendrai bien un verre, oui... C'est qu'avec toutes ces histoires..
Oh, et vous pouvez m'appeler Laellie!


Et puis elle se penche en sa direction, comme pour continuer sur le ton de la confidence. Un bras par dessus le corps de l'homme vient effleurer la hanche à demi couverte de l'autre coté, et la catin le surplombe. Dans une grimace, elle reprend.

D'ailleurs, voudriez bien baisser d'un ton s'il vous plait? Si on m'attrape ici, si peu vêtue... Allez savoir ce que les gens penseront! Ma réputation ne sera plus qu'un souvenir..

Braver l'interdit, tout risquer lors d'un instant, d'une soirée, d'une nuit. Pour beaucoup, il n'y a rien de plus grisant que le sentiment d''être au dessus des codes, et se sentir ainsi libre.

Couplé à la proximité de leurs corps, notamment au niveau de la poitrine de la catin venant frôler le torse masculin, elle espère provoquer rapidement une réaction chez lui.. Ajoutez à la recette un peu d'alcool, et vous obtenez le trio gagnant pour une nuit de débauche. Que peut-il espérer de mieux, pour son dépucelage?

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Louis_marie
Elle veut bien prendre un verre là, dans ta chambre, avec toi. Et, sans que tu ne saches trop pourquoi, cette idée accélère encore ton rythme cardiaque. Qu'elle reste. Une minute, une heure, toute la nuit ou toute la vie, pour l'instant ça t'est bien égal. Elle est là, et c'est tout ce qui compte. Et elle se colle à toi, elle te susurre quelques mots dont le sens te paraît très lointain, incapable d'entendre autre chose que le son de sa voix suave. Tu sens son souffle sur toi, tandis que tu n'arrives plus à formuler une seule parole censée.
    Je…

Bande. Et, serré dans mes braies, ç'en est douloureux. J'aimerais y glisser ma main pour me libérer. Faute de pouvoir le faire, celle-ci vient se loger dans mes cheveux et les tire un peu. Pour m'assurer que tout ceci n'est pas un songe et pour me ramener sur terre. Il faut que je parvienne à me distraire, à reporter mon attention sur autre chose que sur ce corps si près de moi. Plus près qu'aucun ne l'a jamais été. Il faut que je me calme. Alors je ferme les yeux, juste quelques secondes, pour tenter de chasser de mon esprit le moment présent et installer dans ma tête des images qui ne donnent pas envie. Penser à ma mère. Rien que son nom refroidirait le plus bouillant et le plus affamé des jeunes hommes de dix-sept ans. Sauf que, à peine mes yeux se sont-ils rouverts, que Marie-Gertrude disparaît, laissant place à Laellie. Belle, envoûtante. Rien que son nom est une invitation au plus langoureux des baisers et au plus doux des plaisirs.
    Vous…

M'excitez. Beaucoup trop. Jamais une femme n'a été si près. Jamais je ne me suis senti si prêt. Jamais je n'en ai vu autant. Et je voudrais vous toucher, vous découvrir. Mes doigts abandonnent ma tignasse et viennent jouer avec une mèche rousse. Il serait bon de prendre un air distrait, de faire croire que ce n'est là qu'un geste mécanique destiné à vous recoiffer. Mais je suis bien incapable de feindre une telle innocence quand mes yeux hurlent ce qu'ils ont envie de vous faire.
    J'ai…

Envie de vous baiser. Brutalement. Profondément. Rapidement. Sans sentiment. Non, je ne vous aime pas. En réalité, Laellie, je crois que je vous déteste. Ce n'est pas de votre faute, sans doute, et après tout je ne vous connais pas. Mais je hais cet effet que vous me faites. Je ne comprends rien, ni ce que vous faites là, ni ce que vous me faites là. Votre corps est un appel au mien, et ça me fait perdre toute raison. Je ne contrôle rien, et je ne supporte pas ça. Pitié, laissez-moi vous toucher, vous embrasser, vous baiser. Qu'on en finisse.
    Je...

Dois me reprendre. Retrouver un semblant de contenance. Alors je souris, doucement, timidement. Je n'arrive pas à parler, mais ne partez pas, s'il vous plaît. Il me faut vous charmer, vous faire rire et vous séduire. Il n'y a qu'ainsi que vous resterez un peu plus longtemps. Encore un instant. Tout ne doit pas s'arrêter en si bon chemin. Il faut que je trouve quelque chose à répondre. Et vite.
    Ne... ne vous inquiétez pas. Je ne ferai pas de bruit. En revanche, ça risque d'être plus difficile pour vous...

Lubricité, lourdeur et arrogance. Rien de mieux pour faire croire qu'on est à l'aise lorsqu'on ne l'est pas du tout. Mais ça n'est certainement pas suffisant. Elle est encore loin. Si ses seins se retrouvent plaqués contre mon torse nu, ça ne peut être que l'effet du hasard. Elle ne l'a pas fait exprès, et elle va s'éloigner. Mais venez. Approchez-vous. Regardez la bouteille que je tiens à bout de bras, loin de moi et de vous, et que vous ne pouvez pas attraper. Venez la prendre, passez une cuisse de l'autre côté de mon corps. Et excitez-moi. Encore.
    Je...

Pose ma main sur votre hanche, par-dessus cette chemise que je voudrais tant vous enlever. Est-ce que c'est décent ? Est-ce que c'est ça que je dois faire ? Non, sans doute pas. Est-ce que vous m'en voudrez et me repousserez ? Je n'espère pas. Pardonnez-moi. Mais vous me donnez envie de plus. De beaucoup plus.
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Laellie
Le piège est en marche, les fils de sa toile se referment. Vite. Très vite. La catin elle même ne s'attendait pas à le voir déjà déjà si audacieux, alors qu'elle sent la main de l'homme venir cueillir ses hanches. Gysèle avait pourtant insisté sur les maladresses et la timidité de l'homme avec les femmes. Si, en effet, le bégaiement de la cible démontrait toute sa gêne quant à la situation peu commune, ses gestes étaient en revanche une réelle invitation à poursuivre sa démarche, comme s'il avait déjà tout compris.

Et à l'écouter, rouquine leva les yeux au plafond. Ces hommes, franchement. Tous les mêmes! A toujours vouloir se montrer digne, supérieur, parfait. Mais si l'Orgueilleux savait... S'il savait que Laellie est ici parce qu'elle est payée par Gysèle... S'il savait que Laellie savait qu'il est encore puceau... Mais la catin en avait vu d'autres, elle n'était pas ici pour lui faire ravaler sa fierté. C'était une donnée commune chez les hommes, et leur laisser croire à leur supériorité était une partie intégrante du métier de catin.

Outre les paroles équivoques et la main entreprenante, Laellie avait également notée les regards brûlant d'un désir ardent que lui jetait l'homme. Elle en vint à se demander comment celui-ci pouvait être encore vierge alors qu'il irradiait de tant de désir. Certes, la catin avait conscience de son corps séduisant et de sa mise en valeur pour aguicher les hommes, ce qui ne manquait assurément pas sur Louis-Marie. Mais tout de même, il avait bien du croiser d'autres jolies demoiselles dans sa vie, sans compter sa... fiancée?

Et lui même n'était pas repoussant. Rouquine n'était plus attirée par grand monde à force, alors elle avait du mal à juger, mais le mâle avait une bonne dentition, quelques muscles bien placés, sans doute puissants... Non non, assurément, une belle bête de course. Certes il y avait un peu de dressage à faire. C'est la raison de la présence de la catin d'ailleurs. Mais qui peut se vanter de monter le meilleur des étalons s'il n'a pas au préalable travaillé personnellement à son éducation ?

Enfin, ce n'était pas le problème de Laellie, ça... Tant pis pour sa fiancée, elle ne sait pas ce qu'elle manque !

Et puis, malgré ses pensées, rouquine doit toujours se fondre dans le personnage. Personnage qui évolue quelque peu, en voyant le désir se dessiner nettement dans le regard envieux de l'homme. Elle ne peut toujours pas rougir, mais prend un air gêné face aux paroles de l'homme. Elle espère que la faible lueur tamisée de la bougie suffise pour couvrir le reste.


Je... Oui, vous avez sans doute raison.. Je vous promets de faire le maximum pour me taire. Et si ce n'est pas suffisant... Je suis certaine que vous trouverez la bonne solution pour palier à ce problème.

Lui tendre la perche, le laisser croire en ses capacités, lui faire croire qu'il domine, qu'il dirige, qu'il a le choix. Alors que la catin pense plutôt : "Cours toujours, t'arrivera même pas à m'essouffler.."
Mais il faut toujours laisser croire à un homme qu'il a le dessus, la main mise sur les événements.

Puis, à gestes lents, tranquillement, la rousse se dresse sur le lit, et enjambe l'homme. A quatre pattes au dessus de lui, elle se penche encore, rapproche ses lèvres de celle de sa proie. Elle murmure, un ton plus bas.


C'est mieux ainsi..? Ou peut-être dois-je m'approcher encore un peu plus..?

Et parce qu'elle est prévenue qu'il est gauche et peu entreprenant, la rousse prend les devants, pour sceller leurs lèvres dans un baiser d'abord léger, puis plus langoureux. Du bout de l'index, son ongle caresse et contourne les muscles de sa poitrine, avec légèreté.

La proie est déjà prise au piège. Il est à elle. Et la nuit est à eux.

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Louis_marie
    [Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
    Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
    Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
    Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

    S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
    Pour troubler le repos où mon âme était mise,
    Et pour la déranger du rocher de cristal
    Où, calme et solitaire, elle s'était assise.*]


Tu lâches prise, LM. La pente sur laquelle tu glisses est lente, agréable, mais irrémédiable. Le petit garçon effrayé perd du terrain, et finit par disparaître. Il n'est plus l'heure d'avoir peur. Pour combien de temps l'enfant va-t-il se taire ? Tu n'en sais rien. Peut-être qu'il ne reviendra plus. Peut-être que c'en est fini avec lui. Peut-être que, cette nuit, tu deviens définitivement un adulte.

Mais rien n'est moins sûr. Car c'est avec une candeur étonnante que tu parcours du regard ce qu'on t'a si longtemps caché. Tu découvres, et tu es fasciné. Tu la veux toute entière. Tu veux pouvoir te noyer dans ces mèches rousses et ces yeux verts. Tu veux goûter ces lèvres charnues et cette peau délicate. Tu veux saisir ces seins dressés et cette croupe envoûtante. Et ta main remonte le long de son flanc toujours voilé d'une absurde chemise. Ses lèvres viennent goûter les tiennes. Ta langue joue avec la sienne. Et ta main, conquérante, vient caresser un pointu féminin. Foutu tissu qui t'empêche d'enfin goûter à sa peau. Et tu sens ses doigts sur ton torse nu. La chaleur de son corps sur ton érection. Et tu n'en peux plus.

Un mouvement de recul. Il faut que ça s'arrête. Le temps de reprendre ta respiration. Résister. D'abord, pour Juliane. Elle n'est pas Juliane. Mais quelle importance ? Ne te laisse pas aller. Pas tout de suite. Ta bouche quitte celle de la rousse. Plus tu la regardes, et plus tu la veux. Et plus tu la hais. Qui est-elle ? Comment ose-t-elle venir te troubler à ce point ? Tu te vois la frapper avec toute la violence et la rage dont tu es capable. La chasser de ton lit. Lui hurler de disparaître. Parce qu'elle n'a rien à faire là. Parce qu'elle n'a pas le droit de te toucher ainsi. Les mâchoires serrées, tu la regardes, celle qui se tient juste au-dessus de toi, et tu la détestes. Elle n'est que vice et cruauté. Elle te torture. Tu veux la détruire, tu lui en veux pour un mal que tu ne saurais nommé. Elle n'a rien fait. Mais c'est là tout le problème : comment femme peut-elle ainsi te maîtriser, sans un mot, par sa simple présence ? Un seul geste de sa part te tuerait. Tu ne survivrais pas à la voir s'éloigner. Et l'idée qu'on te domine ainsi t'est insupportable. Alors tu te mets à rêver de la frapper. De la faire saigner. De réaffirmer ta virilité. Non, vous ne me dominez pas. Je contrôle, je me contrôle et je vous contrôle. Je vous ferai mal. Vous n'êtes pas la maîtresse de mes émois, vous n'avez aucun pouvoir sur mon corps, vous n'avez pas le droit, vous n'êtes rien d'autre qu'une femme. Ce n'est pas vous qui commandez et moi, maître et seigneur, j'ai tout pouvoir, sur vous comme sur toutes les autres.
Sauf que je mens. Je n'ai aucun pouvoir. Et vous me tuerez, Laellie, de la plus agréable, de la plus extatique et de la plus petite des morts. Et je ne pourrai rien y faire.

D'un geste, tu la repousses, pour la forcer à s'allonger sur le dos. La dégager. Qu'elle disparaisse. Que la torture cesse. Et, immédiatement, tu la rejoins. Tu ne peux pas résister, LM. C'est fini, tu es perdu et tu as perdu. Elle a gagné la partie dès qu'elle est entrée dans ta chambre. Mais, maintenant, tu es au-dessus, ce qui te rassure un peu. Tu estimes tenir là la place qui te revient de droit, et tu rejoins à nouveau les lèvres de Laellie. Un baiser dur et autoritaire. Appuyé sur tes coudes, ton corps se frotte instinctivement sur celui de la catin. Et merde, pourquoi as-tu encore tes braies ?

    Je... je vous veux. Je... encore plus près.

Rien de plus qu'un murmure entre ses lèvres. Il n'y a rien d'autre à dire. Est-ce que c'est une question ? Est-ce que tu attends son accord ? Peut-être, un peu. Mais, de toute façon, il est bien trop tard pour faire marche-arrière. Il suffit. Tu veux davantage et tu ne saurais attendre davantage. Alors l'une de tes mains s'immisce entre vos deux corps allongés, descend jusqu'aux lacets de tes braies. Et, enfin, tu tentes de te libérer, dans un geste trop précipité et trop maladroit pour être efficace. LM, tu trembles. N'essaie plus de lutter. Rousse a déjà gagné.


*Baudelaire.
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Laellie
Et enfin, le petit chaton inoffensif devient un lion... Enfin non, pas encore. Dans la hiérarchie des félins, nous avons plutôt affaire à un gros chat. Il ne sort pas encore les griffes, mais essaye d'affirmer sa position malgré tout. Face à tant de.... Virilité... La câtin se laisse submerger. Ou plutôt, elle le laisse agir à sa guise, la renverser, la dominer. Elle se retient de rigoler malgré tout, et fixe le plafond qu'elle n'avait pas encore eu l'occasion d'admirer.

Plafond tout ce qu'il y a de plus classique, malheureusement. Pas de quoi fouetter un chat, sans mauvais jeu de mots avec l'allusion faites plus tôt. Quoi qu'il en soit, elle ne pourra pas se contenter d'admirer les poutres apparentes pendant qu'elle le laisse découvrir le corps humain ainsi que les joies de l'amour d'une nuit, sans quoi les heures allaient paraître longues..

De toute façon, un gros chat ne l’intéressait pas. Elle voulait un lion, un vrai. C'est bien pour cela que Gysèle la payait, non? Pour en faire un mâle, un pur ! Et puis, Laellie, elle aime l'amour qui fait BOUM ! Alors la rousse roule des yeux. Les maladresses du frère de Gygy avaient quelque chose de... Touchant... Si seulement Laellie avait eu un quelconque sentiment à son égard, bien sur. Pour sa compagne, ça pouvait passer, pour la catin, c'était un peu plus agaçant.

Alors dans un sourire, ses mains viennent l'aider. Ses doigts, bien plus agile dans l'exercice, viennent à bout des lacets qui nouent les vêtement de l'homme. Avec amusement, et parce qu'elle est garce, la rousse, il faut le dire - quoi que c'est normal pour une catin, me direz vous - elle retire le lacet qu'elle vient glisser derrière la nuque de sa proie pour l'attirer à elle. Elle approche son visage, comme pour l'embrasser, avant de tourner la tête, pour venir murmurer à l'oreille masculine.


Alors venez. Plus près, encore. Ne faisons qu'un.

La voix suave laisse couler les mots, les laisse faire leur chemin dans le cerveau embrumé par l'alcool et le désir. Pendant ce temps, rouquine lâche le lacet pour défaire sa propre chemise de nuit et l'ouvrir. Le corps cambré s'offre clairement aux envies de l'homme.

Son bassin, lui, vient onduler contre la bosse de l'homme qui se gonfle et se tend vers elle. Une cuisse se glisse et remonte entre celles de L'homme avant de redescendre. Toutes griffes dehors, ses ongles viennent caresser le dos de celui qui pense la dominer. Pour plus de réalisme, pour lui donner courage, confiance en lui, la catin lâche un léger gémissement, dans un soupire.

Petit à petit, ses mains descendent, se dirigent vers l'intimité masculine, mais lentement. Elle veut le faire croire qu'il dirige, qu'il choisi, qu'il garde le contrôle. Alors les gestes de la rousse sont lent, pour le stimuler, lui donner l'envie d'aller plus loin.

"Viens, écrivons un nouveau chapitre à ton histoire..." Pense la rouquine. Et au bout du compte, au bout du conte, quand la fable du chat et de la renarde sera écrite, Louis Marie pourra en apposer sa morale...

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