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[RP] Nom d'une pipe!

Umbra
Saint-Claude, capitale de la pipe et du diamand -bien que beaucoup oublient ce deuxième point sauf certains ayant flairé le butin-.

Tronche gravée dans le marbre, la mine déterminée, l'Ombre se garda difficilement d'une énième gueule de bois même si sans vin, c'était nettement plus jouable. La soirée se déroule des plus agréablement, en très bonne compagnie, fit renaitre quelques feulements dans la gorge de la Corneille. Chose rare pour l'Oiseau de mauvaise augure mais qu'importe, passé minuit, il faut troquer peau de velours contre cuir renforcé. Elle s'en va voler dans les plumes et casser du miliciens. Pourquoi? Pour l'adrénaline de venir frotter sa lame contre celle de l'opposant, la pression des coups reçus, le soulagement de ceux donnés. Après une danse endiablée exclusivement féminine, c'est l'heure de valser sabre au clair.

La Manchote, armée de son épée et de son crochet ne passa pas par quatre chemins pour rejoindre la mairie de Saint-Claude. Pas de plan d'attaque, on fonce dans le tas s'il y en a un et encore, cerclée par les montagnes, c'est bien la seule défense de la cité à laquelle elle s'oppose. Une prise trop simple et amplement méritée dans cette ville fantôme. Pas de tension ni de glorieux combat de son côté, c'est à peine si elle lutta pour repousser la garde. Elle, qui fut malchanceuse au possible aux cartes ces derniers temps, sentit la chance tourner à son avantage cette nuit-là et pour la clore en beauté, après avoir bien débarrassé la mairie avec ses comparses, vint rejoindre discrètement la flamme dans son lit.

Saint-Claude capitale de la pipe et du butin...

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Yap.
Yap prenait la chose vachement au sérieux. C'est que ça faisait un bail que l'échevelée s'était pas livrée à une de ses activités préférés : l'ouverture de mairie à grands coups de poulaines retournées. En fait c'était quelque chose d'essentiel à son bien être intérieur, car la gymnastique, c'était bon pour la forme ; enfin, c'est ce que les médicastres disaient, et Yap croyait beaucoup ce qu'ils disaient. Elle appliquait donc, à sa façon, ces conseils. C'était peut être d'ailleurs pour ça qu'elle avait été d'humeur taciturne ces derniers temps. Donc, un peu d'exercice était bien venu.

Donc, à la nuit tombée, la gueuse se tapissait déjà sur le toit d'une petite mansarde branlante qui jouxtait la mairie. De là, elle avait une vue dégagée sur les allers retours des gardes, qui ressemblaient à vrai dire plus à des paysans en chaussette munis de fourches. Mais il n'était pas question de sous-estimer l'ennemi. La brune s'était peinte le visage avec une mixture de boue et de fiente de canard, qui selon les dires de certains, permettraient à son porteur d'obtenir un charisme de +10. C'est qu'elle voulait fortement poser ses p'tites miches sur le siège du maire.

Toutes à ses considérations sur la façon dont elle allait terrasser son p'tit monde, la brune ne se rendit pas compte que déjà des silhouettes filaient vers les portes de la mairie. Au premier grand bang!, elle jura que c'était le signal d'alarme. Au second bang!, elle jura que c'était déjà fini, puisque la porte de la mairie était grande ouverte, et que les garde s'enfuyaient à toutes jambes. Ca n'avait pas duré 10 secondes. La gueuse descendit de sa planque, et prit l'air de celle qui a combattu activement.

-Bah bordel les copains, ça, c'est ce qu'on appelle une remise en forme ! Bon, on signe où ? [/b]
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Samael.
Quand Cael avait parlé d’aller tailler des pipes à Saint-Claude, Mael s’attendait à une cure libératrice de ses chibidules. Il ne comprit qu’après coup que nenni, il en serait rien.

Il lui restait encore comme option que d’usurper l’identité de son jumeau et quémander le fameux service gagné aux cartes auprès de la noiraude.
Peine perdue lorsqu’il surprit la belle en taverne, en une autre féminine compagnie. Il n’eut, pour se consoler que le charmant tableau de monts et merveilles parfaitement harmonieux avant que les demoiselles rendossèrent leurs apparts.

Nonchalant, impassible et d’un calme suspect et dangereux pour qui le connait, il s’était installé comme à son habitude, séant sur la table, jambes en tailleur et orteils au vent. Mais cette fois, entre le rond que formaient ses guibolles se trouvait un chaton recueilli, ressemblant à s’y méprendre à une chauve-souris. Il cajolait la bête, se changeait les idées, fixait et devisait avec une cliente blonde au rire énervant, au comportement encore plus étrange que le sien. Il avait été sur le point d’exploser lorsque Cael arriva, prenant sa place et remettant chacun dans son rôle.

Prends un sac de jute et rejoins-moi avait intimé l’autre roux
Avec ou sans la blonde dedans ?

Fallait croire que la fille avait de la répartie ou alors était vraiment pas très fute fute, mais quoiqu’il en soit, elle jouait avec le feu, ne sachant pas de quoi Mael était capable lorsqu’on le titillait. Elle avait fait entendre une nouvelle série de rire, narguant le jeune homme qu’il serait bien incapable de la mettre dans le sac.

Etes-vous narcissique au point de croire que vous êtes la seule blonde de la ville et être plus forte que deux hommes ?
Ça vient de quelqu’un qui se laisse dicter sa conduite pas un autre.


Que pouvait-elle comprendre du lien qu’unissait les jumeaux ? Elle enchaîna

C'est clair j'ai pris quoi 5 fois la parole ce soir. Mais soit je vais me taire si cela peut apaiser vos esprits

Amen…Déjà que le rouquin l’avait trop complexe et retourné son esprit, si la miss lui en attribuait deux, adieu veaux vaches et cochons.

Je pense que vous n'avez point appris à compter au-delà de cinq
Mais dans tous les cas ma pensée reste la même
Sauf qu'une pensée est muette et que je vous entends hélas que trop bien.


La fille s’était tue un moment, les gloussement avaient cessé Samael avait récupérer le chat mit préalablement à la porte sur demande de son frère. Le silence était pesant mais le roux exultait, rendre l’atmosphère embarrassante, c’était son péché mignon. Il tourna la tête et croisa le regard féminin qui le toisait

Un souci?
Ben j'sais pas, vous m’regardez
Si voyez que je vous regarde c'est bien car vous me regardez aussi non?
Pas faux.
Je viens de comprendre pourquoi dieu ou je ne sais quoi d'autre a fait des doubles comme vous et v'tre frére
Mon frère et moi avons été conçu par un homme et une femme communément appelés géniteurs, rien à voir avec Dieu


Finalement, il avait pris congé avant que la vie de la demoiselle ne tourne en eau de boudin. Il n’avait été que trop calme, la comédie avait assez duré.

Ventricule-le chat, souvenez-vous en- caché dans sa chemise, il rejoint son Autre et..les autres, sac de jute sur le dos, saluant d’une grimace, la bestiole lui labourant le torse de ses griffes. S’il s’en sortait de cette soirée, ses deux tétons indemnes, il promettait mentalement de ne point se tirer sur la nouille pendant toute une journée.
Frustration que de voir un seul garde, repoussé par une donzelle comme une lavette, Samael de dépit cracha à ses chausses.
Pas de bagarres, pas de sang ni de cris, pas de porte démolie à la hache, les filles étaient méticuleuses et propres, un crochet suffit.
Tout naturellement, il s’installa sur le bureau du maire, sac de jute ouvert.


Bon, maintenant on fait quoi ? On va baiser ou on va boire un coup ? Personnellement, je n’ai pas si soif que ça.

Parce que pas pour dire, mais le spectacle des petites croupes s’activant à remplir le sac réveillait les ardeurs de notre bonhomme.

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Balafron
Bam ! Ça c'était le pied de Balafron qui s'explosa littéralement sur la porte, ou dans le mur juste à coté, avant le crochetage par plus habile que lui.

AAAAAAAAAAH MON PIED ! J'A MAL AU *hips* PIEEEED !

Il s'était pas raté le bougre. Il en serait quitte pour boiter de nombreux jours.


Bon on a quoi dans les coffres ?!


Il se mit à farfouiller et à tout jeter ça et là.

Des seaux ? Pwarf payes ton truc inutile. Des peaux ? De l'argile ? Moué. A bouffer, du bois. Ouais ouais ouais ! Des haches ? A pas mal ça !
Ma ces faignasses auraient pu les aiguiser quand même ?! Regardes moi ça comme c'est tout émoussé ? Ni fait ni à faire ça. Une toque ?
Oh que c'est laid.. Des bas pour homme ? Ça existe ça ?


Il allait de découverte en découverte. Et les sous ? On s'en foutait de toutes ces merdes. Ils voulaient tous voir les sous !

Ah, voilà les écus ! A LA PACTOLE A LA PACTOLE !


Dans les 750 écus, pas si mal pour commencer la journée.

VICTOIRE ! Chargeons y tout dans la chariotte, on fera la partage à Genève !

Citation:
23/08/1465 04:08 : Votre révolte a abouti ! Vous étiez une petite bande contre un groupe de gardes.
23/08/1465 04:18 : Vous vous êtes levé du bon pied ( le valide ) ! Vous êtes particulièrement en forme aujourd'hui, et cela se voit !
23/08/1465 05:28 : La ville de Saint Claude vous a versé un subside de 500 écu(s). Êtes-vous sûr de l'avoir vraiment mérité ?
Balafron
Le soir même, il eut droit à son procès. Evidemment il s'y rendit.


Citation:
*Balafron se radina clopin clopant. Ce qui n'était pas habituel après un combat gagné aussi facilement.*

Ah bien le bonjour, mes bons Seigneurs !

Je suis bel et bien le dénommé Balafron. Et je ne suis pas du genre à mentir. Oui j'a bien attaqué Saint Claude le jour dit. Et avec brio ! Y'avait Coeur, moi, pis c'est à peu prêt tout. On a tout prit, tout ! Enfin presque. Vu qu'on est pas des chiens on a laissé une essence curative, pour le mal de tête du prochain maire. On a pas touché aux meubles du Taudis nan plus.

*Il écarquilla de grands yeux, fixant tour à tour ses accusateurs.*

Ma ce Taudis ! Ma quel Château ! Il est de toute beauté. Ces meubles ! Ce luxe ! De savoir que des pauvres gueux bouseux y habitent, j'en ai presque la larme à l'oeil ! Alors on a tout laissé. Merci qui ? Merci Balafroooon.

*Il se tourna alors exclusivement vers le Procureur et le toisa. Puis dit.*

Et donc je suis l'seul en procès ? T'as le nez fin, tu as tout de suite trouvé le cerveau de la bande ! Par contre pourquoi m'accuser de Trahison ? Ne faudrait il pas que je sois Comtois pour cela ? C'est la base. Je suis l'Bourreau officiel par d'où j'viens. Si tu veux j'te donnera quelques leçons de procédures après l'procès. Là on serait plutôt dans du Trouble à l'Ordre Public, mon grand.

*Il le gratifia d'un sourire.*

Bref, je n'aurai qu'une chose à rajouter.

MARCI SAINT CLAUDE ! JE T'ADORE !
Samael..
Quand on a toutes les solitudes à la fois, de l'esprit, de la conscience, du cœur, des sens, quand on n'a pas un confident en qui verser toute son âme, pas un être avec qui l'on ose pleurer, ou qui puisse vous donner de la force et du courage ; quand, par délicatesse, ou générosité, ou sagesse, il faut toujours se contenir, se taire, se réserver, cette malédiction atteint bien plus sûrement ses effets. « Il n'est pas bon que l'homme soit seul », cette sentence n'a rien perdu de sa redoutable vérité.


Il n'y a rien de plus tragique dans la vie d'un jumeau que de se retrouver esseulé et cela, Samael allait l'apprendre à leur dépend.

La joyeuse troupe cahotait sur les chemins, pour la plus part roupillant dans la chariote parmi les flots ethyliques, la tête dodelinant à chaque secousse.

Le roux s'était endormi comme toutes les nuits de son existence, blotti contre son Autre, source de chaleur et de sécurité.
Et puis fallait dire que la respiration profonde de Cael faisait sur Mael l'effet d'une comptique soporiphique.

Et puis, un trou plus profond que les autres, sur cette maudite route autant cratérée qu'un restant d'acnée sur une peau de presqu'adulte le réveilla en sursaut.

Ventricule-le chat-, dans un miaulement de rebellion prit le large et sauta à toutes pattes pour gambader dans les fourrés.

Et c'est avec un plongeon digne d'un gardien de soule que le rouquin plongea du véhicule pour attraper le matou par...la queue. La petite bestiole ne l'entendait certes de pas cette oreille et se débattit même comme un damné, griffant la joue et les mains de son ravisseur qui eut le dernier mot, immobilisant l'animal contre lui.
Il lui fallut un bon moment pour calmer le petit être et l'enfiler dans sa chemise, contre son torse.

Ivre et pas conscient de perdre ses compagnons, Mael en profita pour pisser contre un buisson, bière aidant y avait de quoi arroser tout un champs.
Puis, c'est à l'ombre d'un arbre que notre specimen s'écroula et se mit à ronfler au clair de lune.


4 heures plus tard...

Samael se promenait nu, courant dans un champs de lavande provencal, poursuivit par un troupeau de jeunes pucelles, il trébucha et fut vite maitrisé par les déesses tout autant effeuillées que lui.
La blonde jouait avec ses tétons et le roux se mit à rire niaisement, un rire qui monta dans les aigus et prit le timbre de la recrue du Bourreau...


Mais que...aille !

La garce lui griffait le torse en miaulant et lorsqu'il émergeat de son rêve qui virait au drame, un rayon de soleil vint lui transpercer l'oeil droit, puis le gauche.

Nom de...p'taiiiiin !!!

Et tous ces oiseaux qui tournaient au-dessus de sa tête, 'manquait plus que un lui chie dessus.

L'expression vie de merde prenait tout son sens.

...se souvenir...

Une gueule de bois du lendemain de la veille et se rendre compte qu'un truc clochait.
Pas de Cael dans les environs, pas de troupe ni de chariotte, il se retrouvait, largué en pleine nature...seul.

Sa hantise la plus profonde prenait forme et un frisson lui décolla les poils de l'échine.
Ses tripes se retournèrent et se vidèrent dans l'herbe.
Il s'essuya les lippes d'un revers de manche et hurla les poumons en feu


Judicaeeeeeeeel !

Un corbeau croassa comme pour se foutre de sa gueule.
Infame volatile de malheur.

Il ramassa un caillou, le tirant dans les airs, riant laconiquement en l'entendant retomber plus loin.

Dépité, paniqué, Mael se laissa tomber à genoux, délivrant le chat des tissus qui le retenaient et déposa sa bouche entre les deux oreilles.

Mon vieux, on est plus que toi et moi. Les autres sont partis et si on veut bouffer, va falloir marcher.

Il lâcha un sanglot de désespoir et se mit en route, son compagnon d'infortune sur l'épaule.

Il a bien dû se rendre compte de mon absence. Il doit bien me chercher ou m'attendre quelque part.


Et si lui était-il arrivé quelque chose ?
Mais non voyons ! Il est fort !


Le roux essayait de se raisonner tout seul, parlant à voix haute, se faisant peur, se rassurant, ses pieds s'écorchant sur le gravier du chemin.

Tout son être lui faisait mal, son estomac se retournait constamment et malgré l'effort, il avait froid, il claquait des dents même, les nerfs partant en vrille. Il avait l'impression d'être l'ivrogne a qui on arrache sa bouteille.
Sauf que lui, c'est son frère qui lui faisait défaut. Il aurait donné cher pour entendre sa voix, sentir son odeur, son souffle, la pression de son corps à ses côtés.

Il hâta le pas, pleurnichant même par moment et ne pouvant s'empécher de brailler son prénom par moment.

Pour sûr, son étiquette de cinglé lui collait bien à la peau pour les voyageurs qu'il croisait. Les pleutres fouettaient leurs chevaux en criant, quand le roux, levant la main demandait passage.

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Judicael
Arrivé en dernier, - N'était pas du genre à se précipiter ni à s'exploser le pied en premier, préférait laisser faire les autres d'abord - Judicael rejoignit son frère, s'installa sur le bureau du bourgmestre, observant le désordre ambiant.

- Il est l'or.... Monseignor... Ni boire ni baiser. On remplit ce sac avec le moindre grain de poussière.

Un sourire vilain se dessina sur ses lèvres. Dans la nuit Franc Comtoise, l'agitation régnait en maitre en les murs de la petite mairie, éventrée , les tripes à l'air.

Saisissant une hache posée dans un angle de mur, en se penchant un peu, il la soupesa. Ses doigts vinrent caresser pensivement le fil de sa lame, émoussée.

Maitre dans l'art de n'être pas bien bavard, le rouquin fractura un tiroir d'un revers de hache et se pencha pour l'ouvrir et s'emparer de son contenu. Là, quelques écus. Ici, quelques matières premières qui se revendraient bien sur les marchés voisins.

Que voulez-vous. Le pillage est une affaire d'équilibre. Lorsque les zigs déshabillaient une mairie, voyez-y l'avantage. Ils renflouaient tous les marchés alentours.

Les yeux verts scrutèrent minutieusement le contenu des caisses, des coffres, et détailla la valeurs des biens. Il mit la hache sur son épaule et fit le tour du bâtiment, d'un pas calme. Ce n'est que lorsqu'il eut tout évalué qu'il s'assit devant les marches de la mairie. Dehors, personne ne s'était réveillé. Les petits paysans retourneraient dans quelques heures à leur labeur quotidien, cette vie de servitude qu'il exécrait au plus haut point.

C'est dans cette contemplation muette que la silhouette d'une lavandière apparut au coin de la rue. Les prunelles vertes étincelèrent d'une lueur gredine.


- On est un peu en avance pour laver les braies de papa...

Et de décoller son cul, satisfait d'avoir enfin un tribut digne de ce nom dans cette nuit de pillage. La jeune femme apeurée à la vision du grand roux qui n'avait - il fallait le dire - pas la gueule d'un gentil berger rebroussa chemin. Malheureusement, Cael avait choisi. Ce serait elle. Avec ou sans son consentement.

Il disparut à sa suite, dans la noirceur de la nuit...
Judicael
[Sur la route de genève]

Au petit matin, repus, les brigands se retrouvèrent à Genève. Le roux s'étonna silencieusement de ne pas trouver son frère à ses côté, habitués à dormir ensemble même dans l'exigu d'une charrette.


Z'avez vu Mael?

Niet.

Foutre...

Le jumeau demeurait introuvable. Et ce n'était pas tant son absence qui tiraillait Cael. Mais les conséquences d'icelle. Sur le jumeau décérébré, et sur l'ensemble des lavandières qu'il croiserait sur sa route... Plein de doutes et de craintes silencieuses, Cael se hissa sur les remparts de la ville, à scruter l'horizon. Diable savait ce qu'il était advenu de son double maléfique... Il s'y calla entre deux créneaux, bien décidé à ne pas en bouger jusqu'à voir au loin la folle crinière rousse de l'égaré...
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