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[RP] Dame a Nevers, faute de Dame de Nevers

Temperance
[Le 15 février 1463 matin - anoblissement de Jenifael Luna de Castelnau de Montmiral]

Elle avait prévenu son grand-oncle. Prévenu, c'était le mot. L'avant-veille, incidemment, genre "Oups, j'ai oublié de vous y dire !". Elle ne lui avait pas donné le choix. Parfois, jouer les greluches, ça a du bon.

J'a dit à Minerve que j'a sera çà avec Jenifael Luna, j'étais sûre que ça vous ferasse ben de l'honneur qu'on y fait chez vous, point vrai ?

Et qu'importe qu'il répondît "Non.", l'important, c'était que c'était trop tard pour décommander sans être grossier, et que le paraître avait bien trop d'importance pour l'Aiglon – son bal du Soleil et de la Lune en avait été une preuve éclatante.
Tempérance ne pouvait espérer plus que son autorisation contrainte et réticente ; mais peut-être viendrait-il quand même observer la cérémonie, sadique et voyeur. Histoire de la tourmenter encore un peu. Quand elle y repensait, la dernière fois qu'elle avait octroyé une terre, il n'y avait pas eu besoin de la présence de son grand-oncle pour que ça finît en eau de boudin. Elle s'en était
très bien sortie toute seule... C'est l'erreur quand vous anoblissez votre amoureux d'enfance, celui qui vous tirait les couettes et que vous canardiez de noisettes.

Ce matin-là, elle soupira. Être maîtresse de maison loin de chez soi, ça n'a rien d'évident. Commander pour la circonstance ceux qui ne connaissent que les exigences du Premier Prince était un exercice périlleux, surtout quand on était la plouc du LD. Elle était bien plus habile à la chasse et la médecine, à la tuerie d'un vaillant sanglier et l'immobilisation d'un vieux fémur...
Dans la grande salle du palais ducal, il y avait une desserte avec de quoi calmer une faim ou une soif pressantes ; pour l'après-cérémonie, il y aurait un potage puis un rôt, du gibier capturé le lendemain de leur arrivée à Nevers lors d'une partie de chasse avec des hobereaux du coin, où Tempérance avait donné des ordres comme seule cette circonstance le lui permettait sans perdre la face. Ryoka s'était montré doué à l'arc, talent qu'elle lui découvrait ; il avait fait moins de merveilles à cheval, mais cela, elle ne le découvrait pas ; Jenifael était moins encline à la mise à mort, mais chevauchait assez bien, compte tenu de sa sortie récente de convalescence ; Tristan... Tempérance n'était pas encore fixée à son sujet. Il faut du temps pour apprendre à connaître quelqu'un, et la chasse, si elle donne des indices importants sur la façon d'agir et réagir, reste un terrain inapproprié pour se rapprocher vraiment.

Reste qu'outre la maréchale, Minerve, ils étaient tous trois conviés ce matin dans la grande salle, de même que Cécilia et Lorenz, s'ils en avaient la santé et l'envie. À Jenifael, elle ne s'était pas encombrée de dire la cause du rassemblement. C'était sans doute cette surprise qui désormais créait une boule de nerveuse angoisse dans ses entrailles... Portant un touret de gueules sur ses cheveux lâchés - comme elle ne pouvait s'empêcher de le faire - , son surcot à fenêtre d'enfer laisser voir une cotte ajustée à son corps souple de sportive. Juste assez indécent pour ne pas aller à l'église ainsi ; mais somme toute d'une mode déjà vue et revue, et d'étoffes irréprochables. Cette même robe jadis portée par sa servante, dans cette même salle, songea-t-elle !

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Tempé parlotte lyonnais
Jenifael..luna
    Une dame de Nevers, enfin duchesse, il y en aurait-il une un jour? La question se poser surement dans bien des esprits, mais là n'est pas la réflexion de la gamine, ce matin. Sa réflexion était à " que mettre? " une tenue chaude, ça c'était certain. Une tenue plus imposante aussi que sa simple cotte mauve aussi - la faute à Tempérence, qui avait dit qu'il fallait venir bien mit, tout ça ... - il en fallait pas trop, mais sans ressembler à une plouc non plus. Et la fillette râlait, encore et encore, jusqu'à trouver du blanc. Cela changerait de ses tenues habituelles ! En blanc donc, plutôt simplement elle accrocha dans sa tignasse de boucles folles, une coiffe. Les mèches sombres tombaient jusqu'aux hanches et la coiffe suivait les ondulations de la lionne. Elle détester être en retard, toujours. Jamais, elle ne se permettait les retards, même si cela lui était arrivé, à l'anoblissement de sa sœur, par exemple. Elle se rendit dans la grande salle, silencieusement. Elle aimer bien le palais ducal du Nivernais, avec ses imposants portraits, ses jardins surtout ... en revanche elle avait détesté, tomber sur Fifine, empaillée, dans une des salles. Cela lui avait donner un long frisson dans le dos. A son arrivée en bas, elle vit Tempérence et sourit, s'approcha d'elle et lui demanda :

    "- Cette tenue vous va bien ... cousine de cousine ! "

    Elle lui accorder sourire et un clin d’œil, c'était son amie, alors c'était normal, en revanche, quiconque oserait la voir, se verrait répondre par ses lèvres en moue boudeuse, plutôt qu'en sourire. Le clin d’œil, c'était pour la fin de sa phrase, comment dire autrement les choses? Alors que la première fois que Tempérence l'avait vu, celle-ci avait annoncer clairement qu'Axel et elle-même était des cousines de cousines?

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Tristan.de.cassel
Et pourtant, Tempérance. Et pourtant. La chasse offre à la plus pure clarté tant de vérités, tant de réalités, que toute personnalité en vient à perdre une partie de ses secrets - ou de ses cadavres enfermés dans de sombres placards. L'Habitus, comme dirait l'autre ; un autre qui ne dirait pas de que des conneries. Il en écrirait, aussi, selon certaines - d'une affreuse mauvaise foi - langues*. Bref. Tristan, chassant, pouvait se révéler agréable, son naturel flamand surgissant aux détours des chemins du Nivernais :il y avait bien une raison à ce qu'on l'ait nommé le flamboyant, quelques années auparavant. Quant à la plouc du LD, si elle n'était qu'une éphémère chasseresse, elle n'en demeurait pas moins élégante et redoutable. La rumeur à propos de Tempérance d'Amilly voulait que son époux, si jamais elle parvenait à en trouver un, soit contraint de l'enfermer dans une tour. Non, c'était grandement faux au yeux du Louvetier. Une forêt ferait amplement l'affaire.

Sa sœur récemment arrivée à Nevers, le jeune homme avait une raison double de se rendre à l'anoblissement de Jenifael de Castelnau-Montmirail. D'une part, cela servirait d'utile révision en prévision de son propre octroi à Saint-Omer, et, d'autre part, cela serait l'occasion idéale de provoquer cette nécessaire discussion fraternelle, dans l'esprit du moins, le moment venu. Hum. Triple raison, certes. Ce serait également une opportunité d'observer la vicomtesse d'Arzeliers à l'oeuvre en tant que maîtresse de cérémonie. Et accessoirement celle qui serait, peut-être, sa future vassale.
Huhu.



Adaptation libre de la fameuse phrase de Desproges à propos de Marguerite Duras.
Temperance
[Petit comité et attente calme et... froide ?]

Merci ! Je prise ben votre cotte itou ! Ça change du blanc, et pis maintenant que z'êtes remise de vot' affaire...

C'était agréable, d'avoir une amie, même si ce n'en est qu'une. Parfois elle pense à Aemilia et se dit qu'il ne tenait qu'à elle de l'avoir pour amie aussi. Si seulement elle savait entretenir une relation par correspondance. Mais rien n'est pire que l'écriture de Tempérance.
Tristan arriva. Tempérance n'avait pas eu le temps de prendre la température du côté de sa cousine de cousine de cousine. Elle voulait lui reparler de la visite de la jeune fille aux Arzeliers, leurs discussions de chasse et d'élevage canin, leurs promenades dans les terres...
Mais Tristan arrivait, et Tempérance se tourna vers la cheminée, pour chauffer ses mains, son visage, sentir la chaleur la porter. Elle ne savait pas que dire. Il était insondable. Elle n'avait qu'une certitude à son sujet, il comptait l'épouser. En elle, quelque chose résistait. Mais résisterait-elle, si son oncle lui commandait ces noces ?

Elle inclina brièvement la tête à son adresse. Elle avait eu l'occasion d'apprendre de sa bouche quelques menues informations - sa titulature, ses liens de parenté, son ancien patronage béarnais... son retrait du monde. Choses suffisantes pour savoir qu'elle n'avait pas à plonger face à lui dans une révérence qu'elle réservait à Charlemagne – homme qui n'appartient à personne et qui appartient à tout le monde, par sa naissance, parce qu'il est le Premier.


Bonjour, Messer de Castel ! J'a suis fort aise qu'a vous avez accepté de venir. Assoyez-vous si vous voulez. Minerve votre soeur doit être encore après prendre ses quartiers, al est tout juste arrivée, qu'on m'a dit.

Rapide coup d'oeil à Jenifaël, mais elle focalise son attention sur l'homme. Sera-t-il fier au point de rappeler la titulature complète de celle que Tempérance attend avidement comme héraut, et redoute avec terreur comme marieuse.

LJD Deedlitt ne postera pas avant le 23, on peut meubler en attendant

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Tempé parlotte lyonnais
Jenifael..luna
    Elle avait souri à l'adresse de Tempérance et avant d'avoir pu répondre, voilà le castel ... pardon, Cassel, venait. Et voilà aussi que la blonde Dauphinoise venait de lancer la réflexion de la jeune fille à haute voix, en prononçant Castel. Ses lèvres se pincèrent un instant, retenant la commissure de ses lèvres qui menaçaient dangereusement de se relever et d'afficher un sourire amusé. La lionne argentée n'était toujours pas au courant de l'affaire qui se tramer dans son dos, bien sûr, mais pourquoi serait-elle au courant? Les surprises, c'est tellement mieux.

    La mince jeune fille, salut à son tour le Cassel, à sa façon par contre, le regard aussi froid que sa robe et la voix acide, comme s'il avait mordu d'un coup dans un citron.


    "- Bonjour Messire de Cassel. "

    À Jenifaël de saluer d'un signe de tête. La jeune fille avait pris la mauvaise habitude de ne plus saluer autant qu'elle le devrait, mais son impolitesse ne se voyait jamais, puisque dans ce royaume défaillant, plus personne ne respecter la plupart des bonnes manières, ce qui donner régulièrement envie de vomir à la Castelnau-Montmiral. Si l'on devait enfermer un jour, Tempérance dans une forêt, il faudrait elle, l'enfermer et l'attacher car son acidité pourrait, dans ses rêves du moins, faire fondre le plus résistant des métaux ou la pierre la plus solide qui soit, mais qui pouvait résister au minois boudeur de la môme et l'attacher? Quel être pourrait être assez cruel pour cela? Tout comme l'on pouvait être assez cruel, pour enfermer la belle Tempérance?

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Tristan.de.cassel
Humpf. J't'en foutrai, moi, du Castel.
"T'es pas content, Tristan ?! Eh ben t'as qu'à ramener du sel pour pleurer."
Sel ? En selle ! Seul.
Ah-Ah. Qu'est-ce qu'on s'éclate !

*biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip*

Heureusement pour la blonde d'Amilly, Tristan n'avait pas la fierté malvenue, et n'était pas non plus pathétique au point de rappeler la titulature complète de sa sœur. Peut-être parce que, comme elle, il s'en contrefout amplement, leur sang demeurant ce lien puissant & honorable bien supérieur à tout désir de vaine gloire. Et puis, quels titres du reste ? Deedlitt de Cassel-Ailhaud était probablement la plus grande arbitre que ce Royaume n'ait jamais porté : arbitre de litiges royaux, de carottes languedociennes, de joutes, d'anoblissements, et, à ses heures perdues, de mariages plus ou moins foireux.
Quoi qu'il en soit, les connaissances dont Tempérance pouvait, légitimement, se targuer à propos du Cass(t)el seraient sans le moindre doute parvenues à lui arracher à sourire vaguement matois.
Sa titulature ? Seigneur de Zuydcoote. Une fois que t'as prononcé le nom, tu passes par la case départ, tu gagnes 200 écus et tu peux aller dormir.
Son patronage béarnais ? "Ouais tu sais, Tristan de ché-pas-quoi, c'est le vieux mec qui vit comme un pauvre ermite à Oloron." Hein ? "Mais oui, il semble attendre que ché-pas-toujours-quoi revienne avec pour seuls compagnons un valet un peu trop dévoué et des chèvres un peu trop fidèles."
Certainement, des chèvres, il y en avait ; et pas qu'en Béarn.

Ah-Ah. Mais, définitivement, qu'est-ce qu'on s'éclate !

En réalité, bien davantage que la nièce maudite pouvait le deviner, ou même le supposer, tant son attitude tranchait avec l'exaspérante indifférence de Tristan. Ce qui, réflexion faite, devait être pire que le caractère impérieusement hautain qui avait été sien des années auparavant. Heureusement. Cass(t)el tenait en sainte horreur ses semblables, ceux qui lui rappelaient trop son propre comportement, et par là-même, l'affligeante histoire d'une partie de sa - jeune - vie. Bien entendu, il ne se détestait pas - encore ? - lui-même, mais il aimait la jovialité, feinte ou sincère, de la vicomtesse d'Arzeliers.


Bonjour Madame d'Amilly. Rien n'aurait pu me faire manquer cette cérémonie d'anoblissement, d'autant qu'une personne si chère à mon coeur en est la première officiante.

Paf ! Ça, c'était vicieux. La Lyonnaise le comprendrait comme elle voulait, déduirait ce qu'elle souhaitait quant à ladite personne, bien que pour le jeune homme cela ne souffre guère, en l'instant tout au moins, du doute : c'était bien de sa sœur dont il parlait.
On se tape l'humeur qu'on peut.


Du reste, si d'aventure vous vous en sentez à l'aise, vous pouvez amplement me nommer Tristan...

Ou comment tendre une, première & dernière, bouée à la Reyne des écrevisses à l'huile. Dans un tout autre contexte, le salut de la Castelnau-Montmirail n'aurait arraché à Cassel qu'un vague & peu amène hochement de tête, trop méprisant pour être sincère, mais ayant généralement le mérite de couper court à toute conversation. Pourtant, là, la correction - et le bon-sens surtout - lui fit adopter une attitude bien plus amène face au citron - en plus, c'est bon les citrons, pas autant que les pommes certes... - du Languedoc. A savoir un perceptible haussement de sourcil, tandis que son salut lui était rendu.

Salutations à vous. C'est un plaisir, mais surtout un honneur, que d'assister à cette cérémonie, que je devine sans peine comme essentielle à vos yeux, Madame.

Soft. Soft. Pas encore les blagues vaseuses.
Jenifael..luna
    Un haussement de sourcils se fit, sur le visage de la jeune fille. Puis l'aciditée disparut aussi soudainement qu'elle c'était imposée.

    "- À cette cérémonie essentielle à mes yeux? Pourquoi? Je ne sais même pas pourquoi nous sommes ici, ce matin ! "

    Tempérance aurait-elle oublié quelque chose? Ah oui, je précisais à Jenifaël que c'était le jour de son anoblissement ... mais après tout, celle-ci avait une raison, la Castelnau de Montmiral avait refusé eux fois, ajoutant qu'elle ne pas mériter un honneur pareil. Non décidément, la Montmiral ne sait pas. Elle sait qu'elle deviendra la demoiselle de La Buisse, ça oui, mais la demoiselle d'autre chose, ce n'est pas intégrer encore à son esprit.

    "- Mais peut-être souhaiteriez-vous m'éclairer? "

    Cette fois-ci le ton est plus aimable. Elle veut savoir quelque chose, alors elle se fait plus agréable. Voilà que Tempérance à l'occasion de se rattraper, peut-être?

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Temperance
Elle jeta sur lui un regard noir. Devrait-elle le supporter sa vie durant ? Espéraient-ils vraiment qu'elle l'épouserait ? Et vas-y que je t'envoie du "personne si chère à mon cœur", et "appelle-moi Tristan", et bientôt ce sera "Titi", et puis... Elle hocha la tête.

Bien, Tristan. J'essayera de point oublier. Et si vous pouviez vous remémorer que j'a un coeur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qu'est le mien...

Et qui ne battra sans doute pas pour vous. Peut-on éduquer un homme fermé à l'amour terrestre ? Les manies de Tristan étaient doucereuses, presque flatteuses, mais séduisantes ? Il était trop narquois pour cela.
En cet instant, Tempérance d'Amilly comprit que l'entente avec Tristan ne serait jamais cordiale. Au mieux tendue, comme la corde d'une viole qui grince quand on la pince. Elle n'avait pas de mots pour dire le sentiment de mal-être que les propos de l'homme, tout en nonchalance et en déférence maligne, lui causèrent. Elle en vint à songer préférer Charlemagne, qui avait le mérite de ne pas cacher ses moqueries, et l'avantage d'avoir la soumission de l'Amilly acquise.
Quand il manqua révéler le pot-aux-roses, ce fut le pompom. Elle se tourna vers son amie, avec l'air de qui vient de réaliser quelque chose de merveilleux et terrible :


Ma... Ma ! Est-il possible que j'a rien dit ? Oh, cousine, vraiment, j'a rien dit de qu'est-ce qui nous rassemble ?

Et de prendre la main de Jenifaël. Un regard suspicieux au Cassel, et de poursuivre à voix basse :

Je vas anoblir Ryoka aujourd'hui ! C'est peine qu'y est point encore çà... Et c'est la Dauphine qu'al va officier. Vous savez, la soeur de...

Regard en coin à Tristan.

Enfin, c'est une surprise ! Ryoka y sait point !
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Tempé parlotte lyonnais
Tristan.de.cassel
Le problème crucial avec l'humour, c'est qu'on prend le risque qu'il ne soit pas perçu, ou pire encore, incompris. Dès lors, deux conséquences sont immanquables, inévitables : un vent à l'allure de tempête, ou un mécontentement plus ou moins prononcé de l’interlocuteur. En l’occurrence, Tristan avait réussi l'exploit de provoquer les deux chez la vicomtesse d'Arzeliers, qui le gratifia d'un regard courroucé combiné à une réponse euphémiquement polaire. Titi - surnom particulièrement horrible dont elle pourrait l'affubler si d'aventure elle souhaitait lui affirmer un quelconque mépris - répondit donc.

Rassurez-vous, loin de moi l'idée de voler votre cœur, et encore moins de l'enfermer je ne sais où. Et je ne sais comment non plus, du reste. En revanche, comme je vous le disais, appelez-moi en fonction de votre aisance : si "Messer de Cassel" a votre préférence, c'est tout aussi heureux.

Cassel. Cassel. Le Seigneur de Zuydcoote esquissa un vague sourire, se voulant sympathique, et signifiant peu ou prou que certains membres de sa famille seraient moins tolérants que lui vis-à-vis de cet assassinat en règle du patronyme.
Et ce fut le drame. Record du monde battu : "deux bourdes absolument dantesques, c'était un combo exceptionneeeeeeeeeeeeeeeel, mon cher Patrick !*" Paradoxalement, le citron semblait avoir mis un peu de sucre dans sa pulpe ; Cassel s'autorisa donc un regard de biais à Tempérance, s'excusant de son manque de tact. T'aurais mieux de rester en Béarn à chasser, pêcher, élever tes moutons, faire tes fromages, mon vieux ! Fuir les relations humaines demeurait sans le moindre doute la façon la plus efficace de prévenir toute déconvenue, toute humiliation.


Euh... Ahem. Pardon. Je... Je présume que vous avez foule de choses à vous raconter. Je... Je vais m'asseoir. Là.

Isolement, comme dans tout moment de gêne atroce. Bientôt une chasse s'imposerait, le grand air apaisant ardeurs & questionnements, surtout.

Cf. Nos amis Nelson Montfort & Patrick Montel !
Deedlitt
Et Minerve arriva, certes en retard, mais arriva. Elle salua les présents… A tient son frère…Elle leva un sourcil interrogateur, qui en disait long. Il faudra sans doute qu'il s'en explique, mais plus tard. Elle venait juste de le retrouver, ce n'était pas pour le rossé, enfin pas tout de suite. Et puis elle n'était pas là pour ça.

Bonjour à vous noble assemblée, veuillez excuser mon retard, mon coche sera pendu, dès la cérémonie terminée.

Elle faisait un consommation de coche… Bref ce n'était pas la question. Puis elle se tourna vers la maitresse de cérémonie.

Vicomtesse, si tout le monde est là, je procède aux rappels inhérents à une cérémonie et vous laisserai la main.

Merci Jd Tempérance ! Et Dsl pour l'attente.

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En refection...
--Ryoka..lavorel


Cette nuit là Ryoka n’avait réussi à dormir. Cela pouvait se comprendre aisément étant donné la situation dans laquelle il se trouvait, et la lutte qu’il devait livrer contre lui-même pour ne pas exploser en plein vol. Ce séjour était intéressant, malgré ce début dévastateur. Il n’arrivait pas à haïr celui qui était devenu en quelque sorte son rival. Pourtant, le Très-Haut sait à quel point il aurait voulu traverser le crâne de sa plus belle flèche à celui qui osait convoiter la main de Tempérance. Mais là non. L’homme n’avait jamais été désagréable avec lui, et sans pour autant aller jusqu’à dire qu’il l’appréciait, il ne ressentait pas l’animosité que la situation imposait envers celui qui venait de prendre une longueur d’avance avec sa demande.

Dans tous les cas, Ryoka ne dormait pas. Les nuages s’étaient fendus dans l’axe de la lucarne à travers laquelle il observait le ciel, rêveur. Puis progressivement, les étoiles l’allumaient, par dizaines, par centaines, puis par millions. Leurs vies suivaient leurs cours, sans prêter attention au fait qu’un jeune homme agenouillé, les yeux cernés, adossé au mur gelé, les observait en silence. Il était comme un enfant en deuil qui cherchait du réconfort dans cet océan céleste, qui se passerait bien d’être exhibé comme ça au regard de n’importe quel dépressif en mal de sentiments. Le châtain imaginait son amour, pareil à ces étoiles. Elles étaient froides, lointaines, inaccessibles. Elles s’étaient formées par le rapprochement aléatoire de corps par des forces invisibles, qui les faisaient graviter les unes autour des autres ; s’approchant un jour, pour s’éloigner le lendemain. Mais toujours unies par ce lien impalpable qui faisait que la déformation de l’espace temps de l’une attirait l’autre vers la première, qu’elles le veuillent ou non. Seulement plus une étoile est grosse, plus elle est vouée s’approcher de sa fin à grande vitesse. L’amour de Ryoka lui, n’avait cessé de croitre jusqu’à ce jour maudit ou un aiglon avait balayé de son aile la galaxie toute entière, en une phrase.

Une étoile peut connaitre plusieurs fins, tout comme l’amour dans la tête d’un jeune naïf qui n’a encore jamais pris la gifle sentimentale qui le ferait passer dans le camp des hommes. S’il s’agit d’une étoile de taille moyenne, elle se désagrège progressivement pour laisser mourir un résidu que l’on peut très bien enfouir dans un coin de son esprit pour le restant de ses jours, sans jamais vouloir le ressortir. Si la taille atteint un certain seuil, alors la fin est tout autre, et elle laisse le choix à deux cas extrêmes. Soit elle s’effondre sur elle-même, emportant tout avec elle dans son implosion, et ne laissant aucune trace de son passage, laissant un grand vide ; soit elle explose violemment en dévastant tout ce qui pourrait se trouver à proximité. Malheureusement pour Ryoka, son esprit torturé allait bientôt atteindre le point de rupture, et lui-même ne connaissait pas la fin de cette merveilleuse histoire.

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Les heures passèrent pour faire s’élever la plus belle des étoiles dans un ciel. L’un de ses doux rayons vint réveiller d’une caresse les yeux mi-clos d’un garçon écroulé sur le sol, à côté du beau lit qui lui était pourtant gracieusement offert le temps du séjour. Il était déjà tard dans la matinée, aussi le jeune homme n’eut guère le temps de manger ni de faire sa toilette. C’était la trogne enfarinée, les yeux cernés jusqu’à l’os, et les vêtements comme la coiffure négligés qu’il fonça dans la grande salle dans laquelle il était convié. Il savait qu’avec son sens de l’orientation approximatif il ne la trouverait pas du premier coup, et c’était pour cela qu’il n’avait point eut le loisir d’assouvir ses besoins naturels non plus. C’était donc un Ryoka sortie de lit – ou d’à côté du lit – qui se présentait derrière la dame qui allait officier, sans trop savoir pour quelle raison il devait rejoindre la petite troupe. Là, avant même de saluer Jenifael, Tempérance, ou encore Tristan, il sauta sur une chaise dans un coin, dans l’espoir de faire illusion sur le fait qu’il était là depuis déjà bien longtemps à attendre en silence. On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher.
Temperance
Ce n'est pas après avoir dit à Jenifaël que Ryoka serait la star du jour qu'elle pouvait décemment dire à la Maréchale que les principaux protagonistes étaient présents et qu'elle pouvait commencer. Mais, l'air de rien, cette astuce lui donna une idée. Idée folle, idée nauséabonde, idée tout à fait hors des clous de l'administration ? Qu'importe, une idée. Il suffisait maintenant d'orchestrer les choses avec maîtrise. Puisque Ryoka aimait prêter allégeance pour des terres qu'il n'avait pas... Ne pourrait-il pas encore tenter son usurpation aujourd'hui ? Le comique de répétition semblait être le fond de commerce de son cher ami. Elle était trop heureuse de lui offrir cette opportunité... La saisirait-il ? Vers quelles conséquences ? Il fallait veiller à mener les choses avec art : quand on remue la merde, il faut éviter de le faire devant un ventilateur. Elle remua gracieusement - breu-hum - la tête sous son touret et plongea en une profonde révérence. Il fallait gagner du temps.

Pendez point votre coche, Votre Altesse, on a vraiment point attendu, c'est ben justice que vous avez dû prendre le temps de vous apprêter. Vous êtes ben en beauté arrimay.

La rousseur était un objet de fascination pour l'Amilly. C'était le feu, c'était la vie. La Dauphine n'était plus de prime jeunesse, mais sa chevelure resplendissait jusqu'à imposer le respect, comme si toute son énergie s'y trouvait. Et quelle énergie !
Et puis en relevant de sa révérence, elle remarqua Ryoka. Il n'était pas là auparavant, elle l'aurait juré ! Elle sourit d'un sourire authentique et lumineux.


J'a vous présente Jenifael Luna de Castelnau de Montmiral, lointaine cousine, et Ryoka, un ami cher.

Allez, Ryry, c'est le moment de sortir de l'ombre !

J'a crois que vos explications leur feront de l'abonde à tous les deux.

Une petite leçon sur la noblesse et la vassalité, c'est toujours bon à prendre, n'est-ce pas ?
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Tempé parlotte lyonnais
Tristan.de.cassel
Quelle jolie scène. Les femmes, au centre, discutent ; les hommes, échoués dans les périphéries, sont assis, ne disent mot, ne pipent mot. Tout au moins était-ce le cas de Tristan, qui avait pris la résolution de ne plus prononcer une syllabe de la cérémonie, mis à part les affreuses et langoureuses banalités qu'il connaissait dorénavant sur le bout de la langue. Pas même l'arrivée de sa flamboyante sœur ne parvint à le faire sortir de son mutisme. Il ferma les yeux, les mains jointes sur sa bouche immanquablement fermée. On aurait pu croire qu'il priait, qu'il suppliait les Saints de lui venir en aide en cet instant si désagréable. En réalité, le Cassel se lamentait, en son for, bien entendu. De sa maladresse, de sa défaite sans combat face à Tempérance, de ce fardeau qu'il se mettait lui-même sur les épaules.
A croire que, plus ou moins inconsciemment, Tristan se persuadait que la défaite elle-même n'était ni grande ni honorable.

Et puis, il y a cette sensation languissante : toujours plus long, interminable. L'Amilly ne semblait pas vouloir enfin débuter cette foutue cérémonie. Bien sûr que non, cela aurait été mettre fin au malaise grandissant du flamand, malaise dont elle n'avait heureusement pas la moindre idée. Les amabilités fusaient aussi lentement le temps, et le paroxysme fut atteint lorsque Tempérance suggéra astucieusement à Deedoche un rappel héraldique. La belle affaire, la Comtesse de Lille - qui était bien de la seconde jeunesse, soit dit en passant - sauterait sur l'occasion, en héraut si parfait qu'elle était. Tristan aurait aimé détester la vicomtesse d'Arzeliers en l'instant. Mais cela aurait d'une pathétique lâcheté, et surtout foncièrement injuste. Non. La seule personne qui l'exaspérait au plus haut point, c'était lui-même. Comme souvent, ces derniers temps.

En réalité, en plus d'être jolie, la scène était surréaliste. Quelque chose sonnait faux dans les propos de la blonde, un hic presque indiscernable, et pourtant pernicieusement existant dans l'esprit du Cassel : pourquoi s'échiner à offrir une leçon accélérée d'héraldique au citron, alors que celle-ci n'est justement pas censée être partie prenante de l'anoblissement ? Quoi qu'il en soit, attendre demeurait la seule option, et Tristan darda son regard sur sa sœur, une espèce de lueur dans ses ébènes. Fais vite. Délivre-moi. Sauras-tu capter cette injonction, Deedlitt ?

Wait and see*, comme dirait l'autre.


* : Attends & regarde.
Deedlitt
Deedlitt salua poliment les protagonistes, elle connaissait l'impétrante car elle l'avait déjà cotoyé en l'hérauderie du Dauphiné.

Ravie de faire votre connaissance Messire, Dame contente de vous voir en d'autres lieux.


Puis elle se tourna vers la maitresse de cérémonie

Vicomtesse, mon coche saura qu'il a la vie sauve de part votre unique intervention.

Enfin elle enchaina.

Commençons donc par les rappel concernant la cérémonie :

Ainsi, une fois que la Vicomtesse vous aura appelé vous devrez vous présenter devant elle, poser genou à terre et faire allégeance à la vicomtesse d'Arzeliers en la nommant explicitement. Vous devrez lui promettre fidélité, aide et conseil (Obsequim, Auxilium, Consilium).
Et votre suzeraine répondra à ce serment en vous promettant bonne justice, protection et subsistance.
Enfin le serment vassalique sera scellé par le baiser de paix (sur la bouche bien sur) ou l’accolade vassalique.
S'en suivra un contreseing rédigé par mes soins attestant du bon déroulement du dit serment.


Voilà ça c'était pour la cérémonie et de façon générale.

Après la cérémonie, je vous invite à prendre connaissance des loi qui régissent la noblesse de France dans le codex héraldique . De plus après la publication du contreseing vous aurez 1 mois pour mettre vos armes à jour. Vous devrez porter vos armes timbrées.

Gros rappel général mais ça avait le mérite d'être fait.

Un regard à la maitresse des lieux, signe que c'était à elle. Elle fît un pas en arrière, observatrice, c'est alors qu'elle sentie sur elle un regard. Scruta la salle, et croisa les yeux de son frère. Elle le fixa un instant, un regard qui voulait dire : Qu'est ce qui se passe?

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En refection...
--Ryoka..lavorel


Ryoka n’avait pas réellement besoin de mimer celui s’éveillait dans son coin après avoir fais semblant d’attendre puisqu’il eu le temps en exactement quatorze secondes de déjà s’envoler dans des songes lointains. La micro-sieste étant effectuée, il avait réussi à récupérer la capacité mentale de l’huitre qui occupait habituellement sa boite crânienne, et était donc de nouveau opérationnel. Il avait raté bavardages, pendaisons, présentations, … présentations ? C’était le moment pour lui de venir se présenter, et en vitesse ! Surtout que pendant le soulèvement de ses lourdes paupières, il avait entendu dire qu’il était cher. Lui qui n’avait plus un sou en poche par une lamentable gestion de terre en temps record, avait soudainement pris de la valeur. Et pas n’importe laquelle, un ami cher de la blonde. Bon d’accord, il était dans la « zone des amis », qui est statistiquement une zone inviolable de laquelle personne ne peut s’échapper. Seulement quand la vie entière d’un jeune homme défiait les probabilités par une survie inexplicable dans un monde de brutes, il pouvait très bien imaginer faire sauter la barrière dimensionnelle de cet horrible endroit. Et à défaut de la faire sauter, il n’aurait qu’à la faire fondre. Son haleine de faucheuse malade, du matin sans toilette et à jeun, pouvais en effet à cette heure-ci servir d’arme. La pensée de souffler sur Tristan à cet instant lui traversa l’esprit, en le voyant assis dans son coin, mais lorsque son regard croisa le sien il se contenta de lui sourire en hochant la tête.
Arrivé auprès de Tempérance et de Jenifael afin de se présenter, il enchaîna, oubliant toute révérence qu’il compensait par un radieux sourire sans limite.


    Le plaisir est pour moi, votre honneur, je suis donc le très très cher Ryoka et suis tout ouïe.


Il avait décidé de placer de l’honneur partout dorénavant, parce que c’était quand même bien trop élégant pour s’en passer. Et l’élégance, il en aurait un jour, il en aurait !

Il venait de réaliser qu'il n'avait pas encore souhaité la bonne journée à ses compagnes de séjour, et c'est pour cela qu'il écouta les explications du héraut en leur faisant un petit signe de la main, aussi niais que mignon.
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