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La route ? Là où on va on n'a pas besoin... de route (Robert Zemeckis) Carnet de route d'un trio improbable Pensées, ressentis, moments de vie en vrac

[RP] La route ? Là où on va on n'a pas besoin... de route(*)

Xandrya




    Carcassonne, Janvier 1466

      Retour en Languedoc après un voyage de plusieurs mois, voyage marchand, voyage en X, voyage différent avec un but précis, un défi et visiter toutes les villes contenant un X dans leur nom. Un but comme un autre, une façon de fixer un itinéraire intéressante, un moyen de se balader sans chercher à se prendre la tête et en remplissant un challenge lancé à la volée autour d'une table de taverne.

      Citation:
      - On part avec un pécule de cinquante écus et on le fait fructifier, au retour celui qui a le plus de bénéfices a gagné.


      Défi relevé et gagné par la rouge, sans contestation possible, et la sentence du gage avait été décidé... à un moment ou un autre, le brun se verrait encré, où, quand, quoi, restait à définir.
      Mais déjà les affiches du tournoi Helvète avaient attirés l'attention de la flamboyante lors de ce périple, déjà l'an passé elle avait entendu parler de ce trip castagne, mais trop tard et trop loin pour s'y rendre, mais cette année en revanche. A peine rentrée, projet d'un nouveau voyage se dessinait donc.


    Carcassonne, Février 1466

      Le calme de la cité, même si en secret la rouquine s'était impliquée dans la vie du village, commençait à peser et la perspective du départ imminent vers ailleurs lui donnait un regain d'énergie après s'être encroutée dans son rôle de meunière bien trop longtemps l'an passé et depuis son retour.
      Déjà un projet s'était associé au voyage vers l'empire, et le Visconti y avait pris part à sa façon, fournissant le frichti à la sueur de son front, pour ce qu'elle comptait crée sur la route.

      Impatiente, envie de prendre l'air, envie de revenir à ses primes occupations, ce tournoi était une bénédiction, et lors d'une fin d'après-midi autour d'un verre en taverne, l'incendiaire n'avait pu s'empêcher de remarquer le regard d'une jeunette qui s'était allumé lorsque la marave fut évoquée avec Shanie.
      De discussion en désinvolture, la phrase fut lancée. "Je t'embarque si tu veux", et le retour fut immédiat, la gamine serait de l'épopée.
      Pour qui connaissait la rouge, la proposition fut étonnante, mais il y avait un "je ne sais quoi" chez la jeune femme qui avait plu à Xandrya, ou peut-être lui faisait-elle penser à une autre, toujours était-il que quelque chose avait éveillé l'intérêt de l'incandescente pour ce petit bout de nana.
      L'instant d'après en apprenant que la petite brune était du genre "Kumbaya" récurrent autour d'un feu de camp, la flamboyante se demanda rapidement si elle ne venait pas de faire une immense connerie, mais le départ allait sonner et l'avenir le dirait.


    Carcassonne, 24 Février 1466

      Le jour du départ avait sonné, un nouvel étalon faisait parti du convoi aux cotés de Nyx, Xandrya avait tenu à ce que l'italien ait une monture régulière, que l'on connait et avec qui on établit un lien, pas une de ces vieilles carnes qu'on trouve dans les relais, qui peuvent vous canner entre les pattes à tout instant.
      Héméré était donc venu rejoindre la folle équipée, l'offrant au sicilien dans l'après-midi avant d'aller récupérer la jeunette aux portes de la ville, un rictus amusé prenant la rouquine en voyant Anneline charger sa rame dans la charrette accrochée au harnachement de sa jument avant de la voir grimper dans celle habillant la croupe du nouveau cheval de Velasco.

      En avant pour la marave

    _________________
    "Toujours là où on ne m'attend pas..."


    Dernière édition par Xandrya le 13 Mar 2018 08:25; édité 1 fois



    Anneline
    Carcassonne :Quelques jours avant le départ.

    Tout commence dans la taverne municipale. Enfin, quand je dis tout, cela ne concerne que la brunette, pour les deux autres c'est bien plus vieux. Pour Anneline, elle n'avait aucune idée que d'entrer dans la taverne vide, d'attendre patiemment que d'autres clients arrivent allait changer ainsi son avenir.
    Moins de cinq minutes et zou, c'est fait on se cale sur la date de départ.

    Elle venait d’emménager, de poser son baluchon sur Carcassonne, un passage d'une semaine chez les nonnes, et elle passe en ville pour se montrer, pour rencontrer ses nouveaux voisins. Elle connait déjà du monde, des rencontres passées qui l'ont motivé à se rendre dans cette ville précisément. Mais la femme qui entre dans la taverne, elle ne la connait pas. Juste croisée de loin lors d'une animation, mais jamais elles ne se sont parlées avant.

    Il y a eu un truc, pas le temps de parler de banalité, de la météo, du froid ou de la pluie. Non juste expliquer qui elles étaient, Anneline qui arrive et elle qui explique qu'elle va partir.

    Elle c'est Xandrya, une femme avec un joli regard, de ceux qui peuvent vous glacer d'effrois ou vous envoûter. Elle a aussi un style qui peut impressionner, si peu l'on relâche son regard. Mais elle a surtout, et c'est ce qui compte une désinvolture et une destination plus qu'attrayante pour Anneline.

    Donc en moins de cinq minutes, Anneline répond sans hésiter à la proposition de Xandrya.
    "Il y a une place si tu veux".

    Elle avait su toucher la brunette, en quelques mots, elle la rendait vivante, ouvrait la machine à faire des souvenirs, des yeux qui brillent, qui s'illuminent.

    Après ces 5 minutes, elles purent faire connaissance plus longuement, mais sans se presser, vu toute la route, elles auront plus que largement le temps d'apprendre à se connaitre, de se prendre le bec peut être aussi. Mais au moins il y avait un but, bien identifiable, et tout un tas d'histoire à écrire, dont celle-ci qui ne fait que débuter. Sans même connaitre le troisième comparse, un nom et son origine, rien de plus. Elle se sent prête pour l'aventure, de vivre ce grand voyage et ...


        Là comme-ça sans rien savoir de plus, ni sans les connaitre.
        Ben oui, tout semble si simple, si aisé.
        Mais quand même tu traverse tout le Languedoc, tu prends le temps de visiter chaque ville...
        Oui je sais, et à peine arrivée, je suis sur le départ.
        Tu m’ôtes les mots.
        Même très long, ce n'est qu'un voyage, avec un départ et un jour un retour.
        Tu t'es renseignée sur ce dernier?
        Non, tient tu as raison, je n'ai pas posé la question, on fera ça plus tard de toute façon.

    _________________
    .

    (les dialogues en rouge et noir,décalés vers la droite se déroulent dans la tête d'Anneline qui est Schizo.)

    Ici vous pouvez voir un corps nu s'offrant aux vagues (male ou femelle, cochez votre bonne case) sur plage déserte avec un beau soleil couchant,
    ou bien un chaton, ou une licorne,
    Bref, de la bannière de qualité.
    Les plus vicieux d'entre vous peuvent voir un blason que ma poupée n'a pas le droit de porter.
    Anneline
    Carcassonne.
    Un jour, aujourd’hui, demain, plus tard...


    Anneline se prépare pour son voyage, une aventure pour elle, découvrir le loin, ce qui est en dehors du comté. Elle fin prête à cela, même si dans sa tête il reste quelques détails à régler.


        Tu ne vas pas prendre ta rame pour ce long voyage?
        Bien sûr que oui, pourquoi?
        Parce que c'est une rame.
        Ce n'est pas une Rame, mais Ma rame.
        Ça reste une rame. Pourquoi s'embarrasser de ça sur la route.
        J'en sais rien, je l'ai c'est tout, et du point de vu encombrement je voyage léger.
        Certes, ton baluchon n'est pas très gros, mais cette rame reste surprenante.
        Envisages là comme une canne de pèlerin, un bâton de marche ou que sais-je.
        M'ouais... Pour une fille qui a peur des bateaux, te promener avec une rame.
        Bin justement, vois en cette rame, un remède, une thérapie.
        QUOI! Tu rigoles. La médecine par les plantes je connais, mais pas avec du bois taillé.
        La Rame est le prolongement du Bateau, elle me permet de l'accepter, de l'appréhender, de l'apprivoiser.
        Tu apprivoises les bateaux toi maintenant.
        Grace à cette rame, je vais surement pouvoir.
        M'oui, pas convaincue et donc pour la route tu vas prendre le bateau?
        Ça ne vas pas... Je n'ai pas fini ma thérapie, elle risque d'être longue, longue...
        Si je comprends bien on va se coltiner longtemps cette rame.
        Et oui, ne pas oublier que c'est un gain, et que je l'ai eu ici en cette ville.
        Oui, et depuis c'est ton lieu de domiciliation.
        Voilà, La rame c'est tout un concept...
        Tu ne pouvais pas te contenter d'un doudou, c'est plus discret...

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    (les dialogues en rouge et noir,décalés vers la droite se déroulent dans la tête d'Anneline qui est Schizo.)

    Ici vous pouvez voir un corps nu s'offrant aux vagues (male ou femelle, cochez votre bonne case) sur plage déserte avec un beau soleil couchant,
    ou bien un chaton, ou une licorne,
    Bref, de la bannière de qualité.
    Les plus vicieux d'entre vous peuvent voir un blason que ma poupée n'a pas le droit de porter.
    Anneline
    Narbonne
    Moment oisif sur le bord de l’Aude

    Une approche en douceur.

    Elle est à genoux, ignorant la rosée du matin qui imbibe le tissu de sa jupe. La plus discrète possible. Sur sa droite le bruit de l'eau qui court, surement que plus au nord, la fonte de neige, ou des pluies ont gonflé le cours de l'Aude. Un bruit assez régulier, et même apaisant, mais là il est juste parfait pas cacher les propres bruits qu'elle peut faire.

    Elle se doit d'être discrète, de passer inaperçue jusqu'au dernier moment. Sa réussite ne peut venir que de là, elle doit se fondre dans l'environnement pour jaillir au moment opportun.
    Sur ce bord de rivière, une pelouse garnie, n'ayant pas trop souffert des affres de l'hiver, l'avantage du Sud, mais pas encore touffue par un printemps non arrivé. Dans cette pelouse Il est possible de voir de minuscules sentiers. Un à deux centimètres de large, collant les touffes d'herbes grasses et humides. Le chemins des lutins aurait-elle dit il y a quelques années, riche de son imagination, chemin des campagnols et mulots, sait-elle actuellement.

    Et c'est justement un de ces spécimens qu'elle souhaite attraper, prélever de son milieu naturel pour ... Elle sait que c'est n'est pas trop un sort privilégié qu'elle lui réserve, mais c'est "pour la bonne cause".
    Sa compagne de route à un drôle de compagnon, et Anneline aimerait bien que durant ce voyage avoir elle aussi une relation intime avec lui. Il ne s'agit pas du Sicilien, mais bien du Faucon. Peut-être que Vasco aimerait que l'on lui donne un mulot, mais elle ne souhaite pas le savoir. Vraiment pas. Elle souhaite réserver sa proie, vivante si possible pour le rapace.

    Un mouvement au loin, trop loin pour se lancer, la patience dans la chasse au mulot est une qualité, l'observation des chats et belettes lui a appris cela.
    Elle ignore l'eau qui imbibe de plus en plus sa jupe, même si cette idée de devoir la sécher près d'un âtre ne lui fait pas trop plaisir. Elle observe, l'eau d'un côté, le vent de face qui éloigne son odeur, elle chasse.

    Un bond, deux mains qui recouvrent une petite zone. Puis doucement, très doucement une main se libère pour ouvrir sa sacoche, et l'autre tenant par la queue un mulot qui s'agite dans tous les sens.
    Aujourd'hui, elle va pouvoir faire sa première approche avec le faucon femelle de Xandrya.


        Une chatte t'habite.
        Tu trouves ?
        Oui, entre la toilette, et la souplesse...
        La toilette, c'est à cause de la route, l'eau du puits était plus que froide.
        M'oui... Lèches-toi les mains, et passes-les derrière les oreilles le temps passe à la pluie.
        Tsss... Sotte... En tout cas, dame faucon va être heureuse, son repas est dans ma sacoche.

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    (les dialogues en rouge et noir,décalés vers la droite se déroulent dans la tête d'Anneline qui est Schizo.)

    Ici vous pouvez voir un corps nu s'offrant aux vagues (male ou femelle, cochez votre bonne case) sur plage déserte avec un beau soleil couchant,
    ou bien un chaton, ou une licorne,
    Bref, de la bannière de qualité.
    Les plus vicieux d'entre vous peuvent voir un blason que ma poupée n'a pas le droit de porter.
    Le Faucon, incarné par Xandrya


    Mais qu'est-ce qu'elle fabrique cette deux jambes à quatre pattes dans l'herbe ? Elle a pas remarqué que la neige a même pas fondu partout encore ? Mon regard perçant la voit bien qui guette quelque chose alors je dévie dans la direction où elle regarde et là...
    Tiens tiens tiens un amuse gueule !!! Mais elle va pas me piquer mes proies quand même c't'humaine sinon je vais lui montrer de quel bec je me chauffe à la demoiselle.

    Ca fait quelques jours qu'elle traine dans le giron de mon humaine, elle les suit même, tout comme moi de loin, sauf quand ma rousse m'appelle, mais je dois beaucoup chasser en ce moment.
    Je ne saurais dire pourquoi mais elle reçoit pu de pigeons, maintenant les messagers sont éperviers, corbeaux quand pas chevaux, à croire que mon appétit pour les petits messagers ailés n'a pas du plaire à ceux qui lui écrivaient.
    Pas ma faute si ces crétins de pigeons sont pas foutus de se barrer et me regarde comme des lapins dans les loupiottes d'une charrette quand je les prend en chasse.

    Bon en attendant la deux pattes là, elle vient de chopper la mise en bec et de la fourrer dans son sac, mhm... va falloir je l'ai à l'oeil elle, et ça gigote dans sa besace, un de ses quatre j'irais la saluer d'un coup de serres ou de bec mais pour l'instant, je vais lui faire une frayeur.

    Un envol et une plongée vers elle pour la raser de près en lui criant dessus, voilà, ça lui apprendra à me piquer mes proies.

    Anneline
    Béziers
    La place du marché

        Tu te fais du mal en restant ici. Il n'y a rien pour ta bourse.
        Tsss, ne sois pas sotte, je regarde c'est tout.
        Vends ta rame alors autant profiter du lieu.
        Dans "ne sois pas sotte" qu'est-ce que tu ne comprends pas ?


    Le marché de Béziers est un joli marché, les étales y sont nombreuses. Des gamins courent d'un stand à l'autre en portant des provisions, sous l’œil attentif des commanditaires. De la nourriture principalement, des produits manufacturés, de la matière première et des choses plus ou moins rares.
    De quoi passer du bon temps dans cette seconde étape. Bien que n'ayant aucun besoin particulier, Anneline aime regarder cet étalage d'objets divers et variés. Parfois une odeur l'attire, elle s'approche d'un peu plus près pour renifler sous l’œil méfiant d'un vendeur, peu enclin à la voir tâter le produit.

    Pour la marave, elle sait qu'elle doit prendre un peu de force, et la viande va être son alimentation de base pour les prochains jours. Comme elle voyage, elle ne peut se permettre d'avoir tout un stock encombrant avec elle.


    Combien pour ces deux morceaux?


    La réponse tarde un peu, la marchande se bouge regarde les pièces de viande en questions et levant les yeux signe d'une grande réflexion pour elle, fait le total. Une fois réponse donnée, c'est au tour de la Brunette de réfléchir. Moins cher que sur Carca, plus cher que sur Narbonne.
    C'est sous un regard en mode tueuse de la marchande, déçue d'un calcul pour rien, qu'elle refuse la vente.

    Elle ne manque pas de viande, elle peut attendre la prochaine étape pour voir si des dépenses seront utiles.

    Elle continue sa visite du marché, d'un pas tranquille.

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    (les dialogues en rouge et noir,décalés vers la droite se déroulent dans la tête d'Anneline qui est Schizo.)

    Ici vous pouvez voir un corps nu s'offrant aux vagues (male ou femelle, cochez votre bonne case) sur plage déserte avec un beau soleil couchant,
    ou bien un chaton, ou une licorne,
    Bref, de la bannière de qualité.
    Les plus vicieux d'entre vous peuvent voir un blason que ma poupée n'a pas le droit de porter.
    Vasco.

    On ne pouvait pas dire que ce voyage commençait sous les meilleurs auspices pour Velasco Visconti. Il avait fallu entreposer sacs de farine et bois de chauffe à l’abri des intempéries, s’assurer que ses invendus au marché carcassonnais ne les empêcheraient pas de partir à cause d’un maréchal un peu trop zélé qui lui aurait demandé de ne pas laissé ses trainasses en ville avant de partir. C’est qu’ils seraient bien chargé pour ce départ. Les charriottes seraient pleines à craquer et il ne fallait surtout pas qu’un surpoids inattendu les empêche de partir. Xandrya lui avait en plus demandé de l’aide pour rentrer des meubles à l’intérieur de sa bicoque qui devenait de moins en moins délabrée. Tout ça n’était pas Velasco Visconti. La vie de paysan n’était pas faite pour lui et pourtant, c’est ce qu’il était devenu ces dernières semaines: un paysan qui laboure la terre de ses mains, qui pétrit la pâte de ses mains. Un paysan et un boulanger. Chiabrena! Si ses anciennes connaissances l’avaient vu, elles se seraient gaussées de lui et pas qu’un peu.

    Évidemment, ce qui devait arriver arriva. Que font la plupart des voyageurs une fois qu’ils sont partis et qu’ils ont l’esprit moins occupé par tout un tas de choses? Ils pensent. Ils essaient de se remémorer où ils ont mis telle ou telle chose pour pouvoir la retrouver facilement. Entre Carcassonne et Narbonne, c’est ce que fit le Visconti alors que Héméré, la monture offerte par Xandrya juste avant le départ, tirait une charriote pleine à craquer de paniers d’osiers. Que croyez-vous qu’il advint alors? Eh oui, je vous le donne en mille: dans la frénésie du départ, une tâche avait été oublié: celle de laisser un sac de blé dans sa demeure afin que les paysans qu’il embaucherait puissent ensemencer la terre. Mais de sac dans la demeure du Visconti, il n’y en avait pas. Rien. Pas une graine. Pas d’embauche, pas de blé à moudre au retour. Non décidément, le sicilien n’était pas fait pour une vie de paysan.

    Et puis, il y avait un autre point qui mettait le Visconti sur les nerfs: la route de Carcassonne à Genève passerait par le chemin de la mort, celui qu’il avait emprunté il y a de cela quelques années alors qu’il avait quitté sur un coup de tête Chambéry, Ina et sa bande d’amis pour partir vers le sud, seul. Tout ça à cause d’un duel qu’il avait eu le malheur de perdre, une lice qui avait vu le sang de la Sicile maculer le sol à plusieurs reprises. C’était un Vasco affaiblit, tant physiquement que moralement qui, sur un coup de tête avait pris la décision de partir vers Arles sans prendre le temps de soigner ses blessures, sans même vérifier l’itinéraire ou prendre quelques réserves de nourriture. Agnesina et ce duel avaient touché l’orgueil du sicilien et l’impulsivité avait été sa réponse. Ce fut un miracle qu’il puisse arriver en vie à Arles, un miracle qui tint grâce à une bande de gamins qui trouvèrent son corps à bout de souffle. Depuis, il n’était jamais repassé par cette route. Elle lui glaçait le sang, elle faisait remonter à la surface de son esprit cette période noire de sa vie, ces quelques jours où il avait côtoyé l’enfer.


    - Dis-moi Xand, tu es sure de ton coup avec cette fille-là?

    Anneline, c’était le dernier souci du Visconti. De un, Xand, n’avait pas l’habitude de se lier d’amitié, encore moins avec une femme. La donzelle avait débarqué dans la vie de la rousse quelques jours avant le départ et de mauvais souvenirs franc-comtois étaient immédiatement revenus à l’esprit du marin. Des souvenirs…douloureux. Une trahison. Qu’est-ce que cette fille avait donc fait à la rousse pour qu’elle l’invite à se joindre à eux pour se rendre à Fribourg? Suspicieux le Visconti? Pourtant il se pensait moins méfiant que la flamboyante.

    - Dans toutes les langues du monde, jeunette rime avec follette. Moi, elle ne m’inspire pas confiance.

    Et si elle était de ceux qui le recherchait? Et si son but n’était pas d’atteindre Fribourg? Ou de l’atteindre et de les renseigner eux? Il le savait: à Fribourg, il devrait prendre plus de précautions, peut-être même se raser barbe et moustache. Il devrait veiller à ne point trop parler, son accent chaleureux le trahissant sans coup férir, faire attention en passant chaque coin de rue, avoir des yeux dans son dos lorsqu’il irait en taverne…ou tout simplement s’en passer.

    - J’ai même cru voir à un moment qu’elle se parlait à elle-même. Chiabrena Xand! C’est une foldinguo cette fille-là ou une espionne?

    Chat échaudé craint l’eau froide? Cela s’appliquait aussi aux siciliens.

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    Anneline
    Le veille en taverne à Béziers, la brunette et la rouge se retrouve un instant près de l'âtre accueillant d'un foyer réchauffant la pièce. Elles se mettent au point sur la suite immédiate de la route. Et c'est d'un commun accord qu'elles optent pour une séparation du groupe.

    Au bout de deux étapes, c'est un peu précipité vu de l'extérieur, normalement c'est un grand voyage. Et pourtant c'est bien une séparation à l'amiable qui se conclue dans cette taverne bitérroise.
    En fait c'est juste temporaire, une passe par les villes, les deux autres alimentent les feux de camps autour de la capitale. Et tout le monde se retrouve sur Nîmes, où la brunette pourra profiter de l'étape un peu plus longuement.


        A peine le voyage débuté, ils se débarrassent de toi.
        Tss, non, ils m'offrent la possibilité de passer en ville, saluer des connaissances avant de quitter la province.
        M'ouais, n'empêche, c'est suspect...
        Tsss, rien de suspect la dedans, nous étions au courant dès le début.


    Je chanterais en pensant à vous deux sur la route.

    Xandrya lui propose d'aller chanter avec les marins, où n'importe où ailleurs tant que c'est loin de ses oreilles.

    Les marins....
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    (les dialogues en rouge et noir,décalés vers la droite se déroulent dans la tête d'Anneline qui est Schizo.)

    Ici vous pouvez voir un corps nu s'offrant aux vagues (male ou femelle, cochez votre bonne case) sur plage déserte avec un beau soleil couchant,
    ou bien un chaton, ou une licorne,
    Bref, de la bannière de qualité.
    Les plus vicieux d'entre vous peuvent voir un blason que ma poupée n'a pas le droit de porter.
    Anneline
    Montpellier
    Par delà les étangs, la mer.

    Le groupe s'est séparé passant par deux itinéraires différents, elle est seule assise, les yeux vers les vagues. Ils se retrouverons sur Nîmes,

    Un mois après, même plage, toujours par delà les étangs, toujours cette mer. Le coquillage est vite trouvé, elle le porte à sa bouche, et le lèche pour y trouver ce goût iodé si particulier, et tellement abondant ici.

    Avant son départ de Carcassonne avec LE groupe et pour se diriger vers "la marave", le grand tournoi helvète, elle avait repensé à son dernier passage ici, comme une délivrance des fantômes qui la hante. Les fantômes sont toujours là, mais elle les accepte. Elle ne comprends pas pourquoi la mort s'est si souvent invité dans sa famille, mais elle arrive à trouver des bribes de souvenir, où elle les voit, un peu moins flou qu'avant, alors qu'ils étaient heureux. Elle ne se souvenait plus que sa famille avait pu vivre de tels instants, tellement que les ombres sombres la définisse.

    Un jour peut être elle arrivera à voir les traits du visage de sa mère souriante. Un jour peut être... Là elle l'entend rire, c'est déjà un si grand progrès.


        Elle est belle cette plage.
        Ho que oui, c'est un repère important pour moi.
        Dès que tu as pu bouger de Lodève c'est le premier lieu que tu es venue voir.
        Regardes l'horizon, il y a tant de promesse au loin.
        Un avenir?
        Oui, je pense qu'il existe pour nous aussi l'avenir.



    Sa main croise un coquillage, tout lisse, parfait pour le chemin de retour, il lui faut prendre la route vers Nîmes, et trouver des marins....

    Tu vas aimer ça les marins qui chantent.

    Elle rit en pensant à ce qu'elle réserve et ses deux compagnons, elle a toute une journée d'avance sur eux, autant la mettre à profit.
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    (les dialogues en rouge et noir,décalés vers la droite se déroulent dans la tête d'Anneline qui est Schizo.)

    Ici vous pouvez voir un corps nu s'offrant aux vagues (male ou femelle, cochez votre bonne case) sur plage déserte avec un beau soleil couchant,
    ou bien un chaton, ou une licorne,
    Bref, de la bannière de qualité.
    Les plus vicieux d'entre vous peuvent voir un blason que ma poupée n'a pas le droit de porter.
    Xandrya

      Carcassonne-Narbonne-Béziers, 24-25-26 Février 1466

        Je suis sure de rien le sicilien, et si ta parano corléonienne se révèle être juste sur Anneline je vois pas le soucis.
        Un problème ça se règle non ?
        Peut arriver tout et n'importe quoi pendant un voyage : une bête sauvage, une baie toxique, une dague égarée... que sais-je encore.
        Alors respire et profite, tu vas finir avec des trous dans l'estomac.


        Voilà ce qu'avait répondu la flamboyante au visconti quand il l'avait emmerdé concernant la gamine, elle savait bien pourquoi d'ailleurs : "les Corléone", nom de dieu faudrait qu'elle les rencontrent un jour savoir pourquoi il en avait une telle trouille de ceux là.
        Déjà le jour où il avait débarqué sur Carcassonne et qu'elle l'avait croisé en taverne, il avait cru que la rouquine était missionnée pour lui faire la peau par ces italiens limousins. Au demeurant pourquoi pas, sauf que sur ce coup là, nan elle était en mode ch'ui chez moi, je me la coule douce, et je fais semblant de mener ma p"tite vie de meunière pépère.
        Oui une meunière en tenue de peau ajustée, pantel et bustier, tatouéé, affublée d'un anneau labial et armée de partout,même si discret... mais tout le monde fermait les yeux ici même si personne n'était dupe, et c'était ce qui faisait que Xandrya revenait toujours ici, port d'attache ou ses racines comme on dit aussi.

        En attendant la route se poursuivait et les trois compères avançaient sans trop de soucis hormis la requête formulée par Jamies que la petite brune tenait avec assiduité à chantonner en permanence ou presque, mais parfois un simple coup d'oeill azuré suffisait à stopper la jeunette qu'il s'agisse des iris du brun ou de la rousse d'ailleurs.
        La capitale approchant, l'incendiaire avait averti qu'elle ne passerait pas en ville, parce qu'elle avait des choses à faire aux abords de Montpellier et aussi parce qu'elle y avait quelques contentieux alors y remettre les pieds pour l'heure ne lui était pas forcément nécessaire.
        Pour autant voir la jeunette se faire une virée en ville l'arrangeait, alors au soir les routes s'étaient séparées pour un temps, citadine pour Anneline et calme pour la rouquine.


      Entre Béziers et Montpellier, 27 Février 1466

        Oreilles au repos, étonnant de se rendre compte à quel point le silence pouvait être appréciable même si, parfois pesant, mais dans le cas présent, la flamboyante s'en abreuvait jusqu'à plus soif.
        Profitant de ce calme, la possibilité de créer et approvisionner un feu de camp entre Béziers et Montpellier fut saisie, la charge du groupe diminuait ainsi un peu et le début d'un projet de longue haleine se mettant en place.
        Soirée fut d'une zénitude olympienne après une journée de cueillette avec Velasco, les regards azurés scrutant les flammes dansantes autour d'un feu si simple qu'il en devenait sophistiquée.
        Pas d'Anneline, pas de chant, mais une discussion sur la suite du voyage et sur la marave à venir, sur le comment procéder, sur l'envie de Vasco de gagner quand Xandrya n'avait elle que le désir de se castagner à l'ancienne.

        Mhm... on joindra l'ambition à l'agréable alors Visconti

        Un rictus amusé à la commissure des lippes, le convoi en duo et non en trio encore pour ce soir se remit en branle direction Nïmes pour une nouvelle étape en forêt, au calme à l'abri du brouhaha de la ville et des chants d'Anneline, si un jour elle recroisait Jamies, pour sure elle verrait à lui faire bouffer sa langue d'avoir demandé à la petite brune de chanter à ne plus en avoir de voix.

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      "Toujours là où on ne m'attend pas..."


      Dernière édition par Xandrya le 13 Mar 2018 08:26; édité 1 fois
      Anneline
      Nîmes
      Un coin de paradis... le verger

          Tu fous quoi là t'as pas d'échelle?
          Je t'en prie, je cours en chercher une alors.
          Ca te sera plus utile que ta rame.
          Non, je plaisante pas besoin d'échelle pour découvrir ce lieu.


      Elle possède une journée de repos, une journée pour attendre sagement les deux comparses. Puis direction vers la marave. Riche de cette journée, elle vient de se rendre compte qu'elle n'a jamais pris le temps de visiter un verger municipal. Et c'est pour réparer cet oubli là, qu'elle se dirige vers celui de Nîmes.

      Hier en taverne sur Montpellier, elle avait passé du bon temps avec les gens présents. Les oreilles de la Meval avaient du lui siffler vent force 8 ou 9, il faut dire que sur Montpellier la Blonde n'avait pas que des amis. Elle sourit de nouveau en songeant à tout ce qui a été dit. Mais que l'on se rassure, toute la soirée, n'a pas eu que ce pauvre sujet, et des discussions bien plus enrichissantes et intéressantes ont fusé.

      Anneline regarde les arbres fruitiers, ce n'est vraiment pas sa spécialité. Autant que pour des champignons, pour des animaux et des poissons, elle sait rapidement identifier ce qui est valable, ce qui mérite attention, que pour ces arbres, elle n'y connait pas grand chose.



          Ça se mange ça?
          Je ne sais pas, de toute façon sans échelle.
          Il me semble deviner que tu es bien contente de ne pas avoir d'échelle.
          Tu y goutterais toi à ce truc ?
          Non, je te préfère avec une rame qu'une échelle, d'un coup!.



      Elle continue de déambuler dans le verger, heureuse de reconnaître un pommier et un poirier. Elle songe à la farce qu'elle réserve au reste de son groupe. Cela lui a pris toute la matinée, mais si tout va bien, s'ils respectent bien les consignes, la bande de joyeux lurons feront des marins respectables... Non, plus des semblants de marin, mais en mode ténor.

          Elle te coûte combien cette farce?
          Quelques tournées, un repas, une petite bourse...
          Bref, nous voilà encore une fois sans le sous.
          Tsss j'ai de la viande d'avance, et l'argent d'inscription du tournoi mis à côté.
          Les pauvres qui vont tomber contre toi au tournoi, ils vont perdre leur temps.
          Tsss, qui te dis, que ce n'est pas moi qui va les retourner.
          C'est beau d'être si candide... Tu es belle.

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      (les dialogues en rouge et noir,décalés vers la droite se déroulent dans la tête d'Anneline qui est Schizo.)

      Ici vous pouvez voir un corps nu s'offrant aux vagues (male ou femelle, cochez votre bonne case) sur plage déserte avec un beau soleil couchant,
      ou bien un chaton, ou une licorne,
      Bref, de la bannière de qualité.
      Les plus vicieux d'entre vous peuvent voir un blason que ma poupée n'a pas le droit de porter.
      Vasco.

         « Entre Montpellier et Nimes, nuit du 28 Février 1466 »


      Les frimas des contreforts pyrénéens cédaient peu à peu le pas aux douceurs d’un printemps méditerranéen. Le feu de camp avait été allumé par les soins du sicilien, Xandrya était partie à la cueillette aux simples. Pour le Visconti qui connaissait la rouge depuis quelques mois déjà, cette activité était nouvelle. Xand n’avait jamais montré d’intérêt pour les plantes auparavant même si un passé récent avait prouvé au marin que la Flamboyante avait des aptitudes pour les soins. Assis près du feu, une branche de bois vert attisant les braises de temps à autre, Vasco préparait le repas du soir: lapins rôtis et pommes cendrées. Pas de galette pour ce soir. Il trouvait d’ailleurs que la rousse avait pris des fesses avec cette orgie incontrôlée de galettes.

      Le bois qui craquait sous l’assaut des flammes lui fit revenir à la réalité, une réalité dont il s’était échappé quelques instants alors que la parano corléonienne comme l’appelait Xand avait occupé toute la place dans son esprit. Pendant que le lapin cuisait paisiblement, la phrase de Xand revint à son esprit « Un problème, ça se règle non? ». Si. Un problème, ça se réglait. Si la brune amie de Xand était une espionne de la Spiritu Sanguis, alors soit elle mourrait, soit il l’utiliserait pour remonter à la source, au commanditaire. Pourtant le marin n’y croyait guère: cette histoire remontait désormais à plusieurs années. S’il y avait quelqu’un encore en vie dans cette organisation criminelle alors il devait avoir oublié Velasco Visconti depuis belle lurette. Mais à chaque fois qu’il était sur le point de donner l’absolution à Anneline, les souvenirs de cette fameuse nuit franc-comtoise venaient le hanter.

      Un visage lui revint en tête: celui d’Enjoy Corleone. Ce soir-là quand il quittèrent cette ville qu’ils tenaient depuis plus jours, Enjoy vint le trouver. Les traits de son visage trahissaient le doute qui l’habitait: « On a été trahi ». Cette phrase, prononcée à peine à une ou deux lieues de la ville de départ avait plombé l’atmosphère de la bande. Si Enjoy avait raison alors l’enfer se déchainerait sur leur groupe dans les heures qui suivaient. La raison des craintes de la Zia? Le fait que l’un d’entre nous ait décidé de ne pas partir, qu’il se soit saoulé seul en taverne, qu’il était tellement ivre qu’il avait du mal à articuler ses idées et pourtant il le lui avait dit : « Je vous ai trahi ». Cet homme, c’était le dernier arrivé dans le groupe, à peine quelques jours auparavant. Enjoy et Ina ne lui faisaient pas suffisamment confiance pour l’inviter aux réunions secrètes de la Spiritu Sanguis…mais suffisamment pour lui indiquer l’heure de notre départ et notre destination. White, le général de l’armée de Sept, était réputé pour ne jamais dormir. Nous n’avions pas encore franchi les portes de la ville que l’ordre de faire mouvement avait été envoyé à ses soldats. Pendant deux jours ils nous ont traqué. Deux jours. Lorsqu’à l’évidence nous avons compris que nous ne leur échapperions pas, Enjoy, Ina et Arsène, les têtes du Cerbère, nous ont laissé poursuivre seuls. C’est elles qui prirent l’armée des sept de plein front. Leur abnégation nous ont permis d’en réchapper. Cette fois-là. Elles, elles n’eurent pas cette chance.

      Chambéry, la suisse, la route de la mort….et les suspicions sur Anneline. Voilà ce qui occupait l’esprit du Visconti ce soir-là en attendant le retour de Xand. Demain ils retrouveront la brune à Nimes. Il lui faudrait alors décider de son sort: la laisser vivre et avoir confiance…ou précipiter sa mort. En attendant, ce lapin était bien trop cuit au gout du Visconti.


      - Chiabrena! J’espère que la rousse aurait au moins trouvé un bon dessert.

      Joindre l’ambition à l’agréable comme le disait Xand… Pour le Visconti, ce tournoi c’était l’occasion de prendre une revanche sur le passé. Chasser les démons de la campagne contre l’Empire, oublier le massacre de Chambéry, massacre auquel un ami de la rousse avait d’ailleurs participé dans le camp opposé. Un jeu la marave? Pour certains peut-être mais pas pour lui. De toute évidence.

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      Anneline
      Elle guettait leur arrivée en ville, il faut dire qu'en prenant une place de milicien, elle pouvait observer tous les mouvements autour de Nîmes, et être prête à les accueillir en toute discrétion....

      Xandrya, Velasco, je suis contente de vous retrouver, de voir que vous avez fait bonne route pour me retrouver....

      Elle sourit et descend vite du rempart, va leur ouvrir la porte, ça aide d'être dans la milice, et leur présente sa petite bande.

      Alors voici les Loïc et Yann. Un des deux tambours c'est Loïc, l'autre Yann, et les deux qui vont souffler dans des trucs qui font du bruits, c'est Loïc et Loïc. Tous Bretons, d'où ils ne se sont pas foulé dans les noms.

      Elle sourit toute fière de sa trouvaille. Sa journée d'avance fut juste à peine suffisante pour trouver la perle rare. Bon en perle, il y a mieux, mais des marins ça ne court pas la campagne nîmoise.
      Anneline plante sa rame entre les musiciens pour donner un peu le change, et accentuer le moment Marin.


      Attention messieurs, c'est à Vous. Elle se tourne vers ses deux comparses hilares; Surveillez surtout Loïc, il assure.


      Les musiciens, débute la polka qu'elle affectionne tant.

          Tu es fière de ta bêtise, toi!
          Ho que oui...
          Et tu crois qu'ils vont te reprendre dans le groupe.
          Ils vont adorer, je ne chante pas.

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      (les dialogues en rouge et noir,décalés vers la droite se déroulent dans la tête d'Anneline qui est Schizo.)

      Ici vous pouvez voir un corps nu s'offrant aux vagues (male ou femelle, cochez votre bonne case) sur plage déserte avec un beau soleil couchant,
      ou bien un chaton, ou une licorne,
      Bref, de la bannière de qualité.
      Les plus vicieux d'entre vous peuvent voir un blason que ma poupée n'a pas le droit de porter.
      Xandrya

        Entre Montpellier et Nimes, 28 Février 1466

          Une journée calme et reposante pour la rouge, pas de gamine, pas de sicilien, juste elle et la recherche de simples, quiétude totale et donc une rouquine sereine qui revenait vers le campement à la nuit tombée humant le fumet d'un repas, léger sourire naissant en songeant que le Visconti avait donc tenu engagement et préparer repas, les radis sauvages et autres baies hivernales seraient donc un plus dans leur repas.
          La soirée s'annonçait paisible avant un départ vers Nïmes, rejoindre Anneline, reprendre la route vers l'Helvétie, sauf qu'il n'en fut rien et qu'une discussion houleuse sur un sujet sensible avait vu un départ glacial du campement, et les frimas de l'hiver n'y étaient pour rien.
          Pas même une réponse de l'incendiaire au "on y va" du sicilien aux premiers rayons du soleil, Xandrya avait lancé le convoi sans un mot supplémentaire, lasse que leurs fiertés de mer-de n'aient pas permis de venir à bout de cette mésentente sur le sujet.


        Nimes, 1er Mars 1466

          Pas un son, pas un mot échangé entre la languedocienne et le sicilien de tout le voyage jusqu'à la cité, les azurés se levant sur le haut du rempart en entendant la voix de la jeunette les interpeller.
          Pleine d'énergie et de bonne humeur, le contraste risquait d'être saisissant avec la rouquine, un léger regard porté vers le brun qu'il comprendrait ou pas, la gamine n'avait pas besoin de payer.
          Sauf que... s'il était un jour où la petite brune ne devait pas jouer de chatouilles c'était bien aujourd'hui et forcément, c'est en fanfare que la foldingote avait décidé de les accueillir.

          Pas de chant, non non. Anneline n'ouvrait même pas la bouche alors en quoi Xandrya pouvait bien lui faire de reproche, mhm... la non-discrétion ? le bruit ? la bretagne ? le....
          Rhaaaaaaaaaa tant et tant qu'il était dur de tout évoquer, mais dans la tête de la flamboyante une chose "Bordel du biniou !!! Je préfère encore quand elle chante tudieu !!!"
          Ne pas réagir violemment, ne pas hurler, ne pas lui envoyer une dague entre les yeux, sa dinguerie faisait partie de ce qui avait plu à la flamboyante alors lui reprocher, sauf que c'était pas bien le jour.

          Violent le biniou dès le matin dis.
          Mais on voit que t'es contente de nous revoir.


          La fanfaronnade achevée, et les envies de meurtres contenues, le convoi avait pris ses quartiers et comme à son habitude chacun avait fait sa vie, et Xand avait passé une partie de l'après-midi en taverne croisant de l'intéressant et de l'insipide, voir des phénomènes à abattre d'urgence, se demandant encore comment vu son humeur du jour, la bougresse avait pu repartir vivante de l'auberge, certains mystères ne s'expliquent pas à ce qu'il se dit.
          Une nouvelle tête viendrait s'ajouter au convoi, après une discussion, une rouquine sans-nom au visage balafré viendrait rejoindre la petite troupe, le sicilien ralerait surement encore à l'espionne mais à cet instant, elle s'en tamponnait le coquillard, même si la brouille de la veille l'emmerdait grandement.

          Se vider la tête, regretter ne pas avoir son refuge habituel et partir en vadrouille dans les forêts nîmoises...


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        "Toujours là où on ne m'attend pas..."
        Luylia
        [28 Février 1466 - Arles]

          Première fois qu'elle mettait le nez dehors depuis longtemps, et après avoir passé un long moment en convalescence, elle n'avait qu'une envie, bouger, voir du payer, partir à l'aventure, se balader, bref, elle ne tenait plus en place. Ce jour la, elle apprit que du côté de Genève allait se tenir un grand tournois. N'ayant pas de but, ce dernier devint son phare et elle se mit en quête d'un groupe pour l'y accompagner. Recherche plutôt infructueuse, mais qu'à cela ne tienne, elle irait seule s'il le fallait. Un événement de cette ampleur, elle voulait le voir de ses propres yeux. L'un des points notables de la journée, fur sa rencontre avec une femme enceinte qui lui demanda si elle voulait adopter son bébé. La rousse en était restée bouche bée. Le moment de devenir mère n'était pas arrivée, elle voulait profiter de la vie avant de songer à se poser.


        [1er Mars 1466 - Nîmes]

          Arrivée dans la ville voisine sans embûches, la rousse s'était installée au chaud dans une taverne, elle y avait fait la connaissance de moultes personnes dont celle d'un homme en particulier. En sa compagnie, elle passa un agréable après midi. Pendant quelques heures il prit de son temps et de sa patience pour l’entraîner au combat après qu'elle lui eut expliqué qu'elle voulait apprendre à se défendre. Armée d'une épée émoussée en premier lieu, il lui avait donné des conseils sur les positions et enchaînements, puis ils étaient passés à l'entrainement hache-bouclier. Clairement, elle n'était pas douée pour cette dernière configuration. En plus, avec ses tresses rousses, ça lui donnait des airs de vikings comme elle avait pu en lui en faire la remarque en riant. Après ça ils discutèrent longuement, vinrent quelques confidences, à moins que ce ne furent que des mensonges pour mieux prendre la naïve rousse dans ses filets ? Lilia avait l'impression qu'il se passait quelque chose entre eux. Par deux fois il la fit rougir et par au moins le double il vint lui voler un baiser. Jamais encore on ne lui avait prêté telle attention. Toujours vue comme la pauvrette vagabonde, elle était habituellement critiquée pour sa chevelure flamboyante. Donc forcément, cette histoire la chamboulait un peu et elle ne savait pas quelle suite y donner précisément. Néanmoins elle n'était pas prête à donner son coeur aussi vite, ni à se lier à un presque-inconnu. Son but ne varierait donc pas. L'avenir seul dirait si cette journée serait la seule qu'ils passeraient ensemble ou pas.

          Plus tard dans la journée, elle fit la rencontre d'une flamboyante. Il s'était avéré qu'elles avaient la même destination, alors n'ayant pas peur de se faire rembarrer - après tout qui ne risque rien n'a rien n'est ce pas ? - elle lui demanda si elle pouvait rejoindre son groupe. Après quelques instants de réflexions, sa demande fut acceptée et Lilia fut ravie d'avoir de nouveaux compagnons de route. En fin de soirée, comme convenu, elle rejoignit la charrette et les salua


          - 'soir ! Prête à partir !

          Elle n'avait presque rien en bagages. Quelques vivres, un collier et plein de beaux souvenirs...


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