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[Rp] Janvier 1462 ... Le tout pour le tout !

--Kirdan
Une heure,
Un jour,
Un mois,
Un an !
Peut importe le temps que cela lui prendrait, le jeune éphèbe voulait devenir le courtisan le plus en vogue, celui qu'hommes et femmes s'arracheraient, celui dont tout le Royaume parlerait !
A ses yeux, un échec était impensable, cela ne se pouvait, il était tellement exigeant envers lui-même et puis .... Il était prêt à tout !

C'est de cette manière qu'il avait voyagé, en vendant son bien le plus précieux, son corps.
Certes, il n'était pas homme au teint hâlé et aux muscles proéminents, mais ses traits fins et son corps bien dessiné plaisaient, aussi bien à la gente féminine qu'à ces messieurs.
Quand à ses longs cheveux, il lui arrivait de les nouer d'un lien sombre mais il préférait les laisser libre, aimant à glisser ses longs doigts dedans, à en jouer .....

L'esprit en errance, ses pas le menèrent jusqu'à ce lieu « L'Aphrodite », endroit qu'on lui avait recommandé, ainsi qu'un nom qu'on lui avait donné « Messire Alphonse », aux dires de certaines personnes, c'était là qu'il fallait travailler, c'était là qu'il pourrait se faire un nom, c'était là que ..... Au diable ses pensées ! Elles n'avaient plus lieu d'être puisqu'il était là à présent !

Une lanterne rouge accrochée à une porte cochère qu'il pousse, le bâtiment est là, juste devant ses yeux, il scrute l'endroit un instant, hésitant en regardant l'entrée principale, fronce les sourcils .... non, il ne peut décemment pas se présenter par là. Tout en passant la main dans ses longs cheveux, il contourne l'édifice. Là, une autre cour, une autre porte cochère et surtout une odeur de fumée qui lui prend les narines ! Il n'attend pas, il n'attend plus ..... Il pousse la porte, bien décidé à rencontrer ce fameux Messire Alphonse.
Alphonse_tabouret

Au creux de Paris, de ses rêves, de ses tourments, Alphonse s’accrochait, impassible à ce bureau qui le voyait renaitre, lentement, au travers des devoirs, obligations et plaisirs qui se mêlaient désormais à son chemin, agrémentant çà et là son horizon , l’éclaircissant pour le rehausser de touches de couleurs chamarrées et le chat, méfiant, s’il ne se laissait pas porter par les spectacles de ces taches de couleurs inédites, en ressentait indéniablement la chaleur neuve.
Le deuil se consommait, la vie s’accrochait et, palpable dans les replis de son âme malformée, le jeune homme contemplait au seuil de son univers, le monde tel qu’il apparaissait à l’aube de cette année 1462. Si les chiffres dansaient toujours pour lui, élégants, secrets, chuchotant à ses tempes les accords liés de la fortune, il ne s’y noyait plus avec la même emphase, libéré par la vie grandissante dans le giron de la gitane, et par la mascarade auquel il se prêtait avec de Ligny, premier étonné à trouver le réconfort de la chair dans le déni délavé du nobliau.

Il entendit les pas d’Hubert avant même que la porte ne s’ouvre, maitre des sons dans ce royaume de silence qu’était la maison basse, et relevant la tête pour fixer ses prunelles sur le visage taillé du garde, attendit la sentence.


Quelqu’un pour vous. Sans rendez-vous, précisa l’homme de main comme si cela avait justifié que l’on expulse l’étranger sans sommation ce qui, irrémédiablement amena un sourire discret sur les lèvres comptables. Alphonse attarda volontairement le silence, sachant qu’Hubert ne l’aimait pas, qu’il finirait par rajouter quelque chose, peu habitué à ce que les mots ne soient pas suivi de l’entrave de la repartie. Il devrait vous plaire, conclut le garde presque à regret ce qui acheva de faire naitre sur le visage félin, l’étincelle de l’amusement.

Fais le rentrer, conclut Alphonse en repoussant l’épais cahier de comptes sur le bureau quand son interlocuteur s’effaçait en laissant passer devant lui la silhouette longiligne et élancée d’un jeune homme dont la suave crinière descendait librement jusqu’aux reins. Commerçant dans l’âme, esclave premier du négoce familial, le fauve avait le gout des belles choses, élevé au sein des parfums légers ou capiteux, d’un luxe improbable de la bourgeoisie de campagne, funambule ayant joué de ses charmes dans bien des salons huppés de la capitale pour s’assurer le toit et le couvert durant ses années de fugue et il sut, immédiatement en posant ses yeux sur l’inconnu, que c’était le son des écus qui martelaient ses pas. Messire, que puis-je pour vous ? demanda-t-il en l’invitant d’un geste à s’assoir tandis qu’Hubert cloisonnait sur eux, le reste du Bordel.
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--Kirdan
L'attente fut ma foi assez brève, l'éphèbe vit paraître devant lui un homme, celui ci lui demandant de le suivre. Les prunelles de Kirdan ne s'attardèrent pas sur lui, il se contenta de le suivre silencieusement. Encore quelques secondes à patienter devant une porte avant d'enfin pénétrer dans ce qui semblait être un bureau.

Le jeune homme scruta la pièce l'espace d'un instant avant de poser son regard sur la personne assise. Un visage félin, un nez droit, des lèvres gourmandes et une crinière qui le faisait ressembler à un fauve, cet homme avait un quelque chose qui plut au petit courtisan.

Un geste l'invitant à prendre place, c'est ce que fit Kirdan, tout en passant la main dans ses longs cheveux et le bout de sa langue entre ses lèvres, les humidifiant avant de prendre la parole.

Kirdan, je me nomme Kirdan

La voix était chaude, suave, on aurait presque pu la croire féminine si il n'y avait pas eu ce ton viril, après tout, le jeune homme n'était-il pas un savant mélange des deux espèces ?
Il croisa les jambes ..... longues et fuselées avant de poursuivre.

Vous pouvez beaucoup, du moins je l'espère, si vous êtes bien Messire Alphonse

Il se tut, comme attendant une affirmation, inclina légèrement la tête sur le côté, ses prunelles allant chercher celle de son interlocuteur

Je veux devenir le courtisan le plus demandé, je veux que les hommes et les femmes du Royaume ne jure plus que par moi.

Il avait dit cela d'une manière très naturelle, comme si c'était une évidence, mais après tout, cela l'était à ses yeux, il en était persuadé.
Un fin sourire se dessina sur ses lèvres, une petite étincelle fit briller son regard, il passa à nouveau le bout de sa langue entre ses lèvres fines.

Alors, que pouvez-vous pour moi Messire ?
Alphonse_tabouret

La voix de l’éphèbe s’enroula dans l’air pour venir sonner aux oreilles du chat, apaisante douce, modulée lascive sans pourtant être trop intrusive dans l’intention, amenant le sourire du comptable à s’offrir un peu plus, conscient de la maitrise que le jeune homme avait déjà, s’amusant de s’interroger sur la spontanéité ou la déformation professionnelle.
Il hocha la tête pour confirmer son identité, se calant dans son siège en écoutant les motivations du jeune homme sans empêcher l’étincelle d’espièglerie de bruler ses prunelles fauves tandis que l’androgyne égrenait les mots. Beau, sûr de lui, point fort tout autant que faiblesse certainement, jouant d’une grâce innée que délayaient les gestes qu’il dispensait sans réfléchir à ses longs cheveux, il s'offrait au regard avec une assurance coquette.

Je veux devenir le courtisan le plus demandé, je veux que les hommes et les femmes du Royaume ne jure plus que par moi.
Alors, que pouvez-vous pour moi Messire ?


Rien, répondit premièrement le félin après un instant de silence le sourire désinvolte accroché en filagramme délicat sur ses lèvres polies, jaugeant de l’effet de cette réponse avant d’enchainer, laissant une main distraite jouer avec sa plume. Tout au plus puis-je vous assurer un toit fortement fréquenté et une clientèle de qualité dont le bouche à oreille fait et défait les plus remarquables réputations, mais pour le reste, je crains que cela ne soit que de votre ressort.
Le silence ne dura que le temps d'une respiration effilant le sourire félin du jeune homme, laissant effleurer des crocs qui auraient pu paraitre de lait pour qui se laisser berner par les apparences les plus douces.
Sauriez vous me dire ce que vous avez de plus que les autres ? demanda-t-il dans une intonation enjouée, discrètement salée, proprement épicée, posant sur le jeune homme un regard volontairement trainant à l’ourlet de la bouche, l’œil luisant d’une invitation au défi quand tout n’était que lecture pour le chat, à l’affut de la réaction, attentif à connaitre même peu, l’intrinsèque et son partage.

Choisiras tu les mots ou les actes Kirdan?
Sauras tu t'entraver parmi nous avec le panache que tu me promets?


_________________
--Kirdan
Choisir,
Dilemme cruel,
Décision fatale !


Rien,
Ces quatre lettres résonnèrent à l'ouïe de l'éphèbe, un léger froncement de sourcils les accueillirent tandis que l'azur errait sur le sourire désinvolte, glissant ensuite sur la main distraite.
Le temps que les prunelles du courtisan reviennent sonder les traits du carnassier, ce dernier avait repris la parole. Certes, tout cela ne dépendait que de lui, il en était parfaitement conscient et ne prit pas la peine de répondre au chat à ce sujet.

Sauriez-vous me dire ce que vous avez de plus que les autres ?
Ce fut plutôt cette question qui interpella l'ambitieux.
Il allait rétorquer mais, l’œil luisant du comptable, tel un défi, lui fit refermer la bouche. Un fin sourire naquit sur ses lèvres fines.

Et bien ..............

D'un mouvement félin, il quitta son assise, posant des prunelles étincelantes sur Alphonse tout en contournant le bureau, lèvre inférieure qu'il se mordille tandis qu'il se penche sur le chat.

Peut-être bien, ceci ............

Mots susurrés dans un souffle chaud, et alors que les lèvres arrivistes capture le lobe de l'oreille féline, que les crocs encenseurs le mordille délicatement, des doigts agiles viennent glisser sur la nuque fauve, s'emparant d'une poignée de cheveux afin de faire pencher la tête carnassière vers l'arrière

Ou bien, cela ..............

La langue chaude et souple du jouvenceau traça un sillon humide dans le cou d'Alphonse, remontant sur son menton avant de venir de la pointe dessiner le contour ces lèvres. Effleurement, à peine.

Ou encore, ceci ...........

La main relâche son étreinte, plongeant entre les cuisses du garant sans autre forme, paume se pressant furtivement sur la virilité du félidé avant que l'ambitieux ne se redresse, posant les mains sur les hanches, prunelles qui toisent

Vous êtes plaisant, mais point un client, votre regard de défi n'est pas suffisant. Si vous désirez savoir ce que j'ai de plus, payez-moi !

Et sans attendre, il se détourne.
Nul n'a jamais bénéficié de ses talents sans devoir ouvrir sa bourse !
Alphonse_tabouret
Lorsque le jeune homme se leva, le comptable le suivit attentivement du regard sans pourtant broncher, statue lascive dans les bras de son fauteuil, curieux de voir ce qu’il se permettrait, jusqu’ou il oserait s’avancer sans craindre que le chat ne griffe.
Les dents étaient venues gouter le lobe de l’oreille quand la main s’était permise d’empoigner ses cheveux pour qu’il offre le fil de la gorge, ce que le fauve avait laissé faire, définitivement à l'écoute de cet autre nouveau, encore bien loin de ce qu’il jugeait intrusif, animal qui, se repaissant des autres, aimait à s’immoler au banquet avec la fougue des envies. Tandis que l’air ambiant venait rafraichir le sillon laissé prés de ses lèvres, une main aventureuse s’autorisait une caresse aux confins de son ventre, ramenant le chat sur le chemin du négoce : ambivalent tout autant que téméraire, Kirdan avait possiblement des atouts à ne pas gâcher.


Vous êtes plaisant, mais point un client, votre regard de défi n'est pas suffisant. Si vous désirez savoir ce que j'ai de plus, payez-moi !

Mon cher, vous ne manquez pas d’ambition, commença-t-il, amusé en le regardant se détourner non sans cet air de diva que les mains aux hanches et ses longs cheveux soyeux renforçaient , le sourire s’effilant avec la grâce du carnivore aux lèvres du comptable, jouant de l’arrogance puisque c’était l'insolence qui lui avait répondu… mais je crains que la mienne aille encore plus loin. Qui sait, peut-être quand votre réputation vous précèdera, songerai je à dispenser l’or entre vos draps sur quelques bons conseils, mais pour l’heure… je me contenterai de vous regarder bâtir la légende.
Asseyez-vous je vous prie, nous avons quelques modalités à voir encore,
poursuivit il en attrapant un vélin vierge à portée de sa main, portant sur Kirdan un regard où brulait le feu d’une espièglerie qui si elle n’était pas malveillante, se voilait de la cruelle innocence propre aux félins les plus joueurs. Il y avait là, dans cet éphèbe splendide, de quoi nourrir l’Aphrodite et les appétits chaotiques du chat, festin dont Dacien le privait de par son retranchement et auquel il avait pris gout avec les mois passant. Que savez-vous de l’Aphrodite ?, demanda-t-il finalement, délestant l’encrier de quelques gouttes pour commencer à noircir le vélin.
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Kirdan
Ambition,
Ambition,
Vous avez dis ambition ?


L'Ephèbe apprécia la répartie du chat, ce qui à vrai dire n'était pas vraiment dans ses habitudes. L'Ambitieux avait la riposte facile. Ce n'était d'ailleurs pas l'unique défaut qu'il possédait, un brin irascible, parfois arrogant, obstiné, narquois, il était également très énigmatique quand à son passé.

En cet instant, rien de tout cela, le Mignon était d'humeur plaisante et il savait qu'un jour ou l'autre il prendrait un malin plaisir à rappeler au félin les mots prononcés ce jour.
En attendant ce qui sera pour lui un épisode fabuleux, il reprit place. Bien calé sur son assise, ses prunelles azurées accompagnèrent les gestes du comptable tandis que ces doigts capturaient l'un des liens de sa chemise. Inconsciemment, il effleurait ses lèvres du lacet, son imagination l'emportant à mille lieux de là ........... La lippe gourmande du Carnassier était-elle aussi douce que cette attache ? Il n'avait aucun mal à se projeter l'image de ce dernier accaparant sa bouche, ni d'ailleurs à imaginer la patte féline frôler sa peau.
Un soupir de bien-être s'envola, tournoyant dans la pièce, l'inspiration féconde débordait, entraînant l'Intrigant dans une chimère érotique où plus rien d'autre n'existait, où le pelage du chat se confondait avec la peau opaline du courtisan. Dieu que cela était divin !

Quelque part dans les méandres de sa conscience, un miaulement se fit entendre. L'Animal montrait-il du contentement ? A moins que cela soit un ronronnement à ses esgourdes ........
Que savez-vous de l’Aphrodite ?
La satisfaction féline mua, une moue réprobatrice se griffonna sur les traits jouvenceau, l'effondrement de la songerie le privait d'une conclusion séduisante.
Les doigts de l'Encenseur venait de lâcher le lien, celui ci retombant sur sa chemise alors qu'un petit soupir lui échappait. Douce réalité ..........
Le regard ciel retourna se poser sur le Chat, haussement d'épaules

Hormis le fait évident que c'est un Bordel, rien.

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Alphonse_tabouret
Un bordel, oui, répéta Alphonse quand l’encre dessinaient ses formes lettrées sur la page blanche, volutes noires inscrivant au registre de la maison un nouveau pacte à passer de ventre à ventre. Mais pas que… poursuivit il, volontairement énigmatique, laissant le silence dominer un instant l’entrevue, l’air volontairement absorbé par ce qu’il faisait quand son attention se tendait vers le jeune homme.
Vous n’ignorez pas que ce genre d’activités requiert une discrétion particulièrement méticuleuse, reprit-il enfin d'une voix douce mais basse, aussi bien concernant ses hôtes, que ses activités.
Le velours des onyx vint affleurer les prunelles de l’éphèbe, y pesant brièvement sans plus aucune lueur d’amusement, épaisses jusque dans le soulignement de cette règle immuable. Si la bride laissée au employés était assez longue pour qu’il n’ait jamais à tirer dessus, pantin lui-même trop longtemps pour apprécier les soubresauts du maitre rappelant à l’ordre, le comptable ne tolérait aucun écart à cette loi en vigueur entre les murs de l’Aphrodite. Qui venait ici, y était reçu avec les égards attenants à ses envies, et le silence bien souvent, à l’exception de quelques jeunes écervelés dépensant des fortunes familiales avec l’emphase des noms qui valent plus chers encore qu’une réputation, était le service minimum offert à la clientèle.
Si vous savez vous défaire de votre curiosité ou bien d’une langue trop pendue, je ne doute pas que vous ferez rapidement votre nid ici.
Somme toute, il n’y a que deux choses que je demande aux employés, en contrepartie de quoi, vous trouverez le gite, le couvert, le blanchiment et la libre appréciation de vos tarifs sans que je n’en ponctionne le moindre écu … Vous aurez saisi la première,
poursuivit il en déposant la plume pour attraper le tampon forgé aux couleurs du bordel, Je ne vous ferai pas l’offense de me répéter… la seconde est aussi importante, mais requiert plus de foi… La cire chaude fut coulée au bas du parchemin et le cachet la façonna de l’emblème rougeoyante. La loyauté, conclut il sobrement en retournant enfin le contrat pour que Kirdan puisse le lire. Si vous en savez le poids, estimez-vous être le bienvenu en ces murs…
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Kirdan
De la discrétion,
De la loyauté,
L'Aphrodite me voilà !


Le jeune courtisan écoutait, l'échine bien calée contre le dossier de son assise.
Plus de bagatelle, l'heure était aux affaires, du moins pour le félin. L'Ephèbe lui, prenait toujours les choses à la légère. Néanmoins, il avala les paroles du chat, un léger froncement de sourcils venant cueillir le « Mais pas que ... », cela pouvait signifier tellement de choses, en même temps, cela ne regardait pas vraiment le Bellâtre, la curiosité ne faisait pas partie de ses nombreux défauts. Si il y avait des choses à savoir, le comptable lui en parlerait bien assez tôt.

En ce qui concernait la langue bien pendue, le Mignon préféra omettre ces mots, non pas qu'il soit de ces gens qui parlent à tord et à travers, simplement, il disait ce qu'il pensait, que ce soit en bien ou en mal et la personne en face de lui prenait alors la chose comme elle voulait !

Vous n'aurez aucun soucis avec moi Messire

Il était arrivé en cet endroit pour réalisé son rêve, pas pour détruire celui d'autrui. Et si il était prêt à tout pour cela, faire du mal n'était pas dans sa conception.
Le jeune homme se pencha sur le contrat que le Félin venait de tourner vers lui, le parcourut de ses prunelles avant de les relever sur Alphonse.

Cela me semble parfait.
Quand à la loyauté, c'est un partage, si on est loyal envers moi, je le suis également.


Kirdan sourit tout en se levant, repoussant le siège alors qu'il tendait la main vers le Chat, une manière de signer leur accord
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Alphonse_tabouret
A la main tendue, Alphonse répondit par la sienne, délayant un sourire en coin au jeune homme, se contentant d’un silence en guise d’approbation, reprenant la distance en se calant à son fauteuil, accusant à son dos le moelleux de l’étoffe.

Bienvenue à L’Aphrodite Kirdan, fit- il en lui indiquant par-là que l’entrevue tournait à sa fin. Adressez-vous à Hubert pour que l’on vous mène aux chambres. Quant à nous , nous nous croiserons certainement sous peu, conclut-il.

Seul à nouveau une fois que l’éphèbe eut passé la porte, Alphonse, méticuleux, attendit que l’encre sèche et rangea le vélin dans l’un des tiroirs réservés à cet effet, comptant un cœur de plus dans les bras de l’Aphrodite

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