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[RP] - OUVERT - Rencontre malencontreuse en forêt

Sheetania
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La forêt... Quel endroit pouvait-être le mieux adapté aux personnes qui ont besoin de couper du bois? Il n'y avait rien d'autre, à vrai dire. Aleksandra avait besoin de collecter quelques bûches, nécessaires à sa maquette qu'elle avait dessiné. C'était un peu son premier essai. Si la maquette pouvait voler, peut-être pourra-t-elle en faire une bien plus grande et pouvoir voler à son tour. Mais ce qui marche sur les petits objets ne marchait pas forcément sur leur homologue plus grand. Une maquette de bateau pouvait flotter, peu importe sa structure. Mais un bateau, lourd et imposant, pouvait couler s'il n'en avait pas une bonne.
Il fallait tout d'abord choisir quel bois allait être le plus solide tout en étant le plus léger possible. Les oiseaux volent car ils sont légers, ou du moins elle en était persuadée. Le chêne pouvait être une bonne idée mais il fallait déjà qu'elle en trouve un. Il y avait tellement d'arbres dans cette forêt... Tellement hauts dans le ciel... Ils lui faisaient tourner la tête dès qu'elle levait les yeux au ciel. La blonde chevelure aimait cette grandeur majestueuse et en était presque désolée de devoir couper l'un de ces arbres. Mais la science n'attend jamais, il fallait donc s'atteler à la tâche.

Elle marcha longuement avant de trouver un jeune chêne qui pouvait convenir. Il ne devait pas dépasser les 30cm de diamètre ce qui allait faire l'affaire en théorie. Détachant la scie de la ceinture à outils, qu'elle portait toujours avec elle dès qu'elle s'était mise en tête de créer, elle chercha le meilleur angle d'attaque, là où le bois serait plus souple et donc plus facile à scier. Car il fallait être réaliste, Aleksa n'avait aucune force dans les bras et s'épuisait vite. D'ailleurs, seulement après avoir entamé 5cm du tronc, elle dut s'assoir et boire un bon coup dans sa gourde.
C'est alors que du bruit se fit entendre. Au début, elle pensa à un bûcheron, mais ce n'était pas cela et elle l'ignorait encore. Le bruit s'approchait de plus en plus et la femme décida d'aller voir. Ce fut une mauvaise idée. Le grognement d'un sanglier ne tarda pas à se faire entendre avant que sa tête ne surgisse à quelques centimètres de la blonde chevelure. Ni une, ni deux, elle ne passa pas une éternité à réfléchir. Détachant sa ceinture à outils pour courir plus vite, elle s'enfuit en direction de l'arbre aux branches les plus basses et y grimpa le plus rapidement possible. Le sanglier attrapa sa botte mais un coup de pied suffit pour le faire lâcher prise. Énervé comme jamais, le sanglier tourna autour de l'arbre, attendant que sa victime ne descende.

Aleksandra était maintenant bloquée. Les arbres étaient trop loin de celui dans lequel elle avait grimpé pour espérer s'enfuir par les hauteurs et l'animal ne semblait pas prêt de s'en aller et encore moins de s'endormir. Alors elle le fixa, en réfléchissant. Ce fut réellement une mauvaise idée de jeter sa ceinture qui possédait un coutelas...

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Diego_corellio
J’ai flippé.

Voilà quelques heures seulement qu’ils m’ont remis en liberté, qu’ils m’ont poussé hors du « nid » et j’ai flippé. J’ai fait quelques pas sur les chemins jusqu’à l’entrée d’une ville, en n’ayant de cesse de me retourner afin de surveiller mes arrières. Et j’ai pas vu venir le danger droit devant ! J’ai pas vu cette foule chahuteuse, j’ai pas entendu ces gens bruyants j’ai pas senti que j’allais me noyer sans Eux. Pourtant quand j’ai cessé de zieuter en arrière et que je me suis tourné pour affronter la ville, et j’ai paniqué. Pas au sens propre du terme. Seulement, ce fourmillement, cette vie grouillante, cette agitation que je n’avais plus vue depuis le début de ma captivité, conjugué au brouhaha et au soleil… Les voix dans ma tête se sont remisent à parler toutes en même temps. Mes mains se sont plaquées sur mes oreilles et j’ai hurlé intérieurement. D’un long cri qui part des tréfonds de l’âme et remonte dans tout le corps. J’ai crié et personne n’a entendu. Et puis je me suis calmé en voyant un type en empoigner un autre par le col de sa chemise pour lui aligner une bonne droite. Et cette vision m’a rassuré, comme un enfant le serait en se blottissant contre le sein de sa mère. Moi aussi j’ai été élevé aux coups. Et ça a fait de moi un homme neuf.

Ça va aller, ça va aller, ça va aller…

J’ai tourné les talons bien vite à la recherche de calme. Voilà faire cesser les voix dans ma tête, la voilà ma priorité. Ensuite il sera temps de reprendre la route. Ils attendent des résultats et je ne veux pas prendre de retard. C’est plus ou moins comme ça, mains sur les oreilles afin de les protéger des bruits parasites, que je me suis retrouvé au milieu de la forêt. J’ai expiré un grand coup avant de me parler à voix haute :

Ça va aller, ça va aller, ça va aller !

Pourtant, soudain, j’en étais plus si certain. Alors j’ai fait le vide dans ma tête. Comme avant. Comme avant quand Maryah occupait et saturait tout l’espace. J’ai fait le vide et j’ai respiré. Et je me suis fermé à tout ce que j’avais entendu et ouvert au calme et la sérénité de la forêt. Me croyant seul, j’ai rejeté le foulard qui dissimulait une partie de mon visage et j’ai expiré de nouveau.
Et puis y a eu du bruit et mes yeux ont cherché la source du son jusqu’à rencontrer le sanglier. Et rien. Il s’est rien passé, parce que j’ai rien ressenti. Mes yeux ont cherché la source de l’agitation de la bestiole jusqu’à tomber sur l’oiseau rare, perché dans l’arbre. Et rien. Parce que ça m’a rien fait de savoir que cette fille ne jouait pas au corbeau et au renard. Quoiqu’elle aurait pu tenir un fromage dans sa bouche que ça m’aurait pas perturbé pour autant.

Du coup j’ai fixé la fille puis le sanglier. Dans un autre temps j’aurai vu qu’elle était morte de trouille perchée sur sa branche. Puis j’aurai fait le chevalier servant et j’aurai agité ma chemise pour que la bestiole se détourne de sa victime principale. Comme sur l’ile avec Sashah et le taureau. Dans un autre temps. Là je ne me vois pas comme un sauveur. Surement parce que moi, personne n’est venu me sauver. Et finalement, cette scène, de la bestiole qui veut chopper la blonde dans l’arbre trouve un écho presque rassurant en moi. Surtout si elle se fait attaquer. Là ça serait vraiment apaisant.
Alors je ne bouge pas d’un pouce. Je reste planté là, à répéter à voix haute pour moi-même, mais elle peut l’entendre :

Ça va aller, ça va aller, ça va aller !

Et de penser « c’est pas le petite bête qui va manger la grosse non plus, faut pas déconner». Oui, clairement, on est très loin de l’image du sauveur sur son cheval blanc version prince charmant. Très très loin. A des années lumières même.
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Ban : JD Calyce
Sheetania
Terrifiée. Elle ne l'était pas. Sous l'effet de la surprise. Peut-être un peu. Parcourue d'adrénaline. Au point d'en faire une overdose. Son cerveau bouillonnait, cherchant des idées à en faire pâlir d'envie Einstein. Une branche peut-être? Le bois était vert et n'aurait aucune chance de s'en servir pour transpercer l'animal. Elle aurait pu le frapper avec aussi mais... Après le coup de botte elle n'était pas très sure que ce soit une bonne idée. La blonde continuait de chercher, encore et encore, fixant tour à tour le sanglier et sa ceinture.
Tentant tout et n'importe quoi, elle se suspendit à la branche à l'aide de ses jambes, pour essayer de voir les choses dans un autre angle. Cela ne modifia pas tant que cela la vision des choses. A part peut-être un lierre grimpant qui avait l'air plutôt solide. Son cerveau intégra cette information, au cas où le lierre pourrait lui être utile. Mais elle ne voyait pas encore comment. Alors elle reprit position sur la branche, se grattant l'arrière du crâne et l'air perplexe.

"Peut-être une corde pour l'attraper et l'immobiliser?" Et puis les questions habituelles se bousculaient. "Et si le lierre n'était pas assez solide?" Il lui fallait être sure que son idée marcherait ou elle risquait seulement d'énerver encore plus l'animal. Il fallait qu'elle trouve une idée pour solidifier la corde qu'elle allait fabriquer.

Aleksandra le vit enfin. Elle plissa les yeux pour mieux l'observer, se servant de sa main comme d'une visière. Elle mit du temps à se rendre compte que quelqu'un d'autre était là et elle aurait certainement pu l'entendre si elle n'était pas aussi concentrée et persuadée d'être seule.
Au début elle crut même que c'était un épouvantail à cause de ces cheveux mal coiffés mais la logique l'emporta "Peut-être un peu loin d'un champs pour être un misérable épouvantail. Et puis regarde, il te fixe, enfin je crois." Les vieilles habitudes avaient la vie rude. Encore et toujours à se parler à elle-même plutôt que d'appeler la personne qui aurait pu l'aider.
Elle lui parla, mais pas pour demander de l'aide.


Hum... Señor? Vous ne risquez pas de vous faire attaquer en restant immobile? Vous devriez peut-être partir!

Il n'y avait pas d'agressivité dans sa voix, non, elle se contenta juste de hurler le plus important pour être sure qu'elle l'entende. Et peut-être aussi car elle avait une voix portant loin et des fois hors de contrôle. Elle afficha un grand sourire, comme tous ceux qu'elle avait déjà affiché à presque tout le monde. C'était dur pour elle de ne pas sourire, respirant le bonheur même quand les choses n'allaient pas.

Si seulement elle n'avait pas jeté sa ceinture...
Diego_corellio
Ça va aller, ça va aller, ça va …

Je continue de me le répéter comme pour me rassurer. Parce que quand ils me tenaient et qu’il me fallait du courage, c’est ce que je me répétais, que ça irait, ça finirait par passer. Je me le suis tellement répété que ça m’en a rendu hermétique au monde extérieur. Que j’ai plus su dire que ça.

C’est à moi qu’elle cause ? J’ai tendu l’oreille pour mieux entendre en restant à bonne distance, on ne sait jamais que la femme soit plus agressive que le sanglier. Parce que si ça se trouve c’est le sanglier qui s’est fait attaquer et les rôles bourreaux et victimes sont en réalité inversés. J’ai penché la tête sur le côté afin de m’offrir un autre angle de vue, et tendu de plus belle l’oreille, cherchant à démêler le vrai du faux, sans pourtant que ça ait une quelconque importance pour moi. La seule chose qui me tienne debout sont mes enfants, l'idée de filer retrouver Maryah et de fournir au Fol les infos qu'il désire. Qu'il me rende mes enfants.
Le seul écho que sa voix a trouvé en moi n’est pas l’éventualité du danger mais bien la sonorité étrangère. Elle a réveillé quelque chose qui semblait mort, éteint lui aussi. Sauf que ça a fait tilt. L’appel des racines, des origines plus fort que le reste. Plus fort que tout.
Alors je me suis approché encore un peu plus près en m’appuyant discrètement sur la canne tenue en main pour soulager la douleur dans ma jambe, ignorant ostensiblement la bestiole au pied de l’arbre, les sangliers étant bien souvent bien plus flippés à l'idée de croiser un homme que l'inverse, fronçant les sourcils en détaillant la fille. Et puis là, j’ai fait un truc que j’avais plus fait depuis des jours ; j’ai parlé pour dire autre chose que « ça va aller ».

T’es espingouine ?

Et les yeux se sont plissés pour mieux la fixer sans vergogne. Voilà, mes premiers mots d’homme neufs ont été prononcé. Pourtant rien que ceux-ci, peuvent témoigner de l’incapacité totale du Fol à effacer en profondeur celui que je suis et l’animosité que je voue à ce peuple pourtant tellement proche des Italiens. Et c’est là tout le nœud de la querelle.
Non parce que du coup clairement si elle est espagnole, non seulement je la laisse se démerder avec son sanglier mais en plus j’excite la bestiole pour qu’elle déracine l’arbre et la bouffe une fois tombée au sol. Ben quoi, qui a dit que les sangliers ça bouffait que des larves et des racines ?
Non, décidément les Étoiles n’avaient pas tout tué en moi. Seulement le bon. En revanche, ils avaient ravivé l’âme du Mal. Ressuscité les ténèbres Corellio.
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Ban : JD Calyce
Sheetania
De nouveau concentrée dans ses plans, elle décida de récupérer le lierre qu'elle comptait ensuite tresser pour en faire une corde. Ce qu'elle allait en faire, elle ne le savait pas elle-même. Plusieurs possibilités s'offraient à elle à vrai dire, comme réussir à attraper les pattes arrières de l'animal ou encore s'en servir pour changer d'arbre.

Mais c'était une dame après tout.

La chevelure blonde en oublia presque la présence de cet homme tellement qu'elle réfléchissait. Ses pas étaient qui plus est couverts par la végétation présente au sol, seulement quelques bruissements couverts par le bruit du porcin Qui hésita entre attaquer le nouvel arrivant ou fuir. En général, quand quelque chose marchait avec autant d'insouciance était souvent un prédateur. Et l'homme était loin de ressembler à une brindille avec les feuilles jaunies au bout, sans grande importance. Alors il s'éloigna de quelques pas en restant toujours proche de la dite brindille et elle manqua de tomber.


Un semi-cri. Une main saisissant le plus rapidement possible. L'autre bras battant l'air. Toujours suspendue.

Elle répéta mais comme elle le comprit.

Tu eres pinguin?

Aleksandra regarda en bas tout en se repositionnant sur sa branche, prenant bien ses appuis cette fois. Si elle tombait de nouveau, ce n'était pas sur qu'elle puisse se rattraper encore une fois.


J'ai l'air d'un pingouin? Bougez de là il va vous attaquer si vous restez.

De sa main elle lui fit signe d'aller plus loin. "Mais qu'est ce qu'il lui passe par la tête?" Elle haussa les épaules en soupirant de la façon la plus discrète possible. "Les hommes... Tous inconscients..." Heureusement, tous les hommes n'étaient pas ainsi. Pourtant elle continuait de le fixer, de le scruter avec ses yeux, semblable à une petite fouine à la fourrure de couleur épi. Il fallait dire, qu'elle était rarement "aussi" proche d'un homme - en occurrence c'était presque au dessus - entre son séjour dans ce qui pourrait s'apparenter à un pensionnat, ses heures passées à inventer et son voyage en solitaire.
Diego_corellio
Beurk ! Mandieu elle est bien espingouine !

Le nez se plisse dans une grimace de dégout un brin surjouée. Il fallait qu’à des lieues à la ronde il y ait une seule espagnole et que bien sûr, moi, l’italien, je lui tombe dessus. Quoi que tout bien considéré, c’est plutôt elle qui est en passe de me tomber dessus… Manquerait plus que ça, tiens, « ici git Diego Corellio, mort écrasé par un cul espagnol ». La honte ! Limite je pourrai en mourir sur place rien qu’à l’idée… Et la honte bis c’est quand même de porter un prénom précisément espagnol… Foutus parents ! Surtout ne pas se présenter, ne pas se présenter, ne pas se présenter…

J’observe la bestiole qui tourne toujours autour de l’arbre, me zieute un peu beaucoup. Je plisse les yeux l’affronte du regard dans une promesse de mort silencieuse (ouais parce que buter un sanglier à coup de canne pour vieux c’est clairement la classe) avant de reporter mon regard sur la blondinette qui joue les acrobates et c’est là que l’idée germe. Je fais un pas en avant vers le sanglier, m’arrête tend mon bâton vers lui et lui ordonne d’une voix forte :

Allez attaque ! Vas-y mord ! chope la papatte !

Oui l’italien est une espèce de connard, qui au lieu de songer à une solution pour tirer la belle de l’arbre en cherche une pour la faire agresser. Du coup on ne saurait dire, si la rencontre malencontreuse en forêt est plutôt le sanglier ou l'Italien.
Sauf que dans cette belle histoire, il ne faut pas négliger le fait que je sors à peine de captivité, que j’ai perdu un peu beaucoup de neurones et enfin le point le plus important, c’est un sanglier, bestiole sauvage et pas un gentil toutou domestiqué.
Du coup, comme on peut s’y attendre, il n’a pas obéi, loin de là, et il s’est plutôt approché de la main qui le menace d'un air vaguement de mauvais poil. La montée d’adrénaline est arrivée dans la foulée, je cligne des paupières en comprenant qu’à l’asticoter c’est moi qu’il va embrocher. Ni une ni deux (et sans réfléchir) la branche sur laquelle la blonde est perchée est saisie pour me hisser à mon tour hors de portée de la bestiole agacée, marmonnant avec toute la mauvaise foi possible :

Pousse-toi Blondie !


Voilà comment d’un « je vais la faire chier » on passe à du « et si on se serrait les coudes ? » en quelques minutes à peine. Manquerait plus que la branche casse... Vive la forêt !
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Ban : JD Calyce
Jessienigma
*Les voyages forment la santé apparemment, mais les voyages ça fatigue et ça creuse surtout ! La brunette avait laissé ses marmots dans sa carriole, sous garde plus ou moins active de leur tonton. Elle avait la dalle, dans tous les sens du terme, mais hors de question de se remplir autre chose que l'estomac.

Les bois étaient tout proches, terriblement tentant ! Dans un bois, y'a d'la viande ! Elle avait vérifié son poignard et son épée et était partie à la recherche de traces fraîches et c'est avec plaisir qu'elle était tombée sur des traces de sangliers. Elle n'avait pas encore la moindre idée de comment elle allait s'occuper de la bestiole, mais elle aviserait au pire !

Dans sa tête, une petite rengaine* trottait ...*

~Je chasse le sanglier
Même si je n’suis pas équipé ni préparé ou habitué
Je traque la bête, jusque dans ses moindres recoins
Quitte à me mettre en danger
A me trouver nez à nez avec elle
Non je ne suis pas une mauviette
Pas grand-chose à perdre
Peu à gagner.

Je chasse le sanglier
Personne ne m’a expliqué comment si prendre
D’ailleurs je m’en fous
J’ai toujours pensé qu’à un moment
Ou un autre de ma vie je ferais quelque chose d’inconsidéré
Qui pourrait m’amener à l’orée d’un bois
Sur un terrain miné des plus reculés
Dans une position extrême.~


*Et elle suivait les traces chemin faisant, s'enfonçant dans les arbres, traversant les ronces sans se préoccuper des blessures que les plantes lui infligeaient, comme insensible à toute autre chose que l'idée de trouver cette foutue bestiole qu'elle avait aperçu, puis vue partir dans une autre direction, voulant oublier tous les événements des ces derniers jours, ne voulant pas penser à ces excuses qu'elle hésitait à présenter à un goujat...

Manger ou être mangée ... Surtout ne pas y penser ... Et cette petite musique qui continuait dans sa tête...*

~Je chasse le sanglier
L’esprit égratigné par les ronces
et de drôles de pensées.

Je lèche mon sang, je sèche mon front puis reprends
Ma course effrénée dans les bosquets à la suite de la bête
Que je ne pourrai certainement jamais rattraper
Ni voir ni approcher
D’ailleurs je ne sais même pas
Si c’est moi qui cours après ou si c’est elle qui me talonne.~


*Mais si, finalement, elle s'en approche de cette foutue bestiole, mais seulement parce qu'elle s'est arrêtée au pied d'un arbre, le groin levé vers une blondinette et un brun en fâcheuse position. Elle hésite entre l'envie de rire et celle de profiter de l'attention détournée de la cochonnaille pour foncer droit dessus avec l'épée au poing mais... est-ce vraiment le meilleur moyen de chasser le sanglier ?

Tant pis... advienne que pourra ! Au moins ne boite-t-elle plus depuis sa chute de l'arbre il y a deux jours... par contre ... la branche des deux cocos risque franchement de faire pareil que la sienne à ce rythme et si le sol est dur et déjà peu tentant ... les défenses de la bestioles sont acérées... Et si elle venait droit vers elle ? Son épée pourra-t-elle l'embrocher avant qu'elle ne l’aplatisse comme une crêpe ? Elle jette un œil vers le couple dans l'arbre, leur fait signe. Peut-être pourront-ils distraire l'animal ?

Bon sang, que va-t-elle bien pouvoir faire ... ? Pas grimper dans un arbre en tout cas ! Elle a déjà donné, et ça s'est mal terminé !*


*Le sanglier - Bellallure

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