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[RP] Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort..

Octave.
...Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.
-----------------------------------------Le Cid, Corneille

Citation:
Ma chère Calypso,
A ma meilleure alliée,
A la plus pointilleuse des béarnaises,
A la plus méticuleuse des secrétaires,
A la plus chouette des partenaires militaires,


    Je vous avais promis une visite, et bien nous voilà.

    Nous serons une dizaine, nous arrivons à Orthez demain, après demain et après après demain. - en effet, tout le monde bien sur suit à son rythme, donc après deux jours de voyage, nous sommes dispersés sur trois villes. Normal.

    J'espère que tout est prêt ! Nous séjournons à Saint Peyrus depuis quelques jours, et avons hâte de profiter de vos terres - et de vos cuisines. Chez Isaure ma foi, ça manque de.. enfin de... Bref sa cuisinière ne sait pas cuisiner.

    Que le Très Haut vous ait en sa sainte garde,




Une fois rédigée sa missive, le Beaupierre quitte la table à laquelle il s'était posé, et rejoint sa femme à l'extérieur. Les yeux rivés sur les champs environnants Saint Peyrus, et glissant un bras autour de la taille d'Isaure, il glisse, l'air de rien :

Ne pensez-vous pas qu'Anastasie serait mieux à d'autres tâches ? Nous pourrions trouver une cuisinière digne de ce nom... Tant qu'à remettre ce chateau d'aplomb...
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Cooky
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage, Les plus épouvantés reprenaient de courage !
Le Cid, Corneille.


Citation:
A Octave de Beaupierre,
Au vacancier sur le départ,
A l'homme du mois de juin,
A Vous et à votre Mesnie,


    Bienvenue en Béarn !

    Je n'ai hélas pas encore pris possession du Comté qui m'est confié depuis peu, c'est donc dans mon humble chez moi, à Vielleségure, que je vous accueillerai comme promis le temps de votre séjour parmi nous. La Bastide se situe à mi-chemin entre Pau et Orthez, vous devriez la trouver sans mal. A tout hasard je missionnerai tout de même Aquelhom pour qu'il vienne à votre rencontre. Vous ne pourrez pas le manquer, il sera vêtu de rouge.

    Le plein est fait de fruits, de pains, de jambons et de vins en tous genres. Ne vous inquiétez guère pour vos estomacs, Bertille est sur le front depuis trois jours déjà pour vous préparer le meilleur de ce qu'il se fait en Béarn. Je sens d'ici l'odeur de sa tarte aux poires dont, entre nous, je raffole. Je me demande même s'il vous en restera tant cela me donne faim soudain.

    Et puisque vous arrivez alors qu'Orthez est en fête à l'occasion de la Sainte Boulasse, n'hésitez pas à venir partager quelques jeux avec nous dans la cours du presbytère. Là encore il y a à boire et à manger pour chacun.

    Et que ce soit demain, après demain ou après après demain, vos proches seront également les bienvenus à Vielleségure s'ils le souhaitent, nous ne manquons pas de place et les enfants seront aussi ravis que moi d'avoir de la compagnie.

    A demain donc !
    Que le Très-Haut vous veille,


Donné et signé à Orthez, en cette fin du mois de septembre 1466,



Post Scriptum : si vous me trouvez pointilleuse, sachez qu'en Béarn je fais bien pâle figure dans ce domaine face à quelques maîtres incontesté(e)s en la matière.


Elle avait pris la plume à l'instant où s'était achevée sa lecture de la lettre reçue et c'est avec un sourire enchanté qu'elle cacheta sa réponse avant de quitter son boudoir. Quelques marches et deux couloirs plus loin, elle s'arrêtait pour un petit détour en cuisine avant de repartir aux écuries d'un pas souple et joyeux.

Joachim ?
J'ai une mission pour vous jeune homme.
Tenez, voici un pli à porter jusqu'à Saint Peyrus pour Octave de Beaupierre.
Ne tardez pas en chemin et n'acceptez pas de pièce de sa part pour le courrier, c'est un ami.


Et le parchemin fut confié aux bons soins du jeune palefrenier, assorti d'un sachet de biscuits aux amandes encore tièdes dans lequel avait été glissé un petit mot "Un avant goût du savoir-faire de Bertille, pour que vous teniez jusqu'à demain."
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Isaure.beaumont
Depuis leur arrivée à Saint Peyrus, le couple Beaupierre n’avait eu de cesse de parcourir leurs terres, allant à la rencontre de leurs habitants, découvrant la campagne. Ils avaient fait un état des lieux de la seigneurie, avaient contrôlé les comptes, s’étaient disputés à propos de la gestion des terres, s’étaient réconciliés aux quatre coins de leur domaine et s’étaient mis d’accord sur l’avenir de Saint Peyrus.

Aussi, usés par ces journées intensives, avaient-ils décidés de lever le pied pour cette journée. Ils s’étaient aimés, avaient dormi bien après que le soleil se soit levé, s’étaient aimés encore, avaient mangés, avaient fait une sieste crapuleuse puis Isaure était allée se promener dans le jardin qui jouxtait leur demeure seigneuriale tandis qu’Octave s’était attablé devant un vélin vierge.

Elle était donc là, debout dans son jardin, à essayer de deviner l’aspect qu’il pouvait avoir au printemps. Ces rosiers-là donnaient-ils des roses rouges en abondance ? Et ceux-ci, distillaient-ils leur enivrant parfum ?

Au premier contact de la main de son époux, la Beaumont leva le nez vers lui et lui offrit un sourire, venant se caler contre lui. A sa question, elle fronça nez et sourcils :


- Ne croyez-vous pas que nous leur imposons ainsi à tous suffisamment de changements pour les dix années à venir pour leur en rajouter encore ? Pauvre Anastasie… Pourquoi donc devrait-on la reléguer à d’autres tâches quand son plaisir est de se trouver devant ses fourneaux. Ne l’avez-vous pas entendue chanter alors qu’elle cuisinait ? Allons, Octave, qui serions-nous pour la chasser de ses cuisines alors que nous ne sommes-là si peu de temps et qu’elle semble faire partie des meubles. Depuis quand est-elle là ? Dix ans, vingt ans, toujours ? Elle était là bien avant nous et nous a fait un très bon accueil ! Est-ce ainsi que vous souhaitez la remercier ? Qui plus est, sa cuisine a l’avantage de vous tenir à distance de son garde-manger. Si vous voulez devenir tel Aimbaud, libre à vous. Mais je vous préviens, nous ferons chambre à part.

Elle secoua la tête. Non, mais vraiment. Pouvait-on avoir idée de vouloir anéantir la vie de cette pauvre femme ? On pouvait reprocher bien des choses à Isaure mais, si elle menait souvent la vie dure à son personnel, elle ne leur était pas pour autant hostile et s’évertuait même à s’assurer qu’ils ne manquent de rien et à défendre leurs intérêts. Avant ce séjour, elle n’avait rencontré Anastasie qu’une fois, et la bonne femme au fort accent béarnais lui avait réservé un accueil chaleureux. Elle ne l’oubliait pas.
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Kenny.castel.vilar
    Tranquillement entrain de parcourir les chemins Béarnais, c'était au pas qu'était mené un fier Mérens à la robe noire. Les rênes étaient à peine tenues par la cavalière qui en se grattant sa tignasse blonde observait une carte de la région maintenue entre sa senestre et la selle.

    À quand remontait sa visite en Béarn? À la folie d'un Comte fou qui eut l'heureuse idée de la ravir à Pardiac en la prenant pour une autre et l'emmener contre son gré à Pau. Les azuréens se levèrent du parchemin et s'est un frisson qui l'a parcouru jusqu'à l'échine en repensant à ça... Le pire moment qu'elle avait put vivre dans sa jeune vie. Donc! Et bien depuis elle n'avait pas remis les pieds dans ce Comté. Alors pour trouver son chemin, à part une carte et demander à des passants, elle ne voyait pas comment atteindre son objectif : Saint Peyrus.

    En reconsidérant la question, la Blondine aurait dû accepter l'offre de sa nouvelle tante de les suivre. Mais non, elle avait pensé qu'elle trouverait bien son chemin seule après avoir réglé quelques affaires à Tarbes. Pensez-vous! Au lieu de mettre trois heures, autant dire qu'elle en mit le double! C'est donc un cheval et sa cavalière fourbus qui arrivèrent au domaine de son oncle et de sa femme.

    L'après-midi était bien avancé lorsqu'elle mit pied à terre devant les portes du château. Les bottes crissant sur les gravillons, son cheval fut confié à un jeune palefrenier, à qui elle donna quelques écus pour qu'il s'occupe bien de lui, puis un valet vint à sa rencontre alors qu'elle montait les marches du perron.


      - Lo bonjorn, pourriez-vos annoncer ma venue à lo meu oncle? Je suis Kenny de Castel Vilar Beaupierre.


    Tandis qu'un autre domestique alla quérir le Seigneur et sa Dame, la blondine fut inviter à suivre le valet dans un salon pour les attendre. Point de robe, juste une tenue de cavalière et une cape de voyage. C'est qu'elle était un peu partie d'Armagnac sans le dire à personne, sauf à son frère.

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Octave.
Il avait abandonné le combat concernant Anastasie. Isaure avait marqué un point : ils partaient en voyage et ne repasseraient pas avant un moment à Saint Peyrus. Il avait un instant songé à dire que laisser les autres souffrir de la mauvaise cuisine n'était pas franchement un cadeau, mais s'ils n'avaient pas encore lynché la cuisinière, c'est sans doute qu'ils lui pardonnaient - ou qu'ils n'étaient pas dotés de papilles gustatives, au choix.

De toute façon, il y avait bien d'autres problèmes à régler. Avec sa femme, qui découvrait comme lui l'étendue de son domaine, il avait parcouru les terres, les cultures, discuté avec leurs gens, essayé de comprendre ce qui avait été mis en place et ce qu'il restait à faire. Saint Peyrus était un petit domaine, mais le potentiel ne faisait aucun doute. S'ils trouvaient une manière de le gérer simplement, à distance, alors Isaure pourrait s'offrir les robes qu'elle voulait, sans avoir à puiser dans les caisses de son mari, lequel les avait de toute façon scellées.

Au chateau, tout le monde vivait sa petite vie. Même si le domaine n'était pas immense, ils passaient parfois plus d'une demi-journée sans croiser personne du petit groupe qu'ils formaient. Et puis parfois, il suffisait de rejoindre l'âtre pour retrouver absolument tout le monde en train de se préserver des premiers frimas de l'automne. Les jeux étaient alors de sortie et les soirées se déroulaient calmement, chacun profitant d'un repos bien mérité, de la compagnie agréable et du confort de la demeure.

Quand enfin approche le temps de reprendre la route, Octave répond, la bouche pleine, au courrier de Calypso arrivé le matin même.


Citation:
A Calypso d'Ascoli,
A la meilleure Secrétaire dont une Alliance pouvait rêver,
A la béarnaise la plus agréable qui soit,


    Le bon jour et merci.

    C'est grâce à vous que je n'arriverai pas décharné en vos terres. J'ai du perdre au moins une once depuis que je suis arrivé ici !

    Nous terminons quelques aménagements à Saint Peyrus, mais les malles sont déjà en train d'être préparées. Ainsi, d'ici trois semaines peu nous serons prêts à partir...

    A très vite,



Puis le Beaupierre entreprend de réunir la plupart du personnel du Domaine dans la cour intérieure. Isaure se tient près de lui. Ils en avaient d'abord parlé tous deux. Octave avait du mal à se sentir réellement seigneur des lieux... A vrai dire, il lui avait fallu plusieurs jours avant de réaliser qu'il l'était.

Le bon jour à tous ! J'espère que notre passage ne vous aura pas trop bousculés dans vos habitudes... Votre Dame et moi avons beaucoup apprécié découvrir le domaine, en prendre possession... Nous tâcherons d'être plus présents à l'avenir, et ne doutez pas que nous serons bien de retour. Par ailleurs... Octave cherche un homme du regard.. et sourit quand il finit par le trouver. Ah ! Archambault Messonier ! Venez donc !

Il accueille près d'eux le fameux Messonier. Archambault connait parfaitement le domaine, il a su soulever auprès de mon épouse et moi même les points importants, et être force de proposition. Nous le nommons donc intendant du Domaine. Si vous avez un problème, c'est lui qui en sera l'arbitre. S'il y avait un problème avec Messonier, vous pourrez nous écrire ou faire écrire.

Puis, il laisse la place à Isaure, et après un regard et sourire, il s'en retourne vers la maison, quelqu'un vient de lui faire signe. Alphonse ? Eudes ? Diantre, il n'avait pas retenu un prénom à part celui de l'intendant...

Oui ?
Vous êtes réclamé à l'entrée. Votre nièce semble-t-il.
Ah !
Une nièce. L'homme a l'air d'être satisfait de l'information, mais alors pour le Beaupierre, ce n'est pas d'une grande utilité, elles sont au moins trois à se présenter de la sorte. Brune ? Blonde ? Au moins une indication ?
Une jeune blonde avec un fort accent, Seigneur.
Je vois. Merci, j'y vais, vous pouvez rejoindre les autres, on vous offre à boire avant le départ demain, pour vous encourager à toujours nous faire ce même bon accueil.


Laissant là le jeune homme dont on ne connait toujours pas le prénom, le Beaupierre se dirige vers l'entrée, sourire aux lèvres.

Kenny ! Isaure m'avait bien dit que vous étiez dans le coin, mais je ne m'attendais pas à vous voir ! Comment allez-vous ? Vous aussi, vous profitez des vacances ? Vous continuez la route avec nous ? Bien entendu vous logez ici ce soir ! Et l'oncle d'entourer les épaules de sa nièce d'un bras, l'entrainant vers la petite sauterie qui se déroule derrière le batiment principal. Vous verrez, c'est un domaine agréable. Et pas très loin de chez nous, n'est ce pas ? Le destin...

Car oui, Isaure lui était destinée.
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