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[RP]Un camp sur la plage...

--Fanzia


Quittant le vieillard, Fanzia et ses hommes se mirent en quête d'un lieu où camper. Ils ne cherchèrent pas longtemps, car la mercenaire avait cru voir, avant de débarquer, une dune suffisamment grande pour cacher un campement.

Ils se dirigèrent donc vers la dune, et installèrent leur campement de fortune. La femme envoya le garçon chercher du bois mort et de l'eau, tandis que Filochard sortait d'un sac les provisions et que Gaspacho l'Andalou installait les tentes. Fanzia s'était éloignée pour surveiller le gamin, qui revint bientôt avec bois et eau.

Ils allumèrent alors le feu et firent griller des saucisses. Ils établirent des tours de garde, mangèrent tout en se passant l'outre de picrate.

Puis, ils attendirent patiemment des nouvelles du Mendiant. Pour tromper son ennui, Fanzia aiguisait son épée. Le gamin et Filochard dormait ou faisaient semblant, et Gaspacho, à qui c'était le tour de monter la garde, se curait les dents avec un bâtonnet.


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--Gaspacho


Gaspacho était Andalou dans l'âme, était un sicaire par nécessité et un pendard assoiffé de sang. Gaspacho était un surnom plus qu'un véritable nom. Nul autre que le chef, et lui-même naturellement, connaissait sa véritable identité. Et c'était aussi bien ainsi.

Cela faisait plus d'un an qu'il était sous les ordres de Fanzia, cette rouquine mercenaire au coeur de pierre. Un coeur de pierre et une épée au poing, c'était ce qu'ils avaient en commun, et cela suffisait à Gaspacho. Le chef avait confiance en cette gouape mi-pirate mi-femme. Gaspacho lui, n'avait pas les idées fixes et préférait que quelqu'un pense à sa place. Un peu fou, lui ? Peut-être...

Ainsi donc, la troupe de mercenaires s'était installée près d'une dune de sable, sur la plage. C'était pas sa matière préférée, le sable. Trop poudreux, trop collant. T'en colles pleins les chausses et ça se fixe aux bas... Il préférait l'herbe tendre, quitte à s'endormir sur une fourmilière.

Sur l'ordre de la rouquine, Gaspacho monta les tentes : une pour les hommes, une pour la femme. Une tente rien que pour elle, quelle connerie !

Ayant tiré la plus courte brindille, il se retrouva à faire le premier tour de garde. Installé devant le feu de camp, il se chauffait les arpions malmenés par la course des jours derniers. Il tendait les mains vers la chaleur de ce bon feu, tout en guettant du coin de l'oeil la mercenaire aiguiser sa lame. Il appréciait le reflet du feu qui dansait sur le fer. Il sentait son oeil se fermer doucement, tout doucement...


Hein !

Il rouvrit l'oeil et regarda autour de lui pour voir si personne ne l'avait vu s'assoupir. Mais non, nul ne faisait attention à lui. Le gamin et Filochard dormaient, Fanzia aiguisait son épée... Il chercha quelque chose, une idée pour ne pas s'assoupir à nouveau. Il réfléchit longtemps avant de trouver.

Belle soirée, hein ?

Faire la conversation à Fanzia. Voilà qui le tiendrait éveillé. Peut-être. Encore faudrait-il trouver bien vite un sujet de conversation, histoire de pas la laisser mourir à peine commencée...

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Gaspacho l'Andalou
--Fanzia


La rousse comaque aiguisait son épée, appréciant le fil si tranchant, quand l'Andalou se mit à lui faire la conversation.

Belle soirée, hein ?

Interdite, la rousse stoppa net son geste et regarda l'Espagnol de travers. Que lui arrivait-il, à ce gaillard-là ? Elle nettoya sa lame, la rengaina et mit les poings sur les hanches en considérant un instant la mine patibulaire de son interlocuteur. La mercenaire ne le savait pas bavard, ce gaillard-là. Décidément, tout foutait le camp dans le métier... Mais après tout, qu'avait-elle à perdre à parler de la pluie et du beau temps ? Tant qu'ils ne parlaient pas de leurs vies respectives, tout irait pour le mieux. Et puis ce serait bien le diable si quelqu'un les remarquait. Aussi pouvaient-ils engager un semblant de conversation et tromper leur ennui grandissant.


Ouais, si on veut.

Bon, c'était pas folichon comme dialogue. Même que la répartie de Fanzia risquait de clore le débat. La femme se gratta le nez et, considérant le gamin et Filochard (hors des tentes naturellement) :

Dis Gaspacho, tu crois pas qu'ils se foutent de toi, à ronfler hors des tentes ?

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--Naqunejambe
Le vieux N'a-qu'une-jambe était sortit de sa vieille cabane en bois, délabrée, miteuse, véreuse, et que chaque coup de vent menacer qu'elle s'écroule sur lui qui, coulé dans un flot quasi-permanent d'alcool ne s'en serait même pas aperçu. Mais aujourd'hui"hui, il avait désaoulé et pour une bonne cause, tout ces stocks de boisson étaient sec, il avait eut beau lécher tout les goulots, chercher tout les petites gouttes qui restaient au fond, il ne lui restait absolument plus rien. Toute sa fortune passé s'étant perdu dans cette addiction immétrisable pour la bouteille, il s'en allait les poches vides vers la ville la plus proche. Sa cabane, qui à été vaguement décrite, mais avec tant de justesse précédemment, ce trouvait dans une petite crique à l'ouest de Dunkerque, et pour la rejoindre, il empruntât le chemin des douaniers.
N'a-qu'une-jambe était un pauvre homme, qui, autrefois propriétaire d'un petit magot obtenu avec vices et violence qui lui avait procuré une courte richesse, n'était désormais qu'un bougre marginal, ayant perdu une jambe qu'il avait du faire remplacer par un vulgaire pivot en bois. Cette jambe de bois lui donnait une démarche boitillante, très instable les jours de grande beuverie. Il possédait, outre ses bouteilles vides, une chemise sans boutons ainsi qu'une paire de braies, tout les deux déchirés ça et là, une barbe bien garnie, et son pieds restant étaient toujours nu fautes de n'avoir plus que la mauvaise botte, celle du coté opposé, la droite.
C'est de cette allure, dans la nuit et dans le vent, qu'avançait N'a-qu'une-jambe, espérant pouvoir se refaire des réserves par on ne sait qu'elle moyen.
C'est alors qu'il vit au loin sur la plage un petit feu qui dansait, il s'approcha à la vitesse que lui permettait sa jambe de bois, il distinguait peu à peu des silhouette autour, ainsi que deux tentes un peu plus loin.

" - Qu'est-ce c'est qu'ce truc... bougonna-t-il, avec un peu d'chance ils ont quelque chose à boire, héhé !"
Il n'était plus qu'à quelques enjambées du feu.
--Gaspacho


Ouais, si on veut.

Bon, aussi douée que Gaspacho pour faire la conversation, la rouquine ! Voilà qui allait être fâcheux, surtout pour l'Andalou qui devait monter la garde et qui sentait ses yeux picoter de sommeil.

Dis Gaspacho, tu crois pas qu'ils se foutent de toi, à ronfler hors des tentes ?

La mercenaire désignait là les deux comiques, Filochard et le môme, qui roupillaient hors des tentes. L'Andalou qui, comme chacun pouvait le présumer, avait le sang chaud, ne se laissa pas démonter par le piège tendu par Fanzia, qui cherchait sans nul doute à l'asticoter.


Bah, toi non plus tu ne dors pas dans ta tente... Et puis, de toute manière, y fait beau. Je vois pas l'intérêt de monter des tentes, mais bon... Les ordres sont les ordres.

La rouquine voulait l'asticoter ? Ils joueraient à deux... Le sicaire se lissa la moustache, fier d'avoir eu ce qu'il pensait être une pensée redoutable. Pour une fois qu'il pensait, d'ailleurs...

Il entendit soudain crisser le sable, un peu plus loin. Surpris, il releva la tête vers le bruit, et mit une main à la garde de son épée, l'autre sur celle de sa biscaïenne. Il chuchota alors à Fanzia tout en désignant d'un signe de tête l'endroit :


Tu as entendu ? On dirait que ça venait de là...

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Gaspacho l'Andalou
--Naqunejambe
L'vieux s'approchait du camps doucement, les gens semblait bavarder à mi-voix, et lorsqu'enfin, il arriva à distinguer les traits des personnages, l'un deux posa sa main sur sa garde.
Le sang du boiteux ne fit qu'un tour, son expérience lui avait appris à se méfier des gens armées, surtout depuis que lui même ne pouvait plus se battre. Serait-ce des envoyés de ses anciens ennemies ? Des pillards qui eurent écho de son argent ?
Il se retournait aussi tôt prit de panique et partit de son pas instable dans la direction opposé.
Affamé, sobre, son pivot de bois se planta dans le sable mou, et il y tomba inerte la tête la première.
--Fanzia


Allait-il tomber dans le panneau, le Gaspacho au sang chaud ?

Bah, toi non plus tu ne dors pas dans ta tente... Et puis, de toute manière, y fait beau. Je vois pas l'intérêt de monter des tentes, mais bon... Les ordres sont les ordres.

Visiblement, oui. Dans les veines de l'Espagnol coulait le sang chaud de l'Andalousie, et, s'il essayait de détourner la dispute, qu'elle provoquait pour s'amuser, vers son comportement à elle, hé bien, voilà qui allait être amusant.
La mercenaire lança un regard glacial à son interlocuteur, et voulu répondre d'une voix tout aussi glaciale à la pique de l'Andalou, quand ce dernier eut un mouvement vers son épée. Fanzia fronça les sourcils. Allaient-ils déjà se bagarrer ? Mais non, car Gaspacho lui murmura :

Tu as entendu ? On dirait que ça venait de là...

Aussitôt en alerte, la rouquine mit la main à la garde de son épée et tendit l'oreille. Elle entendit crisser le sable, puis une masse tombant lourdement. Voilà qui n'augurait rien de bon. Elle jeta un coup d'oeil significatif à Gaspacho, tout en secouant Filochard et le môme, leur ordonnant par gestes de s'armer et de se prémunir contre une éventuelle attaque du camp. Puis, elle montra du doigt à Gaspacho l'endroit d'où provenait le bruit.


Va voir ce qui se passe là-bas...

Les yeux de la rousse lançaient des éclairs. Si ce qui venait de tomber n'était qu'une mouette borgne, elle aurait la vie sauve. Sinon...

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--Gaspacho


Aussitôt, la cheffe se mit en devoir de donner des ordres aux uns et aux autres.

Va voir ce qui se passe là-bas..

Aussitôt, Gaspacho tira son poignard, se leva et, laissant sa main libre sur la garde de l'épée, s'approcha de l'endroit d'où provenait le bruit. Mais l'Andalou n'était pas nyctalope, et, sitôt éloigné de la lueur du feu de camp, la pâle lumière de la lune éclairait à peine la plage. Aussi, Gaspacho trébucha sur quelque chose de dur et s'affala dessus.


Paillard mal dégarni !

L'Andalou avait pour habitude d'être stoïque face au danger connu, mais devant sa propre maladresse, il ne put se retenir de jurer. Il se releva tant bien que mal et tâta la masse sur laquelle il avait trébuché et qu'il voyait désormais à peu près. Quelque chose de poisseux et de chaud s'en échappait. Du... du sang ? Gaspacho examina la lame de son poignard. Foutredieu ! En trébuchant, il avait poignardé un bonhomme allongé par terre ! Il essuya la lame de son poignard sur ses braies, et, appela à la rescousse ses comparses :

Holà ! Venez donc m'aider à le transporter vers le camp !
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Gaspacho l'Andalou
--Fanzia


Fanzia se tenait sur la défensive, prête à fondre sur la moindre personne qui tenterait de s'approcher de trop près... Elle avait dégainé sa dague et son épée, et scrutait l'obscurité avec avidité.

Elle regarda la silhouette de Gaspacho s'éloigner progressivement du camp, et marcher dans la pénombre. Visiblement, il avait quelques hésitations à marcher sans rien voir. Peut-être aurait-elle dû y aller à sa place, finalement... Peut-être avaient-ils eu peur d'un bête oiseau qui était venu mourir sur la plage. L'ombre, ou plutôt Gaspacho, chuta soudain. Aussitôt, Fanzia courut à la rescousse de l'Andalou, sans même regarder en arrière pour voir ce que faisaient les autres.

Holà ! Venez donc m'aider à le transporter vers le camp !

Le coeur bondissant, la rouquine s'approcha de Gaspacho, et vit alors qu'à ses pieds gisait une masse inerte.


C'est quoi, ça ?

La rouquine se mit à réfléchir vite, très vite. Pourquoi amener cette masse vers le camp ? L'Andalou avait-il perdu l'esprit ? Ignorait-il qui était le chef de la troupe ? Elle scruta le visage du sicaire, perdu dans l'obscurité la plus totale. Seules, ses prunelles brillaient d'un feu étrange. Bah, après tout, la chose gisante n'était peut-être pas l'un des hommes qu'ils étaient chargés de tuer. Et il était inutile de laisser trop de cadavres derrière eux.

La mercenaire rengaina dague et épée, et, aidée de Gaspacho, traina le corps vers le feu de camp.


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--Filochard
Un oiseau dans le ciel, Filochard sur son dos. Ils voyagent ensemble, oiseau et homme, vers le Soleil. Mais un trou d'air les fait redescendre, et tomber sur une plage de sable balayée par la brise.

Filochard ouvre un oeil, et voit une femme rousse le secouer vigoureusement. Fanzia, Dunkerque, mois de juillet. Deux hommes à abattre. Ah ouais ! A contrecoeur, il se relève, dégaine son cimeterre, volé à un Infidèle que son papa avait tué lors d'une embuscade, et se pare à toute éventualité.

L'Andalou part en reconnaissance, et bientôt, Fanzia s'élance vers lui et l'aide à ramener quelque chose. Rousse mercenaire et brun espagnol se penchent vers le tas qu'ils ont ramené. Filochard scrute à son tour le tas, qui s'avère être un homme, et voit une tâche rouge sombre. Il relève la tête et dévisage Gaspacho. Il lui voit alors sur l'épaule la même tâche rouge sombre. Paniqué à la vue du sang (car Filochard a reconnu la nature des tâches), il lève un doigt vers l'épaule de Gaspacho, et tombe inanimé sur le sol.
--Gaspacho


Fanzia et Gaspacho ramenèrent donc le gros tas (elle pesait son poids, cette carcasse encore chaude !) vers le campement, puis le posèrent le plus délicatement possible sur le sol.

PLAF !

Puis, l'Andalou et la rousse se penchèrent vers leur butin et l'examinèrent. Ils ne lui trouvèrent nulle trace de blessure. Le sicaire se releva, étonné, et croisa le regard de Filochard, qui tendait le doigt vers lui. Il regarda alors la manche de son pourpoint. Il vit une tâche de sang qui s'élargissait.

PRFF !

Gaspacho vit Filochard s'évanouir (le pauvre diable ne supportait pas la vue du sang), puis revint sur le sang de sa manche. Il se tâta l'épaule et grimaça de douleur. Il s'agenouilla sur le sable et leva la tête vers Fanzia.

Je crois que le blessé, c'est moi...

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Gaspacho l'Andalou
--Fanzia


Je crois que le blessé, c'est moi...

Un sicaire qui ne supportait pas la vue du sang, un autre qui se blessait en tombant... Par Bélial, Qu'était-ce donc que cette équipe de bras cassés ? Fanzia se demandait si elle ne ferait pas mieux de quitter la fine équipe avant de se retrouver tuée par accident. Elle jeta un coup d'oeil au morveux, toujours aussi muet et l'air aussi bécasse qu'à l'ordinaire. Peut-être qu'avec un peu de temps, elle arriverait à tirer quelque chose de celui-là, à défaut des autres...

Elle poussa un profond soupir, mi-excédée mi-lasse par les contretemps, les coups du sort et la bêtise de ses congénères.


Montre-moi ton bras...

Sans la moindre transition, sans la moindre pitié non plus, Fanzia attrapa le bras de Gaspacho, lui ôta pourpoint et chemise, dévoilant un buste velu et ventripotent.

Ben, on croirait pas ça de lui quand il a son pourpoint... comme quoi l'habit fait le bel homme...

Elle tenta d'examiner à la lueur du feu la blessure, mais ne vit pas grand-chose. Elle demanda alors au môme de lui rapporter une torche enflammée. Puis, à la lueur de cette torche, elle constata les dégâts. Elle siffla.

Ben la vache, tu t'es pas loupé !

Elle déchira quelques vieilles fripes, qu'elle gardait pour ce genre de situations, et nettoya la plaie avec un mélange d'herbes et d'onguents de composition secrète (Excipients : lécithine de carthame, vin de messe noir). Puis, elle fit un bandage savant tout en secouant la tête d'un air désespéré.

J'espère que je n'aurais pas à cautériser cette plaie...

Puis, quand elle eut fini, elle alla se laver les mains dans la mer. Elle releva la tête, surprise. Déjà, les ténèbres s'estompaient et le jour allait apparaître. Aurore aux doigts de rose pointait le bout de son nez... Si l'Espagnol s'était blessé quelques minutes plus tard, il n'aurait pas fallu tant de torches. Mais s'il avait fait plus clair, il ne serait pas tombé sur le sac qu'ils avaient ramassé et qui sentait la vinasse...

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--Gaspacho


Gaspacho supporta les sarcasmes, les onguents et le bandage de Fanzia sans broncher. IL n'avait pas grand-chose à dire, aussi. N'avait-il pas été assez stupide pour se planter tout seul, comme un cave qu'il ne pensait plus être depuis belle lurette ? Il se laissa donc moquer, suer, ridiculiser, puis finit par s'endormir au petit jour.

Quand il se réveilla, la nuit commençait à tomber. Avait-il donc dormi toute une journée ? Il se tâta le bras blessé et légèrement enflé, puis le front, un peu chaud. Sans doute avait-il eu de la fièvre, ce qui expliquait aisément qu'il avait passé sa journée à dormir.

Il chercha des yeux ses compagnons. Franzia s'était un peu éloignée et scrutait la route, Filochard avait fini par se réveiller et jouait aux cartes, seul. Le môme, lui, jouait avec le sable, les yeux perdus dans le lointain. Gaspacho comprit alors que si lui avait dormi, les autres s'étaient bien ennuyés.


Où est l'outre que nous avons ramassée hier ?

Ce furent ses premiers mots de la journée, prononcés d'une voix pâteuse. Il avait l'impression d'avoir avalé de la mélasse, et avait grand-soif.

J'ai soif.

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Gaspacho l'Andalou
--Fanzia


Fanzia, aidée de Filochard qu'elle avait réveillé en lui administrant de bonnes paires de claques, avait transporté l'outre de vin devenue inutile jusqu'à une cabane abandonnée, près de la plage. Le type qu'ils avaient transporté jusqu'à cette cabane n'avait pas l'âge des types qu'ils recherchaient, et comme les ordres était d'éviter un carnage, hé bien, Fanzia avait décidé qu'il était inutile de tuer un homme qui n'avait rien demandé à personne. Quand cela avait été fait, Fanzia s'était un peu éloignée du camp pour observer la route.

Cela faisait presque deux jours qu'ils avaient débarqué, et plus d'une journée que le vieillard était parti fouiner du côté de Dunkerque. Bélial ! Pourquoi prenait-il tant de temps ? La ville était-elle donc si grande qu'il avait du mal à trouver deux types ? Ou bien était-il en train des les vendre tous les quatre ?

La rouquine serra le poing de rage. Si tel était le cas, Foutredieu ! Elle ferait un carnage. Elle s'imagina, une torche à la main, brûlant chaque maison et étranglant de ses mains ce vieillard inutile et trop bavard.

Elle jeta un rapide coup d'oeil sur ses compagnons. Le gamin, le froussard, le planté... Tiens, il était réveillé apparemment, car le môme lui faisait boire quelque chose. Elle retourna à la surveillance de la route en croisant les bras. Ses yeux violets jetaient des éclairs. Elle était en colère, et avait besoin de se défouler sur quelqu'un. Ses dagues avaient besoin d'exercice...


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--Le_mendiant_


Le Mendiant trottinait, heureux d'avoir enfin trouvé la bonne piste. Le chef serait content, et la mercenaire qui lui faisait si peur également. En ce soir où il avait, après trente-cinq ans d'errance, retrouvé la trace de cette race honnie, il boitait moins, son bâton lui servait à peine et, avouons-le, il se sentait presque rajeuni de vingt-deux ans.

Il marchait donc à pas rapides vers la plage. Il aperçut alors au loin la flamboyante chevelure rousse de la mercenaire, qui le guettait sans doute au loin. Il lui fit alors de grands signes joyeux et se mit à crier :


J'ai trouvé ! J'ai trouvé !

Il était tellement content de lui qu'il en oubliait toute prudence élémentaire. Il avait tellement envie de partager sa joie avec ses comparses qu'il en oubliait presque leur mission.

Ce fut dans cet état d'esprit qu'il s'arrêta à quelques pas de Fanzia. Il reprit un instant sa respiration, puis souffla :


J'ai trouvé une piste. Une gamine. Elle est de leur famille, c'est certain. J'ai marqué la maison...

Il esquissa un joyeux sourire, dans lequel manquait quelques dents.
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