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[RP]Venez, faut qu'Encausse ! (14/01/1467)

Riwenn


Encor un matin, un matin per rien, une argile au creux de mes mains. Encor un matin sans raison ni fin, si rien ne trace son chemin. Matin pour donner ou bien matin pour prendre, pour oublier ou pour apprendre. Matin pour aimer, maudire ou mépriser, laisser tomber ou résister. Encor un matin qui cherche et qui doute, matin perdu cherche une route. Encor un matin, du pire ou du mieux, à éteindre ou mettre le feu. Un matin, ça ne sert à rien. Un matin sans un coup de main. Ce matin, c'est le mien, c'est le tien. Un matin de rien pour en faire un rêve plus loin.

Et alors que l'esprit duranxien chantonnait, Riri vit apparaistre les grilles du domaine d'Octave de Beaupierre. Dire qu'il les passa rapidement estait un euphémisme car tots les gardes présents savaient qui il estait et pourquoi il venait en ce matin.

D'ailleurs, il fut mené rapidement en salle du trosne où les petites affaires d'Octave auraient lieu. Il admira la décoration, vestu spécifiquement per l'occasion, en attendant la venue du maistre des lieux, ainsi qu'icelle des impétrants et d'éventuels invités.

_________________

Héraldique européenne
Gabriel_
Gabriel découvrit Encausse. Bien qu'engagé depuis un certain temps auprès des Beaupierre, les aventures de ces derniers temps ne leur avait pas donné l'occasion de s'y promener. Aimant la nouveauté, il prenait plaisir à se balader, en parlant à qui voulait bien, en apprenant à connaître les gens qui étaient les sujets de son maître. Lors de son recrutement, Bazaumont avait évoqué la question d'un avenir, mais il fallait reconnaître que c'était sorti de son esprit, et l'idée d'être élevé au rang de vassal ne l'effleurait même pas. Cherchant simplement à faire son devoir, y réussissant pas trop mal, il y avait trouvé un certaine joie.

Depuis quelques jours, par ses rencontres en Limousin, plusieurs personnes lui avaient remarquer ses aptitudes. Jusque là, il n'avait jamais réellement conçu qu'il avait des dons, parce qu'il le mettait sur le compte de son éducation. Mais traînant de plus en plus avec des champions du monde, il avait pris conscience qu'il n'était pas débile. Et puis il apprenait auprès d'Octave et de son sens épidermique de la politique qui l'amusait.


M'ssiou Gabrièl ! Vot'' cosin le duc vient en Comenge.
Mon cousin le duc ? Ah.


Temps de réflexion. Considération de la personne qui lui parlait pour évaluer le sens du propos. Un paysan d'une ferme d'Encausse à qui il allait acheter une vieille selle pour pouvoir en faire cadeau, une fois qu'elle serait rénovée.

Ah ? Ah !

Riwenn l'Ancien. Le cousin de sa mère. Le type dont tout le monde connaissait l'existence. Et qui venait pour anoblir. Le front blondin s'arrondit sous l'étonnement. Un feu d'artifice d'émotion se passa dans le coeur archangélique. Envie, peur, dégoût de son envie, ambition, défiance pour lutter contre celle-ci. Etait-ce donc l'heure du destin. Mais laissons Gabriel à ses états d'âme pour éclaircir un point de toute importance.

Comment un simple serviteur, homme d'armes se faisait reconnaître des sujets de ses maîtres, comme une personne de qualité ? La réponse était simple finalement. Il émanait de lui une certaine grâce, un charme innocent (celui du puceau peut-être haha), et un grand respect. Mais cela ne faisait pas tout. Parce que tout le monde pouvait avoir ses traits sans pour autant être traité avec un minimum de déférence. Gabriel était fils de duc, fils d'une femme qui avait eu un peu tous les titres sur la panel possible de la noblesse. Il avait reçu une grande éducation. L'éducation marquait ses attitudes, son maintien, son port de tête, sa manière de parler et son accent. Et ce ne pouvait pas être ignoré. L'évocation de la personne de sa mère nous permet de recoller la caravane avec Bazaumont. Entre temps, il a pu rentrer dans sa chambre, et s'est lancé dans un mot pour écrire à Lanceline de Valdesti.


Citation:
Mère,

J'espère que vous allez bien. Je viens de rentrer après la guerre en Comminges avec les Beaupierre. Je comptais venir vous voir sous peu, parce que je suis impatient de vous retrouver. Cependant, il se trouve que Riwenn s'annonce à Encausse. Peut-être seriez-vous heureuse de le voir aussi je vous invite à venir vous visiter. Je gage que vos pinceaux sauront attendre votre retour et que vous ne laisserez pas votre fils se languir plus longtemps de votre présence.

Je vous embrasse,
Votre fils, Gabriel.

_________________
Arseline
    Invisible, comme à son habitude, la mini Lisreux avait fait le tour des quelques étales non loin de son point de chute. Supportait Isaure et Octave, tout ce temps sans jamais broncher lui avait assez vite fait regretter ces maudites “vacances”. D’ailleurs, peut on seulement laisser entendre le son des cloches du village sans penser à son neveu à charge des soeurs pendant les fêtes de Noël, lui, fragil petit homme ayant perdu ses repères.
    Tout ça pour quoi ? Pour partir en guerre, again, contre le félon, again, et pour Octave, again. Bordel qu’il fallait être dingue pour le suivre, lui qui aimait tant les armes, les champs de batailles et les dégustations locales… Point Important qui prime sur tous les autres.

    Plus jamais ça.

    Heureusement, il y avait eu Martin, et si à l’évocation de ce prénom devenu familier, ses doigts prirent par réflexe le chapelet qu’il lui avait généreusement transmit. Sans doute était ce grâce à cela qu’ils rentraient enfin pour découvrir leurs terres, Aristote en soit loué, il était plus que temps. Le Comminges lui manquait.

    Le temps de faire partir le pli qui, depuis le matin était prêt à partir, elle laissa le soin au coursier de trouver son destinataire. Martin pouvait être n’importe ou, surtout là ou on ne l’attend pas.



Citation:
Martin,

Je ne saurai jamais comment vous remercier, mais, dès que j’ai eu votre chapelet, que de bonnes nouvelles me sont parvenus. Nous sommes rentrés, sain de corps, pour l’esprit, et bien, rien n’a changé, je vous en laisserai juge à la prochaine croisée de nos chemins.

Ou vous trouvez vous ? Toujours en Provence ?

Pour ma part, la petite troupe se trouve sur les Terres d’Encausse, j’imagine que votre Oncle vous en a touché un mot, à moins que ce ne soit le boucan de celui ci et de sa terrible Femme qui vous soit parvenu?

Nous sommes tous conviés, allez savoir pour quelle fantaisie encore, en salle du trône, j’espère simplement que ce n’est pas encore une annonce du genre: “Isaure est enceinte, j’ai besoin de votre aide”.. Ou.. Un truc du genre. Parce que je retourne en guerre loin de tout, ou chez les soeurs, tiens, c’est encore mieux.

Bref. Martin, j’ai grand hâte de vous revoir et de tester votre nouvelle aptitude à moins boire. Sans parler de tout ce qu’il nous faut nous raconter ! La liste commence à être trop longue pour que je me souvienne des premiers potins.

Diantre, c’est une catastrophe !

A très vite Martin, prenez soin de vous.

A.
PS: Anani est chez les soeurs, je n’ai pas voulu affronter ses pleurs, je crois qu’il n’accepte toujours pas son départ.. A moins que ce ne soit mon manque de présence..


      Et faites vite, restez sur place tant qu’il ne vous aura pas pondu au moins deux lignes.


    Le nez qui se plisse, et Lisreux rentre au château, paraît il qu’il ne faut pas être en retard aujourd’hui, ou pas.

_________________
Octave.
Il était arrivé juste à temps, à peine en avance. Première fois qu'il mettait les pieds en son chateau, et il n'avait pas été déçu. Pourtant, il n'avait pu prévenir ses gens que peu à l'avance, et ne savait pas encore s'il pouvait compter sur eux. Désormais, en avisant les chambres prêtes, la salle de réception dressée, un buffet généreux à disposition et des âtres rougeoyants, il était fixé. Il n'y aurait pas beaucoup de ménage à faire parmi le personnel d'Encausse : ils avaient été parfaits.

Tant et si bien que le Beaupierre a le temps de jeter ses affaires dans un coin de la chambre parentale, de prendre un bain express, et de redescendre pour accueillir à la fois ses invités, son hérrosraut et les invités de ses invités. Car Octave, s'il aime les surprises, sait qu'il est compliqué toutefois d'inviter des gens à des surprises parties. Il avait donc envoyé il y a quelques jours (pas de remarques) des courriers :


Citation:
Chère Lucie,

    J'organise une petite sauterie surprise à Encausse.

    J'ai prévu de prendre Gabriel pour vassal, et j'ai cru voir qu'il vous était attaché. Il n'est pas au courant, et ne peut donc vous inviter lui même.

    Nous vous attendons donc le 14 janvier à Encausse, en A&C, afin de partager ce moment avec nous.

    Que le Très Haut vous ait, et Juliette, en sa sainte garde,

Octave


Citation:
Leffe,

    Cher suzerain,


    A mon tour de réclamer hommage, et j'aimerais que vous soyiez présent pour assister à la cérémonie. Elle se tiendra le 14 de ce mois à Encausse.

    Je profite de la présente pour vous souhaiter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Nous n'avons pas réussi, notamment à cause de ma mobilisation face aux angevins puis au Rouergue, à séjourner plus longtemps en Flandres, mais ne doutons pas d'y arriver un jour. Isaure, vous aurez l'occasion de le vérifier, se porte bien. Notre fille également.

    Comment allez vous ? La retraite n'est pas trop dure ? Votre genou se remet-il ?

    Que le Très Haut vous ait en sa sainte garde,

Octave de Beaupierre


Citation:
Madeleine,

    J'organise une surprise party à Encausse.

    Venez.


Octave, votre filleul préféré.


Citation:
Athenais,

    Ainsi donc, vous êtes en A&C. Cela tombe bien, j'organise une petite sauterie. S'il vous plait de vous distraire, vous y êtes conviée.

    Ainsi, si l'occasion le permet, nous pourrons discuter de cette faveur dont vous m'entreteniez. Et puis il y aura à manger, à boire, et des tas de bons sentiments.

    Que le Très Haut vous ait en sa sainte garde,


Octave


Citation:
Leyah,

    Vous êtes invitée à Encausse le 14 de ce mois. Je prends vassal, figurez vous !

    Venez donc, on va s'amuser.

    Que le Très Haut vous garde,


Octave


Citation:
Guy,

    Encausse, le 14 janvier.


Octave de Beaupierre


Les courriers raccourcissent au fur et à mesure des invitations... Il en avait envoyé une dernière. Ce serait la surprise. Qui serait là quand il descendrait l'escalier qui mène à la pièce de vie ? Le meilleur moyen de le savoir ? Descendre ce fichu escalier. Isaure est loin d'être prête, faut dire qu'elle prend très à coeur son rôle d'hotesse et de maitresse des lieux. A tous les coups elle arrivera à la fin de la cérémonie... Avant de partir, un baiser à la base de la nuque de celle qui est sa femme, idée à laquelle il ne se fait pas... Une surprise sans cesse renouvelée. Puis il s'échappe avant qu'elle ne l'accuse d'avoir ruiné sa coiffure / tenue / peinture de visage / vie - rayer la mention inutile.

Ola du monde ! Les salutations octaviennes, toujours un poème. Comminges ! Quelle surprise ! Comment vous portez-vous donc, autrement que sur vos deux jambes ?

Avisant la fidèle Arseline, le sourire du Beaupierre s'étire. Ravi que vous ayez pu vous libérer. Vous n'auriez pas voulu manquer cela.

Toujours souriant, glissant un oeil vers le buffet, il reprend.

Puisque nous sommes les premiers, personne ne verra qu'on a déjà piqué des trucs dans le buffet, faites vous plaisir. Gabriel doit être dans la chambre qui lui a été allouée au chateau, et Abasael sur la route. Isaure se prépare. Les invités ne tarderont pas, s'ils viennent, reste plus que Caia. Quelqu'un a vu ma fille ?
_________________
Martin.cv
[Brignoles terre d'asile.]


La Province est pour moi un lieu de quiétude. Chaque jour que je passe sur ces terres m'offrent un peu plus de force pour me redresser. Chaque jour qui passe je retrouve en moi la force de Couserans. Mes montagnes arrivent même à me manquer mais je le sais, je le sens, je ne suis pas encore prêt à rentrer. J'ai besoin encore de temps. J'ai besoin de respirer pour me remettre totalement de ce que j'ai pu vivre ces derniers mois. La guérison sera longue mais pas impossible.

Le coursier que m'a envoyé Arseline n'a finalement pas de mal à me trouver. Je suis toujours au même endroit depuis ma dernière lettre. Brignoles, village calme et magnifique par ses paysages.

Le regard se lève de la lettre et à la vue du coursier j’arque un sourcil.


    Tu peux disposer.


Du bout des doigts je lui fais signe de partir.

    Mais...
    Quoi ? Tu veux de quoi boire une bière c'est ça ?
    Non mais...
    Manger ? Vu ta panse, tu devrais réduire la cadence.
    Votre Grandeur !
    Et bien ? Tu vas t'exprimer oui ?!
    Dame Arseline m'a demandé de rester avec vous jusqu'à ce que vous ayez répondu.
    Quoi ?! Non mais non ! Dégages avant que...


Mon verre d’alcool est pris dans un geste pour lui jeter dessus. Bien entendu, ce verre était vide. On ne gâche pas le précieux. Ce serait un crime passible de la peine de mort au moins.

Citation:
Arseline,

Si votre coursier rentre avec une main en moins ne soyez pas surprise. Comment osez vous lui demander de me surveiller tandis que je suis en pleine rédaction ? Non vraiment je ne comprends pas. Tout ce que vous allez réussir à faire, c'est me bloquer dans ma réponse. Tout ce que vous allez faire, c'est n'avoir que des reproches dans une seule et unique lettre. Votre coursier est un âne et il est bête à manger du foin. Non vraiment il est ridicule. Changez de coursier cela ira mieux.

Martin

PS : J'espère qu'Anani sortira bientôt du monastère. Qui sait, peut être sera t'il sage.


La cire à peine sèche, je relève les yeux à la recherche du coursier chassé l'instant d'avant.

    Mais il est où ce con ?! Coursier ! Coursier ! Raaah je vais le faire pendre par les pieds !

_________________
Athenais_
L'avantage d'être mobilisé c'est bien le mot c'est que vous devenez par la même mobile. Alors certes, présentement un coup vous vous trouvez à gauche, puis à droite mais à force vous vous dites que cela créé des rencontres et des occasions. Là, ce passage en Armagnac & Comminges était de fait spécifiquement bien tombé juste après les aventures en Rouergue qui avait vu la jeune Duranxie reprendre les chemins de la guerre dans la suite Toulouse, Auch, Béarn. Précédent épisode qu'elle pensait cloturé pour quelques mois. Les mois visiblement étaient passé en un claquement de doigt.

Pour l'occasion de la rencontre, elle avait fait l'effort d'être plus féminine, non pas qu'elle alimentait quelconque amourette pour Octave mais plutôt par respect à son rang. Elle qui avait eu dans l'idée de se pointer aux hommages Franciliens dans sa tenue de campagne militaire avait dû revoir ses plans sur conseils d'Agnès de Saint-Just. Aussi ce jour-là pensa-t-elle à ce même conseil quand elle passa le velours bleu et la soie turquoise.



Un billet des plus bref était parti pour prévenir Encausse de son arrivée imminente. Faut dire aussi qu'elle est sur place et pas franchement décidé à rester plus longtemps dans le campement à s'emmerder ferme. Trois mois et demi d'armée ça vous pousse un brin à devenir sociable. Et c'est dans un état d'esprit serein pour ne pas dire joyeux qu'elle rejoignit la Vicomté et se fit annoncer.

Dans son esprit trottait quelque chose, un quelque chose qui tournicote depuis un long moment déjà et vous pousse à sans cesse réfléchir à la tournure de vos mots. C'est à cela qu'elle pensait alors qu'on lui avait ouvert les portes de la demeure, et c'est encore ce sujet qui voguait sur le fil de ses songes quand on verbalisa sa présence et qu'elle put croiser le regard des quelques personnes présentes. Très peu en fait, même pas de quoi tenir sur les doigts d'une main. Ainsi donc ils seraient à comité restreint pour un petit repas, quoi de plus naturel ?


Bien le bonjour à tous !
Oh oh, je ne suis visiblement pas en retard, j'ai crains un instant foirer mon entrée. Dieu m'a gardé de cela.

Merci de me recevoir, à ce propos j'ai fait porter des terres de Baïgorry quelques bouteilles de vin des vignobles de mes vassaux. J'espère que cela te plaira, ou vous si nous partageons quelques hanap ensemble.


Un de ses rares sourire vint ourler ses lèvres avant que ses yeux se tournent sans trop forcer vers le buffet passant néanmoins sur les convives, et...

Oh des petites mignardises, au fait buvez-vous exclusivement l'Armagnac du coin ?

C'est important de savoir, et de ces passages ici elle ne s'en souvenait pas suffisamment en détail culinaire pour ne pas s'y intéresser et faire mine de snober l'ensemble. Toutefois, la Princesse nota qu'il y avait un buffet débordant pour le peu qu'ils étaient. Attendait-il du monde ? Pensait-il à commander tout en double par peur de manquer ? Elle le découvrirait bien assez tôt.
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Abasael
Abasael profitait des joies périgourdines lorsque le messager vint lui apporter la missive d’Octave. Il prit le temps de la parcourir, souffla quelque peu en se demandant à quelle sauce il sera mangé, encore une fois. Pourtant cette fois-ci, il avait pris le temps de prévenir et de s’entendre sur sa mission : cacher de la nourriture pour éviter le régime à base de soupe qu’Isaure imposait à Octave. Vu l’importance de cette mission, il avait beaucoup de temps pour lui qu’il passait en général à embêter son Altesse Royale préférée. Il prit le chemin de ses appartements et frappa à la porte avant d’entrer.

Leyah, faites donc vos valises, nous partons pour Encausse.
Comment ça nous partons pour Encausse ? Et me demander mon avis ? Hm? Non parce que bon , quand même !

Elle est d’une humeur étrange, mauvaise en fait, ça lui arrive, souvent, mais là, c’est sans doute pire que d’habitude. Un regard par la fenêtre, direction l’horizon, un instant elle semble perdue dans ses pensées avant de revenir à la réalité et de se lever. Plus tôt dans la journée, un pli en provenance de Octave, lui était parvenu, elle ne pouvait donc que supposer certaines choses. Ne voulant feindre le moindre enthousiasme, du coup, de prendre un ton neutre pour continuer

Oh et puis ça me fera prendre l’air, parfait, je vous accompagne.
Puis plus bas
Une prochaine fois, demandez que diable !

Il reste un instant bloqué, n’y croyant pas pendant un moment.

Parce que vous acceptez, comme ça ? Je m’attendais à ce que vous ralliez.


La gueule d’ange sourit, content que la rousse puisse l’accompagner. Au moins, si jamais savon il y a, il pourra toujours demander conseil à Leyah pour se faire racheter auprès d’Octave. Il rit en entendant la remarque de l’altesse, et répond sur le même ton.

C’était ma façon de demander, je trouvais cela… surprenant…

Surprenant, c’était le mot. Il la sent ailleurs pendant un moment, peut être est ce la surprise, peut être autre chose ? Il lui fait suffisamment confiance pour lui parler si elle a besoin.


Je vais faire préparer les chevaux, ne tardez pas. Et ne touchez pas à la nourriture, c’est pour Octave. Isaure l’affame.

Elle regarde la nourriture mentionnée, un brin nauséeuse et grimace se privant d’ajouter qu’elle n’avait , de toute façon, pas faim. La Rouquine rajouta donc un simple

Parfait

Avant d’enfiler trois couches de capes et d’écharpes histoire de ne pas se les geler en route. Les escaliers sont dévalés rapidement, malgré les épaisseurs de laine qui l'entravent un brin, et d’arriver devant la grande porte, reluquant Abasael des pieds à la tête

Et bien alors ? Vous n’êtes pas prêt ?

Il voit arriver le nouvel esquimau du château qui, d’après la voix, doit être une Leyah emmitouflée à l’extrême et prête pour un voyage vers le nord. Il hausse un sourcil, étant habillé de son manteau de voyage, la chose lui donnant suffisamment chaud lorsqu’il monte et voyage vers le temps doux de l’Armagnac.


Je suis prêt, je suis prêt...

Il enfourche Achille d’un mouvement souple et vérifie que La Rouquine arrive à suivre malgré ses vêtements. La gueule d’ange engage son cheval vers la route menant à l’Armagnac et au domaine d’Octave. Cela sera la deuxième fois qu’il viendra en ce lieu, ayant eu peu de temps depuis le début du voyage/guerre.

Voyager vous changera les idées et vous permettra de penser à autre chose que votre comté. Et puis, me voir prendre un savon par Octave, ça n’a pas de prix non ?

[Ecrit à 4 mains avec JD Leyah Beaucoup Trop de Titre]
Leyah
Esquimau aurait pu fonctionner oui, surtout pour la démarche, encore plus en ayant chaussé des bottes. In-fer-nal. Cette fois, elle ne mènerait pas la route, et franchement, au vu de l’état du cerveau, c’était une assurance. La rouquine avait hoché la tête, enfin hoché, c’était beaucoup dire vu comment elle était endimanchée dans ses épaisseurs, mais le coeur y était, sur le fait que le voyage lui changerait les idées, cela étant rien n’était moins sûr.

Hmmfhhhfmmh ! Grrrr
Et de virer l’une des écharpes
Je disais, un savon pourquoi donc ?
Oui c’est plus facile pour causer et puis c’était encore à voir qui prendrait le savon, tseuh.

Déja l’horizon dévoilait les paysages d’Armagnac et vu qu’elle avait envie d’être chiante, et que ce n’était pas elle qui menait le convoi pour changer …

On arrive quand ?
Un soupir fortement surjoué plus tard
On arrive quand ?
Ayé. Chiante on a dit.

Il se retient de rire face à l’abominable homme des neiges qui essaye de communiquer avec lui. Il n’a pas osé lui dire que le dernier savon en date était parce qu’il avait oublié de prévenir Octave qu’il partait en Périgord pour s’amuser en lice. Il n’avait pas encore pris l’habitude de tenir informé Octave de ses déplacements. Il replace sa sacoche avant de répondre.

Eh bien, en général quand on est convoqué chez quelqu’un c’est pour recevoir un savon non ? Sinon, une simple invitation aurait suffit, non ?

La demeure des Beaupierre se dessinait à l’horizon pendant que Leyah décidait de faire l’enfant pour le plus grand plaisir d’Abasael.

Bientot.
Un grognement plus tard.
Bientôt, on voit le bout. Et puis si vous avanciez au lieu de m’embêter, nous irions plus vite !
Toujours mettre la faute sur les autres. Il accélère la cadence, voulant savoir le fin mot de l’histoire au plus vite et hèle le garde du domaine.

Bonjour mon brave, je viens voir mon…
Comment mettre un terme à ce qu’Octave est pour lui ? Il finit donc par tousser et reprendre.
Je viens voir Octave, je suis attendu. Son Altesse Royale Leyah de Varenne Salmo Salar m’accompagne
Il termine en chuchotant.
C’est le sac de vêtements sur l’autre cheval, mais ne lui dites rien sinon elle risque de prendre la mouche.

Il rit avant de descendre de sa monture afin de finir le trajet à pied et éviter d’arriver avec des fourmis dans les jambes. La gueule d’ange se dirige vers Leyah et lui sourit.

Voulez vous que je vous aide pour finir le reste du trajet votre Altesse ?

Pensée succincte : bientôt, bientôt ! Et mon popotin c’est du poulet ?
Ah .. Ben oui en fait. La porte se dessinait, la trogne du garde aussi, heureusement qu’elle n’avait pas pensé à voix haute, sinon elle aurait l’air carrément fin là. Ca papote avec le garde, elle se sent comme observée en coin, et sous sa tonne d’écharpe, elle gromelle.

A la demande, sympathique ? Impertinente ? Narquoise ? Tsssss, bref, à la demande, elle haussa un sourcil. Non mais y’a des taloches qui se perdent moi je vous le dis … Nouveau haussement d’épaules, une grimace cachée dans l’écharpe, et d'appeler le garde d’un geste de l’index . Une première écharpe enlevée, en la collant dans les bras dudit garde

Hum, pardon, pourriez-vous garder ceci pour l’instant s’il vous plaît?

Et sans attendre réponse de le matraquer littéralement avec deux capes, douze écharpes, trois bonnets etc etc . Une fois un brin plus légère, d’annoncer à voix bien haute avec un plissement de nez narquois.

Ca ira, je suis une grande fille. C’est par là ?

Zou ! Pied à terre, direction là où tout doit se passer, en marchant rapidement, c’est qu’elle gèle maintenant sans toutes ses couches, le tout en lançant, l’air de rien

Mais dépêchez vous bon sang, vous traînez.

Saleté !

Il la voit passer devant lui en trombe ce qui le fait rester là, seul, avec un garde ressemblant à un sapin de noel.

Je ne traîne pas, je profite !

La mauvaise foi fait son grand retour dans ce duel Leyah/Abasael et il active le pas pour passer devant elle. C’est donc avec de grandes enjambés qu’il arrive dans la salle de réception, tel le fils prodigue qui revient au bercail. Les gens se demanderont bien sur si le cheval n’y est pas pour quelque chose en voyant la taille des enjambés et la démarche qui va avec.

Me voici Octave ! Envoyez le savon que nous puissions parler ensuite !

Le tact, dans toute sa splendeur.

Et juste derrière, arrivant trop vite que pour freiner à temps quand le " Monsieur pressé de se prendre un savon " s'arrête net, de lui foncer littéralement dedans avant d’apparaître un rien sur le côté, faisant juste un coucou de la main tout en soufflant sur sa mèche folle qui lui pendouille devant le nez.

Grâcieux


[ Post à quatre pattes avec Jd Abasael ]
_________________
Hazell
Une petite trappe s'ouvrit.
Une mésange s'en échappa.
Une petite tête blonde y apparut à sa suite.

La trappe était en bois, et avait laissé fait couler sable et poussière en nuage, en contrebas de l'échelle planquée dans les combles où l'on avait accès par une vieille porte branlante. La trappe, au milieu de tuiles claires, donnait sur un balcon inachevé, ne jouxtant aucune fenêtre et aucune porte. Construction abandonnée lorsque le contremaître s'était rendu compte de son erreur de lecture des plans.

La mésange revint se percher sur l'épaule de la blondine et se mit à chanter joyeusement pour participer aux rares discussions des oiseaux alentours. La gamine, les yeux encore ensablés par la nuit, et les cheveux emmêlés soumis aux caprices du vent matinal de janvier, admira la vue qu'elle avait d'ici. Un nouveau paysage. Encore.

Elle s'était perdue.
Elle s'était habituée, ces deux derniers mois, à la Pinardante et au haras de Maman à Périgueux, et la voilà qui perdait à nouveau ses repères dans cet endroit nouveau et si grand. Elle n'avait pas vu le pot de chambre en se réveillant de sa courte nuit, et elle avait tenté de chercher une salle d'eau avec un succès si franc qu'elle se retrouvait là, aux milieux des tuiles, en hauteur du château dans le ciel.

BLAM!

Elle tourna calmement la tête, encore ensommeillée, accroupie et liquette de nuit relevée, et s'aperçut que le vent avant repoussé la trappe pour la fermer. Elle frappa plusieurs fois dessus... Elle était bloquée. La trappe. Et elle. Et Ciel, la mésange, chantait toujours joyeusement près de son oreille.

Tremblant un peu de froid, mais pas plus perturbée par cela, elle posa pied nu sur les tuiles en pente, les bras en contrepoids, et commença à chercher une autre issue bien que les fenêtres n'étaient accessibles car plus basses. Mais Caïa pouvait offrir un spectacle insolite pour qui regardait par les fenêtres opposées à elle, côté cour.

Tout en cheminant, quelque chose la titillait. Papa lui avait dit qu'aujourd'hui était spécial. Mais... c'était pour quoi déjà ?
_________________
Madeleine_df
Une fête ?!

Est-ce qu'elle avait une tête à aller à une fête ? Un bref coup d'oeil vers son miroir suffit à la convaincre que non. Si fait, elle maudit Octave et sa satanée lettre, qu'elle jeta par dessus son épaule, avec un effet dramatique absolument recherché. Hors de question qu'elle y aille. Même pas la peine d'y penser. Est-ce que les veuves éplorées vont faire la teuf à l'autre bout du royaume ? Certainement pas. Pour quoi passerait-elle ? Une veuve joyeuse, sans aucun doute ! Une croqueuse d'hommes ! Une mante religieuse ! Une...

Bien sûr, elle alla à Encausse, en prétextant que la dernière chose qu'elle voulait était de se brouiller avec ses filleuls et vassaux, et qu'un bon bol d'air lui ferait le plus grand bien avant d'attaquer deux mois de conseil en Limousin. La vérité était qu'elle était ravie de pouvoir s'extirper de Limoges où tout lui rappelait son défunt mari et son deuil, et surtout les tronches d'enterrement que ses amis tiraient non-stop depuis quelques mois. Là, elle se laissa même aller à une excessive frivolité en optant pour une robe décolletée aux galons dorés et, comble de l'indécence, elle laissa tomber ses gants et les voiles qui lui couvraient perpétuellement la tête et une bonne partie du visage depuis le funeste jour du trépas de Deswaard.




Elle était arrivée la veille, et avait bien entendu dormi au château. Le matin, elle était partie faire un petit tour du propriétaire, en prenant grand soin d'éviter Gabriel, et en saoulant tout le monde avec sa dernière trouvaille : "Encausse de petit pois." Puis, après le dîner, elle s'était occupé au farniente et à sa toilette, et était finalement descendue à l'heure convenue, en s'efforçant d'avoir l'air à l'aise dans ses poulaines. Elle n'avait pas participé à des mondanités depuis si longtemps ! Plantée au milieu de l'escalier à vis, elle se donna un petit pep talk, se pinça les joues, se redressa et ressortit un peu la poitrine, pour débarquer dans la grande salle comme si elle possédait les lieux, altière et sereine.

La bouffée d'air qu'elle tenait emprisonnée dans sa cage thoracique s'échappa quand elle constata qu'il n'y avait que peu de convives présents. Aussi subtile qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine, elle glissa jusqu'au buffet et s'y fit servir une grande coupe de vin, laissant aux autres le loisir de finir leurs conversations avant de s'y insérer.


- Athénaïs, bonjour ! J'adore votre robe ! Octave, présenterez-vous votre triste marraine ?

Bim bam boum.
_________________
Octave.
Parce que vous avez besoin d'être annoncée maintenant ? Qui ne connait pas l'illustre Madeleine ?

Lance-t-il à la dernière arrivée, après avoir pris soin de saluer tout le monde. Et de préciser, à l'intention d'Athénaïs :

Pas d'armagnac non... En fait, je l'écoule principalement quand je ne connais pas ou n'apprécie pas les gens. Ce soir il n'y a que des amis, on va éviter de leur anesthésier le gosier avec un alcool franchement... pas terrible. Vins et bière, voilà qui devrait nous suffire non ?

Voyant que Mady est déjà servie, le Beaupierre fait un signe discret à une jeune fille de la maison, dont il ignore jusqu'au prénom, qui vient faire le service. Pas question qu'on l'accuse d'assoiffer la populace !

Ravi que vous ayez pu venir Athenaïs. Je vous croyais coincée en Rouergue ? Vers Abasael, qui arrive avec un tas de frusques sur pattes. Un savon ? Mais vous allez arrêter d'arriver partout en étant persuadé que je vais vous engueuler ! ça me fait passer l'envie, en plus. Reconnaissant soudain la mèche rousse qui virevolte devant un nez rouge et un oeil larmoyant, il sourit.

Bienvenue à Encausse, Leyah. Vous avez amené votre vessie j'espère ?

Tandis qu'il sourit toujours, à l'aise au milieu du petit monde qui se réunit dans la salle bien chaude, il cherche toujours une silhouette des yeux. Un petit corps menu, une tête de linotte, sa fille. Personne n'a croisé Caia ? Vraiment ?
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Abasael
Il sent une tête lui rentrer dans les omoplates, se retourne en vitesse en chuchotant : Vous allez bien ? Avant de commencer à comprendre ce que lui disait Octave.

Il lève un sourcil, puis deux, puis la bouche s’ouvre et se referme. Il n’était pas là pour un savon ? Il était là pour quoi alors ? Et pourquoi tout ce monde, on fêtait quelque chose peut être ?


Vous êtes plus sujet à me passer des savons que l’inverse même si je fais tout pour éviter cette situation. Cependant, je vais rester longtemps persuadé de cela, surtout si ça vous fait passer l’envie !

Il regarde autour de lui, se présentant aux personnes qu’il ne connaissait pas, saluant les autres d’un regard ou d’un sourire, lançant des regards amoureux au buffet et à la boisson avant de revenir auprès d’Octave.

Je ne savais pas qu’il y aurait une fête. C’est votre anniversaire, c’est ça ? D’ailleurs à ce propos, ça vous fait quel âge ?

Puis chuchotant pour ne pas se faire entendre d’une Isaure qui passerait par là.

J’ai votre nourriture aussi, la soupe c’est ter-mi-né.

Il sourit, fier d’avoir rempli cette mission de la plus haute importance avec succès, surtout lorsqu’on savait la qualité des soupes d’Isaure. Il cherche du regard la petite Caïa, désireux de lui montrer un nouveau pliage qu’il avait réussi à maitriser.

Je ne l’ai pas croisé en arrivant. Peut-être est-elle dans ses appartements ? Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu et je dois dire qu’elle me manque.

La guerre était passée par là, avec son lot d’atrocités qui n’était pas fait pour une fille de son âge. Il avait été rassuré de la savoir loin du front.

La gueule d’ange va se servir un verre de vin et un verre de bière puis apporte les deux à une Rouquine qui semble un peu perdue.


Vous voulez lequel votre Altesse ? Je n’ai malheureusement pas trouvé de chouchen.
Hazell
La journée avançait, et Caïa était à présent pleinement éveillée.

Pianotant ses petits orteils sur les tuiles glacées, assise sur la pente du toit avec les joues dans ses paumes, elle admirait les forêts penchées, dont les branches nues se fondaient en un brouillard mauve et fantomatique, et les sols parsemés de verts éclatants et de blancs bleutés.
Elle s'était remise de sa courte nuit où ils avaient hâté un voyage pour arriver à Encausse à temps, et elle ne s'était rendue compte qu'à présent qu'elle s'était réveillée dans une chambre inconnue d'un endroit inconnu. Elle avait cherché un moyen de revenir à l'intérieur, mais les toits l'avait piégée, et elle ne savait même plus où était la trappe par laquelle elle était arrivée.
Et puis... quand sa mésange revenait la voir, la blondine regardait l'oiseau d'un air étrange en se léchant les babines. La journée avançait.

En contrebas, elle voyait des voitures et des gens défiler... Pouvait-elle sauter de là ? Elle pourrait tenter le coup, oui, cela ne lui semblait pas si terrible. Et comment une petite muette pourrait appeler et demander de l'aide ? L'idée ne lui vint même pas à dire vrai, ni de chanter, ni de faire savoir qu'elle était là, sauf si elle aurait reconnu Maman ou Papa, ou Gabriel ou Anna parmi les gens qui passaient. Elle avait manqué la venue d'Abasael, et mais ne s'attendant pas à le voir après si longtemps, sans doute qu'elle n''aurait pas cru que ce fût lui.

La petite Beaupierre ne s'inquiétait pas encore plus que cela de sa situation, elle avait un peu l'habitude de se retrouver dans des lieux perdus, même si c'était la première fois que c'était aussi haut. Il n'y avait que le sifflement du vent ici. Elle n'entendait pas les bruits de conversation, de pas et d'entrechoquements de vaisselle dans l'enceinte du château, ne se doutant pas des retrouvailles qui s'y déroulaient.
Ciel vint se poser à nouveau sur la jambe de la blondine et ouvrit le bec. Ils partagèrent une chenille desséchée, et mâchouillant, elle s'aperçut que le conduit de cheminée contre lequel elle s'adossait ne fumait pas.
Elle se releva, estima l'ouverture, tenta d'apercevoir un fond... ne vit que du noir. Et commença à s'y faufiler.
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Euridyce
L'événement avait été prétexte à la momentanée bouderie.
Lucie, dont le tact se corrodait le plus souvent d'une piquante dose de provoc', poussait irrémédiablement la taquinerie jusqu'aux accents graves d'un Zozo fâché, engoncé au fauteuil comme s'il allait en épouser la tissure. Motif du jour : en sus de ne point le convier chez ses propres copains, par souci de convenances et -surtout- parce qu'enraciné à sa terre bovine, Mademoiselle avait brièvement eu l'idée d'inviter à siffler le champagne son habituel cavalier mondain, Tabouret. Outch. La perspective du meilleur pote à son bras avortée, diplomate en carton s'était résolue à confier au comte râleur leur commun rosâtre paquet et à prendre seule le chemin des contrées du Sud.

Ainsi débarqua la baronne, sobrement vêtue d'une robe de bonne facture à la houle marine et le profil solitaire. D'un circulaire coup d'oeil, elle cherchait à l'assemblée le front blond de l'angélique bien nommé, mais se heurtait dans l'examen à l'inconnu de quelques minois étrangers, au tracé joli d'autres familiers. Discrète à la mise tant qu'à la conduite, elle fit au maître de maison des hommages excessivement -peu- conventionnels à base de :
« Beaupierre, le salut ! Vous ne lésinez point sur les moyens, pour une petite sauterie. » Remarquant suzeraine et princesse aux côtés, Lucie d'enchaîner : « Bonjour à toutes, et tous. » dans un volatile sourire. Ah, l'on devait se demander ce qu'elle, si fraîchement rencontrée du héros du jour, fichait ici. Peut-être s'était-elle également interrogée, entrée passée, mais le jeune homme lui avait fait suffisamment bonne impression pour l'encourager à bouger ses miches et se payait en prime, en guise de suzerain futur, un compagnon de godet pas désagréable. Ne restait plus qu'à reproduire sagement l'allure tranquille d'une jolie plante verte. « Un souci avec votre fille, Octave ? »
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© JD Dôn. - Le blason
Arseline
    Elle aurait voulu arriver en dernière, se faire oublier et pourtant, ses pas, aussi nonchalant que possible l’avait conduite là, où il fallait, plus que dans les temps. D’un demi sourire elle découvre les lieux, parcours du regard pour saluer Comminges avant de se coller/ jeter/ précipiter/ ( ce que vous voudrez en fait) sur le buffet.

      Comminges, Ravie de vous revoir.


    Pas l’temps de niaiser, l’hôte débarque visiblement en forme, et, à sa remarque elle ne peut qu’ajouter sur le ton le plus ironique qu’elle ait en poche.

      Je ne pouvais terminer mes vacances en de telles conditions.

    Avisant la suite avec habitude, elle attrape quelques mets, puis les picorent le temps de laisser entrer les invités.

    Puis c’est le drame.

    Fouler à nouveau les terres du Sud ne l’avait pas laissé indifférente, et, c’est avec les premières personnes que son cœur change de rythme. Avait elle vraiment sa place ici, aujourd’hui? Devant tant de finesse et d’élégance, Lisreux faisait triste mine, la main qui machinalement allait attraper la gourmandise suivante se stoppa.

    Était ce l’excès ou l’instant, peut-être les deux, mais l’envie de sortir prit le pas sur tout le reste.

    Tant pis pour ce qu’elle n’aurait voulu manquer, d’ailleurs, elle ne savait même pas pourquoi elle était là, au lieu de fouler ses propres Terres, au lieu de chercher une solution pour faire sortir ‘Nani. Au lieu de vivre et non suivre.

    De toute façon, personne n’en saurait rien, elle se ferait oublier comme de rien. D’un pas lent et hésitant, mimant presque le touriste au Louvre, elle prit la fuite, sous le nez et la barbe d’Octave, glissant au milieu de ses gens avec facilité. Adieu Mondanité.

    Ne restait à présent que la solitude de la route, et une pensée à Martin, qui dans quelques jours, lui provoquerait un éclat de rire sans nom à la lecture de son courrier.
    Une autre pour Zoé, qui lui manquait chaque jour un peu plus et dont elle gardait espoir, au fond d’elle, que tout ceci ne soit qu’une farce.


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