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[RP] Je t'en remets au vent

Archibald_ravier
Mon pauvre ami, sois plus heureux là maintenant
Mon pauvre ami, je t'en remets au vent*


Quatre jours.
C'est à la fois long et très court, quatre jours.
Il ne s'était passé que quatre jours depuis l'écroulement de son âme. Une éternité déjà à déblayer les gravats et à s'accrocher à tous les minces espoirs disséminés ça et là. Chaque rai de lumière transperçant la caillasse qu'il était devenu était saisi d'une pensée avide, dans un rugissement de méninges que rien ne semblait pouvoir faire taire depuis quelques jours.
Sauf peut être les incursions entre les minces bras d'un adolescent souffrant des mêmes maux.

A la différence près que là où l'un se jetait à corps perdu dans les prémices d'une nouvelle amitié, l'autre se morfondait sans rien dire, conscient que son amant se voilait la face. Encore.

Aussi, au cœur de la nuit, alors que l'adolescent dormait enfin d'un sommeil agité, Archibald s'était relevé, et emmitouflé dans une couverture au coin du feu, écritoire sorti.
A la lueur d'une chandelle, courbé, appliqué, il couvrait vélins d'une écriture difficilement déchiffrable, tant par sa syntaxe hasardeuse que ses pattes de mouche, tant pour sa grammaire aléatoire que pour les bavures, tant pour son orthographe rocambolesque, tant pour les ratures, nombreuses.




Citation:


    Cher Alphonse,

Voila quelque jour déja que vou ete parti tout les deux et je sai pas tro quoi vou dire mai j'avai envie de vous écrire alors voila. Je sui désolé de vou enbété avec mon écriture moche.
Vou me manqué Alphonse, moi non plu je vou attendé pa, et le vide que vou léssé a périgueux es plu béan que sain fron éventré. Sa m'a pri par surprise. Je savai que Faust me manqueré à crevé, j'étai prè. Sa douleur a pri telemen de place dan mon ame que j'avai pa remarqué que vou vou y étié creusé une sacré place a grand cou de wiski, d'acent rocayeu et de discussion intransijante.
La preuve, je vou écri a vou san but ocun que vou demandé comen sa va, alor que j'ose pas écrire a Faust. J'espere qu'il va bien.
Que vou alé bien.
Je sai qu'il s'es passé quelque chose juste avan votre dépar, quelque chose de douloureu, et je n'ai pa eu le temp de vou faire picolé assé pour que vou me crachié le morceau tel que vou le vivé. Je n'ai eu que les racontar de ceu qui vou aime.
Périguex n'a aucun intéré san vou, enfin plu le même. Dana es rentré, je me fai un peu de souci pour ele. Sa m'occupe, diré vou, une inquiétude remplasse l'autre dans la tête du pauvre Archi qui a besoin de s'inquiété pour qu'elqu'un pour se sentir vivan.
Mai croyé moi, j'aimeré bien que tou aye bien. Je me langui des heure chaude d'aout ou vou me jetié un garçon dans mes bras pour le tenir éloigné d'un autre. Je me langui des baignade et du vin frai que l'on buvé, des conte et des rire. J'ai l'inpréssion que l'automne a baléyé tou se qu'il y avé de beau dan nos vies et que l'hiver vien en piétiné les restes.
Pensé vou que le printemps nous ramènera la joie, et les retrouvaille ?
Je n'ai pa envi de vivre dan la nostalgi. Mai j'aime a croire que nou pourrion construire quelque chose de nouvau. Je sui peu être fou.
En tou cas prené soin de vou. Vou savé que vou pouvé compté sur moi. Un mot de vou et me voila.
Archibald.

PS : J'ai finalement écri un peti mot pour Faust, voulé vou bien le lui donné de ma par ?
Merci.

Citation:


    Faust,

J'espere que tu va bien. Je n'ai pas encore eu de nouvele de la dame qui doit acheté la tenu que tu m'a confié. Tu me manque. J'espere que tu va bien, que vou seré bientôt en bretagne et a bor de votre bateau. Je voudré pouvoir veyé sur toi encore. Ecri moi tes avanture.
Je t'en remé au vent.
Archi
Citation:







    ___
    *[Ne m'en voulez pas trop d'avoir légèrement tordu le refrain, siouplé.]
    _________________
    Alphonse_tabouret
    Citation:


    Poitou, Janvier 1466





    Archibald,


      Votre courrier m’a trouvé à quelques encablures de notre destination ; aux modifications des itinéraires, nous serons finalement plus tôt que prévu aux falaises bretonnes et votre absence notable, pèse bien souvent à nos pas.
      Je n’en dis rien à Faust ; la seule fois où je vous ai évoqué, je l’ai senti si malheureux que je n’y prononce plus votre nom. Vous le savez comme moi, il serait capable de croire que j’ai emporté quelques regrets à mes malles et s’il en trouvait, je ne voudrais pas qu’il se méprenne à leurs couleurs.
      Je ne regrette pas notre départ, cette nouvelle vie… je regrette simplement que Périgueux ne soit plus le havre où nous étions certains de trouver la paix.

      Je le regarde respirer, vaciller d’un sourire aux larmes, reprendre du volume… Il mange comme quatre à l’approche de la mer ; vous devriez le voir, sa cuisse poulet à la main, en train, déjà, de lorgner sur le plat suivant qui apparait à la table…
      Hier, il a embauché valet, un dénommé Oricle qui a attiré son attention ; j’aurais aimé y avoir mon mot à dire avant de compter un inconnu à notre quotidien sans même, d’un coup d’œil, avoir trouvé sa présentation convaincante, mais, là… N’est-ce pas l’un des signes que l’on va mieux quand enfin, l’on passe à autre chose ? Jorgen conjugué de passé jusqu’aux tâches les plus élémentaires atténuera peut-être les plaies laissées.
      Votre mot lui a été transmis et vous aurez, je n’en doute pas, bientôt de ses nouvelles. Je l’ai trouvé hier enfoui sous ses brouillons à votre attention, ne sachant par quel bout prendre sa réponse. Cela m’a fait sourire ; lorsque l’on consent à baisser les armes, l’on a toujours ce moment de flottement à la première vague, le réflexe de les retrouver pour s’y retrancher, et celui de les lâcher définitivement… N'est-elle pas heureuse, cette première hésitation?

      Dôn m’a sommé d’un adieu lorsque je l’ai prévenue de notre départ.
      Ils se ressemblent parfois, ces deux-là, n’est-ce pas ? Je ne me risquerai pas à le leur dire, mais quels caractères… Là aussi, je crains que le temps seul soit le baume aux déceptions que je lui laisse… Aimez la pour moi, Archibald ; vous y avez le cœur assez large, car c’est bien de cœur qu’il s’agit, non point, comme vous le me l’écrivez, d’un besoin pour vous sentir vivant.
      Vous n’êtes pas de ceux-là, mon ami, vous n’avez rien d’un vide qui cherche désespérément à se remplir de quelque chose, de n’importe quoi tant que le sentiment de satiété vient enfin. Vous avez simplement un grand cœur, l’amour en bandoulière pour ceux que vous aimez, et vous ne savez cesser d’y arroser vos plantes. Vous avez raison, c’est comme cela qu’elles poussent. Avec le temps, vous apprendrez, je l’espère, à vous accorder une sieste à l’ombre de vos arbres fruitiers.
      Quant à moi, réservez-moi les heures où l’on accorde le Bushmills aux bouches ; vous avez raison, je n’avais pas assez bu pour vous confier la houle qui m’a secoué et il me faudra m’y rattraper.

      Canéda a été délivrée, et nous a présenté Juliette lorsque nous l’avons croisée à notre étape limousine. Une merveille, l’un de ses nourrissons qui vous entête d’un sourire curieux en vous découvrant percer les cotons de son monde.
      M’en voilà le parrain et j’en suis fier jusqu’au sourire. Les enfants sont un bien précieux. Si Saint Front nous en arraché le cœur à pleine main, le futur ne cessera de nous rappeler que d’autres n’attendent que nous, qu’à leur mémoire, c’est en leurs noms que nous continuerons d’aimer.

      J’ai espoir, Archibald.
      Espoir en ces heures fraiches que nous attendons tous, en ces cicatrices qui aujourd’hui nous tiraillent tant et nous accablent la nuque d’une ligne de plomb... Voilà une séparation que nous n’attendions pas, mais de l’inattendu, naissent parfois de belles choses.
      Notre amitié n’en est-elle pas la preuve ?
      Attendons le printemps, les premiers beaux jours.
      Le chant des rivières a quelque chose de la symphonie et nous y sommes liés de quelques féeries. Qui sait jusqu’où vont leurs magies ?

      Prenez soin de vous, et des vôtres.

      Alphonse.

    _________________
    Archibald_ravier
    Citation:


      Alphonse,


    Votre courié m'a trouvé dan un curieu entre deux.
    Le dix nous fêtion dignement notre premié moi d'union, et je me plésé a m'abandoné totalement a ses envi. A lui jurer renouvelemen de sermen, une foi l'an.
    Le lendemin nou étion déja crispé, et hier, hier il m'a écri. Du pur Lui. Tou va mal, et les sentiment qui dominent son âme sont culpabilité, haine, et tristesse. Nou avon baucou discuté, parce que je ne sai pa répondre a sa par écri et qu'il es le seul a qui je refuse d'imposé mon écriture azardeuse, et ma foi, il es probable que comme a chaque foi, sela ne serve a rien. Apré tou, il es conscien du mal qu'il fai autour de lui, et se demande combien de temps encore je vai le suporté. En soi, c'est une avancé.

    Et ma foi, je me demande ossi combien de temp je vai le suporté. J'ai parfoi l'ignoble envi de le planté là dan son mal être pour me baré tou droit ver le nor ouest et vou rejoindre, où que vou soyé.
    Su reste, je finiré peutetre par le faire, mai je nou donne encore le temps de nou retrouvé. Des que nou sorton de Périgueux, nou alon mieu.

    A vou lire, il en a été de meme pour vou. Croyé vou que cete ville soi modite, ou juste miasmatique ?
    Je sui heureux de savoir que Faust se remplume. L'air marin doi lui faire du bien, car cet été ossi il mangé tou le temp, en Bretagne. A moins que sa ne soi de rentré ché lui, alé savoir ?
    J'ai ressu son courié le même jour que le votre, mai je ne sai si je doi me réjouir qu'il ait du en faire des brouillons. A tro réfléchir, on fini par gomé l'essentiel de notre pensé, non ? Il me dit des kilo de banalité avan de metre en troi mots se qui le tracasse vrémen. Il me di qu'il a de regrés, mais pas par rapor a quoi. je compren pa qu'il puisse en avoir, car il ne laisse rien que des emerdes a Périgueux. Enfin si je voi se qu'il veu dire, mais quan meme.
    Vou me manqué, et je sui triste de pa etre avec vou, mai je regrete pa vrémen mon choix je croi, sa me peine que Faust regrete le sien alor qu'il se sent telement mieux.
    Enfin bref, je lui répondré biento ossi, se soir surement, j'aten juste son acheteuse.

    Vou manqué à Jorgen. Tou les deu, mai s'il sai qu'il ne doit pas écrire à Faust, il s'en veu de ne pa arivé à vou écrire a vou. Enfin vou me répondré qu'il s'en veu toujour pour tou mai qu'il es incapable de faire quoi que se soi pour alé mieux en même tem alor bon.
    Vou véré bien s'il parvien a se sortir les doi et à vou doné de ses nouvele. Quand on ora quité la vile peu etre.

    J'ai eu un mot de Lucie, moi ossi, mai je sui jalou. Vou voilà parrain et en plus vou avez vu Juliette. est elle ossi joli que sa mere le dit ?

    Quanta Dana...
    Ele a de nouvau quité Périgueux et j'ignore ou ele se trouve.
    Mai vou savé bien que je veileré sur ele, toujour. Que je l'aime come je n'aime persone d'autre. Au dela des cors et des désir. Dana es bocou plus que ma maraine, ele est la feme de ma vie. A chaque foi qu'ele fui san un mot, je me ronge les sans. Je la déteste de m'imposé sa.
    Mai vou avé réson, ele est come son frère. Telement come lui que s'es tré déroutan parfoi. Ele a juste se grin de foli (et cete paire de seins) en plus que lui.

    Il me tarde le printemp. Le renouveau. Que la neige fonde puisque plu persone ne joue sur le tertre. Que les rivière gonfle et que leur magi opere. Qu'elle nou réunisse et que tou aille mieu dans le meyeur des monde, come dan les contes de chevalié.

    A tré bientôt

    Archibald




    _________________
    Archibald_ravier
    Citation:


    Archibald,
    Je vais aussi bien que possible. L'acheteuse arrive par la mer et les marins croisés rapportent qu'elle est mauvaise, ne t'en fais pas, elle devrait arriver d'un jour à l'autre. Tu me manque aussi. Nous sommes à Thouars ce jour, et nous serons en bretagne le 16, à destination. Pas de nouvelles de l'amiral, j'ai cessé d'écrire, nous avançons et nous verrons bien. Alphonse est là, toujours pour veiller sur mon séant blanc et mes nuits... Cesse donc de t"inquiéter... Songe à toi . Ta manie de toujours t"inquiéter pour les autre ne passera jamais, j'imagine. Je te dis cela, mais au fil du voyage, je ne peux m'empêcher de faire pareil... J'ai embauché un jeune valet à l'essai. Il s'appelle Oricle. J'ai aussi vu Juliette, la fille de Zolen et de Lucie. Je crois que voir cet enfant m'a un peu plus peiné, mais c'est une bonne chose. De la peine nait le renouveau... J'ai rencontré une jeune femme en difficulté, Fanette, quelqu'un a enlevé son fils et je lui ai donné un petit coup de main pour accélérer ses recherches... Limoges était étouffante, nous sommes soulagés Alphonse et moi de ne pas y avoir séjourné de trop... Voyager en civil m'avait manqué. Il faut me faire à l'idée que je ne suis plus évêque. Vois tu, comme l'idée de l'avoir été... En poitou nous venons de récupérer Emrik, il s'est fait brigander sur les chemins avant notre arrivée, ainsi qu'une jeune bohémienne avec qui je me trouve quelques passions que l'église verrait d'un oeil circonspect. Elle aime les arbres, les plantes, et les choses qu'on ne peut pas voir. J'ai fait bon commerce, j'ai pu acheter des affaires pour la navigation en échange. Mes demandes de LP m'ont réservé des surprises, j'ai appris que Lyanna et Emrik avaient un sacré casier judiciaire... La compagnie des femmes m'est toujours aussi compliquée, mais je fais avec. J'ai hâte que nous prenions la mer...

    Nom du bateau n'est toujours pas arrêté. Mais le sera bientôt. J'aurais aimé que tu sois là. J'ai du regret. Je pense à toi. J'ai croisé cet idiot d'Octave... Et des tas d'autres gens.


    Je t'en remets au vent.

    Faust





    Citation:


      Faust,


    Ton acheteuse est enfin arrivé, ele a mi le temp et en efe la mer été movaise. Tes sou dorme bien a l'abri ché moi. il atende ton retour.
    Nou avon quité Périgueux sans atendre et on se sen déja mieux, plu détendu.
    Vivre en fasse de l'église n'ai pa toujour facile, n'ai plu du tout facile même. Meme si quelqu'un a pein des trucs idio sur les mur. Genre une déclaration d'amour ou chai pa quoi. C'es toujours mieu que la suie.

    Bref, se soir on es à Bergerac et on se sen bien. Tu poura le dire à Alphonse ? je lui ai répondu hier et le courié es parti déja alors bon comme je lui disé que tou alé mal, rassure le, sa va mieu.
    Narcisse profite bien, et vou pouvé dire à Casas qu'il a pa pris un grame de gras ne lui en déplaise et que les lévrié coure plu vite que lui.

    Comen es Juliette ? Lucie dit qu'elle es adorable mai s'est sa mère alor sa conte pas. Ele été chifonée normal ou vrément déja bele ?

    Je sui conten que tu est fai bon comerce, j'aimeré etre ossi doué que toi. J'vais peutetre m'y essayé duran le voyage pour voir. Apré tou on va du coté de Bordeaux, y'aura peutetre des afaire a faire ? Et pui je vai alé acheté de la biere a sainte Illinda ossi, pour mon relé à la campagne. je pouré t'en gardé de coté ossi pour le confesseur quand vou reviendré. J'pense qu'on va évité le dortoir pour faire nos dévotions, mais il paré que les étuve son tré aqueyantes.

    Comen s'apele votre bateau finalement ? Est-ce que vou avé trouvé un nom ossi classe que "le grand foc" ou pas ?
    Il fau pa avoir de regret Nicolas, tu sai ? Il n'y a rien a regreté quan tu pren la décision la meilleure pour toi et quan dé que tu l'aplique tu te sen mieu ? Je regrete pa d'etre resté, et notre séparation. Vou me manqué, mai san le manque y'a pa le plésir des retrouvayes et j'ai bien l'intenssion de vou retrouvé, d'ayeur tu as dit qu'on iré a Alexandrie ansemble et moi je continu d'aprendre la navigation pour arété d'avoir peur parce que je croi que se qui me fai peur dan l'idé de prendre un bateau s'est de rien y conaitre et l'inconu sa fou toujour la trouye pa vré ? Alor j'apren, sa m'ocupe. Apré quand je sauré tou sur la mer j'iré fouyé du coté des livre de Dieu parce que je compren toujour pa la diférence entre se que on peu lire dan les livre qui parle de lui et se que les curé lui fon dire et moi je croi pa que sa soi normal que l'un dise d'aimer tout le monde et que les otre frustrés refuse qu'on aime qui on veu, et comen des gens condamné au céliba peuven savoir des truc sur l'amour s'il on pa de vi de couple ni de famille a aimé hein ? Alor voila comen je meuble mon temp tu voi, je trafique des noeuds avec des boutes et je me pose des question san réponse. Tu croi que j'en aprendré plu ché les réformé ? Je pouré peutetre demandé à ton ami Perceval ?

    Vou me manqué, mai quand je pense a vou je t'imagine conduisan (enfin on dit barant en fait, et je croi que t'imaginé tenan une grosse bare me plé bien) ton navire moulé dan ton futal de marin et Alphonse te reluquant le fondemen. Parce que croi moi si y'en a un qui es conten que tu porte plu de robe s'es bien lui. En tou ca je me plé a vou imaginé heureux.

    A tré biento
    Au fait passe le bonjour à Emrik et Lyanna de ma par
    Je vou embrasse
    Archi

    _________________
    Alphonse_tabouret
    Citation:



    Saint Brieuc, Janvier 1467




    Archibald,




      Quel plaisir de vous lire.
      Je vous y vois sourire d’une réflexion sur votre horrible écriture mais elle me manquait, assurément à ses moindres déliés, et je me réjouis de la retrouver ce jour.
      Nous avons quant à nous cueilli Poudouvre en route, fidèle à elle-même, et sans le temps d’une escale, avons choisi de rejoindre Saint Brieuc.
      J’ignore si Faust est heureux ou s’il fait semblant de l’être, j’ignore si je dois m’en satisfaire ou le secouer jusqu’à ce que tombe l’écorce… je laisse leur chance aux vents nouveaux de Bretagne d’effiler les roches, de cingler le bois. Voilà peut-être ce à quoi m’a préparé une vie entière de contemplations: savoir attendre, à cet instant précis ou la graine hésite entre l’hibernation et la germination, y poser le regard sans y faire de geste pour ne pas précipiter l’anémochorie et délayer la chaleur du souffle si je la vois frissonner…
      Je guette les lueurs, les éclats, et l’expression qu’il aura quand il verra son bateau et montera sur le ponton … je crois que je saurais alors avec certitude de quoi sera fait le printemps.

      Mon ami, vous me trouvez démuni de votre confidence et peiné de vous y voir aux errances des frontières indéfinies, d’autant que je n’ai pas besoin que vous fassiez passer mot à Faust pour les savoir cycliques, éclaircies en même temps que votre époux vous aura offert sourire. Parce que vous vous en êtes confié, que cela vous a fêlé d’un soupir au point de l’encrer, laissez-moi y faire de l’écho.
      Vous êtes amoureux, Archibald, et cela vous donne la force nécessaire à toute tache, à toute foi, à tout miracle. Voilà longtemps que vous espérez que Périgueux soit le poison, qu’en sortir soit l’antidote et je vous le souhaite.
      Je ne suis pour ma part pas certain que Jorgen sache être heureux, simplement. Peut-être est-il de ces êtres qui ne conçoivent de vivre qu’aux passions qu’ils déchainent, qu’au baume transcendant des éphémères accalmies par-dessus le grain permanent des tempêtes où vous, vous le préférez peut-être cote à cote sur un banc, propriété sous les yeux, soleil au-dessus du front , un pouce effaçant la luisance d’une trace de foutre à la bouche de votre voisin.
      Vous souvenez vous, un jour, je vous disais que l’on devait parfois faire des choix à ses amours. Vous m’avez demandé si j’en avais déjà fait, je vous ai alors dit que j’en avais imposé un et que l’on m’y avait quitté. Vous avez grimacé, répondu que cela n’avait rien d’encourageant et j’ai choisi de rire, de vous donner le point, quand je songeais pourtant "Sans cela, serais-je pourtant ici ce jour ?"
      Nous traversons le présent les yeux bandés, tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de faire. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens*
      C’est déjà une chance d’aimer, et si nos façons y sont contraires, est-ce important tant que l’on est heureux. Car vous l’êtes, n’est-ce pas ?

      Juliette est une splendeur, n’en doutez pas. Je vous aurais volontiers conseillé d’aller le vérifier par vous-même mais de fait, je vous préconise d’éviter Limoges… L’homosexualité de Jorgen est abordée sur le coin de la table dès que l’on apprend que vous le connaissez et si l’esprit limougeaud sait tendre aux provocations bon enfant, la répétition et le caractère du garçon y seront assurément incompatibles pour y passer de bonnes heures. Je crois que Canéda parlait de voyage lorsque nous nous apprêtions à reprendre route… tachez de l’appâter, elle pourrait venir jusqu’à vous.
      Vers où avez-vous prévu de partir ? Avez-vous quelques désirs l’un et l’autre à vous attacher de quelques paysages ?
      Ne tardez plus; prenez les routes et profitez-en. La ville n’est pas maudite, mais elle souffre de cicatrices trop fraiches pour permettre que l’on y sourie sans s’y abimer d’une nostalgie. Quand nous saurons les contempler sans y ciller d’amertume, nous nous y retrouverons

      Montfort a réservé l’auberge pour un mois, c’est approximativement le temps que nous passerons sur place avant de prendre le bateau. Je songerai à vous y lever un verre, assurément.
      Donnez-moi quelques nouvelles de ceux que nous avons laissés, et de Narcisse bien entendu ; j’imagine sans mal qu’il est plus beau et plus intelligent que tous les autres chiens de la ville depuis que Lug en est parti…

      Prenez soin de vous,
      A vous lire.



    Alphonse


    *Kundera, Risibles amours, Personne ne va rire
    _________________
    Archibald_ravier
    Citation:


      Cher Alphonse,


    Nou some en voyage nou ossi a présen, avec Fy, et Opaline et sertin de ses ami que vou ne conéssé pa je pense. Je n'ai guerre d'otre nouvele a vou doné. Fy es une petite fille de plu en plu agréable, et même si Aurore lui manque, elle reste minione.
    Aurore doi etre de retour a Périgueux, ele a de nouvo été déssu par son frere a Limoges et ne veu plu entendre parlé de lui.
    Ele m'avé déjà di sa la foi d'avan. Je lui ai proposé de venir nou rejoindre en route mai ele m'a pa encore répondu.

    Jorgen va bien ossi, il essaye de vou écrire mai je croi qu'il n'a pa encore réussi ou alor il me l'a pa di. Il s'es dignemen pri une grosse branlé sur une lice, mai il n'a fé que répondre a la provocation d'un nin lache et fourbe. Et bocou plu for que lui donc. S'es un peu umilian mai déja oublié. Et surtou il a la levre fendue et sa me fé le meme efé que l'oeil au beure noir de Faust sur vou.

    Narcisse m'a l'air prometteur comme chien, mai je sui un peu jalou, il paré que Lug vien se couché à vo piés san bougé d'un simple claquemen de dois ? J'espere pouvoir lui aprendre a en fer otan. Pour le momen je lui apren a accepter de la nouriture uniquemen si sa vien de la min gauche (la plupar des gen son droitié alor sa limite le risque qu'il se fce refilé un gro bou de lar juste avan une course ou pire) et je pense que a terme il fodré qu'il aprene a ne mangé que se que moi je lui done. En tou ca il fé de ravage, tou le monde l'adore (come Lug au meme age, c'est fou, un chio minion et le monde es a vo piés !
    En tou ca s'es de la grène de champion, je doi souven le rapelé pour l'empeché de tro courir. J'ai peur qu'il se blesse avan d'etre assé gran.

    Donc bon voila j'ai pa gran chose a vou raconté, s'est pa tré palpitan la vie en se momen, mai c'es plésan. Il ne fai pa tro moche, on se balade. S'est pa ossi propice au plin air que l'été dernié ou meme lor de no escapade de l'otone mai s'est agréable d'etre en groupe et de rencontré de nouvele persone et de voir des paysage diféren souven.
    Le reste du tan j'étudi, toujou la marine, j'avance lentemen parce que il fo lire bocou de chose sur les ven et leur nom et leur sens et les posission du soleil et de étoile et tou mai s'es intéressan. J'ai souven autan de noeuds au cervau le soir que j'en ai fé sur des boutes dans la journé.
    Si l'oberge es réservé pour un moi alor je n'aten pa votre retour a Périgueux avan le printen, sa me lèssera du tem pour étudié plu tranquilemen parce que s'es fou se que sa coute les études. Alor étude plus voyage plus économisé le grin come me l'a demandé faust s'est drolemen ardu. Mai enfin si j'ai jusqu'au printan avan de vou retrouvé pour le dépar a Alexandie alor sa va.
    Avé vou eu des nouvele de Dôn ? Moi non et sa m'inquiete un peu, mai je sai pa ou lui écrire. Je va envoyé un mo chez ele a Périgueux sa bone fera suremen suivre, ou alor ele trouvera le mot en rentran.

    Et voila, vou savé tou.
    A votre tour, naré moi les exploi de no ami, et dite moi comen vou alé, vou. Et Faust.
    A tré biento.
    Archibald.

    _________________
    Archibald_ravier
    16 janvier 1467

    Citation:


    Merci pour mes sous, ils serviront tôt ou tard.

    Quelqu'un a vraiment écrit une déclaration d'amour sur l'église? Oui, tu as raison, c'est toujours mieux que la suie...
    Je ferai passer les commissions à Alphonse et Casas , je crois que celui ci est entrain de tomber amoureux de la Grande Duchesse, enfin, amoureux avec les braies. Casas m'a l'air un peu trop indépendant et sauvage pour l'Amour, mais à vrai dire je ne le connais que bien peu, c'est l'ami d'Alphonse, je tâche de lui être agréable parce qu'il a une personalité interessante et que tout ceux qu'Alphonse tient en estime ont mes faveurs, sauf Corleone.
    Juliette ressemble à un joli chou fleur. Elle est ... Très... Chou. Fleur. Elle était encore toute neuve au moment où nous l'avons vue.
    à Bordeaux il y aura des affaires à faire, oui, dans tous les ports tu auras toujours la chance de trouver de quoi commercer. Et je veux bien la bière, car avec le racket de Lyov et Lyanna, je me suis assis dessus avant de partir, sans mauvais jeu de mots... Quant aux dortoirs je ne ferai aucun commentaires, nous étions... Très raides ivres.

    Le bateau s'appelle pour l'heure " Le gardien" tu es le premier à le savoir, même alphonse ne le sait pas, et quand nous allons le chercher nous le renomerons " Le Chat à la Fenêtre " . C'est Alphonse qui a choisi. Mais pour l'heure nous n'y sommes pas encore, il est amarré dans un port naturel à coté de st brieuc où nous devons nous rendre pour la transac après demain, car demain j'enseigne l'église à l'université de Bretagne. Toute une histoire... J'ai une angoisse folle de devoir le ramener au port de st brieuc pour la première fois...

    La religion est trop pleine de contradictions. Je ne sais pas si la réforme est mieux... Lallie m'a proposé d'apprendre le druidisme, cela me tente... Mais je ne sais pas. Il faut que j'en parle avec Alphonse, lui seul sait m'éclairer sur les décisions importantes, que je ne les prend pas tout seul sur un coup de tête du moins...

    Je passerai le bonjour à Lyanna quand elle reviendra, elle s'est perdue en route. Ah, les femmes. Prend soin de toi.

    Faust


    17 janvier 1467

    Citation:


    "Hahaha! Le clébard qui me choppera les mollets n'est pas pas encore né. Et encore moins sa saucisse à pattes. Tu peux lui dire si t'as l'occas.

    Casas. "

    Voilà la réponse de Diégo à propos de Narcisse. En tout cas, je n'ai pas répondu à cela mais oui, pour Alexandrie, je ne compte pas partir sans toi, alors continue d'étudier car j'aurais bien besoin d'une relève quand je fatiguerai à la barre... Et fais du stock de Mais surtout! Il parrait que c'est la route des crève dalle...

    Faust.

    _________________
    Archibald_ravier
    .

    Je voulais pour nous deux bien mieux qu'une croyance
    Alors je t'ai trouvé une sorte d'église
    Dont les murs ne sont pas couverts de faïence, ni de marbre
    Les vitraux je les brise, les piliers sont des arbres
    L'autel est un rocher tapissé de lichen
    On y parle, ni pardon, ni péché
    On n'y fait pas commerce de douleurs et de peines
    On n'y adore ni Dieu ni Diable
    Mais la beauté des corps et le sort qui a mis ton amour dans mes veines


    Citation:


    Faust,
    Quan on s'es rencontré, ou pluto un peu apré, tu quité un homme pour entré en religion, et tu abandoné tes runes. Cele de ton pays natal. Sela te pesé. Tu en été presque malade. Je me demande d'ayeur si s'es pa la la première foi que j'ai du tenir tes cheveu pendan que tu vomissé ton vin. Tu ne croyé pa en Dieu pourtan. Peu apré, tu clamé l'avoir rencontré, et ton amour pour Lui été grandissan. Pui tu a rencontré Alphonse, et tu t'en ai voulu de l'aimé plus que Dieu. Tu a pri tou les malheur sur ta route comme une punission divine. Tu a vu Alphonse comme la tentation de Dieu de te détourné du droi chemin. Tu sai, selui qui di que les curé doiven resté chaste et surtou aimé persone d'autre que Dieu, le Dieu d'amour.
    Plu sa va, et plu je me di que l'Eglise et tou sa, c'est des foutèses.
    Dieu es plu grand que tou. Dieu dit de s'aimé. Dieu nou envoie des gens à aimé. Si Alphonse est arrivé, s'est Dieu qui l'a mis sur ton chemin, ou qui t'a mis sur le sien. L'eglise te disé d'y voir une tentation, mai si le message été faux ? Et si Dieu l'avé mi là pour te rapelé que l'amour terrestre il fau le vivre et ne pa s'en détourné quan on le croise ? Si tou ces message s'été en fait pour te dire de te tiré de la, de vivre et d'aimé et de baisé tan que t'es jeune parce que pour le reste il y aura toute l'éternité ? Je sai que je balsfème suremen bocou, mais plu sa va et plu je croi que aimé autan quelqu'un s'est pas de la tentation pour nou détourné du bien : s'est un cadeau de Dieu. Parce que je croi pas qu'un Dieu d'amour puisse être assé vil pour choisir de nou détourné du bien. Quan on aime, on aime inconditionelemen, comme un paren aime son enfan... ou comme des amans peuven tou se pardoné. Et s'il nou aime inconditionelemen, ben je voi pa pourquoi il auré inventé un truc ossi tordu que nou tenté pour mieu nou envoyé gelé sur la Lune pour toute l'éternité tu voi ?
    Bref je fé bocou de blablabl mai s'est ton idé d'étudié le druidisme qui m'y fé pensé en fete et sa fai des jour et des jour que je pense à sa, a vou, et a de truc que tu m'a di il y a lontem. Et tu sai tu nou avé trouvé se sermen dan la nature et on l'a fai, tou seuls et s'étai beau. Et Dieu été la ossi. Je le sai, il es partou. Il été la dan le feu qui nou réchauffé, dan le gel sou nos pieds, dan chaque mot prononcé. Il es partou et s'est pa l'enfermé dans une joli méson avec des vitrau et un type en robe qui chante en latin qui lui donera plus de consistance ou qui justifira se que l'Eglise lui fé dire.
    Je pense que s'es bien que tu étudi le druidisme, et que finalemen s'es jamai qu'une otre fasson d'aimer Dieu qui se me sur ton chemin, tu croi pa ? Tu es home de foi et de soin, il me semble que sa corespon a se que j'avé entendu dire des druide quan on a fé le voyage ensemble cet été.

    Enfin bref. Pour le mais je vai fer mon possible mai les étude coute une fortune alor je vai quan meme devoir vendre une parti de ma production, car meme en essayan de comercé je suis pa tré bien parti je suis pa doué come toi donc bon pour le momen je fai se que je peu, mai de toute fasson on va pa partir avan le printen je supose ? Donc sa me laisse du tem pour avoir amassé assé de provision je pense !
    J'ai pa peine comencé les cour maritime avancé, car nou some en voyage nou ossi. Nou avion besoin de sortir de Périgueux, de prendre l'air, de voir des gen et des lieux. On voyage avec Opaline et sertain de ses ami, s'est maran. Quelque par il me tarde de rentré à périgueux ossi, je doi etre un peu casanié quan meme. Ma maison, et étudié plus et plus encore. Si s'été pa ossi pénible de lire et d'écrire je croi que j'aimeré étudié tou le tem, je croi que je compren le plésir que tu a a aprendre de nouvele chose tou le tem.

    Le nom du bateau es tré bien, sa me fé pensé à Alphonse un peu. J'espère que tou le monde a fini par revenir ver vou et que le dépar se fera en tan et en heure.
    Prené soin de vou.
    A biento.

    Archi



    L'autel est un rocher tapissé de lichen
    On n'y parle ni pardon ni péché
    On n'y fait pas commerce de douleur et de peine
    On n'y adore ni Dieu ni Diable
    Mais la beauté des corps
    *


    * Daran, Une sorte d'église casdédi les Alfaust
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    Archibald_ravier
    Citation:


    Faust,
    qu'est-ce qu'on doi prendre pour un mal de crane odieu, du genre a te faire dégueulé alor que c'es pa une gueule de boi (promi je te dérangeré pa pour sa). Deux jour que il ya que rester dan le noir a chouiné a fair et j'en ai un peu mare, c'es la deuzième foi que sa m'arive depui la fete de l'hiver. Sa pace en deux jour, enfin le premier cou, la sa dure un peu plus meme si je suporte enfin la lumière (enfin que cele des lampes le soir en fete), mais j'peux rien avalé et je suporte toujour pa le brui.
    S'es bassemen égoiste se soir main putin tu me manque mon vieu.

    J'espere que vou, vou alé bien.
    A tu déja essayé votre navire ?
    A biento

    Archi.


    Citation:



    C'est quoi la fête de l'hiver Archi ?


    Citation:



    L'empoisonemen.
    Désolé pour ier. Sa va mieu.


    Citation:


    Oh.

    La fête de l'hiver... Oui. Pour le mal de crâne, de l'huile essentielle de menthe à respirer, du calme loin du bruit et de la lumière. Des compresses chaudes sur le front. Mais le mal dont tu me parle est chronique, il faudra que tu notes chaque fois qu'il apparaît pour que nous en trouvions les déclencheurs...

    Si l'on va bien? On essaye... Si l'on prend en considération qu'Alphonse et Lallie m'ont annoncé que "Diego savait pour nous, et les autres "... Comment, je te le demande, tu connais notre discrétion légendaire... Qui sont "les autres", mystère. Il n'a rien trouvé de mieux que de confier son illumination à Lallie... Ce qui a mis en rage Alphonse.. J'ai préféré les laisser régler leur différend avec les poings - enfin je présume - , pour ma part je suis allé passer mes nerfs sur vélin et dormir sur le bateau . Qui est bloqué au port. Toujours pas réparé, et en cale sèche donc inaccessible. Car le chef de port a disparu. Je ne peux même pas prendre le large loin de cet amas putride de mots dits ou suggérés. Voilà voilà. A part cela, nous allons bien. Et toi?


    Citation:


    Je
    Faust
    J'ai pas les mot.
    Mai je vai les trouvé vite. Et j'écriré.
    A vite.

    Archi


    Citation:


    Alphonse,

    J'ai ressu mot de Faust ce jour. Trahison de Casas ? Lui avié vou dis ?
    Ecrivé moi.
    Buvé come si j'été là, et écrivé come si vou me parlié.
    S'il vou plé.
    A trè vite.

    Archibald.

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