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[RP] Le temps qu'Ama sorte l'Aka, May reviendra en radeau.

Amaterasu.
Elle était d'aussi bonne humeur que le temps ce matin là. Le ciel était chargé de nuages bas et lourds. Le soleil quand à lui romflait sûrement dernière ce qui est sure c'est qu'il faisait froid, humide et gris. La mer tout aussi grise laissait parler ses vagues et ses embruns. Pour parfaire ce chant sinistre, le vent s'était levé et empêchait Ama de ranger correctement bouts et voiles. Son chignon tentait désespérément de rester en place tandis qu'elle dénouait un noeud compliqué qu'elle n'avait certainement pas fait elle même !

Nom d'un kami, si je mets la main sur le marin d'eau douce qui à fait ce noeud, Je lui fait manger sa soupe de vermicelles avec des baguettes !

Les longues mains aux doigts fins et osseux laissaient paraître les tâches brunes sur une peau vieillie sans cesse exposée à l'air libre marin. Toutes les poudres de riz et autres onguents n'avaient pu venir à bout des traces du temps qui passe. Seuls ses longs cheveux toujours noué en chignon était ce jour d'un noir d'ébène et la faisait paraître plus jeune qu'elle n'était en réalité. Cela n'était pas du tout le fruit du hasard mais plutôt des longues décoctions de thé noir qu'elle appliquait chaque semaine sur sa chevelure.
Ce jour elle était enfin descendu de sa montagne pour reprendre la mer, mais c'était sans compter sur le temps. .... Elle arriva enfin à dénouer le noeud récalcitrant.


Pas trop tôt !

Elle poussa un long soupir, le Tatsuyama était dans un état pitoyable. Presque qu'aussi délabré qu'elle même, pauvre victime du temps qui passe
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May_lyn
Oda jolie terre d'asile, pour notre brunette. Le temps y était doux, fin c'était c'qu'elle croyait parce que dehors c'était en mode tempête. Les pioupiou faisait pioupiou --logique-- le saké y était sucré et réchauffait la tripaille.

Oui, l’écervelée profitait de ses vacances, tombant dans une jarre de saké dès qu'elle en a l'occasion ! Ce n’était pas nouveau. Elle se rendait régulièrement au sanctuaire déposant des offrandes quand elle y pensait, saoulant le kami de ses effluves sakéïstes. Les journées passaient, sous un air de monotonie, routine, calme et farniente. Doigt d'pied en éventail, noircissant des feuilles de riz, cheveux ébouriffaient, elle réfléchissait encore à sa dernière rencontre avec un mioche en culotte courte. Finalement, son voyage semblait prendre une tournure intéressante. M'enfin bref, loin de toute cette *tripotée d'immondices* pour le moment, elle s'occupa d'elle même. S’essayant à la pêche, au ramassage de ver de terre, qu'elle attrapait toujours du bout des doigts, grimaçant, la chose se tortillant entre ses doigts. Eurk! Elle ne faisait aucunes prises, et pour cause, elle finissait souvent par s'endormir au pied d'un arbre. May_lyn suspectait une enflure de lui voler ses poissons, refusant d'admettre d'être si improductive pour un truc si simple!

Une nouvelle journée gueule de bois débutait, elle ouvrit un oeil, puis un second avant de ressentir un étau lui compresser la trogne, sa bouche était pâteuse, elle roulait sur le côté pour trouver d'l'eau... Que ne fut pas son erreur ! A la place, elle attrapait une jarre de saké... C'est dire qu'au stade où elle était, elle ne se souvenait même plus d'son nom. > Voila l'exemple. Plissant les yeux pour distinguer ce qu'elle tenait dans les mains, faisant confiance à ses mirettes, elle porta le goulot à ses lèvres. Ses narines se mirent à frétiller, ses papilles à reconnaître le goût du liquide... Un haut de cœur la prit violemment ... Ohlalala ça remontait !

Elle lâcha la jarre, se levant, titubant, une main sur la bouche, une autre sur la tête. Elle était entrain d'crever, c'était pas possible autrement ! La pochtronne dans toute son élégance essayait de se frayer une à travers sa chambre. S'empêtrant dans son bordel, se cognant au meuble. Le saké au bord des lèvres, elle atteignait enfin la fenêtre qu'elle poussa dans un geste pressé, puis...


Bleuurp... ku... Bleuuuurp... so... BleuUUrp !

Ouais, ce n'était pas le top du raffinement... Surtout les splatch de fin, qui donnaient une vague idée sur la quantité de saké, qu'elle avait ingurgiter.
Se laissant retomber en arrière, elle entendit jurer à l'extérieur. En mode étoiles de mer, affaler sur le sol, la pièce tournait sous ses paupières. Quelqu'un toqua à la porte, en mode gros bourrin, ce qui résonna salement dans sa caboche


- Vous n'allez pas sortir d'ici ?
- Moins ... fort, onei...gai
- N'allez pas v'nir nettoyer vot'truc ?
- J'suis entrain ... d'mourir, j'peux pas...


Et l'type continua d'frapper, avant qu'il ne démonte la porte, elle sy traîna à quatre pattes, déglutit difficilement en faisant redescendre une nouvelle montée, puis s'assit en tailleur, et fit glisser le panneau.
Notre brunette releva la tête doucement, essuyant un bout d'vomit qui était resté en coin d'bouche, d'un revers de main. Elle était en mode panda délabré. Mais c'est qu'elle était élégante, dites donc !

Elle vit les jambes partir, entendit des pas raisonner, des fonds de voix... Ah, ça devait surement parler d'elle, ça ne l'étonnait même pas... Et au moment où elle allait faire glisser le panneau dans le sens inverse, les pas revinrent dans sa direction et un ramassa un seau d'eau à la figure. En temps normal elle se serait insurgée, cependant, là, sur le moment, elle reçu l'eau dans la trogne comme une bénédiction.
May_ se mit difficilement sur ses quilles, s'inclina en manquant de tomber en avant... Heureusement le type la retint par les épaules. D'ailleurs c'tait qui lui ? Elle s'en foutait, comme de l'an quarante !

Elle prenait la direction du port, alors qu'elle voulait se rendre à la plage pour se jeter dans la mer... Surement, cela la sortirait de cette foutue gueule de bois. Et durant tout le chemin, et ce même une fois arrivée au port elle s'était mise à chanter tue-tête, sauf qu'on entendait plus quelque chose d’inintelligible qu'un chant mélodieux.
Amaterasu.
Objectif numéro 1 : ne pas se décourager.

Lustrer, frotter, jeter un seau d'eau douce. Frotter, lustrer, jeter un seau d'eau douce. Frotter, jeter un seau d'eau douce, lustrer.... voici enfin le bonne ordre de réalisation pour venir à bout de la crasse salée, des coquillages collés voir scellés.
Autour d'elle une petite bande de gamines dévouée à la cause des dragons des cimes qui eux depuis longtemps ronflaient au cœur de la montagne et ne formaient plus vraiment l'équipage du navire armé !
Les jeunes filles répétaient donc les gestes de nettoyage inlassablement afin que de nouveau ponts et canons brillent. Dans une cadence infernale balais et brosses s'activaient. Chacunes disposaient sur le sol un petit paillasson de coco sur lequel elles s'agenouillaient pour effectuer leur tâche arrassante. Quand à Amaterasu elle allait de l'une à l'autre indiquant d'un doigt accusateur la saleté ou le morceau d'algue encore présent ! Un vrai tyran. Droite comme un i, le chignon haut, les lèvres pincées, les zoris cachées par le long kimono de travail, elle inspectait chaque recoin du pont, chaque cabine. Les voiles aussi se devaient d'être inspectées que de travail en perspective avant de reprendre la mer.


PffffLong soupir en s'asseyant éreintée de voir les autres travailler.

là ! Une algue ! Fit-elle en se relevant d'un bond et pointant la marque noire du bout de son éventail.

Pffffff, vous m'épuisez les filles ! Nouvelle installation sur un coussin.

Toi, va donc me préparer un thé, Je n'en peux plus !
Elle se laissa un instant bercer par le bruit du vent et le balancement du navire. Le craquement du bois et l'odeur du suif mélangé aux embruns lui rappelait tant de doux souvenirs. Alors qu'enfin elle prenait un peu de repos bien mérité, elle entendit quelqu'un vociférer sur le port ! Son sang ne fit qu'un tour et la voilà déjà sur pied appuyée sur le bastingage prête à jeter une zori à la face de la personne qui osait perturber sa sérénité ! La silhouette s'avançait à grand bruit, oscillant d'un pied sur l'autre dans une démarche plus que chaloupée, une démarche clairement vacillante. D'un geste gracieux elle se saisie d'une de ses chaussures à semelle de bois d'une main habile et dans la continuité du geste la lança sans aucune hésitation sur la silhouette hurlante. La zori l'atteignit dans le dos en plein entre les omoplates.

File de là canaille ! Je déteste être dérangée quand je prend le thé !
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May_lyn
File de là canaille ! Je déteste être dérangée quand je prend le thé !

Pendant qu'Ama met la balle au centre, May_ dégobille une fois de plus. Entre le "aïe", "bleurp" et le "splatch", elle ne sait lequel des trois fait sensation. Indubitablement, Ama lui a rendu service en débloquant sa situation intérieure. Pliée en deux, s'essuyant la bouche à l'aide de sa manche de kimono, elle grimaça... C'est son haleine ou elle qui pue autant ? Pouah! Le premier qui s'approche crève asphyxiée qu'on se le dise ! Ah ah, très classe.
Mais attendez, pendant qu'elle se snif, la nana regarde pas qui l'a mitraillé à coup de zori ! D'ailleurs, une fois l'inspection terminé, elle remarqua la zori au sol, qu'elle ramassa.

May_ regarda autour d'elle, tenta de se remémorer la scène avant le lâché des vannes. Elle ferma les yeux un instant, puis les rouvrit trois secondes plus tard. May_ essayait de déterminer avec exactitude d'où provenait la zori. Elle plissait les yeux, chancelant dangereusement, se frottant les noeils. Puis elle arrêta son choix, vers une vieille bicoque !

Elle se dirigea donc vers elle, faisant fi des regards désapprobateurs qu’on lui jetait. C'était le cadet de ses soucis, présentement. Plus elle se rapprochait plus la nana lui disait vaguement un truc.


- Iie, impossible, t'es trop carpette ma vieille.

L’éméchée se poste devant l'Aka et dit:

-La zori ou la vie, vieille bique ! Ah iie, attends!

Elle se reprit!


- Un thé, la zori ou la vie vieille bique !


Ce n'était pas encore ça, de plus le thé c'était pas son kiff !

- hey toi là, espèce de vieille bicoque délabrée, la prochaine fois qu'tu m'lances une... zori d'ssus en criant comme un putois... J'te... J'te .. fais ta fête, Okay?! Pas la peine de t'excuser, j'te pardonne, mais excuse toi quand même et te fais pas désirer!

Tout à fait, elle s'adressait au bateau plutôt qu'à la personne. C'est qu'elle avait quelque peu des soucis de vision, vapeurs de saké quand tu nous tiens... May_ finit par s'asseoir en tailleur sur le pont, attendant patiemment que l'Aka lui fasse des excuses dans les règles. Ça peut s'incliner un bateau ?
Une fine bruine se mit à tomber, elle remercia les Kamis, elle appuya ses coudes sur ses genoux, reposant sa tête entre ses paumes, tanguant à droite, à gauche, somnolant. Moi j'vous l'dis, tout est normal !
Amaterasu.
- La zori ou la vie, vieille bique ! Ah IIe, attends !

Les lèvres d'Ama se pince en un très mince trait rouge corail. Les veines du cou sont à présent apparentes, elle est prête à riposter. Coup pour coup parée au combat !

- Un thé, la zori ou la vie vieille bique !

Si elle veut un thé, il lui arrivera fumant dans la figure, mais pour le moment il n'est même pas encore chaud. Une Zori, pas de souci il y en a une seconde prête à être lancée. Au vue du déclenchement nauséabond qu'a provoqué la première surtout ne pas viser dans le dos au risque de lancer les filles dans un nouveau nettoyage de pont.


- hey toi là, espèce de vieille bicoque délabrée, la prochaine fois qu'tu m'lances une... zori d'ssus en criant comme un putois... J'te... J'te .. fais ta fête, Okay?! Pas la peine de t'excuser, j'te pardonne, mais excuse toi quand même et te fais pas désirer!

Les yeux d'Ama s'écarquillent lorsqu'elle comprend que la brunette malodorante s'adresse au navire. Elle la regarde tanguer puis s'assoir, elle la dévisage. L'âge aidant la vue n'est plus aussi précise mais tout de même ce visage lui dit quelque chose, bref elle lui rappelle quelqu'un. Elle fouille dans sa mémoire, c'est qu'elle en a vu passer du monde. Vieillir ce n'est pas drôle, on perd la vue, la mémoire, l'audition mais par contre on ne perd pas l'odorat et franchement être près de l'être qui vocifère sur le navire et qui vient de s'assoir à même le pont tout proche devient juste insupportable. Les filles se sont rassemblées à l'arrière du bateau et n'osent pas intervenir. C'est alors qu'Ama se retourne vers elles et affirment.

Allez me chercher des seaux d'eaux et du savon et nettoyer moi ça !

Elle désigne du doigt la jeune femme assise au sol.
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May_lyn
Allez me chercher des seaux d'eaux et du savon et nettoyer moi ça !

Elle souffla, une mèche d'ébène vola, prête à partir dans les bras de Morphée, ouais ouais ouais, la pochtronne pouvait s'endormir n'importe où, sobre comme en état d'ébriété. Une légère brise créa un inconfort, elle frissonna, commençait à avoir froid, un éternuement ce fit entendre, puis un second.

La belle affaire, elle commençait à avoir les crèves! Dans un mouvement désordonné, elle s'essuya le nez d'un revers de manche de kimono après avoir copieusement reniflé. Huuuuumm... C'est ragoutant tout ça ! Des pas se firent entendre, elle fronça les sourcils, c'est qu'ils en foutaient du bordel. Et pourquoi ça se rapprochaient d'elle comme ça ? Notre écervelé bailla à s'en décrocher la mâchoire tout en se grattant la nuque. Bordel, ya pas moyen d'être tranquille même en Oda! L'hôpital qui se fout de la charité, oui !

Elle tenta de bouger son séant difficilement, ses membres étaient engourdis, c'était bien sa veine. Elle releva son visage, tendit les bras...


-Vous là, plutôt que d'écouter un Aka en perdition, aidez moi à m'relever.

Puis elle montra l'autre personne du doigts.


-Vous.... Vo.. Vous! Inter...dictioooon de poser, un... un... une... un ongle sur... moi... Sinoooon il va pô être coooooonteeent

Evidemment, elle parlait de Kiato. Ce dernier avait envie de trucider la première personne qui la touchait. Quoi son corps était sacré ? C'était peu dire ! Puis sa caboche tourna vers Ama, se mettant à sourire bêtement.

-Oh! Vous... Vous, j'vous connais ! Mais..... j'vous connais pas... Mais... j'vous connais quand même!

Elle s'esclaffa toute seule. Aaaah les ravages de l'alcool.
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