Afficher le menu
Information and comments (0)

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Effacer les traces du passé

Ambre_m
    Nuit du 7 au 8 Mai 1467

    Corps qui s'agite au creux de la couche confortable, souvenirs se balançant dans l'encéphale, telles des piques acérées narguant les cicatrises si fragiles, réminiscence du passé se jouant comme si cela était une réalité.


    Nuit d'Avril 1463

    "Et là, tu crois
    Qu'je vais rester là sans rien dire?
    Ah oui, tu crois
    Qu'je vais rester planté là
    A te voir partir dans tes délires
    Et te laisser faire n'importe quoi?"


    Corps étendu s'enfonçant un peu plus dans la couche, tirer la laine sous son nez au son de ses pas déambulant dans la pièce, résonance sur les murs de cette démarche qu'elle pouvait reconnaître entre mille autres, entendre les meubles bousculés, quelques décors finissant leur course au sol .. Énième nuit d'ivresse et de fornication dans quelques couches, se taire encore une fois, ravaler la souffrance, l'humiliation vécue quelques heures plutôt en taverne. Revoir la main qui savait si bien la dompter s'abattre sur la croupe d'une autre alors qu'il plantait son regard dans l'azur cette once de défi, cette phrase silencieuse qui lui lançait "Tu sais te taire quand tu veux". Poing se refermant sur l'oreiller, haine implacable se mêlant à l'amour, deux sœurs s'affrontant le cœur de l'Ambre.

    Echos d'un corps qui s'échoue à ses côtés, relent alcoolisé nimbant la pièce offrant nausée puis la respiration si puissante et résonnante dans la chambre, salines menaçantes d'exploser sur le faciès épuisé, morsure infligée à lippe inférieure envie de sentir ses poings s'abattre sur son torse, de lui hurler autant sa haine que son amour, ne plus supporter l'emprise, la cage qui s'est refermée sur elle sans même qu'elle n'en prenne réelle conscience, ne plus pouvoir ni vouloir porter le poids des humiliations, des cris et des pleurs de leurs enfants.

    Chasser en douceur la laine la recouvrant et comme sous emprise d'opiacée rejoindre la commode, parfois le regard glissant sur le côté veillant le sommeil du Lion, fermer les doigts sur manche de bois sculpté avant qu'éclat de lame ne se joue de la lueur de lune, revenir sur ses pas de la même démarche mécanique alors que la lame gagnait les hauteurs et ....



    Aube du 8 Mai 1467

    Azur encore voilé des ombres du cauchemar fouillant le plafond, dextre remontant au front chassant moiteur, sentir encore le tremblement de son être alors que respiration du Loup se voulait plus rassurante encore. Laisser l'azur caresser les traits assoupis, un sentiment tendre, chaud, rassurant se nichant dans le palpitant, tout n'était que cauchemar les morts ne reviennent pas d'outre tombe étaient mots qu'elle se martelait intérieurement comme pour mieux se rassurer.

    Sortir de la couche discrètement, astre solaire se jouant de ses rayons sur le plancher usé de la roulotte, s'approcher d'une étagère surplombant le psyché pour venir saisir un petit coffret, telle une boite de pandore en sommeil, laisser pulpe la caresser doucement avant de la reposer l'heure n'était pas encore à vouloir faire disparaître son contenu, affronter du regard son corps exposé a reflet, la marque de la morsure sur le haut du sein gauche caresse tendre portée sur celle-ci non sans laisser l'azur filer vers le Loup endormi, avant de tourner lentement sur elle même pour détailler les trois lettres sur son épaule profonde inspiration prise et un murmure presque inaudible "Il est temps que tu t'en ailles .. Je t'ai gardé trop longtemps avec moi ... Beaucoup trop ... C'est fini maintenant .. Finie de me détruire ..". S'approchant de ce qui servait à la fois de table, de bureau et tant d'autre choses en fonction de l'instant, plume et vélin saisi elle laissa les mots filer.




    Angoulême,
    8 ème jour de Mai de l'An 1467,

    Xandrya,

    Je ne sais si souvenir tu auras de moi, à l'époque nous nous étions croisées dans le Sud et j'étais compagne de Dom, si si je suis convaincue que tu peux me remettre dans tes pensées, une blonde un brin pour ne pas dire grandement impressionnée par ta personne.

    Je ne vais pas t'user les yeux en longueur de lignes inutiles, je pense que tu es du style a aimer aller au vif du sujet, j'ai ouïe dire que tu savais manier l'encre et le tatouage et j'aimerais savoir s'il t'était possible de me rendre visite sur Angoulême afin d'user de tes talents sur ma chair et faire disparaître une vilenie que j'ai sur l'épaule.

    Bien entendu repas et tout ce qui te plaira te sera acquit à Angoulême il te suffit de me le demander et cela sera fait.

    Dans l'attente de ta réponse.

    Amicalement même si je flippe toujours autant à m'imaginer en ta présence.

    Ambre.


    Vélin soufflé avant d'être confié à sa fidèle emplumée, qu'elle laissa prendre son envol sur fond d'air frais s'invitant dans la roulotte, chassant les dernières traces de tristesse sur le minois de l'Ambré, rejoindre aussi discrètement la couche qu'elle l'avait quittée, profiter de sa chaleur avant de retrouver les turpitudes de la vie.

_________________
Gwenvael
Nuit en forêt communion avec Gaïa, union de nos corps une fois encore sous les chants hurlants des loups...
Retour a la roulotte, couche gagnée prestement, corps masculin viril collait tout contre corps féminin dessinait d'harmonieuses courbes...
Glisser dans le sommeil, sombrer dans nos songes, nos rêves, nos cauchemars...
Dans mon sommeil, je sens louve agitée, grognement faible de mâle pour lui signaler ma présence, bras venant l'enlacer pour la sécuriser, mais rien y fait et malgré tout Morphée est vainqueur de mes résistances...

Sommeil léger d'aube...
Je la sens, la louve m'observe d'un regard sans doute tendre et rassuré, comme apaisé par ma présence et l'attitude paisible de mon visage encore ensommeillé.
Je grogne intérieurement de la sentir s'éclipser à pas de loup de la couche, je grogne surtout après Morphée qui ne veut pas me libérer pour que je la retienne...
Je lutte, je combats, libère moi de ton monde ! Enfin...

Les paupières s'ouvrent a moitié, je discerne ma louve, son corps nu, son fessier dansant, petit sourire s'affiche sur visage du loup.
Encore ? Souvent je l'ai vu farfouiller au même endroit, furtivement et discrètement manipuler cette boîte.
Jamais je ne lui en ai parlé, mais depuis un moment ce mystère, son mystère m'intrigue, mais dois-je vraiment lui demander...
Chacun a droit à son jardin secret, ai-je le droit de le creuser ?

Puis seul mes yeux bougent pour la suivre dans la pièce, la voir se poser sur la table et d'une plume légère, mais déterminé compter histoire à un vélin.
Elle se lève, s'approche, je referme mes yeux avant de la sentir revenir se coller contre mon corps chaud, frisson de la fraîcheur de son corps, frisson de sa présence.
De nouveau je suis apaisé de sa présence, près a succomber de nouveau avec elle dans quelques heures de sommeil, mais...

Cette question me trotte trop dans la tête, elle en devient agaçante même, alors tant pis... Je m'y risque.


Tu es bien matinale ma louve...
Qui mérite donc l'urgence de ce vélin ?
Mais surtout... Cette petite boîte, je t'y vois souvent.
Un jardin secret ou... M'en parlerais-tu ?


Je me retourne dans la couche pour lui faire face, visage contre visage, yeux dans les yeux.
Regard tendre et posait pour la rassurer, pour qu'elle ne se sente pas obligée.

_________________
Xandrya.
EDIT

Suppression du post pour éviter un total décalage temporel dans la chronologie vu que l'action de mon post se passe au 11

_________________
Ambre_m
    Couche réinvestie sentir la présence chaude, nez se gavant de son odeur si rassurante, le sentir bouger avant que l'acier ne rencontre l'azur, une chaleur intense envahissant l'être d'un bien-être immédiat, remonter la féline lentement pour venir chasser la mèche gâchant le paysage de ses yeux, lover son corps contre le sien, une jambe aventureuse se faufilant pour s'emmêler aux siennes, échos de la voix grave dans l'encéphale, oser .. Avouer .. Se confier et lui demander l'aide qu'elle n'a jamais demandé pour enfin ouvrir sa boite de Pandore.. Elle le savait parfaitement que l'ouvrir ferait remonter souvenirs intenses et douloureux mais avec lui n'en était-elle pas à ce jour dans la capacité de le faire.

    Doigt filant sur la joue lentement, laisser la pulpe se gorger du grain de sa peau alors que le rivage bleu ne se cessait de s'abreuver du gris de ses yeux, nacres blanches en perdition sur lippe inférieure.

    - Jette toi à l'eau bon sang!
    - J'ai peur ..
    - Peur ? Cette boite tant que tu l'auras elle te fera peur !


    Nouveau silence dans l'encéphale, réflexion et angoisse martelant son esprit avant que sa voix chaude ne brise le silence.

    - Une lettre à une connaissance .. Pour faire disparaître l'horreur qui marque mon épaule ...

    Le plus simple était dit, l'appel au secours telle une bouteille à la mer à une femme qu'elle ne connaissait que de peu mais dont elle avait ouïe le talent pour recouvrir certaines vilainies .. Maintenant la boite ... sa fameuse boite .. Venir chercher les charnues masculines en un tendre baiser comme pour puiser la force d'aller la chercher, de l'ouvrir et se prendre en pleine face le poids des souvenirs .. Une partie peut-être la plus grosse de ses douleurs enfouies ...S'échapper à nouveau de la couche pour s'approcher de l'étagère, félines tremblantes venant saisir le fameux coffret avant de revenir sur la couche calant son être contre celui qui lui donnait la force d'écrire une nouvelle page de sa vie.

    - Cette boite .. C'est un peu ma boite de Pandore ... J'ai peur de ce qu'elle renferme alors que cela n'est que quelques objets qui peuvent sembler bien inoffensifs pour d'autres ..

    Laisser la dextre venir chercher celle du Loup, son Mâle Alpha, son inspiration et sa renaissance, lentement abandonner la boite dans le creux de la paume masculine, lui laisser ce droit qu'elle n'a jamais donné à d'autre de l'ouvrir, savoir que la vision sera douloureuse, qu'alliance, mèche et petit morceau de tissus dissimulé dans l'écrin lui feront mal mais savoir qu'avec lui et grâce à lui elle trouvera la force de s'en débarrasser.

    - Ouvre là mon Loup ..

_________________
Gwenvael
- Une lettre à une connaissance .. Pour faire disparaître l'horreur qui marque mon épaule ...

Léger hochement de tête et petit sourire.
Oui cette marque sur son épaule, je la voyais tous les jours depuis quelques temps, elle m'en avait parlé déjà et je ne pouvais qu'approuver son choix.
Je passais le bout de mes doigts sur sa crinière blonde comme pour la rassurer.
Ici il n'y avait pas besoin de mots, c'était son choix et mon regard et mes gestes suffisaient à lui faire comprendre que je voulais la rassurer et l'accompagner dans ses choix.

Partager ce baiser qu'elle m'offrait avant de la sentir fuir une fois de plus la couche, mais je ne faisais aucun geste pour la retenir, ni aucun grognement, simplement mon regard acier protecteur la suivant dans ses mouvements, toujours a parcourir toutes les courbes de son corps avec mes yeux.
Jusqu’à ce qu'elle revienne dans la couche se blottir contre moi accompagné de cette fameuse boîte, qui je dois le reconnaitre de jours en jours perturbait ma curiosité, mais je ne m'attendais pas vraiment à la suite...


- Cette boite .. C'est un peu ma boite de Pandore ... J'ai peur de ce qu'elle renferme alors que cela n'est que quelques objets qui peuvent sembler bien inoffensifs pour d'autres ..

L'écouter attentivement, laisser sa main saisir la mienne, léger frisson toujours quand elle m'offrait son contact.
Mes yeux suivaient ses mouvements lents, celle de cette boîte qu'elle venait délicatement poser au creux de ma paume, comme un message, une invitation, un désir de partager ses secrets, de demander mon aide, se découvrir encore plus à moi.


- Ouvre là mon Loup ..


Acier plongeant dans azurs, petit sourire affectueux, cœur battant de la découverte à venir, mais surtout de la confiance qu'elle m'accordait, car je savais bien que pour elle cela ne devait pas être simple peut-être même atrocement douloureux.

Merci de ta confiance ma louve...

Je venais doucement glisser mes doigts sur la boîte, une sensation m'envahissait.
Un mélange d'excitation de savoir, de peur de ce que j'allais découvrir et surtout honneur de recevoir de sa part une telle confiance, un tel don de soi.
Car là je savais qu'elle m'offrait quelque chose de très personnel, ces petites choses que nous ne donnons qu'a peu de monde, peut-être même que nous partageons seulement avec l'élu...

Alors, mes doigts un peu tremblants et hésitants venaient soulever le petit couvercle...
Je n'osais pas encore y jeter mon regard à l'intérieur, je préférais pour l'instant le laisser couver la louve et attendre l'histoire de ce que sa boîte de pandore renferme.

_________________
Ambre_m
« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures.
Je ne suis pas d’accord.
Les blessures demeurent intactes.
Avec le temps notre esprit afin de mieux se protéger,
recouvre ses blessures de bandages, et la douleur diminue…
mais elle ne disparaît jamais.
Rose Kennedy. »



    Affûtés scrutant les gestes portés sur la boite, frisson la parcourant de l'échine au creux des reins alors que cette dernière s'ouvrait sous l'impulsion des agiles, goulée d'air inspiré, humer les odeurs rassurantes avant de laisser les vestiges du passé se dévoiler, bref instant ou les paupières se referment sur les fenêtres de l'âme, l'heure avait sonnée comme une mort annoncée bien des temps auparavant, mais une mort qui donnerait une renaissance.. En sortirait-elle indemne de ses confidences, l'esprit écorché cicatriserait-il enfin ? Telle était la question en ce beau matin de printemps ou l'astre solaire se voulait chantant sur les lattes du plancher, où la présence de Gwen était pilier pour ne pas plonger à nouveau et trouver l'issu sous autre identité.


    Ouvrant à nouveau les paupières dévoiler l'azur prenant couleur sombre, sentir la carapace regagner terrain mais la combattre, combatte le désir de refermer la boite et d'à nouveau enfouir profondément le contenu, félines en approchent tremblantes, hésitantes avant de s'emparer d'un anneau puis d'un second, porter à son regard un anneau d'or fin le regarder en pinçant les lippes entre les nacres avant de le déposer au creux de sa paume et de faire rejoindre un second anneau d'argent, deux teintes différentes pour deux hommes à l'opposé.

    - Mes deux premières alliances ... L'or était le choix de mon premier mari, symbole de bonheur à son regard, d'union contre vents et marées, il m'aimait à un tel point que l'anneau d'argent l'a anéanti .. J'ai retrouvé son corps chez nous en Savoie ...


    Sentir la saline rouler sur sa joue, le cœur en souffrance, les images revenant marteler son esprit, lui renvoyant ce triste jour de janvier ou d'une décision sous emprise elle l'avait anéanti, à jamais elle ne pourrait oublier le visage si beau mais ravagé par cette douleur intense du couteau qu'elle venait de planter au creux de son cœur ou plutôt de l'acte de mariage qui les avaient unis quelques mois plutôt, il n'avait pas supporté acte de lâcheté ? Ou acte d'amour ? Personne n'avait ce droit de juger le geste irrémédiable qu'il avait fait .. Personne .. Pas même elle .. Juste encore ce jour silencieuse lui demander pardon de ce mal qu'elle lui avait fait ...

    Nouvelle goulée d'air comme une noyée cherchant cet oxygène qui manque cruellement, déposer doucement les alliances sur les draps du lit avant de venir cueillir une mèche d'un blond proche du sien, certes vieilli mais intact, les laisser s'enrouler autour de ses doigts, étrange sensation que de ressentir à nouveau ce contact sous la pulpe, combien de fois ses doigts s'étaient perdus dans cette chevelure, de rage ou de passion, tout n'était que confusion dans leurs sentiments, prisonnière de sentiments dévastateurs, subissant humiliation et autres brimades sans rechigner car le cœur était prêt à saigner pour cet autre.

    - Les cheveux de mon second époux ..

    Que pouvait-elle ajouter de plus à cette relique, un lien de cheveux qui vous relie à jamais à l'autre, un lien qui ce jour elle se sentait en capacité de briser, de le laisser derrière elle sans se retourner et tout cela sans regrets. Lentement ils vinrent rejoindre les alliances alignant là ses souvenirs comme pour mieux réaliser qu'ils ne sont qu'objets et qu'ils ne peuvent l'atteindre sauf raviver le flot de souvenirs douloureux.

    A nouveau les doigts se faufilent dans la boite pour en sortir la pointe d'une lame, éclat se faisant dans son regard attisé par rayon solaire se jouant sur le bout de métal.

    - La pointe de la lame ... Qui .. Respiration saccadée se souvenir encore de ce soir où son destin à faillit basculer à tout jamais .. J'ai voulu le tuer avec cette lame .. S'il ne s'était pas éveillé .. Je pense que je lui aurais porté le coup mortel .. En finir autant avec lui qu'avec moi même ...

    Relever l'azur à la nuance étrange pour venir puiser son apaisement dans l'acier de son regard, reprendre une dose de courage pour finaliser la révélation de la boite, abandonnant la pointe à côté des deux autres révélés pour venir saisir le fer à trois lettres, trois lettres dans le métal gravé les mêmes initiales qu'elle portait sur son épaule.

    - Je pense que cela tu reconnais ... La marque de l'emprise ..

    Relâchement des doigts plus brutal que pour les autres, le laisser échouer sur la couche comme si ce dernier la brûlait encore intensément, elle se sentait lentement glisser dans un vertige alors qu'elle venait à saisir le dernier élément, un morceau de tissus, banal sans réel attrait ni richesse, le portant doucement à son nez comme pour chercher une odeur alors que les salines cette fois s'écoulaient sans retenue sur ses joues.

    - Un morceau du linge qui a enveloppé mon enfant ... Le Troisième .. Celui qui portait l'attrait du Sans Nom .. Comme si je vivais une punition dans cet enfantement .. Je ne pouvais pas lui laisser la vie .. Alors je lui ai offert la mort ...

    Baisser les yeux cet aveux était le plus sordide de tous, celui qui lui consumait le cœur, comment de mère aimante elle avait pu faire un infanticide ? En avait-elle une réponse non probablement pas .. Juste ne pas infliger à cet enfant la douleur de n'être qu'objet de foire, de brimades et autres injures insoutenables. Mais cela valait-il un pardon ?

    Et à nouveau le silence vint prendre possession de la roulotte, se laisser en attente de la voix de Gwen, ne pouvoir réprimer un tremblement d'angoisse que tout cela pouvait le faire fuir .. Mais n'avait-elle pas sentie qu'avec lui elle pouvait trouver la force de se dévoiler profondément sans avoir regard de jugement ?

_________________
Gwenvael
Écouter sans mots, n'afficher sur mon visage aucune expression hormis celle de la compassion.
Tout est détaillé par la louve avec précision, elle ouvre son livre secret au loup, elle donne son âme, tel l'accusé livrant aveux au juge dans l'espoir de sa clémence.
Loup n'est pas juge ici, je ne suis pas le bourreau non plus, seulement une âme pour soutenir ses fardeaux.
Main viril venant chasser de sa vue ses reliques de torture en les recouvrant du drap.
Doigts délicats passés sous le menton pour tendrement lui faire redresser le menton et que regard d'acier croise azurs humides de louve.


Je ne suis pas ton juge ma louve.
Je ne suis pas ton bourreau.
Je suis l'épaule pour te soutenir.
Je suis l'âme pour t'accompagner.


Tous nous avons des tortures du passé, mais l'esprit déjà est suffisant pour en avoir souvenance, alors pourquoi en garder des traces matériels tel des outils de torture pour s’affliger encore plus de maux...
J'ai aussi ma part de torture du passé, mais mon esprit est libre aujourd'hui, non je n'oublie pas, mais je me suis fait une raison à son choix.
Je l'aimais comme elle était, pas comme elle était devenue quand nous nous sommes lié d'un éphémère mariage.
Si aujourd'hui elle est redevenue celle qu'elle était j'en ai le cœur apaisé et je la reverrai avec grande amitié et affection, personne ne devrait être enchaîné contre ses envies, elle est libre maintenant.

Mais Ambre en est aujourd'hui celle qui m'aide à apaiser mon esprit.
Ses crocs sont apposés sur mon corps maintenant, j'en garde de la douleur de sa morsure ce soir-là, un plaisir intense, la marque d'une appartenance consentie.
Quelque chose que beaucoup ne comprendrait pas, mais que nous avons échangé tout deux comme certain s'échange vœux en passant anneaux a leurs doigts.
Nos odeurs mêlées, nos regards échangés, nos gestes partagés, nos envies mutuelles, nos désirs identiques.
Nous sommes l'Alpha !


N'est-il pas venu le temps de détruire tes objets de torture ?
N'est-il pas venu le temps de les enfouir seulement dans ton esprit ?
N'est-il pas venu le temps de l'acceptation ?
N'est-il pas venu le temps de te libérer ?
N'est-il pas venu le temps de partager ton chemin avec... Ton loup ?


Visage se rapprochant, lèvres venant gouter d'un frôlement celle de louve.
Crocs mordillant légèrement sa lèvre, agrémenté d'un léger grognement affectif.
Je n'ai pas le pouvoir de décider pour toi.
Je n'ai pas le droit de les détruire pour toi.
Je n'ai pas à t'imposer cet acte.
Je n'ai que le devoir de te soutenir dans ton choix.

Mon front posait contre le sien, regard plongeant dans l'océan de ses azurs.
Simplement un doigt délicat venant faire disparaitre l'humidité de ses yeux.
Le reste lui appartient, il est l'heure du choix...

_________________
Ambre_m
    "Je ne suis pas ton juge ma louve.
    Je ne suis pas ton bourreau.
    Je suis l'épaule pour te soutenir.
    Je suis l'âme pour t'accompagner."


    Les mots ricochaient dans son esprit, venant l'enlacer comme un drap de soie se posant avec sa douceur et légèreté sur une peau douloureuse, bandage sur l'âme qui soulage les cicatrices si douloureuses, alors que main masculine recouvre les reliques avant de venir glisser sa pulpe sous son menton le faisant relever minois et azur repartant à la conquête de l'acier qui n'a rien de froid mais de si chaud et tendre à l'instant. Sentir le palpitant émettre battements supplémentaires, le feu gagner ses veines, oui avec lui elle voulait renaître, se gorger à nouveau de vie et d'envies, chasser les fantômes du passé et s'offrir pleinement à cette nouvelle vie.

    Remontant doucement la félines encore tremblantes elle laissa doucement ses doigts filer dans les cheveux du Loup, laissant le regard s'imprégner du sien comme voulant en faire une marque indélébile dans l'esprit, le vouloir lui entièrement et savoir qu'elle pouvait être totalement elle même à ses côtés, laissant à la fois s'exprimer sa douceur mais aussi son animalité qu'il pouvait éveiller au clair de lune au creux du berceau de Gaïa, chassant ses doigts de la caresse dans les cheveux du Loup elle vint doucement chercher la sienne pour venir l'apposer sur l'empreinte de ses crocs qui marquait la chair de son sein alors qu'elle se faisait attentive à ses questions et en finalité savourer les lippes lui offrant saveur d'eau fraîche et bienfaisante.

    - Il est temps que je me libère, que mes démons s'éloignent, que ma vie poursuive sa renaissance . Il est temps que je vive pleinement cette histoire qui avec toi aura toujours une saveur surprenante .


    Bref silence alors que lippes dessinaient un léger sourire.

    - Je veux que tu fasses disparaître ces reliques mon Loup, que tu les emportes ou que tu souhaites, que tu les brûles, les envoie au fond de l'Isle qu'importe je te fais confiance pour cela entièrement.

    Nouveau silence alors qu'Azur restait arrimé à l'acier.

    - Je veux être avec toi, te suivre sur ce chemin de vie qui ne sera j'en suis sûre hors du commun, je veux laisser mon cœur s'ouvrir encore plus aux sentiments que j'ai pour toi, être autant ton amie, ta confidente, ta maîtresse que le bras armé à tes côtés. Je veux être la Louve Alpha du Loup Alpha.

    Et puis le silence laissant juste les mots flotter dans l'air, nouveau pas franchi et dévoiler encore plus de ce qu'elle ressentait envers lui et le désir d'avancer sans poids dans cette nouvelle vie.

_________________
Gwenvael
Elle l’attira de ses traits doux du visage
De son regard perçant et lumineux
De son apparente candeur

Il la séduisit de son sourire charmeur
De son attention et de ses blagues délicieuses
De sa présence parfumée qui vous envoûte.

Charmé, il s’ouvrit délicatement à elle
Lui laissant voir toutes ses faiblesses
La laissant l’emporter dans les airs
Pour un voyage de rêve qui n’aurait pas de fin.

Séduite, elle lui offrit ses plus grands biens
Cœur et corps liés et livrés près à être consumés
Dévoilant les détails les plus secrets
Pour une relation de rêve qui n’aurait pas de fin.

Très vite, il découvre la louve que cachait ce doux visage
Très tôt elle découvre ce loup caché derrière ces tendres attentions
Et pourtant, personnes ne refusait de s’en éloigner
Ils avaient tous deux besoin de cette férocité,

Pour se sentir « Vivant ».





- Il est temps que je me libère, que mes démons s'éloignent, que ma vie poursuive sa renaissance . Il est temps que je vive pleinement cette histoire qui avec toi aura toujours une saveur surprenante .

- Je veux que tu fasses disparaître ces reliques mon Loup, que tu les emportes ou que tu souhaites, que tu les brûles, les envoie au fond de l'Isle qu'importe je te fais confiance pour cela entièrement.

- Je veux être avec toi, te suivre sur ce chemin de vie qui ne sera j'en suis sûre hors du commun, je veux laisser mon cœur s'ouvrir encore plus aux sentiments que j'ai pour toi, être autant ton amie, ta confidente, ta maîtresse que le bras armé à tes côtés. Je veux être la Louve Alpha du Loup Alpha.


Aciers brillants, canines affichées, grognement faible mais long d'approbation à ses paroles.
Front se frottant de gauche à droite contre le sien avec intensité.


Qu'il en soit ainsi, soyons l'Alpha, nous sommes l'Alpha, nous serons l'Alpha.

Drap soulevé, relique de torture de son âme venant pour une dernière fois croiser ses azurs avant de finir de nouveau enfermé par ma main dans sa boîte de pandore.
Je bascule de côté pour me retrouver au-dessus d'elle, une main posait de chaque côté de son visage, je la surplombe.
Regard intense, grognement viril, le museau gagnant son cou pour humer de fortes inspirations son odeur corporelle.
Descendre le long du cou, rejoindre la naissance de ses monts, langue vipérine venant lécher délicatement trace de ma morsure qui orne le dessus de son sein gauche.
Museau reprenant le cours de son chemin humant la vallée de ses monts, descendre vers la plaine et s'arrêter soudain avant d'atteindre la source.
Relevé le visage vers le sien, afficher un sourire carnassier et un regard intense.


Plus tard... Nous aurons tout le temps pour cela... Je vais faire disparaitre a jamais ces infâmes reliques.

Prestement je quitte la couche passants vêtement, un dernière regard vers la louve avant de quitter la roulotte.

Je ne serai pas long.

Refermer la porte et courir dans les bois pour rejoindre un peu de civilisation.
Forge et talent de forgerons feront disparaitre la pointe de lame, les lettres de fer et les alliances à tout jamais.
L'âtre d'une cheminée consumera les cheveux et l'étoffe de l'enfant qui pourra ainsi enfin reposer en paix.

Quand a la marque de l'épaule sa disparition ne sera pas de mon fait, d'autres mains plus habillent à cet art feront leur œuvre bientôt...

_________________
Xandrya


Delete the past, the fear,
Delete the past, every step is pure,
Delete the past from here, forward,
Delete the past, every step is pure.

(*)

    Deux semaines, peut-être trois, que la rouge stagnait dans la capitale du Limousin, beaucoup d'évènements s'y étaient bousculés, du plus appréciable au franchement détestable, mais il fallait de tout pour faire un monde, et savoir qu'un jour quelqu'un se pointerait pour lui faire la peau, avec ou sans contrat, n'était en soi pas "étonnant".
    Mais il y avait le pourquoi, le comment, le qui et le quoi faire de l'info... et rien que pour ça Limoges commençait à lui taper sur le système, pour ça et sa faune insipide qui n'avait plus rien à voir avec la vermine qu'on pouvait y croiser par le passé.

    C'est dans cet état d'esprit, que l'incendiaire avait reçu, une missive qui l'avait étonné, tant par l'expéditeur que par le contenu, une femme à peine rencontrée sur Carcassonne et tout juste aperçu au tournoi Helvète de l'an passé, où elle avait d'ailleurs bien failli crever.
    Dire qu'elle s'en serait souvenu sans la précision maritale eut été... peu probable, même si une fois resitué la rouquine avait bien capté de qui il retournait, une blonde qui remettait en place le Visconti en taverne, pour sûr qu'elle s'en rappelait une fois la mémoire rafraichie, avec un léger rictus mesquin même.


~ Le 11 mai 1467 ~
    Quelques jours plus tard, dans son appart limousin au petit matin, après une nouvelle nuit avec peu de sommeil, comme souvent, les couvertures chaudes quittées voyaient les courbes dénudées se diriger vers son atelier de médecine, pour préparer la décoction de poisons de sa mithridatisation, et l'ingurgiter tant que ça dormait encore dans son pieu, ou au moins que ça en avait l'air.
    Après un rapide coup d'oeil vers la couche, la rouge avait saisi le courrier reçu, le relisant en passant la langue sur l'anneau scindant sa lèvre inférieure, pas l'approchant de la fenêtre, dubitative, le regard azuré observa au dehors en s'interrogeant.
    Elle stagnait ici sans but réel, et avec une faune qui lui donnait plutôt la gerbe qu'autre chose, alors pourquoi pas...
    Recouvrir une vilénie ?
    Ca ne pouvait que lui parler en ayant fait de même avec l'aide de Dekhaër.

    Restait une inconnue à éclaircir, qui justement venait de s'éveiller au creux du lit, la questionnant sans détour sur le courrier entre ses mains, alors que le visage à la peau clair se posait sur l'argenté après l'avoir entendu grogner.
    "De bonnes nouvelles au moins ?", la discussion était ouverte, Xandrya en profiterait pour savoir de quoi il retournait, avant de répondre à la blondinette, et bientôt l'élément incertain n'en fût plus un, le barbu avait besoin de bouger aussi et lui emboiterait le pas, la nouvelle s'avérant plaisante pour le spadassin, même si il était évident qu'elle n'en dirait rien.


    C'est donc en début d'après-midi que l'incandescente fit réponse vers Angoulême.





        11 mai 1467

          Lo Bonjorn,

          Je me souviens de toi, pas d'emblée faut pas déconner, mais oui ça m'est revenu, que t'étais impressionnée en revanche non j'ai pas fait attention, mais parait que ça arrive.

          T'as eu raison de pas user, ta missive aurait eu des chances de finir au feu parce que ça m'aurait saoulé, suis étonnée que t'ai eu vent de ce talent, j'en parle peu, mais vrai que tout se sait à vitesse grand V pour qui veut savoir ou cherche.
          Sachant pas la nature de ce que tu veux planquer je peux pas te répondre, mais j'ai envie de bouger et t'as du bol je suis pas loin de ton bled donc je vais venir voir ça.

          Pour ce que je demanderais on verra, dans un premier temps tu peux déjà prévoir une grande chambre dans une auberge, du genre pas pouilleux tant qu'à faire, avec un grand lit et un grand baquet, de quoi grailler oui c'est une idée aussi. Tiens ça prêt pour mardi, je devrais arriver dans ces eaux là.

          Quant à flipper en ma présence... Je vais pas te dire que t'as forcément tort, mais va falloir prendre sur toi chérie.
          Par contre amicalement... hum... pas trop le genre de la maison, mais qui sait, tout dépendra de la suite de tout ça, et de comment tu chouineras si je te pique.

          A bientôt.





    ~~~~~~~~~~
    (*)"Eraser" In Flames
    Supprimer le passé, la peur,
    Supprimer le passé, chaque étape est pure,
    Supprimer le passé à partir d'ici, en avant,
    Supprimer le passé, chaque étape est pure.

_________________
See the RP information
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)