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Info:
Après la mort de son époux Atto Melani, Ylalang convoque la vassale de feu son époux.

[RP] Beirt Éireannach Bhan

Ylalang
Elle avait demandé aux domestiques de Beaurepaire de ramener à Reims quelques affaires personnelles du Vicomte. Une façon de faire le deuil. Une façon de se remémorer les bons moments. Une façon de lui dire au revoir.

Ce qui fut ramené du bureau personnel d'Atto fut assez hétéroclite. Un bocal fut mis de côté pour le Vicomte SanAntonio d'Appérault et elle avait mis longtemps à décider quels objets garder.
"Diplomatie" serait transmise à Lorenzo, une dague damasquinée reservée pour la jeune Eilinn. La séance de tri avait été sentimentalement douloureuse, à revoir une bouteille de Lemoncello à moitié remplie, à passer la main sur le cuir ouvragé du Roman de Perceval, lecture préférée de l'Italien lorsque la Champagne le déprimait trop.
Marco Polo, Dante, mais aussi des ouvrages plus originaux comme un "Tractatus Artis Bene Moriendi"...

Elle avait fini par s'asseoir à son bureau pour se saisir de sa délicate plume en verre de Murano, son dernier cadeau de Saint Valentin. Elle resta un moment à regarder les reflets bleutés du verre, avant de tremper l'objet dans l'encrier tout aussi splendide. Les mots lui manquèrent, ainsi la lettre fut courte.


Citation:
Dia dhuit Gwenhwyvar,

Je t'attends à Reims. Cronaím é...

Sláinte agus saol agat,
Leah.
Gwenhwyvar


Tente de l'état major de l'armée "Res, Non Verba", dans l'après-midi.

Gwen reçut la lettre sur laquelle figurait quelques mots de sa langue natale. Quand elle prit connaissance de son contenu, de grosses larmes roulèrent sur ses joues. Elle avait déjà apprit la mort de son suzerain par les crieurs publics, mais cette lettre officielle de sa soeur de sang la fit sangloter comme une petite fille.

Des larmes salées, entre tristesse et bonheur, tristesse causée par la perte d'un être cher, et bonheur de le savoir en route pour l'Annwfn, l'autre monde où la Déesse Mère l'attendait à bras ouverts.

Elle replia la lettre cachetée aux armes d'Avize et réfléchit quelques instants. La stratégie était presque au point, elle ne lui faudrait qu'une journée pour la finaliser avec le Duc de Joigny. Elle lui demanda congé pour le lendemain soir, ce qu'il comprit parfaitement.

Gwen retourna à sa tente, pensive, et commença à préparer ses bagages. Rien d'encombrant, elle voulait chevaucher sans arrêter depuis Troyes jusqu'à Reims. Leah avait besoin de la voir, et cela ne souffrirait d'aucun délai...

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Gwenhwyvar uí Fergus, Baronne de Boissy-le-Châtel, Dame de Creil et Dame de Mathusalem
Ylalang
Les jours passaient, et elle s'efforçait à cette impassibilité, à cette froideur qui faisait sa réputation, se rattachant à ce masque pour ne rien laisser échapper.
Elle avait le sentiment d'être de retour plusieurs années en arrière, lorsque la drogue lui permettait l'oubli, que Catheolia était là pour soigner les plaies de sa vicomtesse. Mais il n'y avait plus de drogue, il n'y avait plus Catheolia. Tout était béant et à vif.
Il n'y avait plus que ce silence dans cet hotel, parfois troublé par la voix de Lorenzo, les vagissements enjoués d'Eilinn, ou les murmures des domestiques.

La voix du majordome Edwards vint troubler les reflexions abyssales d'Ylalang, qui regardait par la fenêtre la rue animée des Archers.


Elle viendra.

Elle eut un hochement de tête d'acquiescement.


Je sais...
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Gwenhwyvar


Cela faisait plusieurs jours que Gwen chevauchait, et son cheval était épuisé. Elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs, à ce pauvre Gwalchavad, mais il subissait ce rythme effréné sans broncher ni même renâcler. A croire qu'il avait l'habitude. Quand elle arriva en vue des remparts de Reims, elle piqua des deux et galopa de plus belle.

C'est le visage sombre qu'elle mis pied à terre dans la cour de l'hôtel Melani, alors qu'un serviteur prenait un Gwalchavad éreinté par la bride, tandis qu'un autre s'empressait d'annoncer la baronne.

Quand elle fut amenée près de la vicomtesse d'Avize, Gwen mis un genou à terre pour saluer sa nouvelle suzeraine avec tout le respect que l'exige l'étiquette, avant de se relever et d'aller prendre les mains de Leah dans les siennes.

Mo cuishle, je suis venue aussi vite que j'ai pu ! Que s'est-elle passée ?

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Gwenhwyvar uí Fergus, Baronne de Boissy-le-Châtel, Dame de Creil et Dame de Mathusalem
Ylalang
Gwenhwyvar était toujours restée une énigme pour Ylalang. Très proche d'Atto, sans toutefois être une rivale pour la vicomtesse d'après les dires de l'Italien, mais selon lui une alliée sans failles. Ylalang avait fini par accepter ces liens presque fraternels entre son époux et sa vassale, et avait conservé ainsi dans sa bourse la mèche de cheveux offerte par l'Irlandaise lors de son mariage.
Et Gwen n'était-elle pas finalement l'une des rares, trop rares personnes à pouvoir comprendre sa perte ?

Elle ne comprit pas tout d'abord pourquoi la jeune femme se mettait à genoux devant elle, se demandant un instant pourquoi elle appliquait un protocole qui n'avait jamais existé entre elles.


Gwen...

Les mots lui manquèrent. Personne n'avait posé de questions sur son deuil, ou manifesté une quelconque compassion pour la mort d'Atto et Catheolia. Aucunes condoléances, à croire que la mémoire champenoise était bien courte... Alors en cet instant, raviver les souvenirs de ces deux jours sur la place de Reims submergea Ylalang du chagrin qui était le sien.

Il est mort... Ils sont morts...


Et elle se réfugia dans les bras de sa vassale en larmes.


Pardon, excuse moi... C'est juste tellement...


Elle renifla et finit par s'écarter de Gwen, pour s'installer dans un fauteuil, et invita l'Irlandaise à en faire de même. Elle essuya les larmes qui roulaient sur ses joues légèrement rougies.

D'une voix d'abord balbutiante, elle raconta en grande partie les évènements advenus en place de Reims, tout d'abord l'assassinat de Catheolia, et enfin le duel meurtrier que son époux avait accepté contre son frère jumeau.
Elle se sentit essouflée sur la fin, et ravala ses larmes qui menaçaient à nouveau d'inonder ses yeux.


Je l'ai compris trop tard... je n'ai rien pu faire...


Le ton de regret était réel. Elle aurait tellement aimé que les choses se passent autrement. Depuis longtemps.

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Gwenhwyvar


Gwen écoutait son amie parler, hochant la tête parfois, fermant les yeux d'autres fois, pour bien s'imprégner du récit. Elle se maudit intérieurement de ne pas avoir été à Reims ces derniers temps, occupée à conseiller le duc de Joigny et son armée du côté de Troyes.

Ce n'est pas ta faute, Leah. Et je crois au destin, je pense que c'était écrit comme cela. Je regrette de ne pas avoir été là, j'aurais voulu être présente quand mon suzerain était en danger. Même si je reste persuadée que son heure était venue, tout comme Catheolia. Quel triste dénouement, finalement. J'espère que la Déesse Mère les accueillera comme elle se doit, quand un héros pareil entre dans l'Annwfn, et qu'une femme aussi dévouée que Cath a affronté la mort sans défaillir...

Gwen resta silencieuse quelques instants. Elle reprit alors :

Son frère la tué, mais a péri lors de l'affrontement. À qui dois-je demander le prix de sang à présent ?

Puis balayant ses dernières paroles du revers de la main.

Leah, je suis à ta disposition pour quoi que ce soit. Je t'ai dit un jour que si tu avais besoin de moi, à n'importe quelle heure, n'importe quel jour, et n'importe où, je serais là. Je suis ici, à tes côtés. Nous ferons ce deuil ensemble si tu veux. J'ai annulé tous mes projets à court terme, je resterai ici le temps qu'elle faudra, le temps qu'elle te plaira !


Gwen leva les sourcils

Ça va aller ?

Gwen masquait sa profonde tristesse du mieux qu'elle pouvait, tout en se disant qu'on ne pouvait jamais échapper à son destin. Et ça, ça la rendait optimiste. Elle sourit faiblement et regarda la Vicomtesse d'Avize et de Beaurepaire.

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Ylalang
Elle réflechit aux paroles de l'Irlandaise. Elle espérait effectivement que l'Annwfn lui serait réservé, car l'Italien savait bien que selon les conceptions aristotéliciennes, seule la Lune lui était destiné. Tout comme pour elle...

Oui, cela ira.

Elle eut un sourire triste.

Je crois que de toute façon Atto n'était pas homme à mourir d'un age avancé dans son lit.


Un petit rire qui s'éteignit.

Il est bien que tu n'ai rien de prévu, nous avons une formalité à régler.


Elle se tourna vers la Baronne. Que de chemins parcourus depuis le temps. Elle ne doutait pas de la réponse qui lui serait donnée, mais il fallait que cela soit clairement formulé par Gwen.

Tant que Lorenzo n'est pas majeur, c'est moi qui serai en gestion du Vicomté de Beaurepaire. Atto était ton suzerain, et il t'appartient donc de savoir si tu souhaites renouveller ton allégeance envers moi concernant les terres de Creil.
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Gwenhwyvar


Gwen répondit aussitôt :

Oui, cela va de soi, c'est bien pour ça que j'ai mis genou à terre en arrivant. Que le héraut vienne, et je renouvellerai mon allégeance pour les terres de Creil envers toi, ça tombe sous le sens !


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Ylalang
Elle eut un sourire qui pouvait presque paraître satisfait.

Très bien, dans ce cas, laisse-moi un instant...

La vicomtesse se leva et se dirigea vers une petite console sur laquelle était posé un nécéssaire d'écriture.

La lettre semblait déjà prête, n'attendant plus que le sceau incarnat de la vicomtesse. Le bâton de cire fut passé rapidement au-dessus de la bougie, avant que des gouttes ne tombent sur le parchemin pour le sceller.
Ylalang appliqua ensuite le chaton de sa bague sigillaire sur la cire, et tendit le vélin à son majordome qui veillait là, comme toujours.


Edwards, présentez-vous au Chateau et mandez le Baron de Choiseul pour lui remettre ceci. Et trouvez moi aussi Bourmont au passage, il nous faudra un témoin.

Elle pensa intérieurement "Ca lui évitera de tourner autour de Rhân pendant ce temps", et adressa un sourire au majordome, qui loin d'être bête et au courant de beaucoup de choses, sortit de la pièce pour accomplir la mission confiée par la vicomtesse.

Une fois ceci fait, ne restait plus qu'à attendre, et elle profita de cette pause pour faire amener une collation pour sa "future" vassale. Elle se réinstalla dans le grand fauteuil ou elle était précedemment.


J'espère qu'il pourra se libérer, et qu'il me rendra ce service de faire la cérémonie au débotté. Après tout, ce n'est qu'une formalité ici...

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Napo76
Napo triait, écrivait, griffonnait, raturait, barrait, chiffonnait, jetait... Le travail de Connétable en temps d'état de siège n'était pas celui de tous les dangers, mais celui du "parfait petit fonctionnaire". Pas même le temps d'embrasser Oksana, trop occupée quant à elle avec la remise à niveau des finances.

Elle allait l'entendre, Yla. "Ouuuuiiiiii, il vaut mieux que ce soit toi plutôt que Rhânounet, il est des secrets qui doivent rester entre champenois." Comme ? Le nom du normand qui voulait visiter les tavernes compiègnoises ? Ou la destination finale du bourguignon pressé de se rendre à Joinville (oui, c'est très logique l'administration).

Si seulement il l'avait devant lui, là il lui dirait ce qui...


Toc toc toc.

Quoi ? fit le langrois d'un ton lapidaire, vexé d'être coupé dans l'élan lyrique qui l'aurait porté à dire à l'absente - la lâche - ce qu'il avait sur le cœur.

"Une lettre, seigneur Baron."

C'est gentil, je n'en avais pas assez. Donne... Merci.

Alors :
"Cher gnagnagna... Je serais très heureuse gnagnagna... Vous m'honoreriez très beaucoup gnagnagna... (Oui bon, venons-en au fait, où voulait aller celui-là ?) blabla... Cérémonie de vassalité.

...

C'est pas en Champagne, ça ! s'étonna le PPF (parfait-petit-fonctionnaire) en relevant la tête vers le messager qui avait disparu bien avant le décachetage de la lettre. Car il y avait un sceau, tiens. Et un sceau reconnaissable. Quant on parlait du loup. Napo finit la lettre, découvrit le nom de Gwenhwyvar puis posa le morceau de velin, histoire de réfléchir.

Encore une cérémonie - logique, vue la mort du Vicomte. Mais connaissant Yla, cela serait rapide et indolore (mais qu'est-ce qu'il racontait ? Encore ces rumeurs sur la maison Melani).

Napo n'avait fait qu'entendre parler de la mort de celui-ci...

Qu'en penser ?

Un sadique en moins, cela ne devait être que bénéfique à première vue. Mais Atto... Il n'y avait que lui pour avoir saoulé Napo dans la taverne de Gwen (tout ce beau monde se retrouvait, tiens) il y avait de ça... Trop longtemps. Alors que Melani était encore Baron (et vif, accessoirement) et Napo pas même maire.
Un homme trop compliqué - un italien en fait - pour bien savoir quoi retenir de lui. Même trier ses "bonnes" actions des mauvaises semblait difficile.

Mais fi de la rélfexion - qui commençait d'ailleurs à fatiguer Napo - il était temps d'aller au devant de la paperasse. L'hôtel particulier était tout proche, Napo ne prendrait même pas la peine de prendre Llamrei, il irait à pied. L'autre paperasse, celle de la Connétablie, saurait bien souffrir de quelques heures d'attente.

C'est la mine grave - car l'époque n'était guère propice à la fête après la mort de Jo, Melani ou la prise du château - que Napo arriva au lieu-dit.
La mine chaleureuse et souriante du majordome accueillit le Baron lorsqu'il frappa (N.B. pas le majordome, la porte).

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Oksana
Oksana était dans son boudoir, à broyer du noir, son activité favorite de ces dernières semaines, et dès qu'elle n'était plus occupée au conseil ou à la chambre de commerce pour trouver des moyens de remonter la trésorerie du conseil.

Elle réfléchissait tant et si bien profondément qu'elle aurait été incapable de dire à quoi elle pensait à l'instant présent si quelqu'un venait à lui demander tant ses pensées étaient embrouillées et confuses. Tout ce dont elle était consciente est qu'elle avait des choix à faire, des choix cruciaux pour son avenir, et qu'elle était incapable de prendre la moindre décision.

Elle ressemblait à un ours en cage, ne tenant pas en place, ne cessant pas d'aller et venir dans la petite pièce intime, s'asseyant et se relevant, prenant une plume et la reposant, s'apprêtant à sortir et se ravisant, lorsque Marie toqua discrètement à la porte, lui annonçant la visite d'un homme.

Oksana descendit dans le hall recevoir ledit messire qu'elle reconnut instantanément. Edwards se tenait devant elle, visiblement avec une information importante à lui transmettre.
Elle l'invita à se rendre au salon, devant la cheminée où un feu de bois crépitait, et demanda à Marie de leur offrir à boire afin de réchauffer ce pauvre majordome transit.

Il lui expliqua la situation en quelques mots, lui demanda de le suivre parce que sa maitresse avait besoin de sa présence suite au décès de son époux et de sa vassale.

Consciente de l'urgence de la situation et de l'état d'esprit dans lequel devait se trouver son amie de longue date, Oksana le pria de l'attendre alors qu'elle alla se vêtir chaudement et qu'elle donnait des ordres afin qu'un carrosse soit préparé de façon à voyager à l'abri du froid glacial de ce début d'hiver. Le cheval de l'émissaire serait attaché à l'arrière et le majordome monterait à l'avant aux cotés du cocher. Il serait toujours plus protégé que sur sa monture.

Ils partirent dans la foulée et se présentèrent à la demeure de la vicomtesse à la nuit tombante. Napo était là, Gwen également. Oksana alla présenter ses condoléances à la maitresse de maison, proposant son aide et son soutien au nom de leur vieille amitié et de tout ce qu'elles avaient vécu en commun.

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Ylalang
Il avait répondu présent à son appel. Elle savait qu'il aurait pu refuser, et l'aurait compris, ainsi elle eut chaud au coeur de voir qu'il était venu avec promptitude. Edwards le fit entrer dans le Salon, et le moment était celui de la courtoisie. Même si la circonstance semblait formelle, en cet instant la vicomtesse d'Avize semblait détendue, et amicale, loin des masques du Chateau ou de la place publique.

Je te remercie de ce service que tu me rends ici Napo. Si tu as faim ou soif, n'hésites pas...

Puis Oksana se présenta, et Ylalang l'accueillit lorsqu'elle arriva dans le petit Salon. Elle accepta les condoléances de la vicomtesse, et prit la parole.

Merci à vous d'être venus. Comme vous le savez, je n'aime pas que les choses trainent, ainsi je souhaitais régler cette formalité au plus vite.

Elle eut un regard pour Gwenhwyvar, lui indiquant que le moment était venu.

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Napo76
Il n'avait même pas pensé aux condoléances... Il n'était plus temps de se rattraper, Yla ne semblait pas s'en formaliser, et malgré le froid, une légère rougeur monta aux joues du Baron après qu'Oksana soit arrivée. Les trois femmes semblaient fatiguées, mais de toutes, Oksana était à n'en pas douter la plus inquiétante par sa mine. Napo nota dans un coin de sa tête de penser à s'occuper un peu plus d'elle.

Il sortit de sa besace habituelle ses caducées - attention fragile - le tabard et ses réserves de velin. Il n'avait pas de Livre de Vertus, mais il devait bien y avoir cela par ici, la maîtresse de maison y avait certainement pensé. Il s'autorisa à se pencher sur un guéridon proche, déposa puis déboucha la bouteille d'encre, presque vide à force d'écrire les mêmes mots, et commença à écrire. Les phrases venaient d'elles-même, directement inspirées de celles de sa (ou son ? le féminin...) prédécesseur. Il n'avait pas pris le temps de le faire auparavant, preuve qu'il s'était hâté. Il s'arrêta soudainement, réalisant qu'il n'avait pas encore endossé le vêtement traditionnel. Ce qu'il fit puis reprit. On allait l'attendre mais trois, quatre minutes suffiraient...

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Gwenhwyvar


Quand le Chevalier Baron Napo eut fini de préparer l'acte de vassalité, Gwen s'avança et posa un genou à terre devant Leah. Elle déclama, comme elle l'avait fait devant Feu Atto Melani elle n'y a pas si longtemps :

Écoutez ma parole. Moi, Gwenhwyvar uí Fergus, Pennarth du clan Ierne en terre sacrée d'Irlande, Baronne de Boissy-le-châtel, Dame de Creil et Dame de Mathusalem, je souhaite en mon âme et conscience rester votre Dame vassale et j'affirme céans devant vous que je ne faillirai jamais à ce serment, dussé-je en mourir. J'accepte avec joie votre confiance et votre protection, Vicomtesse Leah Melani, et je vous offre mon service inconditionnel en retour. J'accepte de fait les charges et devoirs inhérentes à la seigneurie de Creil, sise sur les terres de Beaurepaire dont vous êtes à présent la Vicomtesse, je saurai m'en montrer digne et vous en rendre fière. Que les portes de l'Annwfn me soient fermées si je parjure avant la mort, que je soie condamnée à errer telle une âme en peine entre les mondes si j'ai volontairement renié ma parole, et que toute ma descendance soit frappée d'Interdit si je trahis ce serment. J'ai dit !

Gwen se leva et embrassa Leah sur la bouche...

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Gwenhwyvar uí Fergus, Baronne de Boissy-le-Châtel, Dame de Creil et Dame de Mathusalem
Ylalang
Les mains de Gwenhwyvar dans les siennes, Ylalang écouta son serment, et lui répondit.

En ce jour, nous, Leah Melani, Vicomtesse d'Avize, et désormais douairière des terres de Beaurepaire, acceptons ton serment d'allégeance envers notre personne. Nous accomplirons les devoirs de protection, justice et subsistance
Qu'un havre de paix et de sécurité tu trouveras toujours sur les terres de Beaurepaire et d'Avize.


Elle accepta ensuite le baiser de paix, et fit alors signe à un domestique d'amener un long paquet, qu'elle prit avec réverence.
Elle écarta le tissu soyeux, révelant une flamberge. C'était la dernière épée qu'Atto avait possedé, utilisée lors de la dernière guerre de Compiègne, et qu'elle avait ramassé sur la place de Reims au matin de sa mort.

Me fais-tu serment sur cette épée, symbole de ta vassalité renouvelée, loyauté et dévouement ?
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