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[RP] Sans tambour ni trompette

Melyna.
[Par un soir d'Automne]

La terre sous ses pieds crissait légèrement à chacun de ses pas. Ses pieds chaussés de cuir ne laissaient qu'une fine empreinte que le premier souffle d'air aurait vite fait de balayer.
Une ample capuche rabattue sur le sommet de son crane dissimulait les traits de la voyageuse.
Dans sa main un bâton, sur ses épaules, son unique bagage.

Voilà des mois qu'elle avait quitté la région, sur un coup de tête. Certains avaient du penser que son plongeon lors des joutes nautiques lui avait ravager la cabasson, mais bien peu savait que c'était la disparition brutale de Khassou et le départ de son père qui l'avait laissé là comme un animal anéanti.
Son époux devant le Très Haut avait pris soin d'elle, la faisant ausculter par les meilleurs médicastres des environs. Jamais il ne quittait son chevet sans s'assurer qu'elle ne manquerait de rien. Malheureusement ce vide dans son cœur, même tout son amour ne pouvait le combler.
C'est ainsi que profitant d'une sortie de sa chère Kouette et d'une ultime virée comtale de son CAC adoré, la brune se fit la malle.

Fini les jours de réclusion au monastère, fini l'attente sans fin, le mini volcan ne pouvait rester ainsi les bras croisés ! Son baluchon fut vite fait, elle ne pensait en avoir que pour quelques jours... Si elle avait su. Aurait elle laissé ce simple mot sur la table de la cuisine ?
« Je reviens sous peu »....

C'était tellement laconique. Mais comment aurait elle pu deviner l'inconsciente que le chemin qu'elle allait emprunter ce jour là la conduirait bien plus loin qu'elle ne l'avait penser ?

Et comment revenir maintenant ? C'était bien là le plus difficile.

Tandis que venant de Mont de Marsan elle parcourait la route qui la ramenait enfin à Eauze, elle s'engagea finalement sur le vieux pont de pierre. Arrivée à son point le plus haut, les pervenches se posèrent avec une douceur infinie sur les chaumières qui s'étalaient à ses pieds.
Sa poitrine allait exploser de tant d'émotions, sa gorge se serra sur un cri muet JE SUIS LA !!!!
Mais aucun son ne quitta sa gorge, seule une larme alla s'égarer sur sa joue.
Pouvait elle tout simplement réapparaître dans leurs vies « Coucou c'est moi ! »
Un rire nerveux la secoua en imaginant la bouche bée de sa Kouette chérie et la cuillère à soupe qui restait suspendue dans la main de son forgeron.

Et puis.... Etait il encore seulement sien ?
Voilà bien ce qui rongeait à cet instant le cœur de la brunette. Un homme reste un homme et Ketje était loin d'avoir était désavantagé par Dame Nature. Nombre de femme lui couraient après et celles qui pouvaient convoiter sa place devait être légion, vieille amie, comme jeune padawan, cela elle n'en doutait pas. Et puis qu'aurait elle à y redire si la chose se révélait fondé ? Rien... Que dalle !

La fugitive reprit lentement sa marche. Elle avait longtemps imaginé cet instant, c'était mordu les lèvres pour ne pas hurler cet espoir qui chaque jour la faisait avancer, mais maintenant c'était la peur qui par le tremblement de sa main sur le bâton trahissait son manque d'assurance.

Malgré les lumières aux fenêtres, la voyageuse détourna son visage, craignant que les silhouettes à l'intérieur ne soient trop nombreuses et fila telle un voleuse vers la cabane de Khassou.

Il y eut bien quelques braiments du côté de l'étable mais la brune s'empressa de refermer soigneusement le vantail derrière elle. La pièce était toute poussiéreuse, autant que sa nouvelle locataire d'ailleurs. Ne craignant plus ni l'obscurité, ni la solitude du lieu, cette dernière eu tôt fait d'installer sa couverture sur la natte qui recouvrait le sol. La capuche retomba, libérant la luxuriante chevelure noire et plongeant la main dans son sac, cette dernière réapparue, une pomme logée entre ses doigts. Croquant à belles dents malgré son angoisse, le chair juteuse finit par calmer quelque peu ses crampes d'estomac.

Plus loin, en ville, devait se trouver sa mère et ses sœurs.
Que dirait elle ? Reconnaîtrait elle seulement celle qu'elle avait adopté et qui l'avait un beau jour abandonné ?

Lui pardonnerait on cette étrange fugue ? Aurait elle la force après ces mois de solitude de se réinsérer dans sa vie d'avant ? Ketje lui tendrait il encore une fois la main ? Kouette lui ouvrirait elle ses bras ? Et comment leur annoncer sa défaite, son abandon au final....

Trop de questions tambourinaient à ses tempes.

Se laissant glisser le long du mur, la brune cala sa tête sur son sac, son bâton à portée de main et finit par s'endormir, totalement épuisée par les longues journées de marches qui venaient de lui faire traverser quasiment tout le royaume.

Demain serait un autre jour.
Demain elle réfléchirait
Demain il lui faudrait trouver une réponse...

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Ketje
[ Ce même soir d' automne ]


Depuis plusieurs semaines, ketje s' oblige à une routine. Tôt le matin, il s' en va vers la ville pour parcourir le marché avant de se rendre à la mairie puis il quitte la ville et se rend au château.
Palabres, discussions et chiffres l' occupent la matinée durant. Parfois aussi quelques hausses de ton mais c' est dans sa nature. Puis, qui pourrait croire que ketje aurait perdu de la voix?
Il trouve toujours prétexte à vouloir rentrer chez lui pour déjeuner.

Ses après midi se passent à rédiger d' autres courriers qu' il confie à ses pigeons. Quelques lecture de courriers en retour aussi ou de nouvelle informations qui lui amène des réflexions.
"Une convocation en salle du trône... mais pourquoi?"
"Un marchand ambulant celui là."
"Faut que je finisse ce courrier au voisin"

Et parfois aussi, abandonnant le souci de sa charge, il se retire dans sa forge pour s' étourdir dans le vacarme des coups de marteaux sur l' enclume, le souffle chaud et rauque des charbons ardents alimentés par celui du soufflet énorme qu' il actionne.

Mais souvent, il pousse la porte de l' échoppe de sa petite pervenche, espérant secrètement l' y voir affairée.
Il pousse aussi parfois la porte de la chambre en espérant... mais il n' y voit plus la chevelure noyer les oreillers sous ses flots généreux. Alors il ferme la porte et au jour finissant va s' asseoir à côté de son banc à même le sol.
Parfois aussi, il coupe quelques fleurs qui se fanent mais souvent il reste là, le cul sur le sol, le jambes allongées, les yeux dans le ciel à la recherche d' un nuage ou d' une étoile qui lui dirait si...

Il est là, rêveur, quand un peu plus loin des braiments ou des bêlements le sortent de sa rêverie de ce soir là.
Un loup rôderait-il dans le coin? Il se rassure, les bestiaux ne crierait pas comme cela. Sans doute un animal plus petit.

Il se dit qu' il ira voir demain si l' âne, mule et les moutons sont encore du nombre. Même si le cri des animaux lui disent que c' est rassurant, ce n' est même pas un lynx.

Ses yeux se lèvent vers les nuages de ce soir d' automne avec un doux "Où es-tu?"

Puis il prend son deuxième pichet de la soirée, pour oublier, tenter d' oublier sa solitude.

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Melyna.
Le sol lui est dur sous le corps à peine assoupi, suffisamment en tout cas pour interrompre le court sommeil de la brune. Une paupière se soulève, tout est à sa place, rien dans le ciel qu'elle entrevoit par le fenêtre ne lui permet de dire si la nuit en est à sa fin. Remuant telle une anguille, la dormeuse finie par quitter la natte pour faire quelques pas. Mais vraiment tout petits les pas, car la cabane de Khassou n'est guère grande. Très vite, elle finit même par tourner en rond.
Ce sera un frisson qui fera naître l'idée dans le cerveau embrumé.

Comme s'il s'agissait de sauver sa vie, la voilà qui se jette sur son havre sac, les mains fines ont perdu de leur agilité mais il ne lui faut que quelques secondes pour reconnaître sous sa paume la caresse de la fourrure. Tirant à elle la cape acquise sur le chemin, elle se redresse et la serre contre elle. Sur l'instant ce contact lui apporte chaleur et réconfort, mais bien vite c'est vers la porte que ses pas la guide.

Par chance, leur propriété n'a plus de secret pour elle, et seule à la clarté lunaire, elle traverse champs et jardins pour gagner la demeure et déposer sur son seuil le cadeau qu'elle réserve à son cher et tendre. Un sourire bien que tremblant étire les lèvres délicatement ourlées.
Comprendra t il ?
Mais c'était sans compter que le temps fait pousser les arbres autant que les enfants ! Et si la brune ne se doute pas un instant qu'elle va trouver sa Kouette bien changée, elle est aussi très loin de se douter que les arbres du jardins ont pris de l'ampleur, et leurs racines avec !

Pour ne rien changer à ses habitudes gaffeuses et sa manie de toujours atterrir par terre, voilà le mignon peton qui va s'emmêler à une souche plus saillantes que les autres et voilà que la belle fait un nouveau plongeon vers le sol.
Le choc est rude et comme si la terre elle même refusait de l'accueillir, la voilà qui valdingue et roule au bas du petit talus, la chevelure se mêle à l'humus et son corps s'entortille dans l'immense cape en fourrure.

Se sera un choc encore plus rude qui arrêtera sa course folle, lui tirant un grognement de douleur quand sa hanche entre en contact avec son frein inattendu.

Mais qui m'a foutu un chêne aussi robuste dans mon jardin, pouvait pas mettre de simples roseaux non ! Alors qu'elle tente de reprendre ses esprits c'est la seule pensée cohérente et absurde qui lui vient.

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Ketje
Toujours avachi, le dos collé au mur, les fesses sur le pavé qui ceint la demeure, ketje somnole, la tête un peu bourdonnante des glougloutis étancheurs de soif bien noyée.

Il somnole comme tous les soirs depuis bien longtemps maintenant.

Dans la nuit, un bruit vient se mêler à ses voyages somnambuliques. Il met un certain temps à réaliser que ce bruit est bien réel et pas qu' imaginaire. Le temps que ça percute entre deux circonvolutions méningiales et le voila debout. La lune a bout être là, mais si la lune est là, c' est qu' il fait nuit et la lune ça ne vaut pas les réverbères hein. Heureusement parce que sinon, les chiens auraient l' air de quoi à vouloir compisser la lune? Ca en ferait des luxation de hanches ça!
Un bruit de chute, un bruit de choc... ketje est près du chemin qui longe la demeure. A tout hasard il se saisit d' un manche de pelle qui traine par là. D' ailleurs il faudrait arrêter de jeter les manches de pelle un peu partout, ça ne se fait pas!
Passons, le manche à la main, ketje s' avance vers le talus d' où est venu le bruit de choc.


Oh la mule!

Ben oui, il se demande si ce n' est pas sa vieille mule qui aurait donné un coup de sabot dans une souche. D' un côté, ça le rassure, elle est toujours vivante la vieille. D' un autre côté, il se demande pourquoi elle se serait mise hors de sa prairie. Mais comme il n' est pas nyctalope, il ne voit pas où elle est la vieille carne. Il y a bien une masse un peu sombre sous le vieux chêne, une sorte de masse qu' il n' identifie pas comme sa vieille mule et donc il cherche ailleurs.
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Melyna.
Pour sur qu'elle allait encore avoir de jolis bleus pour marbrer sa peau. Emmailloté tel un nouveau né dans l'immense peau de bête, la brune tentait tant bien que mal de se sortir du bourbier dans lequel elle venait de choir quand des bruits tout près la firent s'immobiliser. Des pas...

Suant sous tant de poils, une goutte salée vint choir dans une pupille ouverte sur l'obscurité. Dans ses tempes, l'écho de son sang que ses ventricules faisaient circuler selon un rythme sourd. L'oreille aux aguets, la brune ne savait plus si elle devait rester immobile ou bien tenter de prendre ses jambes à son cou. Sa situation ne lui permettant pas de partir en courant, elle resta donc figée, seule sa respiration faisant se mouvoir la sombre fourrure.


Oh la mule!

Seigneur cette voix ! C'était lui... son presqu'époux, celui qu'elle avait délaissé durant si longtemps.
Si dans un premier temps ce fut l'émotion qui augmenta si fortement son rythme cardiaque, bientôt ce fut un mouvement de colère qui lui insuffla la force de se mouvoir et de se dépêtrer de son attirail poilu.

Retrouvant son aplomb, les pervenches vinrent se planter dans le regard vaseux du forgeron. Tient il avait bu... Lui manquait elle tant ? Ou bien avait il fait la fête avec de belles ribaudes ?

Nouvelle bouffée d'irritation à cette seule pensée, c'est que le mini volcan n'était pas du genre partageur.


Une mûle ? Ne reconnais tu donc pas ta compagne pour la confondre avec ta bestiole ?
Si le ton se voulait froid, on y sentait bien malgré toute son effronterie la crainte de se faire repousser.

Après tout quand le vin est tiré il faut le boire... Ce n'était pas son Ketje qui dirait le contraire, et le temps était venu de faire face à son absence et aux conséquences que cela pourrait avoir sur leur couple.

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Ketje.
A peine a-t-il lancé son "Oh la mule!" qu' une forme sombre vient à lui. Il distingue malgré tout que ce doit être un animal poilu... mais même pas peur qu' il a! Enfin, il se pose des questions quand même quand le prétendu animal semble perdre sa fourrure. *Boudjou c' est quoi ct' ours?* Et en plus ça parle! Allons donc!

Une mûle ? Ne reconnais tu donc pas ta compagne pour la confondre avec ta bestiole ?


Mais comment pouvait-il la reconnaître dans les ombres du chêne et la clarté éteinte d' une nuit? Il semble discerner comme une attaque dans les propos mais pas que... par contre il reconnaît la voix. Et pas que la voix; elle est là devant lui, les yeux dans les siens.
Un instant il lui aurait volontiers tendu les bras pour qu' elle s' y engouffre. Mais le ton, la question, la surprise aussi l' ont fait hésiter.



Melyna?



Mais évidemment Melyna enfin ketje! T' en as une autre de compagne? Va falloir le remettre à l' heure celui là!



Mais t' étais passée où?


Ah ben voila, bonne question ça au moins! Mais est-ce que ça veut dire qu' il s' inquiétait? qu' il s' ennuyait à mourir? qu' il craignait de ne plus la revoir? ou tout simplement qu' il l' attendait, bougon, parce qu' il n' y avait personne pour lui amener une chope pendant qu' il regardait certains jouer à la soule par la petite fenêtre, les pieds dans les chaussons et la chemise sans manches pour transpirer à l' aise pendant que les autres s' escriment derrière une balle?
Melyna.
Elle n'attendait qu'un mot, qu'un seul geste, ceux là même qui lui ouvrirait la porte du retour, qui lui signifierait qu'elle était la bienvenue dans leur foyer malgré sa longue absence et le manque de nouvelle. Certes son attitude et sa réserve ne devait guère donner lieu à ce type de démonstration et la réponse de son forgeron tomba comme un couperet sur ses espoirs.

Melyna? Mais t' étais passée où?


Certes il devait être surpris, mais avec toute sa candeur féminine elle s'était imaginé des retrouvailles enflammés, des serments d'amour, des mots doux qui lui ferait oublier la douleur de ces semaines passées loin des siens et plus que tout, la perte de Kassou... La douche fut plus que froide, elle était glacée.

Au cul du loup ! lui aurait elle bien répondu si elle avait laissé jaillir le volcan en elle, mais la brune était bien trop consciente de ses torts dans l'histoire pour envoyer paître le seul homme qui arrivait à la supporter et plus que tout... le seul qui ne l'avait pas abandonné.... Enfin pas encore.

Alors se débarrassant de la peau de bête qui ne la recouvrait plus mais pendouillait lourdement dans ses bras, elle la fourgua dans les les larges mains du travailleur. Et sa voix se fit encore plus rauque quand elle lâcha finalement une brève explication totalement incompréhensible à n'en pas douter, mais s'en soucierait il vraiment ?


Telle une louve a qui on a enlevé son louveteau, je suis partie à la chasse à l'ours. En voilà le résultat...

Les pervenches la picotaient tandis qu'elles devenaient un lac immense dont le barrage encore frêle risquait bien de céder d'un moment à l'autre. Cela se passait toujours ainsi quand elle songeait à la disparition de sa fille et à la mise à mort de son commanditaire. Et si jamais elle l'oubliait, la lame qui désormais reposait sous ses jupes ceinturée tout contre sa cuisse, était là pour le lui rappeler.

Instinctivement, comme l'on serre un bouclier contre soi, la brune croisa les bras sur sa poitrine, oscillant d'un pied sur l'autre, ne sachant plus très bien désormais ce qu'elle devait faire. Cette maison était elle encore la sienne ?


Et toi comment vas tu ? Elle s'en était fait du mouron malgré ce long silence, jusqu'à en avoir les boyaux complètement retourné. Puis vint enfin la question qui lui brulait les lèvres.

Et Kouette ? Etait elle chez n... Un moment de gêne, comme s'il lui fallait la permission Etait elle là ? Acheva t elle en désignant la maison du menton.

Mon Dieu que tout cela était difficile !
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Ketje.
Ah c' est sur que sa question semblait évidente puisqu' elle lui avait juste dit en partant qu' elle allait revenir assez vite. Enfin, faut croire que le benêt avait rien compris.

Encore si elle lui avait dit qu' elle allait acheter un briquet chez le forgeron du coin... hein, ça, ça se comprend. On sait bien qu' il faut bien trois mois pour trouver un briquet chez le forgeron du coin. Bah oui bien sur! Sauf que... le forgeron du coin, c' est lui évidemment! Et des briquets y en a plein sa forge!

Alors faut comprendre qu' il comprend pas qu' elle soit partie si longtemps pour aller acheter un briquet chez le forgeron que ça n' était pas nécessaire puisque le forgeron c' est lui et qu' y a des briquets dans la forge et que... finalement elle est partie sans qu' il sache pour combien de temps ni où.

Et c' est là qu' elle lui flanque la peau de l' ours qu' elle a abattu on dirait. Il est rassuré là! Bah oui elle l' a pas vendue avant de l' abattre... l' ours pas le forgeron enfin!!!!!!
Mais quand même c' est une curieuse réponse qu' elle lui balance en même temps. *Une louve à qui on a enlevé son louveteau?*
De nombreux cliquetis internes lui indique qu' il a mis sa comprenette en marche et ça, ça peut durer. L' a le cerveau lent ketje des fois.

Alors le "Comment vas-tu" ça l' assomme un peu. Comme si elle croisait une vague connaissance dont on n' arrive pas à se souvenir qui il est. Question simple pour que le gnard d' en face vous raconte une histoire qui vous permettra de vous souvenir qui il est quoi.
Puis de demander si la Kouette est là.... Pour le coup, c' est lui qui manque de vaciller.
*Je devais la surveiller.*

Ca se bouscule les neurones chez ketje qui comprend qu' il y a quand même un solide os. Puis il la voit hésiter, se balançant d 'un pied sur l' autre quand elle semble se protéger de ses bras, ce mouvement du menton. Il en oublie les questions. Ces gestes, il les comprend bien mieux comme toute bonne brute comprend mieux les gestes que les mots.

Alors il fait le pas nécessaire pour être au plus près et l' enveloppe dans la peau avant de la serrer contre lui.


Il fait froid dehors.


Parce qu' il ne sait pas très bien comment faire ni quoi dire l' incongru de service. Mais c' est un début.


Notre Kouette m' a dit aller faire un tour avec un prince mais je n' ai pas fait attention.


Bravo! Bel exemple de parent ça!
Mais noon, l' était tout seul, trop perdu à l' attendre, ça peut se comprendre non?
Il s' écarte un peu et la regarde. Il la dévorerait bien mais il la sent si perdue qu' il n' ose même pas.


Tu m' as fait peur. Viens, rentrons chez nous, je nous ferai du feu... je n' en n' ai plus fait depuis.....


Sauf qu' il résiste pas quoi. Mais c' est de sa faute à elle hein, elle a qu' a pas être comme elle est. A-t-on idée d' être si désirable pour le vieux grognon?
Melyna.
Notre Kouette m' a dit aller faire un tour avec un prince mais je n' ai pas fait attention.

Bah voilà ! suffit qu'elle s'éloigne un instant et c'est le bordel ! Bon d'accord l'instant avait pris une ampleur lévanesque mais quand même fallait pas être sorcier pour garder un oeil sur une gamine quand même.

Elle a envie de hurler la brune et ses yeux ont pris la couleur d'un ciel d'orage, ça gronde dans sa poitrine. Ils ont déjà perdu une fille merdum. Rien qu'à cette pensée, son ventre stérile se noue et la nausée lui vient à la gorge.
Faut il qu'elle l'aime ce vieil ours pour ne pas que le volcan crache sa lave. Même que ça la brûle à l'intérieur. Certes les retrouvailles ne sont guère simple et en plus à la base c'est elle la fautive, elle qui est partie à la recherche de Khassou, elle qui n'a pas refoutu les pieds chez eux depuis des mois. Alors comment pourrait elle lui lâcher tout ce qu'elle a sur le coeur ?

Tout tourne et se mélange dans sa tête, ça se bouscule au portillon, comme une envie de lui mettre une baffe et de se blottir contre lui pour tout oublier. Mais bétasse elle reste là à se dandiner bêtement d'un pieds sur l'autre, ses bras se resserrant encore plus autour de sa poitrine. Ce n'est plus elle qu'elle cherche à protéger, c'est lui... Le protéger d'elle...
Et ce besoin ne fait que s'amplifier quand il vient tout simplement et avec une immense tendresse la réchauffer de la peau de bête et la serrer contre lui.

La frimousse blotti dans son cou, elle retrouve ce parfum oublié, celui de sa peau, c'est là que vient la cueillir cette remarque sur Kouette et qu'elle serre les dents à s'en faire mal aux mâchoires. Heureusement qu'il ne voit pas la fureur sur son visage ! Respire Mely, respire bon sang !!!!

Elle se recompose un visage, complètement paumée, bien plus encore qu'à son arrivée. Tant de choses semblent avoir changé... Son regard s'abaisse vers elle, elle voudrait lui dire, lui parler mais n'y arrive pas. Il la dévore des yeux, il voudrait bien mais n'ose point. C'est bien la première fois que cela leur arrive...


Je suis désolée... Non mais qu'est ce qui te prend Mely ? T'es tombée sur la tronche ma parole ! Mais pourquoi s'excuse t elle ? Elle a rien fait de mal bon sang. Certes son époux est resté seul mais au fond cela n'a pas l'air de lui avoir fait grand mal même si une certaine tristesse plane sur lui désormais. Bah les femelles du coin n'ont pas du se forcer beaucoup pour tenter de le consoler va le vieux grincheux.
En fait si elle était désolée c'était uniquement de ne pas avoir retrouvé leur fille... Mais ça il ne le comprendrait sans doute pas... pas encore... pas maintenant...


Tu m' as fait peur. Viens, rentrons chez nous, je nous ferai du feu... je n' en n' ai plus fait depuis.....

Lentement, elle le laissa la guider vers leur logis. Chez nous avait il dit... Cela lui remis du baume au coeur. Tout était donc encore possible !

Mely se serra un peu plus contre lui. Ce n'était pas un mauvais bougre, sans doute lui en avait elle demandé beaucoup en faisant apparaître deux petites pestouilles dans leur vie. Mais elle avait besoin de ça la mini, il fallait que ça vive que ça bouge autour d'elle !


Tu as raison... Rentrons. Et puis tu me raconteras tout ce qu'il s'est passé durant mon absence.

Au fond elle s'en foutait un peu du village, mais elle avait besoin d'entendre sa voix, de reprendre pieds avec sa vie, leurs vies.
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Ketje.
Je suis désolée...

Elle est désolée! Ah ça lui ressemble pas du tout ça! Non, d' habitude, elle l' enguirlande, lui fait presque une scène, tourbillonne dans la ville, fiche le bazar dans la chaumière, écrase ses fleurs etc... pour finir, comme il se doit... entre ses bras^^

Alors, ben... ça le fait réfléchir un peu, un tout petit peu quand même. En fait, ça tournicote à toute vibrure entre deux circonvolution méningiale encore à peu près intactes. "Pas pôtib', elle a rencontré l' Ankou pour de vrai ou quoi? "

Il cherche à deviner. C' est que c' est compliqué quand même. Même pas un indice pour qu' il puisse comprendre ce qui s' est passé.
Ah ben tiens, voila la bonne idée: ce qui s' est passé pendant son absence. Mais oùùùùù? Ah à Eauze?, Chez eux? Dans le Comté?
Déjà, il a laissé filer la Kouette... puis il a rien fait, ou si peu.
Il l' entraine dans leur logis qui est bien quand même... un peu beaucoup poussiéreux parce que le ménage, c' est pas l' affaire des hommes non plus. Faut pas pousser non plus; les hommes ça fait de la poussière justement pour que ça occupe les femmes. Passons donc sur ce genre de digressions, sinon, y a comme de la révolte dans l' air^^
Il se fait tendre, il sait que ce qui s' est passé n' a pas grande importance mais quand même.


Tu sais, tu étais partie, et je n' ai pas été assez vigilant. Alors quand la petite Kouette est filée... je me suis plongé dans du travail en espérant que tu reviennes un jour.

Il se sont approché de la cheminée et lui a proposé un tabouret. Puis il a pris le briquet et l' amadou, de la paille sèche et a jeté un fagot de petits bois dans l' âtre avant de faire naître une incandescence sur l' amadou. En soufflant beaucoup et en toussant aussi^^, il a fini par faire venir une flamme dans la paille qu' il a déposée sous le fagot. A peine quelques flammes et il a posé de grosses bûches dessus le tout avant de venir s' agenouiller à côté d' elle. Il croit deviner enfin.


Khassou, qu' est devenue notre Khassou?

lui demande-t-il à voix basse.
Melyna.
Il était encore tôt pour que le forgeron s'en rende compte mais celle qu'il avait pris pour femme avait changé durant son absence. Doucement elle se laissa conduire jusqu'à leur logis. En dehors d 'une couche de poussière et du silence encore plus épais qui régnait dans le lieu rien n'avait changé. Si Mely n'avait pas entrevu le linge de lit froissé et la vaisselle sale, elle aurait pu croire que Ketje n'habitait plus la maison qu'ils avaient fait construire avec amour.

Le silence avait pris possession du lieu et c'est lui encore qui accompagnait les gestes du maître de maison.

Le coup fut rude, après avoir perdu Khassou voilà que Kouette à son tour avait disparu. Comment allait elle bien pouvoir tenir le coup désormais ? Une larme roula sur sa joue qu'elle essuya furtivement pendant qu'il allumait le feu dans l'âtre. Elle a envie de lui hurler dessus tandis qu'il vient doucement s'agenouiller à ses côtés.

Khassou, qu' est devenue notre Khassou?

Dans sa gorge la boule devint de plus en plus grosse l'empêchant quasiment de respirer. Que lui répondre ?
Ca tournicote sous les boucles brunes, s'est il seulement senti une seule fois comme le père de ces enfants ? Mely commence à en douter. Comme s'il les avait accepté uniquement pour lui faire plaisir. S'il en avait été autrement pourquoi serait il resté là tranquillement alors que Kouette filait derrière on ne savait qui ? Il ni a rien de pire que le doute et voilà qu'il lui emplit l'âme et lui fait poser un regard différent sur l'homme à ses côtés.

Le silence entre eux devenait de plus en plus lourd, il lui fallait à tout prix le rompre avant qu'il ne les dévore tout deux. Ce fut à cet instant précis que sans plus réfléchir, elle lui mentit pour la première fois.

Je ne sais pas. Je ne suis pas parvenue à la retrouver.

Les pervenches ne pouvaient soutenir son regard et instinctivement, Mely tourna son visage vers le foyer et son rayonnement de chaleur. Cela pourrait toujours fournir une raison à la rougeur qui colorait ses joues chaque fois qu'elle mentait.

La brunette se mit à toussoter.

Ton feu pique les yeux et la gorge, t'as mis quoi dedans ?
Second mensonge pour justifier les larmes traîtresses qui lui montaient aux yeux à nouveau. Et plus elle mentait plus elle se dégoûtait et plus elle se dégoûtait, plus elle lui en voulait. Allez donc comprendre vous ! Ben oui c'est une femme quoi.

Détourner la conversation, c'est tout ce qui lui restait et elle s'y activa.


Dis donc heureusement que je suis revenue, tu n'aurais bientôt plus put voir grand chose avec toute cette poussière, dès demain je me mettrais à l'ouvrage. Quittant le siège Mely commença à farfouiller dans la cuisine cachant ses mains tremblantes.

Tu as déjà mangé ? Tu veux que je te prépare quelque chose ?

Et vas y que je te noie le poisson ! Un court instant elle se demanda si elle avait eu raison de revenir.... Repoussant très loin cette interrogation douloureuse, la mini reprenait possession de son domaine, après tout cette maison était sienne et c'était peut être bien tout ce qui lui restait...
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Ketje
Comment ça elle est pas parvenue à la retrouver? Alors comme ça on disparaît pendant des lunes et on trouve rien!!!! même au clair de lune? Va falloir qu' il lui écrive un mot sur le coup! Mais ça c' est inutile puisqu' elle est là et qu' il s' appelle pas Pierrot. (cherchez pas plus loin, il va pas non plus se dire que tremper etc... enfin passons... )

Déjà, il se demande ce que tout cela cache mais bon l' est fut-fut de chez le brasseur, donc il cherche à comprendre sans comprendre tout à fait vraiment.
Heureusment qu' elle prend des couleurs après avoir eu l' air gelée. L' est content ketje, son feu lui ramène des couleurs... Mouais sauf qu' elle tousse... la faute au froid vous croyez?

Pas du tout! La faute au feu qu' elle dit! Non mais elle exagère là non? Vous voyez, vous, un forgeron qui se trope de tas de bois et va jeter du bois vert dans la cheminée? Gné pâ pôtib' ça!
A moins que... aurait-il oublier de ramoner la cheminée?
Non il l' a fait aussi ça... du coup encore plus de poussière!

Enfin y a pt' êt de ça quand même finalement. Ben oui, faut un bon hérisson pour ramoner une cheminée! Et là... pas trop de chance voyez-vous ( éloignez les personnes sensible SVP; NDR ). C' est que, faut l' avouer tout de même, le soir en rentrant de trop nombreuses fois un peu émmèché au guides de sa charrette, les hérissons sont parfois venus se coller aux roues, ah les gueux!
Alors, c' est vrai, il aime bien le hérisson en sauce. Et comme il faut frapper le hérisson pour le préparer, ben le sale travail était fait, y avait plus qu' à mitonner le tout!

Sauf que du hérisson collé aux roues de la charrette, ça vous fait pas du hérisson de ramoneur. Bah oui, c' est devenu tout nain forme et ça ramonne rien du tout!

( le drame est passé, les personnes sensibles peuvent rouvrir les n'yeux^^; NDR )

Donc... le problème du feu qui pique étant rafistolé, l' excès de poussière systémisé, sa petite pervenche en vient aux questions des plus féminines auxuqelles ketje n' en comprend encore moins. Bon déjà, il a aussi solutionné le problème de la chose a manger en passant, ce qui est des plus remarquable quand même. ( Applaudissez! ... dit une pancarte^^ )
Mais l' est pas si cruche que ça quand même bien qu' à trop boire on fini par y ressembler, sauf quand c' est de l' eau.


Laissons ce ménage ma pervenche, on se trouvera bien une Koue... euh Kosette pour le faire!


Bim! Bravo! Belle boulette pour remuer le fer dans la plaie! Et pour le repas, c' est quoi la boulette?


Non j' ai pas mangé, je prends parfois un petit bonbon dans une boîte en fer... je n' ai plus faim depuis longtemps...

Evidemment, la totale!

Bon c' est pas tout, il faut quand même qu' il tente une réponse un peu plus convenable.


Si on allait en voyage? Peut-être qu' on pourrait les retrouver non?

Bien sur ketje! Bonne idée ça! Et tu veux aller où? "Voir les foncets à Lectoureeeeuuuuhhh"... ben oui, c' est loin Venise.

No, en fait il est vraiment inquiet et il aimerait bien les retrouver les sales... les jolies filles qu' elle lui avait amenées. Sans elle, la pervenche, sans elles, les pestouilles, c' est sur que la vie a comme un petit goût de pas de vie... ça change d' eau de vie ça.

Alors, il espère qu' elle va lui dire que oui, on se casse, n s' en va, on va les chercher partout! Et... il l' enserre.. enfin, dans ses bras orang out ' es que t' es passée nom di djou!

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Melyna.
Il ne lui en avait pas fallut plus que ce Si on allait en voyage? C'est blottie entre ses grandes pattes solides qu'elle avait repris sa place. Partons oui ! J'ai besoin de bouger, emmène moi.

Quoi elle venait juste de rentrer ? Et alors ? Comment lui dire que la maison était bien trop vide sans les filles ?
Impossible cela aurait du l'emmener à aborder le sujet qu'elle souhaitait éviter, la disparition de ses pestouilles.

Si ils partaient tout les deux, peut être qu'elle arriverait à retrouver sa vie d'avant. Peut être même que s'ils mettaient du coeur à l'ouvrage, et Deos leur était témoin que sur ce point ils ne faisaient pas dans la demi mesure. Peut être bien qu'elle serait enfin ronde.


Certes ça faisait beaucoup de peut être, mais elle s'y raccrochait comme une moule à son rocher, elle avait besoin de vie pour revivre à son tour et Ketje était cette vie.

Quittant l'abri douillet de son cou les pervenches vinrent caresser les traits plus que jamais broussailleux de son homme.

Et si tu te rasais demain pendant que je ferais nos bagages... Non parce que je veux pas dire mais... Tu piques !
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Ketje
Comment ça "Partons, emmène-moi!"? Comme ça?... là tout de suite?

Naméhoooo, c' était juste une idée dans l' air en fait.

Bien que.. finalement.. non non.. il a bien une idée en tête^^. Alors imaginez quand la moule se décroche du rocher, c' est parce qu' elle a envie de bouger! Et ketje alors???!!! Ne dites pas qu' il se met à bouger quand la mou... TSSSSS je vois très bien à quoi vous pensez, bande de petits .....

Ce n' est pas ça du tout! Disons que ketje a compris; il faut se préparer et vite. Vite à la façon de ketje quoi.
Déjà, il craint le pire quand elle parle de faire leurs bagages. On connaît ce genre de termes qui signifient deux charrettes d' aumônières emplies d' eaux de toilette et de maquillage à réjouir les marchands et les usuriers!

Il court à son atelier... oui il court parce qu' il faut qu' elle lui laisse un peu de place dans la charrette! Puis il revient en courant avec une série de belles haches.... et manque de s' étaler à ses pieds s' y prenant les siens.


On prend ceci aussi!

Puis il retourne à la forge et n' en revient qu' après y avoir tout retourner, avec une pelle.


Ca aussi on prend mais il m' en manque une, elle est peut-être dans le jardin.


Pffff menteur! Mais ça aussi il le sait! Alors quoi de plus facile que de détourner l' attention.

Mieux vaut être prudent pour déneiger la route hein! Puis on pourra toujours casser la glace dans les rivières.
Dis, il me faudrait deux bouclier aussi, tu en as? C' est urgent!


Il la regarde, se frotte le menton, les joues... un peu embêté quand même.

Je pique? Mais je me suis rasé avant que tu partes! C' est tout doux maintenant!

Qu' il fait en tendon le menton.
Bon c' est sur que quand on a des pognes aussi douces que de la pierre ponce, ça doit être très doux... mais bon elle doit pas avoir les joues et autres aussi rugueuses que ses mains. "Mais pourquoi donc qu' elle veut que je me rase?" la chose le turlupine... mais il est aussi doué pour ressentir les besoins impérieux des femmes qu' un oursin en train de s' approcher d' un rocher... hum... hum... ^^

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