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[RP]L'Eveil d'une Rose

--Diane_vonkolspinne


La femme de chambre ,que je connaissais depuis toujours, venait d'ouvrir les lourds rideaux qui protégeaient un peu du froid ma chambre durant la nuit puis avait ranimé le feu sans que je ne bouge de sous mes couvertures. Il était hors de question que je sorte dans ce froid. La chaleur bienfaisante de mon lit était comme un cocon douillet dans lequel je pouvais passer des heures à songer.
Doucement la pièce se réchauffait et mon esprit bouillonnait.
Depuis mon anniversaire je ne cessais de penser qu'il était temps. Beaucoup de chose avait changé depuis. A présent j'avais droit à ma propre suivante. La fille cadette d'un bourgeois du village avec qui ma Mère faisait des affaires avait été embauché pour entrer à mon service. C'était un honneur pour elle et je l'aimais bien. Elle était assez dégourdie et en admiration devant moi. Cela me plaisait.

Quand j'estimais que la température ambiante fut acceptable , je sortis le bout de mon minois de sous la couverture et m’emmitoufla dans un manteau d'intérieur qu'on avait fait chauffer devant la cheminée le temps que je me décide à bouger.

J'avais grand faim et demanda mon déjeuner avec empressement. Une fois rassasiée , ma décision était prise. J'écrirais à mes parents. Il me faudrait user de diplomatie pour obtenir ce que je désirais. Depuis ma naissance j'étais surprotégée , il était temps que cela change.

Mes ablutions du matin faites et enfin parée comme il se doit pour une jeune fille de mon rang , je pris place devant mon écritoire.
Je pris le temps de réfléchir encore un instant avant de laisser la plume courir sur le parchemin.


Citation:
A Mélisende Maledent de Feytiat, ma Mère
De Diane Von Kolspinne Rosenberg Von Valendras, Votre fille chérie

Mère adorée

Je sais que Vous êtes inquiète mais j'ai quatorze ans à présent! Il est temps pour moi de sortir dans le monde et de le découvrir.
J'ai appris tout ce qu'il est possible d'apprendre entre les murs protecteurs d'un castel.
Je Vous conjure d'accéder à ma requête et me laisser Vous rejoindre Père et Vous à Annecy. C'est à Vos cotés que je serais le plus en sécurité, ne pensez Vous pas ?
De plus Vous me manquez.
Une jeune fille a besoin de sa Mère pour continuer à grandir et devenir une femme comme il convient.
Il se dit au château que l'Empereur va se marier. N'est ce pas là une parfaite occasion pour Vous d'enfin me présenter au monde ? Dites oui, je vous en prie Mère.. je serais trop triste si Vous refusiez et je périrais à petit feu .. dites oui Mère s'il Vous plait!!!!

Votre fille aimante




Ps: j'ai mis le sceau vert rien que pour Vous , parceque c'est mon préféré.
Pps: Je pourrais avoir une jolie robe pour le mariage de l'Empereur ?


J'hésitais un instant. N'en avais je pas trop fait ? un peu je devais l'avouer. Mais Mère me connaissait et cela devrait la faire sourire et avec un peu de chance cela l'amadouerait suffisamment pour qu'elle accepte.

Je n'allais pas m'arrêter là. Car il fallait les convaincre tous les deux. Et les mots pour une mère n'étaient pas les mêmes à employer avec un père.
A nouveau je réfléchissais, plume en attente, regard perdu dans le vague, à me mordiller la lèvre inférieure un instant. Et à nouveau la pointe griffa un parchemin


Citation:
A Pierre Von Kolspinne Rosenberg Von Valendras
De Diane Von Kolspinne Rosenberg Von Valendras, Votre petite princesse

Père chéri

J'étouffe!
Les murs du castel semblent se refermer sur moi chaque jour un peu plus!
Père ... quand pourrais je découvrir à Vos cotés le monde ? Ne serais je pas plus en sécurité près de Vous ?
A chacun de vos départs, mon coeur de fille aimante se brise d'être ainsi séparé de ses parents chéris.
Je suis suffisamment âgée maintenant. Mère et Vous me l'avez dit le jour de mon anniversaire. N'ai je pas une suivante rien que pour moi à présent?
Cela ne veut il rien dire ? je crois que si et qu'il est temps pour moi de venir vivre avec Vous et Mère à Annecy.
Oh Père , je Vous en supplie, dites oui!!!
Vous me manquez de trop !
Et Vous êtes le meilleur des maitres d'armes que je puisse trouver. Je ne pourrais plus m'améliorer si ,Vous, ne pouvez me donner à présent leçon plus fréquemment.

Qu'en pensez Vous ?

Votre fille qui Vous aime tant





Ps: j'ai mis le sceau bleu rien que pour Vous , parceque je l'adooore!! tout comme Vous.
Pps: Saviez Vous que l'Empereur va se marier?


La plume fut rangée avec soin. Elle servirait encore. J'hésitais à écrire à mon frère pour qu'il intercède en ma faveur auprès de nos parents. Je décidais de garder l'option dans ma manche , pour le cas où ... où ils tarderaient à me répondre. Je n'envisageais pas un seul instant qu'ils disent non. Ils avaient dit que les choses allaient changer maintenant que j'étais devenue une jeune femme. Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Et tous les espoirs m'étaient permis. Après tout qu'avais je à perdre ?
J'avais bien sur tenté de savoir ce qui allait changer d'après eux. Mais ils étaient restés évasifs et étaient repartis pour leur affaires, comme toujours.
Me laissant seule pour quelques jours.
Cela faisait depuis lors que mon esprit ne cessait de fonctionner en boucle sur le sujet.
Allaient ils enfin m'offrir ce cheval dont je rêvais ? Une nouvelle robe sortie des ateliers de Mère ? Allaient ils accéder à ma requête ? Père allait il organiser une nouvelle chasse à laquelle je pourrais participer comme celle à l'automne ? tant de questions se bousculaient dans ma tête.

J'allais être intenable tant que je n'aurais pas de réponse à mes courriers. Je m'empressais donc de les faire partir en priant pour qu'ils trouvent rapidement réponses.

En parlant de prière, il était temps pour moi de passer à la chapelle pour faire comme tous les jours mes prières. Aujourd'hui elles seraient plus nombreuses qu'à l'habitude.
--Diane_vonkolspinne


La journée semblait ne pas passer. Le coursier était parti dès les lettres terminées et avait pour consigne d'aller au plus vite. Mais même le plus vite ce n'était pas assez.

Chaque heure j'allais vérifier s'il était de retour. Ce qui était clairement impossible.
Alors bien entendu je rendais folle la gouvernante de Verceil. Elle ne savait plus quoi me répondre et surtout comment me répondre de façon à ce que je ne m'agace pas.

Du coup, rien n'allait.
Je trouvais le repas mauvais, le vin coupé d'eau immonde, le feu de la cheminée pas assez flamboyant, la luminosité trop faible.

Ce jour là j'avais plusieurs leçons de programmées. Mes parents tenaient à ce que j'ai la meilleure des éducations. J'avais plusieurs précepteurs. Ce jour était consacré à la géographie et à l'anglais. Dire que je n'étais pas concentrée sur ce que pouvait me dire mes professeurs était un euphémisme. Je finis par les renvoyer tous autant qu'ils étaient et je passais la moitié de l'après midi à regarder dehors, espérant voir apparaitre le coursier de retour.

Ce que je ne pouvais savoir c'est que mes parents , comme à leur habitude , avaient changé d'endroit de villégiature. Ils n'étaient plus à Annecy où mes lettres étaient parties dans un premier temps mais à Challes.

Ma soirée fut passée à échafauder de nombreux plans. Plans sur la comète bien entendu. Comment savoir ce qui se passait à de nombreuses lieux de mon cocon.

Je finis par me décider à aller dormir en maudissant ce pauvre coursier et lui promettant les pires punitions qu'une jeune femme bien élevée et encore innocente pouvait imaginer. Heureusement que quelques lectures appropriées m'avaient tout de même ouvert l'esprit sur certains sévices usités dans l'antiquité. On y était guère regardant sur les esclaves ..

Je fis une prière pour me faire pardonner mes viles pensées avant de me blottir sous les couvertures.
Je mis un temps certains à m'endormir. Mais quand enfin le sommeil m'emportat ma décision était prise. Si je n'avais pas de réponse d'ici demain, je partirais à leur rencontre. On ne pouvait de toute façon pas faire confiance au petit personnel. Et du haut de mes quatorze ans et de ma belle assurance de jeune femme bien née , je savais que c'était LA décision à prendre.

Même pas peur!
Pierre_von_kolspinne


Au sud-est de Chambéry, à l'ouest du massif des Bauges, coincé entre La Ravoire et Chignin, s'étalait à flanc de montagne le village de Challes qui, bien des siècles plus tard, serait connu sous le nom de Challes les Eaux. Ce village avait vu le jour presque un siècle avant que se déroule cette histoire, sous l'impulsion d'un jeune seigneur, issu d'une famille de noblesse bressane richement possessionnée, la famille de Challes.

Au-dessus du village, profitant de l'avantage de l'altitude, se dressait une forteresse sans grande prétention ni grand luxe. Un donjon, quatre tourelles et un mur d'enceinte. Tout, ici, était rustique. Mais c'était pourtant la résidence favorite du seigneur du lieu. Malgré ses multiples possession, principauté, duchés, vicomtés, baronnies, c'était ici, dans la moins confortable, qu'il aimait à passer du temps.

Les raisons en étaient multiples. Tout d'abord la proximité de la capitale savoyarde qui n'imposait pas de trop longs trajets au baron de Challes quand il devait se rendre à Chambéry. Ensuite le calme et l'isolement du lieu lui permettaient de se ressourcer. Enfin et surtout, c'était ici l'ancienne tanière du lion. Un de ces êtres mémorables qui peuplent les contes le soir au coin du feu, contes qu’il serait temps de faire connaitre à la jeune fille sujette de notre présente histoire, si, toutefois, elle ne les avait pas encore ouï. Un de ceux dont on se rappelle encore bien longtemps après l'avoir croisé. Teseo di Valendra, le lion d'Aoste, un homme tel que la Savoie n'en avait pas connu avant et n'en connaîtrait pas après. C'est de lui, son oncle, que Pierre tenait cette forteresse et c’est la mémoire de l'oncle que le neveu recherchait chaque fois en ce lieu. C'est essentiellement pour cela qu'il se sentait bien ici, bien mieux qu'ailleurs.

Ce soir-là, dans la grande salle à manger du château, Pierre de détendait nonchalamment sur un fauteuil. Le diner avait été copieux, après un déjeuner frugal, lui. Et le Valendras sommeillait presque. La nuit avait déjà jeté son voile obscur sur le monde quand, enfin, un messager fut introduit dans l’aula. Surpris et semi endormis, disions nous, Pierre prit le rouleau de vélin qui lui était tendu et examina le sceau très particulier.

Bien sur, vous l’aurez compris, le coursier de la demoiselle avait enfin trouvé le récipiendaire de la missive d’icelle. Après une course infructueuse jusqu’à Annecy, l’homme avait dû rebrousser chemin et enfin, à force d’enquête, arrivé à Challes. Le Valendras, ne pouvait savoir qu’un autre plie de forme identique avait été apportée par ce même coursier et confié à un page à l’attention de son épouse.

Ce coursier, il l’avait reconnu. Il était de ses gens, de ceux se trouvant à Verceuil. Il passa son index sur les formes sigillaires étranges et peu conventionnelles. Ce sceau ainsi que la provenance manifeste de Verceil ne laissait que très peu de doute sur l’identité du correspondant. Pierre ordonna que l’on serve un repas chaud au coursier et, une foi seul, décacheta le pli. A la lecture de celui si, sa main se crispa sur le vélin. Il se leva et alla chercher un page


Allez quérir mon épouse !!!
Melisende.


Bien loin du feu de cheminé qui pouvait tendrement réchauffer l'atmosphère la duchesse avait pris la décision de digérer en compagnie de quelques simples. Non pas des simples d'esprit, mais des plantes médicinales. La menthe plus particulièrement. La duchesse s'était découvert une affection particulière pour son parfum en plus de ces quelques vertues médicinales. Aussi , après un copieux repas, c'était avec joie qu'elle recueillait quelques feuilles toute fraîches qu'elle faisait infuser dans le l'eau bouillante. La fraîche odeur s’était déjà rependu dans la petite herboristerie quand, un page plus que particulièrement haletant vint lui remettre un plis. Elle regarda le cachait et fronça les sourcils. Dans un geste pas le moins du monde modéré elle ouvrit la missive et resta bloqué dans se lecture. Dans un murmure à peine perceptible, on devinait un mot


Annecy.


C'est de l'inquiétude qui venait s'imposer dans le regard de la duchesse. Alors qu'elle prenait la direction de l'Aula chargée d'un pichet de tisane de menthe à l'attention de son époux, elle fut bousculée par un autre page.

"Pardonnez Altesse, Son Altesse vous fait mander dans l'aula".

C'est à ce moment la qu'elle sentit comme une forte chaleur lui brûler la main. Elle remit dans une pseudo colère le pichet au page maladroit.

Je viens, partez avant et remettez ceci à mon époux.

Avant de prendre la direction de l'aula, Mélisende attrapa un baume de lavande qui se tenait à porter de main. Ses pensées orientées vers sa fille se souciaient bien peu de la douleur qui lui dévorait la main.

C'est en frottant doucement la brûlure que Mélisende avait gagner l'Aula.


Pierre ? Elle tenait toujours la missive serrée entre son flanc et son bras, et bien oui ses mains étaient occupées. Elle la saisit et l'a montra à pierre.

regarde ce que je viens de recevoir.

Pendant ce temps là, notre page maladroit s'était donné pour Mission de servir au prince le précieux breuvage de son épouse. Breuvage toujours hautement chaud cela va sans dire. Il se tenait la à quelques centimètre du duc lui proposant la choppe qui commençait à lui brûler les mains.


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Artisans de Bielle
Diane_vk


Au matin j'étais levée avant la venue de mon personnel. Dire que j'étais surexcitée par ma décision était loin du compte. J'étais heureuse et en même temps j'avais peur. En dehors de ces murs c'était pour moi l'inconnu. Et l'attrait de cet inconnu était à son paroxysme malgré les risques et la probable engueulade qui suivrait.

Avec Marie, ma suivante, j'avais convenu que je me vêtirais de ces habits. Ainsi si nous étions attaqués par des brigands ou pris à partie par des malandrins, ils n'auraient idée de mon rang et du possible pactole que je pourrais leur apporter.
J'avais de même ordonnée à Marie de se faire passer pour la maitresse et moi la servante pour ce cas. Elle avait ouvert de grands yeux apeurés à cette idée. Mais je lui avais répondu que je ne pouvais tout de même pas prendre le risque de me faire enlever alors que si c'était elle c'était moins grave. Certes c'était moins grave pour moi ; pour elle c'était autre chose mais même si je l'appréciais après tout elle n'était que ma suivante je n'allais pas m'attendrir de trop.

Bien entendu j'avais aussi songé à l'escorte. Il ne fallait pas qu'elle soit trop importante mais on ne pouvait tout de même pas partir toutes les deux seules. J'avais donc enrôler de force mon maitre d'armes et un palefrenier. Bien sur il, le maitre d'armes avait d'abord refusé. Je lui avais donc dit que s'il m'arrivait quelque chose ce serait de sa faute et il devrait en rendre compte à mon Père. C'est donc de mauvaise grâce qu'il avait accepté.

Et nous voila tous les quatre dans la cours du castel, ma cape et mon cheval tranchait sur mes habits un peu défraichis et mettait à terre mon joli plan pour passer incognito mais toute à ma joie de m'envoler du chateau je ne le réalisais pas. La moue réprobatrice du maitre d'armes et de la gouvernante ne m'aurait de toute façon pas fait changer d'avis. Une seule personne aurait pu me faire changer d'avis sans discuter et il n'était pas là.

Je donnais le signal du départ avec un grand sourire sur mes lèvres , les yeux brillants de plaisir. La liberté semblait enfin à ma portée.


- Direction Annecy!!

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Diane_vk


L'avancée de mon voyage se déroulait plutot bien. Malgré tout je n'étais guère rassurée. Oh je n'allais certainement pas le dire à mes compagnons de route. Je tentais de garder cet air déterminé et cette assurance que je me devais d'avoir en tant que fille de mes parents. Et puis surtout je n'allais pas leur avouer à eux que peut être je m'étais trompée et que j'aurais du attendre la réponse de mes parents.
Non non non, que nenny. J'étais bien trop fière pour cela.
Néanmoins à chaque fois que nous croisions d'autre voyageur ma main se serrait sur le manche de ma dague que j'avais accroché à ma ceinture et mon regard se posait sur mon maitre d'armes pour guetter ses réactions.

Notre première halte à Chambéry aurait pu me détendre mais il n'en fut rien. Ne connaissant pas la ville et n'ayant pris aucunes informations au préalable , je fus bien en peine de nous diriger vers une auberge digne de ce nom et je ne pensais pas une minute que j'aurais pu me faire héberger par la vassale de mon père qui y avait une demeure.

Nous passâmes donc la nuit dans la capitale au mieux que possible après quelques renseignements pris auprès de chambériens croisés dans la rue.
Nous aurions pu tomber dans un bouge , fort heureusement ce ne fut pas le cas mais c'était loin d'être ce qu'il y avait de mieux pour une jeune femme comme moi.

L'apprentissage du monde extérieur était finalement plus brutal que je l'avais imaginé. La lecture ne m'avait pas préparé à cela.

Au petit matin, les yeux rougis par le manque de sommeil , j'emmenais ma petite troupe vers Annecy où je pensais trouver mon Graal. J'avais passé la nuit à guetter et à sursauter au moindre petit bruit et pour une fois j'avais été la première debout et prête. Marie et moi avions dormi dans la même chambre et elle avait ronflé toute la nuit. J'avais trouvé cela fort inconvenant de sa part.

Une fois un bon repas avalé pour affronter la suite de notre voyage , les chevaux sellés , nous avons pris la direction qu'il convenait. Enfin ça c'est ce que je pensais ...

A Annecy.
Malgré tous nos efforts, il fut impossible de trouver mes parents dans cette ville. Je commençais sérieusement à m'inquiéter. Les idées les plus folles commençaient à agiter mon imagination débordante. Je passais du rire nerveux à l'abattement le plus total.
Nous n'avions guère d'argent avec nous puisque je pensais être rapidement avec eux. Il fallait que je me pose et que je réfléchisse.
J'essayais d'imaginer toutes les solutions possibles et soudain j’eus une idée. Avec une plume et un parchemin , beaucoup de chose pouvais être solutionnés. Si tant est que vous aviez de l'encre bien entendu.

Ainsi une missive partie. Je m'étais beaucoup d'espoir dans celle ci. Peut être m'apporterait elle la solution à mon problème et éclairerait le chemin à prendre sans que mes parents n'apprennent ma situation et m'interdise à tout jamais de sortir d'un de leur castel.

A nouveau je guettais le coursier. C'est étrange comme le temps parait changer lorsque l'on attends.

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Pierre_von_kolspinne


Le Valendras était partagé entre une profonde réflexion et une grande perplexité, ne prétend aucune attention au malheureux page qui tentait désespérément de se débarrasser de son brulant fardeau. Il se trouvé les fondements posés sur une chaire, le buste cassé vers l'avant, le bras droit appuyé sur l’accoudoir, et donc la main venait soutenir son menton, la main gauche pendant négligemment vers l'extérieur, serrant la missive de la jeune Kolspinne.

Il leva son visage vers son épouse et sans mot dire déposa la missive dont il était récipiendaire sur la table avant de se saisir de celle que tenait sa femme. Après avoir jeté un œil sur celle si, et constaté qu'elle avait la même origine, d'un mouvement de menton il désigna celle qu'il avait déposé afin que Melisende, à son tour, puisse en prendre connaissance. Il se lança ensuite dans une lecture avant de lacher


Annecy ?

Il esquissa un sourire. Bien sur il ne pouvait savoir que sa fille aurait l'idée saugrenue de partir seule, sans attendre de réponse. Il aurait certes pu se douter que l'imagination fertile de sa progéniture pouvait la conduire à quelques actions intrépides. D'ailleurs lui même n'avait il pas fuit le château de Chablais à peine plus vieux ? Pour rejoindre sa mère, et échapper à celle qu'il considérait comme son geôlier.

Bien, qu'en pense tu ?
Melisende.


A l'invitation de son époux, Mélisende avait posé son regard sur le vélin qui se tenait sur la table. Elle esquissa un sourire en voyant le sceau. Elle haussa les sourcils et dans une voix très douce, elle déclara.

J'en dis que cela devait arriver un jour, je comprends que les murs de Verceil deviennent une véritable source d’étouffement, elle y est depuis si longtemps. Cependant annecy .. est préoccupant. Je préférerai challes et une entrée dans le monde en douceur. Personne ne connait son existence, sauf quelques Leostilla. Nous avons précieusement gardé ce secret, un peu trop peut être en y réfléchissant.

Tes hommes de mains ne peuvent ils pas aller la chercher et la ramener ici sans éveiller l'attention ?

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Artisans de Bielle
Diane_vk


La ville d'Annecy se révélait finalement pas si terrible que cela. Je commençais doucement à m'habituer au lieu. Je n'y étais que depuis deux journées et une nuit quand la réponse à mon premier courrier arriva.
Je savais enfin où était mes parents. Enfin du moins aux dernières nouvelles ils étaient à Challes.

J'avais eu de la chance d'écrire à la bonne personne. Mais il m'avait semblé évident qu'il pourrait m'aider. Le poste qu'il occupait prêtait à cela. Si j'avais bien tout compris les explications que mon Père m'avait donné lors de l'une de nos leçons sur comment assurer la sécurité du Duché.

Je pourrais m'enorgueillir auprès de Père d'avoir su mettre à profit ce qu'il m'avait enseigner. Enfin une toute petite partie car son enseignement avait été vaste et n'était pas fini. J'étais toujours avide d'apprendre et mes parents étaient des mines de savoir.
En plus d'être beaux, fort et distingués, ils étaient érudits dans bien des domaines. Mon admiration pour eux étaient sans bornes et j'aspirais à être comme un eux un jour.

Avec la réponse reçue , une proposition fort à propos était arrivée. Je ne pouvais la refuser vu la situation dans laquelle je m'étais mise avec mon ignorance. Cela amadouerait peut être mes parents que d'arriver sous bonne garde à Challes les eaux.
Je répondis donc par l'affirmative et je décidais de me montrer disciplinée cette fois et d'attendre les instructions ou l'arrivée de mon "garde du corps" pour l'occasion.

Accompagnée de mon Maître d'Armes , pour tromper l'attente , je visitais la ville en journée. C'est ainsi que je passais du temps à la lice pour tirer à l'arc , améliorant mes résultats petit à petit.

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Aymeric_vk


La nuit avait été longue et l’aube avait illuminé la plaine comme notre satisfaction pour un travail accompli. Nous avions patrouillé cette nuit-là, toute la baronnie de Challes avait été sillonnée. C’est quelques heures avant le petit matin que nous avions gagné une auberge de la Ravoire dans le but de nous restaurer. Nous étions une petite suite d’une cinquantaine de lame, mais afin de ne pas trop attirer l’attention, nous avions reçu l’ordre de nous disperser. J’avoue que je n’appréciais pas cette endroit, choisi par un des ainés, Adrien. Excepté lui, personne ne savait où nous mettions les pieds. Peut-être un peu mieux fréquenté que les bordels de populace, mais tout de même, bien trop crasseux pour quatre jeunes gens que nous étions. Il y régnait une odeur de crasse, pas de celle qui s’accumule avec le temps par manque d’entretien, non mais de celle qui arrive vite en fonction de quelques activité charnelles, vous me suivez ? ET bien nous étions là, pour le plus grand plaisir d’Adrien. Mon premier réflexe a été d’afficher un rictus de dégout. Il était assez complexe pour moi de venir prendre un siège ici, je vis aux traits noir de Gaëtan qu’il en était de même pour lui, quand à Grégoire, il était déjà plongé dans une lecture approfondi. Mais nous n’avions plus le choix, c’était ça ou le froid, et nous étions tous frigorifiés. Dans un regard entendu avec mon ainé, il était évident qu’Adrien nous paierait cela un jour.

Les temps avaient bien changé pour moi, il avait passé, et je ne subissais plus les attaques permanentes de mes frères, il avait joué son refrain à la perfection, j’avais grandi, pris des épaules et m’étais entrainé sans relâche. Sans oublier Gorbio, Gorbio avait tué définitivement une partie de nous. Ne laissant plus aucune place aux lynchages de gosse. Ce que nous n’étions définitivement plus depuis cette nuit-là. Je me souvenais encore des cadavres, des pleurs de cette odeur qui me donnait encore la nausée. Cette vie injuste finalement où seuls les plus forts s’en sortent. L’alliance à laquelle nous appartenions avait fait des choix pour nous, et nous les acceptions. Différemment, c’est ce mot la qui me vint à l’esprit quand je vis Adrien se diriger vers les bains. Bains particuliers ou l’on profitait bien plus de celles qui donnaient le savon que de l’eau chaude.

Dans le fond, on entendait un chant, au début je n’y prêtais pas attention, mais quelques noms connus vinrent chuchoter à mon esprit un peu égaré par le manque de sommeil qu’il fallait prêter oreille. Valendras, Leostilla, Nice. Le troubadour comptait la guerre de Nice, l’amitié des deux familles, l’accord fait pour mettre un terme à cette guerre. Tout cela bien connus, mais la suite me glaça le sang. Il se mit à parler d’une fille cachée par un grand prince dans un de ses châteaux. Il s’amusa à spéculer sur les raisons de cette enferment, la beauté de la Demoiselle, ou au contraire sa laideur, l’adultère, l’inceste, les derniers couplets parlaient d’un étrange accord qui permettait aux princes de s’échanger leur femme. Rien que l’idée, je faillis éclater de rire. Gaétan les yeux fermés afficha aussi un sourire à ce moment-là. Il écoutait lui aussi la fable de l’homme. Décidément, les grandes familles suscitaient toujours l’intérêt. De refrains en couplet, il se mit enfin à dire des choses loin d’être amusantes. La fille en question aurait quitté le château. La duchesse de Nice aurait succombé à un grand chagrin et les deux grands seigneurs seraient sans le sous. A ce moment-là, même Grégoire prêtait une attention particulière à ce qui se passait. Paroles qui n’annonçaient rien de bon, ni pour nous à ce moment-là, ni d’une manière générale. Il régna en quelque seconde une ambiance étrange. C’est là que je me demandais si nous avions bien fait de rester à 4, enfin pour le moment 3.

Sans que je ne comprenne, ni prenne le temps de réfléchir, j’envoyais deux hommes au sol et en tuait deux ou trois, Gaëtan en fit autant. Je vis dans le regard de mon frère la colère, une de celle à terrifier un adversaire non chevronné l’arme à la main. Alors qu’il tenait en respect trois autres mecs qui n’osaient pas franchement croiser le fer il déclara.


-"La chanson disait sans le sous, pas manchot ! Rangez vos armes."

Ils s’exécutèrent doucement, tout doucement. Et gregoire hurla :

-"Adrien remet ton pantalon on s’en va. MAINTENANT !"

Sans commentaire.

Gaëtan sonna le rassemblement, il fallait gagner Challes au plus vite. Si un troubadour avait pu chanter ses inepties à la Ravoire, nul doute qu’il le faisait depuis un moment. Si Diane avait réellement eu la brillante idée de quitter Verceil, la petite escorte qui l’accompagnait ne suffirait pas en cas d’embuscade.

Alors que je m’égarais dans mes pensées, je vis Gaëtan attacher un des hommes à son cheval. Surement un cadeau pour notre père. Il me regarda avec un sourire, avant de lancer son cheval au galop sur la route de challes. Il chevauchait sans ralentir l’allure, Gaëtan était un cavalier chevronné, une assise à rendre jaloux n’importe qui, mais pas moi, je ne m’en sortais pas mal non plus, la preuve était que j’arrivais à le suivre sans mal. Alors que Grégoire et Adrien s’éloignaient de plus en plus. Mon ainée était piqué par la colère et rien ne pouvait l’arrêter pas même la ville de challes, ni le pont levis. Il avait sonné le cor lui-même à plusieurs reprises pour ne pas avoir à ralentir l’allure. Quand nous fumes devant la porte du donjon, il jeta l’homme à terre et ordonna qu’il soit conduit dans les geôles. De là il monta quatre par quatre les escaliers qui permettaient de gagner la chambre parentale. Alors que je n’osais pas entrer, quand même, sait-on jamais, lui entra presque sans frapper. J’entendis juste des sons de voix.


-"Pardonnez-moi père, mais votre présence est nécessaire dans les geôles."

Sur ces belles paroles, sans s’attarder il lança à son père pantalon et chemise avant de me rejoindre dans le couloir et de l’attendre.

Diane_vk


Je me préparais à aller dormir quand on frappa à ma porte.Instinctivement ma main se posa sur la dague que j'avais posé sur la petite table qui me servait de coiffeuse. Nous avions à force de recherche dans la journée trouvé une auberge digne de mon rang et même si je me sentais un peu plus à l'aise , je n'étais pas totalement rassurée. J'avais barricadé la porte d'une chaise posée contre la poignée en plus de la fermeture classique prévue à cet effet.

- Qui est ce ?

A ma question Marie répondit de l'autre coté de la porte. Soupirant de soulagement , la tension soudain ressentie disparu aussi vite quelle était apparue. Je me levais et allait lui ouvrir en enlevant ce que je pensais pouvoir me protéger un peu plus.

- Que veux tu? Nous étions prête à aller dormir.

Avec un sourire et sans mot dire , elle me tendit un parchemin scellé. La joie illumina mon visage à ce moment là et mes yeux pétillèrent en reconnaissant le sceau que j'avais déjà pu voir une première fois.

Sans même me poser plus de question je refermais la porte au nez de ma suivante pour aller lire et répondre.

Je la relue au moins trois fois. Cette lettre m'apportait un réconfort immense. J'étais sauvée. Je ne l'aurais avoué à personne même sous la torture , sauf à lui. N'avais je pas mis toute ma confiance entre ses mains pour me sortir de ce pétrin? et de plus , je ne pouvais m'empêcher de soupirer , il avait écrit que j'étais charmante. Pour une jeune femme tout juste éclose du cocon familiale , il n'en fallait pas plus pour me faire soupirer. Même s'il était laid , rien pour ça et ce sentiment de sécurité qu'il venait de m'offrir , je l'aurais trouvé tout autant charmant. Je n'avais aucune idée de ce à quoi il pouvait ressembler , mais ça n'avait pas d'importance à ce moment là.

La réponse fut vite tracée sur un nouveau parchemin et je rouvris la porte pour la faire partir. Quelque soit l'heure il fallait qu'elle arrive. Le lendemain matin serait un autre jour ..

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Pierre_von_kolspinne


Bien. Je donnerais l'ordre au coursier qu'elle a envoyé de retourner auprès d'elle et de lui transmettre notre réponse : qu'elle se prépare, nous venons la chercher. Il partira demain matin, après une bonne nuit de repos.

Bien sur le Valendras ne pouvait se douter que sa bouillante progéniture ne pourrait rester patiente et s’enfuirait au moment même où le coursier prendrait la route. Pourtant, ne la connaissait il pas ? Les parents n'anticipent jamais les idées farfelues, celles que le langage courant nomme bêtise, que font leur enfants.

Cette discutions était le prélude d'une longue nuit de sommeil, le feu, dans l’âtre, arrêterait de crépiter de son propre fait. Nuit qui ne s'interromprait brusquement que le lendemain par l'introduction d'un fougueux jeune homme dans la Camera.

C'est avec l’œil noir et le visage des mauvais jours que Pierre se leva et enfila ses habits, ceux que son fils lui avaient envoyé. Une journée très particulière commençait, il n'était pas au bout de ses émotions et ne le savait pas encore. Il parait que son épouse également lui préparait des surprises. Mais pour l'heure, c'est après le jeune Von Kolspinne qu'il en avait.

Il commença par aller s'enquérir et s'assurer que le coursier était déjà parti avant de se diriger vers les geôles. Là il retrouva Gaëtan, mais également Aymeric, Grégoire et Adrien. A croire que c'était un coup monté. Un malandrin se trouvait là, enchainé. Le père jeta un regard d'un noir profond0 à son fils perturbateur.

De quoi s'agit il ?

Le ton était glacial.
Melisende.


C’est inquiète que Mélisende avait gagné sa couche. Un mauvais pressentiment, un de ceux inexplicable, que personne n’aime parce qu’il ne laisse jamais rien présager de bon. La nuit s’était passé sans encombre ou presque, parce que la princesse avait vraiment mal dormis. Au-delà de son ressentis, son corps lui faisait bien comprendre tout autre chose. Un lien, peut-être, peut-être pas, pour le moment les choses n’étaient pas claires.
Au loin, elle tendit le son du cor, sans réellement le distinguer, il apparaissait comme un écho dans un rêve, ceux qui suivirent subirent le même sort. Ce sera la voix de Gaëtan qui aura raison de son sommeil, mais elle n’ouvrit toujours pas les yeux. Elle entendit pierre grogner, s’habiller puis sortir. Le jour se levait à peine. L’humidité de la brume matinale lui chatouillait le nez, sensation qu’elle n’aimait pas franchement, avoir le nez qui picote c’est vraiment désagréable. Mais ce n’était que le début, alors qu’elle n’était toujours pas levée, elle reconnut cette sensation sans méprise, aucune. Sensation réservée aux femmes ayant donné la vie. Sensation se reconnaissant sans aucune méprise. Elle soupira un instant, ne sachant pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose. Sa fidèle suivante, venait d’entrer dans la pièce, toujours attentive aux moindres mouvements de sa maîtresse. De silence en mouvement, elle l’aida à lasser le corsage de cette robe de velours de soie que Mélisende portait. Une de ces robes d’intérieur, qu'elle avait cousu elle-même. D’une fluidité à couper le souffle, un noir de jaies, des manches de pourpre, une tenue princière. En ajustant une de ses manches, elle murmura :


Une lune, peut être deux….

Et sa suivante lui répondit ,

Plutôt presque trois.

Elle prononça ses mots en nouant le lacet des hanches. Mélisende afficha un sourire. Il n’y avait rien de plus traitre que le regard d’une suivante.


Tu as surement raison.


Assurément Madame.

C’est là que le regard de la Valendras se posa au loin, elle y regardait le paysage, une ambiance lourde, étrange, effrayante. Trop calme. Beaucoup trop.

Fais moi infuser un peu de gingembre.

Petit caprice qu’elle se faisait importer de chine en même temps que la soie, mais oh combien efficace contre les nausées. Elle gagna ensuite à pas feutré les geôles. Elle ne faisait aucun bruit, c’était la un des talents de la duchesse, savoir se déplacer dans l’ombre sans faire le moindre bruit. Elle écouta collée contre la pierre les échanges qui avaient débuté. IL y avait du monde dans cette prison. Prise par les conversations en cours, elle se laissa devoiler.

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Artisans de Bielle
Aymeric_vk


J’avais donc patienté, pas longtemps, parce qu’à peine sorti de la chambre, Gaétan avait pris la direction des geôles. Mon regard oscilla entre la porte restée entre ouverte et mon frère qui s’éloignait. Dans un soupire, je le rattrapai, je n’eue pas longtemps à attendre pour connaitre la raison de la fuite de Gaétan, temps que finalement, j’aurais aimé voir plus long. Ce regard, ce ton, à faire tomber mort de peur au premier instant. Je sentis chez mes frères une tension palpable. Pendant une minute, je doutais du bien fondée de la décision que nous avions prise en réveillant notre père et en ramenant l’homme à Challes. Cela ne dura même pas le temps d’un battement de cil.

Le malendrin en question encore sous le joug de sa nuit passée, devait être encore dans un état second. Excès en tout genre avaient animé sa nuit. Je me demandais bien comment les femmes de petite vertu pouvaient faire avec ce genre de …. Chose. Il empestait tellement, alcool, crasse, cheval, une odeur à me donner la nausée. Comment faisaient-elles pour « satisfaire » un pareil déchet ? Je restais derrière lui, bien loin, l’arme à la main. Il entra donc dans un franc fou rire, alors que notre père avait encore le regard vissé dans celui de Gaëtan. Fou rire qui dura longgggggggggtemps. Je me disais qu’il valait mieux pour lui que cela ne dure pas trop, à la réaction de pierre, ce n’était pas le bon jour.


-"Ah mon bon prince, que je suis bien heureux de vous rencontrer. J’ai entendu tellement de belles choses à votre sujet, qu’il me tardait de vous croiser."

C’est là qu’il se mit à chatonner sur un ton narquois les paroles qui nous avait conduits à challes. Tantôt il regardait notre père, tantôt il dansait autant que son état et son enchainement pouvaient lelui permettre. Il reprit couplet et refrain, évoquant la famille valendras, leostilla, racontant la guerre de Nice, l’amitié des deux familles depuis quelques générations, le traité qui mis fin à la guerre, la peste de Gorbio, puis vint enfin la fille cachée, les délires sur sa beauté ou sa laideur, l’inceste, l’adultère. Il entreprit alors d’évoquer sa fuite du château, la mort de la duchesse de Nice et enfin, l’accord d’échange de femmes entre les deux suzerains. La tension augmentait à chaque mot prononcé, nous savions tous les quatre à quoi nous attendre, toutes les réactions possibles de pierre avaient déjà traversées nos esprits, mais il restait à savoir laquelle serait la bonne. Puis la, alors que la chanson durait depuis un moment, et que, aidée de la fatigue tuait toute forme de patience et de calme, il s’interrompit. Il afficha un radieux sourire comme s’il avait vu un ange. Il reprit alors un peu plus haut la chanson, preuve qu’elle était pour lui parfaitement connue et ce, depuis un moment. A la tirade du changement d’épouse il modifia quelques paroles, paroles que je me contenterais de résumer par des délires sur la semence du duc de Nice, des cornes princières et de l’impuissance de notre père, de la chute de challes à venir, pour finir sur une phrase parlée plutôt que chatonnée, sans lâcher du regard ce qui l’avait précédemment fit sourire. Je levais les yeux et dans un souffle d’effroi, je vis ma mère. A ce moment-là j’entendis juste :

-"Trousser la Dame…."
--Arnauton_d_espagne
Mon personnage se trouvant actuellement hors de Savoie, le temps de son retour, j'utiliserais ce PNJ pour répondre au RP. Il ne s'agira donc pas d'Arnauton d'Espagne, fidèle serviteur de Pierre, mais bien de Pierre lui même. Bon jeu.




"Ne prends jamais les choses sous le point de vue où les voit celui qui t'insulte, ni au point de vue sous lequel il voudrait te les faire voir. Pour toi, ne les considère que dans leur réalité." Ainsi parlait Marc Aurèle, non pas le dernier représentant de la famille Di Leostilla, mais l'empereur romain, celui qui philosopha et écrivit des pensées pour lui même, celui que l'on classe parmi les philosophes stoïques. Et c'est fort stoïquement que le Valendras écouta la chansonnette du scélérat. Et c'est tout aussi stoïquement qu'il avait saisit une dague qui pendait à son côté et s'était approché du malandrin. La lame froide vint s'enfoncer dans la joue du prisonnier et vint faire une entaille profonde et jaillir une source d’hémoglobine. L'exacteur ne put étouffer un cris de douleur.

"Supprime l'idée que tu t'es faite ; et, du même coup, tu supprimes aussi ta plainte : Je suis blessé. Supprime le Je suis blessé ; et, du même coup, la blessure est supprimée également." Voilà ce que t'aurais dit Marc Aurèle.

Se tournant vers ses fils, il aperçu Melisende, qu'il n'avait ni vu ni entendu venir. Mais il l’ignora stoïquement et demanda a ses rejetons

Pourquoi m'avez vous ramené cette charogne ? Les temps sont ils si durs que nous en venons à voler la pitance des vautours ?
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