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[RP]Le marché

Mouche..
Ouvert ad vitae eternam ! Si vous avez quelque chose à vendre... ou bien à acheter viendez !


Suite à beaucoup de complications et de labeurs Mouche avait finalement réussi à produire des sacs de maïs grâce à ses petites mains, ses petites jambes et surtout sa volonté inébranlable...

Fais chier, putain !

Une dame se retourna vers elle et Mouche fit semblant d'avoir rien dit alors que sa charrette lui écrasait les orteils. Les cheveux fixés en une queue de cheval, personne ne s'écartait devant ce qu'ils prenaient tous pour un gamin mal fagoté.

La reluisance des bourgeois lui manquait dans ces moments là. Que ne donnerait-elle pas pour un serviteur !

Bon grè, malgré, Mouche finit par parvenir à son micro stand, et à y poser ses deux sacs de grains. Il suffisait juste d'attendre maintenant, le bon chaland abruti qui voudrait bien acheter ses sacs.

C'combien ?

Un homme à la mine patibulaire venait de s'arrêter. Heu... L'avait pas pensé au prix que ça valait ! Vu tout le travail, elle dirait :

10 écus?

L'homme fit la moue et partit sans même dire au revoir. Elle jeta un coup d'oeil sur les marchands autour. Ah, 3 écus 20 semblait la norme.
Bon, on allait s'aligner. Le but était de se débarrasser de la corvée au plus vite.
L'aimait pas les marchés. Surtout de se retrouver de l'autre côté du comptoir en sachant pertinemment qu'un voleur n'était jamais loin.


Sacs réellement en vente, possibilité de s'arranger niveau prix si vous les achetez en rp
Mouche..
Personne ne s'arrêtait devant ses jolis petits sacs. Cela en devenait vraiment désespérant.

Maïs ?! Qui veut du maïs ?!

Plus le temps passait plus les histoires que Mouche racontait pour haranguer le passant devenaient farfelues.

Il est beau il est bon !
Parfait pour vos poules !
Surtout pour celles qu'on pas de dents !
Paraît même que ça va leur faire repouser!
Parfait pour les cochons aussi !
Pour les engrosser et qu'ils sentent bons la rose !
Si j'vous jure !
Vous pouvez aussi le manger vous même !
C'est pour la chute des cheveux ! Heu, non. La pousse !
Pousser pousser ! Faites tout pousser avec mon maïs ultra !


L'ennui est vraiment une plaie. Pauvres oreilles des commerçants voisins.
Pierre...
Bordel de patelin pourri de merde.

Il traversait le marché à grandes enjambées nerveuses, le muet. La tronche de travers, à jurer tout ce qu'il pouvait intérieurement.

Il y avait tellement longtemps qu'il avait foutu le camp. Savait plus où il en était. Savait plus où ses ancrages étaient. Gy, la pétasse en bleu, l'évêque pâlichon. Ils pouvaient tous être morts pour ce qu'il en savait. Lui qui s'était toujours targué de se suffire à lui-même, de n'avoir besoin de personne. Le voilà paumé sans repères. Et pas question d'aller demander des nouvelles la gueule en fleur ! C'est qu'il avait sa fierté.

Et même s'il avait eu l'ego mieux placé, le taiseux n'aurait pas pu envoyer le moindre pli. Pas de papetier qui vaille, dans ces petits villages perdus. Pas de parchemin, pas d'encre. Réduit au silence. Le marché même était presque désert, à part un freluquet aux allures de donzelle qui piaillait pour vendre son maïs.

Pierre s'arrêta un instant, incapable de retenir davantage son exaspération. D'un coup de pied, il envoya valser un des sacs de maïs si soigneusement disposés.


Bordel de patelin pourri de merde avec ses ploucs de merde !

Pas un mot n'avait franchi ses lèvres, mais le regard était sans équivoque.
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Avatar : AaronGriffinArt
Mouche..
Mouche était désespérée. Même à 3 écus, personne ne voulait de son maïs.
Ah si, lui, un type qui s'approche à l'air pas très commode.

C'est pas cher c'est... !

Mouche n'eut pas le temps de lui sortir son beau discours bien commercial pour alpaguer le client que, le gars, donna un violent coup de pied dans le travail de son dur labeur. Oui, oui, oui, comme ça ! Sans raison !

Mais pourquooiiiiiii ?!

Franchement, elle avait envie de pleurer, et les larmes embuaient déjà ses yeux.

Si vous voulez j'vous le fais pas cher du tout du tout du tout ! Pas besoin de le taper c'est du bon j'vous le jure !

L'était vraiment pas faite pour être marchande. Vraiment. Avec ce numéro mélo-dramatique son potentiel client - du moins la seule personne qui se soit arrêtée devant son stand - allait fuir. Allez, Mouche, tu le boufferas ton maïs.
Jasminiris47
Jasmine était arrivé tôt sur le marché, elle avait mis bien en évidence toutes ces dernières créations : bottes, chemises, bas etc!..et le tout signé de son coquelicot brodé.

Son attention fut attiré par un homme à la mine patibulaire qui fit valdinguer à grand coup de pied le sac de ce pti jeune homme qui s’était installé depuis peu à Gueret!

son sang ne fit qu'un tour ! elle bondit en sa direction avec ses chiennes louves aux aguets.

"hey !!! nanmeho ca va pas nan!!! les mains sur les hanches et prête à dégainer son sabre! z'tes qui vous d'abord !!! à agresser les honnêtes gens de Guéret!

Jasmine se mit devant le jeune homme qui était au bord des larmes!


Z'allez finir à la maréchaussée !!! j'vous l'dit bien gentiment !!!

Jasmine regarda autour d'elle voir si bourgmestre était là et Eko son ami de toujours!


Z'allez pas venir ici semer la zizanie!! hein !!!

Les chiennes grognaient pour la première fois en direction de ce grand vilain !

Elles vont vous bouffer tout cru !!!et on va vous prendre à un arbre!!!

alors partez vite d'ici !!!Gueret est un havre de paix et on veut le rester!!!!

Jasmine etait hors d'elle ! l'orientale n'avait peur de personne et elle allait lui montrer de quel bois elle se chauffait!et surtout elle ne supportait pas les injustices!
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"Ce que tu fais de bien ou de mal tu le fais a toi même"
Pierre...
Rah zut. Ça va chialer.

Le taiseux eut presque un pincement de culpabilité.
Il allait esquisser un haussement d'épaules à la « pas fait exprès », ce qui se rapprochait le plus d'une excuse de sa part (mais ne comptez pas sur lui pour aller ramasser le sac, fallait pas déconner non plus), quand une donzelle flanquée de clébards surgit.

Un tic nerveux agita l’œil du grand barbu à la vue des chiens, et son souffle s'accéléra malgré lui, le sang battant à ses tempes, reliquat d'un vieux souvenir sanglant. Pierre n'aimait pas la gente canine – un bon chien était pour lui un chien mort écrasé par une charrette et pourrissant dans une ornière.

On respire. On se caaaaalme... Et on fait des risettes à la demoiselle !
Non, je déconne.

Si le muet n'était pas sensible au charme animal, il avait en commun avec les bêtes de se montrer bien plus agressif quand il se sentait acculé. Faisant de son mieux pour ravaler sa crainte des corniauds grondants, il se focalisa sur la justicière qui les menait. Elle, elle ne lui faisait pas peur. Il avait vu pire.

Il accueillit ses menaces d'une grimace narquois et d'un son de gorge râpeux, dérangeant, comme deux cailloux frottés ensemble.
Un rire faussement insouciant, alors que sa large paluche glissait vers le poignard à sa ceinture, au cas où elle lâcherait ses monstres.

Avec tout ça, il en oubliait le gamin au maïs.

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Avatar : AaronGriffinArt
Ame_la_boiteuse
Bah toi t'en auras un bleu si tu veux ! dit la gamine.
- Ah nan, moi z'en veux pas ! répond le gamin avec véhémence.
- Bah si ! Pourquoi que t'en veux pas du bleu ? C'est beau le bleu ! affirme la morveuse.
- Nan, nan, nan et nan ! Ze veux pas de ruban, moi ! Ch'ui pas une fille, moi ! s'insurge le moutard.

Rubans, dentelles, étoffes... C'était plus fort que moi. A chaque fois qu'on visitait un marché, je ne pouvais m'empêcher de rechercher l'article unique qui me ferait craquer. Bah oui, c'est comme ça !
Et alors que, comme à leur habitude, les mioches se chamaillaient et que j'examinais la marchandise d'un mercier, je fus soudain bousculée par sac de maïs qui faillit bien me faire choir.
Je ne dus mon rétablissement d'équilibre qu'à ma dextérité à manier la canne.


Nom d'une vache casquée ! m'écriai-je. Namého, ça va pas la tête de balancer des sacs dans les guibolles des honnêtes gens ?

Et dans mon dos j'entendis les mioches pouffer de rire, trop contents de ce divertissement inattendu.

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Mouche..
Mouche était partagé.
D'un côté il était content de voir une tête connue venir à sa rescousse, de l'autre elle surveillait du coin de l'oeil les deux chiens n'ayant pas oublié que l'un d'eux l'avait fait tombé la dernière fois.
Le côté content surpassa car elle adressa un sourire à la dame et un air narquois au sale type qui avait tapé dans son sac. Bien fait, héhé.

Oui, hein, partez d'ici !

L'attention du type toute rivée sur la femme, Mouche en profita pour sauver son sac de maïs. Ben oui, tout le monde allait marcher dessus et après ce serait encore plus invendable !

Une dame avec une cane demandait à qui était ce sac.

C'est à moi !

Heu non c'était pas ça qu'elle demandait, si ? Elle avait parlé de vache. Mouche choisit de l'ignorer superbement et commença à tirer le sac de maïs pour le replacer.
Ame_la_boiteuse
Eh bah mazette, on ne pouvait pas dire que cette ville était accueillante !
Une bonne femme et ses clébards menaçant un brave homme de mille représailles, un jouvenceau efféminé qui pose sur moi un regard dédaigneux... Joli tableau !
J'vous jure que ça donne envie... de foutre le camp !

Me retenant de leur envoyer une bordée d'injures somme toute pourtant bien méritées, j'attrapai la main de ma gamine qui elle même attrapa celle du gamin, et quittai le marché de ma démarche chaloupée.


Mais... Les rubans ! Ame, t'as dit qu'on allait acheter des rubans ! s'insurge la morveuse tentant de me tirer vers la table du mercier.
- Ah nan ! On n'achètera rien ici ! affirmai-je en accélérant le pas, bien décidée à aller voir ailleurs si j'y suis.
- Tant mieux ! s'exclame le mouflet, soulagé de ne pas se voir affubler de ruban...
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Pierre...
Pas si désert que ça, ce marché, finalement. Un soupçon de raffut et toute la populace débarquait. Il fallait bien que les gens s'occupent, ça manquait d'animation et de divertissement dans ces villages paumés. Évidemment, fallait que ça tombe sur sa tronche...

Le muet glissa un regard à la femme qui arrivait flanquée de deux gamins braillards et essaya de déterminer si elle représentait une menace plus grande que la donzelle aux chiens. Boiteuse donc pas très rapide, mais une canne bien maniée était une arme redoutable. Idem pour les moutards, qui étaient une engeance presque aussi horrible que les clébards, avec moins de dents mais de plein de petits doigts collants.
Par bonheur, l'éclopée tourna les talons avec sa bruyante descendance, l'air outré.


"Oui, hein, partez d'ici !" Avait lancé le petit vendeur de maïs.

Pierre envisagea de foutre le camp. Il n'avait rien à faire ici, il n'avait pas trouvé de papeterie, les chiens le narguaient toujours et plus tôt il aurait laissé ce trou pourri derrière lui, mieux il s'en porterait.
Mais par esprit de contradiction, il planta fermement ses pieds à terre (depuis quand un gringalet qui faisait la moitié de sa taille lui donnait des ordres ?!) et leva le majeur. Pas plus mal de ne pas avoir d'encre et de papier, on en revenait aux fondamentaux de la communication.

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Avatar : AaronGriffinArt
Mouche..
Mouche pensait avoir gagné. Pas le droit de se taire, ça non, il faudrait attendre qu'elle dorme. Mais au moins le droit de ranger son maïs en paix, pendant que la dame et ses chiens s'occupaient du type qui l'empêchait de vendre son maïs.
Non pas qu'elle arrivait le vendre déjà avant, mais c'était une bonne excuse pour se dédommager de ses fautes.

Alors voilà le doigt, ça, elle ne s'y attendait pas du tout.
Elle resta bloquée quelques menues secondes, le temps de comprendre l'insulte qui la visait. Un vrai bug du 15ème siècle. Parce qu'elle n'avait absolument rien à répondre à ça. Ah si :

Je m'en fous !

Voilà, qu'il se brosse avec. Elle continuait à s'échiner à remettre son sac sur l'autre. Ce n'était pas facile. Il fallait en même temps regarder les chiennes d'un côté, surveiller le gars de l'autre et en même temps soulever le sac bien trop lourd pour ses petits muscles.
Agacée, elle hurla sur le type.

Et puis, remettez le sac en place d'abord !

Quoi, c'était lui qui l'avait fait tombé après tout. Sauf qu'il lui tomba sur les pieds, le sac. Voilà, y'a plus qu'à recommencer.
Pierre...
Pierre jaugea le gamin vendeur de maïs du regard le temps que ce dernier intègre (péniblement, vu son air niais) la langue des signes. Ça avait un peu une tête de donzelle, quand même... Le taiseux inclina la tête de côté, pensif. Bah, aucune importance. De toute façon, ça n'avait pas de nichons.

C'était une bestiole distrayante en tout cas, qui paraissait prête à détaler dans un trou de souris un instant et vous piaillait dessus de toutes ses forces comme si elle mesurait deux mètres celui d'après. Et qui traînait son sac de maïs avec la vélocité d'un escargot sous-alimenté.
Le grand barbu esquissa un sourire en la voyant se le prendre sur les pieds. Oui, on s'occupe comme on peut dans les petits villages et toute distraction est bienvenue.

Le muet envisagea de se casser alors que le mioche l'alpaguait pour l'aider à porter le sac renversé (toujours ce bon vieil esprit de contradiction : file-moi un ordre et tu peux être sûr que je vais l'ignorer), mais il glissa un coup d’œil en direction des chiens qui étaient toujours là. Foutus clébards. S'il tournait les talons, ils pourraient l'attaquer par derrière. Le sac ferait une bonne arme, pratique pour leur écraser la gueule avant qu'ils ne puissent le mordre.

Sans quitter les sales cabots des yeux, Pierre plia sa longue carcasse pour se saisir du sac. Puis, comme il n'avait pas la moindre intention de rester plus longtemps dans ce trou à rats, il fit un signe à la bestiole braillarde de le suivre.


Si tu veux récupérer ton sac, bouge tes miches, sinon tu peux prendre racine ici.

Caillou commença à s'éloigner, faisant doucement balancer son arme improvisée dans sa grande paluche, prêt à s'en servir au cas où.
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Avatar : AaronGriffinArt
Mouche..
Honnêtement, elle ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il lui obéisse.
Alors quand le type se baissa et souleva d'une seule main son joli sac de maïs fumeux, Mouche ne sentit plus de joie.
Sauf que...
le sac ne revint jamais sur sa pile.

Hé ! Mais vous allez où ?

D'abord interdite, elle mit vite en route ses jambes pour le suivre à la trace. Avec tout le mal qu'elle avait eu à faire pousser ce maïs, il était hors de question qu'il parte loin d'elle.

Hé ! C'est mon sac !

Le type ne répondait pas, à croire qu'il avait perdu sa langue. C'est fou ça, il pouvait pas l'ouvrir un peu pour lui expliquer non ?

Mais vous pouvez pas partir avec !

Mouche continua de suivre l'homme, enfin son sac tenu par l'homme plutôt. A ce qu'il paraît elle continua de le suivre ainsi jusqu'à l'océan.
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