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[RP] Cahier de littérature

L_aconit
    Ou carnet de plaisir. Petit relié ne quittant pas la poche de Montfort, où bons et beaux mots finissent fatalement par s'y échouer, consignés à la hâte, ou d'une main plus posée, le temps d'une trêve à la traversée.


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    [Quelque part entre le 1er septembre et le 1er décembre 1467... En date de la mer Tyrrhénienne ]


Alphonse Tabouret: Quel âge a-t-il?... vraiment.
L'aconit: Aucune idée. Il est inénâgeable.
Alphonse Tabouret: Oh dieu, quel joli mot...
L'aconit: Je trouve aussi...
L'aconit: J'en ai des tas d'autres, si vous voulez...
Alphonse: Avec plaisir, dites.
L'aconit : et bien... considérons que nous buvardons tranquillement ce soir...
Alphonse Tabouret: Nous buvardons? Ah ah... C'est en effet fort bien trouvé...
L'aconit se penchant à son oreille; murmure: et que ton pli m'a provoqué quelques phallucinations ce matin....
    Sourire de Tabouret raye le museau aux mots qui tombent à l'oreille; phallucination est en tête de ses préférences



Inénâgeable adj. à qui l'on ne peut donner d'âge. Adrian est de ces personnages inénâgeable .
Buvarder v. Conjug 3. action de bavarder et de boire en même temps. Dans l'étroitesse du Mess, le petit groupe buvardait en solidarité avec les malades mis au bouillon .
Phallucination n.f. Perception pathologique de faits, d'objets qui n'existent pas, de sensations provoquées par le stimulus concret ou psychique de la représentation du phallus. Les petits mots d'Alphonse provoquaient chez Faust d'intenses phallucinations.

Lyanna : Un carnet de plaisirs? Qu'est-ce?

    Alphonse Tabouret lorgne le carnet d'un air de chat.

L'aconit s'auto-cite: Uniquement de la littérature amoureuse. Quoi que quelques mots-valises y seront à l'honneur. En souvenir de bons moments.
Alphonse Tabouret: Je reste méfiant, je vous ai déjà vu faire une déclaration à un morceau de lard...
L'aconit : Et après? lard est subjectif.


Lyanna: Comment pouvez-vous savoir où commence l'amour et où termine simplement l'affection?
L'aconit: C'est dans l'épaisseur des choses. On sait où commence le lard et où termine le jambon dans l'épaisseur de la couenne ...
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(En Bleu italique, les pensées Laconiques.) galerie d'avatar-Recueil
L_aconit
    Bouquet de mots d'hiver

        ( divers)



    Tu es mon. Mien. Je te donnerai tout, Liefde, pour toi. Tout pour t'y rendre heureux. J'aimerais te dire que "tu ne sais pas", tu sais, avec un peu d'orgueil: "tu ne sais pas"...
    ... mais tu sais....

    D'un baiser , tu m'as donné la vie et depuis, je ne touche plus le sol... Je suis amoureux comme jamais, léger comme jamais, à ma place comme jamais...
    Ma place est là, seulement .

    Tu as tous pouvoirs sur moi.
    Me faire naître, vivre, et m'anéantir d'un seul geste. D'un seul mot. Et j'aime cela.

    C'est un de tes pouvoirs cela. Tu manges le temps.
    Mangeur de temps.


Je suis fait pour toi.

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(En Bleu italique, les pensées Laconiques.) galerie d'avatar-Recueil
L_aconit
    Lettre à un Amour. Posée sur un chevet de sommeil. Dépassant d'un carnet sciemment oublié.

    Tout au long de ma vie d'amoureux, des figures surgissent dans ma tête. Sans aucun ordre précis, moi qui suis tu le sais , un archiviste né. Elle dépendent à chaque fois d'un hasard intérieur, parfois extérieur; elles me tombent dessus. Chaque figure éclate ou vibre seule, comme un son coupé de toute mélodie ou se répète à satiété comme le motif d'une musique planante. Aucune logique ne les lie, ne détermine leur contiguïté, elles vont, viennent, se heurtent, s'agitent, s'apaisent, reviennent et s'éloignent sans plus d'ordre qu'un vol d'étourneaux.



L'Abîme.

Soit blessure, soit bonheur, il me prend parfois l'envie de m'abimer. Un jour, sous la pluie, nous attendons le bateau au bord de l'eau, de bonheur pourtant la même bouffée d'anéantissement me vient. Ainsi parfois le malheur ou la joie tombent sur moi sans qu'il s'ensuive aucun tumulte, aucun pathos; je suis dissous. Non dépiécé. Je tombe, je coule, je fonds. Cette pensée frôlée, tentée, tâtée comme on tâte l'eau du pied peut revenir n'importe quand. Elle n'a rien de solennel. C'est très exactement la Douceur.

L'Absent.
L'absence, ton absence est la figure de la frustration. Moi l'amoureux, l'âme houleuse, je désire et j'ai besoin. Mon désir s'écrase souvent sur mon besoin. C'est là le fait obsédant du sentiment d'amour à ton égard. Mon désir est là. Ardent. Eternel. Mais mes bras levés de désir n'atteignent jamais la plénitude adorée. Je m'installe seul dans la boutique. Je bois un lait miellé. Je me sens entouré. Demandé. Flatté. Mais tu es absent. Je te convoque en moi-même pour que tu me retiennes au bord de cette complaisance mondaine qui me guette. J'en appelle à " ta vérité. La vérité dont tu me donnes la sensation. Pour qu'elle me retire de cette séduction superficielle dans laquelle je me sens couler seul. Que tu apparaisses. Que tu me retires comme une mère retire son enfant de l'abîme où il s'embourbe. Alphonse. Il n'est pas de vérité que l'autre à un coeur amoureux. Je sens dans ces moment tout l'intraitable de l'Amour.



L'Adorable.
C'est la lunette par laquelle l'amoureux voit la vie. Une foule de perceptions viennent s'agglutiner parfois, souvent. Former une cohorte, une impression éblouissante de tout ce qui l'entoure. Éblouir, c'est un peu aveugler. L'amoureux est aveuglé, je suis aveuglé de toi. Et dans ton œil noir, je perçois que tu l'es de moi. Tout y est si Adorable!... Le temps qu'il fait. La saison. La rue. Le gout d'une pomme. Même les autres, même. Me mettent dans cet état d'adoration béate et transcendante, quand tu t'étends sur mon âme. Toute la ville est à ma disposition sans que je ne veuille la saisir. Ni langueur, ni cupidité. J'oublie tout le réel qui excède le charme. Je me couche ou je me lève alangui d'une pensée heureuse mais sans contour. La logique de l'amoureux, je crois, est singulière. Je te perçois comme un tout, et, en même temps, un tout qui me parait comporter un reste. Que je ne peux dire.
C'est tout toi qui produit en moi une vision esthétique. Je te loue d'être parfait.Je me glorifie de t'avoir choisi parfait. J'imagine si bien comment tu voudrais être, toi aussi, aimé. Comme moi-même aimerait l'être, et le suis. Pas pour telle ou telle de mes qualités, mais pour tout. Ce Tout que je t'accorde d'un mot vide, car Tout ne pourrait s'inventorier sans être diminué. Dans "Adorable" aucune qualité ne vient se loger. Seulement la totalité de l'affect.
Cependant, vois les contrariétés de l'amoureux que je suis. En ce qu'Adorable dit tout, il dit aussi ce qui manque au tout. Il veut désigner ce lieu de l'autre où vient s'accrocher spécialement mon désir. Mais ce lieu n'est pas désignable. De lui , je ne saurais jamais rien. Mon langage si pauvre pour l'amour tâtonnera. Bégaiera toujours pour essayer de le dire. Et je ne pourrais jamais produire qu'un mot vide, que je tenterai de remplacer par mes bras. On ne raconte pas le degré zéro de tous les lieux où se forment le désir très spécial de toi.

Je rencontre dans ma vie des milliers de corps. De ces milliers je puis en désirer une dizaine. Mais de ces dizaines, je n'en aime qu'un. Tu es ma théorie de l'entonnoir amoureux. Toi dont je suis amoureux désigne et définit la spécialité de mon désir.


Hrp: Inspiré de Roland B. Du très juste " Fragments d'un discours Amoureux"

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(En Bleu italique, les pensées Laconiques.) galerie d'avatar-Recueil
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