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[ Rp ] Immaculé

Shame
Des allers retours entre Paris et les Provinces du Royaume de France pour se tenir en forme et informé. Lors de sa venue à l'Inauguration et le premier défilé, il avait passé commande, et avait préféré s'éclipser pour la combler lors d'une autre visite Parisienne comme il en a besoin, envie. C'est ce Jour là, aujourd'hui, sans pour autant prévenir de son arrivée par missive. Pas une question de faire une surprise, simplement, il est dans le Quartier, alors, tant qu'il y pense. A son habituelle façon d'être, il reconnait, et connait l'agencement, pour aisément avec politesse et respect, prendre place à l'entrée, pour chercher des yeux, à être accueillit, puis, prit en charge. Sourire aux lèvres, il s'annonce, en compagnie de ses deux Guépards, espérant qu'ils puissent être acceptés:

Bonjour

Profitant de l'attente pour observer autour de lui. Il avait déjà connu une Maison de Couture, son Intendance et ses Ateliers. Presque même goûté au métier de Mannequin. Presque.
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Samaele
    Alerté par le bruit de la clochette, Samaële passe le nez dans la boutique et aperçoit Shame. Un sourire chaleureux s'inscrit sur son visage pourtant fatigué du travail que représente la gestion de Nuit Blanche.

    Oh, bonjour Sh...

    La voix s’étouffe tandis que ses yeux écarquillés observent les deux énormes chats au pied de son client. Sans doute aurait-elle pris peur si son père n'avait pas lui même un félin de taille démesuré. Mais la surprise n'en était pas moins présente.

    C'est la deuxième fois de la vie que je vois des chats aussi énormes! C'est incroyable! Où les avez vous trouvé?

    Reportant son attention sur leur maitre mais gardant un oeil sur les felins.

    Vous veniez récupérer votre commande du défilé?

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Shame
Un sourire sur les lèvres à la venue dans son horizon de Samaele. Dont il n'a pas du tout l'habitude de la voir si expressive que cela mais alors pas du tout, et cela l'amuse grandement de sa réaction devant ses deux animaux, qui eux, font leur vie, sans se soucier de rien ni de personne autour d'eux, et d'un air innocent de dire :

Un chat dans la gorge ? Non, vous ne louchez pas, y en a bien deux . Je peux comprendre que deux d'un coup, cela puisse, laisser sans voix...

Puis en fait, non, la Jeune Femme rattrape vite l'instant de surprise et entame la conversation. Il en sourit d'autant plus lorsqu'il apprend, que cette race d'animal ne lui est pas inconnue:

Vous en avez déjà vu ? Peut-être vécue avec ? C'est mon cas. Depuis toujours, j'en ai eu autour de moi. Je les ai fais venir ici, peu après mon arrivée, dans ce Pays. Par périodes, je les ai à mes côtés puis par d'autres, je les laisse aux grands soins de mon Personnel qui s'en occupent avec beaucoup de précautions dans les divers domaines et réserves naturelles que j'essai de construire pour eux, lors de mes déplacements dans les différentes Provinces.

Le sourire compréhensif, d'observer Samaele faire avec les animaux, puis hoche de la tête pour lui répondre:

Oui, c'est bien cela. Pour ma commande du défilé. L'Immaculé.

Ecoutant la moindre parole et observant les moindres gestes de la Jeune Femme. Laissant la surveillance à celle ci sur ses deux félins. Un brin amusé tout de même. Cependant, il trouve Samaele inhabituellement fatiguée. Alors pour ne pas lui prendre trop de temps, le Jeune Homme cherche sur lui, ce qui devrait lui permettre de régler sa note, étourdit, lui dira:

Mince, j'ai oublié ce qu'il faut pour te régler la commande. Je n'y crois pas. Bien la première fois. Nous revenons, et désolé, encore. A bientôt.

Un signe de main en cuir sur les encolures pour indiquer la sortie à ses deux compagnons,un sourire tout de même, le Jeune Homme quitte la boutique, déçu, de son oubli. Persuadé que lorsqu'il y retournera, il pourra régler enfin. Et c'est le nez devant une affiche sur la porte d'entrée de la boutique fermée, qu'il soupire:

Fermé pour l'été.

Sans autre forme de remarque, le voilà, qui part dans les rues pour continuer son bout de destinée qui au final le fera revenir, bien après l'été, et en compagnie de Lylla, à qui, il a promit de lui faire découvrir des Maisons de Couture. Ce fut celle -ci qui lui vient à l'esprit, pour pouvoir honorer sa dette pour sa commande prête. Il ne sait si avec le temps passé, cela ne sera pas mal prit, en tout cas, sourire aux lèvres, le Jeune Homme a gardé son bras autour de la taille féminine, pour la laisser entrer en première, puis lui ensuite, et de lui présenter le chemin pour se diriger vers l'accueil, lui laissant tout le loisir, de se faire plaisir, par les modèles et tenues, dans les catalogues, mis à disposition:

Bonjour

Dit-il à leur entrée. Pour signaler leurs présences à tous les deux, puis discutent avec Lylla, sur ce qui les entoure en ce lieu:

Je suis venu au premier défilé de la Maison. Magnifique et Splendide. Je vous aurai connu à cet instant là, je vous aurai volontiers proposer de m'y accompagner.

Alors qu'il se penche par dessus son épaule, tête sur le côté, pour observer ce qu'elle pourrait bien avoir envie et connaitre peut-être ses goûts en matière d'étoffes, de tissus, de couleurs et de tenues, la voix parcourant sa nuque d'un léger souffle, et sur quelques mèches blondes ondulées:

Qu'en pensez vous ?

Ils en sont là. Il détourne ses yeux un court instant pour voir si quelqu'un vient à eux ou apparait.
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Lylla
Et le temps court tandis qu'ils cherchent à le retenir, à se plonger avec délice dans chaque sensation nouvelle que leur procure l'autre. Cet autre que le destin a mis sur leur route.
Ne dit on pas qu'il ni a point de hasard et que l'on finit toujours pas croiser ceux que la destinée avait prévu de nous faire rencontrer ?

Combien de chance y avait il pour que la Champenoise ne vienne à Paris ?
Combien encore qu'elle y rencontre de la thèse l'écrivain ?
Que la magie opère et qu'ils se découvrent des points communs ?
Comment en cet instant ne pas penser à une intervention Divine.

Alors qu'ils parcourent les rues, doigts entremêlés ou tailles rapprochées par un bras protecteur, la blondine caresse du regard celui qui se tient à ses côtés, charmant protecteur et galant courtisan.
La douce caresse de ses doigts à son visage ne s'efface pas de son esprit, ni même celle de ses lèvres qu'elle n'a pas repoussé.
Rarement homme en sa présence aura eut un tel comportement et cela la charme, l'envoute au delà du raisonnable.
Mais point de raison aujourd'hui, elle n'en a aucune envie !
Encore moins quand la prenant par le taille il l'invite dans la caverne d'Ali Baba.

Sous son impulsion, ils avancent vers l'accueil, navigant parmi quelques mannequins de bois, porteurs de merveilles qui illuminent le regard féminin de mille étoiles.

Après un salut courtois signalant leur présence,oubliant politesse et bonne manière, la blonde réduit la distance les séparant à quelques millimètres, toute à son enthousiasme.

Shame.... Mais c'est magnifique !

Elle relève un minois ravi vers lui alors qu'il lui parle du premier défilé. Rare sont les hommes de sa connaissance à apprécier fréquenter les salons de styliste, et en une fraction de seconde, elle les imagine fort bien courir tout deux, les salons et autres défilés, à l'affut de nouvelles tendances, de nouvelles splendeurs.
Et je me serais définitivement ruinée en votre compagnie ! En écho à ses paroles, le rire succéda.

S'il y a une chose qu'elle n'a jamais regretté depuis que baronnie lui avait été octroyé, c'était les revenus cossus que ses terres lui procuraient. Non pas qu'elle eut un train de vie particulièrement dispendieux, mais désormais, elle pouvait se faire plaisir sans craindre de l'avenir. Et elle comptait bien ne pas se priver.


Sous le regard attentif de son compagnon, elle caresse les échantillons de tissu, goute du bout des doigts, leur finesse et le dur travail des tisserands qui ont fait preuve ici d'un extraordinaire talent.

Votre couturière s'est trouver les meilleurs artisans et ses modèles... Hummm.....

Une après l'autre, elle tourne les pages des catalogues, et s'arrête sur chaque modèle qui l'interpelle.
Celui des souvenirs en premier lieu. Elle aime les souvenirs la blondie.
Ce sont eux qui vous réchauffent le coeur, au plus profond de nos nuits solitaires.

Ohhhhhh !!!!! Regardez le modèle Aryanna... non mais qu'elle finesse. Cette robe est ciselée comme un bijou.

Elle s'exclame, s'extasie, chaque page lui arrachent un compliment.
Tout n'est que ravissement, rien n'arrive à lui déplaire. C'est un comble tout de même !

Dans le catalogue de Feu et de Glace, ce sera le tombé et la sobriété élégante de Daeneris 10, puis une envolée de compliment pour le décolté sensuel de la Margaery 25,
elle s'imaginait aussi parfaitement revêtu de la Samsa 45 pour ces fameuse soirées au coin du feu... Une idée à retenir pour la Dori.
Mais quand elle ouvrit le catalogue pour femme.... Alors là.... plus aucun mot de sorti.
Shame avait réussi à la rendre muette, et ce n'était pas chose facile !


Bouche ouverte, le O d'admiration n'en franchissait pas les lèvres.
Elle les aurait toutes voulu tant les toilettes étaient belles. Mais il était clair que tant de beautés devaient s'arracher comme des petits pains les grands jours de marché.
Quand l'index se pointe sur le robe 3 aux délicates teintes vertes.

Celle là ..... Elle se voisdéjà dedans, joliment vêtue et à l'abri du froid de l'hiver qui allait bientôt fondre sur eux.
Et brusquement , parce que toute femme à ses lubies, elle revient sur le catalogue de Feu et de Galce pour lui désigner la Lysa 47

Ou celle là .... Bon je risquerais une angine de poitrine certes ! Mais elle était tellement belle.

Son regard cherche le sien, pourquoi a t elle envie de son approbation ? Sans doute car elle désire lui plaire. Tiens, cela est nouveau, il y a longtemps qu'elle ne cherche qu'à se plaire elle même...
Le printemps est loin pourtant pour que bourgeonne de tels désirs et pourtant ils sont bien là. Et s'ils avaient été au plus près des chaudes journées et dans une plus grande intimité se serait certainement sur le modèle Ellaria 36 que son choix se serait porté.


Vous pensez que cela m'irait ? Sous entendu... Il est suffisamment fin pour comprendre Elle cherche à lui plaire. aucun doute.
Laquelle préférez vous ?
Deux styles différents. Sa réponse lui en dira beaucoup.
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Shame
Il n'y a plus beau qu'une Femme ravie. Et il est heureux, tout simplement, que cela lui plaise. Est-ce si rare de voir le bonheur sur un visage ? Oui, il le croit. Sans doute en a -t-il plus connu qui ne sont épanouit. Et il en est ravi en retour, de pouvoir offrir à Lylla, ce qui ne peut que la rendre enthousiaste. Il avait bien rit à sa remarque sur le fait de se ruiner. En sa compagnie. Ses yeux s'étaient légèrement plissés tout en la contemplant, lèvres mordillées. Il hoche de la tête sur les paroles destinées à Samaele, Créatrice de cette Boutique et Organisatrice du Défilé:

Oui. J'ai été très surpris, je le reconnais de l'ensemble de sa Prestation.

Et l'instant le plus renversant, prêt à secourir Lylla si elle en tombe à la renverse, justement, posté derrière elle, à observer sa main faire tournoyer les pages des catalogues, et les modèles qui semblent lui attirer une attention toute particulière. A chaque Tenue où elle lui demandera son avis, sa main gantée de cuir viendra frôler la sienne sur son passage pour en caresser le dessin, pour donner son avis, le plus spontané qu'il soit, et c'est ce qu'il sera, venant poser par la même occasion avec douceur sa tête au creux de son épaule, visage contre visage, quasiment à se toucher, pouvant irrémédiablement croiser leurs regards, pour y trouver un consentement, de la part de l'un et de l'autre, mais pour cette minute précise, les modèles:

Elles vous iraient toutes à merveille. J'ai moi même eu du mal à faire un choix pour une tenue, vu qu'elles sont toutes magnifiques et peuvent être portées en bien des occasions différentes.

Il observe avec attention celles des choix de Lylla, puis:

J'aime beaucoup la 36.

Sans doute parce que ses derniers temps, lui même, aurait tendance à se tourner vers le marron, orange, jaune, or. Mais il aime tout particulièrement, l'ensemble, le long collier, qui permet de laisser imaginer le plus simplement, une partie du corps, sans qu'elle ne soit soumise à un décolleté comme c'est pour beaucoup de robes. Puis se reculant, un peu en arrière pour mieux porter un regard plus prononcé sur l'ensemble de son corps, il lui sourit:

Oui, elle vous irez. Pour une soirée bien particulière.

Mais il se garde bien pour préciser la soirée en question.Puis revient vers elle, pour avouer, un dernier coup d'oeil au catalogue:

Ma préférence reste sur la 36.Ellaria.

Battements de paupières, les yeux plongés dans son regard, pour lui confirmer toute la sincérité de son choix.
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Lylla
C'est la première fois pour elle. Première fois à Paris certes, mais première fois aussi qu'elle fait les boutiques avec un homme. Découverte pleine de charme à l'image de la boutique et qui en se partageant ainsi, se veut tout aussi intime puisque au plus près des corps par leur habits.

Il lui parle de ce fameux défilé. Et c'est que la curiosité féminine n'est pas une légende.

Dites moi.... Comment avez vous découvert cette perle ?
Elle se retrouverait bien sur la paille pour le simple plaisir de voir briller les yeux d'un homme, vêtue de ses riches étoffes à la coupe si joliment suggestive.
Elle sent sa présence au plus prés, à l'affut derrière elle. Elle se laisserait volontiers tomber dans ses bras si elle était du genre à se pâmer mais non elle est plutôt Hoooo.... Ha......
Et les onomatopées s'enchainent, alors qu'elle s'extasie à chaque nouvelle page, pour se taire brusquement quand la main de cuir vient au contact de la dégantée.
Et renait l'exquis frisson à sentir son torse tout contre son dos, leurs mains se jouant de la rencontre au dessus des esquisses.
Le creux de son épaule sert désormais de nid au visage de Shame qui joue le curieux afin de répondre à son questionnement sur le possible choix à faire.
Un cheveu les sépare, il suffirait qu'elle chasse cette boucle traitresse qui impose à leurs visages cette fragile frontière capillaire. Oui mais la chasser pour quoi faire ?
Plonger dans l'immensité de son regard ? Se repaitre de son sourire ? Fondre peut être..
.

Si choix fut fait, je suis curieuse de le connaitre je vous l'avoue...
Revenir aux modèles, vite ! Pour une nouvelle vague de chaleur part de ses reins pour remonter jusqu'à ses joues, à l'évocation de robe qui a ses préférences.
Un chiffre facile à retenir....
36 comme la mousseline à l'instant des noces
36 comme les noires mêlés aux blanches
36 comme les décans célestes
36 comme les tattvas....

36.... Il aime.... Toute en suggestion, qui laisse à voir tout en incitant à découvrir.
N'était ce pas un peu l'histoire même de cette magnifique journée. Evoquer ... amener la curiosité, le désir d'en savoir plus.... Se connaitre et se découvrir.
Cette robe était bien le symbole idéal, à l'antipode de ce qu'elle pourrait porter pour sortir de chez elle, mais si subtilement raffinée pour cette soirée particulière pour laquelle aucune précision n'était nécessaire.
36 comme les chandelles qui brillent au coeur d'une nuit...

Lylla sent plus qu'elle ne perçoit les yeux qui parcourent ses courbes, visualisent le tombé du tissu, approuvent ce qu'ils imagent.
Et ce collier ! Il vêtirait un corps à lui seul.... Cela la blonde le gardera pour elle.
Il est trop tôt. Encore.


Derrière le battement de paupières dont il joue, se doute t il des pensées qui l'agitent.
Elle voit bien la sincérité de son avis, mais lui perçoit il le trouble qu'il fait naitre, l'émoi grandissant qui pourrait presque faire peur à la blondine.
Tellement de souffrance, d'espoirs déçus par des êtres volages autant que versatiles.
A t elle encore la force de voler vers la lumière sans se bruler les ailes une énième fois ?
Les cils viennent offrir leur ombrage au regard de biche un court instant affolée.
La menue glisse entre ses bras pour lui faire face, le menton relevé pour porter les senoises vers le visage souriant. La main s'agite doucement comme elle le ferait d'un éventail virtuel.


Il fait chaud ne trouvez vous pas ?
Coup d'oeil curieux à droite, puis à gauche.
Peut être que votre fabuleuse couturière est quelque part dans les annexes, en pleine séance créative ... J'espère qu'elle ne nous accueillera pas à coups d'épingles !
Décidément après la louche voilà arriver les aiguilles.
Shame allait la prendre pour une folle à coup sur, mais une fois encore l'image déclencha un petit rire qu'elle eut bien du mal à réprimer.

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Shame
Lors d'une rencontre, il est difficile de savoir qui est en sa compagnie, et le Jeune Homme ne perd pas de vue le hasard de celle ci, où, quand, comment, pourquoi. Ils le savent très bien tous les deux, et sa thèse, sa fameuse théologie, les illustre très bien, en deux êtres à la recherche, oui, d'un être de sexe opposé, c'est une certitude, en tout cas, jusque là. De compagnie. De partager des instants comme celui d'aujourd'hui. Et qu'il y en est tout plein tellement que c'est un hasard qui semble leur convenir et sied à merveille. Pour toutes ses premières fois que la vie a pu lui offrir, pour tous les beaux instants, pour toutes les fois où il a prit peur, la fuite, de la distance et où cela a pu ne le faire qu'être frileux, il accepterait bien volontiers, pour une fois, pour cette fois, alors qu'il est les yeux plongés dans le regard de Lylla, qui dans un rire, semble s'éventer de sa main, et lui demander s'il ne fait pas chaud, impatiente de découvrir Samaele, et de rire à son tour, à l'accueil à coup d'aiguille:

Oui, le temps semble s'être adoucit, la fraîcheur a disparu. Quand à la fabuleuse Couturière, j'espère que nous n'aurons pas à la chercher telle une épingle dans une botte de paille.

Il n'avait songé qu'à l'expression pour rester dans le contexte de la couture, mais, si cela peut éveiller d'autres idées, c'est avec plaisir, qu'il aimerait bien, les lire sur les expressions du visage de sa compagne. Alors qu'à son tour, instinctivement, ses bras avec douceur entoure sa taille, et qu'il se penche pour venir goûter ses lèvres:

J'ai rencontré Samaele, pour avoir des conseils dans le domaine du Droit. Puis étant sur Paris, j'ai remarqué qu'un défilé était organisé par elle, et j'y suis venu. A la dernière minute, je m'en suis motivé.

Et comme il aime préserver, en tout cas, il a beaucoup changé sur cet état de fait, de plus en dire à défaut ne plus en dire du tout, de trop sur lui même et sur les autres, étant les mieux placés pour le faire eux mêmes. Après tout, n'avait il pas été un Fidèle et Loyal à sa façon d'en connaitre ses deux mots, mutique pendant des années en ce Monde. Il lui sourit, se demandant, ce qui a pu lui traverser l'esprit sur le choix: 36. Sur l'instant, il n'en fera pas le rapprochement. Il l'avait choisit avant tout pour contraster avec les choix que Lylla peut avoir pour elle même, songeant, qu'elle doit porter du bleu, du vert, souvent à la couleur de ses yeux et de la pierre Lunaire en pendentif qui orne son décolleté des plus tentants, d'ailleurs, il viendra le prendre avec délicatesse, ses doigts de cuir frôlant à peine la peau blanche et fine, pour soulever le bijou et mieux le contempler. Assouvira-t-elle sa curiosité ou bien devra-t-il, attendre pour en découvrir sur cette pierre et son symbole:

Elle a un éclat bien particulier, le Ciel Bleu lorsque je m'y perds dedans pour rêver, allongé dans l'herbe, d'un bleu dégagé sans nuage, à l'horizon

Et de plonger dans les yeux de Lylla.
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Lylla

Certains disent que la destinée de chacun est toute tracée et que les choses, les gens, n'arrivent jamais dans nos vies par hasard.
Alors qu'elle se noie dans l'étendue sombres des amandes c'est la question qu'elle se pose.

Est il écrit qu'elle devait se rendre dans cet Hôtel de Paris pour le rencontrer ?
Mais si c'était le cas le Destin leur laisserait il le choix de sombrer corps et âmes dans ce frémissement naissant ou une fin était elle déjà prévu ?
La peur cette vieille amie revint lui trifouiller les tripes. Parce que quand on souffre d'amour, ce n'est pas que le coeur, c'est tout l'être qui subit la violence de l'affre.
Elle cherche sur son visage un signe, lui fera t il mal ? Mais elle ne voit que douceur pour accompagner une petite étincelle de désir, si semblable à l'élévation soudaine de sa température.

Pourquoi donc allait elle l'imaginer, torse nu, en train d’ôter des brins de paille de sa chevelure décoiffée ? L'émoi grandissant, elle papillonne des cils, chassant la délicieuse et importune image.

Elle ne suit plus du tout ce qu'il dit ni le temps qu'il peut bien faire, le regard captif seulement de ses lèvres. Sourde au mot, tendrement encerclée entre ses bras, elle les sent plus qu'elle ne les voit s'avancer à sa rencontre. Peau mate et lèvres roses, un contraste qui lui donne envie de... Voilà qu'elle l'effleure et que leurs jumelles s'offrent avec un brin de pudeur.

Nombre sont ceux qui aurait reçu sa main en travers du visage pour avoir osé un tel geste, mais lui non. Lui c'est autre chose. Lui c'est une autre histoire. De celle dont on a envie de croire qu'elle sera plus grande, plus belle, plus vraie...

La dextre se pose sur la chemise , hésitant entre repousser et retenir, alors dans le doute, elle reste juste là, au niveau du coeur qui bat sous ses doigts et la ramène à la réalité.


Votre talentueuse couturière verse aussi dans le droit ?

Ajoutant d'un ton mutin et dans le seul but de le taquiner tendrement.
Et c'était peut être pour une thèse que vous aviez peut être besoin de ses lumières.

Samaele... Un joli prénom, la couturière l'est elle aussi ? Vilain petit aiguillon de jalousie que voila !
Et qu'est ce qui vous a ainsi motivé ? Oui toujours cette curiosité dans savoir plus sur l'homme qui est en train de la charmer. A cet instant elle réalise qu'elle ne connait que son prénom alors qu'il sait déjà le goût de sa bouche.
Etrange et trouble situation.
Les fruits porteront ils la promesse des fleurs ?
Le futur qui s'entrouvre, elle le souhaite à la hauteur des bourgeons du présent.
A chaque saison ses plaisirs. Une soirée. Une cheminée. Un verre de vin.
Un nid d'hirondelle. De la paille. 36...


Elle vole, elle plane, pourtant elle n'a rien fumé. Il suffit qu'il soit là, face à elle, avec son beau sourire et ses grands yeux noirs et la voilà qui enfourche son nuage à poursuite de ses rêves. Cet homme a un pouvoir insensé !

Et comment la température pourrait elle redescendre quand le cuir frôle sa peau avec délicatesse, et qu'entre les doigts gantés sa pierre vient rouler.
La curiosité se lit sur son visage alors qu'il l'entraine dans son sillage, dans ce ciel si pur, si bleu. Celui où des Princesses chevauchent les nuages qui les emportent vers leurs Princes là bas à l'horizon.
Et son horizon aujourd'hui à l'éclat de ses onyx qui se perdent en elle et la font vaciller.
Cet horizon qui l'étreint avec une infinie délicatesse, la même qu'elle mettra à rejoindre sa main sur la pierre. Mains mêlées sur pierre bleutée.


C'est une calcédoine. Je l'ai trouve sur un marché... ou plutôt elle m'a appelé et fait de l'oeil. Vous savez du genre " Achète moi j'exaucerais tes vœux".
Petit rire un peu gênée d'exposer ainsi sa possible crédulité.
Et depuis je la garde avec moi... Le marchand disait qu'elle apporte apaisement et confiance à celui qui la porte, tout en l'aidant en éloquence.

C'est cette petite pierre qui jusqu’à présent assure auprès d'elle le rôle de talisman, de la présence de qui elle tire sa force et qui ne quitte plus sa gorge depuis maintenant deux mois.
Deux petits mois qui l'ont vu revenir à la vie, deux petits mois qu'elle a repris ses fonctions assurant à la fois le Palais de Justice et le confessionnal.
Le temps qu'il lui avait fallu pour se décider à venir chez Dame Violette, remettre son avenir sentimental entre ses mains.
Le cercle était bouclé. Désormais il lui semblait sur que le Hasard n'existait pas.
C'était un coup du Destin. Une flèche du Cupidon ?


Les noisettes se chargent d'ambre pour étinceler comme des étoiles avant de ce faire interrogatrices.Que me proposez vous en attendant votre prodige ?
Question bien innocente dans l'apparence. La tentation étant pour l'instant tenue à distance par le lieu où ils se trouvaient, bien qu'elle n'ai pas quitté l'enclos de ses bras.
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Shame
Ecrire et ce qui est écrit. Combien prennent-ils réellement conscience de la part de ce qui est inné et de ce qui est proposé et que ce qui est au départ du hasard serait au fil de la rencontre ce qu'on souhaite, ses propres choix. A cet instant précis, le Jeune Homme sait au fond de lui, que tout ce qu'il partagera avec Lylla, il le fera dans la continuité de leurs envies, d'être ensemble et en y songeant, rien ne lui fait peur aujourd'hui à imaginer que cela puisse conduire à un couple, une vie à deux et bien encore. Parce que tout simplement, il se sent bien avec elle, et, quelque chose en lui, lui indique de prendre soin d'elle, et, de vouloir tant en apprendre au delà de cette envie d'être avec elle, irrémédiable, que tout le reste. Lylla...Et sans doute, voudra-t-elle en apprendre tout autant, dans l'espoir, qu'elle ne se lasse pas de ce qu'il pourrait être et qui. Lui, non, bien au contraire, il sourit à tout, s'émerveille de ses paroles, de ses allusions, de ses gestes, de ses étourderies et maladresses bien loin de contempler toute la beauté et l'intelligence, la force et la fragilité, qu'elle peut tout autant laisser suggérer. Il est conscient que ses gestes de tendresse peuvent la troubler, la charmer et que la raison serait toujours là, pour la ramener à la réalité de ce qu'elle souhaite, veut, désire, pour maintenant et pour l'avenir. Il lui sourit, puis vient placer derrière son oreille, cette boucle sur son visage qui depuis le début de leur étreinte, semble apprécier de les séparer. Lui avec délicatesse, viendra la faire se maintenir à l'arrière de l'oreille, tandis qu'il sent poindre une petite touche de taquinerie, et lui répond:

Oui aussi. Que le monde est petit. Ne le dit on point assez.

Alors surtout pas le moment de changer d'attitude ou d'être plus attentionné, câlin, sinon, elle risque de songer, qu'il lui cache quelque chose. D'abord lui répondre en toute honnêteté avec franchise, pour la rassurer, même si cela peut passer pour de la taquinerie, qui le fera tout de même rire sans se moquer, trouvant l'allusion touchante, et de lui avouer:

Oh vous savez ma thèse, ma théologie, bien souvent, je n'en fais pas cas. Je la garde même secrète pour ne pas faire fuir. Au cas, où le fait d'en être informé, ferait peur. Il semblerait que j'ai eu tord de penser ainsi, et aujourd'hui, grâce à Vous, je m'en rends compte mais je suppose que c'est Vous, et pas une autre, qui aurait appréciée de m'y aider sans aucune crainte.

Puis alors qu'il pose sa main de cuir sur sa main pour baisser les yeux sur celle ci et l'amener à ses lèvres pour y poser un doux baiser, les yeux se relèvent dans les siens, et:

A mon bon souvenir, j'ai plusieurs fois eu besoin de conseils en Droit pour des situations différentes, avec ce Cabinet , d'autres Universités, et d'autres Avocats. Voyez, que je suis très professionel dans ma thèse, je consulte autant les hommes que les femmes, pour en avoir leurs opinions. Très très sérieux, n'en doutez point, Lylla.

Puis vient poser un autre tendre baiser sur ses cheveux pour la rassurer:

Oui en effet, sur les Jeunes Seigneurs qui se font destituer. Sur le cas d'un Jeune Universitaire dont les portes lui ont été fermées pendant un an. Sur le cas, de faire des dons. Et sur celui d'un Non Grata. Possible que j'en oublie. Mais je ne consulte pas à chaque fois, un expert juridique. Dans les affaires qui attirent mon attention. Tout ceci allant de paire, avec les rapports entre les Hommes et les Femmes en des contextes et conditions bien différentes. Selon le rôle tenu en chacun(e) des affaires dans lesquelles j'avais besoin de lumière ou de sortir de mes convictions, d'en connaitre d'autres.

Il laisse un léger rire le prendre au corps à corps, qu'elle doit bien ressentir, puisqu'ils ne sont pas moins collé serré un peu, il laisse un léger silence prendre toute la mesure de cette situation dont l'intention ne peut tromper. Il tentera de ne pas prolonger sur cette sensation, pour en faire de même de son côté à son égard, puis sachant que poser la même question en retour, ne serait pas l'idéal, il avouera:

Vous avez surement dû inspirée et être inspirée. Par autrui.

Il pense qu'elle le comprendrait très bien. Il ne sait pourquoi. Parce qu'elle semble faite pour partager, à deux. A-t-il répondu à sa curiosité, il y réfléchit une minute:

Je ne sais jamais ce qui me motive. Je sais juste, que lorsque cela attire, capte mon attention, qu'il y a matière à faire. C'est comme poser le doigt là où il faut, pour....

Les paupières une seconde se ferment, pour revenir à la réalité sans se perdre, et ajoute :

Non point là où cela fait mal comme cela pourrait se dire, quoique, je me demande, vu ce que j'ai en retour souvent bien violent. Mais qu'il y est possibilité d'en changer la donne, le sens, l'issue. Comme...Comment dire... Je sais juste que ce n'est pas ce qu'il faut dans ce qu'il est lorsque j'y porte mon intérêt.

Il confirmera, tout autant passionné aussi lorsque cela lui vient mais gardant bien à l'esprit, de ne pas s'y perdre, et de conserver le réel lien de la rencontre, pour lesquels, ils sont ici ensemble tous les deux:

C'est ce qui me motive. Cette force intérieure qui me pousse à y aller même si c'est risqué, et de savoir en minimiser ses mêmes dits risques. Pour en changer ce qu'il est. Chose en outre bien difficile souvent. Et sans résultat. A quoi c'est dû...

Une pause relative à une parenthèse qu'il espère sera un sujet de conversation qui n'aura pas fait perdre quelque chose de magique, en tout cas, cela serait bien difficile, lorsque cela en vient à la pierre qui orne son décolleté dont il ne parvient pas à en retirer ses doigts de cuir et plus du tout l'envie lorsque Lylla vient au contact de la pierre de sa main. Il sourit en voyant faire, et, l'écoute. La calcédoine est importante et a une place importante pour elle et dans sa vie. Il murmure pour retenir:

Calcédoine...

Il ne connait pas du tout. Puis il sourit pleinement, à leur rencontre à toutes les deux, et rit un peu:

Mince, elle est plus douée que moi. Je n'ai même pas songé à vous faire un clin d'oeil. Non tout se perd, n'est-ce pas ?

Ses yeux quittent la pierre pour avoir un retour à son interrogation. Il aime bien le récit et ce que le marchand lui fera l'aveu. Il hoche de la tête. Puis...

En attendant. Je préconise une séance d'essayage chacun, avec les modèles à disposition autour de nous.

Il lui sourit. Songeant que cela serait possible. Proposer, promettre et que cela ne soit.

Vous en voyez, une cabine, une pièce ou paravent pour se faire ?

Parce que l'idée lui plait bien. Qu'il détache son regard de Lylla pour pouvoir lui offrir ce cadeau. De par un tour d'horizon autour d'eux.
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Lylla
La main glisse dans ses cheveux, remet en place la rebelle derrière son oreille. Tout n'est qu'effleurement et attentions.
La douceur de la brise ne saurait être plus douce que les gestes dont il la couvre. Et elle aime cela. Lylla n'a guère l'habitude d'être l'objet d'autant d'attention. Etre cajolée, choyée c'est tout nouveau pour elle. Si elle ni prend pas garde elle pourrait facilement devenir dépendante de tout ces petits riens qui paraissent si naturel pour son compagnon.
Tant de désirs qui trouvent en sa présence comme l'aboutissement de chacun de ses souhaits. Les mirettes fichaient dans les siennes, c'est l'Univers qu'elle contemple.
Son Univers à lui, celui qu'il lui permet d'entrevoir, et ce qu'elle voit, perçoit lui plait.

Sa propre vie ne fut jamais un long fleuve tranquille, elle en a gouté les hauts et souffert des bas, mais se sont tout ces instants passés qui font ce qu'elle est au présent. Et la jeune femme sait pertinemment qu'il en va de même pour chacun, et donc pour lui.
Tout être qu'il soit homme ou femme, arrive dans une histoire avec son passé, ses valises en quelque sorte. A l'autre de l'accepter tel qu'il est et non comme nous voudrions qu'il soit. Tout bagage est moins lourd à porter quand on partage sa charge.

Elle sourit à son propos et le sourire va en s'agrandissant quand il fait état de sa particularité sur le sujet de sa thèse.
Si vous m'en jugez digne, je serais heureuse de vous apportez ma vision de la chose . Je serais particulièrement fière que vous partagiez avec moi ce si grand secret.

Elle le taquine peut être un peu, mais elle a parfaitement compris que derrière ce qui semble un sujet d'étude se cache une épine bien plus importante qu'on le pourrait penser de prime abord.

Leurs regards ne se perdent que pour mieux se retrouver dans ce jeu délicieux, les mains empruntent le même rythme quand au détour ses lèvres viennent se poser, en un baiser aussi léger que le doux battement que les ailes d'un magnifique papillon.


Voyez comme encore une fois, les faits nous rapprochent
s'exclame t elle dans un souffle. Ne vous ai je point dit ? Je suis actuellement Juge de Champagne. Elle taira pour l'instant son passage en tant que procureur du temps de la Cour d'Appel. Oh je ne suis certes pas une pointure à l'échelle de notre précieuse artiste, mais je ne suis pas totalement ignorante en ce domaine.

Alors que son visage se rapproche, elle scrute ses traits. La différence immédiatement visible, loin de l'inquiéter, éveille en elle une sensibilité particulière. La blondie espère pouvoir en découvrir plus sur ses origines, appréhender les désirs qui l'animent et les souvenirs qu'il a gardé de ses origines.
Sa bouche dans ses cheveux, un autre baiser qui si pose, si près de son oreille,et il lui conte l'histoire d'un jeune Seigneur floué, et d'autres cas sur lesquels il a pu se pencher.

En fait vous devriez être juriste vous même...Elle le sent tellement impliqué dans ses combats, l'impression fugace que cela le touche plus qu'il n'en dit.

Mais le trouble va grandissant quand elle ressent jusque dans son corps le rire qui l'anime. Le repousser et perdre ce contact vibrant ? Se coller à lui encore plus près et risquer de passer pour moins que rien ? Le choix est difficile et par chance il le fait pour deux. Lylla n'en a que plus de respect pour lui. D'autant qu'elle comprend clairement qu'il ressent un trouble identique au sien. Un nouveau rire s'envole.


Inspiré... J'ai plutôt laissé la vie me porter pour ma part. Certes je fus parfois guider dans une voix plutôt qu'une autre, mais en fait j'ai suivi le courant.

Cela ne révélait pas une personnalité hors du commun, mais l'instant n'était pas au jeu des apparences, elle se voulait le plus franche possible. D'autres explications viendraient. Plus tard. Si elle ne le faisait pas fuir par sa franchise parfois désarmante.
La moue se fait malicieuse

Je ne suis pas sure d'avoir inspiré quiconque non... mais qui sait, je vous inspirerai peut être vous.... Sous une touche d'humour, elle dissimule sa timidité et surtout le trouble qui s'en va grandissant.
Elle le verrait bien en une sorte de Roi des Bois, se battant coute que coute contre les injustices. Et le regard se perd dans ce nouveau rêve, elle serait sa Marianne et ensemble ils parcouraient les chemins, affrontant à deux les tempêtes et autres remous vaseux, parce qu'à deux on est toujours plus fort, soudés comme les doigts d'une même main.

Des mains jointes comme en cet instant au creux même de son décolleté. Avec un sérieux irréprochable malgré la situation dont il ne profite à aucun instant, il écoute l'histoire de la pierre "magique", aussi magique que leur rencontre...

Il n'est jamais trop tard pour bien faire.... Et le clin d'oeil suit mais dans l'autre sens. D'elle à lui. Nouveau sourire. Nouvelle parade. Comme le paon fait sa roue, Lylla se pare d'un trait d'humour.

Les yeux parcourent les salons, estiment ce qu'on peut faire avec des mètres de tissu et des mannequins, les idées s’imbriquent. Fera. Fera pas. Cap ou pas cap ?


Vous êtes sur ? Et si Samaele nous surprend ? Les noisettes s'éclairent.
Conflit d’intérêt ! Elle ne pourra pas nous défendre devant un juge... Misère nous serons perdus. Seuls et sans défense !

Avec la grâce d'un de ces chats qu'elle adore, et glisse entre ses bras et tourbillonne dans le salon de présentation.

Entre ses mains trois portants délaissaient dans un coin deviennent des cloisons et les carrés d'échantillons s'unissent pour former de petits rideaux de séparations. En un mot comme en mille, elle fout la révolution dans le salon ! Mais une révolution colorée et soyeuse, il faut au moins cela pour être dans le thème.
Et au diable le guêt, s'ils finissent en prison au moins y seront ils ensemble !
Bon certes ce sera moins classe qu'une peau de bête devant une cheminée mais bon... se sera toujours une histoire dont ils pourront rire plus tard. D'une façon comme d'une autre. Quelque en soit l'issue.


Tadammmmmm !!!!!!
Des deux mains elle soulève ses jupons pour plonger dans une profonde révérence. La cabine d'essayage de monsieur est avancée.....

Se prenant au jeu elle virevolte dans la pièce, passant d'un mannequin à l'autre avec grâce. Quelle est la tenue que Monsieur voudrait essayer ?
Le regard se teinte d'admiration.
C'est que Monsieur est bel homme.... Un rien suffira à l'habiller. Si le compliment se veut franchement exagéré dans la forme, il est pourtant sincère dans le fond.
Le regard qu'elle lui lance d'ailleurs en dit long en ce sens.
Un nouveau pas de danse l’emmène se saisir d'une chemise, plus loin se sera des pantalons
De quoi aller au Tribunal pour une nouvelle affaire ?
Un jeu de cache cache d'un coté et de l'autre d'un mannequin Ou une tenue plus "chic" pour séduire une Dame ?
Elle jette une cape sur son bras avant de le rejoindre Ou encore un ensemble de voyage pour partir au bout du monde ?
Légèrement essoufflée d'avoir jouée sa dancing queen Lylla se fige devant lui, bouclettes rebelles en bataille, bouche entrouverte sur sa respiration haletante et les bras chargeaient de ses trouvailles, petite abeille virevoltante et pleine de vie.

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Shame
Il penche sa tête sur le côté à maintes reprises devant les réponses et l'attitude de Lylla, qui lui plaît. Pourquoi le cacher. Ce serait perdre du temps, juste ce qu'il faut, il se laisse porter comme elle semble se laisser porter. Pas de question existentielle, des vécus, des légèretés d'esprit, de corps, de mots qui font d'eux, non point le radeau de la méduse qui pourrait les sauver d'une vie difficile, compliquée ou sinueuse jusqu'à alors. Une vie vécue, c'est tout. Il lui sourit, les yeux pétillent, bien sûr d'un éclat déjà naturels, tendres et sous le charme autant que touché. Et bien loin de tomber trop vite dans l'amour. Innamoramento. cela y ressemble tant. Pour l'instant, ils paraissent se plaire, être bien, en cette journée, prêt à suivre et à être suivi. Un si grand secret entre eux:

Et même sans en Juger et Vous Jugez, j'accepte volontiers que vous partagiez ce secret avec moi.

Et comme les mots peuvent être précurseurs et devins à ce qu'il est possible d'être, il l'observe longuement, et son sourire s'agrandit:

Ainsi. Juge de Champagne.

Qu'il garde dans un coin de son esprit, d'en déguster en fin de repas. Il penche la tête sur le côté, pour venir prendre son menton, son index de cuir, à peine, en dessous de celui ci, pour mieux apprécier l'éclat de son regard:

Vous avez un avantage certain. Un beau maillet. Sinon les tenues de Juge et d'Avocat ne sont pas fait de la même étoffe au sein d'un Tribunal ? Qui sait peut-être qu'un jour, vous serez à vous rencontrer dans une affaire et que vous pourrez les comparer, voir, vous entendre, pour en confectionner?

Il sourit amusé, ses yeux se plissent. Les imaginant en début d'audience, de se perdre dans une conversation et que tout le monde autour d'elles, les attendent, pour débuter le procés, il ne doute pas que Lylla soit ignorante, quelque chose, en lui, qui lui fait sentir: Il hoche de la tête:

C'est ce que j'avais prévu, d'en suivre la formation et de le devenir. Pour la prochaine session. Je me suis désisté. Pour un autre projet.

Il la comprend très bien. C'est ce qu'il a fait jusqu'à aujourd'hui. Suivre le mouvement et le courant. Et sa vie n'aurait jamais été ce qu'elle est, et ce qu'il est maintenant. Il l'écoute avec attention, il réfléchit un court instant, ne pouvant se défaire de ses images en son esprit, qui reviennent à des choses tellement agréables à deux, il se mordille les lèvres, trop tard ou le moment de bien faire, clin d'œil en retour:

Si Vous saviez...

C'est fou ce qu'un clin d'œil peut avoir comme de possibles promesses. Il l'observe comme lui faire le tour d'horizon de la Boutique. Il cherche, tout autant, puis replonge dans son regard:

Je suis certain que si nous faisons attention et prenons soin des tenues qu'elle comprendra. Nous surprendre ? Et bien si c'est le cas...J'espère que nous serons présentables et pas en tenue d'Adam et Eve, entre deux essayages. Je suppose que c'est, ce à quoi, Vous faites allusion.

Il rit, imaginant encore plus dans un Tribunal, autant pour Lylla, pour Samaele que pour lui même, prenant sa main dans la sienne de cuir alors qu'ils inspectent à la recherche d'un lieu pour se changer, et une tenue à choisir chacun pour l'autre:

Manquerait plus que cela. Et qui en aura à être le Procureur et le Juge pour notre affaire. Je nous vois très bien, les trois, avec nos airs un peu bêtes de se retrouver là.

Son autre main de cuir en l'air qui s'agite:

Non, non, non.J'opte plus pour nous remonter les bretelles, nous remettre les idées dans le droit chemin et qu'on remette tout en place ou qu'on règle les dégâts. Enfin j'espère...Mais y a combien de chance que cela arrive ? Une sur...

Il dodeline de la tête puis avoue:

Soit je Vous pousse dans une pile d'étoffe pour Vous cacher et que Vous n'y soyez pas impliquée. Soit, c'est moi, je me jette moi même, pour ne pas être impliqué. Et je Vous laisse gérer entre Femmes...Ou on peut s'y lancer dedans ensemble, mais j'ai peur que cela puisse être considéré comme une circonstance aggravante. Qu'en pensez vous ? Vous voulez qu'on en discute avant d'un plan A, B ou C si jamais cela arrive ? Ceci dit, dans tous les cas, nous avons intérêt à ne pas avoir de conflit.

Pour le coup, lui sourit, d'un air de rien, comme si cela est naturel de songer d'une telle manière. Les paupières battent la mesure, puis la garde tout contre lui alors que Lylla glisse de ses bras. Il la contemple dans son improvisation, pour leur faire plaisir, se faire plaisir à tous les deux, lui qui allait rajouter, tant qu'on ne refait pas toute la décoration. Et bien si! Elle est incroyable, et il se prend au jeu. Une révérence, la cabine lui est présentée, il la remercie volontiers alors qu'elle joue son rôle à la perfection:

Ah, donc, c'est prévu que nous allions au Tribunal. Et bien...

Quitte à y aller, que ce soit pour une belle tenue. Et séduire une Dame ? Il se passe sa main gantée de cuir sur son menton, pensif, puis le sourire s'étire sur ses lèvres. Il la suit de ci et là, pour lui même avoir une idée de ce qu'elle pourrait envisager pour lui, regard curieux sur les divers éléments qu'elle prend, et la découvre autre que ce qu'il en est jusqu'à maintenant. Il vient à Lylla:

Faites de moi, votre plus beau fantasme

Les yeux dans les siens, alors que ses mains de cuir se tendent vers elle pour accueillir son choix, et venir lui voler un baiser, devant la beauté du tableau offert. Ne pouvant faire autre, tête penchée sur le côté, à goûter sa lèvre inférieure, puis supérieure, tout en lui soufflant:

Qu'aimeriez vous ....

La scène en est à cet instant précis.
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Lylla
Qu'il l'estime digne de pouvoir partager avec elle son secret, c'est ici la marque de confiance ultime. Si l'égo est caressé dans le sens du poil, c'est surtout le coeur, le plus touché par ce geste. Une promesse de partage allant au delà de ces instants de plaisir et d'insouciance qu'ils s'offrent, en refaisant à leur façon bien innocente la décoration intérieure de la boutique.

De jeux de mots en allusions, chacun offre à l'autre un apreçu de ce qu'il fut et un instantané de ce qu'il est. D'effleurements en caresses, les peaux s'apprivoisent, les lèvres ce goûtent pour venir en quémander un peu plus, encore sentir l'émoi naissant, si doux à revivre sans cesse.

Ils ne se détachent que pour mieux se retrouver, parenthèse enchantée de vie bien agencée.
Ils sont l'étincelle de magie, la touche de folie, l'instant T.
Celui auquel on croit devoir ne jamais accéder et qui vous tombe dessus un beau jour, celui où l'on n'attend plus rien, jugeant que la vie, jamais ne vous fait de présent. Et la surprise est à la hauteur d'une attente insondable.
Plus abyssal furent les remous, plus magnifique est le battement de coeur.
Celui qui vous dit
"Hey je suis toujours là... je suis Vivant !!!"
"Retourne donc dans ta caverne, tu y es en sécurité" Vous doutez, vous le rembarrez.
Il insiste l'impudent
" Laisse moi vivre, je ne t'ai rien fais moi"
"L'on t'a fais du mal et je ne veux plus vivre telle souffrance" Votre douleur est encore palpable, tapie dans un recoin de votre mémoire.
Mais il se défend comme un beau diable "Toi seul peut laisser quelqu'un nous blesser, nous ne faisons qu'un dans la souffrance, mais tu ne m'écoutes jamais quand je te parle, tu laisse ton égo te manipuler.
De là née la réflexion "Tu dis que c'est ma faute si nous avons autant souffert ?"
" Si tu m'avais consulter... Vraiment... Tu aurais fait les bons choix" Aurait il raison ?
Alors enfin vous écoutez ce qu'il a à vous dire "Ecoute l'espoir qui frappe à ta porte, et laisse moi ressentir pleinement les choses. Ne m'enferme plus à double tour au plus profond de toi. ! Je sais ce qui est bon pour nous."

C'est ainsi qu'une femme se lance tête baissée dans une relation naissante, faisant taire son égo qui voudrait poser mille questions. Comme un père mitraille un prétendant sous le feu des questions. Qu'elle accorde son pas à celui de son partenaire, pour évoluer ensemble dans un même mouvement. Une main pour la guider, un bras pour la rassurer, une épaule pour s'appuyer et un coeur pour l'aimer un jour. Peut être. Plus tard.

Le charme ne cède pas devant le brin de folie et Shame se joint à elle pour entamer cette danse désuète et pleine de charme. On se cherche. On s'évite. On se retrouve. Enfin.
Ou étais tu durant tout ce temps ? Je te cherchais. Je t'attendais.
Les rires s'enchaînent, les situations imaginées, plus cocasses l'une que l'autre.
Au jeu du moi je ferais, ils en sortent toujours gagnant.
Parfois un mot plus sérieux évoquant l'avenir. Des projets.
Chaque arbre est porteur de promesses. Aux amoureux des jardins de prendre le plus grand soin de leur culture.
Il n'est pas offert à tout le monde de savoir maitriser les soins à donner.
Savoir que pour savourer l'éclaircie et les beaux jours qui permettront aux fleurs d'éclore, il aura fallut le froid de l'hiver, la bruine qui humidifie les jours pour que les graines semées prennent racines.

Alors, comme des enfants plus vraiment innocents, ils s'en donnent à coeur joie.
Ils sèment comme des insouciants ! Ils sèment aux quatre vents.
Surs que la récolte n'en sera que meilleure.
Attention, réflexion et imagination sont de sortie. Elles suivent les nacres qui mordillent un coin de lèvre, les cils qui papillonnent sur un regard,et les sourires qui sautent d'une bouches à l'autre, jouant les échos de plus en plus fort, de plus en plus souvent.
Ils sont ici. Ils sont maintenant.

Et à cet instant le bonheur à le gout sucré de ses baisers et de ces quelques mots susurrés


Qu'aimeriez vous....

Le temps suspend son cours. Le sable arrête de couler, quelques grains suspendus dans le vide... Le regard féminin se perd dans l'infini qui s'offre à elle.
L'index se pointe vers l'homme qui lui fait face, cherchent le contact de son torse sous lequel pulse ce petit organe qui assure à lui tout seul la Vie.
La réponse fuse. Naturelle et sans faux semblant.


Vous.
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Shame
Et...Et...Et...Toute la différence entre l'espace temps et les pointillés. Un Monde, toute une Vie beaucoup vous diront. Lui, il dénichera autour d'eux à proximité, dans de larges mouvements sur les mannequins en bois, les étagères, les cintres de ci et là, toute une panoplie de tissus, d'habits, de couleurs dans la foulée de son envie, d'étoffes pour les déposer ainsi que les siens, à l'arrière, sur l'improvisation de cabine d'essayage, en un tour de reins, de hanches pour la prendre dans ses bras avec douceur, puis main de cuir, dans la sienne, l'attire derrière le lieu prévu à leurs métamorphoses. Alors cela ne fut sans doute dans la lignée de se surprendre, pour se découvrir, une fois, habillés. Mais pourquoi pas après tout. Ils s'aideront l'un et l'autre, ou se tourneront déjà le dos, pour s'ignorer. Qu'en sera-t-il mais vu le petit espace, confiné pour tous les deux, cela risque d'être périlleux de parvenir à se plaire, nul doute pour cela, mais de se préparer, comme s'ils sont déjà comme un couple dans le train train quotidien. Et que se passerait-il alors dans cette boutique soudain, derrière ce paravant improvisé, un peu à l'étroit non ? Lui, bien grand de taille aurait sa tête qui en dépasserait vaillemment - ce qui rappelait un défilé de mode -, donc, il prendrait soin d'être courbé, en arc de cercle, voûté, et en rirait de bon coeur, de les voir ainsi tous les deux, il ferait mine, menton levé, pour lui dire, clin d'oeil d'expert maintenant qu'il déploie avec une façon désinvolte, prenant plaisir à rester contre elle, ses bras et avant bras, gesticulant de chaque côté d'elle, comme un rempart de protection pour qu'elle ne s'envole pas:

N'en profitez pas Lylla.

Le Jeune Homme viendra disposer devant ses yeux, ce qu'il a choisit pour elle, n'ayant pas d'ordre exprès pour qu'elle ne puisse se faire une idée précise de ce qu'elle porterait une fois habillée de tous les vêtements:

Pour Vous*. Comment procédons nous ? Chacun d'un côté, avec un bandeau sur les yeux, pour ne les retirer qu'une fois prêts tous les deux à sortir ?

Lui suggère-t-il, alors qu'il agite les deux bouts de tissus épais qu'il semblerait proposer en bandeau. Jouant des sourcils, à les lever et les baisser, avec un petit air malicieux:

Ou bien bandés les deux, à se déshabiller et se rhabiller, l'un et l'autre en même temps ?

A dire vrai, il n'a pas réfléchit à la réelle possibilité que cela soit réalisable. En a -t-il envie. Non. Il espère que Lylla n'aura pas l'idée de corser l'enjeu. Jusque là. Ils ne peuvent pas être plus ensemble. Ils sont collés serrés, la liberté de mouvement est à s'effleurer, se frôler et se toucher. Dans le moindre geste dans cet espace restreint. Il lui sourit, pour installer les siens d'habits. Tout semble prêt et installer pour y mettre tout le Coeur à l'ouvrage, surement aussi difficile que de passer un fil dans un chas d'aiguille. A cligner d'un oeil ou de l'autre pour bien viser. Il sourit, les deux corps proches, comment voudront-ils se découvrir:

Ma chère, je suis tout à Vous.

Dit-il, en prenant un des bandeau pour le placer en dessous de ses yeux, et couvrir le bas de son visage comme un voile, de plisser de yeux, de battre des cils, et de lever un bras en l'air, pour se dandiner sur lui même, en coup de hanche pleine de volupté, dans une danse du ventre, cherchant à l'envoûter par un va et vient de ses mains de cuir pour l'amener à lui:

Viens, viens....

Puis de le retirer pour venir l'attacher, sur sa tête, tel un foulard à moitié à cacher un oeil, prenant un air de colosse pas commode, et une voix rauque, stature bien droite, portant genre une épée sur son épaule, mimant de regarder au loin avec une longue vue:

Chargez Matelots, Feu à volonté, envoyez moi par les fonds ses Flébustiers!

En parlant de Bustier, il change de rôle, accroche son foulard en triangle bien en vue sur son poitrail, en Courtisan, un être enjoleur, un sourire mutin, les yeux perdus dans le décolleté, ne s'en détachant pas, prenant sa main à l'embrasser tout son long jusqu'à son poignet, et de la complimenter:

Quelle est donc cette Beauté au si doux nom de cette Fleur. Je suis Giacomo Casanova, Italien fou, de la Belle de Paris. Et de toutes les plus belles créatures, que la Nature a su offrir aux Hommes en celles des Femmes. Que faites vous, ce soir, laissez votre fenêtre ouverte, que je puisse vous ravir à votre époux et vous faire la Cour, alors que celui ci ose vous délaisser seule, dans ce grand lit froid...

Hop et le foulard est enroulé pour le passer autour de son cou, tel un col de Prêtre, un air solennel, les paupières lourdes, une expression religieuse caractérisée par des mains jointes de cuir devant ses lèvres, à peine retirées pour parler d'une voix discrète comme dans un Confessionnal:

Ma Soeur, qu'Aristote vous accorde son pardon pour vos péchés. Je vous écoute, mon enfant. N'ayez criante, pardon crainte, parler sans honte ni pudeur et livrez vous toute entière...Seule la rédemption est le bon chemin pour une foy et croyance à toute épreuve, mais je ne vous apprends rien, si les voix sont que trop souvent impénétrables, d'autres permettent de trouver la Paix, le Repos et le Salut à jamais.

Et cela aurait pu durer des exemples et des exemples, encore quelques uns, le foulard viendra bander son avant bras qu'il mimera en écharpe, l'air grave, la voix qui porte autoritaire, fumant un cigare dont il parait le fumer, replaçant une franche imaginaire, et claquer des bottes:

Moi, Madame, je ne chipote pas. Je dis. Je fais. Moi, Madame, quand j'arrive avec mes troupes de cinq cent, on repart à mille, intacts alors qu'en face, ils sont le double, voir le triple, et qu'il en survit bien peu, normal, ils font tellement sur eux qu'ils nous ont rejoint au cours des combats ou bien nous sommes nous mélangés...Moi, Madame, quand je postillonne à tout va, comme vingt coups de canon d'artillerie d'une haleine de pur whisky, cela roule sous les tables des Tavernes, des Foyers, des Casernes, du Grand Louvre et de Rome. Oui Madame, militaire dans l'âme, le Coeur mais surtout dans les Braies! Toujours partir à peu et revenir avec une ribambelle! Le bras ? Oh deux fois rien, Madame, c'est à force de me tenir à l'accoudoir de mon Trône dans l'attente de celui dont je rêve. J'en ai les bras qui me tombent!

Il finira toutes ses scènes théatrales par une dernière, plaçant, le foulard, en bas de son visage, en marmonnant à travers le tissu, tête penchée vers son décolleté, oreille contre son Coeur:

Dame Lylla, je ne peux vous conseiller, que de ménager votre organe. Il est en pleine poussée, il bat un peu trop vite, mais rien d'anormal. Croyez en mon expérience de Médicastre, cela ne peut pas lui faire de mal mais pas trop souvent. Je ne vous prescris pas de potion ni d'herbe, ni d'infusion, les raisons d'un tel état peuvent être divers, et peut-être, même, ne souhaiteriez vous, ne point m'en faire la révélation. Par contre, si cela doit durer, il faudra me recontacter, pour une nouvelle consultation....Mais n'allez pas vous alarmer. Rien de grave.

Et voilà. Puis non, le foulard lui convient pour changer de rôle, et venir, se placer derrière elle, l'avant bras doucement sur sa gorge, la menaçant, grondant dont il a trés peu l'habitude d'user:

La bourse ma belle. Et n'oublie pas de crier pour que mon agression puisse être dans l'histoire de France.

Puis il baissera le ruban d'étoffe, pour lui montrer celui destiné à elle, comme proposé dés le début de toutes ses comédies montées de toutes pièces pour l'emporter vers la magie de l'imagination, de l'improvisation, espérant de ne pas lui avoir offert trop le tournis, et qu'elle le regardera soudain d'une autre façon, tentant sur la pointe des pieds, de se sauver, dans la rue. Un dernier pour la forme, il passe le ruban autour de son cou, pour laisser les deux parties jonchées sur ses pectoraux, et d'un geste ample du bras comme s'il porterait une robe d'avocat:

Que pouvez Nous reprocher à Dame Lylla ? D'aimer les belles choses de la vie, que la nature est faite par ses créatures ? Où est-ce notifié, que c'est interdit ? Créatures qui sont l'œuvre d'Aristote, toutes créées à son image, n'est-il point ? Peut-on remettre en doute des écrits religieux qui ont construit ce Monde et auquel, il nous est conseillé d'en être et d'en suivre les dits écrits de notre Histoire, de les respecter, alors je vous le demande, que faisons nous ici ? Dame Lylla est une créature comme tout autre de l'espèce humaine, et, à qui de surcroît, il nous est possible de lui pardonner! Mais lui pardonner de quoi....Puisqu'elle est à l'image de son Créateur...C'est lui qui a tout voulu ainsi...Je Vous demande de bien réfléchir, à votre verdict, votre Jugement, et j'aimerai que Dame Lylla, puisse retrouver sa place comme chacun de nous dans ce Monde qu'Aristote a voulu tel quel. Merci votre Honneur.

Puis de pivoter de l'autre côté de Lylla pour donner le verdict en question:

Bien. Voici la sentence à l'égard de Dame Lylla, chère collégue, au passage. Vous devrez faire des travaux d'intérêts généreux, ce qui je ne doute pas ne vous sera pas très difficile vous sachant une Femme prêt à aider votre prochain. Et d'une compassion qui vous honore tout autant. Il n'y aura pas de mais. Je vous laisse le choix de ses travaux, à l'approche de la fin d'année, les occasions ne manqueront pas et vous permettront de profiter de la vie et de faire des rencontres. Je vous dis à l'année prochaine, il s'agit d'un contrat moral entre la Justice des Hommes et vous même, hommes qui vous font confiance, par conséquence, administrativement, pas de verdict, pas de casier judiciaire, vous êtes Libre de vos paroles et de vos gestes dés à présent sinon je ne vois pas comment vous pourriez relever le défi de ses dits travaux généreux.

Et il sifflote, tout fier de tout ceci. Et...Et...Et...



(*selon le choix, je ferai parvenir en temps utile la tenue choisit pour Lylla )
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Lylla


Dans l'espace restreint de ma cabine d’essayage qu'elle a improvisé, les voilà prisonniers volontaires d'un jeu bien innocent. Peut être.... ou pas. En tout cas les sourires ne sont que préludes aux rires qui s'élèvent dans la boutique.

Les passants seront ils attirés par les éclats de bonne humeur qui règne à l'intérieur ? Car s'il leur prend l'envie de se coller aux lucarnes, ils pourraient bien apercevoir une grande danseuse du ventre ou encore un corsaire et se demander ce qu'il se passe en ce lieu.Songeant à l'image qu'ils pourraient donner mais plus encore pour préserver un peu plus d'intimité à ce drôle d'échange, la blondie referme le rideau et clos l'espace qu'ils se réservent.

Alors même que le choix du foulard se propose Shame est pris d'une frénésie de showman et le voilà qui se lance à corps perdu dans une variété d'interprétation impressionnante. Lylla en reste bouche bée dans un premier temps. C'est pas tout les jours que l'on voit pareil déhanché !!!! Les danseuses du ventre les plus émérites en seraient verte de jalousie elle en était sure et certaine. De rire en clin d'oeil, elle finit par se détendre complétement, allant même jusqu'à taper dans ses mains au rythme d'une musique imaginaire tout en se lançant dans une série de Youyou.

Mais déjà la lascive disparait au profit d'un Jack Sparrow à qui il ne manque que les bagues aux doigts ! Lylla se met au garde à vous prête à exécuter les ordres de son commandant.

Tout le monde à Babord ! Chargez les canons ! A mon commandement..... tirez !!!!!!!

Lylla ferme les yeux et se bouche les oreilles pour échapper à la canonnade mais quand elle revient dans la cabine, elle a la surprise de se trouver devant un courtisan et pas le moindre !
Prenant sa main, il pose ses lèvres sur sa peau et la parcourt de sa main au creux de son poignet, s'y attardant dans un long supplice accompagnait de compliment joliment tourner. De quoi ravir tout le coeur... et laisser sa fenêtre grande ouverte !

Très grand... et très froid Messire Casanova Le battement de cil n'égale que la ferveur de l'artiste qui changeant le foulard de place se transforme en un claquement de doigt.

Lylla se retrouve à genoux, implorant le pardon et confessant les pires fautes qui pesent sur sa conscience.
Pardonnez moi mon Père car j'ai pêcher... je suis assailli de pensées impures.....
Si le Très Haut à le sens de l'humour, il pardonnera sans compter à la Diaconesse ce petit jeu innocent c'est certain.

Mouvement de recul quand surgit le personnage suivant. Impossible de ne pas reconnaître le claquement de botte, et la frange imaginaire qui ne reste jamais en place.
Le regard de la blonde se fait glace l'espace d'un instant. L’authentique n'avait gagné que son mépris à hauteur de sa goujaterie, mais le regard s'adoucit immédiatement car l'acteur n'estpas l'original, il le vaut dix mille fois au bas mot. Sur la pointe des pieds, elle se hisse jusqu'à lui, mains posées sur sa poitrine et pose un baiser sur ses lèvres.

Quitter l'habit de ce branquignole.... Comedia dell arte, Burlesque, jusqu'au plus minable cirque tous perdraient de leur superbe à accueillir pareille lie en leurs rangs. Et puis je tiens à ce que vous gardiez vos bras, ma taille à besoin d'eux....

Nul est besoin d'en dire plus, chacun sait ce que pense l'autre. Déjà. Et dans la digne veine d'un Oudini, d'un cou de foulard magique, voilà le médecin qui se penche sur son coeur. Celui qui bat si vite et qui par instant manque un battement.
C'est grave docteur ?

Un battement de cil à peine et voilà que foulard sous la gorge, un brigand lui fait les poches. A moi !!!!!!!! A la garde !!!!!!

Ce satané coeur manque encore un battement, peur... plaisir... Avenir.
Mais que fait il donc avec sa robe ?! Non pas celle des mannequins non, celle qu'elle porte chaque jour au Palais. Mais c'est que cela lui va diantrement bien.... Que porte t il en dessous lui ? L'idée lui traverse l'esprit et lui donne envie de rire.
Pourtant l'heure n'est pas à rire. Il plaide, elle doit le suivre dans cette voix. Celle du Très Haut, elle joint les mains en prière. Il ne manque qu'une petite auréole au dessus de sa virginale tête blonde.

De son côté il pivote pour lui faire face, impartial et droit... comme la justice.
La voilà condamnée .... A la liberté. Libre de faire, de dire, de ressentir, d'Etre.
Son bras se lève, tendant un flambeau imaginaire vers le ciel, telle une statue.

C'est le sifflotement qui la ramènera dans la boutique.
Et... Et.... Et....
Et vous pouvez être fier de vous !!!!!!
Quel artiste vous faites ! J'en suis ébahie, stupéfaite, impressionnée.... Scotchée en vérité.


Elle reprend conscience de la réalité, et de leur proximité. Pourquoi s'étonner alors de ce qui ne la pas surpris quelques minutes plus tôt ? Non, elle se voulait près de lui.
Si elle le découvrait joueur, elle le sentait sincère, franc.... Pas de rôle à jouer qu'être lui même et lui faire ce cadeau précieux de la laisser le voir tel qu'il était. Elle en ferait de même. Cela serait ou ne serait pas.


Je vous propose de glisser ce bandeau dans votre poche et d'emballer la tenue dans laquelle vous me verriez le mieux....

Coquette Lylla lui lance un sourire à damner un saint.
Et si vous m'emmenez manger quelque chose. [i]Serrée tout contre lui, elle glisse sa main dans la sienne et serre délicatement ses doigts entre les siens, comme un message à lui transmettre.
Puis avec un sourire malicieux, ouvre grand le rideau et virevolte dans le salon

J'ai faim !!!!! De qui ? de quoi ?

De vivre bien sur. De croquer la vie à pleine dent et de partager avec lui tant et encore. Ici mais aussi ailleurs. De sérieux en plaisirs, d'anecdotes en projets, de singulier en pluriel. De Je à Nous. A voir.

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