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[Rp] L'oie, le dindon, la baleine et l'oiseau.

Alcimane_
[Mine de Fer]





Non mais qu'elle histoire.

Monter de toute part pour appâter les gens pour ne pas qu'ils s'ennuient dans cette ville. La vérité c'est qu'elle avait vraiment balargué une oie dans la mine, le matin en arrivant. Matinale, certains boulangers avaient pu la voir traverser une ruelle avec une oie en laisse. Vraiment. D'un naturel sans complexe parce que les plus gros mensonges sont les moins discrets.

A l'entrée de la mine de fer, elle lâche l'oie qui file à toute enjambée dans le dédale de la mine. L’appât est en route vers la gloire. La Baillie presque Cam entama une inspection en détail de cette foutue mine. Le rendement n'était pas bon et il devait bien y avoir une explication concrète ? Une mauvaise remontée de la caillasse, ou bien une mauvaise inclinaison, un manque de lumière -encore plus que dans les autres mines- des fuites d'eau ?
Accompagnée d'un jeune local aussi muet qu'une carpe, elle entama de faire quelques pas dans ce qu'elle jugeait d'horrible ; la mine ! Il y fait noir, humide, infestée d'animaux tous aussi monstrueux que dans les histoires d'enfants et c'est blindé de caillasse. Mais, elle était obligée, au moins pour diriger le jeune laquais du moment, qui se trimballait avec une hotte. Qui dit quête, dit trésor. Son index se leva, explications en cours.


Dépose lo trésor quelque part dans une cavité pardi. Pas trop à vue màs pas trop caché non plus. N'oublie pas que je vais devoir revenir ce ser per lo retrouver avec une bande fine comme du gros sel.

Maintenant, il ne manquait plus que la dite fine équipe. Et ça, c'était le plus compliqué. Qui l'eut cru d'ailleurs qu'un trésor et une quête ne puissent pas les intéresser ? Elle avait passé la journée à les convaincre. Même elle, elle n'en revenait pas. L'ordre d'entrée dans la mine avait été mise en place également. Rien n'était laissé au hasard.

Petit sachet de fruit sec en main, qu'elle picore tranquillement en attendant. Une pioche pour Astana attendait sa nouvelle propriétaire. Les autres, qui sait, peut être viendraient ils avec une hache, une écuelle, un hachoir ou une corde. L'utilité ? Aucune. Mais la baillie ne cherchait plus à comprendre !

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Astana
Pleine sorgue.

Blondeur vacille dans la nuit, une lanterne à hauteur de minois. Sous la cape, et plus précisément dans son dos, pionce un poignard dans son étui. Pour la sécurité. La danoise avait indiqué aux trois autres membres fondateurs de leur jeunette compagnie qu'elle ne sortirait pas à poil, qu'importe les assurances ou requêtes saugrenues de leur maîtresse du moment. Ce que les yeux ne peuvent deviner n'esquinte rien du tout, après tout. Un haussement d'épaules. La sénestre réajuste le col doublé de fourrure au niveau du cou. Chemin faisant, Astana débat intérieurement sur la santé mentale de la jeune bailli du Limousin. Une toquée sévère, une candide généreuse ? Noire-blanche. Blanche-noire. Grise ? Hum. Probablement plus siphonnée que saine pour se lancer à la poursuite d'une mystérieuse oie gardienne de trésor en plein dans une mine, en pleine nuit. Mais vous êtes tous un peu tapés du ciboulot aussi, non, Sa Blondeur ? Le verdict n'est pas encore posé lorsque la grisaille localise la silhouette de la balafrée en question. Alcimane a l'air drôlement tranquille, sise devant son trou tout noir et rempli de minerai. L'espèce d'enfumeuse.


« Hej. »

Que balance la nordique d'un accent volontairement exagéré pour se ménager un petit effet. Les châsses se posent sur l'équipement qu'Alcimane a pris soin d'apporter, en même temps que la lanterne est pointée dessus.

« Vous m’offrez une pioche ? »

Sans plus de courbettes, Astana pose la patte de gauche sur le nécessaire à miner qu'elle ramène sur son épaule, assortissant le geste d'un sourire se voulant fiérot. Alors, j'ai quelle gueule ?

« Vous me gâtez. »

T'es louche.
Jhoannes
« Comment je vais pondre une chronique avec ça ? », se demandait Blondin. Et quel sera le titre de ma prochaine bafouille ? La quête du trésor de l'oie ? Tous à la mine ? Comment ils foudroyèrent une bécasse pour un paquet d'écus ? Et là, alors que Rouge-Gorge et Astana admiraient les éclats de fer de la grotte à la lueur des lanternes, le Colosse Blond fit tournoyer son marteau dans l'air et fendit le cou de la pauvre bête, et le sang qui en ruissela nous mena vers une grosse caisse ornée de diamants, auprès de laquelle tremblait encore la baillie limousine. Super.

Quand il se pointa à l'entrée de la mine, il tirait subtilement la tronche. Il faisait nuit, il faisait froid. Et il était beaucoup trop sobre pour une mission de ce genre. C'est la vue de la danoise qui le dérida un peu, mais pas jusqu'à lui faire décrocher un sourire non plus. Lui, les dernières semaines, il s'en était cogné de la mine, en journée, en pleine soirée, au milieu des autres qui puaient comme lui, et à se moucher du noir pendant les heures qui suivaient, et à se péter les côtes pour un salaire d'abruti, alors y retourner là, mais en qualité d'archiviste, ça le faisait marrer jaune.


- J'suis là.

C'est moi.
Drappé dans ma cape sombre, je suis le gars qui tient une lanterne dans chaque main.

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En noir c'est Jhoannes.
En vert c'est Caillou, une de ses voix intérieures. Caillou est vil.
Rouge_gorge
La lune n'est pas pleine, ni Rouge d'ailleurs.

Lanterne au poing, elle s'écarte pas à pas de la ville enneigée pour s'approcher de la mine, lieu de rendez-vous. Son ombre vacille dans son dos, il n'y a qu'elle qui chancèle, valsant dans le décor par la danse de la flamme sous verre. L'Oiseau haut en couleur joue la carte de la sobriété pour son premier contrat au sein de la compagnie. A tort ou à raison puisque l'objectif même de la mission semble tout droit sorti d'une histoire de comptoir. Si la poule a ses oeufs d'or, d'après la rumeur, l'oie a son trésor. Pas de quoi se voler dans les plumes. Si l'enjambée est maintenant décidée, ils avaient pris du temps à le faire à la proposition. Peur de se faire plumer pour l'un, chair de poule à l'idée de s'enfoncer dans une mine de nuit pour l'autre. Cependant, l'idée d'un trésor à la clé appâtait Rouge comme un renard dans un poulailler.

A courte distance des trois silhouettes, elle lance la réplique sur un ton théâtral:


Qui de plume ou de l'âme est à juger?
Celle qui fait l'oie vous répondront les jurés!
Mais qui de foie ou de duvet doit-on préserver?
Celui sur lequel, le plus, vous vous reposerez.


Rouge est dans la place, dégainant sourire entre col et chapeau. Ses obsidiennes balaient son public d'un air satisfait.

Vous prenez note Jho, hm?

Une entrée surjouée? Non. Rouge est au naturel là, alors imaginez ce que ça donne en spectacle.

L'air de rien, elle se pose près d'Alcimane qu'elle est censée suivre à la culotte: pas d'ombre sans lune.

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Avatar par l'illustrateur Skälv. Oeuvre personnalisée et protégée. Merci de ne pas la réutiliser ou la copier.
Siegfried_fechter
    Une oie avec un trésor. J’ignore vraiment ce que nous réserve Alcimane et ça, même les lichettes de chauffe-trippe n’arrivent pas à me rassurer. Paranoïaque direz-vous ? Prudent répondrais-je. Entre nous, une femme vient vers vous en vous parlant d’une oie aussi grosse qu’une vache qui protège un trésor dans une mine, ça ne vous mettrait pas la puce à l’oreille ?

    Bref, enquille encore une gorgée Lansquenet, t’as fait bien plus con dans ta vie que faire confiance à Rouge, et puis t’ira pas à poil non plus. Marteau d’armes à la ceinture tu pourra au moins te défendre, même si tu t’infiltre dans les entrailles de la terre.

    A la nuit tombée, j’ai abandonné mon plastron, mon épaulière et mes canons. J’ai détaché les cuissardes de mon armure et me suis contente de venir au point de rendez-vous en gambison. La mauvaise humeur du début de soirée dissipée par l’alcool, j’avais même pris le temps de détacher les manches de mon gambison, dévoilant mes bras saillants, couturés et tatoués. Marteau d’armes sur l’épaule, lanterne à la ceinture qui brillait faiblement, j’avançais dans la nuit. M’approchant du point de rencontre.

    Un chant titilla mon oreille, ah, Rouge est déjà là. Je comptais les silhouettes, une, deux, trois… Quatre. Merde, j’étais le retardataire, pour une fois. Fallait trouver une bonne histoire à raconter pour le justifier.

      - J’me suis fait voler mes manches par un mendiant dans la rue, je l’ai pas rattrapé.


    Tu parles d’une entrée de merde, je tourne mon regard vers la bouche de la terre et… Ouais, mon sang se fige. Je n’aime pas cet endroit.

      - C’est… Là-dedans ?

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Alcimane_
Elle n'eut pas à attendre trop longtemps pour voir pointer le nez d'un camarade d'infortune. Astana. Une Nordique qui semblait ronchonner à longueur de journée. Sans doute l'image était faussée mais c'était pour le moment, ce à quoi Alcy l'assimilé. Un petit "Adishatz" en réponse à Astana. Oc, la pioche est per vos. Vos réclamez, je m’exécute pardi. Bien sur, sans rien attendre en retour. Pfeu. La pioche avait été commandé dans la journée et dieu sait que, les forgerons sont rares.

Pourvu que le jeune laquais n'est pas déposé le "trésor" trop loin. Et surtout qu'il n'est pas mis que des cailloux, ça serait ballot. Au moins un bout de tissu pour faire un chapeau, un couteau à affuter et avec un peu de chance, un bout de brioche rassie.


Bonser Jo. Ravie de voir que vos ayez trouvé des lanternes. C'est Sieg qui va estre content ! Up, elle range son petit sachet de fruits secs bien au chaud, sous son mantel avant d’accueillir Rouge.

Marquage à la culotte Jeanne. Comment ça, elle flippe ? Évidement, toute personne raisonnée ne s'embarquerait jamais dans une mine en pleine nuit avec Alcy. C'était se tirer une balle dans le pied. Ils n'étaient sans doute pas prêt les quatre copains la. La femme qui a peur de sa propre ombre et qui ne supporte pas être enfermée. La faute à qui en plus ? Suivez son regard.

Je passe devant. Comme convenu, Rouge se met derrière moi. Ensuite Sieg ou Jo et la Grincheuse, per fermer la marche. Avec sa pioche, si un rat volant se pointe, il finira cisaillé.

Sieg berdol, cessez de froussarder, ce n'est pas la petite bête qui va becter la grosse.
Dit elle en pointant le marteau qu'il avait à la ceinture. N'oubliez pas de laisser l'oie tranquille ... au début pardi. Il nos faut la suivre per trouver lo trésor.

Pauvre oie.

Jo, vos me prestez une lanterne te ?

Demande t'elle la patoune tendue, enclenchant le début de la mission ; descente en enfer dans la mine. Brr qu'elle idée stupide.

Grincheuse, ouvrez l’œil. Et ne faictes pas peur à Sieg !
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Astana
Bah tiens.

Sørensen avise son poméranien de voisin d'un drôle d'air, entre le rictus et la grimace. Lui, l'archiviste et elles s'étaient quittés quelques heures plus tôt sur des notes pour le moins amères et grisâtres, Siegfried ayant déversé un trop plein de fantômes sanguinolents en plein sur le râble de Johannes qui avait posé des questions parce qu'il cherchait à capter la pensée des ferrailleurs, le tout sous le regard désabusé de la danoise qui s'était faite drôlement taiseuse en opposition. Ainsi, Astana sent bien qu'il serait malvenu de venir chatouiller les nerfs du lansquenet avec des conneries salées. Pour le moment.


« Ça risque pas, non. Pas mon genre. »
Pas envie de me prendre une mandale, surtout.

Elle embraye la première suite à l'impulsion donnée par leur jeune escortée, réajustant la lanterne à hauteur de châsses. Le boyau de terre les avale bientôt tout crus.

En arrière-garde, la mercenaire opère parfois un demi-tour sur elle-même pour éclairer l'obscurité qui leur colle au train. Personne. Quelques pas vers l'arrière, encore, avant de reprendre le sens de la marche. La grande tige austère a le sens du travail bien fait et se la ferme bien comme il faut, quand bien même ça cancane au devant pour se dérider. Elle se concentre sur le dos du grand gaillard qui la précède et la dépasse bien d'environ cinq pouces. C'est marrant, mais ça raconte pas tellement d'histoires une échine, en fait. Haussement d'épaules.


Et puis, la poussière. Là, partout. Ça lui vrille les narines.


« Atch! - la ferrailleuse bloque l'éternuement à venir en fichant son nez tout droit dans son épaule gauche, puisque ses mains sont prises - hum. Arquant un sourcil, elle se justifie à la cantonade. Hé, quoi ? Pas envie de finir comme au Puy. »

Vous savez ? Enfouis par la terre et rayés de la surface de la planète.
Jhoannes
- J'note tout, Rouge Deux. Tout tout tout, qu'il lui a assuré.

T'inquiète. Sauf qu'après, c'est comme avec mes cheveux, je fais ce que je veux.

Ensuite il a refilé une lanterne à l'occitane, avec un petit sourire mignon en prime — pour une fois que c'est Astana qu'on traite de grincheuse et pas lui, faut capitaliser sur l'occasion. Avant de prendre sa place dans le rang d'oignons, le blond-doré rabat sa capuche sur ses cheveux et cale son cache-museau sur l'arrête de son nez. Avec son nouveau look de touareg en plein cagnard, il tape l'incruste entre Rouge Deux et son pote le Colosse.

En faisant gaffe à pas se cogner le crâne contre la charpente de fortune qui soutient le travers-banc, le blond masqué a soudain une idée qui paraît lumineuse, mais c'est peut-être seulement par effet de contraste par rapport au fond de gorge noire qui les attend devant. Peut-être que c'est le moment, songe-t-il. Peut-être que cette troisième fois sera la bonne. Ou un flop total, mais pour un habitué du foirage, c'est juste une petit encoche de plus à l'égo.


- Hé, Rouge Deux. Connaissez la blague de la tarte aux poireaux ?
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En noir c'est Jhoannes.
En vert c'est Caillou, une de ses voix intérieures. Caillou est vil.
Rouge_gorge
Chapal deuxième du nom est incliné à l'ordre soufflé.

Pourvu seulement que le freinage soit pas trop sec, pense-t-elle en son fort intérieur.

Un sourire goguenard lui tord les lippes tandis que silhouette se déploie et rejoint sa place dans le rang. En s'engouffrant, l'Oiseau réalise que deux lanternes auraient sûrement suffit. Là, à coller le train d'Alcimane dans la bouche d'entrée, elle voit presque comme en plein jour. La cavité est profonde et encore haute, renforcée par des poutres à intervalle régulier. C'est un tunnel de passage dont le minerais a été épuisé pour ne laisser que la roche tout en angles sur les parois. Après avoir couvert son bec de son col rouge, le passereau à l'allure d'un cow-boy avant l'heure, déploie l'aile droite tenant l'éclairage près de l'épaule de l'Occitane. Le contrat entre les deux est strict : aucun contact toléré. Tant mieux ou tant pis pour cette dernière qui ne pourra pas sursauter de la serre oisalesque ni s'y réfugié quand les ombres se feront trop menaçantes. Leurs pas commencent à soulever du gravier et de la poussière tout en résonnant, la voix de l'archiviste s'élève.


Eclairez donc ma lanterne, Jho, se fait entendre en écho.

Rouge l'attends depuis un bout de temps cette boutade. Deux fois qu'il la remisait déjà, elle commençait à refroidir sévèrement. Un petit "couic" aigüe perce le suspens avant de détaler le long des murs. Charmant.
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Alcimane_
Mih !
Grincheuse !


Ça c'est le couinement qu'elle émet lorsque Astana retient un presque éternuement et que l'Occitane se tient la poitrine comme si son cœur allait en sortir. Qu'est ce qu'elle lui avait dit au jeune muet déjà ? Ah oui : "prend trois fois à droite et tu déposes le trésor là. Trois fois surtot. Pas plus, pas moins". Mais comme il n'avait pas répondu, ou même dodeliné pour acquiescer, Alcy était dans le doute de sa bonne compréhension. Aussi, à la première bifurcation, elle tourna donc à droite.

Ploc, elle met le pied dans une flaque. "Merte, mes bottes" pensa t'elle.


On vos écoute Jo. D'ailleurs, je crois que totttt lo monde vos écoute. Avant de la signaler, sans doute un brin en retard : Attention, flaqueeeeeeee !

En véritable maître de chantier, lanterne en main, elle avance. A petit pas maintenant, car elle vient de manquer de se prendre une poutre sur le coin du nez. Cette fois-ci, elle ne le signale pas, pas le temps. Elle entame de se baisser lorsque quelque chose, ou quelqu'un l'effleure, du coup, elle freine des quatre fers. Direct, elle se retourne vers l'accusé principale ; pire que Dreyfus.

Le doigt levé, menaçant, elle balance un :


Jeanne, si vos en profitez per me tripoter, vos allez en ramasser une ! Un coup de lanterne sur lo coin du bec et je vos laisse vos désécher dans cette mine !

Avant de reprendre sa marche en avant et de bifurquer une seconde fois, à droite. Bon pour le moment, tout allait bien. Sauf que le tunnel devenait un brin plus étroit et que, toujours pas d'oie en vue. Et qu'elle sentait toujours cette chose l'effleurer. Foutue Rouge. Elle balargua un large mouvement de bras -qui tient la lanterne- pour s'en défaire.

Màs hiii ! Baissez vos trognes, ça devient moins haut. Elle était perdue. Ou alors, est ce normal que ça soit si bas ? Le minerai a t'il une meilleure qualité si le lieu de piochage est plus compliqué ? Il lui manquait encore un virage à gauche avant de trouver le trésor. Ou peut être que c'était à droite en fait ? Mince.

Et, cette foutue oie, elle avait fugué ? En tout cas, la chose qui lui bectait le mollet, venait de filer à l'arrière du convoi. Pas d'animal à plume en vue mais bien plusieurs rongeurs qui semblaient se battre un bout de ... de quelque chose. Elle n'y voit pas.


On arrive bientôt ! Tu parles. Je crois que je vois la grosse oie, donc shutttt ! Avant de demander bien fort -oui c'est l’hôpital qui se fou de la charité : Sieg, vos setz toujorn vivant ?
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Siegfried_fechter
      - Toujours, Dona.


    Moquez-vous de moi, je n’aime pas être dans un endroit confiné et sombre. J’me demande si c’est lié a mon passé ou simplement l’instinct qui m’dis « Oui mais en fait, grand dadais, y’a des ours et autres saloperies de ce genre qui traînent dans ce genre d’endroits ». Merde, voilà que même l’instinct me parle en Franc, comme quoi l’acclimatation…

    J’perds rapidement mes repères, temporels ou visuels, dans ce genre d’endroits, mon souffle se réverbère contre l’archiviste, le bruit de mes pas m’donne l’impression d’être assourdissant. Nan, j’suis pas dans mon élément, pourtant, ce qui est marrant, c’est que dans mon heaume ça fait la même merde mais pourtant je n’ai pas peur. Faut dire le pire que j’ai eu dans mon heaume c’est l’contenu d’un repas qui m’avais bouleversé les humeurs.

    Dans ce genre d’endroits ? Loups, ours trop curieux ou qui cherche la chaleur et putain, quelle chaleur y’a dans ce genre d’endroits… Ou des rats, ces saloperies qui répandent pestilence et autres maladies à grand renforts de dents, serviteurs du sans- eh ?

      - O *banik* ! Ou "Oh putain !" finis-je par lancer, qui retentit loin dans la mine.


    Un rat venait de me grimper sur la botte, je recule, me cognant contre une danoise qui viens d’éternuer. Mais merde, j’suis ferrailleur, pas mineur a mes heures perdues ! Je pense accuser ce qui est un regard plein de reproche, puis me redresse de toute ma- putain.

    Poc, une douleur vive me passe dans le crâne et je me plie un peu en avant… Donc, je disais. Me redressant de presque toute ma hauteur, les boyaux de la mine se faisant trop étroit pour le confort et la bonne santé de mon échine, je me tourne un instant vers la Danoise pour lui souffler.

      - On a pensé a marquer notre chemin pour revenir… ?


    J’attends une réponse quand, à en juger par le babil d’Alcimane, on s’approche de l’antre-de-l’oie. Je me renfrogne, doigts pianotant contre le manche de mon marteau d’armes. Je n’aime pas ça, on pourrais facilement nous enfumer, tomber dans un piège ou pire encore, rencontrer un ours qui hiberne.

    Les ours, j’les tue tout seul dans mes fantasmes et dans les histoires que je raconte pour éviter d’avouer ma défaite contre un ivrogne, pas dans la vraie vie.

    P’tain, v’là que je divague. J’attends, donc, j’attends. Que l’oie se dévoile et avec elle, le trésor.

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Jhoannes
- « J'veux pas être désagréable » — pour une fois qu'il le précise — « mais est-ce que je vous ai demandé si je pouvais éclairer votre lanterne ? Non. Est-ce que j'ai demandé si tout le monde m'écoutait ? Non plus. J'ai demandé si vous connaissiez la blague de la tarte aux poireaux. Du coup, dans ce cas de figure précis, il n'y a que deux réponses possibles. Soit vous connaissez déjà la blague de la tarte aux poireaux, et vous me répondez : oui Jhoannes, tu saoules, je connais déjà la blague de la tarte aux poireaux. Ou, dans le cas inverse, et plus problable, ou vous ne connaîtriez pas la fameuse blague de la tarte aux poireaux : non, Jhoannes, je ne connais pas la blague de la tarte aux poireaux. Et là, je peux rebondir, vers la chute de la blague, de la tarte, aux poireaux. Sinon je suis piégé, vous comprenez ? Voilà trois fois que vous me faites le coup. Avec la danoise, j'ai dû m'y reprendre à deux fois. Enfin c'est tout de même pas compliqué, vous sentez bien les rouages de ce type de plaisanterie, non ? Si je vous dis "Toc Toc ?" et que vous répondez "Désolée il n'y a personne à la maison ! ", le reste ne viendra jamais. Eh bien là c'est du tout au même, alors de grâce, lorsque la quatrième tentative surviendra, de grâce, que quelqu'un coopère, que les autres la ferment, que… j'comprends bien Rouge Deux, que c'est votre signature d'aller à rebours, à contre-courant, de chercher la p'tite bête, vous êtes une rebelle, une poète, c'est beau, mais si vous m'aidez pas, on va jamais s'en sort… Attendez, j'hallucine ou je viens d'entendre une oie cacarder ? »
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En noir c'est Jhoannes.
En vert c'est Caillou, une de ses voix intérieures. Caillou est vil.
Rouge_gorge
Rouge est piégée. Entre la première qui la menace d'un index accusateur et l'autre qui monologue sur la chute de sa blague. Doit-elle souligner le fait qu'elle a cinq doigts et non pas huit?! A cet instant, l'Oiseau a envie de se faire rongeur et de déguerpir mais là voilà, coincée dans la file, à ronger son frein. S'excuser, c'est prouver qu'on est coupable mais elle est innocente! Pour une fois -une fois seulement-, Rouge est parfaitement blanche mais dans le noir ambiant, on pourrait comprendre qu'ils ne le remarquent pas.

Non.

Si, bien sûr qu'elle a entendu l'écho terrifiant de l'engeance traquée mais non, elle ne connait pas la tarte aux poireaux.

Maintenant, si je peux éclairer vos lanternes. Sachez qu'une oie, c'est fort territorial...

Silence pesant s'abattrait si les "pat pat" des pieds palmés ne résonnaient pas de plus en plus fort et vite comme si l'oie coursait quelque chose...Charge quelqu'un. Un cri retentit, l'ombre gigantesque des ailes de l'anatidé se projette sur les murs.

Ne faiblis pas, Rouge. Entre toi et la bête, il y a Dona. Si tu es assez rapide, la créature mangera tes coéquipiers avant de te voler dans les plumes. Reste droite, fière et forte. L'anatidaephobe de vous deux, c'est elle.

Une oie, ça a des dents?
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Astana
C'est ça, vas-y, rentre-moi dedans et j'te dirais rien. Les chasses de la blonde lancent des éclairs vers le dos du poméranien. Heureusement qu'il vient de se prendre un bout de poutre dans la tronche pour compenser. La danoise sourirait presque si le rat éconduit par le ferrailleur n'avait pas atterri dans ses pattes à elle. D'un geste de la botte agacé, elle s'en débarrasse à son tour, le reléguant toujours plus loin vers l'arrière sur fond de "scouic-scouic" apeuré du rongeur. L'air vicié de la mine lui pèse déjà sur les poumons, hors de question qu'elle gaspille de la ressource à harponner un pauvre rat.

- « Nous avons pris deux fois à droite, on devrait s'en sortir. »

Là, le sourire point dans sa voix. La danoise n'est peut-être pas une rimailleuse de haute volée, ni même une experte en blagues foireuses, mais elle a le sens de l'orientation. Même dans un boyau tout noir, sans craie pour marquer leur chemin. Il suffit là d'être à minima attentif. Et être attentive, ouvrir les mirettes grises et dresser l'esgourde, elle n'avait eu que ça à faire jusqu'à présent, tant le spectacle était naze à visionner à l'arrière.

Grabuge au-devant. Astana hausse le museau pour tenter d'apercevoir ce qui se trame en tête de file, par-dessus l'épaule de celui qui la précède. Elle lâche une grimace vers l'ombre grandie de la saloperie prétendument gardienne de trésor. Sur cette partie, leur escortée n'a pas menti : il y a bien une foutue oie dans la mine. La danoise relègue ses interrogations au placard sur le pourquoi du comment, et répond laconiquement à l'oiseau nettement plus agréable dans leur camp :


- « Ça pince sévère et ça frappe avec ses ailes. »

La main qui tient la lanterne s'élève vers l'avant, tandis que le coude de la blonde tente d'écarter un peu Siegfried vers la droite. Déso pas déso.
Sørensen tente de sonner impérieuse à l'égard de ses comparses sans pour autant crier. Mais la phrase ricoche un poil trop sur les murs.


- « Faites pas les cons, vous mettez pas à courir et ne lui tournez pas le dos ! »
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