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[RP] Ici

Shame
Il reprend ce qu'il a connu, autre, de façon, d'une autre façon. En gros. Il voyage. Sa principale activité et préoccupation, minimum avoir entre 1 ou 2 écus sur soi, une miche de pain et un épi de maïs, travailler en journée, lorsqu'il est au sein d'un village ou d'une ville. Sinon, il prend plaisir à cheval ou à pied, à longer les cours d'eau pour suivre son trajet. Il a une préférence pour les feux de camps et la rase campagne, passé inaperçu, comme il peut, de manière à surprendre de son ou de ses arrivées. Car mine de rien, il avance vite, très vite chaque jour. Où est-il, où va -t-il. Tout seul. Sans ses Guépards. Cela ne lui enlève rien de ses réactions animales, instinctives en pleine nature, comme il connait si bien, en leur compagnie. La nature lui libère l'esprit, il n'écrit et donne de ses nouvelles, un signe de vie qu'à une seule personne, et, une très inattendue, mais vous n'en saurez pas plus. Ici. C'est la nature et son évolution de son voyage uniquement. Il a quitté la Provence pour quelques semaines de repos pour y retourner, tout en fraîcheur et sans savoir réellement ce qui l'attend et ce qu'il fera. Il en sourit. Un départ précipité. Un détour à un Domaine et il file, file sur les chemins et les routes. Disons plutôt les sentiers. Non pas de la guerre. Quoiqu'il n'en sait rien à vrai dire. Pour ainsi dire, il n'avait jamais emprunté ses côtés intérieurs escarpés, des cours d'eau, pour les suivre, y perdre son regard, suivre son courant selon ce qu'est une rivière, un fleuve...Lanière de cuir dans sa main de cuir, à marcher au pas, soit à côté de sa monture, soit à la guider du mors derrière lui, et à prêter attention, à ce que ses sabots ne s'abîment pas sur des cailloux, sur ses abords des rives, de berges. L'été est au rendez vous, la chaleur soit du pur soleil qui cogne ou des rayons qui tapent sérieusement, et rien de mieux de se ressourcer, à s'asperger le visage d'eau, à prendre à pleine paume dans ses mains pour en boire, et nager, plonger dedans pour se détendre, se prélasser, et à l'occasion, s'allonger pour prendre de la couleur bien mate encore plus que sa couleur de peau d'origine. Oui, mais non, il n'aurait pu à cette saison être dans un château à travailler, un bureau et quel bureau aurait-il eu, oui tiens, qu'aurait il été. Il sourit encore plus, secoue la tête. Il se mordille les lèvres pour retenir un léger rire. Comment il passe d'une chose à l'autre, très sûr de lui, l'air de rien. Il finit par rire, se frotte le dessous d'un oeil, de son index de cuir, pour ne pas perdre une larme si elle devait apparaitre. Non, cela ne se fait pas. Il redevient sérieux, concentré, où il met les pieds pour ne pas glisser, tomber, chuter. Et il s'étonne après qu'on lui demande d'être sérieux deux minutes dans le travail. Pourtant, il l'est. Très même. Avec une pointe de décontraction, vaut mieux cela, que s'il devait être autoritaire et que cela tombe, claque d'un coup. Les deux cas, il ne récolte que des réactions exagérées en retour, avec deux fois rien, cela prend des proportions, qu'il ne comprendra jamais. Possible qu'il n'est plus envie de comprendre et qu'il passe outre. Quelle vie. Je vous jure. Parfois. Il se demande ce qu'il fait. Avec du recul. Pour lui, tout semble naturel de vivre ainsi, il s'en amuserait presque, est-ce que cela porte à conséquence. En tout cas, il est bienheureux d'avoir réchappé à pas mal de choses et de toute façon, il ne supportait plus, certains et certaines bonne âmes, qui ont d'ailleurs rempilées pour les deux mois à venir. Il leur a volontiers céder la place. Il n'avait jamais été aussi certain de son choix et de sa décision. C'est ici, à un feu de camps, qu'il sera pour aujourd'hui. Il reprend la route pour une prochaine destination, l'esprit vide, les seuls instants où les souvenirs affluent de sa vie actuelle et de son passé, c'est lorsqu'il s'installe, et écrit, se livre. Pourquoi pas après tout. A dire vrai, il n'a pas abordé sa vie actuelle. Il n'en parle pas. Le contre coup et la réalité ne sont pas encore. Il avance ou il fuit. Bonne question. Non. Vous ne saurez pas à qui et de quoi, sur quoi et sur qui. En tout cas, cela lui fait plaisir, il semble avoir une lectrice emportée par ses récits.
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Shame
Les routes. Il les a reprises. Il a vite remonté vers le centre de la France. A dire vrai, cela va très vite, et le changement de la Provence n'en est pas un, il se retrouve plongé, dans ce qu'il a connu des années avant. Il est de passage, il a trouvé un intérêt pour cet été, faire le tour de ses appartements, pendant quelques semaines, pour se changer les idées. De forte chance que ce soit bien plus, quatre mois, il envisage. Il a l'impression de tout fuir tout comme tout serait trop lourd pour lui ses temps. Ci. Demain, il pourra mettre la main sur sa médaille d'Aristote, conservée à son Appartement où il sera. Un de ses appartements. Elle rejoindra son autre, celle de son baptême. On se raccroche à ce que l'on peut. Avec le peu. Qu'il lui reste et qu'il a. Il l'avait cherché partout. En parlant d'Aristote, un peu de laisser aller, il avait oublié ou pas pu aller à la messe et aux confessions, puisqu'étant sur un feu de camps. C'est rattrapé, il se présente devant l'édifice religieux et lit le nom: Eglise Notre Dame des Oliviers. Et oui, continuons dans les signes, non, il ne fera pas demi tour. Il ne rentrera pas en Provence, pas pour l'instant. Un sourire. C'est l'été, il laisse son corps vivre comme il le sent - enfin presque - et son esprit allait et venir soit entièrement libre et vide soit tout repasse devant ses yeux de ses derniers mois dont il n'a pas saisit encore ni prit le contre coup. Le poids, oui, il a très bien senti, qu'il avait un mal fou à avancer, pour l'instant, comme tirer en arrière, et une envie de crier, en tirant sur son bout de chemise blanche, comme un adolescent en pleine crise d'identité: mais lâche moi...laisse moi vivre...Mais oui quand même. Tenue très légère. Sandales, pantalon coupé très cours, à moitié cuisse, blanc et une chemise large blanche ouverte, tout bouton défait, qu'il reboutonnera à l'entrée, puis d'y entrer en poussant la grande porte, toujours un froid, dans ses lieux. Pourtant, aujourd'hui, même en début de soirée. C'est plutôt tiède. Pas beaucoup de fidèle. Vite fait, il se signe pour se glisser le long d'un banc, quelque mètres plus en avant vers l'autel. Il salue d'un signe de tête, un bonjour du bout des lèvres. Puis l'Office se fera. Assit bien droit, tout passe et repasse d'une oreille à une autre. Les mots résonnent déjà au coeur de l'église, ses yeux observent autour de lui, comme bien souvent, des vitraux, des statues, des cierges allumés. Les années auparavant, il ne s'attardait pas du tout, sur cela et ses détails, comme si aveugle ou aveuglé, par un voile devant ses yeux, qui filtrait, sa vue et ne lui permettait que de voir ce qu'il pensait et non ce qu'il voyait. Réellement. Ce doit être très compliqué surtout lorsqu'il n'est possible que de croire qu'à ce qu'on voit. Il aurait été plutôt de voir ce qu'on croit. Apparemment. Jusqu'à ce que la Messe se finisse, tranquillement, le plus fidèle des croyants et pratiquants. Peut-être. Il ne sait. Un sourire au Curé qui l'invite à le suivre au Confessionnal. Tandis qu'il le suit, un arrêt, il sent l'oeil du Curé sur sa tenue estivale, il fait comme si de rien. C'est l'été. Il fait un effort pour avoir du tissu sur lui, il ne faut y voir à mal et avoir des pensées mal tournées. Puis, il passe la porte du côté, confessé, pour la refermer et mains de cuir croisées, sur sa chemise au niveau du torse, il patiente, observe ses sandales, ses pieds, et lui même. Elle est très bien cette tenue. Essaierait-il de s'en convaincre. Jusqu'à ce que le petit panneau de bois glisse. Menton relevé, et tête bien droite, il ne sait jamais si l'Homme du Très Haut, observe au travers. Alors très sérieux. Il lui aurait parler des crieurs qui s'égosillaient politiquement pour les élections royales. Quelle horreur, il ne supportait plus du tout ses choses là, dire qu'en Provence, maintenant, c'est ce qu'ils ont et lui, s'il adore la Provence c'est parce que cela n'avait rien à voir avec la France sur bien des aspects puis depuis un temps, c'est pareil. Sur d'autres points, tout pareil. Que pourrait-il dire, a-t-il péché ? Il n'en a pas le sentiment ni l'impression. Il attend que les quatre mois passent du moins, c'est ce qu'il a comprit, pour ne pas avoir été un Epoux à tenir la distance et ses responsabilités. Il lui dirait bien que c'est long quatre mois. Mais cela se dit-il de toute façon, non. Dans aucune des situations vécus, il ne s'était attendu, à tout cela, que cela soit amant, époux, il se ramassait élégamment à chaque fois. Pas vraiment avec autant de prestance, bien loin de là. Il n'avait pas envie de lui en vouloir, pas envie de parler de tout cela, c'est tellement différent de ce qu'il a traversé de ses relations passées mais pourtant si similaires dans le fond. Les issues en sont les mêmes, les fin sont houleuses, passionnées, et bancales au point, que c'est le point mort, point de non retour, avec le temps peut-être, avoir mal peut faire faire tellement. Cela fait plus de mal en définitif les mots ou les non dits que de se faire agresser physiquement. C'est tout ce qu'il en retire, ce jour ci. Et son esprit ne l'aide pas avec cette saison à ne pas songer à ce qu'il ferait pour compenser cette douleur. Il lutte, lutte, pour réfréner ses envies. Il ne connait que cela pour l'apaiser, là aussi, il se doit de changer et ne pas tomber dans la facilité, à chaque fois, cela lui avait joué des tours, ayant suivi les pratiques occidentales; tout de suite et maintenant. Il parlerait bien de Tantra et Kamasutra, au Curé, parce qu'en parler, permet, d'apaiser spirituellement sans stimuler le corps forcément, ou d'y être réceptif, enfin...Pas certain non plus. Puis beaucoup s'en moque d'en parler. Cela doit être et se faire. Mais bon, pas certain que cela soit de bon goût, puis c'est une pratique qu'il pourrait ne pas connaitre et devrait entrer dans les détails. Il se gratte la barbe, fait non de la tête. Il redevient sérieux, et se concentre, sur ce qu'il aurait pu....Oui... :

Oui. Je ne supporte pas grand chose, ni qui que ce soit. Ses temps ci. Je ne comprends pas. Je ne sais pas si je me fais des idées ou si j'ai raison. Que ce que je vois, j'entends, ne me plaisent pas du tout. Comme si au fond de moi, un feu s'est allumé et qu'il doit sortir, je le retiens, de toutes mes forces, pour qu'il ne soit pas à tout embrasé s'il doit sortir. Ce n'est pas la première fois. Je sais juste que si cela arrive, les mots sortiront comme ils en ont envie et que cela sera trop tard. Une fois dis. Je suis las, fatigué de parler dans le vide, d'avoir raison de mes connaissances, savoirs même si je ne peux pas les démontrer. Par contre ses mêmes choses exprimées par d'autres, cela passera et cela sera comprit. J'en arrive à me dire tout simplement que l'on est hermétique, allergique à moi, et que rien ne passera, inutile d'insister. Comment je fais lorsque cet état de fait se reproduit par une masse, une pensée collective, qui sans m'écouter ont écoutés les autres leur dire qu'ils ne comprenaient rien à ce que je peux exprimer et qu'au final, il suivent l'avis général, d'une certaine communauté, et qu'importe où j'irai et je serai, je serai voué à ce système de " meute et de horde", d'esprit et d'action. J'ai vu et connu cela en Politique, bien des fois. En France et cela s'est perpétré en Provence. Je me retrouve à vivre à la puissance deux, les mêmes dérives, les mêmes situations...Et me dire que cela vient de moi, que tout vient de moi, je n'y crois pas, je ne crois pas. Je cherche, je cherche comment y faire face, jusqu'à aujourd'hui, je jongle entre esquiver, et rentrer dedans, les deux extrêmes, qui peuvent déstabiliser, et faire songer, à ce que j'ai des sautes d'humeur...Que je vais déraper...Commettre l'irréparable...Tout dépend du degré que cela me tient à coeur, me colle à la peau ou que le système me retient à n'user d'aucun de ses deux là, pour être professionnel, droit, sans conflit d'intérêt ni dérapage. Et maintenant...Que devrais je encore imaginer pour y mettre un terme définitif ou bien cela fait partie de la vie de tous les jours, cela arrive à tout le monde et je ne dois pas m'en faire...Que c'est normal! Hormis partir et disparaitre pour laisser faire, tout faire, sans que j'y participe, en soi, m'y investisse, est la seule aujourd'hui que j'entrevois comme j'ai toujours fais...De toute façon même si j'ai raison et que cela provient de moi, ils et elles ne le reconnaitront jamais. Est-ce parce que je viens d'ailleurs, d'une autre Civilisation...Culture...Tout ce que je dis, je le dis par bon sens et acquis, l'expliquer, m'est impossible. Cela me vient comme une évidence. Pourquoi suis je le seul à l'avoir...

Bien sûr, la réponse en retour du Curé reste confidentielle. Cette confession, en vaudra bien pour passer sur les prochaines et ne point venir au Confessionnal, dimanche prochain au moins. Ils se quittèrent par un petit pas de promenade, jusqu'aux bénitiers, et oui, il ne trempe pas sa main de cuir dans l'eau bénite, n'en retire pas le gant de cuir en question. Il se signe simplement. Le plus machinalement. A sa sortie, enfin à l'air libre, cet air tiède presque chaud de l'été qui vous fait sourire, sans le vouloir, au delà de votre volonté. Démarche tranquille, mains de cuir dans les poches son short, il va se préparer pour prendre la route. Il lui casse les oreilles ses crieurs, ce n'est pas vraiment ce qui peut attirer, et donner envie d'y rester. Il passerait à sa chambre d'auberge, cela faisait deux nuits qu'il peut profiter de petit confort, depuis Uzes. Là aussi, pas un passage aisé. Cela le fit remonter aux élections royales où il en fut candidat, et une pensée à Aylin Elisabeth de Valdesti Mortelane et de la Duranxie, apparition troublante dans sa vie et quelque part, comme déjà vécue à maintes reprises, oui - cela finit encore mal - qui ne semble plus être parmi notre Monde. Duncan, son frère, il ne sait pas s'il en est encore. Il avait été plus discret à en être approché par lui. Une bien étrange histoire dans le cadre Politique. Hop. Il grimpe à toute vitesse pour l'étage de sa chambre d'auberge, y a rien de mieux, que de prendre la route pour passer à autre chose, de plus, vivant. Deux temps et trois mouvements, il redescend l'escalier, une tenue plus cavalière et moins estivale, plus sombre pour passer dans la nuit de façon furtive, une selle sur une épaule, et à bout de main de cuir sous un poignet souple, pour retenir, en arrière sur son épaule, la poignée un sac de voyage en cuir. Dévaler, vite fait, ne pas rester trop longtemps au même lieu. Passer, filer, puis demain, il pourra profiter d'un bain et d'un confort bien mérité. Il ne songe pas encore aux souvenirs qu'il en a eu à ce lieu mais c'est du passé, puis cela lui permettra d'en garder que les meilleurs. Avec du recul, tout parait et semble passer et s'accepter. Il règle sa note, et, s'occupe de son cheval, le prépare, c'est autre chose comme attention qu'avec des Guépards. Au pas, côte à côte, ils s'éloignent du centre ville vers sa sortie, puis disparaissent au loin, vers une nuit pas encore noire, entièrement.
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Shame
_________ Premier Appartement - Après 7 Jours de Route ______________



Il peut vous dire que cela fait du bien. La vie en pleine nature est facilement concevable pour lui, disons sur un certain laps de temps. Ici, c'est d'assez bons souvenirs. C'est grand et vaste, épuré, y a de quoi, s'y plaire, cela a toujours été comme un refuge, pour lui. Lorsque la Politique commençait à lui faire lâcher prise et que les situations lui offraient qu'une opportunité, disparaitre de la vie public, se reposer, se régénérer pour réapparaître et tenter une nouvelle chance, vie et expériences. Son principal défaut serait de croire qu'au final, ses liens, oui juste des liens - comme de simples connexions - le temps d'un temps, resterait à vivre sur place et serait là lorsqu'il a besoin. Cela n'est jamais arrivé en fait. D'une certaine manière, c'est lui qui en avait instauré ses règles, pour contrôler, sa vie et ses relations. Un jour, au tout début de leurs premiers échanges, sa Suzeraine, avant qu'elle ne le soit, puisqu'ils avaient en commun la passion du travail et de la Diplomatie qui les avait fait se rendre compte qu'ils avaient beaucoup de points communs dans leur état d'esprit sur la vision de ce Monde, elle lui avait demandé ce qu'il voulait: l'amour, des amis, une vie professionnelle, des objectifs, des projets...Il n'avait su que répondre d'autant qu'il avait déjà un voeu d'exaucer, celui de l'Amour, qu'il n'avait pas encore, révélé ne se rappelant plus si les sentiments en ont été dévoilés, à l'instant, de cet échange, en tout cas, en secret, depuis des mois et des mois, la relation s'était tissée, loin des yeux de tout le monde. Il lui dira simplement, perdu dans toutes ses considérations de la vie auxquelles, il ne se heurte jamais de front parce que pour le coup, il ressemblerait bien à ses Guépards, aussi indépendants et libres de par leur nature et la force des choses qu'attachants et fidèles, de par leurs instincts de l'être là encore de par leur nature autre et sans doute moins démonstratives, mais le simple fait, qu'ils soient là, à ses côtés avec lui, dans ses déplacements pour le protéger en fut une grande marque affective. Il n'avait su rien répondre donc hormis: Juste deux femmes importantes dans ma vie et j'aimerai que vous soyez l'une de ses deux. Et cela fut. Même s'il savait que comme pour tout, cela ne lui serait pas facile et accepter que cela le soit, c'est toujours ainsi, faut toujours que ce qu'il souhaite, désire, soit détruit, comme si la moindre chose ne devrait pas lui réussir. Parce que l'improbable qu'une Marraine et son Filleul puissent s'aimer heurterait la sensibilité de beaucoup. Pourtant cela fut très beau. Même si cela ne l'est plus maintenant, cet Amour. Pas grave. Le temps permettra soit de les rapprocher, de retrouver leur complicité soit les faire s'éloigner et vivre chacun de leur côté. En tout cas, ils ont gardés chacun le point primordial de ce trio, triangle parfait, elle les relie les trois en bien des points de la vie courante, professionnelle et autre, du moins, est-ce lui qui y voit des signes. Il préfère s'en faire cette idée. Même si elle ne serait pas. C'est curieux, "j'ai le sentiment que les Femmes ont tendance à vouloir réaliser les voeux des Hommes. Bien plus, que les Hommes le ferait pour elles". Peut-être qu'il se trompe. D'ailleurs, lorsqu'il laisse sa monture dans l'écurie en arrière cour, dans la grange, prenant la selle pour la poser sur la barrière devant le box réservé, puis couverture et sac de voyage, sur l'autre, embrassant et caressant du front, entre ses deux oreilles jusqu'aux naseaux, l'animal, pour le rassurer, pour emprunter l'entrée d'un immeuble, monter les étages car il se situe, au tout dernier, que la porte cède sous la clé dans la serrure, un bruit de clic clic, et qu'elle s'ouvre enfin sur un lieu plongé dans le noir, avec des senteurs qui soudain lui reviennent. Il fera quelques pas en avant, pour se figera, sur l'ensemble de la première pièce, le grand salon, épuré, vide de vie. Il affluera des tas de souvenirs, comme s'ils le retenaient, pour ne pas avancer davantage, pour prendre toute la mesure et le poids de sa présence ici. Il a comme la sensation de refaire et revivre les mêmes choses des années passées. Sauf que tout a changé...Cette même sensation qu'il traverse de sa vie actuelle. Où rien n'est jamais acquis ni assumé, même si c'est plus pratique aux yeux du monde d'en faire croire le contraire, où il n'a pas particulièrement envie de s'y retrouver confronté et de tout prendre, se prendre en pleine figure, comme s'il n'avait jamais réalisé ni prit conscience de tout ce qu'il a pu dire et faire. Par le passé et encore moins aujourd'hui, puisqu'il est en plein dedans, une fois encore. Il ne bougera pas, figé, dans un certain frais et froid de la pièce noire, sans vie, son regard tentera de chercher vers les autres pièces, un point de jour, de lumière, rien du tout. Il reconnait la pointe de senteur, la marque du passage de son Personnel qui sait très bien entretenir une pièce dans le moindre détail selon ses désirs et ses goûts. Ses envies de l'instant. Un seul mouvement, ayant prit soin d'avoir retiré la clé de la serrure, dans la paume de sa main de cuir, la porte se refermera dans un bruit de claquement derrière son dos. Il s'en retournera comme revenant à la réalité de ce qui doit être fait. Puis les prochains mouvements mécaniques seront: de poser , au sol, à l'entrée son sac de cuir de voyage, placée la clé dans la serrure, fermer à double tour avec une certaine forme d'habitude plus que d'envie de le faire puis de nouveau, faire face, à ce décors sans pour autant parvenir, à y avancer, vers ce grand salon, à deviner la cheminée, le canapé, la table basse, puis de porter son regard sur les lourds voilages d'hiver. Tout est bien rangé, nettoyé, l'odeur presque de neuf pourrait faire en être étonné mais régulièrement du Personnel peut y vivre et faire le nécessaire pour l'entretenir. Il avait demandé à n'avoir pas besoin, pour son arrivée, d'être seul mais que tout soit prêt pour un séjour rapide, un simple passage. D'une journée. Ils ont dû venir la veille pour tout préparer et c'est un plaisir que cela le soit. Il ne saurait même pas dire si un sourire est présent, par chance, il l'a de façon naturelle et spontanée, malgré lui. Curieux, d'habitude, il avait tendance à être plus expressif et enthousiaste. A être dans le mouvement, à tord et à travers, là, non. Cela reviendra surement. Petit à petit. Ou pas. Avec les années, ce serait - il plus démarqué et affirmé. De forte chance. Une journée et une soirée. Un simple passage, nul besoin de s'installer et s'étaler. Il laissera d'ailleurs tout dans la pénombre, pour simplement, se dévêtir, se préparer et prendre un bain parfumé, dans une baignoire, avec bougies, un parfum, un bouquet, une fragrance sentale dans la pièce d'eau, qui lui permettra de se détendre entièrement de son début de voyage sur les routes. Et ce n'est pas de refus. Rien de mieux que l'eau tiède ou chaude pour alanguir, avoir une peau purifiée, un esprit sain et un corps langoureux. Tout détendu sans la moindre tension. Et c'est ce qu'il fait, tête en arrière, les yeux fermés, les avant bras et mains le long du rebord, et le silence....Juste la lumière tamisée, d'un volet à peine ouvert, laissant les rayons du soleil passait au travers pour offrir une ambiance de thermes, hammam. Les pieds et les chevilles en dehors malheureusement, vers l'avant, de par sa grande taille mais il parvient à les câler, en pivotant un peu son bassin et ses reins, pour les avoir bien allongés, et pouvoir se caresser d'un pied ou de l'autre, les jambes et cuisses, remontant lentement. Un effet apaisant. Les pliés, repliés légèrement. Il profite de cette position pour attraper un verre de thé nature, pas à la menthe, il a besoin d'un autre goût, une autre saveur, sans doute, que celle ci, est bien trop ou a trop été sur les années passées. Une gorgée, fraîche, c'est l'été. Puis il préparation d'une cigarette d'herbe, à côté d'une bougie allumée, il ne la prend pas et la garde de côté au cas où. Cela fait plus d'un an, depuis qu'il en Provence, qu'il s'en passe bien. Et le besoin n'est plus aussi utile et nécessaire qu'avant, cela l'avait apaisé pour les blessures du corps comme le vin rouge, devenu une habitude, quasi de son rang social, hier de temps à autre, selon les anoblissements et destitutions puis aujourd'hui, la Noblesse, plus que Vigneron lorsqu'il avait ses parcelles de vignes et son Domaine Viticole en France. Une immersion sous l'eau pour remonter peu après, et s'essuyer le visage, puis prendre d'une poignée souple de sa main, la serviette blanche bien pliée. Elle se déroule, l'amas d'eau suit son corps nu qui se lève entièrement, patientant que la plus grande partie de la peau, reste immaculée de gouttes de part et d'autre. En un tour d'une dextérité, elle s'entoure autour de sa taille, coin de celle ci rangée à l'intérieur du rempart blanc, pour la faire tenir alors que les mouvements de son corps sont en action, comme de passer une jambe puis l'autre par dessus le rebord de la baignoire. Une main dans les cheveux noirs pour replacer les mèches humides sur un côté. Puis se rapprochant de la vasque d'eau avec un miroir au dessus, orné de décorations diverses, il sourit. Le face à face est souvent rude lorsqu'ils se retrouvent les deux à s'observer. Rude est le temps qui passe. Rude est le constat de ce qu'il devient et est. Le même avec des années qui le façonnent, à une image renvoyée, dont il a de moins en moins conscience. En a-t-il conscience. Il se tourne soudain, de dos au miroir, pour réentendre, cette bribe d'une autre époque. Ses temps ci. Tout n'est que bribes, paroles, scènes d'antan. " Vous rendez vous compte, Shame, de ce que vous êtes et de ce que vous provoquez "....Puis se retourne, recule un peu, pour s'observer longuement. Non, enfin si, il pouvait imaginer ce que la beauté peut provoquer et s'il dit ne pas savoir, il mentirait. Autant la Beauté peut attirer de bonnes choses autant la plupart du temps, c'est le contraire. Elle est convoitée, possédée à tout prix au point des plus terribles drames de la Passion et au nom de l'Amour. Ou des pires atrocités de ce que peut assouvir certains et certaines pour qu'elle ne leur réchappe pas, ou, qu'elle ne soit partager avec personne d'autre. Si vous croyez que cela n'arrive qu'aux femmes. Détrompez vous. C'est difficile à définir, c'est comme si la nature vous offre un cadeau, ce cadeau d'être beau est un rayon de soleil et que cela en ennuierait que cela soit le cas. Ils et elles doivent penser que c'est grâce à ce privilège que tout leur est offert et acquit, rien d'autre. Haussement d'épaules, le sourire est présent, mains plongées dans la vasque d'eau pour s'asperger, et d'une main ferme de prendre une autre serviette plus petite pour venir y enfouir son visage dedans. Cela fait un bien fou. Il y restera volontiers un moment pour fermer les yeux, en apprécier le contact doux. Le dos courbé en avant, tout muscle saillant et tendus sous l'effort de cette position. Peu après, il emmène le petit plateau avec son Thé et la cigarette. Il longera quelques portes à cet étage, l'unique de l'appartement, pour entrer à pas feutré, nus, dans sa chambre. Tout est mi clos, fenêtres entrouvertes, volets de bois tenus par un crochet, il y vient pour y jeter un oeil alors qu'il dépose, le plateau en question sur une table proche. Il en prendra son verre de thé pour le termine, laissant, une main caresser instinctivement, son pectoral gauche jusqu'à remonter à son épaule, puis sa nuque. Léger massage par le passage des doigts à ses lieux précis. Les paupières battent la mesure, les minutes font faire se vider par gorgées le dit verre, ce qui le poussera, à le déposer puis à s'allonger sur le lit en baldaquin, tirant sur les ficelles pour que le voilage blanc tombe de tous les côtés. Un mouvement de bras tendu vers une des tables de nuit, ouvrir le tiroir, puis se pencher vers lui, pour jeter un oeil dedans, sur un écrin. Il porte sa médaille de son baptême, déjà. Un sourire ravi. Bien appuyé dans les coussins, bien droit, contre la tête de lit, il ouvre très lentement cette autre médaille d'Aristote. Il l'enfilera sans entendre, autour de son cou, puis refermera l'écrin, pour le replacer dans le tiroir. Un coup de bras léger et rapide, pour se lancer dessus draps et couvertures, il s'allonge sur le côté, tête sur son bras replié, les yeux rivés sur la lumière filtrée. Vent léger, de la hauteur du lieu inaccessible. Son corps frémit, s'alanguit et s'enfuit dans le monde du sommeil. Il peut entendre, le vent, parfois plus présent, un brin frais et d'autre fois, plus souple et chaud. Instinctivement, il trouvera le juste milieu avec le drap et la couverture, endormi sur le ventre, tête complètement enfouie dans les coussins, le corps allongé de tout son long en travers comme souvent pour permettre à sa grande taille, de pouvoir y reposer, le corps entier. En diagonale. Les multiples positions pour parvenir à la plus favorable pour ce jour ont fait tomber sur le côté à moitié la couverture, et froisser le drap, enroulé autour des contours du corps.
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Shame
_________ Appartement 2 - Après 10 Jours de Route ______________



Cosy. Il est. Ce qui lui offre cette particularité. C'est qu'il n'a été que de passages très peu, c'est tout comme s'il est neuf et tout nouveau. Plus épuré et moins volumineux, dans un quartier situé dans le centre ville, à peine, à quelques étages, mais pas le tout dernier. Une vue en demi teinte entre la longue rue des tavernes, point de vue sur les entrées/sorties de la Capitale, et en face, d'autre immeubles, plus ou moins d'apparences différentes. Les toits sont cependant très disproportionnées, liés à certaines maisons individuelles plus basses dans le paysage au milieu de certaines colonnes de mur, de béton, aux fenêtres allumées la nuit par des lampes à huile ou bougies. Contre plongée et contemplation. La monture est laissée à son arrivée au Levant, attaché à une poutre, à côté d'un abreuvoir, pour qu'elle puisse se désaltérer. Pour le reste, c'est pareil, selle sur une épaule, sacoche de cuir de voyage sur l'autre, c'est sous le bruit du bois martelé lentement par ses bottes, qu'il traverse la tonnelle de bois au dessus de sa tête. Cependant, pas de verdure. Cela doit être un étage extérieur d'un immeuble où il est plus rapide sans doute, de passer par une fenêtre, pour dévaler des escaliers, autre sortie de secours, que de passer par l'entrée principale d'un établissement. S'il se souvient bien, c'est à la fin, de cette tonnelle, qu'il devra tourner sur la droite pour emprunter, une grande rue, en parallèle, avec la principale de l'entrée de la Capitale. Première entrée par deux portes lourdes, une enseigne avec un nom de matière, rien qui ressemble à Dix De Graine, l'Art de la Table. Tout cela, il l'avait dans son trois pièces, d'une longueur, une seule longueur, et sur six fenêtres, qui se succèdent les unes aux autres. Pour longer, s'aligner à chacune d'elles, comme déjà indiqué auparavant sur les vues accessibles d'une ville depuis son entrée et le long des tavernes. Taverne qu'il ne profitera pas dés son arrivée, comme pour l'autre appartement, il prendra le soin de faire avec le changement, de s'installer sans s'installer, de songer au minimum vital pour un passage éphémère. Qu'en sait - il. Rien. Il faut juste qu'il ne laisse pas son esprit faire tout le poids sur son corps. Actif, réactif, à son rythme. Deux petits étages à peine à monter, seul appartement de l'étage, il ouvre, y entre, ferme la porte sur son passage, clé dans la serrure, sans être fermée à simple ou double tour. Un sourire, ce qu'il porte est déposé au pied d'un fauteuil au milieu de la première pièce, la partie droite. Sans attendre, il tire les rideaux, les uns après les autres, entre ouvrent les fenêtres pour aérer et laisse entrer la lumière. Il va et vient, pivote pour détailler l'ensemble du décor et son état....Puis revient vers ce qu'il transportais à son entrée, pour les ramasser, du sol, les emporter, tout droit, vers l'unique porte, qu'il pousse lentement, pour y trouver, une chambre des plus simple: un matelas épais au sol, une étagère, une armoire, quelques meubles de décoration et une seule fenêtre. La selle est posée sur un meuble, la sacoche en cuir, bagage unique sur le lit parfaitement tiré au carré. Il passe la tête entre le rideau qui plonge dans le noir, et la fenêtre pour l'ouvrir sans pour autant retirer le rideau en question. Il laisse ainsi. Installé sur le lit, tout au bout, machinalement, il retire ses bottes, et ce qui va avec pour se retrouver pieds nus enfin. Il remue ses orteils lentement. Puis se laisse tomber en arrière, sentant la chaleur déjà poindre, même si tôt au Levant. Un avant bras sur son front, qui glissera sur ses yeux, quelques minutes, rien que le poids de sa tenue est déjà trop lourd, pourtant, il reste allongé sur le dos, Membres inférieurs en équerre, cependant, pour se maintenir au sol. Sentir le sol sous les pieds, pour le ramener, à la réalité. Un long soupire. Il parait que c'est le signe: Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire. Pas faux. Cependant, il rajoutera, à demi mot, pour lui même d'une voix au début presque fataliste et avec une légère pointe amusée, au constat, lorsqu'il aura finit de la prononcer:

Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire, et, quand il a fini de soupirer il n'a toujours pas ce qu'il désirait.

Un léger rire s'échappe. De son avant bras qui masque ses yeux et barre le haut de son visage. Puis d'un coup se redresse, pour songer au Levant. Ne pas perdre le merveilleux de l'immuable, d'une habitude, qui est naturelle et comme une horloge biologique se rappelle à l'osmose du corps et de l'esprit. Il se redresse, du lit, remonte de chaque côté, de ses jambes, le tissu de son pantalon, jusqu'au dessus du genou. Tenue légère improvisée. il quitte la chambre, pour se faufiler sur la gauche, côté cuisine, tout en longueur, de chaque côté de la porte, sur sa droite et sa gauche, un côté plan de travail et de l'autre côté fenêtre, une table avec tabouret, collée à cette fenêtre. Il n'y a rien encore, il devra faire les courses. Alors, il s'installe en hauteur, sur le siège, coudes libérés, de tissus par le même mouvement qu'il avait fait avant pour ses jambes. Main de cuir en travers son visage, tout est de travers, ses temps ci. Plus rien ne suit le cycle naturel qu'il essaie de garder. Tout change. Pourtant, ses yeux se cristallisent sur la vision, lointaine, vers l'entrée/sortie de la ville. Il est là, beau et fidèle, loyal plutôt, pour assurer le début de journée en vue. Et sa vue, se fait d'un paysage panoramique, pas de point précis, une vaste étendue, sans fin. Un sourire. Des battements de paupières. Loin des horreurs pour ses sens: du toucher, de l'ouie, de l'odorat, de la vue, du goût. Il en aurait perdu deux: le toucher et le goût. Il songe à son Etablissement à Paris: La Goût des Autres. C'est bien cela. C'est ce qu'il a perdu en cours de route. Certes, ce n'est pas ce qui règle tout et.... Les phrases reviennent des semaines et mois passés. Elles constituent au fur à mesure, ce qu'il garde tel un déni. Il aura beau faire comme. Alors qu'il admire la levée et montée au fur et à mesure, vers la zénith, le soleil, ses yeux longent, longent, la rue des Tavernes. Sur ses rares passages. Il se rappelle de la Porcelaine. Puis....Ses pupilles vont et viennent, éclairées par les couleurs de l'été, sombres, brillantes, il tapote de ses doigts de cuir, index et majeur, sur le bout de son nez, où est-elle...Y en a manque au moins une de taverne, faut dire que cela remonte à quelques années en arrière: Au Hanap Couronné. Il se souvient des mots sur le panneau d'annonce de l'époque. Puis ses yeux se plissent pour une raison qui lui vient. Oui, il se souvient très bien du panneau. Maintenant. Persuadé et certain. La main retombe de son cuir, sur le creux de son coude, avant bras croisés, il en sera de même, pour l'autre coude par la main de cuir, tout autant. Cela donnerait à réfléchir. Les paupières se baissent. Ce brin de mitigé qui peut apparaitre soudain, sera suivi, par un sourire qui s'étire. Les voilà les belles couleurs de l'Aube. Ce jour ci, à l'orée...A la lisière. D'ici. Maintenant.



( La suite à venir...Pause...)
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