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[RP] L'enfant sans-nom

Ylalang
C'était le petit matin à l'Hotel Saint Paul. La vicomtesse d'Avize, dont le sommeil devenait de plus en plus chaotique, avait assisté à l'office de prime. Elle avait ressenti les premiers élancements timide de la future délivrance, mais ne s'en inquiétait pas outre mesure. Peut-être faudrait-il des heures avant que le travail ne fasse son effet sur son corps, et que l'enfant naisse enfin.
Elle avait récité avec ferveur son crédo, souhaitant qu'Aristote la soutienne pour l'épreuve qui l'attendait ce jour.


Citation:
Je crois au Très-Haut le Créateur tout puissant,
Qu’a créé la parole qui bouscule les silences infinis de la bêtise,
Avec ses syllabes poétiques et douces qui font s’amouracher les âmes les plus ingrates,
Qu’a aussi fabriqué les mots dégoulinant de fiel,
Pour que les plus aventureux et les plus curieux d’entre les hommes, et les femmes aussi,
Puissent s’essayer, parfois à la méchanceté, le plus ordinairement à la médiocrité et à la bassesse,
Et en revenir, la larme au groin et le sourire en coin.

Je crois en Aristote, son prophète,
Un sacré Grec, un adepte de la parlotte, qui donnait de belles leçons,
D’abord à ses géniteurs Nicomaque et Phaetis,
Puis à tous les passants qui passaient sans savoir par ses chemins,
Et qui reçurent pêle-mêle, sagesse et révélations sur les lois divines de l'Univers.

Je crois aussi en Christos, un autre bavard indiscipliné,
Né de Maria et de Giosep, un couple plutôt taiseux.
Il a voué sa courte vie à nous raconter le Soleil et la Lune,
Comment qu’il fallait faire pour se dorer la pilule grâce au premier,
et éviter les froides caresses, parfois bien tentantes, de l’autre.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Que la fulgurance d'Aristote nous accompagne !
Que l'extase de Christos nous transcende!
Que le Très-Haut nous garde !


Les souvenirs de l'accouchement d'Eilinn, encore effroyables dans sa mémoire, ne cessaient de la tourmenter. Elle avait manqué mourir ce jour-là, et peut-etre que ce jour serait le dernier pour elle, et le premier pour l'enfant qu'elle portait en son sein. Ainsi, pour conjurer le sort, elle n'avait pas voulu laisser d'instructions au cas ou les choses auraient mal tourner.
Elle se releva péniblement du prie-dieu, presque haletante, sentant son ventre se durcir sous l'effort. Elle se saisit de sa canne, et reprit le chemin vers sa cellule à petits pas, espérant que sa charge de maréchal la laisserait relativement en paix.

Elle se rappela alors qu'ils n'avaient toujours pas trouvé de prénom pour le futur enfant, et dans cet éclair de rêverie, elle percuta un autre héraut.

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Barahir_de_malemort
Saint Paul... Ca faisait longtemps, ça lui avait manqué, y dormir, avoir un pied à terre, et quel pied à terre en plus, à Paris. Nouvellement héraut, il y retrouverait surement sa chambre, le service d'étage irreprochable, les sobrettes aux maniéres policiées, eduqué par un Touraine qui hantait les lieux depuis mainte et mainte années (et qui était, comme chacun le sait, aussi tatillon quand il s'agissait de personnel que quand il s'agissait de cuisine, ou de fiefs Tourangeau du Perche-Gouët), mais pour l'heure, y deambuler sans but lui suffisait, y retrouver les souvenirs de son derniers passages.

Quand soudain...

Il heurta... La Vicomtesse d'Avize, pour changer. Cette fois, étrangement, sans rien lui renverser dessus. Il la jaugea d'un oeil suspicieux, recula de quelques pas et puis entreprit de s'excuser:


Euh... Desolé Vicom... Marechal, j'avais la tête ailleurs... Mais en même temps, on a pas idée de se promener dans le chateau à une heure aussi matinale hein, peut-être lorsque l'excitation d'être redevenu héraut nous gagne, mais sinon...

Ma mére par exemple, jamais je ne l'ai vu debout avant les tierces, et elle n'emerge vraiment que pour les sextes, il faut bien cela tout ce temps pour entretenir tant de beauté...

Edit: Deux trois trucs d'orthographes, mais il doit au rester plein, desolé...
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Merci Lady-K pour ces si belles K-Ban (aussi classe qu'une Rolls Phantom)
Ylalang
Alençon, tiens donc...

Ce n'était pas vraiment la rencontre idéale de bon matin, mais plutôt le truc qui vous collait la mauvaise humeur comme une missive d'Urbs. Elle eut un froncement de sourcil à l'entente du discours du jeune Malemort, généralement prédécesseur d'une bonne pique de dessous les fagots. A défaut de lui faire un croc-en-jambe peu chevaleresque.

Je vous crois volontiers, sans doute qu'il faille du temps à votre mère pour camoufler les outrages du temps...

Pour ma part je n'ai pas ce problème, ainsi je consacre du temps à prier Aristote, chacun investit les heures de sa vie comme il le peut.


Aïe, saleté de ventre... Elle eut une grimace, s'appuyant un instant plus fermement sur sa canne, avant de reprendre.

Et vous devriez apprendre à ne plus percuter les gens, je vous garantis que cela remonterait votre côte de popularité. Si tant est que vous puissiez faire cela.

Un sourire mielleux, genre "viens pas me chercher des poux", et elle donna un coup de canne sur le mollet du héraut, sans grande force, juste pour asseoir son propos.

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Barahir_de_malemort
Le jeune Malemort reçu un coup de canne, une reflexion sur sa mére (elle prenait des risque, il y avait eu des mort pour cela, enfin une mais c'était un bon debut) et une leçon de moral qui lui interdisait de baisser les yeux et de partir. O'Dana aurait accepté ses excuses qu'il serait partit deambuler à nouveau dans ce si beau batiment mais là...

Ma côte de popularité n'a aucun besoin d'être remontée voyons, l'avis des autres m'est indifférent quand seul ma famille compte ou presque, aussi vous bousculerai-je à l'avenir quand l'envie me prendra, mais il est vrai que je le ferai peu, et avec scrupule, car j'ai grand respect pour les grabataires et les viellissant. Vous parliez de ma mére qui elle au moins peut camoufler les outrages du temps quant chez vous c'est une cause perdu d'avance, sauf à vous cachez sous un masque de carnaval... Mais c'est bien d'assumer et de gambader au grand jour sans tenir compte des visages effrayés des enfants que vous croisez, je vous admirerai presque...

Le jeune Malemort se fendit d'un sourire à la Perturabo, ironique et satisfait, apres sa diatribe, impatient de voir reagir la vicomtesse. Bon, il avait promis d'être neutre et diplomate juste quelques temps auparavant, mais il ne s'agissait pas d'affaire heraldiques en ce moment, et qui, à une heure si matinale aurait bien pu saisir cet échange. Ne tenant plus, il ajouta ensuite:

Vous devez savoir que j'ai toujours été un fidéle aristotelicien, au point que dans ma famille même certain veuille me preter l'envie de prendre l'habit, et il est une chose que je hais par dessus tout, c'est l'arrivisme en matiére religieuse, tout ces nobles qui se font baptiser uniquement pour pouvoir se marier ou tranmettre leur titre. Je ne vous savais pas fidéle et j'aurai été tenté de vous mettre dans cette categorie, mais je vais moderer mon jugement je pense, c'est bien de prier, et surtout de si bonne heure, et à vous regardez, seul le Trés-Haut peut maintenant vous aidez car je doute que le quelques onguents n'aient le moindre effet...

Ah ah ! C'est pour le coup de canne vielle baderne, agis en ancêtre et tu seras considerée comme telle... Car certe elle était grosse et cela se faisait voir sur son visage, mais avant ceci, bien qu'elle soit loin de la fraîche pucelle des gestes, le jeune Malemort avait néanmoins trouvé un certain charme aux fines pattes d'oie de ses yeux et à ces hanches marquée, aucun doute que quelques temps apres la naissance de son enfant, elle retrouverait tout ceci, et lui se devra d'être encore plus de mauvaise foi pour répondre à ses piques.
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Damejustine
Wouh .... Wouh ... Wouh ...
Le vent soufflait à la surface des eaux dans la baie du Mont Saint Michel. La tempête était proche.
Le visage de Nennya n'exprimait que crainte et souffrance et cette image faisait saigner le coeur de Justine, incapable de réagir tandis que Lodania emmenait le premier-né des Blackney dans une autre barque. Le malheur était proche.
La pluie se mêlait à la sueur de la future mère, allongée dans le fond de la barque, regrettant sûrement une partie de pêche tournant au caranage. Nennya continuait de souffler, accusant sans broncher les contractions de son corps tentant d'expulser l'enfant. La délivrance était proche.

Et puis, le temps sembla s'accélérer, si bien que les événements s'enchaînèrent sans que la jeune femme eut le temps de les comprendre.
La barque dans laquelle était Hervald et sa protectrice s'éloigna tandis que la tempête malmenait chaque embarcation ; les premiers cris de l'enfant se mêlèrent à ceux de sa mère et Justine, trempée, les genoux dans l'eau du fond de la barque, se tenait à côté de Nennya, craignant à chaque instant de la voir partir ...

Et puis, elle ouvrit les yeux, revenant à la réalité.
L'office venait de prendre fin et les quelques fidèles commençaient à quitter l'Hôtel, laissant là la suivante de Léah, perdue dans des pensées bien trop sombres. Tout ceci était presque devenu un cauchemar et, durant sa longue retraite, ni les heures en prière, ni les moments de calme où elle se livrait toute entière à ses pensées ne l'avait aidée à chasser de son esprit le dernier accouchement de la Blackney.
La main de la jeune fille chiffonna le tissus de sa robe lorsqu'elle pensa à sa suzeraine et à l'enfant qui ne tarderait pas à en sortir. Elle savait que pour la vicomtesse aussi, ce n'avait pas toujours été facile et que son dernier accouchement avait failli être le dernier ... Elle savait aussi qu'elle devait se sortir de tels souvenirs de la tête ...

L'Orléanaise obliqua et changea de couloir, prenant celui la menant à ses appartements. Haaaa, Paris .... Haaaa, la Hérauderie. Jamais elle n'en avait tant arpenté les rues et les couloirs qu'après qu'elle soit devenue la dame de compagnie de la vicomtesse d'Avize !
D'ailleurs, en parlant de vicomtesse ...
Justine s'arrêta à la hauteur de sa suzeraine lorsqu'elle la croisa dans les couloirs. Forte de son expérience en matière de nouvelle rencontre à la hérauderie, elle n'omis pas, cette fois, de se présenter poliment au jeune homme aux côtés de cette dernière, tout en tentant de cacher l'effroi intérieur qu'elle éprouvait chaque fois que ses yeux se posaient sur le ventre de Léah.


Justine d'Alesme, dame de compagnie de la Vicomtesse ... enfin, du Maréchal.

Si seulement la jeune fille savait à qui elle avait affaire et avait entendu ce qu'il avait osé dire à sa suzeraine ...
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Ylalang
Deux évènements simultanés empêchèrent le maréchal d'armes de sauter sur le nouvel héraut d'Alençon et de lui arracher le cœur à la petite cuillère comme l'idée lui en était venue.
Ce fut une contraction violente tout d'abord, et l'arrivée de sa suivante à la seconde d'après. Barahir ne devait de conserver toute son intégrité physique qu'à l'irruption de Justine.

Elle serra les dents, pas question de montrer un signe de faiblesse en la présence de ce paltoquet. Elle siffla :


Justine, laisse-moi te présenter l'un des nombreux bâtards de Nebisa de Malemort, Barahir.

Alençon, saluez courtoisement je vous prie Justine d'Alesmes, dame de Montperthuis, vassale de mon époux, et également ma dame d'atours.


Le pire était qu'elle aimait bien Nebisa, mais mettre en rage Barahir était relativement jouissif également. Elle posa une main douce sur l'épaule de sa dame d'atours.


Je crois qu'il va falloir que tu ailles réveiller Rhân et me trouver un médicastre assez rapidement, je crains de ne pas pouvoir emprunter les escaliers me menant aux appartements que j'occupe.


Elle se tourna vers le freluquet de service.

Alençon
, rendez-vous utile, il va falloir me trouver une pièce fissa pour que je puisse jouer les parturientes en toute tranquillité. Vous qui errez dans le bâtiment depuis des heures, vous devez bien savoir ou trouver ça...
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Barahir_de_malemort
Le jeune Malemort savourait la colére, contenu sous des aspects de bonne tenue et de dignité de la Vicomtesse. Le fond de ses yeux semblait bouillir, mais sans qu'aucun autre trait de son visage, pas plus que son attitude général ne confirme cela. Et lorsqu'une Dame apparu derriére Sylvestre et se présenta timidement, le regard de la Vicomtesse s'étient entiérement. La champennoise le présenta, dans des termes on ne peut plus depreciatifs forcément, il aurait été déçu par moins, et elle l'enjoignit, ou plutôt lui ordonna de la "saluer courtoisement".

Humpf

Son salut courtois se réduisit à un bref grognement et à un hochement de tête, qu'on ne se plaigne pas, il n'y avait eu là ni insulte, ni pique, c'était de la courtoisie, basique, frustre certes mais de la courtoisie quand même, il aurait bien pu l'ignorer... Il aurait dù l'ignorer, elle et la maîtresse qu'elle servait, passer son chemin, gambader dans l'hotel Saint-Paul pour ensuite aller lire un bon roman dans les jardins du Luxembourg pendant que Paris s'anim... Ah non desolé c'est pas l'époque... Il aurait du l'ignorer toussa toussa pour aller faucher quelques denrées aux cuisines et se plonger dans un antique armoriale du Perche (province constitutive quasi-exclusivement de l'Alençon, personne ne me contredira hein) mais...

Marechal !

Ceci dit avec une rigueur toute cérémoniale, le dos bien droit, le regard au loin, il esperait... Montrer à Sylvestre qu'il n'était pas son valet ? Mais il se détendit ensuite, et avec un air innocent demanda:

Marechal, pour une urgence comme celle-ci, m'autoriseriez-vous à forcer la porte de la chambre d'un de mes confréres ?

Il indiqua du menton les armes de l'Ordre Saint-Jean-de-Jerusalem gravé sur l'encadrement de la porte juste devant laquelle ils se trouvaient avant de regarder à nouveau la Marechal.

Je doute d'y voir autre chose que de la poussiére... Quelques livres, et encore j'en doute, du savoir je ne m'en fais pas l'illusion quant à un héraut...

Le jeune Malemort eut sur le moment une pensée pour la Nachue, se remémorant un passage cocasse où elle l'avait enjoint à ne plus "décauser sur les ordres royaux"... Diplomatie jeune Malemort, diplomatie... Ah et neutralité aussi. Mais dans un cadre privé, dans un situation d'urgence, on pouvait se permettre quelques excés... Souhaiter explicitement la mort d'un Grand Officier et dénoncer son comportement peut-être pas, mais un petit trait d'ironie, ça n'avait jamais fait de mal à personne, aussi cracha-t-il le mot "ordre" qui suivait "héraut d'ordre"... Feu le Comte Stannis, et visiblement son successeur faisait exception, mais quant au reste...

... D'ordre, je doute que nous n'en trouverons au mieux que quelques traces.

Et si la suiveuse de la Vicomtesse était une hospitalière ? Et si elle était grande amie de la Duchesse actuelle de Champagne ? Et si elle allait lui répéter ? Ylalang, il pouvait dire qu'il la "connaissait", il paierait son trait d'esprit, même si il ne connaissait pas le lien personnel qui l'unissait à Saint-Jean, elle frapperait juste pour le plaisir de le frapper, mais par un autre trait d'esprit tous aussi ravageur, un jour, par surprise (genre le jeu des claques de Marchmallow, pareil), et tout cela sans aller baver à qui que se soit. Sa Dame d'Atours par contre, il n'en savait rien, il ne voulait même pas le savoir, tant et si bien qu'il serra la machoîre et la regarda durement pendant un court instant... "Je lui dirai les mots bleus, qu'on dit qu'avec les yeux toussa", là en l'occurence il aurait été préférable qu'ils soient noirs, ou bordeaux couleurs sang-séché, et de les lui hurler dessus, mais il n'en avait ni le temps, ni la possibilité, et esperait que son regard suffirait à lui faire comprendre "un mot sur moi à qui que se soit, et tu connaitras une fin looooongue et douloureuse, surement à l'aide de pinceaux et surement aussi avec quelques stylets".
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Merci Lady-K pour ces si belles K-Ban (aussi classe qu'une Rolls Phantom)
Damejustine
Justine, laisse-moi te présenter l'un des nombreux bâtards de Nebisa de Malemort, Barahir.

Le mouvement de recul qui avait suivi cette déclaration avait été contrôlé à la dernière seconde, ne laissant rien paraître de l'incident aux deux interlocuteurs de la jeune fille.
La réponse fut à la hauteur des avis qu'elle avait entendu sur le jeune homme ... et la jeune fille s'en réjouit : ce salut froid ne l'obligeait pas à mimer une joie de rencontrer un de ceux qu'elle aurait préféré éviter.

La main de Léah la ramena à une autre réalité que celle de la présence du Malemort : son futur enfant. Cette fois, la d'Alesme ne peut retenir l'émotion qui la prit et devient livide aux paroles de sa suzeraine. Cependant, le contrôle qu'elle avait sur elle-même reprit vite le dessus.

Alors qu'elle s'apprêtait à tourner les talons pour aller calmer ses nerfs sur son suzerain, elle fut retenue par l'air hautain sur lequel le jeune homme venait de s'adresser à la Vicomtesse ... s'il ne s'était pas rattrapé aussitôt après, elle aurait perdu son air timide et poli bien vite.
Un dernier regard vers sa suzeraine puis, juste avant de partir, elle lança un regard au Malemort, comme pour lui intimer une conduite plus humble.
Mais elle ne s'attendait pas à ce qu'il la regarde aussi, d'un air légèrement menaçant. S'il était fier, Justine pouvait l'être aussi et afficha sur son visage un petit sourire arrogant, comprenant parfaitement le message de l'Alençonnais.
Si elle avait été un homme et si quelqu'un était passé par là, il aurait appelé la garde, craignant qu'une empoignade future allait suivre ce duel de regards noirs ... mais, au lieu de cela, l'Orléanaise tourna les talons.

Quelques minutes plus tard, ce fut une furie qui ouvrit en grand les portes de la chambre d'
Orléans, courant jusqu'à son lit pour lui agripper le bras et achever de le réveiller. Ce n'était pas correct d'entrer ainsi dans la chambre d'un homme marié mais en tant qu'écuyère-vassale-femme-à-tout-faire-avant-l'-arrivée-d'-Yla, elle avait un titre qui lui permettait de faire ça en cas d'extrême urgence.

RHAN DE CROCY ! URGENCE ! HORS DU LIT OU JE VOUS METS A TERRE ! un soupire puis un minuscule sourire tendre genre "tu as tellement grandi" Tu vas être père ...
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Ylalang
Justine partit à toute berzingue, laissant le maréchal et le héraut dans ce couloir désert. Elle perçut bien la critique sous-jacente aux propos de Barahir, mais bon, il fallait avouer qu'elle n'avait guère croisé la baronne depuis sa nomination. De toute façon Ylalang n'était pas en état de vérifier une dizaine de portes pour trouver une cellule de libre, et probablement que Siva serait loin de lui en vouloir pour ce genre de choses.
Elle prit appui sur l'épaule d'Alençon, et une violente contraction la prenant, elle manqua lui broyer le bras sous la douleur. Elle reprit son souffle, et la réponse fut aussi cinglante qu'il l'espérait.


Allez-y donc, Saint-Jean est surement fort occupée en Champagne, ou elle, elle n'abandonne pas ses charges à la première contrariété...

Et je serai vous, je me magnerai le fondement, ça va plus être très long...


Leah lâcha l'épaule malemorienne et s'appuya contre le mur, non loin de la porte de la cellule de Saint Jean. Elle sentit un liquide chaud couler, annonciateur des eaux. Son ventre se durcit à nouveau, et quelques gouttes de sueur perlèrent à son front. Elle voulut hurler un "J'AI ENVIE DE POUSSER", mais se retint. Ce n'était pas prévu que tout aille aussi vite, l'héritier était visiblement pressé.

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Rhân
A prime, l'orléanais était rarement réveillé, surtout depuis qu'il avait cessé sa carrière militaire pour profiter chaque nuit de bons lits bien douillet dans de belles et bonnes pièces bien chauffées jusqu'au petit matin et s'il était possible avec une femme tout contre lui et en l'occurrence depuis son mariage une champenoise. Cette nuit-ci cependant il ne dormait pas avec elle comme bien d'autres auparavant. Bien qu'il ne l'ait guère vu ces derniers temps, la grossesse de sa femme était assez fatiguante entre les réveils de celle-ci au beau milieu de la nuit, ses envies de manger n'importe quand et toutes ses susceptibilités encore plus aigües qu'à l'habitude qu'il était compliqué de cohabiter tranquillement ensemble.

Et cette nuit là, ou plutôt ce matin ci, le baron était effectivement endormi profondément, rêvant à je ne sais trop quoi quand l'enfant rappela à sa mère qu'il était temps pour lui de venir au monde et de venir dans les bras de son père qui déjà l'adorait après l'avoir tant espéré depuis des mois au prix parfois de l'exaspération de son amante. Il dormait profondément, oui, quand un furieux maëlstrom d'Alesmien tourbillonnant se présenta dans sa chambre sans frapper en criant de tout ses poumons pour le réveiller.
L'été étant encore chaud en ce mois de septembre, les rideaux du lit avaient été gardés un peu ouvert et le premier réflexe de l'orléanais fut de saisir un coussin qui se trouvait sur le lit près de lui pour le jeter à la tête de l'impudent empêcheur de dormir avant de se retourner de l'autre côté du lit en grognant.


Oui.. ca fait presque 9 mois que je sais que je vais être père.. c'est pas nouveau ça. Pas une raison de me réveiller


Pourquoi fallait-il donc qu'on le réveille maintenant alors qu'il avait encore sommeil? Il avait encore bien le temps de rêver de son épouse ou de fantasmer sur les appâts imposants de Marche ou sur ceux bien plus modestes de sa vassale -dont il avait cru reconnaitre la voix- avant de se lever ; c'était quand même bien plus agréable de rester dans la chaleur d'un bon lit bercé de doux rêves.
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Sur ma bannière, vous voyez 3 gentils lapins dans un champs, hein?.. Bah vous avez tort
Damejustine
Oui.. ca fait presque 9 mois que je sais que je vais être père.. c'est pas nouveau ça. Pas une raison de me réveiller.

La vassale de l'-endormi-de-service-qui-avait-décidé-de-répondre-ça s'arrêta net dans sa course, évitant le coussin d'un écart. Namého ?! Il dormait encore dans sa tête ou quoi ! C'était pas possible ça !
D'une voix autoritaire qu'elle n'avait jamais peur de prendre avec son suzerain quand il faisait n'importe quoi, elle siffla entre ses dents.


Rhân, je ne rigole pas ... tu te lèves ou je viens te chercher ...

Connaissant les habitudes de Rhân de dormir déshabillé pour avoir déjà eu ne grande conversation avec lui là-dessus mais ne désirant pas revoir le corps de son suzerain que l'expérience d'écuyère lui avait déjà dévoilé, elle ne faisait pas cette menace de bon coeur.
Un soupire du côté d'Alesme, pas de réponse du côté de Crocy. Il l'aura voulu ...

Après s'être armée d'une robe de chambre à lui jeter dessus et prit une grande inspiration, elle reprit sa course vers le lit, priant pour que sa suzeraine ne soit pas déjà en travail.
On ferme les yeux, on ouvre le rideau, ou jète larobe et on crie.


DEBOUT TOUT LE MONDE OU JE JETTE D L'EAU A LA PLACE DE LA ROBE DE CHAMBRE !

Et Justine de sortir des baldaquins pour aller chercher la cruche, appui de ses propos.
Ensuite, elle tourna en rond comme un lion en cage, attendant que son suzerain sorte du lit, et entreprit de dérouler la raison de sa venue.


Votre femme trime chaque jour pour que vous ayez - enfin - un enfant, pour votre plus grand bonheur, et ce, depuis neuf mois maintenant ... Je crois pouvoir avancer sans me tromper que vous n'ignorez pas cela.
Seulement, aujourd'hui, la délivrance est proche, si elle n'est point encore enclenchée. En résumé : votre épouse est sur le point, ou en train, d'accoucher et vous allez vous bouger afin que nous allions lui donner un coup de main !

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Rhân
Le vicomte finit par rouvrir un œil, puis un second et reconnecter un peu son cerveau à la réalité puisqu'il y était bien obligé par son hystérique de vassale. Il voulait à tout prix éviter le seau d'eau froide qui n'était guère agréable de bon matin en sachant que sa vassale le lancerait vraiment même s'il la menaçait des pires représailles dont son épouse de toute façon protégerait le jaune femme. Il n'y avait décidément rien à faire.

Toujours grognon et après moults étirements pour se réveiller, il se leva et sortit du lit en dédaignant sa vassale et ce qu'elle lui avait apporté pour aller directement vers le coffre où était rangé ses habits tout en grommelant à l'égard de la jeune d'Alesme:


Ma femme trime? Pfff... quand porter à peine le poids d'une cotte de maille sera du boulot, surtout en restant autant couché, sera du travail...pffff

Il finit se s'habiller rapidement avant de se retourner vers elle et de lui déclarer d'un ton docte:


Et sache jeune péronnelle que d'après Gatien et les plus illustres savants de tout les temps, la femme n'est au fond qu'une sorte de dépôt pour abriter l'enfant et rien d'autre puisque c'est par l'homme que se fait la confection de l'enfant. Dans toute la nature c'est le mâle qui se fatigue à chevaucher la femelle et à la fourrer de sa semence. Et c'est cette semence qui est le principe actif du développement d'une nouvelle âme au contact de la femme.. et encore la machine féminine étant imparfaite, il faut souvent s'y reprendre à plusieurs fois pour arriver à fixer son sperme bien au fond de la constitution féminine si bien que certains couples doivent peiner plusieurs mois, voire plusieurs années pour arriver à enfanter quand tout simplement l'appareil de la femme n'est pas complètement défectueux.
Et comme Dieu a voulu qu'un enfant naisse d'un homme et d'une femme, il n'y avait plus que le port du bébé qui restait à la femme.


Bien sûr, ce n'était pas le genre de discours qu'il tiendrait à sa femme qui le prendrait sûrement assez mal malgré toute sa scientificité. Mais les grands savants ne disaient-ils pas aussi que la science et la femme sont rarement compatibles puisque celles-ci ne sont pas des personnes douées véritablement de raison, mais uniquement guidés par les sens et les impressions? M'enfin ca restait des choses très théorique et tant qu'elle restait avec lui, qu'il avait plaisir à être son époux et qu'il était heureux avec elle, il n'en demandait guère plus.
Et il était extrêmement heureux évidemment d'avoir si bien choisi une épouse qui se révélait aussi facilement fertile.
De suite après cette tirade, il sortit précipitamment de la chambre car malgré ses discours, il avait quand même hâte de voir son premier enfant et de s'assurer que mère et enfant allaient bien. C'était la première fois et un peu émouvant. Allait-il avoir un fils?


Où est-elle donc? Vite!
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Barahir_de_malemort
Le jeune Malemort sourit en voyant la Dame tourner les talons et partir sans demander son reste, et se tourna juste aprés vers la porte, farfouilla dans sa petite bourse pour y trouver le poinçon avec lequel, normalement, il perçait les actes pour faire passer les lacs pour les sceaux, mais là... Il passa le poinçon sous le loquet, poussa fort dessus une fois, deux fois et rien... Il laissa le poinçon là, se recula en se tenant le menton et addressa un grand sourire à la Vicomtesse.

Vous dites vrai, voyant ses anciennes demandes à la herauderie, elle doit trop aimer les fiefs pour ne pas finir un mandat, et bien peu nombreux sont les regnant capable d'avoir le recul pour partir quand les honneurs, mêmes entachés, sont proche. Ils sont encore moins nombreux que ceux qui acceptent de regenter un comté sans rien tirer d'autre...

Il se retourna de nouveau en direction de la porte et appuya de toute ses force sur le poinçon, puis la poussa de l'épaule ou elle pivota sous ses gonds. Le jeune Malemort ôta alors le poinçon du loquet, toujours sans arriver à comprendre comme il avait reussi ce tour de force (ce devait être l'abbé Tom qui c'était penché sur son cas, car l'abbé Tom était dans sa jeunesse un filou qui aimait forcer les serrures pour aller voir discretement les nonnes aux bains, l'âge lui passa ce genre d'envie [à ce qu'on raconte huhu] mais lui laissa sa merveilleuse agilité qui lui vaut, maintenant, d'être prié par les brigands avant chaque intrusions de chaumines ou de chateaux, par chaque enfant dont la mére à ranger ses armes en bois derriére une porte verouillé et j'en passe), il mit le poinçon devant ses yeux, le voyant légérement tordu, puis le rangea par automatisme dans sa bourse quant, de l'autre main il ouvrit la porte en grand.

Vous me devez un poinçon, mais votre suite est avancé.

La voyant appuyer contre le mur, il soupira, puis alla galament a son coté, passa une main sur ses hanches et en faisant passé une des siennes sur ses épaules, tenant cette derniére de la main qui restait libre. Et à petit pas, il l'aida à pénétrer dans la chambre à Siva. Chambre de héraut donc, moins étendu que celle de sa maman Neb qui avait fait percer les deux murs pour obtenir une suite digne d'un dignitaire étranger, bien plus que la cage à lapin dans laquelle Llyr osait loger la poursuivante és latin (bon au moins elle mangeait bien, à la limite de l'étouffement même), la chambre meublée, avec lit, table de travail et une table, plus petite pour les abluvions matinale, était sombre, poussiéreuse, triste... Oui triste car vide ou presque, il n'y avait pas de belles et riches tapisseries choici avec un goûts qui frisait la perfection dans les arrangements interieur (faut dire, n'est pas Grand Chambellan qui veut hein) comme dans celle de sa mére, pas des cartes dans tout les sens comme celle de Napo, pas non plus un coffre dont la moitié du contenu était repandu un peu partout dans la piéce et qui donnait un joyeux bordel acceuillant comme dans sa propre chambre. Non, ici il y avait juste au mur une tapisserie terne représentant un adoubement à l'hopîtal (supeeeeer !). Il aida la vicomtesse à aller jusqu'au lit, frappa dessus une ou deux fois pour essayer d'en ôter la poussiére, puis aida la grosse champenoise à s'allonger, puis entreprit enfin d'ouvrire les volets pour faire entrer un peu de clarté matinale dans la piéce (quel galant homme ce jeune Malemort n'empêche, vu comment il traite bien Ylalang qui elle le traite comme un chien. Imaginez pour quelqu'un de qui il s'est amouraché hein ? Aller mesdemoiselles précipitez-vous, edition limitée, pour les premiére en cadeau bonus, une maman Neb comblée et une foisons de fourrures à Tonton Nico).
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Merci Lady-K pour ces si belles K-Ban (aussi classe qu'une Rolls Phantom)
Ylalang
Elle ne sentait qu'une intense pression entre ses jambes, et ce fut avec grande difficulté qu'elle arriva jusqu'au lit et qu'elle s'allongea. Plus ça allait, plus elle avait mal.

Allez chercher un médicastre au lieu de rester planté là !!!

Et à nouveau une contraction, tout se précipitait. Elle hurla de douleur.

Rhaaaaaaaaaa !

Puis Rhân qui ne se pointait pas, comme si c'était le moment de paresser au lit ! Pour planter sa graine il faisait pas défaut, mais dès qu'il s'agissait de passer aux choses sérieuses, bizarrement il trouvait le mien d'aller lire une gazette sportive sur la soule ou d'aller pêcher. Puis si il voyait le spectacle, yavait des chances qu'il tourne de l'oeil aussi...

Nan en fait vous allez rester, je crois qu'il veut pas attendre...

L'adage c'était "souvent femme varie, bien fol qui s'y fie", mais purée ça se voit que c'est pas vous qui êtes en train de pondre !


Bon, j'espère que vous avez le coeur solide, parce que ça va être la boucherie !

Voilà qu'elle expliquait à un ado quasi-prépubère qu'avait jamais du voir ce genre de choses comment l'accoucher. C'était un cauchemar, probablement qu'elle devait rêver cette scène, c'était pas possible autrement. Une contraction puissante la fit hurler pour la ramener à la réalité, et elle reprit son souffle.

Le truc que vous allez voir, c'est comme la salle des caducées, vous en parlez à personne sinon votre mère aura droit a un bocal avec votre tête dedans.

Elle semblait visiblement très sérieuse, et poussa un autre hurlement comme le cochon qu'on égorgeait. C'est sur que son image glamour allait en prendre un coup, mais bon... fallait bien y passer.


Bon, vous allez relever le jupon, et euh... va falloir regarder. Il veut sortir, et j'peux plus l'en empêcher, alors vous allez devoir le réceptionner. D'abord vous prendrez sa tête, et quand ça sera fait, vous le tournerez pour que ses épaules passent...
Quand ça sera fait, ça glissera tout seul...


Elle reprit sa respiration, et son ventre se durçit. Sans attendre, elle contracta ses muscles pour aider le bébé à sortir.

J'VEUX POUSSEEEEEEER !
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Barahir_de_malemort
- Allez chercher un médicastre au lieu de rester planté là !!!

Naméoh ! Le jeune Malemort venait d'ouvrire la fenêtre espece de vielle excitée ! Là, le jeune Malemort le sentait que c'était un jour où il aurait mieux fait de se casser une patte, un jour comme celui où on lui avait proposé de devenir Duc, ou plus tard, de devenir secretaire d'état. Rien que des emmerdes que ça apportaient, il aurait du resté au lit, ou alors aller trainasser dans Paris, ou alors passer son chemin... Il fut tiré de son introspection marmonnante par un cri de... De douleur ? Ah ah ! Alors il y avait une justice ! Saint Nicolaïde faisait souffrire cette truie qui s'amusait, à la moindre occasion, de torturer ce fervent aristotelicien, et le Tres-Haut maintenant le lui rendait ! Prends garde à ton séant Gandrel, et toi aussi Fred de Castelvray, et Marie-Alice, et Armoria... Ah pis Cid aussi, et tout ceux qui avaient eu le malheur, un jour de lui avoir chercher des noises, car le Trés-Haut était desromais avec lui et...

- Nan en fait vous allez rester, je crois qu'il veut pas attendre...

... Saint Nicolaïïïïïïïïïïïïïïde ! Trés-Haaaaaaaut ! Mais qu'est-ce qu'ils faisaient là, ils étaient une fois avec lui à l'aider, à lui laisser esperer du manteau de d'hermine taché de petit bout de cervelle et le coup juste d'aprés, voila pas qu'ils l'abandonnaient. Non mais j'vous jure, des fois il fallait même pas se poser la question de pourquoi certains devenaient hérétiques hein. Ceux-là par contre, n'avaient pas savourer le plaisir du cri de la vicomtesse, ça arriverait bien à nouveau dans le futur, le jeune Malemort gardait la foi et l'espoir (et non, il ne deviendra pas hérétique, même pas un peu moins croyant) et ça... Ce n'était qu'une dure épreuve que le Tres-Haut mettait sur son chemin, une de plus, il avait l'habitude, c'était des test de Nith en pire.

Le jeune Malemort écouta la Vicomtesse en faisant une moue genre euh... Exactement, une moue comme ça*, puis bon-en mal-en s'éxecuta, il alla jusqu'à ses pieds, releva le jupon et detourna la tête.


AU S'COOOOOURS !

Le jeune Malemort, le prévôt qui avait sauvé Alençon, qui s'était battu dans le Maine, qui avait supporté la honte de maintes chutes dans la sable de la lice contre des adversaires pitoyables hurlait devant un jupon retroussé, devant l'irlandaise postée comme une grenouille qui allait mettre à bas, et il appelait au secours. Un monde, mais comme bien entendu jamais un malheur n'arrivait seul, il était à peu prés sur, à ce moment là, que personne ne viendrait repondre à son appel à l'aide, tant et si bien qu'il se resigna, regarda la Vicomtesse et tendit les mains (mais pas trop prés) en lui disant d'un air degouté:

Bah... Je suis là.

* C'est super drôle hein ? Normal, c'est de Turenne, j'ai aucun merite... Sybarite si tu passes... Tu nous maaaaanqueuh !
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