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Info:
Corouine rend visite à Maathis dans la vicomté de Mellecey.

[RP - Mellecey, Château de Germolles] Visite de Courtoisie

Corouine
La Duchesse Corouine de Sully des Ferrières avait voyagé une bonne partie de la matinée. Elle avait pris son temps, agréablement accompagnée de son escorte, et avait traversée une partie de la Bourgogne.

Le vent frais de ce mois de septembre rendait fort plaisant le soleil qui illuminait la campagne de sa lumière, réchauffant les corps et les coeurs.

Les chesnes et les ormes commençaient tout juste à revestir leur parure flamboyante de l'automne.

La brise légère emportait avec elle quelques feuilles arrachées à leur maistre dans un bruissement d'une infinie délicatesse.

De loin, elle vit poindre les tours majestueuses de la bastisse que lui avait indiquées le vicomte lors de son invitation. Elle se haste d'arriver, oubliant d'un seul coup la beauté de la nature environnante.

C'est le visage radieux, grascieusement illuminé d'un franc sourire, qu'elle franchit la monumentale grille du Château de Germolles.

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Maathis
Le duc de Courtenay avait fait quelque effort de présentation pour rendre son château un peu plus présentable. Il n'avait en effet rien fait depuis le début de la maladie de Lancelote et cela avait fini par se voir. Michel, le maître d'hôtel de sa grâce, avait, comme d'habitude fait merveille. On ne pouvait plus voir quelconque trace du laisser-aller récent du maître de maison. Pourtant, si le château était parfaitement tenu, on ne pouvait ignorer que son occupant sortait de son deuil, bientôt trois mois après le décès de son épouse. Armes déposées, oriflammes en berne, crêpes noirs aux hampes de la cour, rideaux tirés à l'étage.

Pourtant, au milieu de la cour, sous le regard de la gouvernante, le petit Éloi courrait partout, au grand désarroi des femmes de chambres qui tentaient de le rattraper, et qu'il fuyait dans de grands éclats de rires enfantins... À la fois l'avenir et la fierté de la famille de Nagan se tenaient dans ce bambin polisson.

Maathis lui-même n'était pas là, il devait probablement, suivant son habitude, travailler sur quelque vieux grimoire du monastère de Fontenay ou nouvel incunable en provenance directe de Mayence.

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Armes en cours de réfection.
Corouine
Corouine entra dans la cour du chasteau les yeux grands ouverts. Elle était admirative de tout ce qu'il s'y trouvait. Les jardins agréablement aménagés. Les plantes joliment disposées. L'harmonie de l'ensemble laissait une impression de bien être malgré le deuil affiché clairement.

Le bruit de l'enfant qui jouait dans la cour pinça le coeur de Corouine l'espace d'un instant. Cela lui rappela que de ce côté là la nature n'avait pas été très généreuse à son égard. A moins que cela soit les rencontres qui furent jamais suffisamment riche pour en devenir fertile ?

Elle s'avança vers l'entrée, voyant le maistre d'hostel venir à sa rencontre.


Bonjour mon brave, nous sommes Corouine de Sully des Ferrières, une amie du Duc Maathis, pourriez vous avoir l'amabilité de nous annoncer ?
Maathis
Tentures tirés, une pièce sombre, avec un grande bibliothèque, la fierté du duc de Courtenay, un bureau de grande taille où étaient entassés de nombreux vélins rassemblant notes, dessins, cartes. Sur la gauche, une chandelle, pour lire les précieux documents.

Maathis était assis là, et écrivait avec une plume d'oie taillée avec doigté par la baronne de Couches. Une bouteille d'encre noire à côté de la flamme. Projetés par le feu dansant, les ombres des piles de papier les faisaient paraître bien plus grandes qu'elles n'étaient.

C'est dans le travail qu'il avait trouvé refuge depuis le décès de son épouse. Il s'occupait peu de son fils tout absorbé qu'il était par sa peine personnelle. Un enfant aussi jeune ne peut connaître d'émotion aussi violente et destructrice, pensait-il, et il préférait le préserver à l'écart de sa propre turpitude.

Un page ouvrit lentement, mais non sans la faire grincer abondamment, la porte, pour annoncer la venue de la visiteuse :


─ « La duchesse Corouine de Sully des Ferrières vous attend, votre Grâce. »
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Armes en cours de réfection.
Corouine
La Duchesse entra posément à la suite du maistre d'hostel qui la guidait avec son air guindé. Elle ouvrait des yeux vigilants attentive à tout ce qui l'entourait.

Elle s'arresta un instant devant les tableaux de maistre qui décoraient l'entrée, admirant le travail délicat de l'artiste et la douceur des scènes bucoliques.

Avec une discrétion toute empruntée, le maistre d'hostel s'effaça pour laisser entrer Corouine dans le salon. Celle-ci le remercie d'un signe de teste et s'installa dans la pièce en attendant le maistre de maison.

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Maathis
Comme toujours en pareil moment, c'est-à-dire lorsqu'on venait le perturber en plein travail dans sa bibliothèque, le duc maugréa sur le moment et l'opportunité du dérangement. Mais l'idée de voir la duchesse de Sully des Ferrières, qui avait toujours su trouver les mots du réconfort après la disparition de son épouse lui plût assez pour qu'il daigna abandonner manuscrits, notes, parchemins et plumes, pour gagner le salon.

Réajustant sa noire tenue de deuil, Maathis réalisa en voyant son image dans le miroir de Venise qu'il était encore plus mince et qu'il avait les joues encore plus creuses qu'à l'ordinaire. Il descendit l'escalier d'honneur pour rejoindre la visiteuse, et poussa lui-même la porte du petit salon où elle attendait.

Voyant la duchesse admirer les fresques vénitiennes sur les murs, commandées à Gentille Bellini, du temps où sa famille détenait des comptoirs commerciaux à Candie et à Limassol, et bien sûr à Venise, le duc lui demanda :


- Appréciez-vous la peinture moderne, duchesse ? J'aime assez cet artiste vénitien, dont on dit grand bien...
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Armes en cours de réfection.
Corouine
Corouine était profondément absorbée dans la contemplation des oeuvres qui décorait le riche salon. Elle sursauta quand la porte s'ouvrit tant le silence régnait en maître dans l'immense bastisse.
Elle se retourna vers le Duc et lui adressa un grand sourire.


Nous devons bien dire que nous sommes stupéfaite par le talent de l'artiste, il est vrai. Nous trouvons qu'il laisse vraiment percevoir la tension et la douceur dans ses traits. Nous trouvons que les regards sont particulièrement perçants.

Merci de nous recevoir chez Vous, nous sommes heureuse de vous voir.


La Duchesse dévisagea le Duc, sentant le grand désarroi qui l'habitait, lui creusant le visage d'une façon poignante.

Si nous pouvons faire quoi que cela soit pour vous estre agréable, n'hésitez pas à nous le faire savoir.
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Corouine
La Duchesse fit un grand sourire à son interlocuteur l'encourageant à prendre la parole. Elle était convaincue que ce qu'il avait sur le coeur devait estre expulsé afin que il puisse se sentir libéré.
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Maathis
Le vicomte était troublé par la duchesse, mais il ne voulait en laisser rien paraître. Cela n'était guère convenable à un jeune veuf. Sans doute cela était dû au fait qu'il n'avait reçu aucune visite depuis les obsèques. D'ailleurs il n'en voulait pas. Il devait bien reprendre une vie sociale, on ne peut éternellement vivre dans le souvenir. Et puis il y avait Eloi.

Duchesse, je ne sais ce que vous pourriez faire. M'apporter votre compagnie est déjà un grand réconfort dans cette solitude si vaste qui suit des émotions par trop intenses. Aussi je vous sais gré d'être là ce jourd'hui.

Souhaitez-vous que je vous fasse découvrir le château de Germolles et ses terres ? C'est un bon motif de promenades...


Le vicomte se tenait près de la fenêtre d'où l'on voyait les vignes de Mercurey et la forêt de Chalon, comme une invitation à la visite.

HRP : Problèmes informatiques, et peu d'accès aux forums... Désolé !
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Armes en cours de réfection.
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