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[RP]La plus noble conquête de l'Homme

Zoyah
Il s’échappait des naseaux du petit hongre palomino, un souffle blanchâtre qui illustrait bien la fraîcheur de la température. L’Automne était là et bien là. La fêlure qu’il avait au sabot également appelé « séisme » était parée. Ce n’était plus qu’un mauvais souvenir et Zoyah pouvait le remonter comme avant. Simplement vêtues de braies foncées, d’une chemise chaude et d’une surcote brune qui lui tombait jusqu’aux chevilles, la tisserande prenait un plaisir non dissimulé à panser son cheval. On devinait entre les pans de l’étoffe, une paire de bottes de cuir un peu usée. Ses cheveux d’encre était simplement assemblés en une longue tresse qui lui tombait jusqu’au bas du dos.


La brosse allait et venait sur le dos de l’animal, soulevant presqu’à chaque fois un léger nuage de poussière. Le cou détendu, les oreilles penchées, l’œil mi-clos et la lèvre inférieure tombante, l’équidé appréciait toujours autant le traitement. De l’autre côté de l’écurie, Jonas quant à lui, s’occupait de soigner le palefroi blanc qui répondait au nom de Cyclope et qui manifestait comme à chaque fois, quelques signes d’impatience.
C’était un des rares moments qu’elle partageait avec Jonas. L’homme était plutôt bourru et n’engageait que rarement la conversation avec cette pipelette. Néanmoins, l’un comme l’autre aimait les animaux et le pansage des chevaux était souvent l’occasion de converser paisiblement.



Il est toujours aussi nerveuxconstata Zoyah en entendant les grognements qu’émettait Cyclope.


Il est jeune, il va se calmerrépondit Jonas toujours aussi imperturbablemais il faudrait qu’il soit monté plus souvent. Il a beau être castré, il appartient tout de même à une de ces races au sang chaud.

Le domestique d’un claquement de langue essaye de distraire le cheval.

Il est issu d’un élevage Slovène…’fin...je crois….la région de Kras, il me semble ou un nom de ce genre…c’est un croisement d’étalon ibérique et de chevaux de là-bas…....poursuivit la tisserandeje ne pensais pas qu’on hongre puisse être aussi nerveux….continuant de brosser Seymar.


Jonas releva la tête vers elle…il n’est pas vraiment nerveux comme votre petit cheval mauresqueindiquant la monture de Zoyah d’un coup sec du menton….plutôt vif et fougueux…d’une voix monocorde….il est grand et puissantcaressant le poitrail de l’animal…dès qu’il s’agite un peu, c’est tout de suite plus impressionnant.

Zoyah opine du chef, un sourire venant alors embellir son visage. Elle aimait particulièrement ces petits moments où Jonas lui faisait partager tout son savoir. Parfois, elle venait l’aider au jardin, découvrant avec étonnement tout l’étendue de ses connaissances en matière de botanique.


Il ferait une bonne monture pour votre bon ami continua-t-il sur un ton anodin.

Zoyah stoppa alors son geste. Sa main qui tenait la brosse resta posée sur la croupe du petit hongre doréje le sais mais il veut absolument acheter sa propre montureavec une pointe de déception…elle avait en mémoire les mots qu’Ashlaan avait couché sur le vélin. Ceux qui lui disaient qu’il avait besoin d’acquérir un cheval afin de reprendre la route. Elle avait pensé naïvement que ce projet avait été abandonné au vu de leur amour naissant et qui s’exprimait maintenant sans gêne.

Visiblement, ce n’était pas le cas et c’est le cœur en berne et la mort dans l’âme que Zoyah préparait Seymar afin de se rendre au lieu de rendez-vous convenu : l’horloge castelroussine.

Ce moment de complicité qu’elle semblait partager à la fois avec son cheval de par le contact physique et avec Jonas du fait de la conversation qui s’était tissée entre eux, touchait à sa fin. Elle posa lourdement la selle sur le dos de sa monture qui était également protégé d’une couverture bleue. La jeune femme se hâtait de la sangler lorsque Jonas fit entendre le son de sa voix…


Ma foi, nerveux ou pas, c’est de belles bêtes que vous avez, elles viennent de chez l’maquignon de la route de Neuvy ?

Zoyah plaça la large sangle de cuir dans la boucle et posa un regard étonné sur son homme à tout faire.
Euh...non…ils viennent de Chantôme….pourquoi, il y a un bon maquignon sur le route de Neuvy ? ...saisissant l’occasion de se renseigner sur les maquignons du coin.


Ma foi, oui…il a souvent de bonnes montures et ce n’est pas un roublard…pas comme l’autre…sur la route de Saint-Aignan…l’homme pose l’étrille et peigne en main commence à démêler la crinière de Cyclope.


Voilà que la tisserande est intéressée…. …et donc ? Qu’est-ce qu’il a celui de la route de Saint-Aignan ? avec un accent de curiosité presque exagérée.

Ben
pose le matériel….il revend à prix d’or de vraies carnes qui au premier coup d’œil ont l’aspect de beaux destriers, coursiers ou autre…il est malin…il arriverait à vendre au duc une mule en la faisant passer pour une haquenée. N’amenez pas m’ssire Ashlaan là-bas…il va se retrouver avec une mauvaise bête qui le conduira pas bien loin…il ne franchira pas les portes du village avec un de ces animaux là…dodelinant la tête négativement…pauv’messire quand même…


Tiens donc …un sourcil se hausse…et tout doucement, une idée germe dans la tête de la jeune femme. Un air de fouine rusée se dessine sur le visage de Zoyah…rho…oui...le pauvre, on ne voudrait pas que ça lui arrivesur un ton faussement compatissant.

Foi de Zoyah, Ashoushou ne quittera pas Châto !



HRP: rajout de la plume (faut m'excuser, je ne sais plus comme ça se nomme...) à la demande de la joueuse.
{Calimero}

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Ashlaan
Songeur... Voila qui résumait bien l'état d'esprit du Mortagnais adossé à la pierre humide de l'édifice Castelroussin, véritable centre névralgique de la cité, l'horloge. Grignotant quelques beignet de violettes achetés en chemin, probablement les derniers de la saison, quelle chance d'avoir eu un été si ensoleillé et des nuits fraiches permettant ainsi une nouvelle floraisons de ces fleurs délicieuses. Ashlaan se remémorait la succession d'événements qui l'avaient conduits à demeurer à Châteauroux, lui qui avait toujours battu la campagne en quête d'anonymat.

Sa rencontre avec la divine Zoyah avait changé sa vie, il s'en rendait cruellement compte alors même qu'il était temps de repartir... Pourrait-il abandonner cette femme qui lui avait ouvert son cœur? Il en doutait de plus en plus et la douleur éprouvée chaque minutes passé loin d'elle réveillait des sentiments qu'il avait enfoui trop longtemps et qui ne demandaient qu'à ressurgir. La première et seule fois qu'il avait du quitter une femme qu'il aimait l'avait blessé au fond de son âme et avait marqué au fer rouge son cœur. Il s'était alors juré de ne jamais plus s'attacher et il n'avait pas tenu cette promesse. Comment aurait-il pu résister à cette femme, cette divine brune parée de son caractère bien trempé et rempli d'un amour si doux. Comment aurait-il pu résister au gout sucré de ses baisers, à la chaleur de cette passion qui les embrasaient l'un l'autre à chaque regard. Mais le poids de son passé pesait sur ses épaules, s'installer c'était courir le risque de les voir resurgir, de devoir à nouveau verser le sang, et peut être même de voir celui de la femme qu'il aime couler pour que son frère ait sa vengeance.

Aleksander... Les poings serrés, inconsciemment, Ashlaan se maudissait d'avoir ce jour là raté d'un cheveux le palpitant de ce boucher qui avait été autrefois son frère, le responsable de son éternelle fuite en avant, de ce sentiments de danger qui refaisait surface après des haltes trop longues. Il avait des espions partout, Ashlaan le savait et la prime attribuée à sa capture avait du allécher un paquet de chasseurs de primes. Heureusement au cours de son voyage il avait su rester discret et passer les frontières des royaumes sans trop se faire remarquer.

Une fois pourtant, une seule fois il avait été repéré et avait du tuer l'espion qui était parvenu à le retrouver. Non loin de Mortagne il avait séjourné dans une auberge de voyageurs, trouvé l'amour auprès de la fille de l'aubergiste qui avait fini par lui donner un travail. Les jours s'étaient écoulés paisiblement quand, une nuit, il était tombé sur ce qu'il pensait être un rôdeur. L'homme, pris par surprise et tentant de justifier sa présence avait parlé d'une voix trahissant son accent Morave et Ashlaan avait du l'assommer et le conduire en forêt pour l'interroger. Il avait alors appris pour la prime mais plus grave l'espion avait envoyé plusieurs rapports sur lui et les gens qui gravitaient autour. Après avoir égorgé le Morave et enterré son cadavre, il était allé réveiller sa famille d'adoption, il leur avait expliqué son histoire, les enjoignant de quitter l'Alençon et de tout bruler derrière eux si ils voulaient avoir la vie sauve. Le cœur brisé il avait alors tout quitté et repris les chemins.


Une pensée traversa son esprit, comment allait-elle? Avaient ils écouté ses conseils? Etaient-ils encore en vie? Qu'importe, il devait aller de l'avant aujourd'hui encore, à la différence près que cette fois ci il ne pouvait se détacher de Zoyah... Il se massait les tempes alors que l'horloge sonnait, les dix coups résonnèrent dans sa tête tandis qu'il se demandait si elle accepterait de le suivre et de laisser derrière elle cette ville qu'elle affectionne tant...

Des bruits de sabots lui firent tourner la tête, une apparition divine, Zoyah sur son hongre, magnifique comme à l'accoutumée, elle montait comme une déesse et la tenue de cavalière qu'elle arborait mettait ses formes généreuses en valeur. A la voir on devinait qu'elle était bonne cavalière, les rennes lui étaient visiblement inutiles, elle commandait au petit cheval avec l'inclinaison de son propre corps, la pression de ses cuisses ou de ses talons, quant au hongre palomino, Seymar si il se souvenait bien, il ne se laissait pas distraire par les poules et les chiens qui pullulaient sur le chemin de la place... Un sourire éclaira le visage de la Castelroussine lorsqu'elle aperçut le Mortagnais, il prit le temps d'admirer ce visage radieux avant de s'approcher de la cavalière...Pour chasser ses mauvaises pensées il opta pour la taquinerie.

Bonjour vous ! Cette tenue vous va à ravir, auriez-vous prévu de monter un véritable étalon aujourd'hui? Le rire cristallin de la jeune femme se fit entendre, en lui même Ashlaan entendit une voix lui murmurer... Emmène là avec toi...
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Zoyah
Quelques échanges de plaisanteries autour du mot étalon plus tard et nos deux tourtereaux marchent côte à côte. Il était presque de notoriété publique que les deux jeunes gens ne se privaient pas de se manifester quotidiennement leur affection que se soit par de discrets baisers ou par des rapports plus enflammés et plus charnels. Ash lui donnait parfois l’impression d’être en période de rut et il fallait avouer qu’elle trouvait ça plutôt flatteur. La donzelle en profitait allégrement et ne manquait pas de réveiller les ardeurs de son compagnon par des gestes relativement signifiant ou des attitudes sans équivoque lorsqu’ils étaient seuls. Elle profitait également des taquinerie de la pestouille qui n'oubliait pas de lui rappeler qu’elle risquait vite de gonfler du ventre à force de câliner son beau brun…oué….des triplés qu’elle allait avoir…la pestouille en était sur…même que la blondinette avait remarqué que la Zozo avait les seins un peu plus tendus…la vilaine blague que voilà.

Néanmoins, le message était bien passé et si la jeune femme n’était pas préoccupée par le départ annoncé d’Ashlaan, il est fort à parier qu’elle s’en serait inquiétée.

Zoyah tenait sa monture par la bride. Seymar les suivait docilement en agitant parfois ses oreilles lorsqu’un son inhabituel pour lui se faisait entendre.

Alors comme ça il vous faut une monture ? avait-elle enchaîné en coupant court à la bonne humeur ambiante. Le jeune homme confirme d’une inclination du chef et la questionne sur les maquignons du coin.

Hum…et bien….j’ai ouïe dire qu’il y en avait un très bon sur le route deune légère hésitation est marquée par une pauseeuh….va-t-elle oser ?....sur la route de….regard dubitatif d’Ashlaan….sur la route de Saint-Aignan !…plus vivement…et oui, elle a osé.

Je ne me souvenais plus de l’endroit….j’ai une petite mémoire de poisson rougementit Zoyah en rougissant fortement. Avisant le regard interrogatif d’Ashlaan, elle glissa rapidement son bras sous le sien et l’entraîna vers la route susnommée.

C’est par iciet c’est ainsi qu’ils faisaient le chemin en direction de chez le fameux Hubert, maquignon peu recommandable mais qui le sera pour cette fois-ci.

C’est un peu éloigné du village, il me semble, nous allons devoir marcher à moins que vous ne montiez en croupe derrière moi ?...un sourire enjôleur et un regard légèrement émoustillé à l’idée de le savoir plaqué contre elle.

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Ashlaan
Ashlaan ne se fait pas prier et saute sur la bête pour se caler contre la belle. Petit tressaillement du cheval qui répond tout de même aux ordres de la cavalière et voila les deux tourtereaux partis pour une excursion sur la route de Saint Aignan. Cheminant vers les portes de la ville ils sentent le regard des passants sur eux, il faut dire que l'ex mairesse et le Mortagniais étaient connus de nombre de villageois, ainsi l'une faisait rougir les hommes tandis que l'autre faisait se pâmer les dames. Loin de les agacer ils aimaient provoquer cela sur leur passage et, désormais en couple ils rayonnaient plus encore...

le temps passe si vite quand, au fil des conversations passionnées deux personnes échangent plus que des mots, voila donc notre couple non loin de l'écurie du maquignon... Dans les prés bordant l'édifice quelques canassons broutent tranquillement et déjà Ashlaan remarque qu'ils n'ont pas l'air en grande forme, il pense alors que le marchand parque ses vieilles bêtes plutôt que de céder aux propositions des bouchers du coin.

Galamment Ashlaan met pied à terre et tend une main à Zoyah, celle ci s'en saisit et descend avec une élégance qu'elle seule possède. un baiser volé avant d'attacher le cheval et de franchir le seuil des portes béantes de l'écurie. Coup d'oeil rapide, un vrai capharnaüm... Et un visage rubicond paré d'un sourire à faire peur capte leur attention... Un maquignon ou un poivrot? Seul l'avenir le dira...

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Martin, incarné par Zoyah


Maaaiiiiiiiisssssssssssttreeeeeeeeeeeeeeeee !!!! Y a des manants qu’arrivent !!! Ils ont l’air de bourgeois !!

Un jeune valet sobrement vêtu, voir trop légèrement pour la saison, fait irruption dans la salle cossue d’une riche ferme fortifiée. Son visage est à peine propre mais on devine toute la candeur de son jeune âge.

La porte claque sèchement provoquant les grognements de la bonne de la maison affairée dans la pièce d’â côté à une des nombreuses tâches domestiques auxquelles elle est assujettie. Les effluves d’un repas mijotant en cuisine lui chatouillent agréablement et cruellement les narines lui rappelant que depuis l’aube, il n’avait ingurgité qu’un bol de soupe trop éclaircie pour être vraiment nourrissante.

Peinant à reprendre son souffle, une main sur sa poitrine découverte légèrement par le col trop large de sa chemise grisâtre, Martin prend néanmoins le temps d’enlever son chapeau élimé et déformé par le temps. Son maistre sursaute. Martin s’incline un peu maladroitement. Ses grands yeux noisette rivés au sol, il remarque avec gêne les traces de boue que ses sabots ont laissée sur les dalles parfaitement nettoyées. Il repère également quelques miettes de pain jonchant ce même sol sous une solide chaise de bois. Elles forment comme une auréole autours de lourdes bottes de cuir brunes. Ce sont les vestiges d’un petit/grand encas englouti il y a peu. Les bottes sont celle de son maistre qui s’était assoupi en plein digestion. Il l’a dérangé en pleine sieste…le valet grimace.
Hubert le maquignon, incarné par Zoyah


Le logis de maistre Hubert Mestois, maquignon véreux de son état, n’avait rien à envier aux luxueuses demeures bourgeoises du village. Ce dernier avait fait fortune en revendant des carnes et des rosses au moins 10 fois leur valeur. Mais comme elles étaient toujours moins onéreuses que n’importe quelle bonne monture, il les vendait.
Le bâtiment était efflanqué d’une tour carrée, d’un porche soutenu par des contreforts qui lui donnait un aspect de petit château-fort. L’appareillage en pierre de taille et l’épaisseur des murs confirmait cette impression. Il fallait passer un petit pont avant de pénétrer dans la cour intérieur.





Si le logis de maistre avait tout de la solide demeure, les bâtiments conventuels s’en éloignaient fortement. Murs éboulés par endroits, toiture un peu affaissée, tuiles manquantes. C’était les écuries et les logements des domestiques.

Tout autour de la propriété, des prés à perte de vue ou paissaient de vieux chevaux mal fichus. Aucun d’entres eux ne payait de mine, ils faisaient même peine à voir pour certains.
Il y avait de tout, du parfait bourricot à la grosse percheronne. Du destrier fourbu par trop d’années de service au jeune cheval trop caractériel pour être dressé. Tout un éventail de montures dont personne ne voulait mais que Hubert parvenait à vendre malgré tout.

L’homme au visage sanguin sursauta sur la chaise où il s’était assoupi après un copieux repas


Heiinn quoiiii ? Qui qu’tu dis l’martin !…s’agrippant à la table afin de se redresser. Le réveil est difficile mais l’appât du gain est plus fort encore.

Tandis qu’Hubert se frotte les yeux et se gratte la panse, le jeune valet lui explique l’affaire d’une voix intimidé.

Le gros homme se lève, époussette sa chemise afin d’en faire tomber les reste de nourriture et s’approche de la fenêtre de sa démarche pesante pour voir ses futurs pigeons. Il aperçoit un couple juché sur un joli cheval palomino passer sous le porche et se planter au milieu de la cour. Un sourire qui fleure la mauvaise joie se trace sur son visage grossier, abimé par l’ingurgitation quotidienne d’une bonne dose d’alcool et de nourriture trop riche.

Hubert se frotte les mains et enfile un gilet crasseux. Le maistre revendiquait haut et fort ses origines paysannes à tel point qu’en le voyant on le prenait plus vraisemblablement pour un traîne-misère et pilier de comptoir que pour un riche homme d’affaire.


Martin ! Va les accueillir et dis au garçon d’écurie de cacher ma dernière acquisition. T’sais, l’étalon ibérique gris ! C’est le seul vrai bon cheval que j’ai et je ne tiens pas à m’en séparer, j’entends bien qu’il engrosse quelques juments….ahhh, ce fut la meilleure affaire qu’il ait conclue depuis longtemps. Pour aider un noble ruiné et éculé par ses créanciers, il lui avait racheté son dernier cheval, Sa propre monture était la dernière folle acquisition que le seigneur avait faite. Un splendide étalon ibérique en provenance direct d’un élevage Andalou. Il n’en profita pas longtemps et fut contraint de le vendre à Hubert pour une poignée d’écus et ainsi sauver sa vie.

Alors que le jeune valet déguerpissait afin d’exécuter les ordres du maistre, ce dernier se mira quelques instants dans un miroir ornemental. Le reflet qu’il lui renvoyait n’était guère flatteur. Il humidifia son pouce d’un coup de langue et l’appliqua sur une de ses mèches de cheveux. Rien à faire, la tignasse crépue dont Mère Nature l’avait dotée se hérissait en dépit de ses efforts. Un soupir résigné s’échappa de sa personne et il se coiffa de son sempiternel chapeau aux bords avachis avant de sortir de la pièce.
Martin, incarné par Zoyah


Le garçon souffrait dans ses sabots qui lui meurtrissaient les pieds. Pourtant, il vint au-devant des visiteurs en courant et en arborant un magnifique sourire dont l’éclat était amoindrit par un regard triste. Il n’était pas heureux ce mioche là. Il s’avança vers le couple qui avait mis pied à terre.

Bien le bonjour …s’inclinant…Ma Dame, Mon …euh…Seigneur…oui, oui…un peu flatterie, c’est toujours bon pour les affaires disait souvent le maistre.Le garçon s’incline encore une fois d’une manière presque exagérée.

Soyez les bienvenuesourire…mon maistre arrive bientôt…le valet se retourne afin d’apercevoir la lourde silhouette d’Hubert sortant du logisdonnez –moi les rênes de votre cheval, je vous priel’enfant se rut sur les lanières de cuir que lui tend alors Ashlaan. Il admire quelques instants l’animal et le caresse gentimentil est beausouffle-t-il entre ses dentsje vais l’emmener à l’abreuvoir.

Hubert se présenta peu de temps après devant le couple. Ce faisant, Martin tira sur les rênes afin de mener Seymar à l’abreuvoir.
Zoyah
Zoyah se tenait appuyée contre le corps d’Ashlaan tout le long de la chevauchée. Elle était autant grisée par la course que par le souffle de son homme qui lui caressait la nuque. Elle dû vite recouvrir ses esprits car déjà la silhouette de l’imposante ferme se détachait à l’horizon.

Les champs faisaient place à des pâturages dans lesquels broutaient chevaux, ânes et mulets. Un seul coup d’œil aux bêtes ainsi exposées et le constat n’est guère engageant. La jeune femme maudit intérieurement Jonas. Il lui avait dépeint un tableau peu glorieux des animaux que ce maquignon vendait mais il fallait avouer qu’il était loin de la vision semi-cauchemardesque qu’elle avait devant les yeux. Des chevaux efflanqués, au pelage miteux, aux proportions disgracieuses les regardaient passer. Les pauvres bêtes pensa-t-elle mais plus que le sort des équidés c’était les impressions de son aimé qui la tracassait au plus haut-point. Elle l’avait mené ici en lui soutenant qu’il s’agissait d’un des meilleurs vendeurs chevaux aux alentours. Elle avait même rajouté qu’on venait de loin pour acquérir un de ses animaux...le vilain mensonge.

Tout en mettant Seymar au pas, elle dit sur un ton badin :
regardez, cet homme doit prendre en pitié toutes les pauvres bêtes qu’il croise et il leur offre un repos bien mérité.

Ce à quoi Ashlaan répondit qu’il espérait que ce soit le cas mais que le maquignon en question, devait avoir sacrément grand cœur pour entretenir autant de chevaux mal en point.
La jeune femme grimaça face à la pertinence de la remarque.

Ils passèrent au pas sous un porche. Zoyah croisait les doigts en espérant que le maquignon aurait des chevaux un peu plus flatteurs pour l’œil que ceux exposés dans les pâtures.


Elle marqua l’arrêt au milieu de la cour et avant d’imiter Ashlaan qui venait de sauter lestement à terre, elle observa en détail les lieux. D’un côté un riche logis fort bien bâtis et de l’autres des bâtiments plus exigus et qui semblaient en perdition. Un soupir blasé franchit la barrière de ses lèvres sanguines. Son regard se posa sur Ashlaan qui tenait les rênes. Une main posée sur la hanche, il scrutait les quelques montures qui s’offraient à sa vision. Un peu résignée, Zoyah sauta de sa selle. Comment allait-elle faire si ce n’est par un numéro éxagéré de comédienne pour le convaincre qu’untel ou untel de ces fichus canassons allait faire l’affaire. Cela allait être périlleux...mais surtout épouvantable..songea-t-elle avec crainte


Dans un enclos, un cheval fortement charpenté à la stature haute fouettait sèchement l’air de sa queue touffue. On s'apercevait aisément que ce cheval baie, qui si on s’y connaissait un peu, avait tout de la parfaite rosse. Il était assez beau à voir mais l’inclination de ses oreilles, la manière dont ses sabots grattaient le sol et l’éclat dans son regard inciindiquait clairement qu’il était agressif et doté d'un sale caractère.

Dans une stalle dont la porte était ouverte, une jument noire à la robe luisante patientait tranquillement. Haussement de sourcil de la tisserande qui s’étonne de trouver si jolie monture dans cette foire à la carne. Mais à bien y regarder, la robe étincelante de la bête n’était là que pour mieux dissimuler d’autres défauts. Les membres de l’animal sont cachés sous la paille jusqu’à hauteur du genou. Encore à de ces chevaux aux pieds fragiles dont les sabots sont régulièrement sujet aux crevasses, fêlures et autres maux qui empêchent de les monter.
Un autre soupir mais plus de soulagement cette-fois…elle aurait au moins de quoi s’emerveiller.


Un jeune garçon s’avance vers eux et après un bref accueil s’empare des rênes de Seymar.

Entre- temps, Zoyah ne manque pas de s’extasier…prenant Ash par le brasregardez, cette belle jument dans la stalle…n’est- elle pas jolie ?…vous avez vu ?….le tirant légèrementou préfériez-vous un cheval plus imposant comme celui qui est dans l’enclosNorf...non mauvais choix, cette mauvaise bête pourrait le faire chuter et le blesser pensa la jeune femmeou encore, le petit hongre alezan là-bas…désignant un cheval à l’apparence calme mais fort disgracieuse…et à chaque nouvelle découverte, elle ponctuait ses phrases par des « vous avez vu ? ».

Comme elle évitait un peu volontairement le regard de son tendre, elle ne pouvait remarquer l’agacement qui s’y lisait. Ayant appris les rudiments de l’équitation depuis sa plus tendre enfance, il n’avait pas fallut longtemps au jeune Magyar pour s’apercevoir que toutes les montures présentes était de parfaites attrape-nigaud. Mais ce qui le déconcertait et l’irritait vraiment, c’est qu’il savait Zoyah suffisamment connaisseuse pour s’apercevoir du subterfuge. Alors pourquoi persistait-elle à lui faire voir des destriers là il n’y avait qu’un mauvais bourricot ? Le jeune homme était muet et fronçait les sourcils tandis qu’elle s’émerveillait faussement devant l’écurie d’Hubert. Au dernier « Vous avez vu ? », il répond sèchement par un « egen !* » qui claqua comme un coup de fouet à l’oreille de la femme. Elle fut figée sur place, non pas la dureté du ton mais plus de le voir s’exprimer dans la langue du pays où il était né.

Oui, il avait vu…il avait surtout vu qu’on se payait un peu sa tronche quand même.
Le couple n’a pas le temps de s’entretenir que le propriétaire des lieux s’avance et les salut.



* Oui !
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Hubert le maquignon, incarné par Zoyah



Hubert arriva ni trop vite, ni trop lentement. Juste ce qu’il faut pour les laisser observer mais pas suffisamment pour leur laisser le temps de faire chemin inverse. Il se rendait bien compte que la femme était enchantée par ses chevaux. Un pouffement moqueur s’échappe alors de sa personne. Qu’elle est sotte pensa-t-il…mais l’homme, visiblement avait l’air d’un autre acabit.

Bien le bonjour gente Dame et noble messire…Hubert Mestois, maquignon…que puis-je pour vous ?...en se frottant les mains.

Scène alors étrange…la jeune femme avait fait quelques pas dans sa direction et allait l’informer de la venue de leur visite quand l’homme la retint et s’interposa. Il prononça quelques mots en langue étrangère qui semblaient dire « ferme-là c’est moi qui m’occupe de ça, femme ! »…puis il esquissa quelques pas vers le maquignon.

Hubert se tassa un peu et tout en apercevant la brune écarquiller les yeux et rester bouche bée, apparemment plus surprise que fâchée, il attendit que son visiteur s’adresse à lui.
Ashlaan
Maquignon?

Le Mortagnais rouge pivoine saisit le bras d'Hubert et le traine, comme on trainerait un enfant en faute devant la stalle du grand baie. Le vieux maugréé mais ne tente pas de se dérober à la pression qu'exerce Ashlaan sur son bras, l'aurait-il pu de toute façon... Sans comprendre réellement ou voulait en venir son client Hubert suivait, notant simplement un agacement certain. Faut dire qu'il en avait connu des clients cinglés et quelque part pour acheter ses chevaux il fallait bien l'être un peu...

Allez-y! Montrez moi! Bouchonnez le que je le selle! Le vieux voulant reprendre l'ascendant tente d'ouvrir la bouche mais Ashlaan sort une bourse pleine qu'il secoue paré d'un regard froid dont Hubert se fichait royalement, absorbé qu'il était par la vision de cette bourse.

Ashlaan libère alors le bras d'Hubert qui ne proteste même pas mais masse quelque peu la peau déjà rouge et commence son baratin habituel...

- Ce cheval est une merveille, il est parfait pour vous il est de grande taille, puissant ... ce faisant il se rapproche des postérieurs... Notez qu'il a des membres solides... Et regardez cette croupe ... Tandis que le vieux s'approche à pas de loup de la dite croupe sachant pertinemment ce qui risquait d'arriver aux vues du caractère de ce foutu cheval qu'il cherchait désespérément à vendre depuis des mois, Ashlaan tape dans ses mains d'un coup sec qui claque comme un un coup de marteau sur une enclume.

Le cheval botte alors confirmant au Mortagniais ce qui lui sautait aux yeux depuis qu'ils étaient arrivés. Le pauvre Hubert évite de justesse un coup qui l'aurait probablement sonné quelques jours et se retourne, le regard mi enragé mi effrayé vers Ashlaan, les poings serrés.

En retrait depuis le début de la scène Zoyah ne retint pas sa surprise, elle se pressa de rejoindre son Magyar qui lui adressa un regard empli d'une colère contenu... Il soupira comme pour se calmer intérieurement alors que le maquignon lui faisait face probablement prêt à en découdre. Enfin il lâcha à sa brune :" Vous avez vu?" Ultime raillerie qui ne laissa pas de marbre la castelroussine...
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Hubert le Maquignon, incarné par Zoyah


Hubert était furieux de s’être fait ridiculiser de la sorte par l’étranger. Pas un son ne sortait de sa bouche crispée de rage. Ses poings étaient fermés, comme prêt à être propulsé dans la figure d’Ashlaan. Sous l’effet de la colère, sa figure rougeaude sembla s’enflammer. Il fallut l’intervention du jeune valet pour qu’il se calme et fasse retomber la pression. Il repoussa brutalement Martin qui était venu s’enquérir de sa personne.

Ahhhhh… lâches-moi ! Puisque j’te dis que je vais bien.

Le vieux bougon fit mine de remettre de l’ordre dans sa tenue et réajusta son chapeau avachi au sommet de son crâne.

Puis, refoulant ses envies de meurtres qu’exprimaient parfaitement ses yeux noirs charbons, il se ressaisit et répondit d’une voix hautaine.


Maquignon, parfaitement messire ! sur un ton tellement offusqué qu’il en devenait quasiment insolent.

Je ne vous permets pas de me juger…car moooâaa je….et ainsi, Hubert relata au Magyar tout son curriculum vitae …inventé de toute pièce bien évidemment. Il osa même raconter qu’il avait travaillé dans les écuries royales. Si c’était le cas, il devait se contenter de remuer le purin.

Donc si ce cheval vous semble trop difficile….soit dit en passant, un cavalier digne de ce nom le materait plus vite qu’il faut pour le dire…je peux vous en proposer un autre ?

Le ton se fait plus condescendant. C’est qu’il ne se démonte pas le Hubert. Il n’est pas à son premier client qui lui colle une bonne rouste, mais généralement, ils font ça, après avoir acheté le cheval.
Zoyah
Jamais, non jamais elle lui avait connu pareil regard.

Il l’avait foudroyé de ses envoûtants yeux pers. A l’expression de son visage étrangement fermée, on devinait aisément qu’il tentait d’étouffer la fureur sourde qui grondait en lui.

Loin de lui l’idée de la molester verbalement devant cette face de pruneau.

Les explications viendraient en leurs temps et pour une fois il sera obligé de la remettre à sa place, soit, celle de simple compagne.

Pas une brave copine blagueuse à qui il aurait eu juste à émettre un avis négatif quant à ses farces douteuses. Non… ni même une épouse qui elle, aurait peut-être eu son mot à dire quant à la dépense qu’il s’apprêtait à faire et aux choix de la monture. Et encore, selon le bon vouloir du Magyar.

Depuis quand les femmes mettaient leur nez dans les affaires des hommes ? L’Education stricte et particulièrement respectueuse des traditions hongroises et donc du rang qui était dévolu à chacun, faisait qu’Ashlaan, malgré tout l’amour qu’il vouait à Zoyah, fulminait pour ce qu’il devait prendre pour un manque de respect évident. De quelle droit s’autorisait-elle de se moquer de lui ouvertement en lui faisant perde une fortune qui plus est.

Se ressaisissant et essayant de reporter toute son ire sur le marchand véreux, il se permit même une petite raillerie à l’attention de la brune.

Elle était consternée. Pas un seul instant, elle avait pensé que cela aurait pu si mal tourner.
Honteuse, le feu aux joues, la jeune femme ne pu répondre qu’un
oui, j’ai vudu bout des lèvres. Incapable de soutenir son regard enflammé et d’une dureté inhabituelle, elle baissa les yeux comme une gamine prise en faute. L’espace d’un instant, elle se serait presque jeté e à ses genoux afin de l’implorer de ne pas l’abandonner mais elle était comme statufiée. C’est certainement ce qui aurait calmé le jeu…il aurait peut-être rit et …

Mais il n’en était rien et elle n'en fit rien…

Ashlaan était furieux et Zoyah se mortifiait d’avoir une idée aussi saugrenue.

Pourtant, elle ne voulait pas le voir partir et encore moins admettre qu’elle l’avait emmené volontairement icelieu sachant qu’ils auraient affaire à un truand reconnu.

Tant pis…elle irait jusqu’au bout…quitte à ce qu’il la quitte ? La gorge se serre…la jeune femme est en proie à une multitude de sentiments qui se battaient en elle.

Alors que son beau brun faisait de nouveau face à Hubert, elle s’approcha de lui et glissa timidement sa main dans la sienne en guise d’excuse. Et ce fut bien la première qu’il ne répondit pas à sa caresse.

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Martin, incarné par Zoyah


Martin qui venait de se faire bousculer, tomba sur le séant. Il resta quelques instants un peu penaud, mais pas surpris. Il se releva en s'époussetant le derrière et en adressant des sourires gênés à la femme qui le regardait avec une lueur de pitié dans le regard.

J'ai l'habitude, dame...murmura-t-il avant de prendre ses distances d'avec le groupe. Un coup d'oeil dans le fond des écuries et le garçon grimace.

Visiblement l'autre valet avait bien du mal avec l'étalon ibérique gris que le maître avait demandé de cacher.
Ashlaan
Toujours se demandant ce qui avait poussé Zoyah à le conduire ici il entendait vaguement plus qu'il n'écoutait le soi-disant maquignon raconter les sornettes quant à son expérience et tout le toutim... Lorsque la main de Zoyah vint se poser dans la sienne la raison de tout ce pataquès vint peu à peu lui chatouiller l'esprit, elle avait probablement voulu le conduire ici pour être sur qu'il n'achèterait pas un cheval et qu'il ne reprenne pas la route...

Ce faisant l'énergumène au visage rubicond continuait ses palabres, un soupire d'agacement s'échappa de la bouche d'Ashlaan qui ne savait désormais plus comment réagir au geste de Zoyah mais voulait vraiment l'accueillir avec tendresse. Il avait vraiment besoin d'un cheval mais pas forcemment besoin de partir seul et il était quelque peu meurtri qu'elle ne lui ait pas fait plus confiance en tentant de se jouer de lui plutot que de préférer la voie du dialogue.

Lorsque lassé d'entendre sa propre voix le maquignon cessa son baratin Ashlaan aperçut dans la cour le jeune garçon qui tirait à l'aide d'un autre valet un étalon ibérique à la robe magnifique, grise, les membres en bon états, bien proportionnés. Une ruade lui apprit que l'animal n'était pas encore tout à fait dressé, il piaffait d'une manière exquise attendant de pouvoir envoyer valser un des compères qui voulaient l'emmener pour le débourrer...

Hubert attendant toujours une réponse à sa question et remarquant que le regard du magyar se posait loin derrière lui tourna la tête pour observer lui même ce qui l'intéressait tant. Lorsqu'il vit ses valets avec le magnifique étalon qu'il voulait se garder pour parader en ville et attirer les pigeons il vociféra :
Rentrez moi ce cheval !
Puis d'un air sérieux pour Ashlaan. Il n'est pas à vendre je suis désolé.

Sans écouter le maitre des lieux et désireux de voir de plus près ce cheval qui paraissait parfait Ashlaan vint aider les deux valets à calmer la bête qui était pour le coup franchement énervée. A sa suite Hubert pérorait que ce cheval était déjà vendu, qu'il était destiné à un seigneur guerrier du berry mais Ashlaan ne l'écoutait pas. Zoyah les suivit également, un coup d'oeil dans sa direction lui apprit qu'elle partageait son sentiment sur cette bête tant ses yeux brillaient en le voyant ainsi.

Elle observa le brun passer ses mains sur les membres de l'étalon qui donnait toujours des coups de tête faisant dangereusement valser les valets quelque peu gauches, puis il caressa l'encolure ce qui eut pour effet de calmer le cheval qui se laissa faire, soufflant toujours et fouettant de la queue... Ashlaan se tourna vers Zoyah et lui adressa un sourire qu'aurait pu avoir un gosse en découvrant un nouveau jouet, il voulait ce cheval et il l'aurait...

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Zoyah
Zoyah avait bien du mal à taire son enthousiasme face au majestueux ibérique. L’étalon renâclait autant que faire se peu, promenant les deux valets d’un côté comme de l’autre.

Ashlaan laissait courir ses mains sur le corps du somptueux animal, suivant les courbes de ses muscles, faisant frémir la peau de l’animal qui se calmait peu à peu.

Il se tourna vers elle et lui adressa un sourire émerveillé par sa découverte. Sa colère semblait s’être envolée ou s’était tout simplement terrée en lui pour mieux ressurgir une fois qu’ils seraient seuls. Elle ne parvint à répondre à cet élan de gaité et baissa les yeux, consternée.

L’étalon était parfait, il restait néanmoins à vérifier l’état de ses dents, mais tout semblait confirmer les premières impressions. Et pour appuyer encore le fait, Hubert s’empressa d’intervenir en prétextant que l’étalon n’était pas à vendre. Pouffement de la tisserande qui n’avait que du mépris pour le gros bonhomme.

Zoyah serre les dents, elle lui aurait bien envoyé sa main au milieu de la figure pour le faire taire, cet abrutit.

Amère, honteuse, dépitée…il n’y a pas d’autres mots pour décrire la manière dont elle se sentait. Elle était vaincue…ses points se crispent…un soupire presque rageur s’échappe de sa bouche.
Sa petite manœuvre avait échoué et continuer dans ce sens ne ferait qu’aggraver encore son cas aux yeux d’Ashlaan. Il exigerait des explications à n’en pas douter.

La brune restait muette, ne tentant même pas de dissuader le Magyar d’opter pour ce cheval sous peine de passer pour une folle ou une femme malhonnête.

Pourtant, elle ne voulait pas le voir partir et renoncer à tout ce qu’ils avaient commencé à bâtir ensemble. La jeune femme d’apparence froide et impassible en l’instant présent, était au supplice intérieurement.

Lorsque cette machination avait germé dans sa tête, elle n’avait jamais poussé la réflexion suffisamment loin pour voir que ce plan ne présentait que des failles. Elle avait laissé parler son cœur et avait étouffé la petite voix de la raison. Le résultat était là. Non seulement, Ashlaan allait repartir avec un fort bon cheval, mais en plus il était furieux après elle. Ainsi, sans le vouloir, elle avait peut-être précipité son départ…

Elle se débattait…ne sachant que faire…et en ultime ressort saisit la perche que venait de lui tendre ce crétin de maquignon.

Elle lui adressa un regard dédaigneux et s’approcha de son homme…


...il est vraiment magnifiquela phrase est ponctuée d’un sourire un peu triste.

Ashlaan lui attrape la main et l’invite à venir caresser le cheval afin de lui communiquer son enthousiasme. La jeune femme s’exécute sans réelle motivation puis lui ditMon chéri, ce cheval à l’air parfait, mais le sieur Mestois a dit qu’il ne voulait pas le vendre….et pendant qu’elle prononçait ses quelques paroles, elle appuya ses dires au moyens d’un regard dur adressé au maquignon.

Au moins, elle ne mentait pas...puis elle enchaîna…Messire Mestois, peut-être auriez vous un cheval…de même qualité…oui, il valait mieux préciserà vendre ? la jeune femme ressent un certain énervement chez son compagnon, mais ne quitte pas du regard le gros homme rougeau.

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