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[RP/IG] Tous aux remparts de Loches!

--Amolaric
Quid de cette drôlatre qui se vautre, oubliant tout honneur, aux pieds boueux d’une ennemie pourtant visiblement déterminée à faire du mal? L’amie est l’amie, certes, mais le comportement de l’une ne prouve pas celui de l’autre. Donc Amolaric regardait sa marie-couche-toi-là d’un œil torve. Si il plaisait au Seigneur de rompre leur accord en cet instant, tudieu, il l’aurait accepté bien volontiers; il avait épousé Marie-Irene pour que celle-ci accomplisse son rôle de femme, à savoir la règle des trois age : ménage potage et cuissage; et non pas pour remporter un premier prix de bouffonnerie. Déjà que la mégère n’était pas fichu de lui apporter un petit Amolaricon -et ce n’était pas sa faute, lui, il faisait le métier une fois par mois- mais en plus, elle se paradait devant sa pomme et celle de la visiteuse…Désespérant. Cependant l’heure était à l’unité, et il n’était certes pas question qu’il vienne la relever. En plus, ses rhumatismes lui faisaient atrocement souffrir. L’autre, elle, était repartie, ne voulant voir la sale besogne. Etrange, pourquoi diable venir alors ? Décidemment ces jeunes n’ont pas d’estomac, aucune abnégation. Pas eux qui laboureraient le sol à la place du vieil Amolaric, ça non !

Il fronça les sourcils, se demandant quel allait être la suite des événements; tirant ainsi quelque peu ses rides, ce qui eu l’effet de le rajeunir d’un certain nombre d’années. Soudain, une goutte se fit sentir sur son visage; à présent le ciel s’en mêlait. Décidemment, c’était bien connu, les désagréments arrivaient toujours par paire : l’ankou se présentant en soldat femme, le cabotinage de la Marie-Irene et voilà que la pluie arrivait. Heureusement il ne savait pas compter jusqu‘à trois. Il en restait donc une, non pas la plus téméraire, mais du moins celle qui paraissait la plus déterminée, boudiou di boudiou, et l’autre qui se trainaillait espérant amorcer un vague sentiment de pitié. C’était pathétique, et Amolaric le savait. A tous les coups, elle allait énerver l’autre, la Lalie là, il fallait faire quelque-chose, mais sacré bon sang de bon soir, il n’en n’avait pas la moindre idée…


Oui, j’avions-je un peu de garbure dans la chaumine, viendez mangez la croûte avec nous…

Mais abstiens toi d’ouvrir ton bec bougre d’andouille, tu t’horripiles de ta mégère, mais tu te mets à sa hauteur. Ces gens de la campagne, décidemment, ils n’ont aucune éducation. Le ridicule ne tue pas, certes, mais bon, là, on n’en n’était pas loin. Pour peu que la dame soit de bonne éducation et hautaine. Pour provoquer une réaction, quelle qu’elle soit, car rien n’est pire que l’inaction; il retourna à l’intérieur de sa bâtisse, et sortit le chaudron du feu. La mixture était à bonne température à présent.
Agatha21
[ Campement des Blanches à l’Ecu Vert quelques minutes avant le départ…]

Il était temps…Le départ avait été annoncé par Zya. Il fallait replier le camp et ranger les quelques effets personnels…
Toutes savaient que cela n’allait pas être une mince affaire de passer entre les lignes ennemies…Enfin, si au moins elles avaient su où il se trouvait cet ennemi…
Elles n’avaient pas le choix, elles se devaient de suivre les ordres de la Cap’…Ce n’était pas la première fois et zya devait savoir ce qu’elle faisait en les envoyant rejoindre la capitale…

Essayer surtout de n’pas trop réflechir au pourquoi du comment…C’était pas son rôle…Elle était là pour apprendre…C’là dit, elle savait quel prix c’là pouvait lui coûter…
Les visages étaient graves…Silencieusement elle finit de ficeler son barda avant de préparer sa monture.
Etait-ce de sentir l’inquiètude de sa maîtresse qui la rendait aussi nerveuse ? Agatha essayait de rassurer Cinnamone, pour se rassurer elle-même…
Mauvais, et étrange présentiment avant de prendre chemin vers le Nord avec ses sœurs…

[ Sur les chemins…]

L’atmosphère était d’une moiteur étouffante malgré le grain qui tombait et détrempait leur cape…Le sol lourd collait aux sabots des chevaux amortissant leur allure et assourdissant le pas…
Paquetage solidement accroché à leur selle, une main tenant les rênes autre à leur bouclier, il ne fallait pas traîner dans les parages…
Mais…On les arrête dans leur course…Les montures se cabrent et hénnissent…Mais d’où viennent-ils ? D’où sortent-ils ?
Il y en a partout…
La main a sorti l’épée de son foureau…Le bouclier ne sert à rien …Les coups pleuvent…Que font ses sœurs ? Où sont-elles ? Pas le temps d’s’en occuper…Se battre…Se protéger coûte que coûte…

ZYA !!!!! Qu’est-ce qu’on fait ???

La peur…Faire vite, au plus vite pour ne pas mourir…Juste, juste le temps…Pas assez pourtant…Une douleur…Ces entrailles qui se soulèvent, qui se tordent…Cette insupportable envie de vomir…Sa lame s’enfonce à son tour…Agatha en a touché un…Il est peut-être mort…Pourquoi il ne serait pas mort ?

Zya ?? Ils sont trop nombreux !!!!
Baile !!!


Les coups pleuvent…Les lames rentres dans les chairs…On y voit rien…L’odeur du sang se mêle à celle de la terre humide…

Le coup porté à son flanc droit, la fait vassiller…La limousine s’écrase sur le sol, laissant sa jument détaler…
Impossible de bouger…Impossible d’ouvrir les yeux…
Mais on s’acharne…Un autre coup…Une autre lame qui transperse son épaule gauche…
Des hurlements… des cris…Les voix qui se font plus proches, à quelques centimètres d’elle…

Ils vont l’achever…Ressentir sa dernière heure arriver…Penser à ses sœurs…Y aura-t-il des survivantes ?…

Et puis plus rien…Plus de douleurs…Plus de cris…Juste un instant de paix, avant de reprendre ses esprits, quelques instants plus tard…Hébété…Une douleur atroce qui l’empêche de respirer…Le corsage rougit d’un liquide gluant qui comptinu à abreuver cette terre de Touraine…Cette terre qui ne lui est rien mais pour laquelle elle a donner sa vie et celle de ses compagne…
Dans un bref sursaut, Agatha soulève la tête pour apercevoir des corps allongés, meurtris…
La tête retombe…
Une larme coule sur sa joue…

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Sunie
[Loches, les remparts…les nuits de l’ennuie encore et encore...]

Pourquoi vouloir s'isoler à part après une dispute ?! Il était assez surprenant que Sunie soit seule, là...sur les remparts. Le regard perdu vers les plaines de Touraine, à attendre une hypothétique attaque… qui ne viendra pas, nul surprise le poussin de changerait pas ces habitudes, pas d’attaque, pousser a la faute, mentir… La sentinelle c’étais mise à l’écart volontairement sur les remparts alors que l’aube se levait et que le calme régnait encore et toujours… Brindille qui se plie, courbe pour venir se lover au creux de la pierre alors que les iris azurées scrute l’horizon une brindille jouant entre ses doigts, silencieuse alors que ses pensées fusent… Si certains Tourangeaux ont bien compris qu’elle montait tous les soirs sur les remparts sans rien demander ni souhaiter en retour d’autres ne manifestait que leur doutes la considérant étrangère, peut être bien que oui peut être bien que non, beaucoup d’entre eux ne se rappelait pas de la bataille de Vendôme où les sentinelles s’en étaient donné a cœur joie de repousser le DR. Ses épaules se haussent alors en signe de désinvolture et nuls mots ne sortaient de sa bouche pour ce justifié, l’expression du visage se faisant impartial alors qu’un sourire qui ressemblait plus à un rictus se dessinait aux coins de ses lèvres.

La vielle avait été une journée agaçante, pire que les autres en plus du doute c’étais ajouté une missive de l’enrubanné, ben tiens z’étais où eux pas encore arrivée qu’il lui envoyait encore missive, aller un bel arrivage de sentinelles pour que le poussin puisse savoir qu’il n’est pas oublié alors que lui n’as pas oublié de les enlever de ses fameuses liste depuis toutes ses années…. Les sourcils c’étais froncé a la lecture de la missive alors qu’une moue c’étais affiché sur le minois de la jeune sentinelle comme du temps où elle posait ses joues rebondit d’une môme de sept ans sur les…la poitrine de la belle Clélie… alors que le regards allait d’Alieanor a Opheliane… les hommes aux bottes ferré alors qu’ils trinquaient tous un verre d’hypocras a la main... a la Nef pour raconter la dernière chevauchée… Elle avait répondue en toute franchise, un soupire d’ennuie c’étais échappé de ses lèvres alors qu’elle attendait impatiemment de d’entrevoir a nouveau leur silhouettes a l’horizon talonnant leur robuste montures…parce que en gros juste avant la signature il n’avait pas oublié de rappeler « Y a du poussin à bouffer pour le Dessert »…

Etrange sensation pour la jeune fille qui avait grandit parmi eux et bien sûr dans toutes ses pensées une revenait bien souvent...l’ectoplasme qui était de son temps sentinelle et proches de presque chacun des membres de la Zoko… celle qui l’avait surnommé la brindille... Elle faisait de son mieux pour agir et prendre les meilleurs décision pas facile pour l’indomptée des sentinelles que les anciens devaient parfois donner réponse a tout ces pourquoi ... Ouais l’est un tantinet chieuse l’une des petites dernière tout comme son extase qui s’impatiente tout le temps enfin ça peut être qu’elle le tiens du « choux » d’où elle est née… elles sont toujours prête a faire un Mal pour un bien… Reprendre des mines ne l’intéressait pas c’qu’elle voulait l’impétueuse, l’indomptée brindille en ce moment… c’étais que les armes en lègue servent a ce qu’elle aurait souhaité si elle avait encore était parmi eux, sa façon a elle de souffler sur la plaine… A moins qu’un ectoplasme débarque aussi dans ce dawa qui s’annonçait…


L’aube a peine levé qu’un nuage de poussière s’élève au loin, pupilles azurée qui observes les cavaliers en approchent. Petit instant d'hésitation alors que deux étendards Berrichons sont en vue…
Se mettre en position d'attaque ?
Attendre qu'ils attaquent ?
Faire des signaux pour parlementer avec les visiteurs inespérés ?
Avouons que la dernière solution n'est pas vraiment la plus habituel de la jeune sentinelle qui a pour habitude d'aimer le conflit, sur son sol ou ailleurs. En face ça se mettait en position, apparemment, ils n'étaient pas venus pour attaquer, négocier mais pour monter a nouveau leurs camps laisser a l’abandon quelques jours plus tôt…

D’un mouvement souple elle fait signe a l’un des gardes patrouillant sur les remparts et lui demande de lui trouver expressément un livre "La Base de la Stratégie pour les Nuls". Fallait absolument qu’elle s’informe sur la façon d’agir des deux camps a nouveau posté devant les remparts, bien qu’ils avaient l’air moins nombreux que lors de leur précédents campement, elle en déduit donc a default peut être ou pas… que certains sont tombés en chemin alors que d’autres sont sortie des rang comprenant que ses armées s’en prenaient qu’aux mines et aux pauvres paysans essayant de cultiver leur champs… z’étaient moins nul au moins ceux là…
Quelque instant plus tard alors qu’elle hésitait a sortir le jupon rouge pour faire signe aux sentinelles de se pointer a l’endroit du Dawa les gratifiant du fameux « Olà Sentinelles …c’par ici…» . Le garde revint lui apportant le livre souhaité qu’elle se mit a potasser, tout en zieutant parfois les collines, tant qu’a faire autant s’occuper en attendant, une seule chose lui importait, vivre ou mourir en respectant la seule promesse qu’elle avait donné de sa vie et parmi les armes qu’elle possédaient son choix étaient tombé sur celles qu’elle avaient en lègue en tant qu’écuyère d’Apolonie de NERRA…

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~~~~~~~~Mon Ame a son secret, Ma Vie a son Mystère~~~~~~~
Cuyère en Deuil d'Apolonie....
Andaine
[Au nord de Loches... l'attaque des Dames Blanches]


Sa jument avait stoppée sa galopade soudainement puis s'était cabrée, il lui avait fallu beaucoup de maîtrise pour rester en selle. Déséquilibrée, la blanche avait manqué de peu la chute. Maïa n'avait fait que suivre le mouvement des chevaux de devant, l'angevine ne pouvait lui en vouloir, d'ailleurs elle n'en eut pas le temps. Scrutant la nuit, elle vit fondre sur elle, des dizaines d'hommes, l'effroi et la surprise se peignirent sur son visage.

Perchée sur sa cavale, l'apprentie porta la main sur le pommeau de son épée. Icelle fut sortie prestement du fourreau avec un bruit métallique effrayant. Des cris, une haine palpable, le cœur qui bat, les hennissements des chevaux. Les cuisses qui se resserrent sur les flancs de la jument blanche, comme pour la rassurer.

Les pieds calés dans les étriers, Andaine jaugea la situation rapidement. Assurément, il s'agissait de soldats, les armées berrichonnes ? Elle n'en était point sure, l'obscurité les avait enveloppés. Cinq hommes l'entouraient. Elle ne se laisserait pas faire. Une vague d'adrénaline l'a submergea et un rire nerveux se perdit dans sa gorge. Cinq assaillants contre une blanche. Bel équilibre. Oui il leur faudrait bien autant d'hommes pour venir à bout d'elle !

C'est avec un air narquois qu'elle fendit l'air de son épée, dans un geste désespéré, mais l'ennemi venait de donner le premier assaut avec une telle force, qu'en tentant de se protéger, son bouclier avait volé en éclat, commettant l'erreur de découvrir son flanc gauche. Le second coup l'atteignit de plein fouet. La respiration coupée par la douleur, la saumuroise porta sa main sur la blessure, sans un cri, comme hébétée. Compresser il fallait compresser la plaie... nonnnnnnnnnnnnn pas maintenant !

La stupeur fit place à la rage quand Daine reçut le prochain coup à la cuisse. La jeune femme se laissa glisser à terre péniblement et donna un coup sur la croupe de sa monture, elle avait bien trop de respect pour l'animal pour mettre sa vie en danger. Trois de se sœurs gisaient déjà à terre. Un cauchemar qui ne finirait que lorsqu'elle les aurait rejointes.

Ses membres lui faisaient atrocement mal. Elle se sentait si faible. Elle soufflait par le nez et ouvrait la bouche comme une asphyxiée en quête d'oxygène. Son épée para une nouvelle attaque et se brisa nette. La blonde tomba à genoux la tête baissée, des sons lointains parvenaient à ses esgourdes, sons étouffés, c'était la fin... Relever la nuque dans un ultime effort, regarder son ennemi et plonger ses opalines argentées dans son regard. Chercher une once de pitié n'en trouver aucune. Sentir le dernier coup. Le coup d'un pommeau qui atteint son visage. Entendre un craquement, ne plus rien sentir. Fermer les yeux sur ce monde avec pour ultime pensée le doux nom de son bienaimé...

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Hans
[Petite sortie vers l'ennemi. Devant Loches]


Une mince colonne de cavaliers remonte tranquillement vers les portes principales de la ville. Ils sont accompagnés par une poignée de volontaires et doivent tenter une manoeuvre très technique et hautement périlleuse.
Le baron de Ligueil, placé en milieu de cortège, sait bien qu'ils ne sont pas suffisamment nombreux pour espérer la victoire, mais il existe une petite chance de repousser les armées ennemies.
Malgré les pertes qui risquent d'être importantes, ça se tente, et puis marre de rester terré derrière les murs, c'est pas son truc. Il faut profiter de l'ouverture qui se profile.

Tout en continuant d'avancer, le germain remarque la jolie brochette de mercenaires postés sur les remparts. C'est vrai qu'ils sont mignons comme ça, alignés en rang d'oignons, mais bon, ça fait un peu c.. hem, enfin disons que l'action est supposée se dérouler quelques mètres plus bas.
Il y aurait sans doute beaucoup à leur dire, à leur reprocher, ou à essayer de leur expliquer, mais ce n'est plus le moment, et Hans se contente de leur offrir un petit sourire amusé en quittant la sécurité de la ville.

Une fois à l'extérieur, pas le temps de se poser trop de questions. Ils attendaient principalement les berrichons, mais ce sont bien les maraudeurs angevins qui déboulent les premiers, visiblement très pressés de trouver un endroit plus accueillant et plus éloigné des combats. La déconvenue de leurs camarades à Chinon les poussent sans doute à mettre le plus de distance possible entre leurs fesses et l'armée tourangelle qui a débarqué là bas.

Berrichons, angevins... bah, faisons contre mauvaise fortune bon coeur. L'occasion est trop belle pour la laisser filer. La manoeuvre d'interception se met immédiatement en place alors que les chefs de sections déploient leurs hommes.
Avant de s'élancer, le lochois se penche à l'oreille de sa fidèle monture, flattant par la même occasion doucement son encolure.

Promis mon vieux, cette fois c'est bien ta dernière guerre. Une fois que tout sera terminé, tu l'auras ta retraite pleine de vertes prairies et de jeunes pouliches.

Le cavalier se redresse ensuite et tire l'épée de son fourreau.

Pour la Touraine!
Repoussons les!


Galopant avec enthousiasme vers les combats tant attendus, Hans n'a guère l’occasion de diriger le reste des troupes, ce n'est pas vraiment son rôle d'ailleurs. En face, les soldats angevins sont aguerris, bien armés, et restent galvanisés par le prestige de leur duché. Le choc est rude avec les défenseurs de Loches, certes un peu plus nombreux, mais moins bien préparés et éprouvés par plusieurs jours de siège plus ou moins continu.
Le baron parti avec entrain faire barrage de son corps se retrouve percuté violemment. Les échanges sont brefs, et bientôt la douleur bien connue de l'acier mordant sa chair irradie son corps. Le combat est acharné, et aucun des deux camps ne parvient à prendre l'avantage. Les angevins sont contraints de se replier aussi hâtivement qu'ils sont arrivés, mais les tourangeaux doivent eux mêmes retourner vers la ville afin de soigner leurs blessés, abandonnant ainsi la possibilité de prendre possession de la plaine et du campement laissé par les renards et affiliés deux jours plus tôt.

Le vieux guerrier fait lui même parti des blessés. Le puissant étalon qui le porte encore repasse docilement les portes restées ouvertes, alors que son cavalier vacille légèrement. Le bras droit pend mollement dans le vide, dispersant ça et là quelques gouttes de liquide carmin. S'il en a vu d'autres, et que physiquement il s'en remettra, il enrage intérieurement. Non seulement son épée à la lame brisée est restée au milieu du champ de bataille mais il sait dès à présent qu'il devra abandonner ses compagnons pour quelques jours, et qu'il risque de manquer le prochain affrontement.

Tête des mauvais jours donc, même si cette modeste blessure ne l'empêchera pas d'étudier la situation et de mettre en place les différentes évolutions possibles en compagnie des autres stratèges tourangeaux.
Dans l'immédiat il a besoin d'un verre, et surtout d'une infirmière particulièrement dévouée...

Les bannières du Berry finissent par apparaitre à l'horizon, mais il est trop tard pour cette fois. Combattre trois armées le même jour avec leur modeste bande de volontaires encadrés par quelques soldats réguliers serait une pure folie. Leur but, même s'il a finalement évolué par rapport à l'idée première, est atteint. Le résultat n'est pas encore tout à fait visible, mais la victoire du jour est pour eux, l'armée des buses est repartie dans la "bonne" direction. Un sourire carnassier commence presque à apparaitre sur le visage du vieux loup du Wurtemberg, en songeant que le piège est déjà prêt à se refermer, et que dans quelques heures à peine ce qu'il reste des angevins qu'ils viennent d'affronter sera proprement (ou salement, après tout c'est un certain P3 le chef d'armée...) dispersés et taillés en pièces...
Luciedeclairvaux
[Loches - La grâce des géants]*

L'air c.. hem ou pas, le borgne n’avait eu qu’un mot à dire, et Blondie s'était exécutée. Au petit matin, vêtue de son éternelle brigandine noire, elle avait rejoint la brute scandinave et la mouflette de l'Andalou sur la place, entre château et remparts, où s'élevaient, gracieux, les géants.

Le cœur en émoi, elle s’était approchée, lentement, comme de crainte de les effrayer malgré leur port majestueux et leur impassible arrogance. Sa petite pogne avait glissé, admirative et flatteuse, sur l'encolure de ces monstres géants. A la fois impressionnée et subjuguée, elle avait levé son minois vers eux, si petite, et si excitée à l'idée de la danse qui allait commencer. Ses doigts avaient glissé sur les aspérités, traqué les imperfections, admiré les courbes robustes et parfaites.

Prendre son temps, régler les dernières harmonies. Ses muscles avaient brûlé de hisser les verges, avant que la précieuse offrande ne fuse enfin en une gerbe libératrice, vers la forêt vierge environnante, pour disparaître dans ses tréfonds, par-delà les remparts.

Lucie resplendissait. Ses cheveux avaient pris, en avance sur l'hiver, la couleur du pur argent. Dans son regard coulait un bleu de glacier. Ses muscles avaient gagné en rondeur au long des entraînements, ses jambes s’étaient affirmées, à force de monter et descendre en courant les escaliers des tours de la forteresse, ses blessures s’étaient tapies par sa seule volonté. Des marques de la Bourgogne, seule la balafre demeurait visible. Le reste était enfoui au creux d’elle-même, ne laissant de visible que sa fière innocence.

Trébuchets et catapultes étaient domptés. La jeune fille en gardait une sensation d'ivresse et de toute puissance. La Zoko était fin prête à défendre Loches pour une nouvelle nuit. Les géants étaient réglés. Seule la bombarde, pourtant chèrement acquise et payée par les deniers d'une duchesse angevine (ironie quand tu nous tiens ...), resterait vierge de poudre, le maître étant resté à profiter d'effluves charcutières plus à l'ouest.

Lucie leur avait donné son savoir-faire et sa confiance.
Quant à son bras ... seul l'avenir le dirait.

Quoi qu'elle déciderait, sa bague resterait à jamais incrustée à son doigt, comme une alliance muette à la Zoko.
Ad eternam.



*ou comment faire du neuf avec du vieux
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Ellana
[Loches, nouvelle sortie, combat en vue]

Une nouvelle sortie en bas des remparts se profilait et Ellana était une fois de plus de la partie, elle aimait bien se dégourdir les jambes, rester cloitré en ville sur les remparts à surveiller la lassait, les rondes d'exterieur la détendait donc, mais elle ne faisait pas ca non plus que par plaisir, apres tout elle était soldat et son devoir était avant tout de combattre
Le groupe de volontaire et de soldats se mirent alors en marche vers l'exterieur, passant la porte ils appercurent la fumée du galoppement des chevaux, un combat s'annonçait donc
Les chefs de sections donnerent une formation, les soldats en avant, les volontaires derriere, c'était bien normal et tous s'éxecuterent, Ellana se retrouva alors en premiere ligne comme souvent
Les cavaliers arrivaient et Ellana se tourna vers les remparts pour chercher son époux bien à l'abri derriere les remparts, le cherchant des yeux elle ne le trouvait pas
Mais où était il ? Elle avant tant besoin de son regard pour lui donner du courrage, elle faisait courir son regard sur la muraille elle ne le voyait pas
Le pas des chevaux se font de plus en plus pressant, ils arrivent et toujours pas de Mumbly en vue, la soldate tente un dernier coup d'oeil des fois qu'il ait réaparut, ce coup d'oeil fût de trop et une épée vint se nicher dans son dos au niveau de l'estomac, sur le coup elle laissa tomber son bouclier qui ne lui avait été d'aucune utilité et tombe à genoux, le choc avait été rude, elle avait déjà subit des attaques mais jamais de cette empleur
La jeune femme porta ses mains à son ventre transpercé, ses doigts désormais si froids rencontrerent la chaleur de son sang coulant abondamment, sa vue se brouillait et son esprit était la seule chose qui lui restait de valide
En réponse à cet affront Ellana repris en main son épée, s'en aida pour se relever et frappa au hasard esperant faire mal, elle atteind un homme avant que le replis sonne
Elle jetta un oeil à son bouclier litteralement explosé sous les sabots des assaillants et se dirigea vers la ville rassemblant ce qui lui restait de force pour se mettre en sécurité
Marchant doucement mais surrement, chaque pas lui pesait et la vidait un peu plus de son sang
Luttant alors avec son propre corps la jeune femme se faisait violence pour ne pas s'évanouir au milieu du champ de bataille

Ellana passa enfin la porte de Loches, sa ville qu'elle défendrait par sa vie, ne venait elle pas de commencer à le faire ? il lui semblait que si, se doigts ne ressentaient plus rien, le vent froid ne provoquait plus de chair de poule au contact de sa peau, ses forces la quittait
Une marche arrive alors, lever sa jambe fut un effort trop dur, la jeune femme s'écroula à terre évanouie

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Si j'avance suivez moi! Si je meurs vengez moi! Si je recule Tuez moi!
Maleus
[Test de projectiles à Loches la monotone]

A force de regarde haut loin, de se tourner les pouces chaques jours que le très haut fait, l'humeur du borgne se dégrade.
A dire vrai l'humeur du borgne n'a jamais été très bonne, pas pour rien qu'on le surnomme le grognon mais là, la patience n'est plus..tendu et blasé il ne se gene pas pour etre aussi piquant que les épines de la fleur qu'il apprecie tant avec ceux qui ont le malheur de croiser son chemin.

Quand il n'est pas sur les remparts à observer la campagne environante et le campement ennemi, il se tourne les pouces en tav' balançant quelques projectiles, plus ou moins durs, sur les personnes presentes..
Façon de montrer qu'il ne faut pas trop l'enerver..reflexe aussi...

Puis voila qu'une idée germe dans la caboche du grincheux ce soir là alors qu'il menace la gamine d'Hiji de lui envoyer dans la trogne la fusion si parfaite d'un bouchon et d'un clou, clou qui lui sert d'habitude dans la conception d'une barque ou autres construction en bois.
Le maitre zokoïste appelle de suite son second, la blonde et lui soumet l'idée...demain les tests, tout doit etre pret et vu la lueur dans les yeux de la blonde il est certain que très tôt dans la matinée le jouet serait pret.

Et ce fut le cas.
D'un pas lent il arrive devant la machin de guerre, saluant au passage la gamine, l'attardé scandinave et Blondie.
Il caresse un instant du regard, regard presque voir autant exité que lorsque sa vue se pose sur le corp denudé et si joliment dessiné de sa belle.

Il baille, allume sa pipe puis tire quelques bouffées avant de s'adresser à ses collegues.

"On a les clous? tout est pret pour les tests?"

Le ton du borgne est très clair..il n'attend qu'un oui comme réponse..et comme tout ceux qui le connaissent le savent, mieux vaut pas l'enerver.
L'a un des cloux à balancer..si ça marche bien, il aura trouvé d'nouveaux projectiles..sympathiques.

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En dueil d'une plûme andalouse...
Joshuas
Mercredi – Suite de l'opération « nettoyage tout azimut des campagnes »

Au plus haut de la journée, les dix cavaliers goupils franchirent à bride abattue les petits ruisseaux ciselant la campagne tourangelle, coupant à travers champ et bois avec une impressionnante célérité. Bientôt ils seraient en vu d'un petit hameau attenant au village de Saint-Senoch à moins d'une demi journée au sud de la cité assiégée de Loches.

Quelques jours plutôt, les consignes de l'armée berichonne avait fait une priorité de la capture des brigands la compagnie Zoko qui selon plusieurs sources concordantes, prenaient du repos dans les parages. De grandes battues de champignons et de brigands avaient été organisés à cette occasion avec une fouille quasi systématique des environs de Loches : De la plus minable des cabanes forestières, aux clochers des villages en passant par les terriers de lapin, tout était passé en revue par les Renards.

Pire que des lapins terrés, ce devait être comme de vulgaires rats que la zoko était cachée par cette population inconsciente, le tout auréolé d'un soutien implicite de cette duchesse méprisable pensa Joshuas.
Cette fois ils ne revenaient pas comme des limiers enquêteurs mais comme des messagers de la volonté berrichonne. Leur action serait celle non pas d'une meute de renard mais plutôt celle des compagnies de sangliers ravageant sans fin et sans distinction les campagnes jusqu'à ce qu'on les y en chasse.
Mais Foi de renard, eux seraient difficiles à chasser.

La première ferme fut en vu après le passage d'un pont en pierre dont l'utilité était plus que discutable puisqu'au dessus d'un ruisseau d'une pitoyable largeur. Epée au clair, les dix cavaliers savaient la campagne déserte. Nul doute que depuis leur dernière venue, beaucoup étaient partis se réfugier en ville. Qu'importe, cette population de mijorés ne serait pas dans leurs pattes....enfin, il l'esperait...

Rapidement les hommes se dispersèrent par groupe de deux autour de la première ferme. Les enclos furent brisés, les bêtes effrayées, dispersées, les poules écrasées par les cavaliers de la compagnie du Renard . La spécialité du lieu devait être la production de lait; Les vaches en grands nombres se cognaient entre elles détruisant bien plus que ne le firent les renards qui mettaient pourtant du coeur à l'ouvrage.

L'affaire fut rondement menée : Destruction, destruction, destruction. Ce qui était détruit ne leur servait certes pas mais ne pourrait servir non plus l'ennemi. Bientôt ils partiraient un peu plus au nord, prendre position autour des mines de la province selon la rumeur... alors autant s'occuper avec grand soin de ces fermes plus au sud qui ne leur étaient d'aucune utilité. Ils étaient au moins ainsi sûr que la zoko ne s'y cacherait pas.
Dernière étape, l'incendie. Alors que 8 hussards se dirigeaient sans attendre vers les deux dernières fermes attenantes l'une de l'autre, deux cavaliers dont Joshuas étaient restés en retrait pour bruler ce qui restait du lieu. Si malgré les flammes les paysans locaux revenaient, sortaient de leurs caches dans les bois, ou tentaient même de s'enfuir en se mettant à découvert, ils les auraient en restant dans le coin...

Ce qui devait arriver arriva. Croyant les renards partis pour la ferme suivante, trois hommes et deux femmes sortirent des bois, comme des insectes attirés par la lumière. Les flammes très hautes dans le ciel crépitaient, les poutres s'effondraient. Il ne resterait bientôt plus rien.
Joshuas fit un signe à son frère d'arme. Ils rejoignirent leur monture de l'autre coté du petit vallon sur lequel ils étaient postés.


Halte là ! Pour le Berry et les Renards ! Vociféra Josh sur son cheval au galop. C'était comme si les paysans avaient vu la Mort plongée sur eux. Ils furent un moment pris de tétanie. Ils n'y croyaient pas... longtemps ils maudiraient cette journée.
Personne ne réagit de la même manière face à la peur : L'un des hommes jugea surement avoir des chances de s'échapper en retournant dans les bois. Sans regarder derrière lui, il courrait courrait comme si sa vie en dépendait. C'était bien le cas.

A une vingtaine de mètres avant l'orée du bois il fit un bond sur le coté, roula plusieurs fois sur lui même. Un peu plus et il se serait écrasé contre la monture de Joshuas. Excité le cheval leva de lui même ces sabots qui vinrent par chance s'abattre de chaque coté de la tête du pauvre hère. Cette fois il était paniqué.... il rampa hasardeusement entre les pattes de la bête.... Le goupil à terre lança son pied dans l'estomac du fuyard. Un gémissement s'échappa.


Pourquoi fuis-tu paysan ? Tu es un Brigand de la compagnie Zoko ?! Tu en caches un ?! Réponds ou par Aristote je te plongerai dans ces flammes !

Pas un mot. Pas une réponse. Il semblait avoir perdu la capacité de parler. Redressé il faisait mine de vouloir se battre, tendit ces poings. Cette homme avait tout fait.... sauvez ces biens, s'enfuir, se battre pour éviter la mort...
Joshuas reconnu alors l'homme. Quand il était venu quelques jours auparavant celui ci était présent... méprisant pour ces hommes et lui... naif quand aux forces de sa patrie.

Le renard laissa tomber l'épée sur l'herbe. Au loin, il entendait des cris, des jurons, des suppliques à Christos.... de dos, il ne voyait rien, son vis à vis lui voyait tout.
Des larmes perlèrent sur sa joue.


Haaaaaaaaaaaaaaaahhhhh
Avec l'énergie du désespoir, il se jeta sur Joshuas.
Un pas de coté, un second, le poing étonnamment rapide du paysan passa à quelques centimètres de son flanc. La contre attaque vint : avec un bruit sec, ces phalanges percutèrent la joue droite de son ennemi, puis l'estomac, la joue gauche, le nez, le torse... L'homme s'affala sur le sol, il ne renonçait pas. Il tenta de prendre les pieds du goupil pour le faire tomber. Il ne récolta que les guetres du soldat berrichon dans son visage ensanglanté.
Cette fois il ne bougeait pu. Il se souvint par miracle de la question....


Nonnn non, messire... je ne connais pas de zoko... il n'y avait rien dans notre ferme... rien... il n'y a pu rien.... vous avez tout.... tout détruit... pourquoi moi... la fin de sa phrase fut noyée dans un flot de pleurs.

Un long silence. Joshuas dégagea le flanc de son veston et décrocha la dague qui pendait à son ceinturon.

Oui oui... J'avoue j'avoue tout... les zoko sont passés il y a 4 lunes de cela ! Ils nous ont demandé du pain et on leur en a donné... Ma famille... mes terres...il joignit ces mains. Je n'ai plus rien ! Tuez moi !

Chaud. La chaleur de la vie coula sur sa main. Un dernier râle puis Joshuas retira la lame de la gorge du paysan.
Vos désirs sont des ordres monsieur lança le soldat au corps sans vie sous ces yeux.

A genoux, il essuya la lame dans l'herbe puis reprit tranquillement son épée au sol. Son compagnon le regardait, il l'attendait. Bientôt, les dix cavaliers se regrouperaient et rentreraient au camp...
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Mika04
[vendredi 9 octobre 1457]

la guerre, le feu........la mort

à Loches
"Mika,Mika...et les gars ,il est salement amochait notre aide-chirurgien,et dire que c'est lui qui nous soignés ....."

"Posez le sur la table,que je vois s'il est encore vivant.....ALLEZ!!

mercredi 8 octobre 1457

La guerre
Le ciel ce matin était d'un rouge que même les nuages n'arrivaient pas à le masqué;
Ma tente était ouverte et laissa apercevoir le chien qui aboya sur mon capitaine: "ET MIKA TU DORT OU QUOI!!!???c'est la guerre bordel!!!prépare tes affaires ont quittent Loches,va à ta dizaine,y a le rapport"
Chaussant mes bottes, mon casque,je pris mes armements et mes affaires....


[Au rapport]
"Bon",expliqua mon dizainier"en trois mots¨ ça y est¨
"C 'est parti ,on a ordre de tout brûlé,tué tout ce qui bouge....Nous partons pour Chédigny.
Aller, les goupils magnaient vous le train nous quittons ce patelin".

Mon grand étalon gris de race " han" du nom ¨Abalone¨m'attendait,
"C'est parti mon vieux,cette fois c'est la bonne"
Je commençais à monter mon étalon,quand le chien m'attrapa la cheville,
"Allez file vite de là !!tu n'as rien à faire ici,prrrrfffff...pchiiittt...grrrrr,sale bête ,attend que je t'attrape .
Courant derrière le chien,mon dizainier arriva au galop,
"Alors!tu t'amuses ,ou quoi!!??"
Agrippant mon étalon je suivis mon dizainier.

[Le feu]
La DCGEN étaient réunies sous le commandement du capitaine Elvis,"La Desembarranta" étaient en marche.
les dizaines devaient se séparés en chaque point stratégique ,le notre étais Chédigny.
Arrivé au nord-ouest de Loches,deux groupes de cavaliers nous attendaient ...
"HALTE "cria le capitaine.
De là ou nous nous trouvions,je ne voyais que l'étendard vert qui flottait au vent,et des hommes sous d'affreuses armures.
"C'est l'ordre de la dame blanche à l'écu vert....Toujours là ou il ne faut pas".
"ALLEZ,BRAVE GOUPILS EN AVANT ET PAS DE QUARTIER"!!!!
hurla le capitaine
Je sorti mon épée,serra la bride et fonça avec les renards vers l'ordre de la dames blanche.
La bataille était de courte durée;Frappa à trois reprises je terrassais trois soldats....
De courte durée pour moi aussi car après le son de la voix du capitaine annonçant:
"-Bravo les gars plus âmes ne vivent".
Je senti une épée sortir de ma poitrine,perçant ma cuirasse......
Le néant.

La mort.



Lancelot,Lancelot..et les gars ,il est salement amochait notre aide-chirurgien,et dire que c'est lui qui nous soignés ....."
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Jazon
Touraine...Juste Touraine...

Clan réunit. Pour une toute autre mission qui n'avait pas abouti ni même commencé. Trop de frileux parmi les décisionnaires.
Mais l'important pour Jaz, c'était qu'ils soient réunis. Et d'une mission à l'autre, ils se retrouvaient en terre tourangelle, terre d'accueil, terre remplie de souvenirs guerriers et amicaux.
Ils venaient apporter aide et force à leurs alliés de toujours.

Au sommet de la colline, ils firent halte.
A la gauche de la sentinelle se tenait le Maure. A sa droite, son jeune fils de dix ans. Il était pas peu fier de son rejeton qui peu à peu faisait sa place dans le clan.
Bientôt, ils combattraient et il ne pouvait se défendre d'avoir peur pour son fils. Mais il avait voulu le suivre, connaitre sa vie d'aventure.

Légèrement en retrait, venait son frère. Curieux ce frère prodigue qu'il croyait mort et qu'il était allé chercher avec espoir à Avranches.
Il ne l'aurait jamais imaginé ainsi. Pourtant plus vieux que lui, il le trouvait si fragile, pas plus bavard que Fufu, et c'était peu de le dire....
Un frère si mystérieux qui n'arrivait pas à se raconter.... Mais qui pourtant avait tenu à le suivre comme se raccrochant à lui.


Alors Moustique ? C'est par où la route des emmerdes ? Je sens qu'Anguerand tient plus sur sa selle !!!

Jazon tourna la tête vers l'oriental. Il sourit de l'entendre le nommer ainsi. Faut dire qu'Ambre était passée par là ! Sacré surnom qu'elle lui avait donné dès son entrée dans le clan.
Il souleva sa cape la relevant sur son épaule. Puis il pointa son bras en avant.

Ne tardons pas ! Le temps presse !

Jetant un regard sur le reste du groupe, il vit les chevaux essouflés et harassés. Ils ne les avaient guère ménagés.
Bientôt une ville où bêtes et hommes pourraient prendre enfin soin d'eux.
Reprendre des forces avant de combattre.


En avant !
Il talonna sa monture et dévala la colline redescendant vers le fleuve suivi comme son ombre par le reste du groupe.
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Tontonlesparnacien
Pour l’armée du Renard, la campagne militaire de Touraine se déroulait dans les meilleures conditions. Le Duchesse Bitterly ayant adopté une attitude claire vis-à-vis de la compagnie franche Zoko ad Eternam, soutenant cette troupe de mercenaires qui souhaitait plus que tout ravager le Berry, le Seigneur de Lourouer Saint-Laurent n’avait plus qu’une chose à faire : combattre la Touraine et lui causer le plus de dégâts avant que celle-ci, animée par la folie des membres de la Zoko s’en prenne au peuple berrichon.

Il existe plusieurs moyens d’affaiblir un duché, saper son économie en est un excellent. Sambre avait donc mené une partie de sa troupe pour prendre la mine d’or située entre Loches et Chinon, pendant que l’autre partie avait battue la campagne lochoise afin de montrer la détermination de ses soldats.

Plusieurs villages avaient été incendiés proprement par les Compagnies du Renard. Les rapports minutieux de ses hommes en faisaient état clairement.
Compagnie de l’Epine Noire : Chemillé-sur-Indrois, Genillé, Chédigny
Compagnie du Mauvais Pèlerin : Beaulieu-lès-Loches, Montrésor, Fretay
Sans compter les fermes et les hameaux des environs.

Malgré de beaux efforts pour débusquer des tourangeaux, force était de constater que les habitants des campagnes avaient fui vers les villes fortifiées. Il y avait bien eu quelques personnes gentiment renvoyées vers Aristote par ci par là, mais on ne pouvait pas vraiment parler de régulation de la population locale, tout juste s‘agissait-il d‘une sorte de sélection naturelle. Evidemment, on pouvait comprendre les gens du cru, les troupes renardes souhaitaient en découdre et il n’aurait pas donné cher des paysans rencontrés par ses soldats qui avaient une haute idée du travail bien fait. D’ailleurs les villages visités n’étaient plus que des ruines fumantes.

Vint le jour d’aller s’emparer de la mine de pierre de Touraine afin de poursuivre l’étranglement financier du duché ennemi. Les deux armées se mirent en route dans l’espoir de rencontrer l’ost adverse et pouvoir enfin éprouver la force des tourangeaux. Comme prévu, les troupes commandées par le Seigneur de Lourouer Saint-Laurent prirent possession de la mine au nom du Berry. Malheureusement l’armée de Touraine fut la grande absente et les armées berrichonnes allaient reprendre la route vers Loches lorsque plusieurs éclaireurs rapportèrent avoir vu une petite troupe qui cheminait non loin de là arborant les couleurs de l’Ordre Royal des Dames Blanches à l’Ecu Vert. Cet ordre apportant son aide à la Touraine, l’occasion d’engager le combat contre un ennemi prestigieux était belle, qui plus est, s’était un moyen excellent de déployer les troupes en ordre de bataille et de faire un peu d’exercice.

Archers et arbalétriers se mirent en place afin de faire subir un tir convergent à l’adversaire, après quoi cavaliers, vougiers, massiers et piquiers devaient achever les survivants dans un ultime corps à corps. Sciemment, Sambre laissa son armée composée de nombreux volontaires en retrait, leur représentant craignant trop les combats et la vue du sang pour participer efficacement à un vrai engagement. Il espérait tout de même que le sire Aeternitae ne faillirait pas lorsque les choses sérieuses commenceraient vraiment, le Duc du Berry faisait confiance à l’homme, le Renard n’avait foi qu’en les actes, eux ne mentaient pas.

La bataille fut de courte durée. Malgré leur fougue, les Dames Blanches n’avaient aucune chance, sur 10 personnes, 9 furent laissées pour mortes et une blessée gravement dans leurs rangs, contre 2 soldats entre la vie et la mort et 1 blessé du côté des Renards, 1 des Goupils ayant été navré par ses camarades au cours de la mêlée.

C’est dans une atmosphère de fête que les troupes goupilesques et leurs alliés rentrèrent à leur campement à Loches.

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Linexiv
[Nouvelle sortie qu’ils ont dit]


La semaine s’était écoulée, la ville était toujours assiégée et l’enthousiasme du début s’était lentement évaporé. La confrontation avec la réalité avait été rude. Des combats, franchement, Line n’en avait pas vraiment connu. Des patrouilles avec interception de brigands, ça oui. Une longue vadrouille en Alsace, aussi. Mais même là, il n’y avait pas eu de batailles. Jamais de longues attentes, jamais d’assauts. Bref, quelques escarmouches, plutôt amusantes dans l’ensemble.

Line se retourna une dernière fois vers la ville, aujourd’hui, peu de chances de tomber sur quatre bretons perdus. Mais même ce jour là, elle avait eu plus de bol qu’autre chose. Elle frissonna en se rappelant son inquiétude lorsque Skippy avait confirmé que Titou manquait à l’appel et leur peur quand ils l’avaient retrouvée inconsciente. Finalement, elle s’en était bien sortie. Une nouvelle estafilade entre deux côtes. Mais son époux n’avait même pas pu rester à son chevet, les remparts, les ordres à donner, son devoir toujours. Et une fois de plus Titou avait été obligé de le regarder partir combattre, attendant de pouvoir le rejoindre dès que la plaie se sera cicatrisée.

Plus de temps pour la convalescence désormais. Line se secoua, plus le temps non plus pour penser à présent. La sortie avait été planifiée, forcer le siège plutôt que rester inactif. Cela valait mieux qu’attendre comme des rats qu’on vienne les enfumer après tout. Pour Loches, première ligne pour les Dragons de Touraine.

Après tout alla très vite, une minute avant, elle s’efforçait de maintenir sa monture à la hauteur de celle d’Ellana qui semblait étrangement inquiète et ne cessait de regarder en arrière. Et l’autre d’après les ennemis fondaient sur eux. Au premier choc, elle glissa de son cheval et entreprit aussitôt de se défendre à pied. Là, on ne jouait plus du tout.

Trop de fracas pour voir ce qui se passait autour d’elle. Une épée s’abattit, qu’elle para au dernier moment. Juste suffisamment pour dévisager son adversaire. Un choc. Holaf. Il avait été lochois, forgeron comme elle. Le traître ! Trop estomaquée, elle n’évita pas le second coup. Sourde douleur du côté de l’épaule gauche. Elle recula. Cette fois-ci c’était gagné. Premier vrai assaut, première blessure, ça lui ressemblait bien ça !

Elle releva tant bien que mal son épée attendant le prochain coup. Qui ne vint pas. Avait-il cru que le premier suffisait ? Non. Regardant au tour d’elle, Line s’aperçut que ses compagnons achevaient de mettre en déroute leurs ennemis. Sauvée pour l’instant, elle se laissa tomber à genoux.
Venitia
Retour en Touraine, ne passez pas par la case armée, ne touchez pas votre solde... Enfin presque.

Tout avait été dit, ou presque, en tout les cas, le message avait été passé et le retour à la normale (si ont peu le dire ainsi) était un passage obligatoire.
Son Wal toujours à ses côtés elle se demandait ce que pouvait bien faire Aet, et cette interrogation la pousse à se remettre en selle pour rejoindre au plus vite l'armée
.

Wal nous partons, longue route nous attends encore et nous devons rejoindre Aet avant un quelconque déplacement, si déplacement il y a de l'armée. Il ne faudrait pas que nous nous retrouvions en retrait sans quoi retrouver Aet s'avèrera trop compliqué.
Oui, je sais mon Duc, tu préfèrerais l'égarer pour de bon, mais moi non
.

Large sourire qui cache toute sa tristesse de voir que malgré tant d'année de chevauchée ensemble les deux hommes qui comptaient le plus à ses yeux n'avaient su trouver terrain d'entente. A l'exception d'elle même qui était pour l'instant la seule raison qui poussaient c'est deux là à rester ensemble.
Le retour fut aussi difficile que l'allée les sentiers escarpés avaient pris le dessus sur les routes beaucoup plus abordable mais surement trop encombrées pour espérer passer sans soucis.
De longues mèches rousse poussées par le vent tombaient sur le visage blafard de Venitia. Il ne lui fallut que quelques secondes pour apercevoir le campement de l'armée. S'armant de patience elle luttait contre sa chevelure flamboyante qui commençait à l'agacer.
Ses yeux émeraudes roulaient d'une tente à l'autre, d'un soldat à l'autre, jusqu'à se poser sur le chef militaire.
Léger haussement d'épaule et Venitia attrape la main de son duc pour s'engouffrer au milieu des soldats
.

Pardon, pardon, oups désolée.
Jolie épée mais pointe là ailleurs s'il te plait.
Gniiiiiiiiiii, attention à la dague Wal.
Oups pardon j'ai pas fait exprès.
C'est quoi tout ces cailloux.

Aieuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu


La rousse tout à sa découverte c'était avancé dos tournée à l'obstacle pourtant grand comme un cheval et ceux malgré les simagrées de Wal pour la prévenir. Si Aet l'avait vu faire il lui aurait surement reprocher son manque de concentration et la désinvolture avec laquelle elle prenait sa présence ici. Lorsque la rouquine tourne la tête elle tombe nez à flanc avec Eole.
Ses yeux émeraudes s'élèvent pour croiser ceux d'Aet alors que dans un mouvement de recul elle heurte Wal
.

Grumph.

Aet, bin t'es là toi?
Rassure moi t'étais pas encore entrain d'essayer de me semer hein.
Non parce que je veux bien que tu t'ennuie mais euh, j'ai pas envie de te courir après maintenant.
Mes pieds me font terriblement mal.
Ah vi la prochaine fois que tu à un message à faire passer en urgence, tu t'adresseras à un sous-fifre hein, moi je n'y vais plus
.

Bon sinon le message est arrivé comme il se doit, par contre je n'ai point eu le temps d'attendre la réponse, vu que tu m'avais dis de rentrer avant la nuit.
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Nerine
[Au nord de Loches ... attaque des Blanches]

Des cris … alors qu’une troupe fondait sur notre groupe comme l’orage s’abat sur les champs après une journée chaude et lourde. Des soldats à n'en pas douter ... berrichons, sans doute.
Se protéger et dégainer son épée. Protéger sa vie et celle de ses sœurs. Faire ce que l’on peut face à la masse. Plus le temps d’avoir peur.
Où étaient ses sœurs ? Elles ne les voyaient plus étant donné le nombre de leurs agresseurs. Agatha qui était à ses coté quelques instants auparavant n’était plus là.

Les coups s’abattirent avec force. On voulait leur mort … pas d’quartier. Elle sentit une flèche lui transpercer l’épaule. Elle vacilla sur sa monture, mais tint bon. Et puis soudain, un cavalier s’abattit sur elle, le temps de porter son bouclier à l’avant et … trop tard. Le bouclier vola en éclat par la force du coup porté par son adversaire. Elle vit l’éclat de la lame pointée vers elle et la sentit s’enfoncer dans sa chair. Le coup fut porté à l’abdomen … le sang reflua dans sa gorge … irrésistible envie de se laisser aller tant la douleur la paralyse. Tenir bon sur la monture.

Au devant, elle distingua ses sœurs qui tombaient et se retint d’hurler. Vainement, elle tenta de porter des coups à son tour, mais la douleur se fit de plus en plus violente en son corps. Jamais auparavant, elle n’avait ressenti cela. Et puis, elle sentit le monde s’écrouler sous ses pieds … sa monture s’abattit sous elle avec un hennissement de douleur. Ces salopards lui avaient sectionnés les tendons. La voilà coincée sous la jument tandis qu’un homme se laisse glisser à bas de son destrier.

Elle va mourir, elle le sait, elle le sent. C’est donc ainsi que tout devait se terminer. Ne pas fermer les yeux lorsque le coup fatal l’atteindra … NON.
Regarder son agresseur droit dans les yeux et mourir avec honneur. Au moment où celui-ci arrive à sa hauteur, elle ne peut qu’écarquiller les yeux. La lune est claire et elle le reconnaît pour l’avoir rencontré en taverne … Bambata, de Thouars lui aussi, mercenaire venu s'enrôler dans l'armée de celui qui paye le mieux et le plus. Ils avaient souhaités ne pas avoir à s’affronter. Cela lui donna envie de rire tout à coup … bêtement. L’homme se pencha sur elle et elle vit l’éclat d’une dague s’approcher de son visage. Ne pas ciller malgré la peur qui refait surface. Elle tâtonna à la recherche de son épée ... rien. Alors, dans un dernier geste de désespoir, elle frappa l'homme à la jambe d'un poing rageur.

Et puis ...

Laisser son esprit vagabonder pour mourir en paix et ailleurs qu’ici … le sourire de Yohan … son Yohan, qu’allait-il devenir ? qui le préviendrait lorsque tout serait fini ? pas même eu le temps de lui dire adieu … juste imaginer son beau visage et son sourire.

Soudain, une douleur se fait sentir sur son visage … sa joue … celle de trop. Elle ne peut empêcher les larmes de couler. Une dernière pensée fugace pour celui qu’elle aime profondément et une dernière vision … Agatha non loin d’elle, baignant dans son sang.
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