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[RP] Audition de Sancte et Archybald.

Zorgl
Zorgl entra et s'assit silencieusement dans un coin de la salle.
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Voix de guyenne
Xenac
La rouquine jamais loin de l'Amiral, pénétra à ses côtés dans la salle austère transformée en tribunal. Nerveuse elle l'était, comment ne pas l'être ? Elle entra, son azur fixé sur celui qui allait juger les deux hommes, sans un regard pour l'assistance elle prit place au premier rang, juste derrière son époux, après avoir posé doucement sa main sur l'épaule de Melior, lui signifiant ainsi sa présence.
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Archybald
L'accusé plissa des yeux, apprenant que le prélat à qui il faisait face n'était autre que le cardinal inquisitorial. Attentif, il conserva bouche close pour ne pas avoir à justifier des paroles qu'il aurait prononcé sans réfléchir.

Un prêtre s'avança à sa hauteur d'une démarche toute cléricale, portant à hauteur d'épaule un grimoire religieux. L'accusé dut pencher sa carcasse pour atteindre de la paume la couverture solide du livre des vertus.


Je jure qu'au cours de cette audience je ne dirais que la vérité et rien qu'elle.

S'interrompant un instant :

Je ne suis pas baptisé éminence, je ne suis donc pas membre de votre église et le credo aristotélicien ne m'est pas familier.
Clodeweck
Le prêtre eu un léger sourire.

- Effectivement tu n'es pas baptisé. Nous y reviendrons.

Afin que nul ne l'ignore, voilà comment se passent les choses.

La procédure inquisitoriale se compose de six parties :
Le temps de grâce,
L’appel et la déposition des témoins,
L’interrogatoire des accusés,
La sentence de réconciliation des hérétiques repentants et de condamnation des entêtés,
L’exécution de la sentence.

Nous ne sommes pas ici par hasard !
Tout d'abord, lorsqu'une hérésie se déclare dans une région l'inquisiteur s'y rend avec le personnel de son tribunal.
Ensuite, il visite, si besoin est, les autorités temporelles pour s'assurer de leur protection et de leur concours.
Puis, l'inquisiteur promulgue deux édits : l'édit de foi qui ordonne sous peine d'excommunication de dénoncer les hérétiques et leurs complices, et l'édit de grâce qui donne un délai de 15 à 30 jours aux hérétiques pour obtenir le pardon s'ils se dénoncent eux-mêmes spontanément.
Parmi les gens recherchés, il y a les hérétiques (les chefs des sectes),
les croyants (les fidèles des assemblées hérétiques),
les suspects (ceux qui témoignent de zèle pour les hérétiques),
les celatores (ceux qui s’engagent à ne pas dénoncer les hérétiques),
les receptores (ceux qui ont au moins deux fois hébergé des hérétiques pour les protéger, eux ou leur réunion),
les defensores (ceux qui prennent la défense des hérétiques en parole ou en acte contre l'Inquisition),
les relaps (ceux qui après avoir abjuré retombent dans l'erreur).
Le suspect, interrogé par l’inquisiteur ou un de ses collaborateurs, doit s’engager par serment à révéler tout ce qu’il sait sur l’hérésie.

La Saincte Inquisition à pour but de sauver les âmes plus que de bruler les corps.
Ainsi toute personne est appelée à abjurer, à reconnaitre son erreur et à retrouver le chemin de la vertu.
Seuls les entêtés, les obstinés, les relaps sont condamnés et livrés au pouvoir temporel.
L’on reproche souvent à l’Eglise de bruler des corps. Mensonge ! Cette pratique est due au fait que cela est le moyen d’élimination des nuisibles utilisé par le temporel.
L’Eglise, n’a pas le droit de faire couler le sang, pas plus que d’ôter la vie.
Toute personne repentante n’encourt que les condamnations suivantes
- Premier avertissement et pénitence
- Deuxième avertissement…
- Excommunication lorsque l’Inquisition acquiert la certitude que l’accusé ne retrouvera jamais le chemin de la vraie foy. On le livre alors au pouvoir temporel qui en fait ce que bon lui semble.


Le père Clodeweck se lève alors et s’adresse à la foule.

Mes frères mes sœurs,

Il est des avocats de l’intolérance que le Zèle furieux & destructif en faveur duquel ils plaident avec tant de ferveur, répugne infiniment aux lumières de la raison, au bien de la Société & à l’Economie du livre des vertus, qui ne respire que douceur, que support, de charité. Mais comme il pourrait sembler à quelques uns que nous portions trop loin nos prétentions, & qu’en voulant éviter une extrémité nous tombons dans l’extrémité opposée, en un mot, que nos principes contre l’intolérance vont favoriser l’indifférence des religions & par ce moyen jeter la confusion dans l’état dans l’église même. Nous sommes amenés à poser la question ;
Quelles sont les justes bornes de la tolérance ?
Jusqu’où les souverains dans l’état, jusqu’où les conducteurs dans l’église doivent-ils tolérer les fausses religions ou s’opposer à leur établissement à leur progrès et que peuvent ils faire en faveur de celle qui a l’avantage d’être la véritable ?
Cette question est du ressort de la théologie qu’il nous soit donné de la traiter dans notre sphère, car nous avons trop de respect pour les dirigeants pour leur dicter ce que doit leur dicter leur conscience.
La tolérance n’a de limite que l’intelligence. Aujourd’hui où l’Eglise est confronté à des courants que certains croient être liberté, alors qu’ils ne sont qu’appas du mal pour éloigner les hommes de la vertu. Nous nous devons d’être tolérants….Oui vous m’avez bien entendus, nous devons être tolérants.
Nous devons accepter que des hommes veuillent se perdre.
Dieu leur a laissé cette possibilité
Il ne nous appartient pas de juger. Certes un juge temporel ou spirituel peut juger et doit juger en droit, mais il ne peut juger en absolu. Seul Dieu peut le faire. A nous hommes il ne nous reste qu’à pardonner car nous somme dénués du droit de juger.
Par certains artifices l’on voudrait nous faire croire que l’hétérodoxie et l’hérésie sont différentes.
Non, une hétérodoxie est une différence dans la doctrine, une hérésie et le refus de toute ou partie du dogme.

"En ce qui concerne les hérétiques, il y a deux choses à considérer, une de leur côté, une autre du côté de l’Église. De leur côté il y a péché. Celui par lequel ils ont mérité non seulement d’être séparés de l’Église par l’excommunication, mais aussi d’être retranchés du monde par la mort. En effet, il est beaucoup plus grave de corrompre la foi qui assure la vie de l’âme que de falsifier la monnaie qui sert à la vie temporelle. Par conséquent, si les faux monnayeurs ou autres malfaiteurs sont immédiatement mis à mort en bonne justice par les princes séculiers, bien davantage les hérétiques, aussitôt qu’ils sont convaincus d’hérésie, peuvent-ils être non seulement excommuniés mais très justement mis à mort.

Du côté de l’Église, au contraire, il y a une miséricorde en vue de la conversion des égarés. C’est pourquoi elle ne condamne pas tout de suite, mais " après un premier et un second avertissement ", comme l’enseigne Christos. Après cela, en revanche, s’il se trouve que l’hérétique s’obstine encore, l’Église n’espérant plus qu’il se convertisse pourvoit au salut des autres en le séparant d’elle par une sentence d’excommunication ; et ultérieurement elle l’abandonne au jugement séculier pour qu’il soit retranché du monde par la mort."



Alors !

Que tous entendent.
Quiconque se croit en état d’hérésie, vienne ici le dire,
Qu’il vienne abjurer et expier son erreur et la clémence de l’Eglise lui permettra de sauver son âme.

Quiconque ne profitera pas de cet appel…Sera alors poursuivi et châtier comme il se doit.

Alors laissons ceux qui se prétendent hétérodoxes se perdre s’ils le veulent et accueillons ceux qui le veulent dans l’amour et la vertu, dans la vrai foy gage de salut.
Ne refusons pas notre porte ni notre cœur à ceux qui viennent vers nous. Mais tolérons que ceux qui veulent bruler dans les flammes éternelles du repentir puissent faire ce choix.
Bienvenue donc à tous les fidèles dans l’amour du très haut.

Je ne m’étendrai pas, je vous demande juste d’y réfléchir, car votre vie sera ce que vous en ferez, chacun individuellement, je vous souhaite donc qu’elle vous soit bonne et porteuse de lumière, vous souvenant qu’hors du bien, hors du très Haut et de son église il n’est point de salut.

Sit Nomen domini benedictum !


L'inquisiteur se rassied et interroge de nouveau Archibald.

- Pourquoi n'es tu pas baptisé, as tu l'intention de l'être ?
- Pourquoi dis tu "votre" religion, il en existe d'autres pour toi ?

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Lorca
Lorca entendit les paroles du cardinal, et en tant que prêtre de la très sainte EA, il fut bouleversé en son sein par les vérités prêchées par cet éminence qui, par sa simple présence, remplissait la salle de piété et de sérénité. Pris d'un élan soudain, il s'élança et tomba aux genoux du cardinal.

Votre éminence, pardonnez moi car j'ai péché.

Sa voix tremblait, il ne maitrisait plus ses gestes. Frénétiquement, il aggripa le bas de la robe du cardinal.

J'ai peur, car à vous croire, je pourrais être accusé d'être un defensores. Confirmez moi que se faire l'avocat d'un supposé hérétique n'est pas un crime. Après tout, saint arnvald lui même n'a t'il pas créé la cour d'appel afin que tous les hommes bénéficient d'une chance d'être jugé dans le respect de la loi.
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Bardieu
Bardieu fut lu aussi stupéfait par la beauté des paroles du cardinal. Il vit messire Lorca indiquait effectivement un argument qui mérite d'être entendue par la cour.

L'évêque pensa néanmoins que le fait de servir d'avocat pendant un procès était bien sur toléré en vertu des statuts du tribunal inquisitorial, tant que messire Lorca ne s'opposait pas publiquement contre la sainte inquisition en tout cas.

Le vieux Bardieu prit une feuille et une plume et rédigea un petit mot pour le cardinal indiquant que lors du début du procès à l'officialité épiscopal, les propos de Lorca étaient proches de celle d'un defensores.

Reposant sa plume, il demanda à un jeune diacre de porter le mot au cardinal.

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En quoi la spiritualité d'Orient serait elle inférieure à celle d'Occident ?

Melior_fee
Melior sentit la présence de Xenac, elle se tourna légèrement vers elle et lui sourit, pour la rassurer.
Puis elle regarda d'un air étonné ce que faisait Lorca.
Aux questions posées par Son Eminence, à son client, elle posa légèrement sa main sur son bras pour lui demander d'attendre avant de répondre et d'un geste gracieux leva la main pour demander la parole.

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Dnartreb
[ A mi-voix]

Fort occupé par autres affaires, Reb n'avait point le temps à lui, mais il cherchait sa moitié afin de l'aider à sombre besogne. Leurs aventures acadabrantesques avaient mis à mal leurs montures et la roulotte de fortune. Quelques travers dans les monts de BA n'avaient point arrangés les essieux de leur engin de mort, ainsi que les sabots de leur inséparables jumeaux. Grommelant en sa barbe de quelques jours, Reb fut attiré par un attroupement près du tribumal. Il y avait procès en la maison de tribulations contrevenantes à une secte.

Se faufilant sans ménager autrui, il se glissa en la chaude arène...Peut-être trouverait-il sa moitié, afin de trouver fers pour "Déjavu et Jamévu". Son allure hirsute et sa stature aidant, il put se frayer un chemin entre badauds attardés en ce triste endroit. A vrai dire, la salle enfermait de nombreuses connaissances.


-Belles brochettes de malfrats...A voir si l'inquisiteur n'est point plus crapule que toute cette bande de malfaisants réunie.

Alors qu'il était à ses réflexions à regards tournés, il aperçut sa compagne à quelques pas de lui. Poussant le dernier rempart le séparant d'elle, il lui tapota le séant en lui murmurant:

-Hmmm...! Douce amie...Je vois que jugement est...J'ai entendu par voix clamée, accusations portées. Je n'aime guère ces hommes de foi, qui prônent intolérence à tout va...Mais j'ai à vous soumettre question. Combien de fers faut-il pour deux chevaux?

Souriant à sa muse, il sortit sa racine pour les dents, puis se mit à la machouiller tout en soutenant un air dirigé et intéressé vers la tribune.
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Sancte
Yavait du monde, waip. Pas encore assez cela dit, même s'il y en a avait assurément plus ici que dans la piteuse officialité de Bordeaux qu'Aurélien dirigeait comme un village tribal. Hormis l'inquisiteur, il avait eu l'occasion déjà de croiser les visages de tout ces gens. Même le visage de Kronembourg qu'il avait pu fréquenter dans l'armée l'espace de quelques jours lui était familier, bien que celui-ci ai depuis rasé sa grosse barbe hirsute. Il aurait aimé échanger quelques mots avec son avocat, mais ce dernier se roulait déjà au pied du Cardinal, qui, en plus de se fourvoyer dans l'imposture cléricale, avait eu la grande idée de porter blason et titre de noblesse. Il pivota vers sa femme, placée juste derrière lui.

Si exécrable que soit l'incarnation que cet homme que l'Eglise nous envoie, je crois encore préférer telle opposition que les midinettes et les nigauds siégeant à nos évêchés.

Il confirmait une fois encore son inaptitude à faire bonne impression aux tribunaux, n'ayant pas pris la peine de camoufler ses paroles. A quoi bon de toute façon, puisqu'il devrait jurer de dire la vérité sur un Livre Sacré ? Le chef mercenaire enveloppa d'un regard lascif la silhouette plantureuse de son adorable épouse et lui prit discrètement la main.

Nos hommes sont-ils prêts ?

Le visage emprunt de gravité, il se cura l'interstice des dents avec son ongle, avant d'expulser au sol d'un souffle sec quelques restes faisandés de son dernier repas.
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"Tu connais l'histoire de l'évêque qui saute d'une falaise ? - Nan, mais elle commence vachement bien."
Amiral Sancte Iohannes
Clodeweck
Surpris par la réaction de l’homme qui lui tenait la robe le prêtre, détourna son regard de celui d’Archybald et prenant l’homme par le bras, doucement le fit se relever.

- Allons, mon fils, il n’est de pêché qui ne soit pardonné par l’homme...Vouloir
conseiller un homme n’est pas défendre une hérésie.
L’avocat est là pour conseiller…A lui de prendre la responsabilité des conseils qu’il donne. Si celui-ci doit pousser quelqu’un vers l’hérésie, il est « defensore », s’il lui conseille la vertu il n’a rien à craindre, bien au contraire. Si cela te pose un cas de conscience je serai ravi de t’entendre, mais chaque chose en son temps, je dois en finir avec Archybald dans un premier temps. De plus ton visage ne m’est pas inconnu, il me semble que nous nous sommes parfois croisés..Regagne ta place s’il te plait.


Le regard de l’inquisiteur allait revenir sur son vis-à-vis quand il fut accroché par la main levée d’une jeune femme qui semblait vouloir la parole. Il lui fit un signe d’approbation de la tête.

- Ma fille ? Que désires tu ?

Dans le même temps, au delà du léger brouhaha qui montait de la foule le prélat fut rassuré de voir que nombre de gardes épiscopaux étaient à leur postes. La sécurité de chacun serait ainsi garantie. Toutes les mesures avaient était prises. Il y pensa, s'adossa à la tenture qui couvrait le mur derrière lui et esquissa un sourire. Ecoutant la réponse que ferait la jeune femme.
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Lorca
Après avoir reçu la confirmation du cardinal qu'il n'était pas un defensores, Lorca releva la tête et sourit.

Vrai de vrai alors ? Super !

Et, sortant un livre de droit canon de sa poche, il le montra au cardinal.

Dites votre éminence, moi j'ai compté 5 parties à une audience de l'inquisition :

Citation:

1- Le temps de grâce,
2- L’appel et la déposition des témoins,
3- L’interrogatoire des accusés,
4- La sentence de réconciliation des hérétiques repentants et de condamnation des entêtés,
5- L’exécution de la sentence.


Par ailleurs, quand est ce que vous comptez appliquez ce que vous venez de dire, ce point ci précisément.

Et lorca feuilleta le livre jusqu'à un autre paragraphe, qu'il venait de recopier sous la dictée rapide du cardinal.

Citation:
Puis, l'inquisiteur promulgue deux édits : l'édit de foi qui ordonne sous peine d'excommunication de dénoncer les hérétiques et leurs complices, et l'édit de grâce qui donne un délai de 15 à 30 jours aux hérétiques pour obtenir le pardon s'ils se dénoncent eux-mêmes spontanément.


Et refermant brusquement le livre, au risque d'écraser les doigts sacrés du cardinal, il reprit.

Et oui, on se connait déjà. Enfin moi je vous connais, j'attends mon cours de droit canon à Bruz depuis 3 mois. Vous étonnez pas quand vous rentrerez dans la cellule, en trois mois, j'ai eu le temps de faire une fresque murale représentant ma vision - bien naive je l'avoue - d'Oanylone en proie à la fureur divine.
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Xenac
Ce n'était pas le premier procès essuyé, à plusieurs reprises dans le passé, des nobliots avaient usé de cette voie pour le briser. Mais l'Amiral, n'avait jamais renoncé, toujours rebondi, et savait retomber sur ses pattes.

A la remarque de son époux, elle était tentée de lui conseiller discrétion et retenue, mais au fond à quoi bon ? Il devait avoir conscience que ce procès ci ne serait en rien différent des autres.

Coupable avant le procès.

Elle se contenta donc de froncés les sourcils légèrement, avant d'opiner du chef un discrêt sourire aux lèvres, serrant d'un geste tendre et complice sa main dans la sienne.


Il sont prêts Amiral, ils n'attendent que vos ordres.
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Sancte
Les traits impassibles comme s'ils étaient figés dans un masque d'airain à l'intransigeance impitoyable, le Montalbanais fixait sa femme dans le plus grand sérieux, avant d'ôter sa main de la sienne et de refaire face à ce simulacre de tribunal divin. Il attendait sagement la suite des évènements, mains jointes devant lui, en homme pieux qu'il était.

Parfait.
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"Tu connais l'histoire de l'évêque qui saute d'une falaise ? - Nan, mais elle commence vachement bien."
Amiral Sancte Iohannes
Eleonoreh
Le Grand Inquisiteur se perdit en une longue explication visant à rassurer les guyennais de ses bonnes intentions. Ce charabia, plutôt apparenté aux incantations qu'à une logique sans faille lui laissait un goût amer dans la bouche. Bie n qu'elle eut fait un effort, Ele n'y comprenait presque rien. Elle n'était pas instruite, soit, comme la plupart des gens venus écouter. Sans doute était-ce une stratégie pour noyer le poisson?

C'est à ce moment que Lorca - trouvant toujours moyen d'attirer l'attention sur lui- se mit à frétiller aux pieds du cardinal. Ses écailles étant plus importantes à sauver que la vie de son client.

Intimidée par la sérieux de l'affaire, Ele se mit à craindre de la propagation de cette chasse aux sorcières. Ces gens, considérés comme des pommes pourries au sein de la communauté, pourraient être envoyés à la mort et cela n'excluait pas tous ceux qui, de près ou de loin les avaient côtoyés et avaient appuyés leurs idées.

Une odeur qu'elle connaissait bien se fraya un chemin jusqu'à ses narines... et presque aussitôt une main vint se poser sur son postérieur. Eleonoreh ne sursauta pas, et attrappa d'une main leste les doigts de Dnartreb. Il lui murmura dans le creux de l'oreille, non pas des mots doux. Elle fut soulagée qu'il ne dise pas ses commentaires à haute voix comme il le faisait d'habitude. La question chuchotée la fit sourire.

- Comment? Tu ne sais pas qu'un cheval a quatre pattes? Pour Jamévu et Déjàvu cela fera huit fers! Je ne peux pas croire que tu me cherches pour ça!

Puis, reprenant le fil du procès tenu ici céant, elle reprit mine d'enterrement.

- J'ai peur pour eux, Reb... La Guyenne est tombée bien bas si elle jète au bûcher ses deux lieutenants!
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Dandolo
Silencieusement, le Frère prit place dans un coin pour assister au procès.

Le nouveau Camerlingue venait de le réaffirmer à Rome:
"De ci, de là, de manière insidieuse et sournoise, nous assistons à une résurgence hérétique, favorisée par des dirigeants traitres à leur pays s'abritants derrière la notion fausse de tolérance religieuse pour permettre aux serviteurs du Sans Nom de prendre odieusement possession de leur province."

De ci, de là, il devenait bien trop facile de se cacher derrière les services prétendument rendus. Une dame ne venait-elle pas récemment de lui soutenir qu'un brigand méritait relaxe car défendant maintenant le Duché? Mais qu'étions-nous si le fait d'offrir son épée ou autres services avait plus de valeur que tout et dispensait les mécréants et hérétiques de la contrition? Des mécréants nous-mêmes... prêts à nous mettre sous la pseudo-protection du Sans Nom et mûrs pour renier Celui qui nous aimait vraiment...

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Ordre Equestre du Saint Sépulcre
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