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[RP]Ultimatum pour "dicéphilie."

Ingeburge
Ingeburge fut un peu surprise des propos tenus par Nifhleim et elle s'exclama :
— Serait-ce à dire que je dois empêcher les gens de parler? Vous citez les hobereaux mais chacun est libre de ses propos... et de ses actes. S'il ne plaît pas à certains de voir untel ou untel élu, je ne vais pas les bâillonner pour les empêcher de s'exprimer. Le libre-arbitre est un des dons du Très-Haut et il ne me revient pas de revenir sur l'un de Ses présents, bien au contraire. Et c'est librement que Bazin a choisi de se présenter aux élections municipales, de tenir le discours qui est le sien et de piller et fuir la mairie de Dijon une fois élu.
Ce qui tempère le libre-arbitre, c'est notre connaissances des préceptes aristotéliciens. Et l'on peut voir que par ses actes, aussi nobles qu'ils soient pour lui, Bazin a fait montre d'égoïsme, gourmandise, d'orgueil qui sont trois des sept vices pointés du doigt par le dogme.


Elle grimaça ensuite à la conclusion de Nifhleim qui par ses mots plus qu'imagés heurtait son sens des convenances. Elle répondit néanmoins :
— J'aurais voulu voir le génie auto-proclamé à l'œuvre, le berger du peuple mettre en branle ses idées et je reste là sur ma faim. C'est bien dommage.
Comme il est bien dommage que vous généralisiez l'opinion de la noblesse bourguignonne qui s'est simplement prononcée sur la validité de la candidature et non sur le fond et le programme de celle-ci.


Un parchemin, un autre, lui fut remis et elle réitéra des gestes qui lui étaient quotidiens : décacheter, lire, relire et réfléchir avant d'écrire :
Citation:

    A Bazin de la Clapiote, génie méconnu de certains mais certainement pas de vous-même,
    Salutations et bénédictions.



    Monsieur,


    Je ne savais pas que l'Empire recueillait ainsi vos suffrages mais étant moi-même liée à cette terre décadente tant par la félonie que par la vassalité, je ne puis que comprendre votre inclination.

    Sur les mots que j'utilise pour vous qualifier maintenant, oui, je le répète, j'estime que vous avez pillé les caisses de Dijon. Je vous le dis tout net car je n'ai pas pour habitude de m'enferrer dans des circonvolutions spécieuses et que je gage que vous préférez savoir à quoi vous en tenir. Et pour poursuivre sur cette voie de la sincérité, sachez que je déposerai plainte contre vous pour ce que vous avez fait. Quelque chose me pousse d'ailleurs à naïvement espérer que cela vous fera revenir vers la Bourgogne plus tôt que prévu tant vous aimez à interjeter appel devant les juridictions royales
    ad hoc et les éclairer ainsi de votre génial discours.
    Je ne pense d'ailleurs pas que cela compromette la discussion que vous appelez de vos vœux, bien au contraire, cela ne fera qu'ajouter un peu de sel à cette rencontre que d'aucuns me poussent à refuser.

    J'attends donc de vos nouvelles mais vous signale qu'il me sera peu aisé de quitter la Bourgogne, ne serait-ce que pour quelques heures.
    Venez donc, vous n'êtes pas homme à craindre les conséquences de son retour en terres bourguignonnes... du moins, j'ose l'espérer.


    Que le Très-Haut vous garde.

    SA Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg,
    Duchesse de Bourgogne.






Cette fois, elle ne roula pas le vélin, cela éviterait à Nifhleim d'avoir à user de son poignet afin de pouvoir lire ce qu'elle venait de rédiger.
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Niflheim
Niflheim prit la lettre et la lit en diagonale, reprérant simplement les mots importants afin de prendre connaissance de la suite à adopter. Il renvoya son messager, et se mit à froncer un sourcil et lever l'autre en écoutant son interlocutrice. Avant de reprendre, il respira profondément, comme pour se donner un certain courage:

-Votre Eminence, je crois que vous ne m'avez pas très bien compris, ou me suis-je mal exprimé. Mea culpa!
Il ne s'agit pas de les museler pour les empêcher de parler. Comme je vous l'ai dit, s'il n'y avait que ça, ils ne poseraient aucuns problèmes, leurs propos étant aussi vides de raisonnements mûrement réfléchis que d'arguments valables. Non, il ne s'agit pas de restreindre leur liberté de parole. Et s'il devait y avoir modération, il faudrait que ça vienne d'eux. J'appelle ça d'ailleurs la responsabilité, qui n'est rien d'autre qu'un néologisme dans leur esprit. Assumer ce que l'on dit et fait au lieu de jeter la pierre sur les autres constamment pour stigmatiser sur les erreurs de la plèbe et ne pas dévoiler sa propre incompétence.
Mais je ne vous en veux pas, car vous n'étiez pas là lors des événements de janvier. C'était très caustique de les voir se défiler devant leur éloquente absurdité et ne pas reconnaitre que si nous les avions battu, c'est qu'ils ont fini par lasser à cause de leurs répétitifs crêpages de chignons tous les deux mois. Aujourd'hui encore, ils refusent d'admettre leur défaite. Mais passons, je m'égare...


Geste théâtrale de la main droite, comme pour chasser une pensée et reprendre le bon fil de la conversation. Il reporta son regard sur la duchesse et croisa jambes et bras, laissant la brise naissante emporter quelques mèches rebelles de son foulard contraignant.

-Pour en revenir à notre berger, comme vous le dites si justement, cette école de la noblesse n'a pas empêché les dijonnais de voter pour Bazin. Et heureusement, car autrement, ils auraient donné raison à ce dernier. En revanche, ils aurait, quoiqu'ils aient pû dire ou même promettre à quiconque, empêcher Bazin d'exercer. Voilà ce que je veux vous dire. Vous parlez de liberté de tous - et vous m'en voyez heureux - mais je pense que vous ne me contredirez pas si je vous dis que la liberté consiste aussi à respecter celle des autres, comme le droit à Bazin d'exercer à la mairie.
Je vous le répète donc, Bazin a fui, non pas leur propos, mais leurs actes par anticipation, cette discréditation de la part de nos écoliers nobiliaires lui ayant rappelé de mauvais souvenirs. Il ne voulait simplement pas voir une révolte devant la mairie organisée par leur bon soin, et se retrouver sur une potence ou devant un tribunal de fortune pour régler de vieux conflits. Croyez bien qu'ils respectent le codex seulement quand ça les arrange, légifèrent, quand ils le peuvent, à leur gré, et ne font preuve de vénalité que pour leur image. Ils n'hésiteraient donc pas à retourner leur chemise contre vous si c'est dans leurs intérêts... Ils ont une notion de la liberté bien trop proche de l'avarice pour être crédible: une liberté qui leur permet de recevoir et de prendre ce qu'ils veulent sur les autres, en ne donnant que quand ils le veulent.


Il tourna la tête pour regarder au loin, se perdant dans les mêmes méandres vicinaux de la réflexion qui conduisaient à d'autres remparts épris de vérités, comme s'il voulait les apercevoir. Les villes comme points de vue, le duché comme véracité. Mais les routes sont tortueuses constata-t-il. Quel est le meilleur chemin à prendre pour arriver à la conviction la plus touchante? Quelle horreur! Le voilà dans un raisonnement platonicien où chaque homme devient une cité où se heurtent plusieurs forces ennemies!
Niflheim se remit à sourire de béatitude. Il reprit goût à discuter malgré tout, la lassitude de se faire houspiller par des oies blanches le quittant peu à peu. Pourvu que ça dure...

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Niflheim


Ma chère Duchesse - que vos larmes enrichissent les eaux cristallines des rêves enchanteurs,

Je ne suis pas content. Mais alors pas content du tout ! Je suis si furieux que je n'ai même pas été joué au croquet aujourd'hui.

J'ai ouï dire de la petite comédie de la GMF Armoria qui se cache derrière l'entité du Domaine Royal. Qu'ai-je lu ? Pilleurs ?! Méfaits ?! Arrestation arbitraire ?! Il y a des lois en Bourgognes et cette publication en viole une bonne demi-douzaine.

Je n'ai que trop constaté avec quelle légèreté vous prenez cette affaire. Et voilà maintenant que la Bourgogne, une fois de plus (et je me réfère à la mascarade de janvier), va vite pleurer dans les jupons de la Pairie.

Il est l'heure des représailles. Ayant une fortune personnelle, je ne suis pas vénal. Aussi je n'aurais aucune peine à me défaire de l'argent de cette bonne ville de Dijon. Je vais donc faire pour 1'000 écus de dons "de votre part" aux nécessiteux de mon lieu d'exil. 500 écus dès maintenant et 500 écus dès demain.

Vous avez donc peu de temps pour démentir la publication de la Pairie et pour faire amende honorable. Sinon, les nécessiteux d'ici ne le seront bientôt plus. Vous porterez l'entière responsabilité de ce bonheur.

Votre bon et misérable serviteur,
Bazin de la Clapiotte

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Mimmome
Et donc il va se les manger lui meme. A quel fourbe personnage.
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Sic transit gloria Mundi
Niflheim
Devant l'absentéisme d'esprit très prononcé de la duchesse, Niflheim se mit à soupirer quand une autre lettre vint interrompre sa méditation devenue soporifique. Il la déplit, la lut et la donna, si tant est que son interlocutrice daignait en prendre compte. Mais après tout, c'était pour elle et son image... Il caressa le plumage de son corbeau, en écoutant avec la même "biophilité", ce qui s'était installé entre eux: le silence, seul moment de bien-être mental qui permettait de savourer l'instant présent sans préoccupation autre que l'attention portée à son environnement.



Ma chère et aimée Duchesse - que tous les chemins menant à Rome se confondent devant votre lumineuse beauté,

J'ai comme l'impression que votre Conseil ne se sent pas trop préoccupé par mes requêtes. En même temps je les comprends: abolir les lois qui vous assurent la main mise sur le pouvoir et punir vos petits camarades cela ne doit pas être très agréable. Mieux vaut alors faire l'autruche.

Sans compter que j'ai entendu dire que la "solidarité bourguignonne" (ah ah ah !) a fait des merveilles. Je suis flatté que mon action a résorbé au moins pour un temps le problème de la surproduction: les villes ont dû courir à brides abattues pour alimenter Dijon. Pensez à me donner une petite médaille pour ce service rendu gratis pro deo. Enfin presque.

Bref ! Vous n'êtes pas pressé de parlementer. Si cela ne vous dérange pas, moi non plus. Surtout depuis que j'ai lu qu'il n'existe aucun accord judiciaire ou autre entre ma St Hélène et cette bonne et accueillante Bourgogne. Certes, j'avais pris quelques précautions, cela s'entend, mais mon sommeil est plus lourd depuis.

Si toute fois votre gouvernement souhaite faire autre chose que sa suradministration maladive, vous pouvez m'envoyer une délégation. Je comprends que votre Grâce ne puisse se déplacer. Je la recevrais avec tous les égards dans ce charmant hôtel que j'acquis sur les hauteurs de Genève. Un peu cher mais très confortable. Sans compter sa pelouse qui me permet de m'adonner à ma passion, le croquet, tout en sirotant un bon cognac des caves d'Anjou (souvenir de ma régence).

Mais si vous souhaitez me parler face à face, alors je rentrerais à Dijon. Avec une immunité complète, cela s'entend. D'abord parce qu'il faudra tenir à distance cet enragé et repris de justice d'Olivier1er et ensuite parce que je suis de moins bonne compagnie avec un procès sur le dos. J'aurais l'impression que l'on me forcerait la main. Et nul doute que là n'est pas votre intention ma douce et radieuse Duchesse - que l'intemporalité s'arrête aux douze coups de votre sagacité.

Pour conclure, je suis au regret de me montrer un peu désagréable et de parler de votre mutisme qui coûte à la journée comme je vous l'avais signifié. Nous en sommes à 3'800 écus. Il est vrai que j'ai pris un peu de retard: je n'aurais jamais cru qu'il soit si compliqué d'aider les nécessiteux, qui se montrent par ailleurs assez exigeants.
Afin de tenir le rythme que je nous avais imparti, et parce que le nombre de nécessiteux réduit, j'ai dû élargir le cercle des bénéficiaires des "Dons de Dijon" aux victimes du Théognisme.

Voilà ! Je crois que j'ai tout dis. Je dois vous laisser car j'ai rendez-vous avec l'avoyère de Genève: nous allons visiter les vignobles. On s'entend à merveille, surtout depuis que mes libéralités bénéficient au canton.

Votre bon et dévoué,
Bazin
berger du peuple en goguette

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Ingeburge
Ingeburge revint. Non pas parce qu'elle le voulait, non pas parce qu'elle avait envie d'être là mais simplement parce qu'elle n'aimait pas laisser les choses inachevées.

Revenue donc là où se tenait Niflheim, elle dit d'abord :

— Vous excuserez je l'espère mon départ soudain ainsi que mes récents silences. Je ne pouvais...

Elle se tut. Comme si ce qui lui arrivait pouvait avoir de l'importance, cela ne comptait pas. Pour personne. Elle aurait pu crever au bord d'une route, la bouche ouverte que... De nouveau, elle chassa ses pensées. Rien de bon n'en ressortirait.

Prenant connaissance de la dernière missive du jour, elle ne réagit pas. Elle se contenta de répondre, mécaniquement :

Citation:

    A Bazin de la Clapiote, habitant corrompu de la nouvelle Oanylone,
    Salutations mais de bénédictions point.



    Monsieur,


    Je suis l'une des seules parmi ces hautes sphères que vous dénigrez à encore vous écouter et à prendre la peine, bien que ces derniers temps m'occuper de tous mes thuriféraires me soit difficile, de vous répondre. Que mes réponses et les délais qui sont les miens pour vous les faire connaître ne vous conviennent pas et bien, je n'en ai cure.

    Je n'en ai cure car voyez-vous, jamais il n'a été dans vos intentions de rendre le fruit de votre vol et qu'il vous est jouissif de distribuer les fonds dijonnais à pleines mains et d'autant plus quand il s'agit de les remettre à des hérétiques patentés. Voyez-vous, je ne pensais pas que vous pourriez vous compromettre avec une telle engeance, à nouveau, une de mes illusions vous concernant tombe.

    Bref, prenez-moi pour une idiote puisque cela vous agrée, je vous prie d'accroire que je ne suis pas de ceux qui refusent aux autres de prendre du plaisir. Continuez donc à vous gausser de cette stupide Duchesse de Bourgogne qui a cru possible le dialogue avec vous.

    Et si d'aventure vous n'êtes jamais jugé par le tribunal de Bourgogne, sachez qu'il existe une justice à laquelle vous ne pourrez pas vous dérober.


    Que le Très-Haut fasse ce qu'Il lui plaît.

    SA Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg,
    Duchesse de Bourgogne.






Tout aussi machinalement, elle tendit la lettre à Niflheim et elle fixa un point, là-bas, à l'horizon.
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Niflheim
Citation:
— Vous excuserez je l'espère mon départ soudain ainsi que mes récents silences. Je ne pouvais...


Niflheim sourit en coin devant le ton hésitant de la duchesse, mais plus encore devant la soudaine apparition de la courtoisie. Nulle agression ou nul sous-entendu déshonorant et moqueur. Elle semblait quelque peu lasse. Il ne lut la lettre qu'en diagonale, qu'il roula ensuite et attacha à son corbeau, le faisant envoler au loin. Niflheim ne semblait pas seul à aimer se laisser bercer par la contemplation inutile du temps passager et des pensées enfouies.
Puis il répondit calmement:


-N'ayez crainte duchesse! Ce n'est certainement pas moi qui vous en voudra. Je ne suis ni dans le besoin, ni dans l'attente expresse d'une réponse. Mais je me demandais si vous permettez ma curiosité, selon ce que j'ai entendu et vu, que représente pour vous le pouvoir? Seulement pour vous et en toute sincérité, en excluant ce que la bienséance et la démagogie nous force à dire pour ne pas choquer...
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Ingeburge
La question méritait réflexion. Et la question avait certainement autant de réponses que de personnes qui se pencheraient dessus et formuleraient un avis.
Elle garda donc le silence quelques instants, tâchant de rassembler les bouts d'une réflexion quelque peu éparse et tentant de remettre son esprit fatigué en ordre de marche.

La réponse serait donc celle de son esprit mais pas seulement, elle était conditionnée à ce qu'elle était et à ses choix de vie. Elle déclara donc, sans chercher de circonvolution, sans user de subterfuge, sans s'entourer de précautions :

— Pour moi, le pouvoir, c'est le moyen de guider ses semblables vers son propre idéal. Chacun d'entre nous, en fonction de son éducation, de ses croyances, de son environnement a — je l'espère en tout cas — sa vision de ce que serait une cité harmonieuse, par cité, j'entends, groupement humain organisé. Mais avoir des idées, être écouté, voir des personnes y adhérer n'est pas suffisant. Pour pouvoir mettre en place cet idéal et donc s'ancrer dans le concret, il faut disposer de moyens et ces moyens ne sont autre que le pouvoir. Le pouvoir nous donne la main sur la loi et la force et donc sur la coercition. Je ne dis pas pour autant que pour mettre en application ses idées, il faut user de violence mais il est certain que l'on a plus tendance à suivre quand on sait que le refus d'obéir peut être sanctionné. Dit ainsi, cela peut sembler tout à la fois cruel et résigné mais il est je crois nécessaire à l'homme de se savoir encadré pour agir.
Le pouvoir est donc à mes yeux l'outil pour atteindre mon idéal.


Elle marqua une courte pause puis grimaça :
— Mais, une des choses que j'ai apprises, c'est que ce pouvoir est tout relatif face à la bêtise et à l'immobilisme humains. Il n'est réellement que si l'on accepte de bousculer quelque peu ses idéaux pour justement réussir à les mettre en place.
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Niflheim
Au fur et à mesure de la réponse de la duchesse, Niflheim respira profondément, croisant bras et jambes, tout en fermant les yeux, se concentrant sur sa propre réponse, ou plutôt réplique, quoique simple à fournir. Il l'écoutait sans la regarder. Il ne fuyait pas son regard, mais ne voulait pas qu'elle voit le sien, de peur qu'elle n'y voit, non de la colère, mais du dépit. Il prit alors son temps pour lui répondre, ne sachant si elle en ferait bon usage après ce qu'elle venait de dire.

-Merci d'avoir été franche. Néanmoins, c'est le genre de réponse que je redoutais quelque peu.
Guider ses semblables ver SON idéal est rejeter l'idéal de tout un chacun alors que vous dites le prendre en compte. Votre idéal inclue-t-il l'adhésion de tous et toutes à votre point de vue? L'unité de l'idéologie? Je suis d'accord avec vous sur un point: le pouvoir est un moyen et non une fin. Ce qui nous différencie en revanche, c'est l'usage que l'on en fait. Vous, vous l'utilisez pour arriver à VOS fins en le considérant comme le moyen d'arriver à un autre moyen, qui servirait à l'instauration de votre idéal: autrui. Seulement, vous omettez de prendre en compte une éventualité: votre propre erreur. Car tant que l'on est dans le domaine de la relativité, nous sommes forcés de ne parler que d'opinions et non de Vérités. Et une opinion peut être erronée. Par conséquent, ne pensez pas que vous détenez la solution politique. Votre idéal, duchesse, ne peut pas plaire à tous et toutes, et dans ce cas, comment traiter les divergences qui obstrueraient votre projet et les refus d'obéir? La violence?

C'est la voie de la facilité, celle qui prouve à son utilisateur son manque de compétence et de compromission, celle qui prouve que vous n'avez rien à dire... Certes, une "phobocratie" persuade plus qu'elle ne convainct et résigne les gens, sauf quelques irréductibles. Mais n'appelez pas ce groupement humain obligé de se soumettre à des lois, de l'harmonie. C'est de l'ordre. Ne confondez pas ces deux notions.
L'harmonie s'installe naturellement et se maintient par des consensus faits pas les hommes de ce groupement, les lois deviennent alors caduques. C'est une sorte de "contrat social" mû par le respect envers les autres et l'auto-responsabilité. Et pour preuve, un certain Aristote, dans son Ethique à Nicomaque dit que: "L'homme est un être naturellement sociable. Il est fait pour vivre parmi ses semblables."
L'ordre lui, est imposé par un groupe sur un autre par de quelconques moyens. Il signifie la régulation, parfois outrancière, du quotidien: les règles, plutôt que l'éthique; l'endoctrinement, plutôt que l'enseignement; la foi, plutôt que la raison; la morale, plutôt que la vie. L'ordre ne peut donc amener l'harmonie, et en un sens, il en est même l'antonyme. Il est naturel pour l'homme que de vouloir soumettre ses semblables, tout comme il est naturel pour l'homme que ne pas vouloir être soumis et de se révolter.

Quel est donc le régime le plus propice à la paix? L'harmonie sociale naturelle? Ou l'ordre légiférant mais illégitime? Vous comprenez pourquoi j'abhorre cette clique de phobophiles gérontocrates d'Ecole de la Noblesse? L'ordre leur sert à maintenir leur pouvoir, tandis que l'harmonie les réduirait à la plus simple égalité avec les autres hommes.


Il avait longuement parlé, mais avait une dernière question à lui poser. Et pour ça, il tourna lentement la tête vers elle, cherchant son regard et pesant ses mots:

-Vous comprenez pourquoi je préfère soutenir Bazin et Ryllas, les insoumis, plutôt que ces nobles du dimanche, diaphanes et procéduriers de l'illégitime? Entre l'espoir de la liberté et de la "néogénèse", et l'assurance de la soumission et de la stagnation, le choix est vite fait...

C'est maintenant qu'il regretta de ne pas avoir attendu la duchesse en taverne. Les longues palabres, toutes empruntes de sagesse pour qui avait la matière grise un tant soit peu développée, lui laissait le coutumier gosier sec du polémiste acharné.
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Frim2811
Frim commençait à être plus que lassée par tous ces discours de coqs, à celui qui montrerait sa superbe vis à vis de l'autre ?

Elle les laissa cancaner un moment, puis ne se retint plus.


- On peut me dire à quoi correspond toutes ces vaines palabres ?

- Ah oui, la perte de la trésorerie de Dijon ... bon, on s'en remet, non ? 10 000, écus, c'est sur, le Bazin en vaut pas 10, mais bon, en être débarrassé, on va pas se plaindre, non plus, vu qu'on en récupérera rien, de toutes façons.

- Si encore on pouvait retrouver la trésorerie de Dijon, mais tout le monde s'en moque. Alors qu'on cesse cette gabegie ...

- Qu'il revienne chez nous ou dans un Comté ou un Duché sous accord juridique; le nabot, et on en reparle ...

- On va encore écouter longtemps ces divagations pseudo maniaco ombrilistes ?

- C'est sur, au plus on leur parle, au plus ils se sentent forts, vu qu'ils ont que ça ....

Frim savait qu'elle avait que peu de données sur les échanges, mais ces temps si, elle en avait marre de ce qu'on leur disait pas, et ne se fiait plus qu'aux dires totalement faussés de ce qu'elle pouvait entendre.

Après tout, parler pour parler, c'est toujours mieux que se taire pour ne rien dire ... si si

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Ingeburge
Ingeburge s'apprêtait à répondre à Niflheim — si, si, même si on ne dirait pas^^ — quand Frim prit la parole. La duchesse qui n'avait pas vu que la Chalonnaise était dans la place répondit :
— Dame Frim, tant le sieur Niflheim que moi-même savons que le poltron Bazin ne reviendra comme nous savons tous deux que de l'argent et des marchandises pillés, nous ne reverrons pas le moindre denier et pas le moindre bien.
Et si vous aviez été là depuis le début, vous auriez constaté que nous discutons de tout et de rien et que le lâche Bazin et son forfait ne sont pas notre principal sujet de conversation.
Nous discutons, en toute courtoisie, comme nous l'avons déjà fait et cela ne porte en rien préjudice à la Bourgogne, que non pas. C'est entre Nifhleim et moi, rien de plus. Et je pense être seule juge des discussions que je veux avoir comme je suis seule juge de la manière dont je veux occuper mon temps. Rien d'ailleurs ne vous oblige à assister à ces " divagations " privées.


Elle se tourna ensuite à Niflheim, précisant les propos qu'elle venait de tenir :
— L'usage de la locution " mon idéal " était peut-être prétentieuse. Vous citez Aristote... je suis aristotélicienne et cet idéal que j'ai improprement qualifié comme étant le mien est celui tiré des enseignements des prophètes de ma religion.
Je n'ai en fait pas la prétention de savoir ce qu'il faut, j'en ai juste l'idée, d'après mes croyances et je n'estime pas être infaillible, bien au contraire. Seul le Très-Haut est parfait... moi, j'essaie d'agir au mieux, ayant parfaitement conscience que je puis me tromper. Mais cela est pour vous inconcevable, n'est-ce pas?
Revenons je vous prie à un point qui me dérange. Vous avez la fâcheuse habitude de tirer des conclusions de propos limpides. Vous me demandez — la question est, je ne suis pas dupe, totalement rhétorique — comment je traiterais les divergences. Et vous parlez de la violence. Qu'est-ce-qui dans mon discours vous permet de dire que je ferais usage de la force? Rie du tout mais votre opinion est faite? Je pourrais en discuter longuement... vous n'entendrez rien. Et pourquoi? Car comme je le disais, vous faites les questions et les réponses et vous êtes aussi coutumier de généralités. Il n'y a qu'à entendre votre discours à charge sur la noblesse. Vous mettez tous les nobles dans le même sac sous prétexte qu'ils appartiennent au même groupe social. Vos critères de classification, car c'est bien ce que vous faites, vous mettez dans des cases, ne sont pas objectifs car fondés sur vos préjugés.
Enfin... que vous souteniez les insoumis, pourquoi pas. Mais voyez les limites de votre soutien... Vous soutenez en effet des gens qui ont érigé le pillage comme arme et ce pillage, il ne touche pas cette noblesse décadente qui vous fait horreur, il touche les travailleurs, les paysans, les artisans car en pillant Dijon, Bazin et consorts ont dérobé les bourses de ceux qu'ils prétendent vouloir guider. Mais, c'est vrai, c'est de la mécanique, il est plus simple de mouvoir des corps quelque peu délestés.


Elle esquissa un demi-sourire et continua de fixer le Cosnois.
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Niflheim
Niflheim laissait une nouvelle arrivante dans le dialogue vociférer contre leurs élans philosophiques et littéraires. Cela le surprit car plutôt que de les condamner, en prendre de la graine et les méditer lui ferait le plus grand bien. Ca lui apprendrait par exemple à former des propos cohérents et des néologismes qui ont du sens. Car il n'était pas sûr que ses deux dernières phrases veuillent bien dire quelque chose, surtout "ombriliste" dont il doutait de l'existence, mais l'agencement des mots le fit sourire. Il la laissa sans lui répondre, la duchesse s'en chargeant très bien.
Et en parlant de duchesse, il s'étonna de l'entendre conjuguer fautes d'attention sur ce qu'il dit précédemment, et tentative perspicace de détournements d'allusions. Néanmoins, il dut reconnaitre qu'il était heureux de discuter, sentant depuis un certain temps déjà son esprit s'ankyloser, faute d'interlocuteur intéressant. Il devra la remercier. "Si tout se passe bien, on verra bien à la fin..." Se dit-il.


-Je sais très bien que vous êtes aristotélicienne, et ce n'est pas par hasard que je cite votre "prophète", pensant que vous connaissiez un tant soit peu ce qu'il disait, parfois plus officieusement. Je préviens une éventuelle dérive de ses idées à des fins propagandistes... Mais je suis heureux que vous admettiez votre erreur, bien que la conciliation n'est pas l'image que vous faites ressortir le plus souvent. Admettriez-vous une idée venant du plus simple des paysans afin de faire progresser, non pas votre idéal aristotélicien, mais la Bourgogne? Et surtout, l'exécuteriez-vous? Prenant en compte qu'il est peut-être mieux placé que vous pour savoir comment améliorer ce dont il vous parle, puisqu'il y aura réfléchi auparavant? Ca, c'est faire preuve de souplesse et d'écoute. Jusque là, les guerres, les réformes et autres lois venant du conseil n'étaient faites que par ce dernier, parfois sans consentement populaire ni demande d'aucune sorte. Vous ne faisiez ensuite qu'argumenter pour aider la pastille à être digérée, et vous étiez persuadée de la bénédiction de vos actions pour la Bourgogne. En cela, l'admission de vos éventuelles erreurs, Madame, n'était pas réellement visible chez vous. Le ton joue parfois un plus grand rôle que les mots choisis...
Ensuite je parle de violence. Ou du moins, c'est là que je réponds à l'éventualité de l'usage de la violence que VOUS avez soulevé.


Citation:
Le pouvoir nous donne la main sur la loi et la force et donc sur la coercition. Je ne dis pas pour autant que pour mettre en application ses idées, il faut user de violence mais il est certain que l'on a plus tendance à suivre quand on sait que le refus d'obéir peut être sanctionné.


-L'utilisation des sanctions si refus de se conformer à la loi il y a, et la soumission des bourguignons, dûe à la crainte de se voir une bottine entre les deux fesses, si insoumission il y a. C'est ce que vous dites, je ne l'invente pas! Il ne faut pas voir l'usage de la force dans son sens propre, mais plutôt comme la baguette que l'on brandit devant les mauvais éléments pour les menacer. On sous-entend cette usage plus qu'on ne l'utilise vraiment... Mais elle reste l'option de facilité. Celle qui refuse tout compromis, toute souplesse encore une fois. C'est l'obligation pour les habitants de se conformer à votre idéal, pour preuve, votre loi sur la définition du "sujet bourguignon", et je maintiens que je ne tire aucunes conclusions hâtives. Les ressentis sont souvent justes. Et vous en donnez pleins...

Enfin, vous m'accusez de généraliser à propos des nobles. Vaste sujet pour de si petites personnes! Et bien vous avez entièrement raison! Je généralise. Seulement, est-ce peut-être parce que j'ai matière à le faire. Tous les deux mois, ils se chicanent le morceau de viande ducal, et le seul moment où ils sont réellement unis, c'est pour freiner l'accession au pouvoir de néophytes qui n'ont pas leur agrément. Malgré mon casier judiciaire vierge, ils m'accusent de brigand, du fait de mes choix politiques. On m'a même traité d'être à la solde de la Bretagne ou d'arriviste et d'opportuniste étranger. S'ils avaient poussé la recherche un petit peu plus loin que ce que leur maigre volonté de connaissance de la vérité leur disait de faire, ils auraient vu que j'ai toujours été cosnois (il n'y a pas si longtemps d'ailleurs, le sire Maathis n'a pas voulu en découdre sur ce point-là en Cours d'Appel, quand j'allais y défendre mon ami Ryllas). Seulement, étant donné que ç'aurait été à l'encontre de leur politique de diffamation, puisque ça les aurait contredit, autant continuer à imaginer. La vérité n'est bonne à entendre que lorsqu'elle nous caresse dans le sens du poil...
En bref, je généralise sur leur cas oui. Mais, constatant, politiquement parlant (me moquant de leur vie privée), qu'ils ont les mêmes objectifs, qu'ils font preuve d'une démagogie outrancière pour rallier des suffrages, et qu'une fois fait, ils se moquent du sort de leurs électeurs sauf s'ils leur expriment de vive voix leur soutien pour convaincre, qu'ils ont la même avidité, la même mauvaise foi, et parfois les mêmes idées politiques, n'ai-je pas raison de les mettre dans le même panier de poires?


Le vent soufflait un peu plus fortement, et le jeune homme enleva le foulard qui lui retenait les cheveux, les libérant sur sa joue et sur sa nuque, pour couvrir cette dernière, avant de rajouter:

-Je vous laisse juger de ce que je suis ou ne suis pas, j'en ai l'habitude maintenant. Mais n'oubliez pas, vous êtes duchesse tant que ces nobles ont leur mot à dire en ce qui concerne votre politique. Une, qui n'avait plus leur soutien car elle a fait ce qu'eux ne voulait pas qu'elle fasse, en a fait les frais en février. Ne perdez pas de vue que ce pouvoir que vous affectionnez est fragile, et que vous n'en détenez qu'une infime partie.
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Niflheim
Un pigeon venait au loin, un qu'il voyait plus rarement mais qui lui déclenchait une agréable appréhension car, à coup sûr, cela était porteur de nouvelles croustillantes. Ryllas avait une vie mouvementée.
En lisant le parchemin, il vit qu'il ne s'était pas trompé. Il regarda un moment la duchesse, puis afficha l'énième succès et dernier en date de son ami non loin pour que toutes les personnes, et surtout les adversaires, puissent mirer ce qu'elles avaient contribué à lancer.










Il vint ensuite se rasseoir en souriant un peu rêveusement, mais plus pour longtemps. La fin de l'entrevue se profilait. Quelques petits tours et puis s'en vont...

-Nous trouvons toujours des adversaires à notre mesure, voire plus compétents que nous, duchesse. Ne prenez pas ombrage de notre esprit éclairé. Certains s'y sont édentés. Vous, vous vous en sortez plutôt bien en n'ayant pas connu de confrontations plus directes avec des membres philosophes tels que nous, philosophes dans le sens premier du terme.
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Niflheim
Le soleil commençait à décliner au loin, voilant avec lui ses rayons illuminateurs lors de sa longue descente rougeoyante, annonciatrice de la fin des joyeusetés lyriques. Ils n'allaient tout deux pas rester ici à diatriber éternellement, et Niflheim avait à faire. D'autant que le calme semblait revenir ici. Le jeune homme s'était acquitté de sa promesse.
Alors serrant bien son foulard autour de son cou, il ajusta son mantel aux longues manches et remballa son nécessaire à écriture et se leva de sa chaise. Le vent nocturne et pré-hivernal commençait à se montrer, soulevant les longueurs de son écharpe improvisée avec légèreté, en même temps que ses mèches rebelles qui lui fouaitaient le visage, indociles dès qu'on leur en donnait l'occasion, à l'image de leur porteur...


-Vous m'en voyez navré Duchesse, mais j'ai une maîtresse vicinale à satisfaire depuis longtemps. Aussi, je vous rends votre liberté. Vous avez moultes choses à faire et moi aussi. S'il y a une suite à cette affaire, je dirai à Bazin de vous écrire directement. Ce fut un plaisir de converser avec vous. La prochaine fois, je me permettrai de vous éclairer...

Il prit sa main, sourire malicieux en coin, y déposant ses lèvres dessus sans les embrasser, ne laissant que le sous-entendu frivole des effleurements labiaux et soupirés. Les souvenirs restent de bien des manières, et Niflheim aime laisser sa marque.

-Au revoir! Je suppute certainement d'autres rencontres dans un futur un peu plus éloigné. Vous êtes chanceuses...

Et de son habituel regard rieur, il s'en retourna sur une conclusion somme toute assez sobre, les mains dans ses larges manches, seule tâche sombre dans ce décorum crépusculaire aux allures presque apocalyptiques et merveilleuses...
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Ingeburge
[HRP]Je suis confuse pour mes moments... d'errance, vraiment.[/HRP]


Tout a une fin. Affirmation d'une banalité affligeante mais platitude ô combien véridique. Comme dire qu'une fin est le début d'autre chose. Les chemins de Niflheim et d'Ingeburge se séparaient donc, une nouvelle fois. Ils se croiseraient, certainement et ils rediscuteraient, sérieux en étant légers, graves en ne cherchant pas à se contraindre.

Quand il lui avait présenté le verdict de a Cour d'Appel, elle avait souri à demi mais n'avait pipé mot... ceci par contre, ne pouvait être la fin. Et pour cause...

Alors qu'il s'éloignait, elle lui lança :

— Hé! Vous oubliez ceci!
Levan a écrit:
Nous, Lévan le Troisième, Roy de France de par la grâce divine,

à tous ceux qui le présent écrit liront et se feront lire, et notamment les juges près la Cour d'Appel et le Chancelier de France, salut.

Rappelons que la Cour d'Appel n'est pas un organe législatif du Royaume de France.

Rappelons que seule la Pairie est habilitée de par Nous à statuer sur la légitimé des élections provinciales et aucunement la Cour d'Appel,

Rappelons que décision de la Pairie en la matière fait force de loi de part Notre volonté,

Rappelons en outre que la Coutume a établi cet état de fait.

Le verdict de la CA du 12 de Novembre 1457 , dans l'affaire Ryllas vs Bourgogne, du fait qu'il entend dans ses conclusions qu'une décision de Pairie en ce domaine ne serait pas de sa compétence rend la sentence entachée de nullité.

Le verdict du 12 de Novembre 1457 dans l'affaire Ryllas vs Bourgogne est donc nul est non avenu.

D'autre part, rappelons que les compétences de la Cour d'Appel consistent à l'évaluation des jugements qui lui sont soumis, et non pas à émettre avis sur ce qui a donné lieu à un procès.

Par ailleurs lorsque les lois locales ne contreviennent pas au droit royal, aucun jugement n'est à porter sur elles, et que si partie des lois locales contreviennent au Droit Royal, cela n'entache en rien la validité des autres dispositions locales.

La Cour d'Appel, en prenant une position telle que celle prise dans le verdict du 13 novembre 1457 dans l'affaire "Enalia contre le comté du Languedoc", où elle exerce un chantage à la modification en menaçant de statuer systématiquement en défaveur de la justice provinciale, outrepasse ses prérogatives et ne fait pas preuve de la neutralité dont elle ne devrait pas se départir.

Le verdict du 13 novembre 1457, dans l'affaire "Enalia contre le Languedoc" est nul est non avenu de ce fait.

De manière exceptionnelle et qui n'est pas sujette à faire jurisprudence, ces deux affaires seront rejugées par la Cour d'Appel, et cette fois dans le respect de ses prérogatives et des lois Royales.

Qu'il soit su que quelque juge que ce soit qui remettrait en cause Notre volonté ou abuserait de sa fonction pour s'octroyer des pouvoirs qui ne lui sont pas dévolus ne sera plus habilité ensuite à rendre justice en Notre Nom et sera donc remercié.

Fait en le Louvres, le 16 de Novembre 1457,

SMLIII



Et elle sourit la duchesse, cette fois, plus franchement.

C'était bien le début d'autre chose.

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