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[RP] hauts faits et moult prouesses de l’ost de Touraine

Attila_caligula
Raoulleglabre a écrit:


Vous disiez ? Môssieur l’duc ?



A dire le vrai... le vicomte de St Pardoux n'avait absolument pas prété attention à la digression humaniste de son geôlier. Il croque joyeusement dans le reste de jambon, ne laissant que l'os assez bien nettoyé pour qu'on en fasse un touille marmite ou un goupillon casseur de crâne.

Le vicomte est en pleine "tempête sous un cerveau" et ça commence à prendre des proportions industrielles.

- Et pourquoi s'arrêter là? un type malin comme vous doit saisir les opportunités, et avec mon entregent, mon sens du beau monde et ma faconde naturelle, vos grosses pognes de tâcheron seront bientôt pleines de bonnes monnaies... non rognées.

Le flot de paroles se déverse sur un rythme rhodanien... lent mais irrésistible.

- ...la comtesse, qui paierait certainement jolie somme pour m'entendre pérorer de nouveau au château. Et ma cousine! Ma belle cousine qui sent si bon! Elle a du bien, un vicomté, et ne désespère pas de faire bonne alliance avec un vieux riche. Il y a la baronne de Saincte Merveille, aimable personne, fortunée et généreuse; l'héritage de père, que je n'ai pas encore touché, et qui est donc préservé ... pour l'instant. Aaaaah et mon futur beau père, le vicomte -encore un- de Lastours... assurément vous devez le connaître... il...

Irrésistible on vous dit.
A tel point que le geôlier au bandeau dodeline du chef de somnolence...

... et que le Vicomte en est a des additions de piles d'écus que le Roi Minos ne pourrait renier. Une lueur jaune un peu folle danse dans ses yeux.

Soudain, c'est la trompette, le buccin, le bugle, qui répond au collègue et voisin... il y a mouvement.
Poliment le vicomte se lève et secoue son geolier.


- Vous me ramenez? Je crois que j'ai une ville à prendre.
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Vicomte de St Pardoux, Baron de La Roche Canilhac
Raoulleglabre
[Où l'on constate que Monsieur Caligula n'est plus là, mais pas bien loin, et qu'en plus, on a réorganisé la section du sergent Raoul pendant la nuit. Où l'on entend que la bleusaille n'aime pas les postillons mais prend souvent les choses au pied d'la lettre. Un peu plus tard, donc...]

Bien, j'me présente, ch'uis vot'sergent dans l'ost de touraine. Et j'ai besoin de sept soldats.


Comme on les a bien dressés, même les rengagés d'occasion, v'la les bleus qui avancent tous d'un pas.

On va s'pointer à Bourges, sous l'nez du poilu. On n'a qu'un objectif à atteindre et un seul : terroriser ce coq et ses berrichons !

Chef ! oui Chef !

Les pilussophiles ont conquis les tours du Berry par l'intimidation, l'intrigue, la torture, la terreur et la culbute d'une vieille princesse françoyse qu'un apothicaire véreux et bossu, Nostredamous, lui aussi berrichon, abrutit et endort depuis, pour calmer ses douleurs, chaque jour que Déos fait, en l'aspergeant d'essences rares de vanille hors de prix.

Nous allons leur rendre la monnaie d'leur écus ! Nous allons massacrer les soldats de Georges Pullicinus Pilus ! C'est par notre cruauté qu'ils vont nous connaître ! Ils vont avoir la nausée ! Ils vont nous entendre arriver ! Ils seront terrorisés ! Ils sont des mécréants sans foi, il faut les détruire.


silence mortel, comme il se doit...


Chaque soldat de cette compagnie devra me rapporter dix trophées pileux ! Et j'entends avoir mes scalps.

Non, non et non... le scalp n'est pas un anachronisme parodique et inglorieux. Une tradition ancienne, et limousine en outre, fait état de la pratique du "décalotage" de certains coqs. Oui, la crête de coq peut aussi se travailler. Entourée d'un mystère technique quasi-mystique, où il faut être initié pour maîtriser l'occulte, il n'y a rien de plus enfantin que de préparer ces excroissances qui servent en grande cuisine classique comme élément de garniture. Rien d'extraordinaire sur le plan gustatif, seulement un clin d'œil au passé... ce passé où rien ne se perdait !! On voudra donc être bienveillant quant à mon audacieux parallèle, exercice de gymnastique sacrément périlleux lorsqu'on connait les rancunes tenaces du poussin poilu.
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Fred27
Fred qui n'était pas au courant de la réorganisation de la section vint se présenter de bon matin.Il entendit le sergent parler:

Bien, j'me présente, ch'uis vot'sergent dans l'ost de touraine. Et j'ai besoin de sept soldats.


Moi je suis toujours présent sergent !



Le sergent sorti sa tirade sur le but de la mission, Fred en bon soldat écouta jusqu'au bout sans fermer les yeux !!Puis quand le sergent parla de
scalps, Fred ne comprit plus rien du tout, il scanda:


Massacre de Berrichons!! et de coq!!!
Raoulleglabre
Il est bien ce petit, il est bien... On en fera un homme, baptisé au sang berrichon, c'est sûr. Tiens, ça f'ra du boudin... Suis sûr qu'on peut même en faire un chant d'guerre de cette histoire de boudin.

Touraine !
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Trunks88
Désolé d'arriver un peu comme un cheveu on the soupe À la fin du récit, qui suivra vite, Trunks est censé rejoindre les autres, mais dîtes si je gêne, j'irai ailleurs


Le jeune vagabond en quête d'aventure avait passé au travers de nombreuses lignes et campements de façons plus ou moins pacifiques, en tous les cas à chaque fois en douce. C'est pas que le sayen aimait pas jouer à cache cache, néanmoins là ça tournait au burlesque. Faut vous dire monsieur, qu'avec ce gars-là, on campe pas monsieur, on campe pas... on court. Récit de course en rase campagne... ou comment entrer de force dans une armée

[Jour 1]

Départ de Loches. Le sergent recruteur de l'ost tourangeau qui refuse de l'encaserner. Faut dire qu'il est frêle notre gamin. Pourtant l'a déjà ses vingt-deux printemps le bougre. Mais il n'est guère moins frêle qu'un brin de paille.
Alors quoi ? On ne peut pas se battre si on ne ... sait pas se battre ? Mouarf, ça semble logique ... Bref, débouté comme un malpropre, il fut lâché dans la nature sans aucune indication sur la direction que prend cette armée qu'il aimerait tant rejoindre. Soif de sang mais sans savoir où aller en chercher, frustrant nan ? Alors il prit la route. Le Berry, il en venait avant de s'éprendre pour la Touraine, alors il reprend le chemin qu'il avait utilisé lors de son émigration, mais en sens inverse, les cailloux sont toujours plus beaux quand on les regarde en venant de l'ouest. Normal, car le soir on peut encore les voir, malgré le soleil rougeoyant qui lèche la cime des arbres (si vous avez compris les deux dernières phrases, contactez nous, c'est que quelque chose cloche dans votre caboche...). Alors c'est parti, direction Saint-Aignan droit devant. Armé de son seul bâton, v'là notre presque mendiant qui obliquait, s'accaparant la tangente.


"Je vais pas passer sur le chemin, ça se voit nan que je retourne mon haillon plus vite qu'un chien balance sa queue quand on lui tend un nonos ?"

Bon, faut pas chercher, le Trunks n'est pas pouêt, il fait avec ce qu'il a.. c'est à dire... peu. En effet, il doit composer avec le peu d'intelligence que la boulasse a bien voulu lui donner. Et comme il boit comme un trou ... bouché, gagez que ça en jette pas un max niveau turbine cérébrale ! Mais quand il s'agit d'être discret, le jeune aux cheveux indigo sait se faire plus petit, rusé et invisible qu'un écureuil, corpulence aidant. La route est trop longue entre les deux viles, alors .. halte nocturne.
Notre héros -si l'on put dire- sait qu'un feu ça attire, néanmoins la viande crue, pas son truc. Alors les deux ragondins qu'il a réussit à chopper avec son superbe appât, il les fait tout de même griller sur une chtite broche de sa confection. Pendant que la nuit l'enserre dans ses méandres glacés et sournois, notre jeunot pense à la journée suivant ...


'Ne pas oublier la lettre, ne pas l'oublier'
Et Morphée l'emporta..
Trunks88
[Jour 2]

Reprenant la route après une longue nuit de .... 5 heures, Trunks n'arrive pas à chasser de sa tête les rêves brumeux qui l'ont tourmenté cette nuit. Le sergent était là, toujours la même réponse, grondant d'une voix forte :

"Non, petit, toi tu entres pas, trop maigre, tu seras bien plus utile ici, à l'arrière, sur les remparts de Loches"

'T'les faire bouffer moi tes remparts spèce de ..' Le poing levé au devant de sa face dans un attitude menaçante et en même temps pleine de défi, tandis qu'il prend une grande inspiration et que sa gorge se noue sur l'insulte qu'il aimerait sortir balancer dans la goule de celui qui hante maintenant ses nuits.
'Tu verras quand je monterai à l'assaut des murs de SA à la tête de tes gars si tu me trouveras encore frêle, bâtard!'

Saint Aignan, voilà justement ses murailles qui s'avancent vers lui ... ou plutôt le contraire, enfin ça dépend du référentiel. En tous les cas le voici aux portes de la ville. Vérifier que son bâton est en mode 'portance de jeune vieillard affaibli, capuchon sur la tête, roulage dans le crottin pour l'odeur, et bien sur, l'incontournable quinte de toux, en signe de maladie facilement contagieuse pour effrayer les gardes.

'B'jour, je suis ...euh'
apparaître sur de soi et pas de confusion dans la voix, c'est simple en théorie ? Mais devant un peloton de gens d'arme qui barraient l'accès à l'entrée de la ville cela devenait autre chose..
'Je suis citoyen *tousse, tousse* berrichon. J'étais aller voir si quelques voyageurs venus de Touraine auraient pas voulu tâter de mon bois avant de généreusement me donner d'eux même leurs bourses.' Sourire sadique affiché, les yeux toujours cachés, et une autre quinte de toux.
'La seule chose que j'ai trouvé c'est quelques miasmes et le crottin d'un des chevaux de votre armée qui m'a déféqué dessus alors que je dormais paisiblement ... c'est malin ça ... cessez de rire bêtement, sûr que c'est un de vos officiers ... il est vrai que vous, les "fantassins" -prononcé de façon volontairement méprisante- vous avez pour couche la même chose que moi ... les étendues fangeuses.' Il fallait les titiller mais pas trop, le sayen savait y faire.

"Nan nan mais déjà, tu apprendras que la maréchaussée fait pas partie de l'armée, donc passe ton chemin, je le reconnais ...'

Quel bol d'être tombé sur l'un des seuls gardes qui le connaissaient, bien que la mémoire de poisson rouge de notre personnage principal ne lui avait permis d'évoquer ou même de se souvenir d'aucun souvenir de la précédente rencontre des deux hommes. Trunks entra dans la ville et là ... seul un ost berrichon est en place. Il est vrai que dans les bois alentours, il n'avait remarqué aucun campement, de plus la sérénité de la ville évoquait tout sauf une tentative de siège. Une mésange de la marraine et c'est maintenant vers le sud que le jeune homme se dirigeait.

Au revoir Saint Aignan, Châteauroux me voici !

Le pas avait beau être leste et décidé, le jouvenceau n'arriverai pas aujourd'hui à la ville ... Pffff, encore une nuit à la belle étoile.. Mais bon, au moins là il pourrait écrire sa lettre loin des regards indiscrets. C'est donc encore en pleine campagne que notre vaillant guerrier -qui ne s'est, soit dit en passant, jamais battu de sa vie- allait passer sa deuxième nuit de route. Comble du comble, la cervelle de moineau avait oublié d'acheter de quoi se sustenter à SA, résultat : ventre vide et gargouillis comme accompagnement sonore nuiteux. Alors qu'il écrivait sa missive, il se remémora les moments de paix qu'il avait vécu à Loches. Même sa bicoque délabrée lui manquait, cette bicoque pourtant vide de tout et pleine de bordel. Elle a beau être rebutante tant de l'extérieur que de l'intérieur, il aimait bien mieux y dormir au chaud qu'ici, où c'est la rosée qui venait le réveiller. Seule avantage de la rosée : le brin de fraicheur qu'elle apporta à ses vêtements crasseux, leur retirant enfin cette odeur de crottin acquise la veille pour tromper le flair -aux deux sens du terme- des maréchaux.
Trunks88

[Jour 3]


'Bon ça suffit yen a marre, je marche plus que je ne me battrais jamais. Z'ont intérêt à être là à Château, sinon je me rebrousse chemin.'

Ahhhh voilà !!! Enfin des campements guerriers dignes de ce nom, enfin faut dire qu'il manque d'éléments de comparaison le freluquet. L'a jamais assisté à quoi que se soit qui ressemble à un acte de guerre. Mais bon, le chaos, les ordonnances qui courent en tous les sens, les armes de sièges qui se mettent ou se remettent en position, les blessés qui affluent et les morts qui s'entassent, voilà tout ce qui dans son imagination pouvait ressembler à une guerre, ou plutôt à un siège. Parcourant ce campement où là, bizarrement personne ne lui cherchait noise, à l'exception d'une fille de joie appartenant à ce vautrait humain toujours charrié par les masses soldatesques et ce, quelque soit l'époque, parcourant donc ce campement, le Trunks cherchait un étendard. Un étendard ? Oui ! Et de ceux que même un œil non rompu à l'héraldique pouvait reconnaitre entre mille. Celui connu dans pas mal de coin du royaume, celui des mercenaires de la Zoko, l'oriflamme avec une crâne et un serpent. Pourtant, bien qu'il ai eu depuis son plus jeune âge -c'est vrai que 22 ans c'est vieux- le regard perçant et observateur, notre damoiseau n'arriva point à le débusquer. Alors il s'adressa à quelques gens attroupés autour d'un feu dont les hautes flammes dépassent la tête du quémandeur en quête d'armée.

"La Zoko ? l'est partie vers l'est, z'avaient à forer je crois..."

Plusieurs éclats de gorge bruyants, gras et narquois, plus qu'il n'en faut pour ajouter à la volonté du sayen de faire un massacre.

Encore ! Encore une journée de marche pour avoir enfin l'occasion d'opérer la jonction. Décidément Arès avait décidé de faire tout ce qu'il pouvait pour retarder la venue au combat du jeune minet. Il s'assit un moment et se prit la tête entre mes mains. Reverra t-il un jour sa marraine ? Pourra t-il jamais goûter à l'âpreté du combat mais aussi au sentiment de vie inhérent à celui-ci ? Châteauroux allait tomber, de plus ses amis n'étaient pas ici mais se dirigeaient vers le château. Rebrousser chemin, aller à Bourges, rester ici ... que faire ?


'Bon je reste me reposer ici, la nuit porte conseil. Marre de ne dormir que dans les bois.'

Après un bon vrai repas chaud, Trunks se mit à dormir pas loin d'un groupe de soudard qui l'eut abreuvé de bug locale. Le foie de Trunks étant ce qu'il est, il a bien sur rendu tout son repas, cela ne rajoutait qu'un jour de plus sans repas dans la longue liste qu'il avait déjà enduré. Le garçon, frêle même si jamais il ne l'aurait reconnu, avait une endurance à la faim assez incroyable lorsqu'on voyait d'autre part ce qu'il pouvait se goinfrer quand on lui en laissait l'occasion. À moins que l'un et l'autre ne soit lié ... Bref la faim ne l'empêcha pas de s'enfoncer dans un profond sommeil.
Felina
De Châteauroux à Saint Aignan en passant par la Mine ... Ou comment faire du tourisme en Berry.

Les jours passent dans le campement itinérant de l’Ost de Touraine auquel se mêle la Zoko comme elle peut. Ils savent tous qu’ils ne sont pas totalement les bienvenus ici, voir pas du tout hein ... mais ça la Féline elle s’en carre. Elle n’est là que parce qu’avant de jouer les suicidaires, leurs chefs leur ont dit d’intégrer l’armée et de participer à la chasse au Poilu. Elle ne s’est donc pas fait prier.

Après la perte de Lucie et de Senese, il leur a pourtant fallu continuer. Ils suivaient, sans parfois savoir où ils allaient, écoutant les ordres qui ne venaient bien souvent qu’au dernier moment.
Châteauroux a été laissée aux bons soins des armées alliées, pendant qu’eux se sont chargées d’annexer une mine. Soupir de la Rastignac, pas particulièrement fière d’avoir réussit ce haut fait d’armes, mais comme le lui a expliqué un jour Eikorc, prendre les ressources de l’ennemi fait partie de la stratégie d’une guerre. Cette nuit là, elle s’est même battue, que dis je s’est acharnée sur deux voyageurs inconnus. Un homme à l’allure squelettique et une femme, tout aussi frêle d’apparence.

A dix contre un, forcément ils n’ont opposés que faible résistance, la mercenaire ne sachant même pas qui ils étaient et les raisons que l’armée avait de leur ordonner de les massacrer. Ils les ont donc laissés là, baignant dans leur sang, sans leur apporter le moindre soin.
En son for intérieur, elle espérait que quelqu’un les ramasserait avant qu’ils ne succombent à leurs blessures.

Et cette nuit, le camp fût de nouveau levé, direction Saint Aignan. A l’aube les deux armées se postent donc au pied des remparts, à distance encore raisonnable du feu ennemi, et une regard vers la ville leur indique rapidement que la cité Berrichonne a prévu le coup, les défenseurs sont là, nombreux et prêt à les recevoir.
Sourire en coin de la Rastignac. L’action va peut être enfin reprendre, à forces égales cette fois ci peut être … On peut rêver hein … un combat à un contre un en lieu et place d’un massacre … Le genre de combats où l’on risque vraiment sa peau certes, mais dont l’excitation est sans commune mesure avec tout le reste.

Mais avant, remonter le moral de la troupe façon Féline qui ne fait pas dans la dentelle, mettre les points sur les « i » avec certaines, et s’installer du mieux possible, pour tenir ce siège, qui semble t-il pourra durer quelques temps. Tout affairée, elle ne voit même pas qu’un homme qu’elle connait bien est endormi non loin du campement. Pour sûr qu’à son réveil le brun allait être surpris.


Les filles ... faut qu'on cause !!


edit : orthographe
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Adiós Fablitos, adieu L'Andalou
--Berrichon_sans_poil
Un Berrichon regarde les fières troupes libératrices.
Un espoir immense.
La libération .. Enfin ..


YOOOHOOOO
VIVE L'ADC

Merci à vous fiers soldats.
Merci de nous aider a éliminer le Tyran
MORT AU POILU
MORT A SES MAGOUILLES


(camouflé, car gare a la justice du dictateur !! )
Raoulleglabre
[Bourges ! enfin, ses faubourgs...]

A la guerre comme à la paix. Mon Raoul se fait taquiner par la maréchaussée locale. Trois poissons qu'il a r'fourgué en douce. Du poisson de contrebande. Ils sont là, devant, on le menace du doigt haineux du bourgeois, ce qui reste bien normal à Bourges, vous m'direz.


Qu'est'ce vous attendez pour fout'e le camp avec mes baluchons de poiscailles ! Allez, r'inflez-moi ça ! sentez moi ça si ça sent bon !

Il vocifère, l'Glaber. Il sait faire semblant.

Vous qui mangez qu'du boudin à la sciure et d'l'eau croupie ! Vous avez à bouffer pour trois s'maines là-d'ans ! Eh ben allez-y quoi ! Eh ben qu'est'ce que vous attendez !

R'gardez tiens, 'y bougent même p'us ! Et après ça, 'y z'iront aboyer cont'e le marché noir !


Mon Raoul ramasse ses frusques.

Salauds d'pauvres ! J'vous ignore, j'vous chasse de ma mémoire... j'vous balaie.

On leur donne à bouffer, au mépris des ordres, et v'là comment qu'on est r'mercier. L'monde part en coucougnettes comme dirait l'curé d'Luxeuil.
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Trunks88
[Jour 4]

Après une nuit passée près de son vomi, n'ayant eu la force de s'en éloigner, Trunks se réveilla prêt à marcher encore quelques temps afin de retrouver ses amis et sa marraine. La nuit lui avait porté conseil en effet, il était venu se battre, et avec eux, alors c'est ça qu'il ferait. Le jeunot n'avait pas beaucoup de jugeote, ce qui explique son entêtement. Quand on a pas d'idée, on se trouve des idées fixes. Néanmoins en se relevant, le freluquet n'en menait pas large. Un étourdissement le saisit, et ce n'est qu'à grand peine qu'il réussit à rassembler assez de force pour tenir sur ses guibolles. Là ça devient difficile ... Il faut manger, et si possible sans rendre.
Mais où trouver de la nourriture, n'étant pas -encore- dans une armée, et ne pouvant accéder à l'intérieur de la ville et ses marchés. Un coup de bol comme celui de Saint Aignan, ça arrive une fois par campagne, et puis là on était face à ville assiégée.

Bon, système D qui existe déjà en nos temps, Trunks va devoir se débrouiller s'il veut continuer la route. Alors il suivit un fumet, puis arriva près d'un attroupement de Limousins qui étaient occupés à tailler le bous de gras autour ... d'un chaudron de soupe au gras.


"Ce soir on la prend cette ville c'est moi qui vous le dis ! Leurs défenses sont au plus bas, et leur moral n'en parlons pas ..."

"Je vous prie de m'excuser en votre casse dalle matinal, mais pourrais-je savoir où se trouve la roulotte de ravitaillement, je suis dans l'ost tourangeau et l'on m'a dit que nous mutualisions les denrées de campagne ..."

C'est dingue ce que le petit brin pouvait inventer comme mensonge lorsqu'il s'agissait de remplir son estomac. Estomac qui se tordit lorsqu'il vit son interlocuteur se tourner vers lui pour lui répondre :

"Écoute petit, tout ce que je sais c'est que mon morceau de lard, on me l'a donné dans ste grande tente bleue. Après ..." puis l'homme, dont la face était encore maculée de sang -le sien ? celui d'ennemis abattus ?- fraîchement ruisselant, repris le cours de sa discussion avec ses amis, concernant la prise rapide de la ville.

Trunks partit donc vers la tente bleue, mais point question d'y entrer pour se faire jeter comme il s'était fait débouter par le sergent de Touraine. Non il fallait ruser ... Coup d'œil à l'entrée, observation, et peu à peu il comprend qui apporte les chaudrons, un chauve de grande carrure, avec un énorme ventre bedonnant.
Le sayen le voit entrer dans la tente chaudron vide, il en sortira donc chaudron plein. Notre héros s'approche de l'ouverture des pans de la tente, attend le retour de l'homme qui, tenant le chaudron, ne peut voir ses pieds, si tant est que son ventre lui en laisse d'habitude l'occasion.

Fracas de métal, pas lourds qui avancent, c'est lui. Trunks attendit qu'il soit juste à sa hauteur pour lui faire un croche pied assez fort pour que ne trébuche son allié d'infortune, mais pas trop appuyé afin que celui-ci ne le soupçonne pas.
Le gars s'affale de tout son long alors que la mixture verdâtre d'une soupe aux légumes lui éclabousse au visage, provoquant et son ire, et ses cris.

Les autres cuistots s'approchèrent bien évidemment du malheureux, lui apportant aide et secours. Moment que le Trunks choisit pour se faufiler à l'intérieur. Une fois dans la place, il déroba deux perdrix et quelques miches de pain. Mais point question de sortir par l'avant où tout le monde s'affaire à relever le bougre qui vocifère contre tout et n'importe qui. Avec son butin dans la besace, notre fichu filou sortit, soulevant un des drapés du fond de la tente et s'activa les guiboles autant que les mandibules, calmant sa faim d'une miche entièrement avalée en quelques poignées de secondes.

Et c'est reparti pour la marche, en route vers Bourges. La nuit se fait, et c'est en marchant comme un zombi que Trunks dépasse une troupe de soldats, qui garde l'entrée d'une mine. Ces hommes font du brouhaha, apparemment ils s'entraînent au combat, c'est du moins ce qu'il pense tout d'abord. À moitié réveillé, notre jeune homme finit tout de même par comprendre qu'ils ne sont pas du tout à l'entrainement -ce qui semble a posteriori logique, on s'entraîne rarement la nuit- mais bien en train de ratatiner deux voyageurs. La flaque de sang qui se met à s'étendre maintenant sur le sol était assez grande pour que la lune se reflète dedans. Mangeant à nouveau une boule de pain, l'homme aux cheveux violets s'approcha et se pencha sur le couple de corps. Il ne reconnu aucun des deux, et n'ayant pas de connaissance médicales avancées -ni même reculées- Trunks continua son chemin. Enfin si l'on put dire..

L'escarpement des abords de la mine était tel qu'il lui fallait passer devant l'entrée de celle ci. Or il le faisait nul doute qu'il allait se retrouver dans le même état que les deux autres allongés là bas. Alors il préféra s'allonger, non loin de ce groupe d'assoiffés de sang, comme il l'était lui même. Il se dit que sûrement demain la chance lui sourirait plus.
Fred27
[villages alentour de Bourges ]


Fred assistait a une scène plutôt comique.Y avait le sergent avec face a lui plusieurs bourgeois mécontent.Et voila que l'sergent se met a hausser le ton,
les bourgeois eux se mettent a r'culer.

Fred s'approcha en riant sous cape.

Et la l'sergent s'emporte vraiment et les traite de Salauds d'pauvres.C'est mal barré.

Alors Fred attend qu'une bagarre éclate, qu'il puissent enfin s'amuser un peu.
Raoulleglabre
[Le pavillon du connétable de Touraine, Dragoond dans son treffe, à Saint Aignan. Ameublement magnifique dans le goût demi-tourangel du temps de Levan III. À gauche, une grande table à châssis doré et à petits carreaux. De côté, sur un pan coupé, la porte basse donnant vers quelque extérieur. Au fond, une grande tapisserie d'Aubusson, comme un immense rideau tombe du haut en bas. Une table, un fauteuil, et ce qu'il faut pour écrire.
Glaber entre. Il porte une cassette et divers paquets qu'on dirait disposés pour un voyage. Il est vêtu de velours noir, costume de cour du temps de Jean Long d'Argent. Le collier des vainqueurs du grand Tournoi de Genève au cou. Par-dessus l'habillement noir, un riche manteau de velours vert clair, brodé d'or et doublé de satin noir. Épée à grande coquille. Chapeau à plumes blanches.]


Monsieur ! Je vous présente mes hommages et vous annonce mon départ. Les choses sont dites avec le Poilu, vous n'avez plus besoin de mon épée. Ce fut bien agréable de bastailler à votre dextre.

Révérence polie et respectueuse.
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Miramaz
[Le Berry de long en large..ou de l’usure des chausses en peau de poussins]

Châteauroux..Bourges..Châteauroux..Saint Aignan..Mine..Saint Aignan..Bourges..Saint Aignan et rere Bourges.. Elle commençait à connaître par cœur les chemins du Berry la Prunette..les différents remparts aussi d’ailleurs..à tel point qu’elle aurait presque pu dessiner une carte du domaine Poussinesque les yeux fermés et en situant chaque arbre..chaque maison isolée..chaque porte de chaque rempart.. Mais..les fées des arts ne s’étant pas penchées sur son berceau elle ne savait rien dessiner de mieux que des gens et des maisons..et encore cela tenait plus du dessin de bambin que d’un tableau de grand maître. Tout ça pour dire qu’au lieu de dessiner sagement la donzelle râlait encore et encore..trouvant en général une ou deux compagnes pour l’accompagner dans ses grognements et complaintes. « Et pourquoi on est revenue ici ? » « On était là avant-hier et on a pas attaqué..tu crois que ça va changer ? » « Quand est-ce qu’on se bat ? » « Je veux rentrer..puis nan je veux rester et me battre.. » Autant de phrases s’échappant dans des soupirs de femmes épuisées , répétées à chaque rencontre pour alourdir encore l’atmosphère.

Les jours précédents avaient été pauvres en rebondissement..un voyageur tué ici ..une autre là.. rien de suffisant pour contenter l’apprentie mercenaire qui rêvait d’une grande bataille : une quinzaine d’armées dans la plaine et au hurlement de la corne tous à l’attaque.. des cris, du sang et des larmes jusqu’à ce qu’un des camps ait tous ses hommes à terre..ça ce serait une vraie guerre..mais sauf dans ses rêves cela n’aurait jamais lieux..on se contentait d’aller surveiller l’ennemi par ci..de prendre une mine par là..voler une mine ici..tenir un siège plus loin.. une guerre des nerfs..avoir l’autre à l’usure et non par la force.. La patience de la Tourangelle s’était évaporée aussi vite que la neige fondait en plain soleil.. et si elle continuait c’était uniquement pour eux..pour leur montrer qu’elle savait obéir quand il le fallait..qu’elle savait ce qu’être un groupe voulait dire..

Ce n’est plus la colère envers le Poilu qui le retenait sur place mais bien la rage contre la Féline..cheffette remplaçante qui ne lui faisait pas confiance..s’attendant à ce qu’elle s’échappe à la moindre occasion..trouvant qu’elle se la jouait trop solo sans tenir compte des autres..la mise au point en taverne avait laissé plus de traces qu’elle n’avait voulu le dire..si facile de faire la maline à coup de « je m’en fiche de ce que tu me dis t’es pas ma chef » et autres « Avec ta confiance ou pas je reste» pour montrer qu’elle était une vraie dure..que leur avis ne lui importait pas .

Elle avait pourtant passé la nuit suivante à ruminer ses paroles..elle en avait eu tout le temps en marchant d’une ville à l’autre..elle ne se la jouait pas solo non..vraiment pas..elle qui n’aimait pas rester seule ne prendrait pas le risque qu’ils la laissent partir..certes elle voulait toujours se faire remarquer..mais c’était pour trouver sa place dans cette troupe..leur montrer qu’elle n’était pas là par hasard.. mais sa stratégie d’intégration n’avait pas l’effet escompté et elle avait décidé d’en changer..la Féline avait au moins réussi une chose..lui rappeler qu’être un groupe c’était penser pour les autres avant tout..sa place elle l’aurait quand elle l’aurait mérité auprès de tous..en se battant avec eux..en restant en vie..en les aidant quand il le fallait..

En ce lundi, devant la capitale berrichonne, elle attendait..évitant de râler trop fort, ne parlant plus d’aller se jeter seule à l’assaut de la ville.. elle préparait son épée..la nettoyant, l’aiguisant..cherchant la compagnie des autres et surtout de sa Maîtresse qu’elle voyait trop peu à son goût..écoutant les nombreuses consignes ..évaluant les différentes hypothèses.. essayant de savoir quelle serait le mouvement du jour..promenade ou combat.. ? elle attendait l'ordre des chefs..tout en admirant ses chausses jaunes qui tombaient en lambeaux

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Zoko ad Eternam.. Adieu Fab'
Natsuki.
Saint Aignan : 23 Octobre

Il y a dans la vie deux types de journées : celles qui, par le biais de la routine vous font vous lever le matin et coucher le soir sans que rien ne se passe hormis ces deux événements; et celles dont on a l'impression qu'une semaine entière s'est déroulée en quelques heures, tellement les péripéties diverses et variées se sont enchaînées du lever du soleil au coucher de la lune. Assurément ce 23 Octobre faisait partie de la seconde catégorie pour Natsuki. Et pourtant elle démarra à midi...

Pourquoi un départ si tardif ? Demandez le donc à son tuteur et à sa tutrice, eux qui n'usent guère de leur autorité pourtant sans limite auprès de la fille de 12 ans. Natsuki avait 12 ans, et, comme toutes les bambines de ce royaume imaginaire, tenait fort bien le sommeil; à condition de récupérer par la suite de temps à autres, et ce jour en était un. Il était donc midi clochante quand la fillette tira la bobinette du chaperon rouge, auberge tenue par Miramaz, Zokoiste et nounou des deux "enfants" de la troupe -du moins de manière officieuse- à savoir Natsuki donc, et Trella, qui elle n'était pas là; la faute à une sombre histoire de Burin et de Drago(o)n(d), je n'ai pas tout compris. Trella, elle, était à Châteauroux en train probablement d'essayer de quitter son armée, mais là n'est pas la question, hormis qu'elle manquait déjà à Natsuki qui l'avait pourtant vue la veille. Bref...
Au chaperon il y avait le reste de la bande, à savoir Félina, Miss, Sunie (qui n'était pas zokoiste, mais Natsu ne le savait pas), et Mira donc. Amberle et Hijikata étaient probablement en train de faire des choses indignes d'être dans un texte expurgé, nous ne les citerons pas ici. La gente masculine pensera, il me semble, avec son machisme inoxydable, qu'une taverne exclusivement féminine ne pouvait aboutir qu'à une ambiance fleurie : elles manquent de testostérones ces nénettes. Grave erreur; à vrai dire l'ambiance fut détestable, la faute aux allées-venues entre Bourges et Châteauroux sans doute, plus quelques menus pépins . Donc : Miramaz était soupçonnée par Félina de ne pas être fidèle, Miramaz reprochait l'absence de cohésion et Sunie elle n'avait pas confiance en Mira, tout simplement. Crêpage de chignon à la Zoko. C'était la première fois depuis qu'elle était sortie du couvent qu'elle vit une dispute en taverne, et cela est toujours un choc. A vrai dire, elle le supporta mal, elle pesta, dit une sentence qu’elle trouva bien placée, pris ses cliques et claqua la porte de ladite auberge.
Premier événement donc...

Seulement deux heures plus tard, une gamine encore énervée se calmait devant le garde protégeant les remparts de la ville, et se présenta sous un faux nom. L’ambiance détestable de la tente lui fit prendre la décision de se rendre dans l’enceinte du fief assiégé, à aller zespionner comme elle disait, même si cela comprenait un certain nombre de risque. Son nom de code était Claire, clair non ? Elle se l’était donné car il lui paraissait vraisemblable : Natsuki, et elle en avait conscience, était par trop sujet à attirer l’attention; Claire lui paraissait plus neutre. Elle marcha donc de son air de petite fille dans les rues de la ville, regardant par ci par là ce qui pouvait éventuellement être intéressant à savoir pour la compagnie, et s’arrêta dans un troquet où se produisait le spectacle habituel : les piliers de bar consommant joyeusement la bug, bière locale. Un verre de tisane -pour Natsuki, ou Claire au choix- plus tard, les présentations étaient faites : elle était Claire, et les autres Berrichons. Chance : elle les cherchaient. Le plus dur restait à faire : les amener à parler d’eux, de leur défenses et de ce qu’ils pensaient des envahisseurs sans que toutefois ils ne se doutent de rien. Là encore la chance lui souriait, car c’était précisément le sujet de la conversation; elle dut même montrer sa bonne foi lorsqu’elle affirmait qu’elle ne connaissait pas les envahisseurs. Si elle savait aussi bien mentir, c’était que la mère supérieur lui avait servie d’entrainement. Seul un individu se méfiait d’elle, il lui tournait autour; et si de temps à autres Natsuki se demandait ce qui lui arriverait si jamais elle se faisait démasquer, elle était assez sereine tout de même. D’ailleurs ces quelques heures se passèrent sans accroc, à son grand soulagement, et ce, malgré la présence dans la taverne de la mairesse et de deux défenseurs de la ville. Elle appris donc que les Berrichons allaient lutter jusqu’au bout, qu’ils étaient nombreux selon leur sources, source qui estimait à huit le nombre de défenseurs, ce qui laisse à penser qu’une notion diffère d’une personne à l’autre. Tisane, mairesse, stress et infos donc.
Ceci, fidèle lecteur, conclue le deuxième évènement et m’amène à parler du troisième…

Il faisait nuit dans la ville de Saint Aignan, à vrai dire minuit avait sonné depuis deux heures déjà, lorsque Natsuki, curieuse et étrangement éveillée, descendit au rez-de-chaussée de l’auberge servant à accueillir les envahisseurs; en effet, cette dernière avait un double avantage : d’une, elle était située à la lisière de Saint Aignan, et de deux, Miramaz en était la tavernière. Eveillée donc, curieuse, car elle avait cru entendre la voix de la mairesse de cette ville, celle là même qu’elle avait vue au cours de l’après midi. Au niveau du bar, Miramaz, dans le reste de la taverne; la mairesse donc, plus Trunks, vu déjà à Loches, plus une blonde s’égosillant à force de hurler. La blonde, objet intéressant par ailleurs, une sorte d’hérétique sur ce que Nats en jugeait; non pas de l’hérésie de Trella, mais une nouvelle forme de sorcellerie, avec tout plein de mots incompréhensible à ses oreilles. Puis, la dame se mit à parler des morts, affirmant tout plein de chose sur une en particulier. Etrange comme peuvent être certaines personnes, étrange comment un comportement peut en affecter un autre. Ainsi Natsuki en développa un pour la première fois de sa vie. La lueur malsaine dans son regard fit soudain son apparition, première fois qu’elle arrivait, ce ne serait certainement pas la dernière. La fille d’Hijikata, lui si gentil, elle si gentille, une lueur qu’on ne pensait jamais trouver en elle. Était-ce dû à la guerre ? Aux massacres vus ? A un caractère pas si paisible que cela ? Les supputations ne servent à rien ici. Seuls les faits comptent. Et ils sont clairs, tranchants. Elle voulait punir cette dame. De manière cruelle en plus. Deux inscriptions en tout, une sur chaque bras, deux pour se souvenir de mieux tenir sa langue dans sa bouche. Il est étrange comment un comportement peut en influer un autre et vice-versa. Donc, sur ces entrefaites, Miramaz s’inquiéta de l’état de Natsuki, elle alla prodiguer à la fillette un soin que seules quelques rares personnes peuvent se targuer de faire : le simple pouvoir d’un sourire et d’un ébouriffement de cheveux. Aussitôt, toute pensée sombre quitta Natsuki, comme cela lui aurait quitté si au lieu de Miramaz, cela avait été Amberle ou son docteur de père. Un sourire, et la gamine redevint celle qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être. Déjà elle ne songeait plus à ses envies cruelles, elle allait dessiner une fresque improbable sur un corps hideux. Elle se prenait pour Michel-Ange, et la blonde était la basilique Saint Pierre, il fallait dessiner Dieu sur le nez, la bataille sur le ventre et les enfers sur les jambes. Inutile de dire que le tout fut un abominable gâchis, et que le charbon usité fut réduit à cendres.
Fin de l’histoire.
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