Afficher le menu
Information and comments (0)

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Chroniques de Flore de Lendelin

Flore
Milieu de l’été 1457.

Un groupe de voyageurs originaire du nord-est arrive à destination, la Provence. Pour la plupart, ils se sont rencontrés sur le chemin.
Leur point commun ? Une invitation à le rejoindre d’un certain Samuel de Trévière, Seigneur de Vitrolles.
Pour Flore, un appel aux connotations personnelles et énigmatiques. En réalité, elle fut conviée à ce voyage indirectement. La seule personne qu’elle connaît parmi ces voyageurs est sa cousine Irmine. La personne invitée spécifiquement, en tant que sœur du dit noble.
Cette annonce n’était pas banale. Irmine oscillait entre la joie, l’étonnement et la méfiance. Méfiance attisée par Flore justement, qui trouve étrange cette apparition soudaine d’un frère sorti de nulle part.
Un rusé séducteur, oui !
Et Irmine qui court dans le piège.
Malgré la différence d’âge entre les deux jeunes filles, Flore se dit que sa cousine est bien naïve sur le coup.
L’avenir lui apportera les réponses à ses interrogations.

Flore profite aussi de cette occasion pour mettre encore plus de distance entre elle et sa famille en Normandie. D’ailleurs, elle n’a prévenu personne de son départ de Murten vers Marseille. Elle a donné instructions sur place de rendre son courrier à un ami étudiant, qui le lui fera suivre. Tout bénéfice : rien que du temps gagné ! Et autant d'occasions de donner un sens à sa vie, toute tracée par un père qu'elle tente de fuir.

Elle a choisi de s’installer à Marseille.
Le cousin réside à Aix, la capitale. Dans le doute, Flore préfère s’établir ailleurs.
Puis … la mer. La cadette des Lendelin n’est pas venue ici rester dans son coin. Elle veut rencontrer du monde, s’investir, peut-être contribuer à des projets ambitieux pour le Comté. Qui sait ? Elle répondra à toute opportunité, vierge de toute opinion sur cette région.
Toute expérience est bonne à prendre, n'est-ce pas?

Quant aux relations sociales, quoi de mieux que des réceptions au bord de la mer, voire sur un bateau lui appartenant ! De beaux rêves, qu’elle veut concrétiser.
Mais il ne faut pas précipiter les choses.
Sa priorité est de trouver une demeure confortable, de préférence au calme et entourée d’un espace conséquent.
Ah oui, la délicate et insaisissable Flore, friande de belles réceptions et fréquentations huppées, se lance dans ... l'élevage de vaches.

_________________
Flore
La recherche d’une masure abordable à Marseille fut un réel parcours du combattant pour Flore. Seule dans cette ville inconnue, elle ne savait à qui se fier.
Lorsqu'elle expliqua son problème au tavernier, un homme affable se présenta comme le meilleur dénicheur de maison de la cité phocéenne.
Flore, ravie de trouver une personne pouvant l'aider, ne fit pas attention au sourire en coin du tavernier, et accepta d'accompagner l'inconnu.
Elle lui précisa qu'elle n'avait que peu de moyens. Une habitation confortable lui convenait, même de taille modeste.
L'homme lui fit voir plusieurs maisons, toutes plus délabrées les unes que les autres.
Lorsqu'il lui proposa ceci


, elle n'eut plus aucun doute.
« Dites. Je ne suis peut-être pas de Marseille mais je reconnais bien là des constructions anciennes typiques de Provence. Je crois que vous n'avez rien d'un spécialiste de l'immobilier local. ».
Mal à l'aise, le marseillais laissa paraître un petit sourire gêné et répondit « Ben vous voyez ma femme, elle est partie y a pas longtemps et, soucieux d'aider mon prochain, j'avais pensé vous offrir le logement. »
Flore retint un soupire et pensa « ça commence fort ».
« Ecoutez, vous êtes bien gentil mais là, je viens d'arriver.
De passage à Aix, j'ai appris qu'en plus d'un cousin inconnu en Provence, j'y avais aussi ma soeur aînée, disparue depuis vingt ans.
Donc, merci pour votre proposition ... hum ... désintéressée ... mais je vais continuer seule. »

L'homme, penaud, n'insista pas et la collaboration fut rompue à ce moment de commun accord.

Le choix de la jeune fille se porta en définitive sur une habitation simple et rustique, légèrement éloignée du centre.

Il y avait certes des travaux de réfection, les pièces à aménager et décorer l’ensemble selon ses goûts. Des projets qui laissaient présager de nouvelles péripéties.
Les vendeurs étaient pressés de conclure l'affaire. Une fois le papier officiel signé, les écus remis, elle put prendre possession des lieux.
Fatiguée par les événements, la demoiselle ressentit le besoin de se détendre. Dans une bassine, elle versa une dizaine de seaux d'eau du puits, préalablement chauffée, qu'elle parfuma à l'huile d'amandes puis se prélassa dans ce bain bien mérité.

_________________
Flore
Septembre 1457 – Provence le lieu où il fallait être


Une semaine de repos dans sa nouvelle demeure lui fit le plus grand bien. Physiquement. Parce que côté ciboulot, ça gambergeait ferme.
Lors de son passage à Aix, elle avait appris que sa soeur aînée disparue, Istanga, n'était pas une inconnue en Provence. Mieux, elle réside à Marseille. Une coïncidence aussi étrange que stimulante. Quoique ... A la réflexion, cela ne l'étonnait point. Tant de rumeurs courraient depuis sa plus tendre enfance autour d'Istanga, sombres forcément.

Flore se souvient des deux peintures qu'elle a emmenées dans ses bagages. Une représente Istanga, encore enfant et la seconde Octavia. Ces deux objets font partie des effets personnels de la jeune brune.
Si le portrait de sa soeur aînée ne pourra plus l'aider - aaah le temps qui passe - sa réaction à propos d' Octavia sera décisive.
Sure d'elle, Flore se rend le lendemain à la mairie de Marseille et placarde une affiche à l'attention de la disparue peut-être retrouvée.

De retour chez elle, Flore se promet de passer tous les jours vérifier si une réponse a été déposée. L'après-midi, elle reçoit la visite d'Irmine. Sa cousine apprécie le climat provençal mais contrairement à elle, a choisi une vie plus rangée.
Elle lui apprend qu'elle a revu Samuel, qu'il n'a pas menti et est un noble du Comté. Seigneurie de Vitrolles, terres vassaliques de Marignane.
Le Sieur a dû être convaincant : Irmine se trouve sur sa liste aux comtales de début septembre.
Flore garde ses doutes pour elle, trop heureuse devant le bonheur de sa cousine.

Quelques jours plus tard, elle l'invite à une réception donnée par Samuel de Trévière en son château.*
Flore accepte évidemment. Il faut provoquer les choses. D'autant que la dénommée Istanga a répondu, et lui a fixé rendez-vous.*
Flore voulait vivre sa vie à toute vitesse, profiter de chaque moment et se nourrir de rebondissements imprévus ? Madame est servie.

Mais la demoiselle n'était pas au bout de ses surprises.
Nous étions en septembre et elle observait, se rendait là où la vie provençale crépitait, apprenait, se renseignait sur les gens d'apparence importants.
Ce qui l'attend se produira dans un mois, soit en octobre. Elle aura retrouvé une famille solide et s'impliquera ardemment dans la vie marseillaise. Non sans s'être retrouvée aussi sur une liste comtale.**





* Les deux RP sont en gargote « Une lueur d'espoir surprenante » et « Château de la Pioline – Hostel des Trévière »
** Elections de novembre

_________________
Flore
Octobre 1457 – Sous le soleil, rien de nouveau


Des questions à gauche à droite, des lectures, des rencontres et des recherches sur les personnalités importantes de Provence la faisaient progresser dans sa connaissance du comté.
Le mieux étant toujours de constater par soi-même, elle se rendit au château d’Aix. Là-bas aussi se trouvaient les locaux de l’équipe de Soule, dans laquelle elle s’est engagée sous le n°9. Première rencontre prévue : la Bourgogne face à une équipe de Provence bien balancée.

En marge des discussions tactiques, elle se présenta à l’Assemblée Provençale. C’est là qu’elle y a connu Oxalys et Isabeau.
Flore n’a pas bien compris l’utilité de cette assemblée. Le fait de la rendre accessible au peuple lui plaît mais les débats s’enlisent souvent, et une intervention du comte illustre la refroidit instantanément. Très clairement, il n’était pas question pour cette assemblée de revendiquer quoi que ce soit. Organisation peu solide et manque de représentativité. L’argument est logique mais tout restait très flou.
Elle aurait aimé avoir des pistes de réflexion données par le Conseil Comtal. Ou les autorités marquisales, dont elle ne comprenait pas grand-chose.
Ses passages à l’assemblée lui permirent de rencontre la Marquise Hersende, fraîchement élue face au Vicomte de Marignane, Suzerain de Samuel. A ce jour, l’institution marquisale reste un profond mystère pour elle. La Marquise lui a dit que c’était le garant de l’indépendance provençale. Or, l’armée est comtale. Où est donc la protection ? Ce pan de l’histoire institutionnelle provençale appartient au domaine de l’inconnu pour l’instant.

Si la curiosité est une preuve d’intelligence, la dispersion est une bêtise. Flore décida alors de se cantonner à la découverte de la politique comtale, dont les élus ont l’avantage d’être aisément identifiables à la sénéchaussée.
Justement, les élections comtales revenaient au devant de la scène. Samuel lui toucha un mot sur sa liste, vraisemblablement la seule progressiste dans ce comté. Elle choisit une place non éligible. Chaque chose en son temps.

Nous étions partis pour une bataille à deux quand la liste RP fit son apparition. Agréable surprise, inattendue et peu conventionnelle, qui fut malheureusement ternie par le destin tragique de sa chef de file. Accident, assassinat, complot politique, sorcellerie, la jeune Flore entendit toutes les versions. La vérité ne sera jamais connue mais une chose est sure, il y a quelque chose de pourri dans le Comté de Provence.

Cet événement étrange mit à mal la motivation de beaucoup. La campagne n'eut rien de flamboyant. Le résultat de RP fit sourire Flore. Presque premier. Remarquable.
Flore connaissait peu Yunette pour être honnête. Vue une ou deux fois en taverne, c’est tout. Mais la cadette des Lendelin fonctionne à l’intuition et l’approche originale de la toulonnaise l’avait immédiatement séduite. D’une certaine façon, si elle peut contribuer à accomplir ce que Yunette espérait de tout cœur, elle le fera.
Sans hésiter.

_________________
Flore
Novembre 1457


Les élections de la Viguerie se mettent en place. Il s'agit d'une institution spécifique à Marseille. Pas vraiment une autonomie mais en tout cas, une délégation limitée de pouvoirs du Comté à la ville.
Selon toute vraisemblance, deux candidats : Edorazio et Fragrance.
Le jour du dépôt des candidatures, personne.
Flore, jamais dépourvue d’idées saugrenues, sensibilisée en outre à la désertion du bureau des inscriptions, se lance.
En fait, pour elle, rien de sérieux et elle prépare un programme en deux temps trois mouvements.
Juste pour chauffer la halle.
Malheureusement, l’ambiance a viré à l’affrontement entre personnes, ce qu’elle abhorre par-dessus tout.
Bien sûr, lorsque le vin est tiré, il faut le boire. Pas question pour elle d’abandonner, d’autant que la jeune dame se retrouve engluée dans un conflit qui ne la concerne pas réellement.

C’est à ce moment que des nouvelles du Château d’Aix lui parviennent : Ysabelle, sa colistière, démissionne. Résultat immédiat : voila Flore au Conseil Comtal. Elle reste un instant interdite à cette annonce.
Prématuré à ses yeux. Puis elle voulait s’impliquer localement. Y avait ce port dont tout le monde parlait, les fameuses ruines …
Certes, elle doit assumer ses choix et son cousin compte depuis le début sur sa présence au cas où … Voila pourquoi malgré son inexpérience en Provence, elle s’était d'ailleurs retrouvée en place presqu’éligible et assure donc la suppléance.

Arrivée au conseil comtal, elle fait connaissance de ses collègues et, sans compétence particulière si ce n’est sa motivation, se propose pour pallier les besoins.
Elle est nommée Commissaire aux Mines et Ports, fonction qui l’agrée puisqu’elle peut ainsi renouer avec le développement maritime du Comté. L’apprentissage de sa charge, les projets qu’elle veut mettre en place lui prennent du temps. Elle ne souhaite pas être une Commissaire aux Mines administrative et a bien l’intention de promouvoir ce travail.
Elle prévoit d’ailleurs un tour de Provence, une campagne de sensibilisation avec Isabeau, la porte-parole, et une mise en avant des mineurs occupés via une tribune en gargote dans laquelle ils relateront leurs expériences à la mine.

Elle reçut aussi confirmation de sa nomination au greffe de Provence. Excellent moyen pour se familiariser aux règles de droit du Comté et leur application.
Du pain sur la planche, sans oublier sa pastorale à l’Archevêché.

La décision de se désister de l’élection de la Viguerie coulait donc de source.
Avec soulagement car la cadette des Lendelin assista en direct au défi lancé par Edorazio à Fragrance. La violence, très peu pour elle.
Sans doute est-ce l’endroit qui excite les esprits.
Ce radicalisme se retrouve là où elle espérait naïvement rencontrer la sérénité.
Lors du dépôt des listes comtales, Flore constate en effet une prérogative étrange du clergé provençal : un contrôle des listes, avec demande d’explications aux non-baptisés.
En fait, il faudrait dire obligation de faire semblant d’être aristotélicien en public.
Quelle vaste blague ! Incitation au mensonge, à l’hypocrisie, voila le résultat. Sa colistière Enored en a fait les frais, elle qui a eu l’audace d’être sincère sur ses origines et croyances ancestrales.

Son amie n’est pas un danger comme le pense le fier archevêque. Les discussions au Conseil ne mènent nulle part. Autant parler à un mur. Non, ce n’est pas ainsi qu’elle a été éduquée au couvent. Jamais la religion aristotélicienne ne lui a été présentée sous ce jour si déplaisant. La lutte est pourtant vaine, même si un recours à Rome n’est pas exclu.
Si privilégier le culte aristotélicien est un choix, voir ses hauts représentants locaux abuser de leur fonction pour soigner leur égo blessé par une étrangère n’est pas admissible.
La peine et la colère la submergent lorsqu’elle repense à cette affaire.
Quel gâchis !

Toutefois, le cadette des Lendelin est venue en Provence pour s’épanouir, aider son Comté d’adoption, pas pour se battre contre les injustices. Impatiente de la voir revenir, Flore préfère garde d’Enored les souvenirs de leur entretien passionné au sujet du futur bateau personnel de la demoiselle.
Une lubie ? Que nenni ! Depuis son arrivée, elle a ce projet en tête et le voila sur le point de se réaliser.
Après l’accord de principe obtenu auprès de l’aventurière irlandaise, nommée capitaine du chantier naval de la famille de Trévière, Flore présente le dossier à son cousin.
Afin de garantir la réputation de l’entreprise familiale, elle propose d’organiser une ambitieuse régate.
Pas n’importe quoi : un événement à vocation internationale.
Dans le courant du mois de décembre, envoi des invitations dans le Comté, vers l’Empire et pour le Royaume de France. Il ne sera plus dit que la Provence s'isole.
Puis si cela peut faire venir quelques mineurs en plus …

_________________
See the RP information
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)