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[RP]L'empoisonneuse dans l'impasse...

Laudanum
HRP: Rp démarré à Bruges, repris ici pour délestage intempestif cause synchronisation, et ouvert à tous. Installation de Laudanum à Bruges, mais porte ouverte sur d'autres parenthèses, elles mêmes ouvertes à tous bien sûr.



*Bon l’est où cte fichue rue ? Mouaahh suis censée être née là et j’ai moins de sens de l’orientation qu’une punaise.*

V’la ce que c’est de squatter le foin des autres. Peu importe l’endroit du moment qu’y a grailler et de la paille fraiche, parfois même un œuf ou deux subtilisés à sa mère la poule, généreuse la pondeuse…Inutile de lire les panneaux, on se déplace à l’odeur, ventre affamé n’a point d’oreilles et l’odorat bien aiguisé…

Ptit pincement en pensant à son insouciance passée…Dans l’impasse Lejeune point d’odeur alléchante de victuailles, pas de paille mais paraitrait qu’y a de la racaille.


*Humm, la racaille ça me connait, laudanum, reine des mal famés, bah non le macramé c’est pas mon truc. Pffff marre de ces noms de rue qui ne veulent rien dire, rue Oane, mais quel est donc le crétin qui a eu l’idée d’affubler ce passage d’un sobriquet pareil…Ptet le bruit d’un chat qu’on égorge, ca grouille par ici, à tous les coups doit y avoir de la bouffe dans le coin. Hum, bon, on verra ça plus tard, quelque chose me dit que je suis plus loin, le soleil se barre par là, le pauvre a la trouille, héhé, c’est qu’il ne m’a pas encore rencontré !*

Pas chassés jusqu’à déboucher sur la chose. La vielle peau de bois se dresse de toute sa splendeur défraîchie au 4 impasse Lejeune.

*Booh pas si terrible que ça…moins de monde, moins de puanteur, les mal famés sont pas les plus mal lavés. C’est vrai que la vielle sent un peu la chaussette mais bon, comparé au reste de la ville elle embaume les pétales de roses.*

Héhé, la belle n’a pas fermé sa porte, y a plus qu’à pénétrer dans l’antre, et lui refaire une beauté, c’est qu’une paysanne ca a besoin d’un minimum de confort.

Coup d’œil à la bicoque d’à côté, l’a l’air d’être en travaux, un charme particulier...ptit sourire en coin, tout ne fait que commencer…




Citation:
doudou travaillait à installer sa taverne 2 impasse Lejeune.Ah ! Lejeune il l'avait bien connu... mais c'est une autre histoire...
Présent dans cette impasse depuis bien fort longtemps, tout le monde ici avait doudou en respect.
Il payait souvent à boire et raconter ses anciennes histoires de mercenaires et de voyage dans le sud.
Puis le Doudou c'est un seigneur : le seigneur d'Audernarde... il parait que çà avoir avec ses fonctions au conseils comtales...



Doudou travaillait donc à sa taverne. Quand il vit une belle gueuse entrer à coté de chez lui...

Il ne savait pas que c'est là que tout aller commencer..
.



Quelques jours de méditation intense au monastère brugeois, leur meilleur vin pour égayer l’humeur et adoucir le caractère, notre laudanum était à nouveau fraîche comme la rosée du matin, enfin cela est beaucoup dire…elle n’avait rien perdu de son tempérament quelque peu grinçant, mais son vocable s’était enrichi et c’est avec une assurance nouvelle et toute courtoise qu’elle dispensait sa verve à présent, ce qui était loin de satisfaire les nonnes qui lui trouvaient les manières encore trop familières, mais il n’était possible d’aller plus avant en si peu de temps, de plus, le vice et le venin étaient imprégnés bien trop profondément dans ses entrailles de geuse et Aristote l’avait sûrement déjà condamné au purgatoire, voire aux tourments éternels pour pêché d’orgueil et insolence congénitale.

…retrouver ces rues aux odeurs connues, les pas s’égrènent sur les chemins aux pavés essaimés de manière ordonnée, les herbes sauvages s’insinuant dans leurs interstices en quête de lumière, foulées par les sabots et les gens qui tous vont et ici et ailleurs, ailleurs et nulle part, aux intentions que l’on tente de deviner à la nature de leur pas, tantôt sourd et pressé, tantôt muet, à peine un courant d’air, une ombre furtive… jusqu’aux effluves de pestilence flottant à l’intérieur des remparts du bourg, où le claquement des talons vient mourir au dessus des monceaux de déchets et autres déjections disséminés, tel un cancer rongeant chaque cellule saine qu’il trouvera, s’étendant jusqu’à n’en plus pouvoir et étouffer son hôte…toutes les villes se ressemblent…Bruges ne dérogeait pas à la règle…

Respirer l’air vicié, l’ambiance brumeuse, murmures laconiques, les mots rampent, se terrent et se recroquevillent en attendant qu’on les cueille au creux d’une oreille, les regards transpercent et crient gare que l’on ne vous saute à la gorge, soulageant au passage les bourses trop pleines …c’est un peu ça l’impasse lejeune, l’allée des embrouilles…paradis des mœurs douteuses et des bandits aux milles chemins, puissent-ils tous mener à l’absolution…

Une façade nouvelle se dresse au côté de sa maisonnée, une enseigne aux lettres gravées, « l’Antre de Bruges ». Ca y était, sa taverne enfin achevée, trônant fièrement au milieu des autres bâtisses en ruine, surplombant les ordures comme pour les défier d’être là, outrage à la majesté des lieux.

Laudanum ne put réprimer un sourire, songeant aux soirées prometteuses, autour de quelques chopes et un jeu de cartes, mais surtout aux nuitées qui les suivraient…en compagnie d’un blond au parfum entêtant...elle aurait été incapable de l’oublier tant il respirait en elle…il l’habitait…il ne pouvait en être autrement…

Passer le parvis de la porte…
*hum, poussiéreux tout ça…mais bon, on dit que la crasse ça protège…à ce qu’il parait…*

...enfin chez soi!


Citation:
Doudou était fier de sa nouvelle taverne. Il lui restait à négocier avec les « gens du coin ». L’impasse Lejeune n’a pas bonne réputation. Est-ce que les gens viendraient à sa taverne ?

Doudou alla donc à la rencontre des « habitants » de l’impasse. Il finit par négocier contre quelques bières qu’aucune des personnes ne sortant de son tripot ne soit agressée. Doudou ouvrit donc sa taverne.

Depuis plusieurs jours, une belle brunette, bien que seulement habillée de haillon, avait retenu l’attention du seigneur d’Audernarde. Il chercha une occasion pour prendre contact avec la brunette… On ne sait jamais…




Un matin comme un autre où le soleil se faisait toujours aussi discret à sa fenêtre, il faut dire que toute l’impasse Lejeune avait quelques problèmes de réception luminique, sans doute à cause de quelque souci d’orientation, de proximité des maisons formant un cul de sac offrant l’hospitalité à la vermine brugeoise appréciant l’absence de clarté pour discuter de leurs affaires et opportunités de richesse durement gagnées, laudanum, jolie brune au physique plutôt agréable, mais qu’on remarquait difficilement sous son allure négligée et ses manières douteuses, avait le réveil pénible.

S’étirant de long en large, tournant et retournant, cherchant la fraîcheur du duvet de ses extrémités, sans toutefois prendre le risque de les découvrir pour qu’un visiteur inopportun ne vienne les lui mordiller de ses incisives de nuisible- elle n’avait rien contre les rats, surtout en brochette, mais on disait qu’ils n’étaient pas tout à fait pour rien dans la peste survenue au siècle dernier, et tant que la rumeur n’était pas démentie, elle préférait s’en tenir à ses précautions et conserver ses petons à l’abri des plumes et du coton de sa paillasse- elle savourait le plaisir de l’oisiveté, pestant contre le brouhaha extérieur, dont le son parvenait peu à peu à son cerveau.

Enfin, après que ses articulations soient complètement détendues et que le sommeil semblait s’être trop éloigné pour qu’elle puisse le rattraper et retourner à ses péripéties nocturnes, elle se leva, résignée et d’humeur aussi aigrie que la veille et l’avant-veille, et tous les autres jours qui précédaient, pied droit ou gauche à terre, au moins elle avait l’acrimonie constante.

Elle maugréait contre sa condition de paysanne sans histoires, car c’était bien connu l’honnêteté était peut-être une chose louable, mais pas très rentable, surtout les jours où il lui fallait trimer à la mine, pour un salaire payé de moitié le jour même, tandis qu’il lui fallait guetter le dimanche pour recevoir son dû bien mérité, évidemment si elle avait été payée au rendement, il y a belle lurette qu’elle aurait cessé cette activité d’esclavagistes. Mais qui donc avait eu cette idée de félon de surseoir la distribution des salaires au jour des grasses matinées, elle se le demandait à chaque coup de pioche et rêvait de voir la tête du type à la place de son caillou, pour se venger de ses misères de paysanne sans le sou, et puis elle avait la violence dans le sang, force était de le reconnaître, c’était une distraction oh combien saine pour entretenir le physique.

Et en parlant de physique notre brune distinguée avait besoin de soulager un besoin pressant, comme tous les matins. Elle regrettait particulièrement dans ces moments l’époque où elle était encore vagabonde, et où il lui suffisait d’aller faire un trou près de son coin de paille et d’y déposer son paquet, avec les feuilles des plantes alentour et l’eau de la rivière pour se laver, finalement c’était bien hygiénique. Aujourd’hui il lui fallait se servir d’un ridicule ustensile de faïence que l’on nommait pot de chambre et elle le trouvait bien criard et pompeux, pour une simple formalité.

Heureusement elle avait eu l’inspiration divine, si l’on peut dire, car Aristote dans sa bonté, guidait les pas d’une curetonne sous sa masure chaque semaine, où elle tentait de dispenser la vertu aux pauvres hères qui mendiaient dans les rues, à défaut de leur remplir l’estomac. Chaque vendredi, ponctuellement, la grenouille de bénitier prêchait pour sa paroisse et trainait ses guêtres devant ses fenêtres, du pain béni pour laudanum qui trouvait ainsi le moyen de rendre la corvée amusante, au grand dam de la vertueuse qui se retrouvait ainsi souillée par les immondices du pêché, ce qui la mettait dans une rage folle, mais elle se reprenait aussitôt, la condition d’épouse d’Aristote nécessitait des sacrifices, elle finirait par mourir en martyr la sainte femme…

Et c’est ainsi que ce jour là après s’être purgée d’un poids trop encombrant, elle alla se poster près de sa fenêtre, en attendant que la bonne dame arrive pour lui offrir son aumône...


"viens par ici la mégère que je te lave de tes pêchés, ça t'apprendras à me bassiner le ciboulot de tes fadaises ecclésiastiques, faut souffrir pour aller au paradis héhé"


Allez avance…plus près…hum, pile dans le viseur, ma bougresse tu es faite, je te le dis…sourire carnassier, d’un geste rapide et précis, superbe balancement des bras, substance volante non identifiée au dessus de l’impasse lejeune….


FLOUTCH !!!

Et voila l’embobineuse arrosée de manne céleste , la fureur se dessinant sur son visage souillé, jurant de tous les noms de saints connus, pendant que la responsable de ce crime dévalait quatre à quatre les escaliers pour venir admirer la scène de plus près et se gausser discrètement de sa victime.

He bien dame Lavergne, que vous arrive-t-il, vous avez l’air d’avoir trempé dans de sales draps…Rire convulsif dissimulé sous un rictus faussement compatissant.

Voyez donc jeune Laudanum...pointement de doigt en l’air solennel…l’œuvre du Sans-nom, regardez donc comme il persécute les douces brebis de notre seigneur…mais Aristote met à l’épreuve ses fidèles pour éprouver leur amour pour lui et leur loyauté, et il ne peut qu’être fier devant la foi de ses enfants, de la persévérance de sa fille. Et croyez moi je reviendrai, le Sans-Nom ne vaincra pas !!!

La Dame interrompit alors son discours, laissant place à un silence religieux, dans lequel elle se prit d’observer Laudanum, et ne manqua pas de remarquer sa tenue aussi légère qu’effilochée. C’est alors qu’elle reprit d’un ton bienveillant mêlé de ferveur Aristolicienne

Ma fille vous devriez venir à l’Eglise ce dimanche, si vous ne vous faites pas baptiser, les limbes auront raison de votre âme, et je ne serais pas une bonne croyante si je ne vous mettais en garde contre cela mon enfant.

Mouais si c’est pour entendre les mêmes boniments très peu pour moi, se dit-elle en son for intérieur, mais aussitôt balayée par une lueur d’esprit. Elle pensait au bénitier qui rendait la gaieté aux fidèles, elle s’était toujours demandée s’il l’eau qu’il contenait ne se transformait pas en vin de messe lorsqu’il touchait les fronts… ET puis le curé qui célébrait l'office ne lui était pas inconnu…, ADN14, comme il se faisait appeler, n’était pas un mauvais pilier de comptoir, et avec une confession ou deux, l’homme finirait bien par être corrompu par le mauvais esprit…

C’est promis dame Lavergne, vous me verrez dimanche à confes, heuu, à l’église….



Citation:
Doudou, habitant à côté, entendit un remue ménage bien différent à d'habitude. Intrigué, il sortit voir.
Ah c'était dame Lavergne qui depuis des années s'efforce de faire venir les gens de l'impasse Lejeune à la messe.

La brunette avait de la force car le projectile à gicler si loin que doudou du faire une esquive pour ne pas être touché.

Doudou ne se focalisa que sur la brunette. Sa tenue légère laissait apparaitre un corps que l'on devinait magnifique si on mettait la crasse de coté.
Pas grave, se dit doudou, la crasse çà s'enlève alors que la beauté çà ne se gagne pas.

décidément, faut qu'il aille se présenter à elle

_________________
Que sera...sera
--Leratbougri
(...)


[Quelqu'part dans l'impasse, quand le soleil passe son tour]

Dans la nuit à peine éclairée par la lueur blafarde de la déesse Séléné, il était des êtres que la nature impitoyable avait condamnés à sa protection. Accident de parcours, ou pur caprice de l'hérédité, nul ne le savait…Chacun avait son histoire, ses raisons, et on s'abstenait de questionner, le silence étant la première des règles pour ces exclus du jour, et quiconque la transgressait s'exposait au courroux des ombres de ces lieux.

l'Rat bougri, -c'est comme ça qu'on l'appelait depuis toujours, si bien que personne ne savait comment il se nommait réellement, comme tous les laissés pour compte qui avaient fait de la nuit leur foyer- était de ceux qu'il valait mieux éviter de rencontrer au détour d'une ruelle sombre.

Une silhouette voûtée, sur un visage émacié, les traits déformés, dissimulait presque entièrement sous sa peau recroquevillée son seul oeil valide. L'autre était rongé par une cataracte qui le privait en partie de la vue, ce qui ne le gênait nullement, car il évoluait dans le noir comme un enfant dans le ventre de sa mère, habitué à en maîtriser les formes et singularités.
Son aisance inhabituelle associée à une démarche fuyante, comme si sa difformité épousait le manteau vespéral de l’onde opaque, lui conférait une aura animale. Aura qui insufflait la peur et mettait en alerte chaque antenne duveteuse faisant le guet sur les pores des êtres vivants qu’il croisait.

Dans l’encoignure d’une taverne, au milieu des fûts empestant la mauvaise bière et des charognards qui avaient attendus l’heure des ripailles pour quitter leurs caches, des mains noueuses s’affairaient sous une table. Silence monacal. Les regards scrutaient le fond de l’œil, pour y déceler un signe, un éclair furtif, un tremblement, ou une échappatoire.


Alors l’ami... tu suis ou tu te couches ?

Sourire carnassier, l’homme attablé se montrait sûr de lui, face aux trois compères qui se tenaient de part et d’autres. il semblait mener le jeu…à moins que ce ne fut-ce que la maîtrise habile de ses émotions qui lui permettait de donner le change ?

L’interpellé se pinçait les lèvres, tapait ses cartes sur la table. Il hésitait. Sans doute pensait-il avoir peut-être de quoi rivaliser, mais l’enjeu commençait à grimper, et les écus s’amoncelaient sur le pot.

Le ramponneau avait ses principes. Pour gagner il fallait savoir perdre, mais aussi et surtout limiter celles-ci en ne jouant que les coups potentiellement gagnants.
--Elvn
Mains croisées sur les cartes posées à plat, Elvn attendait sans l'ombre d'une fébrilité. Son regard de rapace glissa d'un Rat trop sûr de lui à leur partenaire hésitant. L'Rat bougri avait cette manie de dévoiler ses dents quand son jeu s'y prêtait ... qu'il soit bon ou mauvais. C'est ce qui était déstabilisant. Elvn avait arrêté de fixer ses canines pour trouver une faille.
Il ralentit sa respiration et s'imprégna des vibrations. Et ça vibrait dur à sa droite. Ca se posait mille questions.

Elvn était patient.
Aux cartes.
D'ordinaire capable de colères noires, il retrouvait autour de la table de jeu, d'apaisantes concentrations. Dompter ses émotions dans un voyage intérieur. Seule la lueur dans son œil jaune révélait sa présence. Ne plus bouger pour guetter la proie et la contraindre sous ses serres à une mort lente et certaine. Et cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas mangé un Rat. Mangé ou plutôt ... avalé d'un coup de bec, tout cru, avec les poils.

Elvn reprit lentement ses cartes, fit mine de vérifier sa main, avant d'avancer les écus. Les regards se tournèrent alors vers le joueur suivant.
--Lilirose
Elle avait rêvé mieux. Mieux que de traîner sa peine de bouges en taudis, accrochée aux basques du Rat bougri. Elle avait rêvé mieux ! De grands espaces, de mari aimant, d’enfants s’égaillant, …

Elle n’avait rien de tout cela. Elle trainait sa désillusion dans les fanges de sa robe défraichie, râpée d’avoir trop bourlinguée, à suivre un dézingué qui lui filait juste quelques miettes à crouter, contre ses fesses de fin d’soirée.

De turpitudes en avilissements, elle ne manquait pas de qualificatif pour se parer. Elle était décadence, déchéance, incapable de se rebeller. Résignée d’avoir usé son désespoir, elle acceptait son sort, sans brocher, désormais impuissante à déployer ses ailes d’antan pour s’envoler vers d’autres cieux.

Parce qu’elle avait été belle ! Ses yeux le disaient encore. Elle croyait s’en souvenir, parfois, le soir.

Elle n’était pas heureuse, mais elle n’était pas malheureuse. Le Rat bougri la gratifiait parfois d’un sourire, quand il lui avait fait sa petite affaire, parce qu’il n’était pas trop saoul, parce qu’il avait gagné. Un fond d’humanité bien maquillé par le cynisme et la brutalité.

Elle redoutait le jour ou il la laisserait là, à son sort, comme une moins que rien, comme une pas grand-chose, à laquelle on s’était habitué et qu’on découvre inutile, un matin de sobriété.

Retendre la main …
Elle ne pouvait s’y résoudre !
Avec le Rat elle n’avait plus faim, tenait ses fesses au sec, et n’endurait son souffle fétide qu’au soir venu. Et encore pas tous les soirs !

Elle n’avait rien, mais elle y tenait un peu.

Elle leva les yeux des bulles de sa bière, chassa les pensées qui s’accrochaient encore. Rêves fous d’un passé qui s’oubliait, s’enfouissant chaque jour un peu plus profondément dans les limbes obscures de sa mémoire perdue.

Elle se retourna pour embrasser la scène du regard.

Elle percevait la tension de la table, palpable en cet instant. L’Rat avait les signes de l’excitation. Il jubilait. Elle le sentait plus qu’elle ne le voyait.
Le Rat se dominait, c’était sa force.
Rien qui transpirait par ses pores, rien que son regard ne laissait échapper, le corps impassible luttant intérieurement pour maîtriser chacun de ses muscles.
Le Rat se dominait…aux cartes.
Luciedeclairvaux
Les ruelles sales des quartiers pauvres de Bruges. Elles ressemblaient à celles de Ghent, à celles de Rotterdam, à d'autres encore, où la blondinette avait traîné ses guêtres depuis ses onze ans. La même eau boueuse qui court au milieu, les mêmes enfants aux doigts rouges de froid, et les mêmes bouges ingrats et puants.

Quelques flocons épars dansaient dans l'air avant de fondre. Lucie sauta une flaque. Elle s'était habillée chaudement. Entre le haut de la botte et le bas des braies, on distinguait désormais une fine étoffe soyeuse. Emmitouflée dans un manteau de tissu épais, toute de noir vêtue, elle s'éloignait de la grand place pour venir s'égarer dans ces coins sombres.

Pourquoi. Pourquoi s'égarer là ... Un prince l'avait hébergée dans une demeure somptueuse. Elle gagnait même quelques écus d'honnête manière, et côtoyait le Bruges huppé. Mais tout ce faste ne l'intéressait pas. Trop de contraintes, trop de règles dans ce monde-là. Respecter un prix unique, ne pas vendre ceci, ne pas acheter cela, ne pas parler fort, ne pas penser haut, ne pas mettre les pieds sur la table ... Ah ça oui, ils étaient riches, mais à quel prix ... au prix de leur liberté à tous. Des envies de tout envoyer bouler. Pas de baptême, pas de mariage, pas de morveux, pas de couture au coin du feu. Non, cette vie-là n'était pas pour elle.

Elle poussa la porte de la taverne sans la crainte, pour une fois, de tomber sur un de ces éternels policiers qui parcouraient la ville et vous regardaient sous le nez.
Paradoxalement, c'était la sincérité qui lui manquait. Même dans les quartiers les plus pourris, on sait ce qui réchauffe les âmes. Dans le bon sens ou dans le mauvais, mais jamais tiède.

Elle jeta un coup d’œil sur les joueurs de cartes et la donzelle qui leur tenait compagnie. Et alla s’installer un peu plus loin. Il faisait chaud et ça sentait la soupe. Elle ôta son manteau pour le jeter sur une chaise d’un geste gracieux, libérant ainsi sa longue chevelure et dévoilant sa silhouette fine et masculine. Elle s’installa confortablement et fit un signe à la tavernière.
--Lefoulc
Adossé au mur crasseux, irrité des jeux d’lame des clients, se tient l’troisième larron. L’plus impulsif aussi. Affichant une nette tendance à la lâcheté, l’est le moins fiable d’la bande, prêt à vendre le premier venu, air d’famille ou pas. Du moment que ça peut rapporter de quoi s’payer du bon temps. Une poitrine en quête d’écus, peut pas s’permettre d’être exigeant sur la qualité. Mais il ne s’attarde jamais au visage, ça lui rappellerait trop l’sien .

L’crevard sait qu’il vaut mieux s’faire discret avec l’Rat, et si on peut lui r’connaître une qualité, c’est qu’le type est du genre servile. Un bon larbin, tant que c’est utile ça à le droit de vivre. Et un larbin capable d’accomplir les plus basses besognes, qui ne recule pas devant le découpage d’carcasses d’jouvenceaux, c’est même autorisé à s’asseoir à la table…

Les nerfs sont en pelote, mais le bougre fait d’son mieux pour n’pas se décomposer. Enfoncé sur les bouts de bois pourri lui servant d’chaise, Lefoulc r’garde les joueurs qui l’encerclent, puis s’penche sur les cartes qu’il tient en main. Paire d’as. Une main faite, d’la paire la plus haute. Un rictus s’esquisse au bord d’ses lèvres. La lueur d’la victoire tente de s’insinuer derrière les pupilles. Mais la peur lui agrippe le bide. C’est que l’Ratbougri est connu pour ses colères qui s’finissent en bain de sang. Surtout lorsqu’il essuie un revers d’fortune au jeu. C’est le troisième tour d’affilée qu’il perd sa mise. L’est presque à sec, et d’vra bientôt miser son tapis.


*je suis mort…je suis bon pour crever dans ct’épave. Rrhhaaa suis maudis, mais qu’est-ce qui t’a pris d’virer pendard? Si j’avais écouté ma mère, j’serais pas dans ce foutoir. Mais sacrebleu une paire d’as j’peux décemment pas me coucher ? J’pouvais pas prendre la bonté de ma mère, non fallait que j’sois aussi vénal que l’vieux. Mouais, fin c’est pas ça qui l’a sauvé la morue, un sourire et on t’retrouve l’lendemain dans l’caniveau. C’est ça m’man, atta moi j’arrive. Juste l’temps de miser que j’finisse comme un prince.*

J'paye.

Les regards se tournent maintenant vers le dernier joueur. Rien n’est fait…
--Lilirose
Le Rat se dominait …
Lefoulc affichait sa fébrilité, sa peau exhalait la crainte et tout son corps disait l’angoisse. Incapable de masquer le trésor qui lui brûlait les doigts, ses yeux, hurlaient en « coup d’œil » nerveux vers le Rat bougrit, tout ce que ses mains cherchaient à dissimuler.

Elle fût tirée de son observation par l’entrée discrète d’une femme. Lilirose l’observa à la dérobé, n’osant pas la fixer. Une belle femme, habillée chaudement, d’une élégance discrète. Elle était belle, et affichait tous les signes extérieurs d’une vie confortable et paisible. Cette impression était pourtant démentie par son visage. Il exprimait une sorte de lutte intérieure, de sourde contrariété.

Lilirose pensa
« Qu’est-ce qu’une femme comme ca fait dans un endroit pareil ». Elle se surprit à songer qu’il émanait d’elle comme un malaise…
Cela la ramenait à sa propre condition, elle vivait dans le renoncement et la misère de ses désirs enfouis.
Le sentiment de ne pas être à la bonne place mais de ne rien pouvoir y faire. Impression de dégout, le cœur lui montait au bord des lèvres.

Elle avait envie d’aller voir cette femme, de lui dire, de lui crier, de lui hurler :
« Ne fait pas comme moi, ne te laisse pas sombrer, ne renonce jamais. Vis, vis pleinement ta vie, savoure, profite, nul ne sait ce que demain sera, et quand les abysses s’ouvrent tu es engloutie, il est alors trop tard »

Elle se souvint fugitivement. Une réminiscence avait franchi la barrière pourtant puissante qu’elle avait érigée. « C’est la chevelure de cette femme, si belle, si blonde, comme la tienne mon amour… Elle me ramène à toi mon cœur. Quel âge aurais-tu aujourd’hui ? »
--Leborgne
Les regards se tournèrent vers ... lui. Il les sentait, posés sur lui. Son infirmité était compensée par une sensibilité surdéveloppée, aux mouvements et aux vibrations, aussi infimes soient-ils. Ce n'était pas toujours facile à supporter. Parfois, il devait fermer son être aux autres pour que ces picotements cessent enfin leur danse sur sa peau. Mais pour le ramponneau, il fallait avouer que c'était bien pratique.

Ainsi, d'un côté il sentait Le Foulc, survolté, prêt à bondir sur le pactole. En face, ce vieux rapace d'Elvn semblait trop calme pour être honnête. Restait le Rat, de l'autre côté. Le Rat et sa bougresse. Ce traître devait faire exprès de l'emmener partout pour déstabiliser l'adversaire ...


Ah ah ! Sac'é Rat. Dis-y à ta boug'esse d'a''êter d'gigoter comme ça. Am'donneu l'tou'nis !

Le Borgne jeta son œil valide dans le décolleté de Lilirose, se racla la gorge avec classe, et cracha par terre une espèce de glaviot verdâtre. Puis il gratifia ses comparses d'un sourire aux dents aussi pourries que son globe mort. Fallait bien faire bonne figure, même si le jeu ne suivait pas.

J'men va donc vous suiv'e. Tas d'inconscients. J'va tous vous plumer hé hé !

D'une main agile, il fit tournoyer une pièce qui tomba sur le tas et regarda les autres d'un air de défi heureux, en se disant intérieurement qu'il parlait trop. Soit ça montrait sa nervosité et son mensonge. Soit ça les énerverait. Ouais ... fallait les énerver un peu et les pousser à la faute.
Et tant pis pour les dégâts. La tavernière avait l'habitude des bagarres, avec eux.


La Ma'ie ! Viens t-'en donc nous 'ese'vi' quequ' pintes, ma jolie !!!

En se retournant, son regard était tombé sur la blonde qu'il n'avait pas vu entrer. Maudit champ de vision ... Etrange qu'il ne l'ait pas "sentie" entrer. Son oeil affuté releva l'épaisseur du manteau. Un moment d'inattention, et la pelisse serait sienne.
Il nota aussi la maigreur des cuisses et la petitesse des mains. L'avait pas grandi dans du coton, celle-ci, pensa-t-il. Il murmura à la table :


Ma qu'a c'qu'é' fout là, c'te gueuse ?
Luciedeclairvaux
L'heure du rendez-vous approchait

A la tavernière, Lucie commanda une chope et de quoi écrire. (Oui, oui, un vieux bout de parchemin suffirait.) Nul faste n'était nécessaire pour cette entreprise.
Elle la regarda ensuite partir servir la tablée des joueurs de cartes. Un borgne lui jetait un regard torve. Si l'on peut dire ... Il faisait ce qu'il pouvait le gars avec son œil unique. Mais Lucie y lisait de la méfiance et du mépris. Elle ne baissa pas les yeux et se contenta de se caler dans son dossier, estimant qu'elle avait autant le droit que lui de fréquenter ce bouge.

Quand il reprit la partie, la blondinette tourna le regard vers la petite fenêtre sale qui laissait filtrer une lumière blafarde. La rue était déserte. On ne voyait pas les flocons voler, mais peut-être était-ce dû à l'opacité des vitres. Un petit filet d'air vif passait entre les jointures et se perdait dans la chaleur étouffante de la pièce. L'attention de Lucie se perdit dans la contemplation d'un graffiti gravé dans le bois de l'encadrement de la fenêtre.
Qu'allait-elle lui écrire ? ...

Comment trouver les mots ?

Elle sursauta quand la patronne posa la chope sur la table. Puis elle but une gorgée et prit la plume. Sa main resta en suspens un long moment. Ils se connaissaient si peu, quels arguments trouver, quels détails pourrait le toucher et le convaincre ... Pourtant, Lucie avait fait son choix, il n'y avait plus à hésiter. Les mots auraient dû couler, en toute liberté, comme une source pure au milieu de la mousse ...

Trois personnes la retenaient vraiment en Flandres. Une surtout ... La finesse de ses doigts lui manquerait, certainement.
Certainement.
Un arrachement.
Plonger ses mains dans son propre sein pour en sortir un coeur encore chaud et palpitant, et s'en repaître, manger à en vomir, et, dans un gémissement sourd, maculer son doux visage du sang de ses souffrances. Pour qu'enfin, enfin, il cesse de bondir en elle, au moindre mot de lui, bondir jusqu'au décollement du cerveau, bondir et tout détruire. Stop ! Tu ne me feras plus souffrir, maudite machine.

Ses oreilles étaient en feu. Elle fit taire le tumulte de ses palpitations, posa la pointe de la plume sur le parchemin, et se laissa guider par l'inspiration. Elle devait le convaincre. Il était son salut, sa planche, sa berge, son radeau. Et tant pis s'il devait la faire couler avec eux ... Eux, hommes et femmes libres. La Libertad à portée de main.

Une heure plus tard, elle se relisait.
Attendre le messager périgourdin et lui confier son sort.
D'autres possibles.
Avaler sa chope d'un trait pour se convaincre tout à fait de sa détermination.

La porte s'ouvrit. Un étranger entra.
--Lilirose
Ah ah ! Sac'é Rat. Dis-y à ta boug'esse d'a''êter d'gigoter comme ça. Am'donneu l'tou'nis !

Lili sursauta. Son regard se porta instinctivement sur le Rat. Elle recula d’un pas, et buta sur le comptoir. Le rat n’avait pas bougé. Il avait deviné la manœuvre.
Déstabilisation !
Elle n’était qu’un prétexte.

Lili respira profondément et se détendit.
Le rat rémunérait ses agacements par des coups. C’était sa nature. Elle était incontrôlable. Lili n’essayait plus.

Elle avait de quoi manger. C’était suffisant pour admettre les débordements du rat.
Jusqu’à ce qu’elle en décide autrement. Un jour.
Quand elle se résoudrait à émerger de ses abysses, quand elle prendrait sur elle d’affronter son passé plutôt que de l’engloutir, quand elle ferait son deuil d’un épi blond, toujours là, dans sa tête et sur son cœur.

Quand elle déciderait de suivre une vibration.

Une vibration ?
Lili rit intérieurement.
« Voilà une idée qui n’avait pas émergé depuis des lustres, ma fille ! »

C’était cette fille, sans aucun doute, qui avait déclenché cette réminiscence. Elle avait l’air si …

Lili se positionna pour pouvoir l’observer à son aise, sans en avoir l’air. Un trouble naissait dans son esprit, fait d’interrogations non formulées, de curiosité à satisfaire.

Elle avait demandé de quoi écrire…
Qu’allait-elle écrire ? à qui ?
Elle paraissait indécise et son visage exprimait le tourment, l’affliction. Cette écriture était l’expression de sa souffrance, elle en était sûre, elle le ressentait. Sommes-nous donc condamnés à souffrir, nous autres, les femmes ?

Lili aurait tant aimé lui parler, lui dire ses souffrances à elle, écouter les siennes.
Bah inutile de rêver, tu n’oseras jamais, ma fille.

Elle regarda ses mains, et ses doigts.
Elle les trouva jolis.
--Leratbougri
"J'men va donc vous suiv'e. Tas d'inconscients. J'va tous vous plumer hé hé !"

L’ mécontentement gagne le plexus...
L’a pas un mauvais jeu l’bougre, paire de dames, mais il sait qu’il n’est pas l’favori. Tous ont suivi, et l’borgne paraît bien sûr de lui…pas d’relances encore, mais il n’aura pas réussi à leur mettre les foins pour qu’y en ait un qui s’couche. L’orage gronde. Voudrait taper du poing sur la table de rage.
Rhhaaaa...
S’il avait misé son tapis de suite, il aurait imposé l’respect, risque pour risque, autant miser l’tout. Stratégie du p’tit tapis, c’est souvent payant.

La réflexion voudrait s’immiscer jusqu’aux lèvres, mais elles ne bougeront pas d’un poil. Le compère qui a distribué prend une carte du jeu, la jette sur un coin de la table, en tire une seconde, qu’il pose à la suite des trois déjà posées au centre.

Un quatre de trèfles, un six de cœur, et un neuf de trèfles également.

L’Rat espère une reine, l’est pas du genre à fricoter avec la noblesse, sauf pour leur faire la peau. Celle ci lui donnerait un net avantage.

En parlant d’avantages, y en avait une qui en manquait pas. L’était plus de première fraîcheur, la peau avait perdu d’son teint d’rose, et le sourire s’était édenté avec les années. Mais la brune avait conservé sa rondeur et quand elle s’déplaçait, c’était toutes les dunes du sahara qui se mettaient à danser le quadrille. Et surtout…elle n’avait d’yeux que pour lui...


…quand la laideur côtoie les restes d’une esquisse, de ce qui aurait pu signifier la beauté, cela lui confère une sorte de victoire sur l’existence. Tandis que jeunesse flétrit, que la faux emporte la rose à peine éclose, la nature prenant un plaisir inouï à détruire ses créations les plus abouties…Le laid lui a déjà tout compris. Et il ne perdra pas son temps en quêtes vaines. Non, il ne se perd pas en futiles contemplations, il sait dores et déjà où est sa place, et il en tire ce qu’il peut. Néanmoins il lui arrive parfois de se perdre dans le regard lointain de cette rose à l’agonie. Ne comprenant pas le sens de cette tristesse qu’il ne saurait éprouver. Encore moins de la raison qui la pousse à se recueillir dans les bras des ténèbres avant d’expirer. Elle embrasse son destin avec le courage de l’être face à sa propre fin. A moins qu’elle ne songe, oh folie, à trouver quelque espoir de rédemption, cherchant des discours dans ses interpellations charnelles. Vain espoir. Pour l’homme seul l’instant compte. Les sentiments nécessitent de se projeter si ce n’est vers l’avant, au moins en rappel du passé. Trop compliqué pour celui que la nature n’a doté que de si peu. Mais ce qu’on ignore ne peut nous atteindre…


...V’la que les larrons se mettaient à r’luquer la Rosette. Pas étonnant avec le tintamarre que ses lolos faisaient en se tortillant d’leur minuscule balcon. On aurait pu les entendre tinter jusqu’à l’aut’ bout de la ville, criant à la gloire d’tous les seins couronnés du royaume.



« Ah ah ! Sac'é Rat. Dis-y à ta boug'esse d'a''êter d'gigoter comme ça. Am'donneu l'tou'nis ! »


C’était bon pour les affaires ça. Manquait plus qu’elle retrousse un peu la jupe et détourne l’attention des soiffards. L’était redoutable quand même la donzelle, ‘fin, fallait aussi r’connaître qu’les gars avaient pas souvent l’occasion d’en tâter des femelles. Tout cas, pas des si biens conservées, ou qui n’étaient pas sur l’point de cracher leur dernier souffle après avoir craché leur bourse…


Oh la Rosette! Viens voir par là montrer un peu tes gambettes, et amène à boire à ton bougre, j'ai l'gosier à sec...*clin d'oeil à la brune tapie au comptoir...Allez fais pas ton effarouchée et ramène tes miches par là!

Mais qu'est-ce tu fiches à r'luquer cette blondasse? Mais ma parole, c'est qu'elle a envie d'amusement la pt'ite!

Si t'obéis sagement t'auras le droit de l'amener à la maison et de faire joujou avec.


Le sourire et la lueur qu'on remarquait même derrière sa cataracte, laissait échapper la perversité de ses pensées, mais personne autour de la table ne semblait y prêter attention. Usages du lieu sans doute...

La tournée arrive, l’homme se penche pour déchiffrer la figure qui s’impose.
Roi de pique... Humpf.
Figure, mais pas celle escomptée...
Tant pis, tant qu’à jouer, autant y aller à fond. Grand bon dans la fosse aux lions, l’Rat bougri mise son tapis....

Tapis les cancrelats, à vos bourses!!! *ou la vie*, murmura-t-il pour lui même...


L’annonce se fait d’une voix déterminée. Les statistiques sont contre lui. Mais jusqu’à la dernière carte, tout peut arriver, c’est l’jeu.
Et d’toute façon s’il perd, l’avisera après. D’une main l’tordu tâte le poignard à sa cuisse. Y a toujours un plan de rechange…
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