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[RP] Un, deux, trois, nous irons par là...

Guiz


Comme elle s'y attendait, Juju accepta l'idée du tonnelet. Les deux compères avaient l'habitude de ne pas regarder à la dépense quand elles buvaient ensemble et elles étaient capables d'ingurgiter une quantité de bière assez surprenante au vu de leur gabarit. Ca avait été le point de départ de cette amitié, l'amour de la bonne bière. "Quand tu viendras à Patay, je te ferai gouter la Pativoise", lui avait proposé Juju quelques bières après avoir fait connaissance.

Guiz leva le bras en direction du tavernier tout en posant des questions à Juju. Elle écouta le récit de son amie, alors comme ça Juju l'avait vu, la mer. Une petite pointe de jalousie se fit dans son œil, non pas qu'elle était fascinée par la mer mais quand même. Tous ceux qui l'avaient vu disaient que c'était magnifique et la description qu'en faisait Juju lui donna envie d'aller voir, mais pas tout de suite, un jour peut être. Le gros "beurk" pour décrire la boisson de là bas fit rire Guiz qui une nouvelle fois appela le tavernier. Juju lui donnait des nouvelles de sa fille quand enfin il daigna s'approcher de la table.

Hum, ce sera quoi ? Encore deux chopes ?

Non merci, monsieur, loin de nous l'idée de vous salir trop de vaisselle, apportez nous donc plutôt un tonnelet bien plein, on se servira nous même.

Guiz ponctua sa demande d'un large sourire et sorti sa bourse afin de rassurer le pauvre tavernier, puis se retournant vers Juju, posant la question sans attendre de réponse.

Tu as faim je suis sûre, moi aussi.
Vous nous mettrez deux gamelles bien chaudes aussi s'il vous plait.


Elle sortit quelques écus de sa bourse et régla largement la note avant même que l'homme ne lui demande. Il descendit à la cave et remonta avec un tonnelet, il y avait de quoi finir bien saoul à deux dessus mais ça ne leur faisait pas peur, au contraire. Puis, après avoir déposé le tonnelet sur la table près de ces dames, il reparti auprès de l'âtre dans lequel une marmite laissait s'échapper quelques vapeurs.

Guiz repensa à la dernière réponse que lui avait donnée Juju, Nessie était chez les nonnes, sa filleule dans un couvent... Bien que baptisée et croyante, Guiz n'aimait que peu les couvents, bien souvent, les nonnes avaient les idées trop arrêtées sur ce qui faisait les joies de la vie. Toutefois, il était vrai que Mimi n'aurait sans doute pas put garder Nessie encore très longtemps et la vie sur les routes n'était pas faite pour les enfants si jeunes, sans doute que Juju avait eu raison finalement.

Guiz servait les chopes quand elle lui posa une dernière question. C'était sans doute, celle qui serait la plus délicate. Guiz n'avait pas réfléchit un instant à ce qu'elles pourraient faire ensuite. Elle posa les deux chopes pleines sur la table et réfléchit un instant.

On n'est pas loin de Moulins là ? J'y suis allée une fois, c'était pas très vivant mais on pourrait commencer par là, qu'est ce que tu en dis ? Et après, ben, on fera comme toujours on choisira la direction dans laquelle on veut partir. J'crois pas que leur frontière soit fermée, ça nous évitera de finir dans les geôles bourguignonnes...

Le tavernier posa les assiettes sur la table sans un mot et retourna s'accouder au comptoir avec la dame.
La soupe ressemblait à celle qu'on sert partout en taverne, plus ou moins de légumes, un semblant de morceau de viande et pas mal de bouillon. Guiz avala sa bière et attaqua sa gamelle en écoutant la réponse de Juju.

_________________
.juju.


J'ai bien mangé, j'ai bien bu, j'ai la peau du ventre bien tendue...et si on faisait un peu d'exercice maintenant ?!


Son vécu narré, Juju contempla sa chope à sec, pas qu'elle mourrait de soif, quoi que après avoir raconté tout son tralala, mais, elle se rendit compte qu'elle était parti trop loin et trop longtemps de son amie et que ces mois passés seule sur les chemins lui avait vraiment confirmé que Guiz ne pourrait jamais sortir de sa vie.
Cette déduction la fit sourire de nouveau, jusqu'a ce jour, ce lieu, ce moment même, l'importance que cette femme rencontrée par tout hasard à Montargis, prenait dans sa vie ne lui avait jamais effleuré l'esprit, pourtant elles se connaissaient si bien.
L'une savait ce qui faisait plaisir à l'autre, l'agaçait, la faisait sourire, la faisait tourner en bourrique et vice versa.

Elle vit le tavernier s'approcher au bout de deux appels de la part de Guiz, plus l'heure tournait et moins fallait lui en demander apparemment, le ton sur lequel il s'adressa à elle lui arracha un grincement de dents involontaire puis un large rictus identique à celui de son acolyte lors de la commande d 'un tonnelet, rictus qui se transforma en énorme sourire jusqu'aux oreilles lorsqu'elle aborda le sujet « nourriture ».
La donzelle, aussi étrange que ce soit, mourrait toujours de faim, que ce soit huit heures, midi, quatorze heures peu importe, son estomac ne refusait jamais un petit encas, limite il criait famine une fois la digestion terminée, un budget supérieur à la moyenne devait lui être dédié, un véritable drame dans la vie de la minette qui, pour cette raison, devait travailler deux fois plus.


Tu as faim je suis sûre, moi aussi.

Guiz posa là une question, qui comme elle le savait d'avance, ne nécessitait pas de réponse mais elle fit un léger mouvement de tête en signe de confirmation.
Le bougre fila de suite sans broncher, il venait d'être bien plus largement payé qu'il n'en fallait, sa silhouette disparu Juju s'empressa de farfouiller le fond de ses poches et déposa les quelques piécettes qu'elles contenaient sur la table, de bout des doigts elle les poussa vers son amie en souriant.


Je tiens à contribuer à nos retrouvailles ! Et ne dis pas non, hein.
Trinquons plutôt!!


Juju s'empara des deux chopes tristement vides, les trempa dans le tonnelet que le tavernier venait de déposer puis lui en tendit une et leva la sienne en l'honneur de heuuu Ste Boulasse qui les avait fait se rencontrer mais plus que tout à leur amitié !

Elle en profita pour sonder les envies futures de son amie tout en vidant leurs chopes et Guiz en resservit deux autres naturellement en répondant à la question qu'elle venait juste de lui poser.


On n'est pas loin de Moulins là ? J'y suis allée une fois, c'était pas très vivant mais on pourrait commencer par là, qu'est ce que tu en dis ? Et après, ben, on fera comme toujours on choisira la direction dans laquelle on veut partir. J'crois pas que leur frontière soit fermée, ça nous évitera de finir dans les geôles bourguignonnes...

A peine avait elle finit de parler que les assiettes arrivèrent droit sous leur nez, d'une traite elles terminèrent leur breuvage et s'attaquèrent d'emblée au maigre festin qu'elles s'accordèrent en cette soirée.
Juju passa en revue le contenu, un bout de viande indéfini flottait au beau milieu du potage, elle le mit de coté et avala le reste sans porter attention aux gens qui l'entouraient.
La gamelle terminée, elle s'affaira à déguster ce qu'elle s'était réservé pour la fin, souriant malicieusement par moment en regardant ce qui lui rester entre les mains.


Hummpff ! Et bien je crois que je viens de déguster ma meilleure veng...souplette!

Du bout de viande ne restait plus qu'un os, et, de cet os, Juju comptait bien faire passer certaine chose essentielles à un certain monsieur.
Elle releva la tête cessant de contempler l'objet de sa revanche.


Moulins ?
Pourquoi pas je n'y suis jamais passé encore et si ça peut nous éviter de croupir avec les rats, je suis partante !


Elle fixa Guiz droit dans les yeux, poussa le tonnelet en sa direction ainsi que les chopes qu'elle immergea dedans en lui chuchotant

Je pense qu'il est temps de partir...

La patichonne se leva et se dirigea droit vers le comptoir, elle fit signe au vieux ronchon de s'approcher, lui montrant l'os elle lui adressa quelques mots

Hummm cher sir, voyez vous, dans ma soupe j'ai trouvé ceci en pointant l'os du doigt et j'ai immédiatement pensé à vous.

Elle le déposa juste sous ses yeux et lui adressa un sourire.

Vous feriez mieux de le rogner ça vous éviterez de grogner !

L'homme rétorqua aussi sec, haussant le ton, la traitant de tout les noms possibles et inimaginables puis elle se retourna vers son amie en lui lançant

On sorttt!!On sorttt!!!!Vitteeeee!!!

Bousculant toutes les personnes qui se trouvaient sur leur passage Juju atteignit la ruelle indemne en compagnie de son acolyte.

_________________
Guiz


Courage fuyons !


Je tiens à contribuer à nos retrouvailles ! Et ne dis pas non, hein.

Juju savait que ça la ferait râler mais Guiz s'y attendait un peu faut avouer. Juju coupa court à tout refus de sa part en lui proposant de boire. Elle regarda les pièces que Juju lui tendait et lui lança un regard noir tout en les prenant. Elles trinquèrent et vidèrent encore une tournée de bière, puis ce fut le tour des assiettes de se faire vider. Juju regardait son os d'un drôle d'air, qu'avait-elle en tête encore ? Puis elle s'arrêta dans sa phrase, un mot avait voulu sortir mais Juju l'avait rattrapé au vol, veng... avait elle voulu dire vengeance ? Guiz ne comprenait pas bien mais elle ne chercha pas plus loin c'était inutile, le temps répondrait à sa question, elle en était sûre.

Juju était d'accord pour Moulins, très bien ça ferait au moins un but pour cette nuit, pour la suite, elles aviseraient sur place. Juju repoussa un peu le tonnelet en direction de Guiz qui commença à resservir les chopes quand Juju lui dit qu'il était temps de partir. Elle la vit se lever et fit de même tout en sifflant la chope qu'elle venait de remplir, faudrait pas qu'elle perde ce serait dommage. Puis rejoignant Juju au comptoir, elle n'entendit que la fin de sa phrase.

Vous feriez mieux de le rogner ça vous éviterez de grogner !

Le petit os était posé devant l'homme et une image s'imprima dans l'esprit de Guiz, concentré sur son os il grognait à chaque fois qu'une personne s'approchait. Les nombreux noms d'oiseaux qui sortirent de la bouche de l'homme qui devint rapidement rouge vif, firent sortir Guiz de sa rêverie, la colère l'avait envahit et il avait bien l'intention de faire manger l'os à Juju. Elle comprit tout à coup la phrase coupée de Juju quelques minutes plus tôt. Elle ne savait pas ce qu'il avait fait mais il avait eu bien tort de la vexer.

On sorttt!!On sorttt!!!!Vitteeeee!!!

Elle éclata de rire et sortit en courant à la suite de Juju. Elles bousculaient tout le monde sur leur passage, le tavernier à leurs trousses. Arrivées dans la ruelle, leurs éclats de rire résonnaient contre les murs, le tavernier sortit à son tour de la taverne, il avait vraiment l'air fâché, il continuait d'hurler.

Que je vous ne revois jamais ici ou vous gouterez l'eau de l'abreuvoir !

Houlà, tu l'as pas fait rire du tout là.

Puis reprenant leurs jambes à leurs cous les deux compères s'enfuirent avant qu'il ne les rattrape. Après plusieurs minutes de course effrénée dans la ville, elles s'arrêtèrent pour reprendre leur souffle. Il faut avouer que rire en courant n'est pas ce qui ce fait de plus facile. Guiz se mit à tousser, et voilà encore une fois elle s'étouffait de trop rire. Ah comme c'était bon d'être à nouveau ensemble, elles allaient pouvoir reprendre leurs bêtises.

Guiz tacha de retrouver son calme mais elle eut beaucoup de mal, elle commençait à sentir l'effet de l'alcool qui envahissait son corps, elle ne tenait vraiment plus ou alors peut être celui ci avait profité de la course pour arriver plus vite à son cerveau, toujours était il que Guiz ne se sentait plus très en forme, mais hors de question de le laisser paraitre, Juju elle, semblait en pleine forme et Guiz se refusait de la laisser gagner à ce jeu là.

Bon Moulins alors ?

Une ombre bougea au coin de la rue, Guiz fixa son regard dessus puis se dit qu'elle avait rêvé, le tavernier ne les aurait pas suivit aussi loin, il avait trop de monde dans la taverne pour la laisser sans surveillance à cause d'une petite blessure dans son orgueil.

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--Askyn






Blablabla... Ah les femmes toutes les mêmes, bon c'est pas bientôt fini de raconter vos vies ? Je préférerais franchement que vous parliez de votre prochaine destination ou bien encore du contenu de vos poches. Quelle vie que celle de brigand, devoir se coltiner ce genre de conversation inutile pour avoir quelques petits renseignements... Je regarde mon compagnon, il a pas l'air d'avoir saisi l'intérêt des deux jeunes femmes, il les regarde trop, elles vont finir par se poser des questions à force. M'enfin tant pis, on va bien voir.

Que fait on ou plutôt où va t on ensuite car les gardes n'apprécient pas de nous voir trainer dans le coin …

Ah enfin ! Bon alors elle répond l'autre que je sache où les attendre...

On n'est pas loin de Moulins là ?

Moulins, pourquoi pas, j'y suis pas recherché encore ça devrait le faire. Et puis de toute façon, il suffira de s'occuper d'elles avant d'arriver en ville. On se trouvera bien un endroit propice pour une petite embuscade.

Tiens donc voilà un truc intéressant, elle a l'air pas mal remplit cette bourse, la deuxième a de la monnaie aussi. Parfait! Mais arrêtez donc de dépenser mes futurs sous, quoi que non continuez de ripailler, ça n'en sera que plus facile de vous délester. Et c'est reparti pour la causette, j'ai toujours autant de bol moi, y a pas à dire...

Ca y est elles se lèvent, va enfin y avoir un peu d'action, bon faudrait être sûr de leur route quand même, mais qu'est ce qu'elles font ? Ahhh ! Elles partent en courant, va falloir que je m'y mette aussi. Je tape sur l'épaule de mon voisin, lui fait signe et sors de la taverne le plus tranquillement possible faudrait pas qu'on se pose des questions. Il fait quoi ? Bah tant pis, j'ai pas envie de les perdre des comme ça, il suivra bien pis sinon tant mieux ça me fera une plus grosse part.

Elles partent en courant, je les suis aussi discrètement que possible, attendons d'être sortit de la ville pour agir.
.juju.


Un peu de sérieux voyons !


De l'extérieur elles pouvaient encore entendre les clients pester sans retenue, de toute évidence la bousculade ne leur avait pas vraiment plut, elles avaient foncé droit vers la sortie, poussant tout ceux qui se trouvaient sur leur passage.
Une voix, plus forte et plus agressive que les autres, dominait l'ensemble, le tavernier les avait suivies jusque dans la rue, les menaçant de tout mais surtout de n'importe quoi !


Que je vous ne revois jamais ici ou vous gouterez l'eau de l'abreuvoir !

En entendant cette phrase, elle ria intérieurement, l'abreuvoir, elle en avait certainement pas peur, elle avait passé presque sa vie dedans à Patay, une coutume qui voulait que les gens en taverne lorsqu'ils boudaient, ronchonnaient ou autre y terminaient la soirée...

Elle marqua un bref arrêt une fois hors de portée du bonhomme et éclata de rire en posant son regard sur Guiz, qui, à force, en avait presque les larmes aux yeux et manquait même de s'étouffer.
Limite pliées en deux, elles reprirent leur souffle pour se remettre de leurs émotions, il y avait bien longtemps que Juju n'avait pas autant rit, depuis son départ à vrai dire, car a arpenter les routes seules ou alors accompagnée de gens sinistres elle en avait oublié son petit coté bout en train..

Au bout d'un court instant un semblant de sérieux était revenu chez les deux compères et Guiz s'assura de la direction à prendre pour quitter la ville.


Bon Moulins alors ?

Pas besoin de cogiter bien longtemps, la réponse était positive.

Va pour Moulins!!

Elle tourna sur elle même cherchant a se diriger du bon coté puis suivi le regard de son amie qui fixait le vide, elle se grattouilla la tête en faisant mine de réfléchir.

Je crois pas que ce soit par là Guiz, je suis sûre que c'est de l'autre coté par contre avant de partir il faut que je récupère le cheval...

Dans leur course, Juju en avait oublié l'animal, elle retourna sur ses pas en demandant à son amie de l'attendre ici, celle ci la dévisageait se demandant certainement qu'est ce que c'était encore que cette histoire.

Je reviens, j'en ai pas pour long, je t'expliquerai plus tard !

Faisant chemin inverse, elle bouscula un homme au détour d'une ruelle, elle n'y prêta pas grande attention et s'empressa d'aller chercher le canasson.
Il était toujours là, personne n'avait eut la fâcheuse idée de le lui volé, elle dénoua les rênes et rejoignit sa compère en marchant à ses cotés.
Guiz n'avait pas bougé d'un poil, fière de revenir avec un aussi magnifique bestiaux, elle lui adressa un large sourire et lui expliqua les raisons de cet "emprunt" tout en se dirigeant vers la sortie de la ville.


Le sentier qui menait vers Moulins était désert, comme ci il n'était plus pratiqué, Juju chercha aux alentours des traces de pas, de crottin ou autre pour se rassurer qu'elles étaient sur le bon chemin mais ne vit rien de concret.
Le vent soufflait dans le triste feuillage que les arbres avait réussi à conserver, leurs pas faisaient rouler les cailloux au rythme de leur progression, les fers de l'animal résonnaient sur le sol, les seuls bruits qui animaient leur parcours étaient ceux là, ni plus, ni moins.
Peu importe si au final elles n'atteignaient pas la ville voulue, le principal était de sortir du duché de Bourgogne avant de s'attirer des ennuis.

Elles continuèrent a marcher au coté du cheval, qu'elles ne monteraient qu'en cas de fatigue, suivant ce qui autrefois devait être une route principale sans trop se poser de questions et Juju se mit a chantonner, comme une casserole.


Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui, sans façon,
M'a donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid....

_________________
Guiz


Promenons nous dans les bois...


Guiz avait toujours le regard tourné vers là où elle avait cru voir bouger quand Juju l'interpella.

Je crois pas que ce soit par là Guiz, je suis sûre que c'est de l'autre coté par contre avant de partir il faut que je récupère le cheval...

Le ch'val ? Quel cheval ? Ne me dis pas que celui qui...

Juju lui coupa la parole lui demandant de l'attendre là et elle repartie en courant dans l'autre sens. Mais d'où il venait ce cheval, Juju n'aurait jamais eu les sous pour se l'acheter... Elle ne l'aurait pas volé quand même ? Guiz s'adossa contre un mur en attendant et se dit qu'un cheval ne serait pas un mal pour faire la route plus tranquillement, au moins elles seraient moins fatiguées que sans.

Juju ne tarda pas à revenir tenant l'animal par les rênes, c'était vrai qu'il était beau, elle l'avait à peine regardé en entrant dans la taverne mais là dans la main de Juju, il faisait vraiment classe. Son amie était fière de pavaner avec lui et elle avait bien raison. Guiz rit quand Juju lui expliqua l'emprunt et ses raisons.

Rhooo quand même Juju, tu sais bien que je t'aurai attendu si il avait fallu.

Puis caressant la bête.

Bon c'est pas plus mal de l'avoir avec nous tant qu'il ne nous attire pas d'ennuis.

Guiz regarda la route qui s'ouvrait à elle et eut un doute puis se dit qu'après tout, elles avaient la vie devant elles, alors pourquoi chercher meilleur chemin que celui ci. Le temps était calme, ce qui plaisait à Guiz, elle avait prit assez de pluie sur la tête pour un moment. La nuit était claire et les rayons de la lune leur permettaient de voir où elles mettaient les pieds. Juju chantonnait et Guiz se mit à siffloter comme il lui arrivait de temps à autres en taverne lorsqu'elle s'ennuyait.



Un bruit dans les fourrés, Guiz tourna la tête vivement. Un lapin traversa devant elle, fuyant le vacarme qu'elles faisaient.

Hé bien, je suis bien sur la défensive moi ce soir, va falloir que je me calme...

Puis elle reprit son sifflement pour accompagner Juju dans sa chanson.

_________________
--Wallace




Je buvais tranquillement ma chope dans ce trou à rat que les petits gens appellent taverne, je contemplais les décolletés du peu de femmes qu'il y avaient ce soir là, y'avait pas grand chose d'intéressant si j'me souviens bien à part celle étalée sur la table du fond, elle était seule, l'air triste, elle buvait, j'avais dans l'intention de jeter mon dévolu sur elle, ça aurait été facile j'suis sur puis tout est tombé à l'eau quand cette femme armée comme un bûcheron la rejoignit.
Deux, l'idée m'est passée par l'esprit j'avoue mais mon comparse qui ne pensait pas du tout la même chose me sortit de ma rêverie.

Il avait entendu qu'elles reprendraient la route cette nuit et qu'elles se dirigeraient vers quoi déjà qu'il m'a dit?
Humm, ah oui Moulins, enfin bon, mon chef, je l'appelle comme ça, c'est toujours lui qui déniche les bons coups, avait décidé qu'on allègerait ces dames en cours de chemin.
L'idée était bonne y'a pas à dire mais j'avais besoin de boire avant pour me donner quelques forces alors je m'étais concentré sur ma chope.
Il était plus là, je sais pas comment il s'y était pris mais le temps que je finisse ma bière il avait disparu.
Fallait que je le retrouve!
Il était pas bien loin finalement, j'étais pas si à la traine, adossé contre le mur à l'angle d'une ruelle surement en train d'épier nos futures victimes.
Le temps que je le rejoigne, l'autre, celle qui était seule et triste, réapparu dans la rue en percutant mon compère, elle avait oublié son bourrin, une sacrée monture, il devait bien valoir deux bourses pleines.
Fichtre on allait attaquer une noble ou quoi ?!

Enfin bon, j'ai suivi Askyn sans rien demander, on les avait bien pistées pendant deux heures, ouai, deux heures de marche à les suivre avant que le chef se décide à envisager d'attaquer.
C'était pas mal comme endroit, on avait réussi je sais pas trop comment a les devancer, on s'était posé là, à l'orée du bois, figés derrière le tronc d'un chêne en attendant qu'elles arrivent à notre hauteur.
J'en avais marre d'attendre, elles avançaient à l'allure de petites vieilles, mon pied me démangeait, je leur aurai volontiers collé au derrière pour qu'elles pressent le pas !

Il m'a fait signe ou pas?
J'en étais pas trop sur mais je me suis dit que ca devait être le moment alors d'un bond je me suis mis au milieu du chemin brandissant mon épée.
Elles étaient bien là, en face de moi, l'effet de surprise était totale, leurs visages étaient déconfis.
Je savais pas trop si s'était moi qui devait les menacer alors j'ai lancé un regard vers mon compère voir si il allait prendre les devants, stupide de ma part, un moment d'inattention, juste un tout petit mais suffisant pour que nos proies dégainent à leur tour.
.juju.


Une embuscade?!


La nuit était douce pour la saison, le ciel clair laissait la lune illuminait suffisamment le sentier pour les deux Patichonnes.
Elles avaient quitté Nevers voilà déjà un bon moment, avançant paisiblement au rythme des airs populaires que l'une chantait et que l'autre sifflait.
Leur passage ne passait pas inaperçu auprès de la faune forestière, réveillant, effrayant les animaux profondément endormis, un lapin niché dans les fourrés leur détala entre les jambes, Guiz sur le qui vive posa immédiatement son regard dessus en cessant d'accompagner Juju.
Elle paraissait quelque peu sur la défensive comparé à d'habitude ce qui n'échappa pas à son amie, avait elle remarqué quelques chose d'anormal ou était elle déçue de ne l'avoir vu plus tôt pour s'en faire un futur repas ?
La bête disparue dans la végétation, Guiz reprit la mélodie en cours sans trop de peine.

Après avoir longé successivement champs de blé, pâturages et autres cultures, un bois se profila à l'horizon, l'invisible frontière entre le domaine des humains et celui de dame nature venait d'être franchis.

L'étalon se mit à hennir soudainement en approchant de plus en plus de la sombre forêt, Juju cessa de chanter et lança un regard interrogateur à son amie.


Qu'est ce qu'il lui arrive?

A peine eut elle terminé sa phrase que surgirent de nul part deux hommes armés et encapuchonnés.
Le canasson avait senti le danger alors que les voyageuses ne se doutaient pas une seconde qu'un piège diabolique allait se refermer sur elles.
Celui qui lui faisait face n'avait pas l'air bien vieux, le regard menaçant, les cheveux crasseux et les bras ornés d'écritures, l'autre, sur sa gauche, plus petit mais plus costaud, le visage marqué par de nombreuses cicatrices.
Juju recula d'un pas, lâcha les rênes de sa monture et posa la main sur son fourreau.
L'un d'eux détourna le regard un bref instant, elle en profita pour sortir son épée et la pointa dans leur direction.
Elles aussi avaient de quoi se défendre, elles savaient s'en servir et n'hésiteraient pas à riposter s'ils s'obstinaient à leur barrer le chemin.
Elle serra fermement sa poignée et regarda Guiz du coin de l'œil.

_________________
--Askyn






Rah c'est pas possible ! Quelle poisse ! Il fallait qu'elle revienne sur ses pas celle là ! Et tant qu'à faire qu'elle me bouscule, même pas pardon en plus, mal polie !
Bon, ça a l'air d'aller elle ne se pose pas de questions, je vais me faire un poil plus discret qu'elle me revoit pas à son retour, ce serait malin de louper une si belle affaire par manque de chance. Je me glisse dans un porche, je la verrai bien repasser puis avec son cheval elle ne va pas être discrète non plus.

Tiens donc, Wallace a enfin lâché sa bière, il était temps, elles vont repartir. Je lui fais signe de me suivre, on va couper à travers bois, elles prennent l'ancienne route, celle qui fait un détour un peu plus loin. Au bout d'un bon moment, on finit par trouver un endroit qui convient, quelques bons gros arbres en lisière du chemin, patiemment on attend caché derrière.

Ca y est elles arrivent, ça chantonne, parfait elles ne nous entendront pas. Aller, venez mes p'tites damoiselles qu'on rigole un peu. J'imagine leur réaction quand on va leur sauter dessus, un grand sourire s'affiche sur mon visage. J'ai un bout de bois qui me chatouille le dos, d'un geste brusque je le retire, puis je vois Wallace qui passe à l'action.

Mais qu'est ce qu'il fait ? Mais non pas encore, fallait attendre qu'elles avancent un peu plus. Très bien, c'est partit alors !

Quelques secondes après Wallace, je suis sur le sentier, l'arme au poing. Un cri de rage sort de ma bouche, en général il suffit à faire fuir le courage de toute proie qui bien sûr me donne tout ce que je demande tant que je leur laisse la vie sauve. Mais pas cette fois, me serais je trompé sur leur compte ? La première est vive, elle a déjà dégainé son épée, ça va être plus dur que prévu, je crois.

Donnez nous tout ce que vous possédez et vous aurez la vie sauve !

Je leur laisse quelques instants pour me répondre, mais pas trop, faudrait pas gâcher l'effet de surprise.
Guiz


Si le loup y était, il nous mangerait...


Après l'épisode du lapin, Guiz se dit que la bière lui faisait un drôle d'effet aujourd'hui, elle en avait pourtant pas avalé tant que ça, à peine quatre ou cinq chopes, peut être six mais pas de quoi finir trop mal. Toutefois, elle était un peu anxieuse, un sale pressentiment, comme si il allait leur arriver quelque chose. Elle se reprit, armées comme ça, peu de gens s'amuserait à les attaquer et elles sauraient se défendre. Il n'était pas utile de transmettre ses inquiétudes irraisonnées à Juju ou encore à l'animal qui le sentirait bien vite.

Elles continuaient à chanter et siffler au fur à mesure qu'elles avançaient, presque tout leur répertoire y était passé et la moitié de la route devait être parcourue déjà. Quand les arbres se firent de plus en plus rapprochés, quelques dizaines de mètres après la lisière, le cheval devint rétif, quelque chose clochait, n'aimait il pas la forêt, c'était possible pour peu que son ancien propriétaire ne l'y ai jamais emmené ou trop peu. Il est vrai que pour un équidé, ce n'était pas vraiment rassurant de ne pas voir au loin ce qui risquait de lui arriver dessus, sans parler des buissons qui cachaient nombreuses bêtes dont sûrement quelques renards dont l'odeur pourrait suffire à apeurer le cheval. Guiz se demanda si ses craintes avaient finit par toucher la bête.

Qu'est ce qu'il lui arrive ?

Bah t'inquiète pas, il ne doit...

Elle n'eut pas le temps de finir de répondre à son amie qu'un homme leur fit face, il était bien armé et en voulait sans aucun doute à leurs bourses. Dans un grand cri qui aurait sans doute fait rire Guiz dans d'autres conditions, un autre homme se retrouva devant elles. Combien étaient-ils, allaient ils en sortir d'autres comme ça ? L'esprit de Guiz fut bien moins rapide que celui de Juju qui avait déjà dégainé son épée.

Donnez nous tout ce que vous possédez et vous aurez la vie sauve !

Guiz resta un instant interdite, se disant que c'était bien le jour pour que l'alcool lui joue des tours et lui ralentisse ses réflexes. Elle sortit sa hache le plus rapidement possible pour toute réponse. Celui qui s'emparerait de ses biens sans la voir combattre avant n'était pas né. Un coup d'œil à Juju, allaient elles attendre ou attaquer en premier ? Guiz réfléchît aussi vite que son esprit le pouvait, puis elle se dit qu'en fonçant dans le tas, ces brigands changeraient peut être d'avis, voyant qu'elles ne se laisseraient pas faire.

Sa hache à la main, Guiz fonça droit sur le premier qui était le plus proche d'elle, râlant contre elle même d'avoir harnaché son bouclier sur le cheval parce qu'il pesait trop lourd. L'homme était plus grand qu'elle, on voyait à la façon dont il tenait son arme qu'il était un habitué de ce genre de coups fourrés. Tant bien même, elle y laisserait la vie, ils auraient droit eux aussi à quelques coups bien placés. Une inquiétude naquit dans l'esprit de Guiz, Juju risquait autant qu'elle d'être blessée et la colère monta en elle comme jamais auparavant quand elle attaqua le brigand.

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.juju.


Vous n'aurez rien...pas même une pomme!



Point d'attente, face à elles, deux gaillards lame en main, leurs barrant le passage, le second se mit à hurler comme un putois.

Donnez nous tout ce que vous possédez et vous aurez la vie sauve !

Guiz venait de comprendre qu'il fallait réagir au plus vite et s'empara de sa hache en croisant le regard de Juju.
Toutes deux étaient prête à les affronter, il était totalement hors de questions de se faire détrousser sans opposé de résistance, elle maintint son épée à hauteur de celle de son rival, celui qui leur avait demandé de leur céder tout ce qu'elles possédaient, attendant qu'ils s'approchent.

Son amie n'hésita pas et préféra entamer les hostilités avant qu'eux ne le fassent, elle se jeta littéralement sur le plus proche d'elle, la hache tranchante bien en avant.
De son coté, Juju attaqua le second, tentant de le désarmer en lui portant des coups rapides et répétitifs, cherchant une faille dans sa garde en l'attaquant par tout les cotés.
Le lascar tenait fermement sa position, répondant aussi sec à chaque frappe que la patichonne lui portait, elle recula de quelques pas, le laissant venir à elle, s'écartant légèrement de l'autre combat qui se livrer entre Guiz et le deuxième brigand.

Le bruit des lames qui s'entrechoquent interminablement résonnait entre les arbres, fracassant le silence qui y règne d'accoutumé.

Entre deux coups, elle vérifia que du coté de sa compère la situation n'avait pas tourné au vinaigre, s'apprêtant à sauter sur le second si il le fallait, à première vue elle ne se trouvait pas en plus mauvaise posture qu'elle et se reconcentra sur son ennemi.
Juju lui fit subir un nouvel assaut de plus mais le bougre résista tel un roc, elle fronça les sourcils, serra les dents et mit toute ses forces dans le mouvement qu'elle abattu sur lui.
La lame du bandit vola dans les airs le laissant dépourvu de protection, elle en profita pour le menacer verbalement


Disparais ou je te tranche la gorge !!


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--Wallace





Je venais de commettre une boulette, j'aurais pas dût détourner mon attention de cette femme, j'avais bien vu qu'elle avait une épée en plus mais bon.
Quand j'ai reposé mon regard sur elle, elle menaçait Askyn avec son arme, fichtre c'était vraiment une grosse boulette que j'avais fait là, elles avaient pas l'air si commodes que ça ces deux là.

Le chef leurs brailla dans son cri strident habituel de nous remettre tout ce qu'elles avaient sur elles mais en plus de pas être commodes, elles étaient pas coopératives du tout.
On avait mal choisi nos proies ce jour là...

Elles ont pas répondu, pas attendu, rien elles nous ont directement sauté dessus ces enragées, et moi j'avais la plus dangereuse en plus.
Un moment j'ai cru que j'allais finir avec la hache plantait entre mes deux yeux, mais de justesse je me suis poussé évitant ainsi de mourir dès le début du combat.

Une femme armée d'une telle arme, j'en avais jamais vu auparavant, en plus elle savait bien s'en servir la damoiselle, manque de bol c'est un peu lourd et du coup les gestes étaient plus lents.
Avec mon épée je l'ai rasé de près pas mal de fois, je crois même que je lui ai entaillé un coté du visage, la pauvre.

L'autre à coté, elle se battait comme une vrai furie, ne laissant aucun répit au chef, il était mal tombé lui aussi, c'était vraiment pas notre jour !

La donzelle qui se battait contre Askyn avait fini par avoir le dessus, j'avais vu la lame voltigé d'un coup et elle s'était mise à lui hurler dessus.
Pendant ce temps ma rivale a tenté de me trancher la pastèque en deux encore une fois, croyant que je l'avais pas vu venir peut être elle s'était jetée sur moi avec élan et de tout son poids.

Ah c'était bien joué j'avoue mais j'ai toujours été très réactif plus qu'elle ne s'y attendait apparemment, son tranchant m'avait quand même amoché l'épaule, ça y est j'étais touché.
Fallait absolument que je me bouge, pas rester là comme une épave, j'ai passais mon épée dans mon autre main, j'allais pas me laisser faire !!
Guiz


C'est l'heure ?


L'atmosphère était devenu pensante, le temps semblait s'être arrêté, aucun bruit ne se fit entendre quand elle fonça sur son adversaire. Celui ci esquiva de justesse son attaque, montrant rapidement à Guiz à quel point il pouvait être agile. La hache de Guiz pesait son poids et même si la jeune femme savait la manier pour couper du bois, elle ne l'avait que rarement utilisé comme arme, pour ne pas dire jamais.
Mais que ce soit en arme ou en outils, le principe restait le même finalement, fendre…

Les quelques fois où elle avait dut se battre, ça avait été qu'armée d'un bâton, elle n'avait jamais vraiment craint pour sa vie mais surtout elle avait toujours eu qu'elle même à défendre. Hors ce coup-ci, son regard ne se concentrait pas uniquement sur son adversaire, pour la première fois, elle avait vraiment peur lors d'un combat, peur que son amie ne soit blessée ou pire. Un regard vers Juju la rassura, l'autre était rapide et souple mais elle ne perdait pas la face, bien au contraire.

L'homme surprit Guiz en attaquant à son tour, après qu'ils soient restés quelques instants à se toiser, se demandant sans doute l'issu du combat. Elle ressentit la morsure de la lame sur sa joue quand le froid qu'elle venait de laisser fut remplacé par une sensation de chaleur, du sang coula de la coupure se répandant sur sa joue. Elle devait se reprendre sinon ce serait elle qui finirait blessée pour de bon.

Guiz esquiva de nombreuses attaques sautant de droite à gauche et de gauche à droite, essayant de trouver la faille dans la défense de son agresseur. Il était agile et trouvait rapidement une passe aux attaques de Guiz, la sueur perlait sur son front, sa respiration s'accélérait... L'adrénaline montait au fur et mesure de l'intensité du combat. Les muscles bandés, l'œil fixé sur l'homme, Guiz donnait tout ce qu'elle avait face à lui, avec un peu de chance elle finirait par prendre le dessus. Il était plus fort et bien entrainé, elle était fatiguée par la route et avait perdu bien du muscle ces derniers temps, mais elle restait une opposante de taille, maniant son arme avec force et volonté.

Quelques dixièmes de secondes, l'homme tourna le regard en direction des deux autres, Guiz profita de cet instant pour lui foncer dessus de toutes ses forces, visant son crane espérant mettre un terme rapide à l'échauffourée, mais celui ci était vif et échappa au plus dangereux du coup qu'elle lui portait et n'eut droit qu'à une belle coupure sur l'épaule, le sang perla presque aussitôt. Puis poussée par son élan, déviée dans sa course, la hache de Guiz alla se planter dans un tronc qui gisait là sur le bord du chemin.

Disparais ou je te tranche la gorge !!

Entendant les mots de Juju, elle lui jeta un coup d'œil rapide et vit qu'elle tenait son adversaire au bout de sa lame. Ses craintes s'apaisèrent, puis elle se rendit compte de sa situation à elle, face à ce brigand, son arme coincé dans un tronc, elle se sentait bien impuissante. Chacun de deux groupes tenait la vie d'un des membres de l'autre en ses mains.

Guiz essaya de sortir la lame du bois quand un violent coup dans les côtes l'envoya au sol le souffle coupé. Il était au dessus d'elle, la lame à la main, Guiz ne se sentait à ce moment là, guère mieux qu'un lapin sur le point d'être égorgé, son bourreau lui faisait face, elle essaya de masquer la peur qu'elle ressentait par un regard de défit. Puis elle tourna le regard vers Juju, sachant que dans ses yeux son amie verrait la détresse qu'elle ressentait.
Ca ne pouvait pas se finir comme ça… pas là… pas déjà…

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--Askyn





Alors là pour le coup, je leur en ai trop laissé du temps, avant qu'on ne réagisse la première attaquait déjà Wallace, un p'tit doute m'envahit, et si elles savaient vraiment se battre... La bataille avait commencé très rapidement, trop peut être. L'effet de surprise loupé... Il a fini par se retourner contre nous, tu parles deux femmes, armées certes, mais quand même, deux femmes... et voilà qu'on en prenait plein les dents.

Nos épées s'entrechoquant font monter dans la nuit un bruit de guerre, accompagné de râle et autres grognements. Elle est rapide et efficace, pour le moment je ne peux que me défendre, elle ne me laisse pas de répit, il faut que je trouve un moyen pour renverser la situation, je ne vais pas me faire battre par une femme non plus, c'est que j'ai un honneur à garder moi. Elle recule, j'en profite et reprends mes attaques, je ne sais pas où elle a apprit à manier l'épée celle là, mais son maître d'arme devait être bon. Je n'arrive pas à la toucher, pas un de mes coups ne passe sa lame.

Son regard m'en dit long sur sa détermination, elles luttent pour leur vie et ne sont pas prêtes à la lâcher. Elle arrive à reprendre le dessus, me forçant à reculer un peu. Une nouvelle fois, elle me fait une botte que j'ai du mal à parer, je sens que ma prise sur la garde de mon épée est de moins en moins bonne. La moiteur de ma main ne m'aide pas du tout.

J'essaie de reprendre mon épée correctement quand une autre botte plus rapide que les autres fait voler ma lame. Là, je suis mal, mais alors vraiment... Je jette un coup d'œil à Wallace, il a réussit à désarmer l'autre, un partout... Je regarde autour de moi, rien pas même une petite branche pouvant me servir, j'en vois une mais trop loin, ma gorge risque de rencontrer sa lame avant que je n'ai put l'atteindre.

Disparais ou je te tranche la gorge !!

Serait-ce l'occasion ? Peut être... Je commence à reculer doucement, cherchant à m'approcher de la branche, elle va le voir sans aucun doute, mais je n'ai pas vraiment le choix ou alors fuir... Sa lame est toujours pointée vers ma gorge. Je regarde en direction de Wallace, il l'a blessée l'autre ou quoi ? Du sang s'écoule de sa joue... Elle a plus l'air bien vif du coup, est elle morte ?

Je regarde mon adversaire, ça a pas l'air de lui plaire du tout, on va y laisser notre peau avec ces deux là... Je regarde Wallace, va falloir se tirer de là et en vitesse. J'ai bien envie de le laisser là lui, ça évitera qu'il dise que j'ai fuit, ou pire encore qu'une femme m'a battu... Je l'appelle et recule, encore et encore, quand la pointe de l'épée est assez loin de moi, je me retourne et part en courant dans la forêt. Je ne sais pas ce que fait Wallace et pour être honnête ça m'est un peu égal. Tout ce que je veux là, c'est sortir de cette forêt en vie, pour le reste on verra plus tard.
.juju.


Les lâches!!



La bataille s'était achevée des deux cotés, l'un était pris en grippe, une épée pointée à hauteur de sa gorge, qui au moindre faux pas, accomplirait son œuvre, du coté de Guiz la situation était bien plus grave.
Au bâton s'était une adversaire hors pair, elle n'aurait pas voulu se retrouver face à elle en ces temps là hélas avec son nouvel armement elle n'avait jamais eu l'occasion de vraiment s'entrainer en simulation de combat.

Tenant son adversaire, elle s'autorisa un regard vers son amie.
Cette maudite hache s'était plantée dans le tronc d'un arbre, le poids du métal avait eu raison de ses forces, l'entrainant avec elle dans la fin de sa course, Guiz tentait tant bien que mal de l'en sortir quand …

Son détracteur, ce vil scélérat venait de saisir l'opportunité de la mettre à terre en lui portant un coup de pieds sur le flanc alors qu'elle tachait de reprendre possession de son arme.

D'horreur, d'effroi, Juju eut un sursaut en grinçant des dents, son amie venait d'être mise à mal.
Son souffle s'accéléra, son cœur s'emballa en constatant l'ampleur de la gravité, fallait agir immédiatement, le pire était à craindre avec ce genre de malfrat, une vague d'angoisse la submergea en croisant le regard de son amie dépitée d'être dans une telle posture.

Elle resserra sa poigne, fixant de ses yeux pleins de rage le brigand impuissant, qui sans nul doute avait profité des circonstances pour gagner quelques pas de distance supplémentaire.
Se détournant d'elle, il bafouilla quelques mots, « son prénom ? », s'adressant à son complice et se résignant, il prit la fuite en disparaissant à travers les bois.
L'autre homme menaçait toujours Guiz du bout de sa lame... et d'une fureur incontrôlée elle lui balança le fond de sa pensée.



Lâches !!Vous n'êtes que des lâches!!
On voit tout votre courage en vous attaquant à nous, des femmes, soyez sur que l'histoire sera comté à travers tout le Royaume et vous n'aurez d'autre solution que de vous cacher pour éviter la honte de votre réputation.
Par tout les Saints je jure que je vous tue si vous ne cessez pas de pointer votre lame vers mon amie!!!!



Juju n'avait jamais été autant envahie par la colère, son amie était blessée, du sang perlait sur l'une de ses joues et maintenant elle risquait sa vie...

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