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Procès de Messire Aioren

geulederat
Merci Messire Juge .

J'attire votre attention sur le fait que l'Avocat Garwael dit n'importe quoi .

Il demande que je chausse des bésicles , au prétexte de "mieux apprécier la date de publication de certains documents. Il pourrait ainsi voir que la dernière publication a, en fait, eu lieu le 6 décembre 1457 à 22 heures 30’ dans le dossier général tenu par Aioren".

S'il s'était donné la peine d'écouter , il aurait entendu que j'ai dit:
"Messire Aioren a été révoqué le 10, or le document ci-joint ne mentionne des embauches que jusqu'au 6 . Or des embauches ont eu lieu entre le 6 et le 10 ."

Sa défense est donc du vent .

D'ailleurs, elle confirme en tout point ce que j'ai dit, et renforce ainsi par son témoignage , le dossier de l'accusation .

Et une sanction devrait être prise contre lui pour diffamation .

Merci Messire Juge .

_________________
GdR
Seigneur de Crosmières
Bâtonnier de Bourgogne
Connétable de Bourgogne
Avocat du Dragon
Umondel
Le Juge notait, écrivait... il en était à son douzième parchemin, et son encrier était presque vide...

Un procès en diffamation ?
Hum... pfff... c'est d'un triste... des excuses publiques... d'un banal...

Réglez donc cela en lice, ou en duel au fléau ou à la masse, un jet de légumes avariés, ou un fessage énergique cul-nul !


soupirs

Enfin soit. Merci, Monsieur le Bâtonnier.

_________________
Juge de Bourgogne
Vice-Chambellan
garwael
Garwael leva la main, espérant que le juge le verrait ! Il voulait faire une très très courte déclaration concernant le problème soulevé par Messire Guelderat

Citation:
[hrp] Edition pour retirer ce que je pense car personne n'est en position jusqu'à preuve du contraire de lire dans mes pensées [/hrp]

_________________
Garwael du Maistre-Moulin
Avocat au Barreau de Bourgogne
Ex Ambassadeur de Bourgogne en Maine
Ex Maire de Tonnerre (3 mandats)
Umondel
Nous vous écoutons, Maître !

_________________
Juge de Bourgogne
Vice-Chambellan
garwael
Garwael se leva, serrant toujours son éternelle pipe.

Merci Messire Umondel.

Je voulais seulement faire remarquer à la cour que la déclaration exacte et complète de Messire Gueulderat était, je cite de mémoire « Messire Aioren a été révoqué le 10, or le document ci-joint ne mentionne des embauches que jusqu'au 6 . Or des embauches ont eu lieu entre le 6 et le 10 . », ce qui correspond à ce que Messire gueulderat affirme et auquel je souscrit.

Il continue toutefois son témoignage en affirmant « Et cet affichage, au lieu d'être tenu au jour le jour, a été affiché justement le 10, comme nos greffiers l'ont mentionné dans le bureau du Bailli . »

Cette affirmation est déjà en temps normal difficilement compréhensible pour qui n’est pas au courant des arcanes de l’administration bourguignonne. … Et même de ce qui les connaissent. De qui parle Messire Gueulderat ? Qui a affiché les embauches ? Tourné de cette manière, cette phrase laisse sous entendre que rien n’a été fait par Messire Aioren depuis son arrivé au poste de Bailli jusqu’au 10 décembre, chose fausse nous l’avons vu.

Enfin, la dernière partie de son affirmation « Ce qui laisse présumer qu'en l'absence de révocation, ce suivi n'aurait pas été affiché .» est tout simplement un « procès d’intention à l’encontre de Messire Aioren. Ne croyez-vous pas que question procès, messire Aioren encombre déjà suffisament les couloirs de la justice bourguignonne pour que nous évitions de lui en dresser des virtuels de surcroit ?

Ceci dit, je n’ai rien contre Messire Gueulderat et suis assez surpris de voir sa réaction. Peut-être la fatigue dû à son surcroit de travail entrainé par le cumul des charges sur ses épaules. Heureusement que la trêve de Noël approche à grand pas !

Merci de votre attention


Garwael se rassit sagement à sa place, attendant la suite du procès

_________________
Garwael du Maistre-Moulin
Avocat au Barreau de Bourgogne
Ex Ambassadeur de Bourgogne en Maine
Ex Maire de Tonnerre (3 mandats)
Umondel
Bien.
Nous allons peut-être en rester là sur ce point, si vous le voulez bien.

Messire Duc, Mon Seigneur de Sermages...
Nous vous écoutons !

_________________
Juge de Bourgogne
Vice-Chambellan
geulederat
GdR secoua la tête , désolé pour Garwael qui s'empêtrait....

Il voulut reprendre la parole mais déjà le Juge passait à autre chose.

GdR hocha la tête : il fallait avancer.....

_________________
GdR
Seigneur de Crosmières
Bâtonnier de Bourgogne
Connétable de Bourgogne
Avocat du Dragon
Olivier1er
Le procureur s’avancait songeur par rapport à tout ce qu’il avait entendu. Il était resté silencieux malgrès les enormités entendues.

Messire Juge,

Votre Grace,

Mes Dames, Messires,

Je suis affligé.

Affligé devant autant de mauvaise foi.


Car enfin, nous n’avons entendu dans ce tribunal – déplacé pour l’occasion car je vous rappel que messire Aioren a fui hors de Bourgogne ! – de longue jérémiades sur "c’est eux les mechants, moi je ne suis que l’oppressé, celui que l’on vilipende …"
Or, quels sont les faits ?


Messire Aioren agresse verbalement et insulte de manière constante et quasi permanente certain de ses collègues. Les Témoignages de Dame Sorane et de Dame Keltica sont édifiant sur le sujet.

Messire Aioren use de tous les moyens et pouvoirs qui lui sont confié pour pour tenter de rabaisser ses memes Dames… Les mandats aux motifs insultants en sont un exemple. Un exemple de detournement de pouvoir qui lui est confié dans un but de vengeance Personnelle.

C’est inadmissible.

Il en va de meme sur l’action de haute trahison qui l’a mener ici.

Il a deliberement tenter de nuire à ses collegues Conseillers Ducaux en distribuant l’argent public, sous pretexte que par lui ils seraient mieux utiliser.

Mais ne soyons pas naïfs. Le calendrier de Messire Aioren est bien calculé. Son action se deroule à la veille de l’ouverture de la campagne électorale. Sa sortie en catimini du Conseil se fait en pleine nuit et zou…hors de Bourgogne le Matou.

Les faits parlent d’eux meme, Messire Aioren n’a jamais travaillé en harmonie avec Les conseillers Ducaux. Il s’est toujours comporté comme un perpetuel Candidat au poste de Duc. Il a toujours nuit à l’ambiance de travail en critiquant de manière non constructive les actions des uns et des autres sans veritablement apporter une quelconque aide constructive.

Pire – c’est meme le sommet de sa trahison – il agit pour nuire au travail du Conseil Ducal, pour gener son action, pour nuire finalement aux Bourguignons et sans se soucier des consequences.

Son acte est politique uniquement, les meilleures preuves sont ses interventions dans ce tribunal. Il avoue lui-même n’agir que dans un but electoral et politique. Souvenez vous de son intervention sur la « famille »

Or, je vais reprendre les mots de Messire Garwael « Oui enfin, l’acte de Messire Aioren porte enfin un dernier préjudice à la Bourgogne. Montrer que ceux qui nous dirigent, plutôt que de penser au bien de la Bourgogne et des Bourguignons, préfèrent s’acharner sur un homme et ses partisans plutôt que de reconnaître qu’une partie ou la totalité de son travail est digne d’éloge et que des pans éventuellement de son programme peuvent être appliqué à la Bourgogne. » Cela s'applique completement à MEssire Aioren, mais comme le coupable et non la victime. Ce n'est pas son travail dans cette mandature qui est digne déloge, mais plutot celle de ses collegues.

Nous sommes en presence d’une tentative de politisation de ce proces alors que nous sommes ici pour juger des actes qui sont contraire au codex. Contraire à ce pourquoi il a été élu.

Je rappelerai
Citation:
l’article Art. 213-1 – De la gestion des clivages politiques
Les conseillers ont été élus pour assurer la bonne gestion du duché de bourgogne.
Etant donné que les conseillers sont en général issus de différentes listes électorales, il est souhaitable que les querelles de partis soient mises au second plan afin de privilégier les débats d’idées sur les différents projets ou problèmes dont le conseil sera amené à traiter.


Or tres clairement – et il s’en vante – son action n’a que pour but de montrer que seul le Parti RPB est apte à diriger le Duché. Or se parti qu’il a fondé s’est empresser de condamner son action et de l’exclure de son propre parti.
Il a été jugé par ses pairs pour un acte que tous consideraient comme une trahison à la Bourgogne et a leurs idéaux.

Les membres de ce parti n’hesitent pas à politiser toutes leurs actions. Messire Garwael qui fait parti de RPB a meme politiser sa defense.

Politisation qui n’a pas raison d’etre puisque les actes odieux de messire Aioren n’ont pour seul motivation que la satisfaction de tenter de montrer qu’il est le seul a avoir raison.

Le procureur se tourne vers l’accusé.

Se servir soit meme, n’est pas servir la Bourgogne et le peuple que vous dites temps aimer.

La chaos que vous avez tenté de semer en Bourgogne est de la haute trahison !


Olivier1er se tourne vers le juge


Le pire a été éviter par l’action de tous les conseillers Ducaux qui ont immédiatement reagit et par la reaction des Maires et de la Haute Noblesse Bourguignonne. Tous ensemble, ils ont opposé un dementi flagrant aux accusations d’incompétences par messire Aioren.

Il a voulu faire un acte de haute trahison pour des raisons politique.

Votre honneur, je demande une sanction politique.

Que Messire Aioren ne puisse participer aux 2 prochaines élections.

Je demande que Messire Aioren soit condamné à 3 mois d’exil de Bourgogne pour Haute Trahison.

Je vous remercie
Umondel
Merci Monsieur le Procureur.

Messire Aioren, vous avez 4h pour vous exprimer une dernière fois
(IRL jusque dimanche minuit).

Duc Vaxilart, ne tardez point trop, je vous prie.

_________________
Juge de Bourgogne
Vice-Chambellan
Vaxilart
Le Duc se leva, sourire en coin. Il alla vers messire Garwael, lui tapota l’épaule affectueusement.

-Ah! Messire Garwael! Toujours à englober tout ce que votre marotte vous refile dans l’assiette…

Après ces quelques mots arrogants, il s’avança au devant de la salle. Il salua bien bas l’assistance et se retourna vers le juge.

Monsieur le Juge,
Messieurs, Mesdames, vous qui observez, qui vous marrez, vous qui aimez la vie plus que l’argent,
Monsieur le Procureur - faites gaffe!

À l’instar de messire Garwael, moi j’ai une question, une vraie pour vous! Pourquoi diable messire Aioren peinture toujours ses poubelles de couleurs bleu-blanche-rouge? Eh bien, c’est évident, c’est qu’il espère vous faire croire qu’il vous emmène au restaurant alors qu’il vous refile ses ordures! L’argent n’a pas d’odeur..? Où je veux en venir monsieur le Juge, c’est au fait que chaque vérité abrite son contraire et que chaque mensonge a son commanditaire.

Alors de grâce, ouvrez vos paupière, car ce n’est là que poudre aux yeux!


Soudain, le Duc se détourna du Juge et se dirigea vers messire Aioren, un peu plus et il lui aurait tendu la main.

En passant, messire Aioren! Félicitation, vous les avez presque tout eu… Presque!

Nous sommes plusieurs à avoir fréquenté cette larve plus souvent qu’à notre tour en divers endroits… Et jamais, au grand JAMAIS, je n’ai vu Aioren d’aussi bonne forme! Ah, tout un orateur que j’entends depuis la salle. Détrompez-vous messieurs, dames! Messire Aioren n’est pas passé de l’état de chenille incapable d’enchainer deux mots à celui de papillon en l’instant d’une nuit, en l’instant d’un crime.

Seulement, alors qu’il prétend défendre le peuple, il s’acoquine et use, sans s’en formaliser, des mots du savant avocat et pilleur de Dijon : Bazin! Avez-vous déjà vu messire Aioren faire des figures de style? Jamais. Avez-vous déjà vu messire Aioren user de jolis mots pour enticher de jolis sentiments ses plaidoiries? JAMAIS! Diable, avez-vous déjà vu messire Aioren faire dans l’italique? Pouah! Ridicule, jamais! Je le déclare devant vous tous, cette larve n’est même pas capable d’assumer ses mots et ses actes, pour ce faire il doit user ceux d’un autre! (Qui plus est, comparez toutes ses réponses avec la 3e, et vous verrez immédiatement la différence de style qui saute aux yeux) Aioren sait faire dans le jeu de mot ridicule, ça oui. Sorane devient Socisse, Erikdejosselinière devient l’affreux Jojo. Niveau stylistique, c’est faible, très faible. Pouvez-vous croire un seul instant que la plaidoirie qu’il déballe est de lui? Impossible! Qui plus est, le style de Bazin est connu, trop connu! J’ai étudié maintes de ses plaidoiries (en bourgogne, en appel, ailleurs – j’avoue avoir une certaine admiration pour le verbe de l’homme), d’autres l’ont fait également, et certains m’ont fait la remarque à demi-mot : « Ciel, un nouveau Bazin? », « On jurerait Bazin ». Eh bien NON! On ne dirait pas du Bazin car s’en est purement et simplement, ce style unique et irrévérencieux est unique et ne trompe pas, ce style n’est nul autre que celui de l’illustre pilleur de Dijon : Bazin.

Alors, je vous le demande : Est-ce là la manière selon laquelle un « défenseur du peuple » doit se comporter? Est-ce normal pour un chef de parti politique de s’allier au pire ennemi de la Bourgogne? Non, non et non! Aioren montre une fois de plus son dégout de la Bourgogne et de son peuple, son absence totale de sentiment vis-à-vis ses suivants – pour sûr, il se fou des Dijonnais là! Messire Aioren vous êtes fade, de mauvais goût – non carrément mauvais. Vous aimez faire la morale, et pourtant vous en êtes dénudés.


Alors, il se retourna vers la salle d’un geste englobant, mais visant surtout deux membres du RPB.

Désolé messire Garwael, messire Cuche (que je vois là bas dans la salle), peut-être pensiez-vous êtes insensible à son charme. Mais ce n’est pas sa femme qu’il enfile par derrière, C’EST VOUS! (et là, après vous avoir bien chauffé, il tente de s’insérer au creux des miches chaudes du peuple – BEURK!)

Le Duc s’approcha de quelques « spectateurs » et leur fit de gros yeux, hochant la tête en guise de oui.

Pardonnez mon manque de condescendance… Mais, si des gens ont acceptés de voter RPB, de faire parti de cette liste alors que messire Aioren la présidait, c’est qu’ils ont été niais ou aveugle, car ils n’ont jamais été en mesure de voir les actes réels derrière les paroles futiles de l’homme. Pour moi, il ne fait aucun doute qu’Aioren n’est pas français, sinon il utilise un tout autre dictionnaire! Il parlait et il parle lors des élections, encore et encore, mais une fois au conseil, qu’est-ce que c’était? Un trio pas bien reluisant – au choix : Rien. Faire chier. Tenter de s’abroger des droits discrétionnaire! –Discours populiste celui d’Aioren? J’en conviens, mais alors seulement le discours (Désolé à ceux qui ont cru en lui, mais c’est bien là les trois seules actions auxquelles pouvait s’adonner cet idiot – On le répète souvent, mais on ne nous croit pas… Las! Les masques tombent tôt ou tard)

Vaxilart se prit la tête à deux mains – ARG!

Je ne sais s’il est nécessaire d’y revenir… Franchement je n’en ai pas envie, alors permettez moi d’abréger, de faire court et simple – et tant pis si m’sieur Aioren me revient en me disant, tatillonnant :« ce n’est tout à fait cela, j’avais utilisé le subjonctif et non l’indicatif participe passé présent… » Et pis bla-bla-bla! Mais comme la mémoire est une faculté qui oublie… Rappelons-nous alors, lorsque AIR prit illégalement le château, une armée avait été constitué pour reprendre le pouvoir, l’affaire était presque terminé, le pillage serait évité, la chute de la Bourgogne aussi. Eh bien, ce jour là, la veille du jour J, le sieur Aioren, encore, réclama divers avantages, autrement il menaçait les autres de quitter l’armée et de mettre en péril la Bourgogne… Eh bin, qu’a-t-il fait ce jour là? Vous devinez, je le sens : devant le refus du régent (les réclamations étaient de toute manière ridicules), sans penser une seule seconde à la Bourgogne et à ses habitants, il quitta l’armée, compromettant gravement la sécurité de la Bourgogne… Un autre, lors de mon deuxième mandat, alors que messire se dit toujours « défenseur du peuple et de l’égalité », il vint me voir, par MéSaNge bien entendu (il n’est pas fou, il ne faut pas laisser de trace – petit coquin), et réclama sur le champ que j’use de mon pouvoir judiciaire discrétionnaire de Duc afin de le relaxer (un procès pour insulte, pas très surprenant). Si je n’acceptais pas, il me jurait (« menaçait » serait plus exact) foutre le bordel partout où il passerait (qui plus est, il était alors CaC, et remarquez, usait ce poste à des fins purement personnelles et inégales)… Est-ce normal qu’un protecteur de l’égalité et du peuple demande un passe droit personnel, bafouant tous les principes du droit? Laissez-moi rire! Ensuite, ensuite, il y a les mensonges qu’il sortait à chaque élection afin de tromper les listes et tenter de se faire élire Duc… Et cela, ce n’est rien à côté des insultes, des blocages de projets par pure malice, et etc, etc (Sautons, sautons, je vous en prie – je ne pourrai jamais, malgré tous mes efforts, vous faire vivre tout ce qu’il fit endurer en près d’un an complet au conseil à tous les officiels du duché).

Ainsi, laissez-moi rebondir sur un commentaire qu’Aioren répéta à de nombreuses reprises lors de sa plaidoirie : « on veut me faire passer pour un monstre, bouhouhou, je suis triste ». Eh bien, laissez-moi parler sans voile : vous êtes effectivement un monstre.


À cette accusation, Vaxilart pointa d’un doigt accusateur l’accusé. Attention messieurs, dames, regardez toujours derrière vous, l’Aioren pourrait y être à comploter votre chute!

Je ne vois aucun autre terme pouvant mieux vous désigner, et je vous remercie de m’avoir enfin permit d’atteindre l’apogée des qualificatifs pouvant vous être remis! Sincèrement!

Qui plus est, lorsque j’entends messire Garwael, s’évertuer pour défendre le preux chevalier ayant « préservé » sa virginité : « Oui enfin, l’acte de Messire Aioren porte enfin un dernier préjudice à la Bourgogne. Montrer que ceux qui nous dirigent, plutôt que de penser au bien de la Bourgogne et des Bourguignons, préfèrent s’acharner sur un homme et ses partisans plutôt que de reconnaître qu’une partie ou la totalité de son travail est digne d’éloge et que des pans éventuellement de son programme peuvent être appliqué à la Bourgogne », je vois jusqu’où la manipulation habile de l’homme atteint les cœurs de ses plus proches comparses. Car, ce n’est certainement pas par plaisir de s’acharner sur messire Aioren que la cour se réunit aujourd’hui non, non. Mais bien afin d’éliminer une bonne fois pour toute l’homme le plus nuisible de Bourgogne!

Vous me dites messire Garwael que le travail d’Aioren est digne d’éloge? Foutaise! Cet homme n’a jamais travaillé pour la Bourgogne. –Oh, je l’entends déjà oui : « En tant que CaC, j’ai su tatati, tatata », ce sera probablement vrai (m’enfin, les faits seront vrai, il n’est pas con, mais l’interprétation sera à revoir). Mais jamais, au grand jamais, Aioren, vous n’aurez fait cela pour la Bourgogne. Vous l’aurez fait pour vous, et uniquement pour votre propre gloire – espérant jalousement pouvoir enfin racoler un titre de noblesse à votre horrible patronyme – ce au diable le peuple et au diable la Bourgogne.

Mais, mais, laissez moi prévoir le coup… Messire Aioren réussit-il à ramener l’économie à une stabilité? Évidemment, l’on serait porté à dire oui. Mais, ce serait faux, et je vais expliquer pourquoi… Voyez-vous, messire Aioren a seulement eu la chance d’être CaC sous mon mandat de Duc. Sa liste avait fait un score (très bas comme à leur habitude) avec un total de 2 conseillers (peut-être trois en théorie, mais en pratique l’un n’a jamais pointé le bout de son nez au conseil…). Avec cela, il faut savoir que messire Aioren ne fait pas de commerce (donc, les profits ne viennent pas de là). Alors, cet homme est-il capable de faire apparaître des écus s’il ne fait aucun profit par le commerce? Bien sûr que non. Seulement, il eut la chance de tomber sur ma mandature, très ouverte à la mise en place de réels impôts réguliers, ce qui permit la mise en place, enfin!, d’impôts raisonnables pouvant permettre au conseil de tenir la route avec ses dépenses quotidiennes (car on aura beau dire ce que l’on voudra, le conseil a beaucoup plus de dépense que de rentrée d’argent). Ainsi, de la magie? Du talent? Non rien de cela, mais bien des impôts et surtout l’envie de réforme à divers niveau du conseil et du Duc de l’époque! Et là, je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir, mais quand j‘entends messire Aioren vociférer au début de son procès que les impôts asservissent le peuple, le vole, etc…


Le Duc haussa les épaules devant l’assemblée.

Eh bien, ces impôts, ils ont été mis en place par nul autre que messire Aioren! Qui plus est, ils n’ont pas augmentés d’un iota depuis! Alors, est-il un menteur? Assurément, mais ça on le savait déjà…

Menteur et sans morale. Voilà ce qu’est cet homme devant vous. Homme qui n’a même pas assez de respect pour la Bourgogne qu’il s’entiche du pilleur Bazin, incapable de se défendre seul.

Vous me dégoutez.


Alors, le Duc se retourna vers la juge.

- Pardonnez-moi monsieur le Juge. Cette raclure m’indispose à un point que j’en ai du mal à garder mon sang froid… Mais, mais, nous ne sommes pas ici pour des discuter de cela, en effet.

Ainsi, laissez moi me reprendre et vous dire pourquoi messire Aioren est coupable.

Tout d’abord, tout d’abord! Rappelons l’acte d’accusation, qui est malmenée et déformée depuis le début de ce procès… (Bon, je dois malgré tout avouer que le procureur fut assez léger dans le choix de certains termes! –Cela facilita la tâche de la défense à détourner l’attention. Mais, l’acte d’accusation était on ne peut plus clair.)

Ainsi, messire Aioren, pour rappel, vous êtes accusé de Haute-Trahison.


« Art 421-3 – De la haute trahison
Il s'agit de tout acte commis par une personne physique ou morale assermentée au Duché de Bourgogne et qui porte préjudice au duché et/ou à ses institutions.
La haute trahison est punissable de dix jours d'emprisonnement et d'une amende de 1000 écus, la peine de mort pouvant être prononcée. »

Si nous y allons point par point – c’est très pédagogique!

Le Duc se retourna vers la salle, et releva son index vif, il commençait.

Première condition : être une personne physique ou morale. Vous avez beau être un monstre, cela ne vous dénature pas pour autant : première condition remplie!

Deuxième condition : assermentée au duché de Bourgogne. L’assermentation se définit par cet article :

« Art. 212-2 – De l'assermentation
Est assermentée au Duché de Bourgogne toute personne (on a déjà répondu à ça, Aioren est une personne) ayant été nommée ou élue (il a été élu : OK) à une fonction dans le cadre des institutions bourguignonnes. (Le conseil ducal est une institution bourguignonne, il fut élu dans ce cadre, donc : OK)
Le témoignage des personnes assermentées a force de preuve devant la cour de justice bourguignonne. »

Verdict : Vous étiez assermenté!

Troisième condition : commettre un acte portant préjudice au duché et à ses institution.

Bon, alors, vous avez vidé la trésorerie du duché en la confiant à diverses personnes. Là, la question est de savoir, est-ce que cet acte porte préjudice au duché ou à ses institutions? Et là, je vous passe un raisonnement enfantin, mais cela est évident - Oui. Et ce, même si grâce à la réactivité de dame Sorane les mandats purent être récupérés rapidement et limiter les dégâts. Maintenant, de manière plus légale, ces mandats étaient-ils préjudiciable? Et là, ils l’étaient assurément, puisqu’ils étaient même illégaux en vertu de cet article :


« Art. 316-4 - Des mandats publics
Les mandats établis par le duché ou les mairies ne peuvent l'être que dans le cadre d'une mission particulière d'intérêt public et général. »

Bon, je dis cela évidemment puisque la défense selon laquelle Aioren souhaitait protéger l’argent d’une mauvaise gestion est un vulgaire mensonge – mais ça, personne n’en a douté!

D’ailleurs, monsieur le Juge. Avez-vous déjà essayé de calculé l’ensemble des pertes que messire Aioren attribue à chaque CaC? En sachant, que la perte de 50 000 écus depuis août est la somme la plus basse qu’il nous donne depuis son arrivée en politique bourguignonne, je puis vous jurer que si l’on en croit ses paroles, le Duché n’a plus une tune en caisse et accumule un énorme déficit. Mais, rien de cela n’est vrai, assurément, car vous le remarquez tout comme nous lorsque nous voyons les bilans financiers affichés, il y a encore de l’argent en banque, et même beaucoup d’argent! Ainsi, messire Aioren ne mettait pas l’argent en sécurité, puisqu’elle ne risquait rien. Non, il a tenté de nuire au Duché, espérant par cette nouvelle bavure ne rien risquer sur le plan judiciaire.

Est-ce pour autant qu’il est innocent? Non.

Ainsi, comme nous l’avons prouvé point par point, messire Aioren est bien coupable de Haute-Trahison au sens de la loi. Mais ses actes n’en sont que plus grave, et ne serait-ce que pour le bien de l’humanité (sa simple vu est une insulte envers la création du seigneur), je vous conseillerais de prononcer la peine de mort!

Puis, avant de clore sa longue, très longue, plaidoirie, le Duc se retourna vers Aioren.

-Joyeux Noël! Sans en douter, c’est un charbon qui vous attend au retour. (Surtout si vous n’avez même pas le courage d’écrire vous-mêmes vos lettres à Saint-Nicolas…)
Umondel
Bien.

Merci votre Grâce.

Messire Aioren, nous vous écoutons.
(pour dimanche minuit)

_________________
Juge de Bourgogne
Vice-Chambellan
Aioren
Monsieur le juge,

Dans un procès digne de ce nom, un procès respectueux des usages et de la morale aristotélicienne, le procureur s'élance dans un ultime réquisitoire. Ensuite, vient le temps des dernières paroles laissées à l'accusé pour clore les débats.

Monsieur le juge, il n'est pas acceptable qu'un témoin s'intercale entre le dernier réquisitoire et le temps de parole qui me sera accordé pour achever les débats. S'il voulait parler, cela aurait dû être fait avant le dernier réquisitoire du procureur.


En conséquence,
- étant donné que vous ne souhaitez pas voir ce procès invalidé à la première occasion pour un vice de forme,
- étant donné que cet homme est visiblement mentalement dérangé, car il me confond avec un dénommé Bazin, ce qui est totalement faux car je m'appelle Aïoren d'Azimaïon,
- étant donné que cet homme est vraisemblablement mentalement limité, car il n'a visiblement rien compris aux débats en cours,
- étant donné que cet homme est un pervers, doublé d'une impuissance sexuelle trahit par son discours et ses allusions aussi bestiales que phalliques,
- étant donné que son discours est aussi incohérent dans le fond que dans la forme, ce qui n'est pas étonnant car l'homme apparait souvent alcoolisé et aviné,

Je vous demande humblement, monsieur le juge, de déclarer les propos tenus par Vaxilart comme étant nulles et non avenues, impliquant de fait, pour le dire simplement, qu'il raconte des conneries de A à Z. Et s'il s'avisait de reprendre la parole, à mon sens vous devriez entamer une procédure pour troubles à l'ordre public.

Considérons donc cette bouffonerie signée Vaxilart comme une interlude grotesque, une farce empreinte d'absurdité, entre le brillant réquisitoire du procureur et ma dernière plaidoirie que je vous livrerai d'ici une heure (hrp : un jour). Une plaidoirie qui vous fera vibrer, à n'en point douter, et finira de vous convaincre dans le jugement que vous vous êtes forgé au cours de ce procès, monsieur le juge.
Umondel
Messire Aioren, je vous donne acte de l'article 532-1 et vous annonce donc que la Cour ne tiendra pas compte de toute intervention postérieure à celle de Monsieur le Procureur, en ce compris votre réplique à sa Grâce Vaxilart, dans ce cas.

Nous attendons votre dernière plaidoirie dans l'heure
(IRL 24h).

_________________
Juge de Bourgogne
Vice-Chambellan
Vaxilart
Le Duc haussa les épaules et chuchota à son voisin.

-Bah, au moins je l'ai bouché cet idiot!
Aioren
Il est l'heure d'en finir avec ce procès. Aïoren se leva de son banc et s'avança lentement à travers la salle, en déclarant de façon calme et posée.

Monsieur le juge,
Mesdames et messires de l'assistance,

Lors de son premier réquisitoire, notre procureur m'a accusé de haute trahison pour, selon lui, des faits de pillage ayant perturbé l'équilibre du duché en causant par exemple l'arrêt des travaux sur le port et la fermeture des mines.

A présent, lors de son dernier réquisitoire, notre procureur m'accuse de haute trahison pour, selon lui, des faits de... de préjudices causés à mes anciens collègues du conseil ducal ?

Parviens, non sans une certaine difficulté, à contenir son amusement.

Car voyez-vous, monsieur le juge, c'est bien ce qui a été mis en évidence au cours des débats. Vous n'avez eu de cesse de rappeler aux intervenants de parler de l'essentiel : à savoir la raison qui conduisit à l'ouverture de ce procès.

Et qu'ont-ils fait ? Ils se sont absolument tous épanchés non pas sur les faits, mais sur ma personnalité. Certes, ils ont évoqué l'affaire des mandats. Mais dans quelles proportions ? La façon dont ce sujet fut traité est bien moins conséquente, paraissant presque anodine et futile, que les multiples efforts déployés pour me diaboliser ou bien me sanctifier.

Monsieur le juge, comme vous le savez :

Citation:
Art 421-3 – De la haute trahison
Il s'agit de tout acte commis par une personne physique ou morale assermentée au Duché de Bourgogne et qui porte préjudice au duché et/ou à ses institutions.
La haute trahison est punissable de dix jours d'emprisonnement et d'une amende de 1000 écus, la peine de mort pouvant être prononcée.


Tout au long de ce procès, nous avons également mis en évidence que les mandats réalisés n'ont porté absolument aucun préjudice au peuple de de Bourgogne. Cela ne fut d'ailleurs pas infirmé, mais plutôt confirmé par l'ensemble des témoins. L'interruption des travaux sur le port, la fermeture des mines, blablabla... Absolument tout ce qui m'a été mis sur le dos a été enlevé au cours des débats, au point que même le procureur en fut convaincu car il a retiré tout ceci de son ultime réquisitoire.

Alors que reste-il ? Il reste tout ce que l'on me reproche, à savoir d'être Aïoren d'Azimaïon. Voici le fait que l'on me reproche : être tel que le Très-Haut m'a créé. Je ne suis pas un saint, je ne suis pas un démon. Je suis un homme. Est-ce un crime que d'être humain ?

J'ai des amis et des ennemis. J'ai d'ailleurs bien plus d'ennemis que d'amis. Mes ennemis, plus nombreux, sont bien plus haut placés que mes amis. Voici quel est mon crime, comme je l'ai démontré, c'est de ne pas avoir suffisamment d'amis bien haut placés. Je suis un homme du peuple et je préfère de loin la compagnie des gens simples, des gens honnêtes et francs ; en témoigne mon franc-parlé si souvent mis en cause. Oui, voici mon crime, monsieur le juge, être un homme libre et simple qui ne pense qu'au bien être des gens comme lui ; les gens du peuple ; et non pas au bien être des nobles de la Famille du mouton mort.

L'on souhaite me voir condamné à ne pas présenter aux élections ? Mais je ne suis pas candidat aux élections.
L'on souhaite me voir condamné à l'exil ? Mais je ne suis plus en Bourgogne à l'heure actuelle.
Non, ce que l'on souhaite, c'est tout simplement me condamner pour le plaisir de me condamner.

Voici la raison pour laquelle, monsieur le juge, je plaide la relaxe pure et simple. Je n'ai à aucun moment porté préjudice au peuple, comme cela fut démontré au cours du procès. Je n'ai à aucun moment porté préjudice aux institutions de Bourgogne, car les conseillers ducaux ne sont pas les institutions de Bourgogne. Ce sont des hommes comme les autres, même si ornés de leurs parures, de leurs moutons morts et de leurs titres de noblesse, ils restent des hommes.
Les institutions sont éternelles, mes actes en tant que conseiller ducaux n'ont toujours servi que leur intérêt afin de servir le peuple. Vous avez d'ailleurs pu le constater par vous-même en consultant les archives ducales de l'ensemble courant de septembre 1456 à Décembre 1457. Des archives qui gagneraient beaucoup à être rendues publiques afin que le peuple puisse savoir ce qu'il se passe réellement au "duché de Bourgogne" qui n'a de "duché de Bourgogne" que le nom, tant il s'agit d'un cloaque puant où se regroupent des gens incompétents qui se méprisent sous le manteau et se font de larges sourires en public, tandis qu'ils s'arrosent mutuellement de récompenses, autrefois glorieuses, mais qui n'ont à ce jour plus aucune valeur.

Peuple de Bourgogne, l'heure du coup de pied dans la fourmilière approche à grands pas. Ils le savent. Ils en ont peur car ils connaissent leurs fautes et ils savent qu'ils en paieront le prix. C'est la raison pour laquelle ils demandent que je sois éloigné le plus possible d'eux.


Monsieur le juge,
Mesdames et messire de l'assistance,

Je vous remercie de votre attention


Reste debout en attendant le verdict.
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