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[RP]Recoller les morceaux...

Eloin
Avertie le matin mesme par une missive que son interlocutrice ne tarderait plus à franchir les murs de la cité parisienne, Eloin fict passer des ordres aux gardes surveillant l'entrée.

Ils avoient ordre de laisser passer la dame dont elle leur donna le nom, et s'attela pour sa part à la préparation du petit bureau qu'elle avoit réservé à cet effet pour leur entretien.

Doté d'une grande fenestre, la pièce estoit fort bien éclairée, et quelques candélabres prendraient le relais si l'entretient venoit à s'éterniser. La cheminée fut nettoyée et des buches amenées dans un panier d'osier en vue de réchauffer la pièce dès l'arrivée des premiers domestiques de l'Académie, le lendemain matin.

Pour sa part, la copiste veilla à ne point oublier son carnet qui luy servoit à noter toutes les indications données par les personnes encontrées lors des différentes visites qu'elle menoit pour le compte de son travail actuel, ainsi qu'un fusain de rechange, le sien devenant de plus en plus petit. Méticuleuse, Eloin vérouilla la porte du salon après avoir vérifié que tout estoit en ordre, puys quitta l'Académie pour s'en aller rejoindre l'Hostel Barbette.

Demain, elle serait présente à la première heure, pour accueillir sa visiteuse...

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Melian
Le voyage avait été très long, et fort éprouvant pour la jeune femme enceinte qui sortait à peine d'une guerre. Aussi, à son arrivée à Paris, la première chose que Melian fit fut de trouver un logis convenable et de prendre du repos. Une fois qu'elle eut repris des forces, elle se prépara avec l'aide de sa servante, et prit ensuite la direction de l'Académie Royale de France.

Arrivée, elle se présenta aux gardes en faction, qui lui indiquèrent la direction du bureau où elle était attendue. A pas lents, les mains sur son gros ventre rond de six mois de grossesse mais qui en paraissait plus, elle parcourait le couloir indiqué, heureuse d'être à Paris pour d'autres raisons que des funérailles cette fois, même si l'histoire qu'on lui demandait de conter était bien triste et douloureuse.

Elle aboutit finalement devant la porte indiquée, du moins à ce qu'elle espérait. mais pas trente-six façons d'en avoir le cœur net. Elle frappa alors, attendant une réponse.

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Eloin
La jeune femme estoit arrivée quelques instants auparavant dans le bureau, ayant dormi quelques heures de plus que ce qu'elle n'escomptoit. De faict, l'aube l'avoit éveillée presque en sursault, et elle s'estoit dès lors pressée de prendre son premier repas et de procéder à ses ablutions quotidiennes, acceptant pour une fois l'aide d'une meschine de l'hostel Barbette.

Par bonheur, le trafic n'estoit guère important en cet heure, aussi put-elle rejoindre assez rapidement l'Académie Royale, et c'est avec un soupir de soulagement qu'elle découvrit le bureau prévu pour l'entretien encore désert de tout occupant. Un page passé récemment avoit allumé un feu réconfortant vis à vis du froid mordant qui régnoit à l'extérieur de l'immense bastiment, et la copiste s'empressa d'ouvrir les volets de la grande fenestre à meneaux pour laisser entrer la lumière du jour.

A peine avoit-elle posé son fusain et son carnet sur la modeste table en chesne du bureau que quelques coups retentirent à l'huis.
Tout à ses préparatifs, la jeune femme n'avoit point remarqué la voiture qui s'estoit garée peu avant dans la grande cour de l'Académie, aussi releva-t-elle la teste avec un léger mouvement de surprise.

Et, quittant le siège sur lequel elle venoit à peine de s'asseoir, Eloin traversa la pièce en plusieurs grandes enjambées, et ouvrit la porte, se retrouvant face à celle qu'elle supposa estre sa visiteuse.
Se fendant d'une révérence, elle s'effaça pour laisser entrer la dame, non sans avoir jeté un regard attendri sur le ventre d'icelle.


Dame Melian, je suys fort heureuse de vous recevoir en ce jour. Venez, prenez place, je gages qu'un bon siège ne serait point pour vous déplaire...

Elle reprit place à son bureau lorsque la médicastre se fut installée, et désigna du regard un bout de la table.

Désirez-vous quelque rafraischissement, avant de débuter nostre entretien ? J'espère que vous avez faict bon voyage, maugré les temps peu favorables aux grandes escapades !
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Melian
Melian sourit et s'inclina devant la dame, incapable de faire une révérence digne de ce nom dans son état. Puis elle entra à l'invitation de la biographe.

Je suis tout aussi heureuse de pouvoir vous rencontrer, espérant pouvoir vous aider.

Elle eut un regard reconnaissant pour le siège si aimablement proposé.

Il est le bien venu en effet, merci beaucoup.

Elle prit donc place, et en profita pour remettre en place les pans de sa houppelande.


Je vous remercie, je n'ai besoin de rien de plus pour l'instant. Le voyage m'a permis de me changer les idées, loin du sang, des morts et des mensonges des hérétiques.


Puis, posant doucement ses mains blanches si fines sur son ventre arrondi.

Qu'avez-vous besoin que de vous conte afin de vous aider et que vous puissiez faire vostre travail ?

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Eloin
Eloin hocha la teste en oyant les mots de la dame, ses paroles éveillant en elle de douloureux souvenirs. Elle avoit participé à la guerre qui opposa le Royaume de France à la Bretagne, et se souvenoit des champs de bataille sur lesquels l'on venoit identifier les morts après la bataille.

Elle ne comprenoit toujours point ceste volonté qu'avoient certains hommes à toujours vouloir mener le combat, mesme pour des causes futiles ou perdues d'avance. Et c'estoit d'ailleurs pour cela qu'elle avoit abandonné la voie militaire, pour se consacrer à la politique. Mais cela aussi l'avoit déçue, par les magouilles et les haines que cela pouvoit susciter chez les gens les plus honnestes.

Alors, depuys quelques semaines, elle avoit repris ses premières amours : la diplomatie. Et il falloit dire qu'elle se plaisoit amplement plus dans ce rosle qu'au seing d'un conseil ducal ou militaire.
Et, en sus, elle avoit gardé son travail de copiste académique, puisque cela luy apportoit le grand plaisir de pouvoir rédiger la vie de personnes importantes, d'apporter sa petite touche à la grande histoire.


Et bien... La comtesse m'a dict qu'elle n'a guère de souvenirs des instants qui ont entouré son attentat, et je n'ai point eu l'occasion d'encontrer sa fille Rose pour en pouvoir discuter...

J'aimerais que vous me contiez ce que vos yeux ont vu, ce que vos mains ont accompli pour soigner la comtesse, et tout ce que vous jugerez bon de me confier.
Je préfères laisser mes interlocuteurs faire leur propre récit des évènements, ainsi je prends les notes qu'il me faut pour rédiger le texte final.

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Melian
La Ventoux retint un gros soupir. Il y avait tant et si peu à dire à la fois, et cela remontait maintenant.

Eh bien je vais m'efforcer de vous conter ce dont je me souviens.

Elle se replongea donc dans ces sombres moments.


Le Béarn était en proie à une grande agitation. C'est souvent le cas il faut dire, et j'avoue ne plus guère me rappeler de la raison précise de la colère qui attisait le peuple comme la noblesse à ce moment-là.

Sa Grandeur était venue en place de la Capitale, afin de faire un discours. Et alors qu'elle s'exprimait, un homme a surgis de nulle part. Tout s'est passé si vite... Il l'a frappée à la gorge. Et alors tout s'est figé. Plus personne ne bougeait, et elle gisait au sol, se vidant de son sang. Alors mon époux, le Seigneur de Beost Acar de Ventoux, et moi nous sommes précipités à son secours.


Elle fit une pause, ses mains se crispant sur ses jupes. Elle plongea alors son regard dans celui de la dame.

Lorsque je suis arrivée près d'elle, j'ai regardé rapidement autour de moi pour chercher de l'aide. Le regard de certains était si méprisant sur elle alors qu'elle agonisait... Jamais je n'avais vu une telle chose.

Une dame est arrivée alors, une Vicomtesse, Diane de son prénom il me semble mais je ne suis pas sure. Elle essayait de colmater l'hémorragie avec ses doigts pendant que je m'efforçais de recoudre, les retirant au fur et à mesure de ma progression.

Un soldat de l'Ost Béarnais est venu et a confectionné un brancard, et de ce que j'ai su par la suite, des hommes ont tué l'agresseur. Des membres de sa famille vinrent vite près d'elle. Mais si peu ont réagi comparé au nombre de gens sur la place.


Elle poussa un soupir douloureux.

Je ne savais pas si elle survivrait à une telle blessure, et je n'étais mesme pas certaine que je pourrais arrester l'hémorragie. Quand j'ai eu fini de suturer avec le matériel de base que j'ai toujours dans ma besace et de panser la blessure de façon assez rudimentaire, nous l'avons transportée à l'Hospital de Pau.

Nouvelle pause, tant parce que le sujet était difficile que pour permettre à la dame de poser des questions si elle en avait sur cette partie de l'histoire.

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Eloin
La jeune femme resta silencieuse durant le récit de la médicastre, se contentant de hocher la teste de temps à aultre et de noter quelques mots sur son calepin.

Lorsque le silence revint, elle posa son fusain et se redressa légèrement sur son siège, elle qui avoit l'habitude d'écrire penchée au dessus de ses vélins.


Le dict agresseur put-il estre identifié après sa mort ? Sait-on si ce fut un acte isolé ou le complot de plusieurs hommes ?

Et... le soldat béarnais qui confectionna le brancard, avez-vous une idée de son patronyme ?


Elle opina du chef aux dernières paroles de la dame de Beost, se rappelant son long entretien avec la comtesse.

J'avois croisé la comtesse à l'Académie Royale quelques moys avant son attentat, et j'eus un choc en voyant les séquelles de sa blessure. Elle parle toujours, mais si bas qu'il faut s'approcher d'elle pour pouvoir l'entendre parler, et sa canne luy est devenue indispensable.

Pourtant, l'on sent toujours en elle ceste énergie qui la pousse à avancer couste que couste...

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Melian
Melian réfléchit un instant avant de répondre.

Je n'ai pas souvenir que l'on ait eu le nom de cet homme, ni ses motivations. Pas plus que le nom d'un ou de plusieurs commanditaires. Cependant, j'ai passé bien des semaines au chevet de la Comtesse par la suite, aussi j'ai été un peu coupée du monde pendant ce temps-là.

Le soldat se nommait Yann il me semble.

Elle eut un air un peu lointain en entendant parler de l'état actuel de la Comtesse, et triste aussi.

Elle est restée inconsciente si longtemps. Je lui ai administré comme j'ai pu des infusions pour palier au manque de sang au début, tant elle en avait perdu. Et j'ai changé son pansement et désinfecté sa blessure chaque jour.

Je ne sais comment elle a survécu pour tout dire. Je parle de son corps mais aussi de son esprit, après une telle épreuve. Probablement est-ce justement cette force, cette énergie qui l'habitent qui l'ont aidée.

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Eloin
Un acte isolé donc... Dieu seul savoit ce que la folie des hommes pouvoit engendrer...
Elle nota le nom du soldat, puys se permit de nouvelles questions.


Quand vous évoquez une longue période d'inconscience, cela se compte-t-il en jours ou en semaines ?

J'ai cru comprendre que donaisela Rose estoit très présente durant cette période difficile. Y avait-il d'aultres personnes chargées de la veille de la comtesse ?

Et... Pardonnez ma curiosité, mais, ayant obtenu récemment mon diplosme de médecine à l'ordre lescurien, je serais interessée par la composition des infusions que vous avez réalisées pour les soins de la comtesse.
D'ailleurs, pour les pansements, appliquiez-vous des cataplasmes ou aultres fomentations aidant à la cicatrisation après avoir désinfecté la plaie ?

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Melian
Melian eut un grand sourire, heureuse de se trouver avec une personne qui partageait sa volonté de venir en aide à leurs semblables. D'un seul coup, cela lui fit un peu l'impression d'un échange de recettes de cuisine. Autant de régions que de diverses préparations.

Pour lutter contre le manque de sang, j'avais employé une infusion à base de feuilles d'orties. Pour le nettoyage de la plaie, j'avais usé de l'églantier que j'avais trouvé à l'hospital. J'utilise plutost de la lavande d'habitude. Et pour le pansement, j'avais employé un cataplasme de souci et reine-des-prés. Je n'ai plus les mesures précises en teste mais je puis vous les communiquer si vous le souhaitez.

Puis, revenant au sujet principal.

Vous savez, lorsque l'on veille longtemps sur une personne, l'on a l'impression que le temps s'allonge indéfiniment. Néanmoins, c'est en semaines que cela s'est compté. Vous pourrez justement en demander confirmation à damoiselle Rose, des fois que la mémoire me joue des tours.

Je n'avais laissé que la famille veiller sur elle, pour que son repos soit le plus paisible possible. Aussi y avait-il damoiselle Rose, feu le Vicomte Erel de Dénéré. Feu le Sire Mathieu Deldor de Plantagenest venait également prendre de ses nouvelles.

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Eloin
Elle opina du chef à la réponse fournie, ravie de pouvoir enrichir le petit carnet qui luy servoit à noter les compositions de cataplasmes et aultres fomentations destinées à soigner les affections les plus diverses, se composant une sorte de mémorandum qui luy serait fort utile à l'avenir.

Je vous en remercie, dauna, mais rien ne presse. Prenez d'abord le temps de rentrer auprès des vostres et de vous reposer un peu, je saurais attendre quelques semaines de plus...

Un nouvel hochement de teste vint accueillir les précisions, et elle nota dans un coin de son calepin qu'il luy faudrait aller visiter la donaisela Rose, elle seule pourrait visiblement luy apporter les informations nécessaires, puisque nul n'avoit eu de nouvelles du sieur Mathieu Deldor depuys de longs moys, et que la comtesse elle-mesme avoit perdu tout espoir de le revoir un jour vivant.

"Feu le Vicomte Erel"... Les mots prononcés par la dame de Beost luy firent vivement relever la teste, et elle adressa un regard abasourdi à la médicastre.


Le Vicomte n'est plus ? Comment est-ce arrivé ?
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Melian
La nouvelle n'était donc pas parvenue jusqu'ici... Elle sortit donc un parchemin un peu froissé de sa petite besace et le tendit à la dame.

Citation:
Béarnaises, Béarnais

Saludi e Patz !

A vous tous civils et soldats, aides extérieures au Béarn, nous Caro Maledent de Fetytiat ainsi que tout le conseil, profitons de ce temps d'accalmie qui règne, et tenons à tous vous remercier pour votre dévouement, courage et ténacité, dont vous avez fait preuve depuis le début de cette guerre que nous mène Genève. Pas un seul instant nous n’avions douté que vous sauriez vous unir pour défendre le Béarn contre l'ennemi.

Vous avez su prouver à tout le Royaume et à Genève que mesme si nous étions un comté "jeune" nous n'étions pas du genre à nous laisser écraser ni mesme dominer par quelques forces extérieures. Fière oui nous sommes fière de vous et tous ensemble soyons le en criant haut et fort à qui veut l'entendre "Per lo Bearn"

Cependant cette première victoire n'a pas la saveur qu'elle devrait avoir. De part la venue d'estrangers en nos terres, nous forçant à nous battre, nous avons eu à déplorer quelques blessés mais également à voir disparaitre notre Connétable, Porte Parole et Maréchal de France, le Vicomte Erel de Dénéré, qui s’est battu jusqu’à y laisser sa vie pour protéger notre comté, pour protéger son comté qu’il chérissait tant.

Le conseil et moi-mesme nous associons à l'immense peine de son épouse, de la famille et leur adressons nos plus sincères condoléances. Qu’Aristote leur donne la force et le courage de surmonter cette cruelle épreuve.

Fait à Pau en le Casteth au 6e jour du mois de novembre de l’An de Grasce 1457

Caro Maledent de Feytiat
Comtessa do Bearn



Il est tombé sous les murs de Tarbes le 1er novembre sous les coups des hérétiques.
dit-elle d'une voix sourde. J'ai cautérisé sa blessure dès que je l'ai trouvé sur le champ de bataille, mais il avait perdu trop de sang. Et deux jours plus tard c'est sa veuve qui a été grièvement blessée sous les mesmes murailles...
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Eloin
Eloin prit connoissance de la missive, les yeux écarquillés et soudainement humides, tandis que luy revenoient en mémoire des souvenirs des quelques discussions qu'elle pu avoir avec le défunt par le passé.

Sa veuve... Elle avoit assisté au dict mariage, invitée par le vicomte en tant que collègue diplomate, et elle avoit appréciée ceste marque de courtoisie. Elle n'avoit guère eu le temps de présenter ses félicitations au jeune couple, estant partie tost dans la soirée pour estre revenue en Maine dans les délais pour assister à un important évènement, et n'avoit plus eu de nouvelles depuys sa démission du poste de chambellan.

Ses pensées dérivèrent vers la comtesse de Nijmegen. Estoit-elle au courant de la funeste nouvelle ? Et si oui, comment avoit-elle réagi, elle qui pouvoit paraistre si faible parfois ?
Elle songea un instant à aller luy rendre visite à son hostel sitost son entretien avec la dame de Beost achevé, mais se ravisa. Si jamais la comtesse n'estoit point au faict du décès de son parent, elle ne vouloit point estre messager funeste. Elle le fut assez par le passé, supportant la douleur des proches du défunt, apportant son réconfort, prestant son oreille aux confidences.

Mais depuys, elle aussi avoit eu ses peines, ses deuils, et elle refusoit de porter celuy d'aultres gens, fussent ceux du roy ou du pape. Chacun ses ennuys, son chemin, ses choix, après tout !


Requiestat in pace... Murmura-t-elle en se signant, se promettant de filer à la première chapelle qu'elle encontrerait en quittant l'académie.

Savez-vous si dame Agnès survivra à ses blessures ?

Un nouveau silence suivit, puys elle parcourut rapidement ses notes, reprenant le fil de leur entretien pour chasser la mélancolie ambiante.

La comtesse m'a dict qu'elle a perdu une partie de sa mémoire suite à cet attentat... Est-ce là une séquelle de sa blessure, ou de ceste longue période d'inconscience ?
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Melian
Je suis désolée. dit-elle doucement, se rendant bien compte que la nouvelle avait grandement peiné la dame. Si elle avait su qu'ils se connaissaient, elle aurait été moins brutale.

La Vicomtesse devrait survivre, mais portera la cicatrice à vie dans ses chairs je pense.

Elle rangea le parchemin dans sa besace pendant que la biographe s'en regardait ses notes.


Je pense qu'il y a une combinaison de plusieurs facteurs : la perte de sang, la blessure et le traumatisme qu'elle a suscité. Mais également aussi cette longue période d'inconscience en effet.

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Eloin
Eloin sourit faiblement aux excuses de la dame.

Vous ne pouviez point savoir que j'ai connu le défunt. Le faict d'avoir occupé le poste de chambellan du Maine durant plus d'une année m'a permis d'encontrer nombre de personnes toutes plus diverses les unes que les aultres, malheureusement il est parfois difficile de garder le contact.

Et je n'avois point eu de nouvelles du sénher Erel depuys le jour de son mariage, autant dire fort longtemps.


Elle hocha la teste, notant à nouveau les indications de la médicastre.

Avez-vous gardé le contact avec la comtesse ? Et pensez-vous qu'elle puysse un jour retrouver la mémoire perdue dans son inconscience ?
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