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[Rp:Croisade] "C'est joyeuse chose que la guerre"J. de Bueil

Alcalnn


[Dijon, à l'aube]



Alcalnn avait retrouvé Pierre et les autres Normands la veille, après la messe solennelle donnée par la Duchesse de Bourgogne, accessoirement Cardinale et donc apte à pareille entreprise. C'est avec joie qu'il abordait la suite de la campagne avec son vieux frère d'arme, qui avait lui aussi été de la Guerre de Bretagne. En fait, étaient là les anciens du 2nd Corps de la Bande de Normandie, sans avoir le nom du 2nd Corps. Le Suisses pouvaient chier dans leurs braies...

Varades, Fougères, Vannes, Rohan, Orléans, tant de villes étaient tombées entre leurs griffes expertes de Léopards, qu'ils s'étaient taillés une renommé fameuse dans le Couchant. Mais il y avait des nouveaux, Joel, bien que ce n'était pas là sa première sortie, était là dans sa première vraie Campagne. Cela fit remonter des souvenirs au Chat de la prise de Sainte Anne dans les îles normandes et de la bataille qui en suivit où, le père du jeune homme avait gagné son titre de noblesse. Il y avait aussi Luhpo, qui compagnait le Duc en tout et qui allait aussi certainement y gagner renommée. Foulque aussi était un nouveau parmi les anciens du 2nd Corps, quoique lui avait mené le 1er pendant de longs mois et donc s'était vite retrouvé dans le bain.

Auryn, la jeune Irlandaise était prête au matin, quand on donna l'ordre de départ. Cela faisait déjà quelques heures que Monterolier et ses courreurs étaient parti en avance, éclairer leur voie. Alcalnn avait laissé à Pierre le soin de mener le corps de bataille principal. Composés d'hommes d'armes montés, de coustillers, d'un certain nombre de coulevriniers et d'archers, il composait le principal dispositif de la Compagnie Normande. On y voyait flotter sa bannière, celle des croisés acquise à la messe, mais aussi celle de la Baronne d'Harfleur, de la Baronne d'Ouillie et bien évidement, les Toulousains fraichement arrivés parmi eux.

A l'arrière garde, les Salamandres de Theil, de Faurgemont et de Monterolier assuraient la protection des bagages et surtout, de Rohana, la bombarde du Duc qui était arrivée elle aussi la veille au soir par voie fluviale et qu'on avait débarqué avec peine et fixée sur un long chariot imposant avec des essieux massifs pour porter son tonneau et demi.

A l'avant garde était donc le Duc, entouré de ses hommes d'armes, dont son Escuyer, son page, l'Irlandaise et ses vassaux, Joel de la Poissonnière et Neville de la Brée au Mont. Cavalerie montée en demi-harnois, pour ne pas s'épuiser mais pour ne pas être surpris non plus.

Imposant dispositif qui quitta la capitale de Bourgogne pour se diriger vers celle du Franc Comté, au rythme lancinant du tambour de guerre et des crys des dizainierz et centenierz, officiers respectivement chargés de dix et cent hommes d'arme.


[Franc Comté]

Le soir, sans incidents, ils arrivèrent à Dôle, la première ville du Saint Empire qu'ils traverseraient. Point trop s'attarder car ils avaient obtenu un laissé passé in extremis et ils espéraient qu'on ne leur bloquerait pas inutilement la route. De toute manière ils n'étaient pas seuls. Les autres croisés, Perigourdins, Angevins, Bourguignons, Orléanais, et Languedociens, devaient être à 20 lieues au sud-est de leur position. Pas de quoi arriver à temps, mais une bonne possibilité de leur prester main forte pour le deuxième assaut.

Le Duc fit venir à lui, les différents composante de la Compagnie pour organiser le camp. Végèce, un grand auteur de la fin de l'Empire des Anciens, avait semé des germes dans les Capitaines de ce temps et c'est selon ses prescriptions qu'ils établirent le camp.

Rapidement ils apprirent que le Franc Comte n'était qu'un patin au main de son parlement et que ce dernier venait d'être désavoué. De là, Alcalnn fit passer l'ordre à ses troupes de fortifier le camp et d'éviter tout contact avec les Impériaux. Le lendemain, ils reprendraient la route. Sauf contre ordre...

C'était tout de même aberrant, que le Royaume de France ayant été attaqué, on ne puisse mener une expédition punitive contre le pays d'où les assaillants étaient originaires? Et encore, de quoi se plaignaient ils? On aurait très bien pu s'en prendre à la Provence, à la Hollande ou même à Dôle, puisque Genève faisait partie du Saint Empire? Où était donc la justice pour les Béarnais spoliés? Elle était là, avec les Croisés.


Bref le Chat ne se sentait pas le moins du monde en danger et il attendait patiemment que chaque composante de la Compagnie de Croisés le rejoigne sous sa tente...





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Joel.
Dijon

Bon, la petite troupe de La Poissonière avaient rattrapé le retard qu'ils avaient accumulés sur leur compatriote Normands. Qu'elle idée aussi il avait eu de ne pas partir avec eux... Bref, après les deux jours de voyage où Joel n'avait pas beaucoup dormi par peur d'une attaque du petit campement qui abrité la douzaine d'hommes à ses ordres, il pouvait être rassuré.

La troupe avait rejoint l'armée "In Phooka Memoriam" en milieu de journée et reparti avec l'armée vers Dôle. C'était vraiment la classe de pouvoir voyager à l'avant garde avec tout le beau monde de l'armée. Le statut de vassal du Duc avait de sacrés avantages. Neville était non loin de lui, ils passaient pas mal de temps ensemble en ce moment à répondre présent lorsque que leur suzerain partait en campagne. C'était agréable de voyager avec des gens tel que Neville et le Chat. Pendant ce temps ses hommes en arme marchaient plus en arrière parmi les autres compagnies présentes.


Franc Comté

L'atmosphère dans ce Comté était bien chaleureuse que dans les autres provinces qu'ils avaient préalablement traversés. Joel cru comprendre qu'on les prenait pour des envahisseurs alors que ce n'était pas du tout le cas. Ils venaient juste mettre une bonne dérouillée aux Lions de Judas. Joel venait tout particulièrement pour ça, la religion ne l'intéressant guère à vrai dire. Lui, il voulait surtout se battre mais chuuuuuuutttt il ne faut pas le dire !

L'armée établit un campement non loin de la Capitale et furent bien évidemment accueillis pas des portes closes. Bon, ça n'était pas bien grave, ils n'auraient juste pas le droit de découvrir les gens du coin et leurs mets régionaux, tant pis ... Joel en profita pour établir l'inventaire des vivres que lui et ses hommes disposaient. Il fut surpris de voir qu'ils avaient déjà quasiment tout englouti. Il fallait d'urgence aller à la rencontre de son suzerain pour mander quelques miches ou maïs. Le jeune seigneur se dirigea vers la tente du Chat. Il y entra.


Duc Chat ?
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Patsy


[Sur les routes de Franche Comté...]

Conches avait fait jonction avec les soldats de Mortain à Dijon, voilà quelques jours...et puis il y eut l'attente du départ, celui ci vint quand même rapidement.
Les deux "vieux" avaient retrouvé une certaine jeunesse, galopant au devant de leur troupe. Pierre revit Rohana, celle qui fit tomber les portes de Vannes...il se rappela se jour où il connut peut être son plus âpre combat, et le Très Haut savait combien il en connut durant sa vie.
Cela lui rappela le bon temps...celui de l'insouciance et de l'aventure.

Mais Pierre fut grandement étonné de l'accueil qu'ils eurent en Franche Comté...lettre assez menaçante d'autorités municipales, imbroglio politique...tout ceci n'était point bon.
Il était pourtant sur de la bonne foi des croisés. ceci ne lui plaisait point du tout.
Le camp était dressé et défendu même s'il ne croyait pas à une escalade de violence, les choses ne pourraient que s'arranger pensa-t-il fortement!

Il rejoignit Mortain sous la tente de commandement...


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Bobyzz
Après une journée éreintante et après moult discutions afin d'éviter un bain de sang, un accord avait enfin été trouvé, mais pour combien de temps. Le Haut Connétable Impérial sortant de la salle de réunion, alla immédiatement faire diffuser la nouvelle partout en Franche - Comté et dans le Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ.
Divers serviteurs partirent aux quatre coins de l'Empire afficher l'annonce de la trêve.


Citation:
En cette soirée du vingt-quatrième jour du mois de décembre quatorze cent cinquante-sept, veille de la Saint Noël.

A été convenue entre :

Pierre de Courtalain dict "Patsy", Vice Amiral de France responsable de l’armée In Phooka Memoriam
Bourguignon de Sorel, Maréchal de France et remplaçant du Connétable de France, responsable de l’Armée Ost Orléanais
Le Franc Comte, Debenja von Riddermak, responsable du parlement franc – comtois
Le Haut Connétable Impérial, Bobyzz de Sparte, responsable du Haut Commandement Impérial

Qu’une trêve pour les fêtes de fin d’année sera respectée entre les deux parties :
D’un coté les armées des croisées et française, de l’autre la Franche – Comté et le Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ.

Engagement des Croisés :

- Les Armées des croisés, s’engagent à ne plus avancer en direction de la Confédération Helvétique ceci tant qu’un accord n’aura pas été trouvé.
- Les Armées des croisés, s’engagent à ne pas attaquer la Franche – Comté et ses habitants, ainsi que de ne pas nuire aux intérêts de la Franche Comté.
- Les Armées des Croisés, s’engagent à ne pas déplacer une seule armée hormis conditions ci-dessous.

En contre partie, la Franche Comté et le Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ :

- Les autorités compétentes s’engagent à ne pas attaquer les armées des croisés pendant toute la durée de la trêve.
- Les autorités compétentes s’engagent à laisser stationner l’armée du Maréchal de France à Saint – Claude ainsi que l'armée Crepi Coronia du Vicomte P3r3v3rt à Saint - Claude, l'armée de Moulins-Engilbert du Sire Snell à Saint - Claude et l’armée du Vice Amiral de France à Poligny, le temps de la trêve.


Si l’une des deux parties venait à casser une partie ou la totalité de cet accord avant la fin, ceci serait immédiatement considéré comme une déclaration de guerre ouverte et rendrait donc instantanément caduc le présent accord.


Faict à Dole en Franche – Comté, le vingt-quatrième jour du mois de décembre quatorze cent cinquante-sept


Pour la Connétablie de France

Bourguignon de Sorel
Maréchal de France


Pierre de Courtalain dict "Patsy"
Vice Amiral de France



Pour la Franche-Comté

Debenja von Riddermark
Franc Comte


Pour l'Empereur, au nom du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ

Bobyzz de Sparte
Haut Connétable Impérial
Comte de Salins les Bains
Baron de Valdoie
Seigneur de Menotey

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Galahad*
En quittant la Bourgogne, Galahad fut assigné à l'arrière-garde où bagages et bombarde devaient être soigneusement protégés. Il fit marcher en parallèle du convoi des cavaliers pour s'assurer des environs et dicta à un autre groupe de se laisser quelque peu distancer, tout en restant en contact, afin de vérifier si aucun espion ni contingent ne suivait de près les Normands. Rassuré sur son dispositif, il prévint Foulque que tout danger serait immanquablement découvert rapidement.

Il regardait d'un mauvais oeil la bombarde, car c'était chose bien lente mais pourtant utile pour abattre de rudes murs. Entre le gros de la troupe et l'arrière-garde, un écart s'était créé. Galahad prit quelques hommes et tâcha de combler le trou qui se faisait jour. Les cavaliers formaient des essaims. Certains étaient vus galoper, d'autres trotter autour du convoi. Ceux qui avaient de bons yeux pouvaient, à certains moments, en voir stationner dans les sous-bois, observant les lieux discrètement, prêts à surgir à la moindre alerte. Rapides et discrets, ils disparaissait de la vue de l'observateur s'il désirait les regarder à nouveau.

Dôle avait été dépassée sans encombre, le Saint-Empire était atteint. Les bannières croisées étaient levées plus haut, tout comme la garde car pays douteux. Galahad repensait à l'Ancien Caton qui fit tant, par son éloquence et sa force de persuasion, contre les Puniques, car les Anciens ne disaient-ils pas: Punica Fides. A tort ou à raison, mais il fallait que l'un des deux partis disparaisse, tout comme les lions et les léopards d'ailleurs.

Galahad était plongé dans ses réflexions lorsqu'il aperçut le camp croisé sortir de terre, non loin de Poligny. Il prévint Foulque lorsqu'un messager vint avertir le baron du Theil qu'il fallait, une fois installés à l'endroit qu'il leur indiquerait, tripler les sentinelles et ne prendre parole avec aucun Impérial.

La bombarde fut placée au centre du dispositif et les hommes n'étant pas de garde purent soit se reposer, soit s'occuper des chevaux, soit s'entraîner au combat. Les feux de bivouac éclairaient la campagne, formant une cohorte de lucioles. Le baron vérifiait, d'un oeil aguerri, l'emplacement des troupes, suivi de près par Galahad, prêt à modifier telle place ou à donner un ordre rapide selon l'avis du baron. S'approchant des soldats, Foulque leur demandait s'ils n'étaient pas trop fatigués, si Normandie ne leur manquait pas. Tous répondaient que la Foi les habitaient et que l'épreuve du Très-Haut à être loin de leurs pénates était grandement supportable car ils oeuvraient pour le Bien et le Droit.

Le baron était pour entrer dans sa tente lorsque un soldat vint avertir qu'il fallait se rendre auprès d'Alcalnn. Foulque fit un signe de tête à Galahad qui comprit qu'il fallait qu'il le devance quelque peu. Il suivit le soldat qui le mena à la tente ducale où flottaient tout autour les enseignes croisées.


- Duc Alcalnn, dit Galahad, l'arrière-garde est arrivée et installée. Elle est protégée suivant vos ordres. Quelques patrouilles sillonnent, en plus, les abords. L'effectif est au complet et le moral est très bon. La pitance est bonne et à volonté. Le baron du Theil ne va pas tarder, il donne les derniers ordres.
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Camellote74


Came était resté très discret ses derniers jours, suivant les ordres... Il avait retrouver ses anciens compagnons d'arme et rejoint l'armée de Pierre.. Que de souvenir à ses cotés.. Vanne, la monté sur Rohan , la blessure de Pierre qui l'avait obligé de prendre repos en Bretagne.. Came avait dû former Neville sur le fil afin de mener le 2ème corps de Normandie à la victoire...

Forgemont était très content d'avoir retrouver sa soeur Arantxa, elle parcourait les chemins à ses cotés, il lui donnai conseil , sa soeur n'était pas habitué a la guerre, mais savait manier l'épée avec dextérité, les cours donnés au domaine de Montpoignant lui seront utiles !!!

Le groupe des salamandres s'était resserré à l'approche de Poligny, mettant la bannière bien en vue, toujours au coté de Foulque , son ami et baron, celui-ci toujours silencieux depuis le départ de Normandie, pas moyen de lui arraché un mot !! Came était contrarié par se silence !!!

Les ordres fut donné de prendre place, sa tente fut monté rapidement par des hommes de main, il aperçu Galahad qui s'entretenait avait Foulque et le vit partir en direction de la tente de du duc Alcalnn... Came rentra à l'abri en faisant signe à Arantxa de le suivre, il lui fallait rédiger quelques parchemin en se jour de Noël..

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Arianrod


[Dole ou comment passer Noel loin de sa famille et ses amis]






Ils, les croisés Normands et bien d’autres, avaient quittés la Bourgogne, pour franchir les frontières de la Franche Comté. Elle avait prit la place que Mortain lui avait dit, aux cotés des autres Normands de l’Armée de Conches. Sourire en voyant certains, dont le jeune Joël qu’elle avait pu voir avant le départ de Normandie. Il lui avait fait remonter le temps en se souvenant d’un certain lancé de tomates qu’il avait pu avoir avec le jeune cousin de la Baronne.

Installée au campement la Baronne commençait à être nostalgique loin de sa famille, ses amis. Elle n’avait pas réussi à dormir de la nuit, pensant à son feu époux, ses enfants, ses responsabilités. Seule pour le Noel, enfin seule non, des amis étaient là, loin eux aussi de leur famille. Une chose était sur maintenant pour elle, décision avait été prise après une très longue réflexion comme leurs avaient demandé ses Frères et Sœurs.
Arianrod s’installa au mieux pour écrire une missive à ses Frères et Sœurs de l’Ordre


Citation:
Bonjour à vous tous membres du Chapitre

Bien certains d'entre vous enfin non vous tous savez combien je suis fatiguée, notre médicastre qui tente de me remettre sur pied par des coups de pieds au fessiers en privé Un Maréchal qui a tout fait pour que je reste encore au sein des murs des Saints Augustins, et un Prévôt qui par sa sagesse, son calme a fait que je reste encore, mais là... je suis à bout.

Mon fils qu'en à toi... tu sais ce que je vis, subis, comment le ressens, tu comprendras parfaitement ma décision.

Je n'ai pas été Grand Maitre dans les meilleurs conditions, ce qui m'a valu de très grosses pressions moral, pas que cela m'a fait peur, même si j'ai baissé les bras de nombreuses fois mais grâce à vous et l'ancien aumônier de l'Ordre je suis restée et tienne ce pour quoi vous m'aviez tous élu par la force des choses.

Aussi aujourd'hui je vous demande de ne plus me dire de réfléchir, de ne plus me demander de prendre le recul nécessaire pour me reposer, je ne pense plus que le repos que je recherche existe en ce bas monde. Je me suis rendu compte de nombreuses choses, choses qui avaient fait en sorte que je m'enfonce dans ma peine.

Pour que tout le monde comprenne, moi la GM je suis femme, ne l'oubliez pas s'il vous plait, aussi ce jour je vais vous confier ce que j'ai eu et ai encore sur le cœur qui a fait que j'en vienne à cette décision ce jour.

Je fus mariée au meilleur homme que le Tout Puissant a pu me mettre sur ma route, mais par le passé j'ai aimé un homme qui fut par la suite curé puis GAF etc... Mais surtout l'aumônier de notre ordre, il est le père d'Ulrich, après la mort de mon feu époux, nous nous sommes retrouvés et pensions que nous nous aimions, son "amour" a fait en sorte que je vive mieux la mort d'Aristide mais il en était rien en fait... Ma rupture avec Muad c'est tres tres mal passée, de plus j'ai eu vent dernierement que mon nom est sali en Champagne sur la grande place par son comportement. Ce qui m'a valu encore plus de colere et d'agacement envers lui.


Personne ne pourra me faire oublier mon époux, enfin je le pense ce jour... Mais avec le père d'Ulrich ca a mal finit aussi, en sont témoins certains qui étaient de garde le jour de son bref passage chez nous dernièrement. Puis un jour je reçois missive m'annonçant la mort de mon fils cadet... à partir de là pour moi le soleil a quitté mon cœur, laissant la place à une vie sombre, grise, sans plus aucun intérêt à part "mes hommes" mon fils ainé et ma fille cadette et encore... je vous avouerais que je suis loin de la mère parfaite, puisque depuis tout cela je n'arrive plus à afficher le sourire devant même mes enfants...

Il me faut me retrouver rapidement avant que je rejoigne sans m'en rendre compte les doux bras de mon feu époux. Vous allez peut être croire que je suis folle ou possédée par je ne sais quel démon, mais la voix, la douceur de mon époux sont de plus en plus présente autour de moi, à un point que j'arrive à sentir son parfum qui était le seul à avoir..

Je suis partie au combat, enfin en croisade sur un coup de tête sachez le, j'avais besoin de me défouler et en ai encore le besoin, sauf qu'avec mon moral de ce jour, si je tombe au combat j'ordonnerais que l'on ne me soigne pas même si je sais que cela va me couter des disputes avec le Duc Mortain, ami et frère d'arme.

Je suis à l'heure actuelle en Franche Comté, nous n'avons pas été reçu dans les meilleurs conditions mais nous sommes en pleine trêve pour les fêtes de fin d’année, c'est pour cela que je prends quelques minutes pour vous écrire. Ayant quitté le sol Français, je n’ai plus la même possibilité de savoir ce qui se passe chez nous, car la Franche Comté a fermé les portes de chez elle. Par chance j’arrive tout de même à recevoir quelques missives, ils n’ont pas ouvert la chasse aux pigeons encore on dirait bien.

A cause de tout ce que je viens de vous raconter par ses quelques mots posés sur ce parchemin, je vous demande de lancer rapidement un vote pour trouver un nouveau Grand Maitre. Je vous rappelle que seul un membre du Chapitre peut postuler à cette place, donc Jason, Ulrich, Umondel, Theran. Faites moi rapidement savoir qui postule et quand débutera le vote afin que je mandate notre Frère Jason a voté pour moi par missive que j’aurais scellé de mon sceau personnel comme me l’autorise notre règlement.

J’aurais encore beaucoup à vous dire, mais malheureusement je vais devoir arrêter pour garder un peu d’encre pour les urgences.

Que Dieu vous gardes mes Frères, prenez soin de vous, et Bon Noel à vous et vos familles.

Votre dévouée Sœur Arianrod

Faict à Dole le jour de Noel au campement.



Elle la relu, grimaça à quelques passages mais elle avait été honnête comme toujours avec ses Frères. Elle roula la missive, et l’accrocha à la pate de son meilleur pigeon et l’envoya à Paris directions les Saint Augustins.

Elle posa sa cape sur les épaules, s’encapuchonna et parti à la recherche de Mortain et des autres croisés afin de voir avec eux s’ils voulaient faire un repas entre eux pour ce Noel qui passaient tous loin de chez eux et ceux qui aimaient.

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Capitaine de la Garde Royale




Alcalnn


[Dôle, le Soir]
Ce fut Monterolier, qui comme à son habitude arriva le premier dans la tente, suivit de Luhpo.

-Bien Galahad. Merci. Restes ici, j'ai convoqué le reste des bannerets sous ma tente j'ai quelque chose d'important à vous annoncer.


Petit à petit des hommes d'armes arrivèrent, certains encore tout couverts de la boue du voyage, la tente du Duc devenu tente d'état major pour la circonstance, était pleine à craquer. Le Comte de Gévaudan, le Vicomte Actarius, Theil, Conches, Poissonnière, Montpoignant, Monterolier, Ouillie et Brée au Mont et tant d'autres...


-Frères Croisés, frères d'armes. Merci d'avoir bien voulu vous présenter à moi, car j'ai des nouvelles importantes.

Tous écoutaient ce que le Chat leur lisait, à savoir la réponse Franc Comtoise à leur entrée dans l'Empire. A la fin, la tension fut nettement palpable mais un sourire carnassier du Chat eut un effet réconfortant:


-Ne nous alarmons pas pour autant. Nous savons qu'une délégation Impériale est en route. Nous camperons ici ce soir, faites dégager de la neige pour planter les tentes, car il risque faire froid, nous n'allons pas risquer d'entrer en ville, nous pourrions nous voir égorger pendant nostre sommeil.


Il se tourna vers le Vicomte de Conches.


-Pierre, tu as toute ma confiance, vas avec Theil au devant du Haut Connestable Impérial qui semble avoir convenu d'une ambassade avec le Maréchal Bourguignon. Vois ce que tu peux faire pour arranger cela.


Les deux hommes s'en furent. Le Chat espérait que Theil sorte de sa torpeur d'une part et avait toute confiance en Pierre, si il y avait un accord possible, une issue, il la trouverait.
Il remercia les croisés présents et leur promis qu'il les tiendrait informé de la suite. Tard dans la nuit Pierre et Foulque revinrent, souriants. Ils avaient obtenu un accord, grâce à une médiation de la Duchesse de Savoie. En revanche, certains informations qu'ils rapportèrent troublèrent le Chat et il fit venir son escuyer.


-Luhpo, prépare moi deux plis s'il te plait, j'ai à écrire. Trouves moi une lanterne bien éclairée.

De Lionne s'exécuta, habitué maintenant à servir son suzerain de jour comme de nuit. Ce dernier prit alors la plume et rédigea une première lettre à l'intention de la Bourgogne et une autre à l'intention du Connestable de France. Puis, enfin, il se mit au lit tout habillé et tenta de grappiller quelques heures de sommeil, serrant dans son poing le foulard que lui avait confié sa femme en souvenir...


[Dôle au matin]


Mauvais sommeil, Alcalnn se réveilla avant le soleil et maugréa. Il souffla sur le braséro qui réchauffait sa tente pour lui donner un peu plus de chaleur. Son sceau d'eau avait gelé. Il ne chercha pas plus loin et sortit de sa tente. Déjà, ils devaient reprendre la route. Il alla trouver son Lieutenant, le grand et roux Casmir et le fit réveiller les hommes. Puis il alla tirer son jeune page de ses couvertures et lui dit:


-Allez, debout Vincent. Va réveiller les autres bannerets et dis leur qu'il est temps de se mettre en route. Reveilles Conches et Theil en dernier. Ils l'ont mérité. Vas!


Au bout d'une heure, le camp entier raisonna du cry des dizainiers et centenierz, en Oc, en Oïl et même en Breton, qui houspillaient leurs hommes à se bouger. Il fallu ré-harnacher les mules et les lier entre elles à nouveau. Petit à petit, les pieux posés la veille furent mis à bas et l'avant garde, avec le Duc à sa tête s'ébranla... direction Poligny.



[Poligny au soir]


Cette fois encore, il ne fut pas question de trouver à se loger en ville. En revanche, une abbaye du pays fut indemnisée, car après tout, ils étaient des Croisés. Dormir sous un toit fut pour les Croisés un soulagement après la nuit passé sous la neige.

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Luhpo
[Tente d'Alcalnn, la veille à la tombée de la nuit]

Luhpo entra dans la tente de commandemant et s'adressa au Duc, qui était resté seul après la réunion de son état-major. Transi de froid, il balaya du revers de la main la neige qui s'était accumulée sur ses épaules. Il enleva son gant droit et sortit un paquet du revers de son mantel.

- Bonsoir, Votre Grâce. Voici le parchemin et la lampe que vous avez demandés. Vous avez également reçu du courrier de Madame la Duchesse, dit-il en posant la lampe sur une table de campagne, alors qu'il tendait à Alcalnn les lettres de son épouse ainsi que le parchemin nécessaire à sa correspondance.

- Ah oui, et j'ai également fait disposer des hommes autour de votre tente, il semble que certains habitants éprouvent une certaine animosité à notre égard, la tension est... palpable, dirons-nous. Bien plus depuis que nous avons franchi les frontières du Royaume... J'en ai moi-même fait les frais, et j'ai entendu plusieurs Croisés raconter des accrochages avec la populace Franc-Comtoise, ajouta-t-il.
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Luhpo de Lionne
Galahad*
L'abbaye choisie, se trouvait à Vaux sur Poligny. Alcalnn et sa suite s'y étaient installés et furent grandement séduits par le cloître aux magnifiques arcades en ogive. Les cellules avaient un confort monacal, mais elles préservaient du froid. Galahad laissa la sienne, car une des dames s'en trouvait privée. Dame Arianrod eut le bonheur de la recevoir, non pas parce que c'était celle de Galahad, mais tout simplement c'était la Dame qui avait le plus besoin de repos et de quiétude. Les conditions du voyage étaient dures et Galahad avait su par oui dire que la Dame ne faisait pas toutes ses nuits. Tourments, maladies, angoisses, insomnie, peu lui importait car choses privées, mais il fut heureux de savoir que cette Dame pourrait trouver un lit pour se reposer.

Alerté par le duc Alcalnn des dangers proches sur une terre devenue inhospitalière et donc de prévenir toute surprise, Galahad fit installer des torches dans le cloître et les couloirs adjacents afin d'éviter tout coin sombre. Une sentinelle fut postée tous les quinze pas et une tente fut érigée dans le jardin carré, véritable poste de garde où Galahad s'installa, entouré de gardes.

Aux abords de l'abbaye, des patrouilles tournaient et se croisaient. Le campement était adossé à une colline pour se préserver quelque peu du vent froid et des cavaliers évoluaient sur son fait. Un rat ne pouvait passer dans les jambes croisées. Au loin, à une demie lieue, la ville de Poligny était visible. QUelques croisés voulaient boire dans les tavernes et trouver ribaudes, mais des soldats postés sur les chemins menant à l'abbaye interdisaient d'aller plus loin. Les ordres étaient clairs. Personne ne sort, personne ne rentre !

Galahad fit une ronde, accompagné d'une dizaine de croisés. Le camp était calme, la bombarde était surveillée ainsi que le convoi. Il
donna ordre de rajouter des feux de bivouac devant l'abbaye, refusant de voir l'obscurité si proche des murs accueillants la noblesse normande.
Il vérifia également l'état des longes qui regroupaient les chevaux à différents endroits. Tous les hommes n'étaient pas parés du froid
pareillement, Galahad demanda à ce que du vin chaud leur soit apporté. Arrivés près des emblèmes de la croisade, il dit aux sentinelles de veiller sur ces couleurs et qu'il n'accepterait pas que l'un d'eux disparaisse. Mieux valait mourir que de courir un tel déshonneur !

Il rentra dans la tente du poste de garde et s'allongea sur un lit de mauvaise fortune, avertissant une dernière fois les gardes de le
réveiller à la moindre alerte.

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Arianrod


[Dole.... le soir ]

Arianrod avait rejoint la tente de Mortain comme demandé, ses frères et sœurs d’armes étaient déjà présents. Le Duc leur expliqua la situation, il essaya de les rassurer mais au fond d’elle elle savait que la tension était haute, au point que même le commerce sur les marchés leur était interdit.

Une délégation devait arriver, ca irait surement mieux après que les choses aient été dites alors entres les responsables. Elle resta dans la tente du Duc et discuta avec certains croisés, puis en fin de soirée elle quitta la tente du Duc pour rejoindre la sienne, des choses encore à faire, des missives à écrire au plus vite.

Elle aurait aimé se coucher un peu, se reposer, mais elle devait écrire à sa fille, lui donner des nouvelles. Plume, parchemin et devant un feu elle lui écrit.

Citation:
Ma Douce Princesse, ma fille,

Je viens donner un peu de mes nouvelles, je suis actuellement en Franche Comté, en pleine trêve de fêtes de fin d’année, je sais malheureusement avec cette croisade que je ne saurais pas auprès de vous pour Noel, mais vous comprendrez que je me dois de partir en croisade.

Je suis toujours au coté du Duc de Mortain et bien d’autres Normands. Le Seigneur de Monterolier prend bien soin de votre mère, je crois que ma fatigue a été vu et depuis il fait en sorte que jamais je ne me fatigue de trop, me trouvant souvent une couche dans un hôtel pour trouver le repos nécessaire.

Princesse, avant de franchir les portes de Franche Comté j’étais en Bourgogne et j’ai eu la chance de d’avoir pu assister à la bénédiction de son Eminence et Duchesse Ingeburge pour les croisés. Ce qui m’a fait réaliser que vous n’êtes toujours pas baptisée Emeline. Aussi je vous demande d’aller au plus vite à l'abbaye cistercienne Saint-Arnvald de NoirLac et demandez à suivre votre pastorale.

Pensez à me prévenir de la date de votre baptême, je ferais en sorte d’être présente pour ce jour.

Ma douce princesse, je dois déjà vous laisser, mais sachez que Mère se porte pour le mieux enfin, elle se porte avec à l’esprit vous et votre frère Ulrich sans oublier votre feu père qui ne cesse d’être là tous les jours à mes cotés.

Je vous embrasse comme je le ferais si j’étais pres de vous. Prenez soin de vous et surtout n’hésitez jamais à me joindre, je serais toujours là si vous en aviez le besoin.

Votre Mère qui vous aime.

Faict dans la Nuit du réveillon de Noel à Dole


Larmes qui coulent en pensant à ses enfants, heureuse qu’ils soient devenus de si beaux enfants, mais triste d’être loin d’eux, ainsi était donc le rôle de mère ? Une fois les enfants grands il fallait sans détacher ?!

Plongée dans les souvenirs de leur enfance elle trouva le sommeil après avoir donné la missive à une messager pour la Champagne.



[Poligny, dans la soirée]

Encore une fois Monterolier, lui laissa une chambre à l’abbaye. Elle se senti des plus gênée, elle ne voulait pas qu’on se comporte avec elle avec des faveurs car il avait vu qu’elle n’allait pas. Elle en doutait plus maintenant, il était bien trop bon avec elle, elle ne savait plus comment le remercier.

Elle commencerait par se reposer, elle lui devait au moins ca à Monterolier, elle ne voulait plus qu’il se prive de repos pour elle. Apres quelques heures de sommeil des plus reposants pour une fois, elle s’installa au bureau que la cellule possédait. Nouvelle missive encore mais cette fois si pour le Cardinale Seriella.


Citation:
Votre Eminence,

Décidément je vous écris toujours depuis un campement surement par un peu de peur qu’il m’arrive malheur et que mes affaires ne soient pas à jour comme pour soulager mes enfants. Je suis actuellement en Franche Comté aux cotés des croisés Normands pour la Croisade contre le Lion de Judas.

En pensant à mes enfants que j’avais laissé, mon fils ainé en Normandie et pour ma fille cadette qui ne cesse ses voyages entre Ouillie et la Champagne, me suis aperçu que ni l’un ni l’autre sont encore baptisés. Mon fils je sais qu’il suit actuellement sa pastorale auprès d’Elyena et j’en suis ravie. Quand à ma jeune fille je lui ai conseillé de rejoindre l'abbaye cistercienne Saint-Arnvald de NoirLac car malheureusement elle ne peut être baptisée en Normandie.

Ce qui m’a fait penser en écrivant à Emeline, que nous n’avions toujours pas finit les démarches pour consacrer la Chapelle d’Ouillie, en espérant que vous êtes toujours d’accord à en être l’officiante. Je vous redonne le dossier modifié car il y a eu des modifications, j’ai perdu mon fils cadet… et Muad a quitté mes terres.

Votre Eminence, j’espère que vous allez au mieux, pour ma part il me semble devenir folle, j’entends la voix d’Aristide, je sens sa présence de plus en plus, l’impression qu’il est à mes cotés à un point que dernièrement j’ai senti son parfum alors que j’étais seule et surement pas en sa compagnie puisque mort depuis de nombreux mois déjà.
Suis-je devenue folle ? Possédée par une créature ?!

Que le Tout Puissant continue à prendre soin de vous Eminence.

Faict à Poligny le Jour de Noel

Arianrod de Cénorel
Baronne d’Ouillie, Dame d'Huest



Citation:
Nom du domaine : Baronnie d’Ouillie (ICI)
Occupants : Arianrod de Cénorel Baronne d’Ouillie Dame d’Huest et mes deux enfants Ulrich, Emeline dicte Redyane(ig),
Nom de la chapelle : Saint Martin
Autorisé par :
Prélat responsable:
Consécration faite le :
Officiant/chapelain :
Citation:








Missive faite elle la scella et la confia à son meilleur messager pour rejoindre la Normandie au plus vite. Elle rangea ses affaires puis se couvrit de sorte à ne pas attraper froid par ce temps neigeux. Elle sorti de l’abbaye, puis rejoignit les croisés au camp pour tenir compagnie à qui était réveillé pour le tour de garde.

Tout était calme, très silencieux des hommes faisaient des rondes. Elle les questionna un peu pour savoir si tout se passait bien et demanda ou il se trouvait. On lui indiqua la tente du poste de garde qu’elle rejoignit sans attendre. Elle arrêta les gardes qui voulaient l’annoncer, point besoin de cela. Elle souleva la toile de la tente et rentra. Elle le vit allonger sur un lit qui était loin d’être celui dans lequel elle venait de se reposer quelques heures. Gênée qu’il soit là comme cela, elle ôta sa cape qu’elle lui déposa dessus dans une grande délicatesse pour ne pas le réveiller. Elle prendrait elle le tour de garde de cette nuit et si vraiment urgence elle le réveillerait.

Apres avoir rajouté quelques buches dans le feu, elle prépara de l’eau à faire chauffer au cas où Monterolier se réveille dans la nuit et veuille se réchauffer par une infusion bien chaude. Elle prit place à ses cotés, et passa le reste de la nuit dans cette tente.

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Capitaine de la Garde Royale



















Galahad*
Galahad galopait dans une prairie, il ne savait vers quelle destination. Arrivé près d'une source, à l'onde claire, il laissa boire Zéphyr et lui s'allongea sur un tapis de fleurs. Au-dessus de lui, le soleil jouait à travers les feuillages et réchauffait son corps. Il sentit comme un parfum, sa respiration s'accéléra voulant reconnaître cette odeur sucrée. Il s'obstina à ouvrir les yeux, il se réveilla.

Galahad sortait de son rêve, ses yeux regardaient le plafond de la tente. S'étonnant d'avoir chaud au corps, son regard descendit et il s'aperçut qu'il avait une cape de plus sur lui. De cet habit émanait ce doux parfum et il approcha son nez. Une bûche craqua dans le feu, Galahad tourna sa tête dans la direction. Jamais , il ne se leva aussi rapidement. Dame Arianrod se trouvait assise à ses côtés, un léger sourire illuminait son visage.


Vous ici ! Pardonnez-moi de m'être assoupi, personne ne m'a prévenu. Gardes !

Laissez, c'est moi qui leur ai dit de ne pas vous réveiller dit-elle d'une voix mélancolique.

Galahad, rasséréné, prit une chaise et fit face à Dame Arianrod.

Pourquoi n'êtes-vous pas dans votre lit ? dit-il d'une voix douce. Cette tente n'est pas la place d'une Dame, même si vous connaissez la rudesse d'un campement. Vous seriez bien mieux allongée à vous remettre des fatigues de notre périple. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Ne le prenez pas mal surtout, je vous sais vaillante, mais il y a des instants de la vie où il est normal d'être quelque peu en retrait pour mieux aborder de nouvelles épreuves.

Prime sonnait à l'abbaye. l'aube naissait. Galahad remercia Dame Arianrod d'avoir préparé de l'eau chaude, mais il n'était pas fervent des infusions. Par contre, il connaissait un remède contre la fatigue. Dans ses malles, il avait toujours quelques plantes médicinales que lui procurait un apothicaire. Il prépara une décoction à base de gentiane, d'églantier et de romarin.

Ceci vous servira à combattre la fatigue sous toutes ses formes. Laissez-moi vous préparer un petit sachet avec ce mélange de plantes. Vous n'aurez plus qu'à en prendre deux fois par jour. Galahad sourit. Je ne suis ni sorcier, ni chirurgien, mais je sais que ces remèdes peuvent soulager bien des maux. Durant la guerre de Bretagne, j'ai été blessé sous les murs de Fougères et ces différentes plantes ont su me guérir.

L'eau chaude chaude versée sur la mixture avait fait son oeuvre. Une odeur parfumée s'échappait du verre en étain. Il tamisa pour éliminer les plantes puis tendit le verre à Dame Arianrod.

Buvez et vous vous sentirez déjà mieux. Je ne peux que vous dire de garder courage et force.

Au loin, les moines chantaient et un garde fit savoir que tout était calme. Galahad remercia Dame Arianrod de sa visite tout en lui indiquant qu'elle ne s'était pas reposée comme il le fallait, elle qui en avait tant besoin. Mais l'instant avait été doux. Galahad ajusta son baudrier et s'excusa de ne rester plus longtemps en si charmante compagnie, il se devait de vérifier le campement et de recevoir les rapports de la nuit afin d'en avertir le Duc Alcalnn.
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Patsy


[Poligny...sous la tente de Conches.]


Conches relisait la déclaration du Haut Connétable Impériale.
Déçu, il était déçu...il se sentait surtout comme le "dindon de la farce". Il avait été négocier avec lui, afin de montrer que les Croisés étaient de bonne foi et que toute cette histoire n'était que pur méprise.
Et en tout cas n'était pas du fait des Croisés...

Les Croisés avaient arrêté leur mouvement, fait amende honorable, prouver énormément de chose sur leurs intentions.
Et puis voilà comment les choses évoluaient. Cette déclaration servait les intérêt du Haut Connétable qui en profita pour réaffirmer sa position se servant des Croisés pour effectuer un bras de fer avec l'EA...

Méfiance, voilà ce qu'il récoltèrent pour avoir fait preuve de bonne foi...les sentiments anti-François deviendraient surement des plus intense.
Ce qui est clair, c'est que certaines déclarations de bonnes intentions n'étaient que vent et mensonge.

Pierre sortit de sa tente afin de faire un petit tour dans le campement et répondre aux Croisés qui commençaient à se poser des questions...

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Arianrod


[Poligny, sous la tente du poste de Garde à l'aube]


Une nuit très fraiche, froide serait plus appropriée vu la neige au sol encore, venait de passer dans le plus grand calme. La Baronne était restée dans la tente, écoutant chaque bruit que la nuit par son silence lui laissa entendre comme si elle était à coté de celui-ci.
Il avait dormit paisiblement enfin pensa t elle, et en fut heureuse, il en faisait beaucoup pour le bien de tous les croisés. Mouvement qui se fait sur le lit d’appoint, émeraudes qui se dirigent vers le Seigneur sans faire de bruit, elle ne voulait pas lui faire peur quand il la verrait sous sa tente.


Vous ici ! Pardonnez-moi de m'être assoupi, personne ne m'a prévenu. Gardes !

Laissez, c'est moi qui leur ai dit de ne pas vous réveiller dit-elle d'une voix mélancolique.

Doux sourire qui se dessine sur le visage de la Baronne. Il était bon la plus part du temps les mobilisations, cela permettez de connaitre les gens bien plus que ce qu’on aurait pu en les croisant que quelques minutes dans une taverne ou dans une réception mondaine. Enfin la Baronne n’était pas très fêtes mondaines elle s’y trouvait toujours très mal à l’aise, ne trouvant pas sa place parmi tous les nobles de France, bien trop timide pour se mélanger à eux.

Cette croisade aura au moins eu du bon pour l’heure sur la Brune, elle récupérait doucement mais surement de sa fatigue, des décisions très importantes pour son avenir avaient été prises et grâce à Galahad, elle se reposait, limite forcée par celui-ci dans son comportement à toujours lui trouver une couche.


Voix douce de son frère d’armes une fois installé face à elle, ce qui intimida légèrement la Baronne. Il y avait bien longtemps que situation de ce genre ne lui était plus arrivée vu qu’elle fuyait tout moment agréable.


Pourquoi n'êtes-vous pas dans votre lit ? Cette tente n'est pas la place d'une Dame, même si vous connaissez la rudesse d'un campement. Vous seriez bien mieux allongée à vous remettre des fatigues de notre périple. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Ne le prenez pas mal surtout, je vous sais vaillante, mais il y a des instants de la vie où il est normal d'être quelque peu en retrait pour mieux aborder de nouvelles épreuves.

Légèrement embarrassée, il continuait encore à vouloir prendre soin d’elle. A quoi bon Seigneur ?! Il était homme trop bon, heureuse devait être son épouse et ses amis de l’avoir auprès d’eux. D’une voix basse et douce elle lui répondit.

Pourquoi je ne suis point dans mon lit ? He bien tout simplement pour que vous puissiez vous aussi vus reposer, ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai fait honneur à votre gentillesse envers moi. J’ai pris le temps de dormir quelques heures avant de vous rejoindre.

Petit silence de la part de la Baronne qui fit que le crépitement du feu se fit entendre.


Je peux vous tenir le même discours Monterolier. Nous ne savons pas de quoi sera fait demain, et si vous ne prenez jamais de repos, vous risquez le moment venu ou vous aurez besoin de toutes vos forces, de ne pas être le meilleur combattant mettant ainsi votre vie en péril. Et je m’en voudrais que j’en sois l’une des causes parmi tant d’autres avec tout ce que vous faites pour nous tous. Aussi je vous demande que nous fassions les gardes à chacun notre tour, ainsi tous deux pourront nous reposer, et puis de la compagnie ne fait pas de mal.

Et voila qui remettait ca, un ange gardien ?! Faisait-il parti de ses hommes et femmes qui étaient toujours là pour le bien des autres ?! Il lui prépara une décoction à base de gentiane, d'églantier et de romarin.


Ceci vous servira à combattre la fatigue sous toutes ses formes. Laissez-moi vous préparer un petit sachet avec ce mélange de plantes. Vous n'aurez plus qu'à en prendre deux fois par jour. Je ne suis ni sorcier, ni chirurgien, mais je sais que ces remèdes peuvent soulager bien des maux. Durant la guerre de Bretagne, j'ai été blessé sous les murs de Fougères et ces différentes plantes ont su me guérir.

Je vous remercie, et suivrais votre conseil en buvant deux fois par jour cette décoction, mais je ne suis pas sur que cela me soignera de mon mal qui celui-ci s’estompera avec le temps, la douleur de la perte d’un être cher à notre cœur ne peut être soignée, mais le temps fera en sorte que j’en souffre moins.

Emeraudes perdus dans quelques pensées, joues légèrement rosis de s’être, ne serait ce à demi mot, confiée à cet homme qu’elle ne connaissait que très peu, ou beaucoup plus depuis le départ de Normandie. Elle prit le verre qu’il lui tendit, se réchauffant les mains contre celle-ci, elle souffla sur le liquide bien chaud puis en bu une gorgée.


Buvez et vous vous sentirez déjà mieux. Je ne peux que vous dire de garder courage et force.

Je vous remercie Monterolier pour cette boisson chaude, pour tout ce que vous faites pour nous tous et pour moi. Courage et Force sont là, bien plus que depuis quelques semaines. Je vous promets de prendre soin de moi, de reprendre gout à la vie, je ne veux vous porter soucis en plus que ce que cette croisade nous en donne déjà.

Un garde entra dans la tente, faisant son rapport à Monterolier, sourire à nouveau sur le visage de la brune. La nuit avait donc été calme, chose bien, il avait pu au moins se reposer sans s’en vouloir au matin de s’être assoupi. Elle finit la boisson chaude, puis se leva, elle posa sa cape sur ses épaules, remonta sa longue chevelure pour la couvrir de sa capuche. Elle lui sourit en inclinant légèrement la tête pour acquiescer, elle irait se reposer des qu’elle rejoindrait sa cellule de l’abbaye. Avant de partir elle récupéra la petite poche ou se trouvait la mixture qu’il lui avait gracieusement donné pour ses maux lui avait il dit. Elle le remercia à nouveau, il n’avait point besoin de s’excuser de ne rester plus longtemps avec elle, elle savait bien ce qu’était le devoir la Baronne. Un sourire en guise d’au revoir puis elle se faufila dans le campement prenant la direction de l’Abbaye.

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Capitaine de la Garde Royale
Alcalnn


[Poligny vers la mi journée]

Le Chat avait profité de l'hospitalité des moines pour bien se reposer. A vrai dire, une nuit complète de sommeil n'avait pas suffit et il avait demandé à ce qu'on ne le dérange pas, sauf attaque du monastère, ce qui n'avait pas eu lieu, puisqu'il se réveilla frais comme un gardon, l'esprit vif, alors que le soleil était déjà bien haut dans le ciel hivernal. L'adage qui disait la "nuit porte conseil" avait fait son effet et il tonna:


-Lionne! De l'encre et un vélin! Et vite!


Il profita du temps que son escuyer arrive pour enfiler son doublet qu'il avait fait nettoyer la veille et de passer ses chausses. Il attrapa au vol son baudrier et ceignit, Etrecelet et Griffe de Chat, battant son flanc. Il descendit dans la gran'salle de l'hostellerie, où quelques officiers et nobles déjeunaient. Luhpo arriva et lui tendit ce qu'il avait demandé. Alcalnn sourit et tapota sa joue avec sa plume tout en mordant dans une miche de pain chaude. Il assemblait dans sa tête le plan qu'il avait conçu durant la nuit et parcouru la liste des arguments pour convaincre qui de droit.

Quelques dizaines de minutes plus tard, une fois le tout scellé et confié à un coursier, le Duc de Mortain sortit dehors, sous le soleil et la neige qui renvoyait ses rayons, masqués de temps en temps par les nuages. Il passa inspecter sa bombarde, Rohana, qui était restée bâchée, dehors sous bonne garde. Il salua les hommes de faction et passa dans les dépendances recouvertes de pailles où Bretons, Normands, Gascons, Languedociens, Bourguignons et autres avaient pu trouver refuge.

Après quelques minutes de marche il atteignit la tente de garde, qui était le passage obligé dans le jardin du cloitre. Puis il revint sur ses pas et retourna à l'Hostellerie, voir si personne ne l'y attendait.

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