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[Rp] Croisade : "Ô rage, Ô désespoir, Ô Curie ennemie!"

Auryn.


Avant Annecy

...Et soudain, celle qu'on lui indiqua à voix basse être la Princesse Armoria, entama un long discours. Long mais semble-t-il passionnant pour ceux qui la regardaient, les yeux pleins d'étoiles, encore prêts à décrocher la lune même après s'être ramassé le ciel tout entier au coin de la figure...Soit. Auryn quant à elle, fut parcourue d'un frisson désagréable en entendant résonner sans complexe des paroles que même une Princesse n'aurait à son goût dû pronnoncer:

Armoria a écrit:
Ces hommes et ces femmes dont l'honneur a été sali, qui le leur rendra ?


Plissage d'yeux.

Deux poings qui se referment comme une fleur du matin qui ne voudrait nullement voir ce qui succède au crépuscule. Certes la déception était grande. Et ils devraient avoir honte, ceux qui, bien au chaud dans leur coin, laissèrent ces soldats sacrifier jusqu'à leurs réserves d'écus et de nourriture pour servir aveuglement une cause qu'on leur répèta juste, avant de changer d'avis comme une change de mantel quand valsent les saisons. Mais de là à parler d'honneur sali...Non.

Celui de l'irlandaise en tous cas se trouvait intact. Et il aurait fallu bien plus pour en changer que quelques insultes venant tant de proches que d'inconnus, quelques genevois Sanctusiés jusquà l'os qui se croient maitres du monde et une Curie qui leur donne de quoi continuer à se fiche ouvertement de leurs semblables. Cela pour la simple et bonne raison qu'il n'était pas là question d'honneur.

Ce qui avait été sali chez ses collègues croisés, c'est tout au plus une poignée d'illusions naïves en ce qui concerne la foi et la force des loyaux serviteurs du Très-Haut. Car ils s'étaient fait manipuler par le chat de goutière comme pauvre souris des champs. Eh oui, qui dit "humain", dit "faiblesses"...Dommage qu'il ait fallu parcourir tant de chemin pour remarquer que la soutane ne rend pas plus courageux qu'un lausannois s'étant, face à quatre armées, déclaré neutre pour ne pas perdre un effectif total de deux recrues trois quart. La lacheté, un trait commun a bon nombre de ses congénères...Et ils s'en féliciteraient même bientôt sans doute, préfèrant être des lâches vivants que des braves morts...

Ils étaient venus, ils avaient vu....Et seraient restés chez eux, s'ils avaient su.

Bien triste de constater combien la colère présente s'averait peut-être aussi dévastatrice que la bêtise qui en était à l'origine, la belle au regard azur décida qu'il était temps de prendre de la distance. Ce qui se passerait ensuite ne la concernait guère.

Sur la route vers Annecy, elle infligea sévère correction au seul genevois qui eût l'audace de penser que le moment fût bien choisi pour une attaque sournoise envers d'ex-croisés déçus...Encore un qui n'avait rien compris!

Puis, elle adressa missive à l'attention de l'Amiral pour lui annoncer son départ.

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Philandrain


[ A l'aube du premier jour de la nouvelle année]

Philandrain était toujours fidèle a son poste contrôlant les laisser passer ici et là des savoyard et étranger entrant sur Chambéry, il ne s'attendait pas a voir arriver ce jour la le retour de la croisade

Tous ces volontaires qui rentraient dans leurs foyers la mine déconfites, sans dire un mots en les regardant défilés. Oh non ne pensez pas qu'il ne voulait rien dire, au contraire, il aurait tant voulu les encourager par des mots simples "a la gloire d'Aristote" par exemple mais il paraissait évident que de tel phrases n'était pas de bonne augure, les courageux soldats qui passait devant lui semblait avoir perdu la foi...

Le pauvre brigadier bientôt demis de ses fonctions pour rejoindre Rome en avait presque la larme a l'œil, ses question était plus que nombreuse, pourquoi la Curie a t'elle agit ainsi par exemple, il ne remettais pas en doute le fait que les croisés ne devait pas entrer a Genève mais pourquoi les avait on fait venir jusqu'ici ? Qui a délibérément menti a l'église ? quoi qu'il en soit le manipulateur de cette croisade avait bien réussi son coup, Pau était maintenant aux mains des Lions et surement bientôt tout le Béarn tombera.
Tout ceci le ramena a une conclusion, il était temps a la Curie, a Rome, a l'église d'Aristote, aux Sainte Armées de retrouvé au plus vite une crédibilités auprès des frères combattants et des habitants du royaume

La foi du jeune brigadier et futur Nonces était d'autant plus renforcé que celle des ses hommes et femmes était réduite a néantes, car il était conscient que pour retransmettre les valeurs que tous ces croises avait prononcé lors de leurs serments ne pouvait être fait que par un homme ayant lui même une foi inébranlable, et c'est ce donc a quoi il s'engagerai a compter de ce jour ...

Et nunc reges, intelligite... erudimini, qui judicatis terram

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(Pour en savoir plus sur ce personnage: http://philandrainrr.spaces.live.com )
Camellote74


[ Déception sur Annecy ]

Forgemont s'était posé bien des question suite au démantèlement du camps , prés de Genève, les armées étaient partis laisant derrière eux le camps.

Came apprit la nouvelle à l'arrivée sur Annecy avec stupeur !!!

Il était abattu par la fatigue, la colère monta en lui.. Lui qui avait encore une fois donné son coeur et sa force à la sainte église.. Un dégout profond l'envahit, prenant sa médaille offerte le jour de son baptême, une envie subite de la brisée, il se ravisa, mais ne voulais plus croire en rien...Encore une fois les valeurs étaient bafoués, cela devenais une habitude...Encore une fois il avait été manipulé par des gens qui ne pense qu'a leur petit confort personnel, bien assis au chaud, ne sachant prendre des décisions !!!Rome était bien loin de la France, et se fut bien dommage pensa t-il !!!

Il lui fallait revenir en Normandie, se posant la question si cela en valait la peine... Il fallait qu'il voit sa soeur Arantxa, le retour en ses terres ne l'enchantait pas du tout...

Il entendit le cor sonné, il sortit,, il fallait de nouveau reprendre les chemin, il regarda encore le paysage qui lui était familier, la pluie avait fait son apparition. Il chevaucha son fidèle compagnon rejoignant le groupe de la Salamandre, sans un mot il pris place au centre, son regard était froid , le coeur n'y était plus , un profond dégout.Came jeta de rage sa médaille dans les terres boueuses de Savoie...

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Lekaiser
- En Savoie - Tente du Connestable de France -





LeKaiser acquiesça a l'écoute de Son Altesse Armoria. Le sentiment qui animait chacun des aujourd'hui ex-Croisés était le même. Du moins, tous ceux avec qui il avait eu une discussion le lui faisaient savoir, sans exception a ce jour. La voix des ex-Croisés se ferait d'ailleurs entendre sous peu. Ils étaient désormais loin de Genève mais n'avaient pas oublié pour autant cet imbroglio.

Baste, fit-il chassant d'un revers de maincomme pour passer a autre chose. Il lui fallait désormais composer avec et avancer. En ce sens, il avait rapidement pris contact avec les autorités de Savoie, en vue d'en obtenir une autorisation de passage. Quelques règles mises en place par l'hôte, les autorisations furent délivrées sans grands pourparlers. La Savoie était terre accueillante, terre connaissant les valeurs des quelques 150 ex-Croisés qui regagnaient aujourd'hui le Royaume de France par la Bourgogne. Falsey vint a sa rencontre en entrant dans la tente du Connestable de France.

- Votre Excellence, deux savoyards, un certain Pierre Von Kolspinne Rosenberg Von Valendras et une Artemis Mitara Von Kolspinne Rosenberg Von Valendras si ma mémoire est bonne, désireraient que vous les receviez...

- Faites donc, rétorqua aussitôt LeKaiser, manquant par la même de peu de couper la parole a Falsey. Le Vice Duc de Savoie serait accueillit et ce de belle manière. LeKaiser lui était redevable d'avoir expressément réunis le Conseil de Savoie pour leur permettre aujourd'hui de traverser les terres savoyardes, terres paisibles où les quelques savoyards étant aujourd'hui venus a sa rencontre lui avaient laissé bien belle image de leur Province.
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Arianrod


[La Savoie... ou comment réfléchir à sa vie encore]

Les amis les croisés, car si il y avait du bon à tirer à cette croisade, c’était bien l’amitié qui c’était vu naitre entre plusieurs croisés du Royaume de France. Grace à cette promenade de santé, nombreuses personnes avaient pu se lier d’une amitié très sincère, comme la Baronne et la douce Stephandra, ou la rencontre de bien d’autres noble que la Brune n’aurait certainement jamais croisés en temps Normal comme les Grasces de Chenot, ou cette étrange amitié qu’elle avait pu lier avec un brigand, rien ne pouvait faire penser à la Baronne qu’il était homme non fréquentable tant il avait été courtois, gentil envers elle comme tout Gentil Homme qui se respecte. Un rapprochement entre certains Ordres c’était fait aussi, elle avait eu la chance de côtoyer souvent le Commandeur de l’Ordre du Saint Sepulcre, ce qui l’avait plongé régulièrement dans le souvenir de leur feu Ancien Grand Maitre, ou bien la rencontre de la Damoiselle Aleanore au caractère bien trempée, des retrouvailles comme avec le Capitaine Snell, Sa Grasce Pierre de Rohanne, Damisella son épouse, et surtout d’anciens Frères qu’elle avait eu grande joie à revoir comme Arfast avec son épouse qui lui avait donné une fille pendant le voyage.
La Baronne avait eu le temps d’apprendre à connaitre certains Normands aussi qu’elle voyait peu, voir jamais étant elle toujours loin de son Duché.


Etranges souvenirs qui lui resteront à jamais gravé dans le cœur, et qu’elle racontera des qu’elle verrait ses enfants, devant un feu de cheminée à Ouillie, elle s’imaginait la scène, son fils et sa fille tout prés d’elle voir même leur tête posés sur ses genoux comme ils aimaient faire malgré leur âge maintenant. Les câlins de son fils lui manquaient, les grosses embrassades de sa fille aussi, qu’il est bon d’être mère se disait la brune tous les jours en relisant les divers missives qu’ils lui avaient envoyés pendant ce voyage.

Sortie de ses pensées par un de ses hommes qui venait lui annoncer que la Princesse préparait certainement un discours car nombreux commençaient à être les croisés autour d’elle. Elle se posa rapidement la cape sur les épaules, oubliant même de couvrir sa longue chevelure de sa capuche, elle posa une main sur le pommeau de sa Jobarde et sortie au pas de course pour les rejoindre.

Elle se faufila parmi tous pour rejoindre au plus prés la Princesse, elle ne voulait rien raté de son discours. Ainsi donc elle partait en Béarn. Une fois finit, la Brune rejoignit la Princesse après avoir attendu qu’elle lui accorde audience et lui annonça qu’elle serait de ceux qui partiraient à ses cotés.

Puis elle rejoignit sa tente, des missives à faire d’urgence pour ses enfants qu’ils ne s’inquiètent pas de ne pas la voir arriver dans les prochains jours. A nouveau elle fut interrompue par l’entrée de son messager personnel, une missive au couleur Du Moutier lui fut donné. Le cœur de la Brune s’accéléra, il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas reçu de missive de sa part, son époux était encore de ce monde quand elle avait eu des nouvelles de son beau frère.

Elle s’assit, inquiète de lire ce qu’il avait pu lui écrire, se mariait il ?! Était-il malade ?! Ni une ni deux elle ouvrit la lettre et la lu.


Juliendumoutier a écrit:
Chère Arian,

Je ne sais si ce pauvre pigeon saura vous trouver.
Mon seul espoir résidant dans le fait que c’est un Moutier pure souche, et que c’est celui que notre pauvre Aristide m’envoya peu avant de nous quitter.
Il m’écrivait que ce volatile était capable de vous trouver où que vous soyez, sans même se faire dépecer par votre vautour, il en a bouffé tant ce bougre !
Dès que j’ai eu connaissance du décès de mon frère ainé, je me suis mis en route, espérant parvenir à vous retrouver, vous et vos enfants.
En effet, Aristide m’avait écrit vouloir faire de moi le parrain de ses enfants, de fait, même si depuis ils ont été baptisés, je me sens investi.
Ma réponse fut claire, je lui ai promis de veiller sur ses chers enfants, ainsi que sur son épouse si le très haut venait à en décider ainsi.
A l’heure ou je vous écris, je suis à Fougères, en Bretagne rendez vous compte, si notre pauvre Aristide pouvait voir ça, sûr qu’il me ferait voir du pays, il les aimait tant ses voisins Bretons, ces cancrelats.
Je pense pouvoir entrer en Normandie dans les jours qui viennent, l’appel du calva et de notre Sainte Boulasse est trop fort. Mes pauvres moyens et ma force physique défaillante après un tel voyage me laissent inquiet quant au brigandage, mais diantre, un Moutier est un Moutier « Être je peux, paraître ne veux » telle est notre devise, je me défendrai en Moutier, et vous fait la promesse de vous offrir rapidement le réconfort de ma présence, à vos côtés, afin de veiller à l’éducation de vos enfants.

Espérant vous trouver tous en bonne santé, espérant trouver le chemin d’Huest, je vous prie de croire chère Arian en ma fidélité, en mon affection.

Embrassez les enfants pour moi je vois prie, tonton arrive !


La Baronne n’en cru pas ses yeux, elle la relu à plusieurs reprises, ainsi donc son Blondinet avait écrit à son Frère avant de la laisser seule ici avec ses enfants car lui avait baissé les bras contre la mort sans même lui dire qu’il était malade. Elle lui en voulait encore à son époux de ne lui avoir jamais dit, elle l’aurait soutenu dans cette épreuve comme elle l’avait toujours fait, comme lui avait su faire toute sa vie envers elle et les enfants. Et voila, la Baronne craqua en repensant à son passé à ses cotés, à cette mort qu’il lui avait enlevé.

Une fois que sa vue ne fut plus embrumée par les larmes elle posa quelques mots rapidement à l’attention de Julien.



Citation:
Mon cher Julien

Il y avait si longtemps que je n’avais plus de nouvelle de vous, que je commençais presque à m’inquiéter, mais vous connaissant un peu, vous deviez être surement fort occupé avec quelques damoiselles ou bien à travailler sans cesse pour oublier la perte de votre frère mon feu époux qui a du vous faire grand mal aussi.

Ainsi donc il vous avait écrit avant qu’il ne cède à la Faucheuse et qu’elle me l’enlève si rapidement sans que je puisse lui venir en aide, je vous avouerais mon cher Julien que je suis toujours en colère après votre Frère pour cela car je l’aime toujours mais je le comprend aussi...

Ne vous inquiétez pas mon cher Julien, le pigeon qui vient d’arriver à moi a été dressé pour me retrouver coute que coute, comme mon cher Unole que vous verrez certainement arriver souvent vers vous car il est le seul qui saura toujours trouver un Du Moutier donc vous ou ma cher Emeline ou mon cher fils ainé Ulrich.

Je pensais ce pigeon mort d’ailleurs, tué lors d’une chasse au pigeon d’un Duché, mais je suis heureuse de voir que non, que vous l’aviez gardé auprès de vous pour le jour ou nous devions nous reparler.

Je suis tres heureuse de savoir que vous avez pris la route pour la Normandie, mais Grand Dieu pourquoi être passé par la Bretagne ?! Vous avez bien raison, votre frère vous aurait fait voir du pays s’il avait su ca.
Je vais vous donner un peu des nouvelles de votre nièce et neveu. Je suis triste de vous annoncer que depuis quelques mois Hugues est décédé, je ne sais toujours pas comment ni ou, mais mes hommes de mains font des recherches et j’espère qu’un jour je saurais ce qu’il c’est passé.
Quand à votre nièce, sa sœur, elle est toujours en Champagne ou elle commence à s’intéresser à la politique, elle est bien la fille de son père et sa mère celle là... Tout juste majeur et déjà à faire parler d’elle comme politicienne municipale à Troyes. Je suis fière de ce qu’elle est devenue, j’aurais tellement aimé que votre fière voit ca, mais je suis sur que de son nuage mon Ange la surveille et la guide malgré tout.
Ulrich, mon tendre Ulrich, je suis si fier de lui aussi, il est devenu un homme bon, fidele à ses convictions, se battant toujours pour ce qu’il pense juste. Lui aussi toujours dans la politique, il ne peut s’en empêcher c’est plus fort que lui. Il st devenu aussi depuis quelques mois mon Frère au sein de l’Ordre du Saint Esprit ou il s’investit beaucoup la bas comme président d’une commission.

Mon cher Julien je vais devoir vous quitter un garde vient d’entrer dans ma tente, ah oui j’ai oublié de vous dire, je suis actuellement en Savoie après être aller avec de nombreux croisés en Helvetie pour tuer du Lion de Judas mais là encore... trop long a expliquer, je prendrais un peu plus le temps à ma prochaine missive ou bien devant un calva mais n’allait pas à Huest mon fils ne doit pas y être, vous le trouverez certainement soit à Fécamp car il aide beaucoup la ville ou alors en ma Baronnie à Ouillie. Il se fera meme un plaisir de venir vous chercher pour vous conduire jusqu’à chez nous. Je vous laisse le soin de prendre contac avec eux, ils seront tres heureux d’apprendre que vous nous rejoignez.

Je vais leur écrire de ce pas pour leur annoncer votre arrivée, Emeline se fera un grand plaisir de quitter Troyes pour vous voir à Ouillie ainsi qu’Ulrich. Je suis sincèrement désolée de ne pouvoir en faire de même pour le moment car je viens de prendre la décision de suivre la Princesse en Béarn, d’une car je me dois de faire mon devoir et de deux car mes convictions m’y obligent, je ne peux ne pas la suivre ainsi que les autres croisés.

Julien mon cher beau frère, prenez vos marques à la maison, faites comme chez vous, si vous avez besoin de quoi que se soit demandé et vous serez servit, vous êtes la bas chez vous, ma demeure est votre. Reposez-y vous aussi après ce long voyage.

Je tarde de trop, à vous écrire, et le temps m’est compté malheureusement, je dois vous laisser, le devoir m’appelle encore.

Au plaisir de vous relire à nouveau, prenez soin de vous, attention sur les chemins s’il vous plait, je ne voudrais pas perdre le dernier du Moutier.

Votre dévouée et fidèle belle sœur


Point besoin de sceau pour cette missive puisqu’elle serait remise par Unole à Julien, il saura en voyant l’aigle que cela ne peut venir que d’elle.

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Capitaine de la Garde Royale









hildegarde.
[Tente de la Donà de Brison Saint Innocent - Campement des croisés.]

La Savoie... et ses cols verglacés, la neige, le froid, ce vent qui se plante tel un millier d'épingles sur la peau de vostre visage. La Donà De Brison Saint Innocent n'avait qu'une envie, retrouver la caresse du soleil Languedocien, bien que les hivers fussent rudes esgalement en ceste partie du Royaume de France.

Annecy, Chambéry, Belley... Et demain Bourg. Un dernier adieu à la ville, son mandat rendu elle n'aurait plus aucune raison de revenir en Savoie. La succube s'imaginait estre nostalgique en foulant à nouveau les sentiers alpins, mais en fait aucune tristesse ne s'éveilla au fond de son coeur. Indifférente, elle parcourait les terres enneigées, n'ayant qu'une envie... rentrer.

Ceste croisade de pacotille, ou les soldats ne furent que misérables pantins déplacés au gré des caprices de l'église, avait de manière plus intense encore creusé un fossé entre la Donà et la Religion. Hildegarde en estait mesme venue à comprendre le courroux du Lion face à l'Omnipotente Eglise Aristotélicienne, sans toutefois en partager les idées. Renier toute intervention humaine dans les affaires religieuses estait un tort, il existait des guides spirituels qui avaient la sagesse de ne point juger ni d'hurler à l'hérésie dès lors que l'on se questionnait sur le Livre des Vertus. Et surtout des ecclésiastiques qui ne cherchaient point le pouvoir, des gens humbles et honnestes laissant à ses ouailles le libre arbitre.

Au chaud dans sa tente carmin, la belle se pelotonnait dans l'épaisse couverture qui ne la quittait jamais lors de ses voyages. Insanius devait estre auprès de son Suzerain; Dès leur départ de Narbonne elle avait oublié qu'elle estait femme pour devenir soldat. Sa posture estait froide, hautaine; point de place pour le sentimentalisme en ces temps troublés. Et pourtant, son coeur se serait serré s'ils avaient eu à combattre; Elle aurait néanmoins caché sa peur de le perdre et surtout passé outre, sinon sa propre vie aurait esté en danger à trop s'inquiéter pour son compagnon.

Une question par ailleurs resterait sans réponse. Pourquoi la Savoie avait refusé le droit aux croisés d'acheter quelques vivres directement aux producteurs locaux? Demander de l'aide au Duché? Se rendaient-ils compte comme il estait difficile d'obtenir rapidement satisfaction? Les villes auraient pu vendre leur surplus de pain ou de maïs, voire quelques biens de la boulasse qui n'estaient point utile en Savoie, telle les barques. Se rendaient-ils compte que les croisés prenaient cela comme un affront et avaient l'amère impression qu'on voulait les laisser crever de faim?
La Dame de Brison Saint Innocent n'avait cure de cette interdiction, tout comme le fait d'estre obligé de rester confinée dans le campement.
Si elle avait envie de dépenser écus elle le ferait, si elle voulait boire elle irait. Et serait mal né celui qui oserait interdire à une Noble Savoyarde le droit de fouler les terres de Savoie et de les faire prospérer de par ses achats.

Par grand bonheur elle avait rencontré une productrice locale qui avait bien voulu lui vendre de la nourriture; la bourse d'écus bien remplie qui fut eschangée estait la promesse d'un achat de vestement sur le marché. La damoiselle économisait pour une houppelande.

Hildegarde but une infime gorgée de liqueur. La fiole estait presque vide, il lui fallait organiser le déménagement de tous ses biens burgiens - dont les dives bouteilles de liqueur de fraise - vers les costes sud du Royaume.
Antoine avait esté dépesché à Bourg à ce propos afin de donner à son intendant les dernières instructions concernant son domaine.

La fatigue la gagna et elle se jura d'écrire à son petiot puis à son ami du Nord lorsqu'elle s'éveillerait.
Demain Bourg... Dolmance.. Chandin.. Evalea.. Will et tous ces austres fantosmes qui avaient un jour ou à un autre croisé son chemin.

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Meet me Halfway...
Alcalnn


Un homme de Mortain fit circuler la lettre adressée à la curie...


Citation:
De nous, Bannerets Croisés, A la Curie Romaine,


En ce jour noir pour la foi aristotélicienne, nous, croisés ayant répondu à l'appel du Camerlingue ne pouvons que manifester notre mécontentement –doux euphémisme- et dénonçons la couardise, la fausseté et l'impotence de la Curie Romaine. Nous tenons à rappeler à nos Éminents Cardinaux que sans l'aide des 4 armées de volontaires Français, l'Église ne disposait d\'aucun moyen de pression pour forcer cette ville protectrice d'hérétiques à renier les Lions de Judas.

Nous rappelons que pour satisfaire votre volonté nous avons affronté les insultes d'une populace inculte et qui ne renie ouvertement sa foi, préférant l'appel de l'hérésie plutôt que l'amour de Christos.
Il tout aussi révoltant de constater que des Croisés, venu en ami, s'annonçant un mois à l'avance, soient victime de la parjure d'un Franc Comte. Nul doute que nous raconterons dans nos provinces, qu'en plus d'être un faible, le Franc Comte est touché par le malin. Belle image de l'Aristotélité.

Rappelons également que pour en arriver jusqu'ici nous avons dû affronter un Empire qui soucieux de régler ses comptes avec vous, nous fit passer pour des brutes féroces qu'ils étaient nécessaires d'abattre. Nous avons bravé les insultes, les menaces et les affronts sans sourcilier, tant nous savions notre cause juste et tant notre foi est grande.

Rappelons aussi que seul le Royaume de France a répondu à votre appel, envoyant de nombreuses troupes, n’écoutant que sa foi et son amour de Dieu. Des volontaires de tout le Royaume de France se sont lancés dans cette croisade sans hésiter à prendre sur leurs deniers personnels afin de mener à bien la volonté de Dieu. Et aujourd’hui…aujourd’hui ils ont été trahis par ceux qu’ils pensaient être leurs guides. Les frais seront calculés et la note vous sera envoyée car il est scandaleux, que certains prélats, aient mis au centre de leurs intrigues, l'honnêteté et la bonne foi des Aristotéliciens -Français, puisqu'il faut bien le dire, aucun autre royaume, principauté, marquisat ou grand duché n'ayant répondu à l'appel- et leurs fasse courir un danger, sans parler des insultes et provocations qu'ils ont subies.

Ainsi, devant votre sentiment non caché de victoire, nous tenons à vous faire savoir que tous les volontaires engagés dans cette lutte sont outrés par le résultat de cette croisade qui n'a été qu'une immonde manipulation de vôtre part et qui a montré votre incapacité à agir efficacement. Sans parler du fait qu’il a été porté au grand jour le peu d'intérêt que vous nous portiez. Il va s'en dire que lorsque les Lions de Judas feront de nouveau parler d’eux, lorsqu’une autre province française tombera sous les coups des hérétiques, lorsque Genève aura récupéré ses lionceaux, les regards se tourneront sur Rome et vous seuls, dans votre tour d’ivoire, aurez à rendre des comptes. Vous serez seuls avec votre incapacité chronique à prendre des décisions, à vous décider et à agir. Autant dire qu’il n’en sortira rien de bon.

Quelle image donnerons-nous à nos peuples ? A ceux qui nous ont suivit ? Notre crédibilité est mise à mal. Nous sommes ridiculisés par une curie indigne. Car c’est bien évidemment nous, Grand officiers et Officiers de la couronne, capitaines ou feudataires, qui devront rendre des comptes à nos peuples et nos troupes, pour la couardise de Rome.

Aujourd’hui, Rome se contente d’une déclaration sans valeur de Genève qui fait mine de renier ses petits au moment même ou 4 armées croisées encerclent la ville. Puissantes et organisés, composés de guerriers chevronnés. Rome ne demande aucune garantie supplémentaire et fait pleine confiance à des hérétiques qui ont envoyés leurs troupes en Béarn et qui y sont encore. Emissaires qui se revendiquent des Lions de Judas et se disent être en mission militaire pour Genève.
Il n'est pas tolérable pour nous, porteurs de la foi en notre seigneur qu'un collège de Cardinaux se satisfasse d'un vulgaire bout de parchemin de mauvaise qualité où un hérétique renie du bout des lèvres la bande de pouilleux qui sème la terreur depuis trop longtemps.

C'est à se demander si certains à Rome n'ont pas d'accointance avec l'hérésie! Comment soutenir et faire ainsi confiance, alors que Genève nous est officiellement hostile, voulant affamer nos troupes qui, rappelons le sont considérées comme saintes ? Est-ce un pas vers l’aristotélité et le respect de l’église? Genève ne cesse de nous insulter et de nous calomnier, et la Curie ne bouge pas.
En conséquence, nous nous désolidarisons totalement des actions de Rome en Béarn. Les volontaires souhaitant s'y rendre se réfèreront aux seules autorités du Béarn.

Enfin, il est évident, que nous, hommes et femmes parfois puissant, ne verrons plus d'un aussi bon oeil toute demande émanent de la curie romaine et que les curés, évêques et archevêques du Royaume de France qui eux, nous ont toujours soutenus, seront nos seules références auprès de l’Eglise Aristotélicienne.
Nous tenons tout de même à remercier le Duché de Savoie, sa Duchesse et son Vice Duc, pour tous les conseils et l'aide qu'ils ont pu nous fournir. Qu'ils sachent que nous ne sommes pas des ingrats et que nous n'oublierons jamais ce geste. Si d'aventure, il se trouvait menacés pour nous avoir aidé, nous reprendrions les armes pour les défendre.


Faict devant Genève, l'avant dernier jour du mois de Décembre, MIIIICLVII




Anthémios de Deliancourt dict "Lekaiser",
Connestable de France,
Baron de Lalinde,
Officier du Mérite du Périgord-Angoumois




Alcalnn Blackney,
Duc de Mortain,
Vicomte du Mont Saint Michel,
Baron de Saint Paer, Amiral de France,
Mestre Chancelier de l'Ordre de Saint Michel.



Bourguignon de Sorel
Baron de Chécy et Seigneur de Saint Avit les Guespières,
Maréchal de France et Prévost de Paris




Lexhor d\'Amahir
Duc d'Orléans
Baron d'Auneau
Seigneur de Saint Denis les Ponts


Didier de sars de Bédéilhac,
Lieutenant d'etat majors Royal,
Garde des 45,
Membre de l'ordre du Saint Esprit

Snell du Quai Baudon
Le Borgne de Bourgogne
Seigneur de Moulins-Engilbert
Capitaine de l'Armée de Moulins-Engilbert



Pierre de Courtalain dict "Patsy"
Vicomte de Conches.
Baron de Bec Thomas et de Mauny.
Seigneurs de Criquebeuf en Caux et de Claville.




Pierre du val de Loire dict "P3r3v3rt"
Vicomte de MontLouis
Capitaine des armées de Touraine
Commandant de la Crepi Coronia




Arianrod de Cénorel,
Baronne d'Ouillie,
Dame d'Huest,
Grand Maitre de l'Ordre du Saint Esprit,
Capitaine de la Garde Royale



Actarius d'Euphor,
Vicomte du Tournel,
Seigneur de Saint-Dionisy et d'Aubemare,
Chef de Cabinet pour les Provinces du Sud au sein du Secrétariat d\'Etat.



Kilia Chandos de Penthièvre,
Duchesse d'Anjou
Pair de France

Kalimalice
Dame d'Allanches et de St Firmin des Bois




Fur de Chéroy
Comte de Moissey
Vicomte de Chaumergy
Baron d'Yèvre le Chatel
Seigneur de Saint Amand et Neuvy en Suillac


Pierobero,
Sénéchal de la Compagnie d'Ordonnance du Périgord-Angoumois

Virginia de Lignareix,
Lieutenant de la Compagnie d'Ordonnance du Périgord-Angoumois

Wulfrik,
Soldat de la Compagnie d'Ordonnance du Périgord-Angoumois

Obélix 1er,
Soldat de la Compagnie d'Ordonnance du Périgord-Angoumois



GeoKeR de Loxley,
Comte de Saint-Gilles,
Maréchal de France


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Laclemanus
Le Duc de Luserne et son épouse de retour sur le sol savoyard continuait sa route en compagnie des croisés dont il partageait la colère et la déception engendrée par une décision de Rome et de ses sbires.

La seule chose qui avait mis du baume à son cœur était les connaissances qu'il avait faites, personnes qu'il allait, il le savait, retrouver en Orléans une fois qu'il aurait fini de régler certaines affaires à Bourg.

La liste était devenue longue, mais comment ne pas oublier la Baronne Arianrod, Stephandra la cameriste de la Princesse et son promis très sobre Altochamb ainsi que Loutte et Yoshin avec lesquelles les soirées ont parus très courte et les matins si difficiles.
Il y en avait d'autre encore qu'il retrouverait quand il se rendra à Blois où, pour l'appâter un repas au cours duquel aucune tisane ne sera proposée, l'attendrait à son arrivée.

Laclemanus finissait sa lecture du parchemin qui venait d'être apposé, il se sentait en parfaite symbiose avec ce qu'il venait de lire. Il regardait en souriant les signatures qui lui étaient totalement inconnue il n'y a pas si longtemps et qui lui étaient devenue familières.

Il retournait sous sa tente, trouvant Belley bien désertique et ses tavernes bien à sec de boissons.
Legrandalsacien
Je préparais ma monture " Tempérence" lorsqu'un cavalier s'approcha de moi.

Commissaire , une missive pour vous même !

Avec curiosité je développais la lettre aux nombreux sceaux apposés, je lu avec attention les remarques et les incompréhensions enfin posées par une plume l'écrin bien délicate et juste.
Je ne pouvais que partager le sentiment de gâchis et d'insatisfaction, moi qui depuis un an parcours le royaume!!
Jamais je n'avais vu autant d'hommes et de femmes en armes , tous en harmonie , prêt à répondre à l'appel que Rome avait lancé ... en vain , certains avaient l'amertume des jours qu'ils venaient de passé loin de leurs proche prenant sur leurs deniers le compte de cette compagne.
Mais comme bons nombres d'âmes , je gardais le souvenir des rencontres faites durant ce périple.
Les personnes seront se reconnaître ...

Je rangeais précieusement la missive dans la sacoche
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http://lesaintsepulcre.forums-actifs.com/forum.htm
http://www.youtube.com/watch?v=ZwY___hhhX8
Hobb


[Chevaliers Teutoniques arrivant au camp des troupes Françaises ]



L'Ordensmarschall Hobb chevauchait en tête de la troupe de Teutonique. Il portait une missive à l'intention du Connétable de France notamment.
Hobb avait été dépité, et le mot est faible du comportement du Franc Comte et de certains Clercs. Des conflits d'intérêts avaient été soulevés par lui. Mais rien n'y faisait,
les Milites avaient été écartés, alors que des tractations se faisaient avec la République Réformée de Genève, contre l'avis des Croisés. Car les conditions étaient insuffisantes entre autres.




Arrivé au camp du Connétable de France où les étendards portaient les couleurs des Seigneurs de guerre, Hobb se détacha du groupe et lança Tapfer, son destrier vers la garde. Puis s'adressant au gradé de service :


-" Je suis Hobb Siegfried VonKorwald, Ritter Teutonique et Ordensmarschall,
qu'Aristote vous garde,
J'ai un message pour le Connétable de France, Anthémios de Deliancourt dict "Lekaiser" "


Izidore a écrit:
Citation:
      Nous, Izidore de Castelléo,
      Ritter de l'Ordre Teutonique,
      Chevalier-Sénateur de l'Office Militaire Romain, dict Office d'Isenduil



        A l'ensemble des Chevaliers d'Isenduil et de son Conseil,
        Aux membres de la Congrégation des Saintes Armées,
        A la Sainte Curie,
        A Sa Sainteté le Pape,
        Au Cardinal Connétable, SE Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg,
        A l'universalité des fidèles Aristotéliciens ;



      En ce 2 Janvier de la nouvelle année 1458, je prends pour la dernière fois la plume en tant que Chevalier-Sénateur de l'Office Militaire Romain dict Office d'Isenduil.

      Le Chevalier-Sénateur est le garant de l'institution qu'est la Congrégation des Saintes Armées. Il est élu par le Cardinal Connétable de Rome parmi les Chevaliers du Conseil d'Isenduil pour être son second.
      Le Chevalier-Sénateur doit être droit, intègre, respecter le dogme, et toujours défendre les valeurs qu'il partage avec ses Frères et Soeurs membres de sa Congrégation.
      Aujourd'hui, dans la situation actuelle, ceci n'est plus possible en occupant ce poste. Occuper ce poste de Chevalier-Sénateur revient au fait même de faire abstraction de tout ce que je me dois d'être.
      C'est pourquoi je remet ma démission au Cardinal Connétable SE Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg à compter de ce jour.

      J'ai agi, tenté de réveiller des consciences mais aujourd'hui n'étant plus en accord avec la Sainte Curie, n'étant pas et n'ayant jamais été hypocrite et du genre à faire des compromis, je ne commencerai pas aujourd'hui, surtout sur ce qui m'est de plus cher après la vie de ceux que j'aime.

      Je tiens à souligner le fait que je n'ai à aucun moment prit part, comme cela aurait du être, dans les négociations avec le canton de Genève. Nous connaissons mieux que quiconque l'organisation hérético-criminelle du Lion de Judas et leurs vices grâce à l'exemplaire travail de chacun de nos membres mais non, la Curie à menée ces négociations sans la présence du plus haut représentant des Saintes Armées présent ou d'un de ses délégués.
      Que l'on ne tienne donc pas responsable d'un éventuel échec ces hommes et femmes exemplaires dans la Foy et le combat des hérétiques.



      J'aimerais remercier le Connétable de France LeKaiser et ses armées pour leur présence et leur comportement sans faille.
      Le Haut Connétable Impérial pour son écoute, même si nos avis ont parfois étés divergeant.

      Enfin, je voudrais m'adresser à tous les membres de la Congrégation des Saintes Armées ; Ordre de Santiago, Ordre des Chevaliers Francs, Ordre Teutonique, mais aussi Templiers, qui pour moi font partis intégrante de cette Congrégation.
      J'aimerais vous dire combien j'ai été fier de tant partager avec vous. Votre courage et votre Foy sans faille devrait être louée pour des milliers d'années. Nul doute que le Très Haut vous réservera une place à ses côtés pour poursuivre la lutte un jour ou l'autre. Ce fut un honneur de vivre parmi vous tant d'années, de combattre à vos côtés et d'être votre représentant.
      Merci de la confiance que vous m'avez portée.



      Soyez fiers, le Très Haut reconnaitra les siens.


      Fait à Rome au Conseil d'Isenduil le deuxième jour du mois de janvier de l'an de grâce MCLDVIII.

Citation:









































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Pierre_von_kolspinne


Le soldat partit en direction d’une grande tente qui avait déjà été montée. Le jeune couple passa un moment à regarder les visages hagards de ces personnes trimballés. Et au milieu, Pierre eut la surprise de reconnaître quelques visages connus, quelques personnes nobles de Savoie.

En premier lieu le duc de Luserne, Lalemanus, son oncle, enfin, l’oncle de son épouse. Neottie ne devait pas très loin.

Et puis la dame de Brison Saint Innocent. Surprise, que faisait elle là ? Encore en train de comploter sans doute. Après le complot pour prendre le château de Chambéry, il ne pouvait en être autrement. Sans doute à se poser encore de sombres questions, questions auxquelles elle aurait sans doute eu réponse puisqu’elle avait été invitée en tant que noble savoyarde, et avait accès aux discutions entre la Savoie et les croisés, celles où avaient étaient conclus en parfait accord des deux parties les conditions du passage des troupes en Savoie.

Si elle avait daigné se déplacer, elle aurait sans doute su que l’escorte par l’armée d’Alex était une condition imposée par le Haut Commandement Impérial. Quand à l’interdiction d’entrer dans les villes et d’acheter sur les marchés était avant tout une mesure économique imposée par la faiblesse des marchés savoyards qui ne supporteraient pas 150 personnes faisant leurs emplettes sur les marchés. La volonté était de ne pas affamer les savoyards eux même. Mais où était le problème puisque le duché s’était engagé à approvisionner en cas de besoin ?

Le soldat revint et les conduisit jusqu’à la tante sus nommée. Le jeune couple entra.

Bonjour monsieur le connétable. Je venais vous rendre visite et m’assurer que tout se passe bien, que vous n’avez rencontré aucune difficulté en Savoie.

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Linexiv
[Colonne Tourangelle]

Finalement la halte à Chambéry n’était pas parvenue à lui remonter le moral. Certes, accompagnée de Donotach, Line avait pu faire le pied de grue en mairie dans l’espoir de revoir l’infâme voleur devenu maire, Valzan, mais le convoi ne pouvant prendre davantage de retard, il avait fallu se résigner à repartir. Et le couard s’était bien caché, la rumeur de la présence de l’armée tourangelle au sein de laquelle avant sa trahison il avait aimé pavaner, l’ayant sans doute effrayée.

En tout cas, elle espérait que l’avis placardé serait lu par le plus de personnes possibles et que les phrases assassines distillées en taverne en compagnie de Loutte porteraient leurs fruits.

La route du jour fut semblable à la précédente, faut dire qu’ils commençaient à être rodés et enchaînaient sans plus se plaindre « les à cheval », les « en tirant le cheval parce que le sol est trop glissant » et les « en poussant les charrettes ». Sauf que cette fois-ci, Line constata un léger problème alors que le bivouac du soir s’organisait.
La traque avortée à Chambéry l’avait-elle distraite au point qu’elle en ait oublié de compter les soldats au départ de l’étape du jour ?
Franchement, si y’avait un palmarès pour les gaffes, celle-ci allait s’avérer exceptionnelle… Comment avait-elle pu le perdre ? Et qu’allait dire le Capitaine ?

C’était au moment précis où après avoir remis son cheval aux bons soins d’un garde, elle s’était décidée à accomplir sa sacro-sainte tâche journalière soit –se débarrasser enfin- planter la bannière d’Azay qu’elle s’était rendue compte que ben… Le duc d’Azay, ben, il n’était plus là…
Pas encore officiellement vassale qu’elle avait quand même réussi à perdre son futur suzerain… Voyons comment l’annoncer au capitaine ? Attendre le lendemain ? Cela n’arrangerait rien et il valait mieux qu’il soit prévenu…

Elle décida néanmoins de faire un petit tour parmi les croisés au cas où quelqu’un aurait des précisions… Échec total, la mort dans l’âme, Line prenait la direction de la tente du capitaine lorsqu’elle assista à une scène qui lui donna une petite idée.
Un jeune cavalier au port fier qui termina sa course auprès d’un équipage angevin d’après le blason.

Arrivée à destination, elle s’annonça et avant même que le Capitaine n’ait eu le temps de prononcer la moindre parole.


Mon Capitaine, n’ayez aucune inquiétude pour votre jeune protégé, il semble qu’il ait retrouvé de nobles connaissances angevines et qu’il leur fasse un bout de chemin.

Puis sur le même ton, elle enchaîna.

Par contre, nous avons perdu votre frère Azay. Mais je pense que le jeune Montmorency ne tardera pas à nous rejoindre.
hildegarde.
[ Tente de la Donà de Brison Saint-Innocent, Camp des Croisés, Bourg ]

Sorcellerie!

Hildegarde s'éveilla, sourire aux lesvres. Elle avait eu l'impression qu'une présence avait lu ses pensées... et lui avait répondu en resve. Un fou rire pour oublier l'incongruité de la situation, puis la belle se prépara à aller en ville.

La Donà de Brison Saint-Innocent se remémora la discussion qu'elle avait eu la veille avec un haut dignitaire qui lui avait expliqué le pourquoi des exigences de la Couronne Savoyarde, remarques auxquelles elle avait acquiescé. Elle avait eu réponse à ses questions, et elle estait satisfaite de la situation. Point besoin d'esprit frappeur pour répondre à un questionnement qui se voulait innocent. "Much Ado for Nothing my Lord"
Cela ne l'avait pas empêchée de lorgner sur quelques habits, dangereusement, mais la raison l'avait rattrapée.
Elle s'étira une fois, puis une seconde, et bailla à s'en décrocher la mâchoire... Très féminin Donà, très féminin que tout cela.

L'avantage en estant simple soldat estait le fait que l'on suive, sans avoir à souffrir des âpres discussions, obéir et avoir courage sans faille, et cela avait fortement convenu à la Donà.
Estant désormais hors de Savoie, elle ne pouvait plus se déplacer au Castel de Chambéry, et son intendant y passait peu, ayant plus à s'occuper des affaires courantes de la Seigneurie, et n'estant point qualifié pour donner un avis lors de réunions importantes. A part porter missive et faire suivre les courriers que la Belle recevait au pigeonnier, aucun austre rosle ne lui avait esté confié. "Pas d'Pigeon, Pas d'Participation".

Et puis peut-estre aurait-on encore une fois cru qu'elle voulait prendre le Castel à elle seule... C'est en racontant une histoire rocambolesque, comme le projet de prise de château, que l'on peut juger de la loyauté d'une personne. Et IL ne l'avait point esté, il avait échoué.
Un rire cristallin s'échappa de ses lesvres, ce qui éveilla Antoine, qui avait attendu l'arrivée des armées pour la rejoindre, et lui ramener une fiole de liqueur de fraise.

Un clin d'oeil au jeune homme, puis un long frisson lui parcourut l'échine à l'idée d'extraire son corps de la moelleuse couverture... Antoine se leva et lui apporta des habits propres. Elle irait prendre un bain en ville... et passer une heure à faire des clapotis dans l'eau. La toilette à l'eau tiède sous la tente pouvait estre supportée quelques jours, mais point plus! Grognement au froid mordant, elle s'habilla comme s'il fallait partir au combat en toute haste, puis arrivée en ville sur le dos de la Palomino.

Son 'délicieux' bain terminé, les pas d'Eos l'amenèrent vers ce Domaine burgien qui ne serait plus sien. Achab l'accueillit avec tendresse, il avait fait route de la Seigneurie pour lui monstrer livres de compte et gestion des récoltes. Après quelques longues heures à parler, rire et eschanger, la belle revint en ville, bien décidée à passer un peu de temps avec les burgiens, rencontrer Chocolatines et rendre le mandat. Une charrette ou trosnaient onze bastons la suivait.

Mais d'abord... Arpenter les rues de la ville, et sourire à toutes ces douces images du passé qui lui revenaient en mémoire...

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Meet me Halfway...
Erelos


Entre les tentes de l'immense camp de croisés, ou majoritairement se dressaient les oriflammes papaux et aristotéliciens, un jeune homme flânait, en quête de têtes connues, de grands personnages, de Rois, de Reines, de François.. C'est qu'en Savoie, dans cette vallée entourée de montagnes immenses, les plus grandes du monde même, on voyait bien peu de sang royaux. Les tentes innombrables étaient toutes coiffés du blason de son occupant, du plus petit banerêt au plus puissant Vicomte. Les hommes d'armes, eux, se partageaient des tentes communes aux dimensions plus que respectables, et l'on disait même dans les rues de Chambéry, qu'il était impossible de voir le dernier lit d'une chambrée si l'on se tenait au parfait opposé. Allez savoir.. Certainement pure affabulation de vieilles mégères et de vieux boucs, mais, il n'empêche que tout cela était grand, grand et écrasant de présence.
Erelos Galanodel, jeune roturier inconnu de tous, pour son plus grand bien d'ailleurs, poussa son cheval jusqu'à Bourg. En effet, la caravane croisée s'étalait sur toute la Savoie. Il avait entendu des rumeurs au sujet d'une rousse. Et Aristote sait si les rousses, ça ne cours pas les rues. De plus, une rousse au rire clair et à forte poitrine. En entendant ces mots, Erelos était parti d'un grand rire. Par les caleçons de l'Empereur, si cette rousse là était bien Hildegarde, l'on aurait le droit à de le débauche dans les tavernes burgiennes. Et cela, mes chers amis, cela ravissait d'ors et déjà notre gamin. Pourquoi? Parce que rien ne vaut une Sainclair en taverne, pure expérience de la vie mes enfants!
Il ne fallait plus que de la patience, un peu de chance, un zest de hasard et une bourse bien remplie. Diantre, le dernier passage de la Brison Saint Innocent n'allait pas passer inaperçu en Savoie, jamais!

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Fitzounette
[Qu’est ce qu’on va faire de toi ?]

Elle avait suivi tout ce petit monde, un peu à l’aveuglette. Elle avait tenté quelques apparitions en taverne, où elle n’avait essuyé qu’insultes et quolibets. Avait-elle besoin de cela, la jeune Duchesse en deuil ? Drôle de chemin de croix... Elle avait voulu expier des fautes qui n’étaient peut être pas les siennes. Et tout était en train de tourner au fiasco.

Elle avait jeûné, persuadée que l’attaque viendrait bientôt, n’ignorant pas le manque qui touchait constamment les fiers croisés, se disant qu’elle devait donner l’exemple. Une petite buse avance, une petite buse ne se plains jamais. Il est des sacrifices que l’on admet.

C’est alors qu’elle comprit. Ils faisaient tout bonnement demi-tour. La faim, la fatigue, la colère. Trop. C’était trop ! Elle qui avait déjà le sentiment d’avoir été trompée une fois par l’Eglise, lorsque celle-ci l’avait poursuivie devant la Sainte Inquisition. Voici que cette dernière réitérait, les laissant là, mourants.

Oui, elle était mourante. Elle ne le savait pas encore, mais elle abritait un enfant en son sein. Et le petit passager clandestin avait réquisitionné toutes les réserves de ce corps gracile. Elle voulu crier, mais elle n’y parvint pas. Tout devenait flou et cotonneux. Elle tomba.

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En mémoire des joueurs de Fablitos et Zoko33.
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