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Quand le passé vient en grondant.

[RP] Monoceros Irae

Guilhem_de_vergy
Le départ du Maine avait été précipité… La veille ils avaient appris pour leur Grand Maistre… Une attaque lâche et grotesque… Les deux messagers avait voyagé de nuit, comme de jour, cherchant accueil là où on leur accordait… Regardant parfois en arrière, voir si jamais ils étaient suivit… La route avait finalement réussit à les mené au but de leur visite…Alençon… Entourée par de nombreuses troupes visiblement hostile aux étrangers, aussi titrés et respectés soit-ils…

C’est la mine sombre que les deux cavaliers passaient ces derniers…. Ne jetant aucun regard, avant droit jusqu’à la porte principale de la ville… Vêtu de leurs mantel d’azur pour l’un, et d’argent pour l’autre qu’il avait noué jusqu’au plus haut afin de les protégé du froid glacial qui traversait actuellement les contré du Nord du Royaume…Eux maintenant tant habitué aux terres ensoleillées du Sud… Ils franchirent la porte gardée sans aucun souci en laissant apercevoir la missive signée du Prévôt Alençonnais, les autorisant à pénétrer dans l’enceinte de la ville fortifiée… Regard en arrière du jeune homme vêtu d’azur en direction de l’armée qui commençait à s’éveiller avec les premières lueurs du jour… Léger sourire… Si ils savaient ce qu’ils avaient fait…

Les chevaux marchaient tranquillement à travers les rues presque désertes… Le château ducal montrant le bout de son donjon dès que les premiers faubourgs furent franchit… Le jeune homme baissa la capuche qui jusque là recouvrait entièrement son visage… Déboutonnant aussi au passage le mantel, laissant ainsi ce dernier battre au vent, dévoilant l’épée qui pendant sur sa hanche, et la couleur de ses habits qui laissait présagé de sa haute lignée…

Plus ils avançaient, plus le sourire de ce jeune homme se faisait carnassier… Pourquoi leur avait-on confié cette mission… Parce qu’ils étaient les plus proche du lieu de la mission ? Peut-être… Parce qu’ils étaient les plus sadiques ? Sûrement… Le regard lâche un moment la cime du donjon, pour se tourner vers l’autre cavalier…


Mestre… Pensez qu’ils comprennent réellement pourquoi nous sommes venus, et qu’ils vont comprendre ce que nous leurs amenons ?

Un léger rire lui échappa… Il flatta l’encolure de son cheval, lui susurrant quelques mots à l’oreille, avant de le talonner pour le faire partir au galop… La réponse de l’autre cavalier ne l’intéressait visiblement pas… Si il avait lancé ces mots, c’était juste pour rompre le silence, et peut-être aussi pour dérider son acolyte, qui semblait bien sérieux derrière son regard de glace… Peut-être un jour comprendrait-il lorsqu’il verra mourir sous ses yeux des amis, des frères, des sœurs, des proches, par la lame d’adversaires… Lui qui pourtant à perdu son père de cette manière… Grand homme qu’il était…Assassiné par de vulgaires brigands… Chose ironique puisque sa mission faisait suite à l’attaque de son Grand Maistre par l’armée Alençonnaise qui l’avait pris pour un vulgaire brigand…

Arrivé à quelques toises de la herse du château ducale, il ralenti son cheval, jusqu’à le stopper totalement, levant la main dextre en signe de paix… regard en arrière pour voir si le Maistre à suivit… Il attend que ce dernier arrive enfin à sa hauteur…


Je pense que le moment tant attendu est arrivé… A vous de jouer Mestre…

Il baisse la main, s’écarte légèrement sur le côté pour laisser plus de place à son compagnon, puis regarde l’artiste en œuvre… Aujourd’hui il était décidé à encore apprendre… Apprendre à manier les mots… Et bien mieux que ce qu’il ne faisait déjà, et qui pourtant irritait bien assez certains…
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Simonin
Décidément , le chancelier de la Licorne, n'en finissais plus de ces voyages, après être remonté du sud pour retrouver ses anciennes contrées L'italien n'avait point eu le temps d'observer l'incompétence de certain,qu'il devait partir pour la contrée voisine.
Son filleul à ses cotés, ses plumes aiguisées,une lettre cachetée et le voilà arrivé.
Le voyage avait était froid et silencieux, tout comme l'étais la raison de leur venu.
Chaque foulé lui rappelait le pourquoi de sa venu, lui rappelait la douleur de cet homme convalescent à Mayenne, et quel Homme!
Il avait jurer fidélité, et le d'Albizzi se tenais toujours à ses serments. Il avait depuis longtemps, jurer Honneur et Bravour, jurer qu'il défendrait la justice, et combattrait contre tout ce qui l'entraverai.
Rapière au flanc,habit de chevalier...à premier abord, on aurait put croire qu'il s'apprêtait à donner vive correction au malfaiteurs. Mais, il existait un art dans lequel le Chancelier, et la Licorne en général, aimer exercer, un art ou les épées n'ont qu'un rôle que bien secondaire, un art dans lequel il s'était spécialisé. L'art des lettres, et de la diplomatie.
Ainsi, il arrivait en Alençon, terre du domaine Royal qu'il a au longtemps défendu contre les félons, avec un parchemin signé de son supérieur, un parchemin signé d'un des plus grand dignitaire du domaine royal.
Le chateau s'approchait, et se dessinait au fur et à mesure.
En observant le petit De vergy, son plus brillant apprenti, il devina de suite quel impatience celui ci avait, un petit sourire s'en dessina sur son visages.
Au remarque de ce dernier, l'Italien ne donna réponse, il savait ce qu'il avait à faire, et aussi, quel serait la réaction de ses derniers, plus préoccupé à marquer l'histoire de leur nom qu'à agir pour celle ci. Les plus grand héros n'était il point les inconnu qui œuvrer en silence ?
La soif de pouvoir, il la connaissait trop bien...

Quelques regard autour de lui, une grande inspiration, et les voilà face au château.
Sans qu'il n'eu a lui demandé, son filleul fis les commodités de paix. Il descendit de monture.
Dénouant capes et capuches, on pouvait voir apparaitre sa licorne d'argent. Il s'avança jusqu'aux gardes.


Nous, Simon d'Albizzi, chancelier et Chevalier de l'ordre royal de la Licorne, accompagné de sa grandeur Guilhem de Vergy de l'ordre du même nom, venons en paix.

Petit sourire en coins, il s'avouait que ses formalités était d'une inutilité probante, ses pauvres homme n'ayant inventé l'eau chaude, se contentait de ne pas se bruler avec, et n'avait certainement jamais entendu parler du plus grand ordre de chevalerie du Royaumes, il marquait une pause.

Nous venons au nom de notre Grand maitre, son altesse Nith dit "le perplexe",Duc de Cany, Vicomte de Vernon, Bolbec et Carentan, Seigneur de Massy,Grand Maistre de l’Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne.


Ayant fini la liste de titre plus longues que ses deux jambes, l'Italien aurait eu besoin d'un bon litre de calvados pour se déssoifer , mais l'heure n'étais pas au repos..Le vieil homme qu'il était continua donc.

Nous venons suite au conflit qu'il oppose à votre armé, afin de remettre missive de la plus haute importance à votre gouvernement. Nous aimerions de même éclaircir les raisons d'un tel acte auprès des concernés.


Observant la bouille dubitative de son interlocuteur, qui confirmait visiblement ses premières impressions. L'italien ne put s'empêcher.


Pour vous facilitez la tache, je vais vous confier la dites lettre, veillez à ne pas la perdre vous mettriez votre contrée à la hauteur des préjugés qu'on peut en avoir, ce n'est pas ce que vous souhaitez n'est ce pas ?
Et puis munissez vous d'un copilote pour conduire nos monture en bon lieu.


L'italien amusé, tendu la dites lettre.

Citation:
A l’attention du Grand Maistre de France, Son Altesse Armoria de Mortain ,
A l’attention des membres du Conseil du Domaine Royal,
A l’attention des membres de la Connétablie de France,
Veuillez m’excusez de ne point vous saluer chaleureusement.

Votre Altesse, messires et gentes dames,

Si je vous fais parvenir à ce jour cette missive, ce n’est guère par gaieté de cœur. En effet, en ce second jour de la nouvelle année, une attaque a été perpétrée à mon encontre. De brigands ? Non point. D’hérétiques ? Non plus. Non, une attaque par une armée du Domaine Royal, l’armée de l’Alençon. Et c’est justement ce point qui me chagrine profondément, ce ne fera que le seconde fois que des armées alliées s’en prennent à ma personne… Enfin bref, passons…

Je prenais la route afin de rentrer sur mes terres, en Normandie, après une petite halte en terre Manoise du côté de Mayenne, et ce après une année entière de campagne dans le sud du Royaume. Etant habitant, citoyen et noble du Domaine Royal, il était tout à fait évident pour moi de pouvoir circuler librement sur tous les terres et les routes administrées directement par Sa Majesté. En tant qu’Officier Royal, par ma charge de Grand Maistre de l’Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne, il n’existait aucune restriction sur les déplacements au sein dudit domaine, la charte concernant les Ordres Royaux et le Domaine Royal, transmis de la Curia Regis au Conseil du Domaine Royal mais toujours en attente d'une réponse, ne faisait que coucher sur le vélin ce qui était implicitement appliqué.

Or, comprenez donc ma surprise lorsque, seul sur ma monture avec mes bagages habituels, quatre personnes s’en prennent à ma personne, le tout battant pavillon alençonnais. Qui plus est, j’ai reconnu l’un des hommes, Sa Grasce El Cid, dont j’ai assisté au mariage l’été dernier. Je ne sais guère comment j’ai pu rejoindre la ville de Mayenne, mais utilise les forces qu’il me reste pour vous faire parvenir ces mots.

Le comble : lors de mon arrivée sur la place publique de Mayenne, qu’ouï-je ? Un avertissement concernant le voyage vers l’Alençon. Un peu tard pour moi…

Il me parait inconcevable qu’un citoyen du Domaine Royal ne puisse déambuler tranquillement sur les routes du Roy.
De mon temps, en tant que Noble de Normandie et donc du Domaine Royal, je n'ai jamais eu besoin d'un laissez-passer pour pouvoir me déplacer sur les terres du Roy, surtout lorsque je voyage seul et rapidement. Vu le nombre de déplacement que je dois effectuer entre la Normandie et Paris, je passerai plus de temps dans les bureaux des douanes plutôt qu'à mes différents offices...
Il me parait invraisemblable qu’un Officier au Service de Sa Majesté se fasse ainsi traiter. Depuis quand ai-je l’air d’un brigand ou d’un bandit de grand chemin ? Si c’est ainsi que l’on récompense ceux qui se mettent au service du Roy, ceux qui ont prêté serment de défendre la Couronne et le Royaume. Est-ce ainsi que l’on s’occupe d’un lige à Sa Majesté, de part ma charge de Grand Maistre d’un Ordre Royal ?
Enfin, il me parait évident qu’il faut absolument mettre au clair les dispositions vis-à-vis des Ordres Royaux et de la libre circulation au sein du Domaine Royal.

Ce que je demande ?
Tout d’abord, réparation. L’Ordre de la Licorne ne demande rien pour ses missions, si ce n’est quelques vivres de temps en temps, mais il n’est pas une vache à lait que l’on peut traire quand bon lui semble, et traiter comme une vieille chaussette. Un dommage a été causé, il parait dans la logique des choses d’obtenir compensation: une épée et un bouclier ont été brisés, et la blessure que j'ai reçue va nécessité une longue convalescence avant que je ne puisse retrouver ma forme d'antan.
Ensuite des excuses de la part du Duché d’Alençon, l’Ordre de la Licorne ne se laissera pas ainsi marcher sur les pieds.
Enfin la signature, ou au moins le fin mot de l’histoire concernant ce traité des Ordres Royaux dans le Domaine Royal.

Votre Altesse, je vous prie de m’excuser de vous déranger ainsi, je sais à quel point vous êtes déjà occupée du côté de l’Helvétie, mais je ne pouvais décemment laisser cet affront impuni.

En vous souhaitant une bonne et heureuse année de grasce MCDLVIII, mes vœux vous accompagnant dans votre mission, même si ceux me concernant se sont révélés que pure illusion.

Amicalement et Respectueusement,

A Mayenne, le second jour du mois de janvier, an de grasce MCDLVIII

Nith le Perplexe,
Duc de Cany, Vicomte de Vernon, Bolbec et Carentan, Seigneur de Massy
Grand Maistre de l’Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne
Décoré du Collier de Saphir, Ordre Royal du mérite du Lys



Voyant les gardes s'exécutait, il s'adressa au comte qui parraissait tout aussi amusé dans ses allures d'étalon dompté.


Tu vois un peu ce que c'est l'Alençon ?
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Simon d'Albizzi dict "Simonin"
--Sex.ctoplasm3
Ô temps, suspends ton vol, et vous heures propices, suspendez votre cours. Un instant puisqu’il n’y a besoin que de cet instant pour décrire l’éternité de ce moment, brise hivernale comme tu nous fais mal, immiscée dans les corps glacés et quels corps. Les amandes éternellement ouvertes sur un Alençon qu’elle chérit autant qu’elle le repousse, regardent s’avancer deux hommes aux corps taillés pour la guerre et à la mission diplomatique. Elle pourrait s’en moquer, après tout qui sont-ils sinon des étrangers foulant sa terre chérie, elle pourrait s’en moquer, après tout que font-ils sinon venir frapper comme bon nombre d’étrangers aux portes du château des Ducs Alençonnais. Elle pourrait, oh oui.. Elle pourrait .. Comme elle s’en voudrait de ne pas venir les tourmenter, mais sa mère le lui répétait si souvent. On ne parle pas aux inconnus et l’insolent fantôme étire deux jambes fuselées devant elle avant de venir s’appuyer contre la chambranle de la porte du château, sourire cynique sur les lèvres pâles, dévisageant sans vergogne les deux hommes, dévorant les traits du visage comme on se repaît d’un bon repas. Elle a bon goût sa filleule. Enfin, c’est ce que pensait la Garce avant d’entendre la phrase finale.

Les poings se serrent tandis que l’essence d’une jeune femme à l’égo surdéveloppé suit les deux hommes, présence évanescente, larmes givrées sur les joues de cire de la Garce Alençonnaise. La déception, déjà, qui étreint un cœur par trop meurtri. Comment peut-Elle l’aimer lui qui critique les terres qu’elle voulait lui donner ? La blanche blonde s’éloigne pour mieux revenir, ombre ectoplasmique qui se glisse dans les pas des deux licorneux. Tiens, elle en vomirait presque qu’on le traite de haut ce duché qu’elle voulait plus grand. Que savent-ils de son Alençon ? Le torrent de larmes déferle sur les joues fantomatiques, avaient-ils seulement conscience de la haine qui enflait dans son cœur trop mort d’avoir tant aimé. Larmes vite essuyées d’un revers sauvage par la femelle de l’Epervier. Ad Gloriam Alencus. Et quelle gloire ! Rire amer qui s’échappe des lèvres cireuses, qui se mêle au hurlement du vent qui se perd dans les créneaux, qui s’engouffre dans les meurtrières. Ressens Alençon la passion de l’éternelle amante. La Dame Blanche s’éloigne vivement du corps italien pour venir se plaquer contre les pierres humides et gelées de l’impassible. Doigts qui caressent amoureusement chaque interstice entre les pierres. Savent-ils seulement que tu aimes mon Alençon ?

Violemment, difficilement, douloureusement mais tu aimes. Les doigts courent sur les aspérités, se grisant de les trouver inchangées. Volte-face, dos au mur, elle fixe un instant les deux hommes, avant de pencher la tête sur le côté, et de foncer sur les licorneux puis finalement de s’arrêter à quelques pouces du Comte, lueur amusée dans le regard. Que sais-tu de la vie ? Que sais-tu de la souffrance de cette terre qui pourrait maudire autant qu’elle sait chérir ? L’ombre évanescente contourne le corps mainois, dévorant chaque trait consciencieusement, main qui s’élève et finalement, retombe inerte le long du corps. Elle s’éloigne, caressant du regard l’air déterminé des deux hommes. Le Devoir. De nouveau, les amandes glissent sur les deux hommes avant de se reporter sur le lointain. Elle donnerait sa vie pour qu’ils voient l’Alençon comme elle le voit. Elle se fait mère pour pouvoir le voir s’élever, faire ses premiers pas parmi les grands. Tu ne seras jamais un géant, mon fils mais je t’aiderai. Promesse faite à une époque révolue. La main s’élève, se fait maternelle pour caresser la rondeur des joues enfantines que représentent pour elle, les collines. Pour l’Alençon, il lui prend des envies de luxure, fais moi femme, fais moi ton amour, terre aimée. J’aime ce que tu me fais. Et le corps se tend, soulevé par la brise hivernale d’une terre à l’humeur infernale. Les amandes s’immiscent, outrecuidantes, vers les fenêtres du Château, le menton se relève. Un sourire mutin affleure sur les lèvres de la Dame Blanche tandis qu’elle pense à la dernière bêtise de son Epervier.

L’ectoplasme se rapproche de l’Italien, un sourire doux, s’il fallait juger sur les apparences, que tu serais mal loti, toi qui a su La conquérir, vieillard aux douces palabres. Les amandes se tournent vers le jeune homme, et s’imprègnent des expressions siégeant sur le visage, il te va bien ton sourire sauvage, jeune coq. Combien de femmes se pâment de le voir s’esquisser pour elles ? Aimes-tu ? Moi, j’aimais un homme et une terre. J’aime toujours. La conclusion simpliste engendre un rire cristallin qui vient se perdre dans le tintement de la brise dans les stalactites pendues à la herse. Elle se fout qu’on n’aime pas les dirigeants alençonnais, peu lui chaut qu’ils critiquent l’Epervier qui sait se défendre, mais l’Alençon. Terre innocente de bien des maux, victime de tous ces mots. Non, elle n’aime pas comme eux, et c’est une Dame Blanche qui déploie ses ailes pour aller errer sur d’autres chemins, tandis que la voix brisée fredonne l’essentiel.


Aluncus Ad Aeternam
Guilhem_de_vergy
Pendant qu’il regarde son Maistre faire avec les gardes, le jeune Guilhem commence à se sentir observé… Regard à droite, puis à gauche… Mais rien… Mis à part les passants habituels dans une capitale… Il jurerait pourtant qu’on le regarde… Un froid persistant s’insinue à l’intérieur de son corps… Sensation bizarre… Il ne sais d’où elle peut bien provenir, et pourtant ce n’était pas la première fois qu’il ressentait cet effet… Haussement d’épaule, puis retour à la scène qui se passe devant lui… Une fois l’altercation finie, l’italien se tourne vers lui…

Tu vois un peu ce que c'est l'Alençon ?

Haussement de sourcil...

Ouaip... Mais à vrai dire je connaissais déjà ces terres... N’oubliez pas que père avait hérité d’un Duché ici… Bellesme… Nous y passions très peu de temps… Il n’aimait pas trop l’atmosphère de ce comté à l’époque…

Regard rapide autour de lui…

Et au vue des derniers évènements, j’ai bien l’impression que rien n’a changé depuis…

Profond soupire à l’idée de devoir retraverser les lignes de l’armée qui avait fauché son grand maistre… Regard amusé vers les gardes qui s’éloignent, missive à la main… Le sourire qui suit deviens narquois…

Vous pensez au moins qu’il vont nous répondre, ou bien qu’ils nous ignoreront purement et simplement… ?

Il se tourne vers le chancelier… A ses yeux il comprend la réponse, sans même qu’il ne se donne la peine de prononcer un mot… Il secoue la tête… A quoi bon leurs répondraient-ils… Si ils étaient assez intelligents, ils éviteraient d’ouvrir un débat sur le sujet en question… Au mieux afin d’éviter de se tourner au ridicule aux yeux des Licorneux, ils pourraient présenter quelques excuses… Mais l’orgueil existe… Et la bêtise aussi… Sans quoi nos deux compères ne serait pas là…

Remontons la rue principale… J’y ai vu une auberge… Au lieu d’attendre ici, nous ferions mieux de le faire là bas… Nous serions au moins au chaud, et avec un repas devant nous…

Dernier regard vers le château ducal, avant de faire faire volte-face à son destrier… Alors qu’il talonne ce dernier, il jette une dernière phrase à l’italien…

Et surtout au pire, nous pourrons y loger, aussi longtemps que nous le jugerons nécessaire…
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Guilhem_de_vergy
Dernière sortie en Alençon… Cette fois les deux diplomates retournaient au Maine… Des journées d’attente pour rien… S’en était trop pour eux… Ils ne supportaient pas d’être ignoré ainsi, surtout avec la missive qu’ils étaient venus apporter… En échange il n’avait rien reçu, ni de signe de vie, ni d’excuse de la part du conseil… C’était comme si ils voulaient tous rester loin d’eux… Pourquoi ? La peur ? Le fait de se savoir coupable ? Les deux Licorneux avaient déjà leur opinion à ce sujet…

Regard de l’Errant, tandis que son Maistre rassemble ses affaires… Signe de tête en direction de l’écritoire… L’Italien s’en aperçoit et acquiesce… Guilhem s’assied, saisit un vélin et une plume qu’il taille, avant de commencer la rédaction de ce qui allait être son premier message officiel de la Licorne…


Citation:
Au conseil d’Alençon,

Salut et connaissance de vérités.

Par la présente missive, nous, membres de l’ordre royal de la Licorne, tenions à vous remercier de nous avoir ainsi reçu sur le parvis du castel de votre conseil, et ainsi en devenir sachez que dorénavant pour toutes demandes d’aide que vous nous ferez parvenir, nous vous rendrons la pareille. A savoir que nulle réponse ne vous sera donné, qu’en notre nom, l’ordre royal de la Licorne n’aura que faire de vous et de votre petitesse, qu’une demande d’aide d’un simple éleveur de moutons attaqué par des loups nous semblera plus importante.

Nous espérons ainsi ne plus jamais avoir à faire à vous, qu’Aristote protègent ceux dont vous vous targuez de protéger.

Respectueusement,

Guilhem de Vergy,
Comte de Beaumont-sur-Sarthe,
Baron de Saint-Vérain,
Seigneur d’Auriac,
Légiste et Errant de l’ordre Royal de la Licorne

Simon d'Albizzi,
Chevalier, Lieutenant-Commandeur et Chancelier de l'ordre royal de la Licorne


Il se relit une dernière fois… Satisfait de lui-même il le tend à son Maistre… Le sourire qui se dessine sur les lèvres de ce dernier réjouit le jeune Licorneux… Sa mission était réussie… Il quitte ainsi la pièce, revêtant simplement son mantel Licorne au passage, et prend la direction du Château Ducal…

Arrivé là-bas, il cherche du regard, un des gardes qu’il avait croisé lors de sa dernière venu… Ne trouvant pas la même personne, il décide tout de même de confier la missive à l’un des gardes aux livrés de l’Alençon, Une seule phrase sort de la bouche du jeune Comte…


Pour le Duc et son conseil…

Il regarde l’homme pénétrer dans l’enceinte fortifiée… Profond soupire… Comment tout cela avait-il bien pu arriver… Il se retourne, et aperçoit, prenant sa direction, L’Italien menant par la bride le cheval de l’Errant… Partant à sa rencontre, il le remercie d’un signe de tête… Et prenne définitivement la direction du Maine… Leur nouveau lieu de résidence…
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