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Passé et futur : les révélations d'un parrain.

Walan
Après avoir été débarrassé de sa cape et quelques instants de marche, Walan fut introduit dans les appartements d'Aliénor. Tandis que le domestique s'éclipsait, le vicomte d'Ancelle ne put s'empêcher d'avoir un léger sourire en voyant la jeune fille. Sourire qui avait disparu durant longtemps de son visage mais réapparaissait peu à peu, alors que le deuil se faisait et que la douleur s'estompait petit à petit. S'avançant silencieusement vers la jeune fille, Sans Repos la serra affectueusement dans ses bras avant de s'écarter et de prendre la parole.

Bonjour, petit ange.
Tu ne t'ennuie pas trop par ce temps ? Beau, froid et sec, idéal pour les sorties ...


Le sourire du seigneur de Meyrieu disparu un peu et son visage prit l'expression que Walan arborait dès lors qu'il lui fallait parler de choses sérieuses -et souvent peu agréables-. Qui plus est, chose plutôt rare, il semblait hésiter sur ce qu'il allait dire et resta silencieux un instant avant de reprendre la parole.

J'espère que ma visite ne te dérange pas, mais c'est important. J'ai beaucoup à te dire et j'aimerais que tu m'écoutes attentivement.

Tu ignores, je pense, certaines choses sur moi qu'il est temps que tu apprennes. Ces choses, je les ai confiées à ta mère quelque temps après mon arrivée à Vienne. Elle était la première personne à qui je les révélais et c'est grâce à sa compréhension que j'ai pu finir par les accepter et que nous sommes devenus amis.
Encore maintenant, je peux compter le nombre de personnes à qui j'ai confié cette époque de ma vie sur les doigts d'une main et, malheureusement, la majorité d'entre elles ont désormais rejoint le Très Haut. J'espère que tu comprends donc l'importance que ce qui va suivre représente pour moi.

Aliénor. Ma filleule. Petit Ange. J'aimerai te conter les évènements qui m'ont fait venir à Vienne et y devenir l'homme que je suis maintenant.
Aliénor
Un sourire las, un peu fade, était venu tendre les lèvres de la jeune Aliénor lorsque son parrain fut introduit dans ses appartements. Elle posait désormais sur le monde ses yeux d'azur, jadis pétillants, il y a peu délavés par les larmes, à présent tout aussi froids que le faible rictus. L'azur s'était changé en glacier.

Si elle avait retrouvé l'usage de la parole depuis les funérailles de sa mère, elle en faisait encore un usage parcimonieux. Elle salua son parrain de quelques mots de circonstance et se trouva finalement bien aise d'entendre son parrain faire la quasi totalité de la discussion.

Des révélations ? Son regard se fit perçant : Walan aiguisait sa curiosité. A la réflexion, sa défunte mère ne lui avait pas dit grand-chose sur cet homme que la jeune fille aimait comme le père qu'on lui avait arraché bien trop tôt. Freyelda était une personne discrète, qui gardait pour elle bon nombre de secrets, sur elle mais surtout sur les autres.


Prends place, mon parrain. Ta confiance m'honore et je suis toute ouïe...
Walan
Un léger hochement de tête et l'esquisse d'un sourire accueillirent la réponse de la jeune fille, puis Walan prit une ample respiration et entama son récit. Son ton était tantôt doux et épanoui, quoique teinté de nostalgie, tantôt plus sombre et endolori lorsqu'il abordait les passages les plus noirs -ou les plus récents-.

Comme tu ne l'ignores pas, je ne suis pas Dauphinois d'origine. Je suis à Nancy, dans cette Lorraine où tu es chargée de représenter le Duché. Mon père était dans la garde de la ville, ce qui, même si notre famille était roturière, était un honneur et faisait notre fierté. Et c'est dans la rigueur de la vie militaire et la dignité nécessaire à cette fonction que j'ai été élevé.

En grandissant, tu te doutes bien que j'ai été autant volontaire qu'incité à prendre la relève, et c'est en grande partie que mes parents soient fiers de moi et honorer mon géniteur que je me suis engagé dans cette voie que je n'ai plus quittée depuis.
D'abord au sein milice, où j'ai fait mes premières armes, commencé mon apprentissage des arts de la guerre et reçut mes premières blessures ; puis la garde, suivant ainsi le destin qui m'avait été tracé. J'avais dix-neuf ans à ce moment là.

A cette époque et depuis trois ans, je fréquentais et j'étais promis à une jeune femme du nom d'Eléanor. Elle était merveilleuse, aussi douce que l'étaient également ta mère et Alyanne, mais également aussi fortes qu'elles face à l'adversité et aux obstacles.
Mais me connaissant, tu imagines que je n'appréciais guère, même à l'époque, que l'on m'impose des choix. A vrai dire, Eléanore ne le supportait pas plus ... Toujours est-il que nos début ont été assez difficiles, mais lorsque nous avons appris à nous connaitre, nous nous sommes entendus à merveille. Je n'ai retrouvé cette entente avec une femme qu'avec Alyanne et tu as pu constater par toi même ce qu'elle donnait. Je te souhaite de pouvoir un jour la connaitre ... et qu'Aristote t'épargne de la perdre.

Durant deux ans encore, ma vie fut admirablement heureuse. Notre amour ne faisait que s'accroitre, faire partie de la garde de Nancy m'était toujours aussi agréable et je faisais la fierté de mes parents.
Mais tout cela s'est écroulé une semaine avant mon mariage ... par ma faute.
Aliénor
Le récit de son parrain inspirait d'étranges sentiments à la jeune fille et l'intriguait de plus en plus.

Elle avait un peu de mal à l'imaginer en jeune fiancé, à peine plus vieux qu'elle ne l'était elle-même. Fiançailles de raison, visiblement mais heureusement malgré tout... Des choses auxquelles avaient énormément pensé fût un temps, peu après le retour d'un être cher. Mais c'était avant... Sa vision de l'avenir n'était plus vraiment la même à présent...

Eléanor. Un nom qui ressemblait étrangement à celui de la petite licorne. Ironie du sort ? Ainsi donc, il y avait eu une autre femme dans le coeur du Sans-Repos avant Alyanne. Une autre blessure manifestement.


J'ai vu de mes propres yeux l'amour que tu portais à Alyanne -puisse le Très Haut avoir son âme. J'ai vu ta prévenance, ta tendresse et ton bonheur. Et je te connais...

Si l'amour que tu portais à cette femme était aussi fort alors, pardonne-moi mais j'ai peine à croire que tu aies pu mettre sciemment tout ceci en péril.
Walan
L'ombre d'un sourire apparu sur visage de Walan en entendant sa filleule, puis il reprit du même ton, s'assombrissant alors qu'il décrivait sa "chute".

J'étais jeune à l'époque ... et naïf. Je ne m'imaginais pas du tout que ce que j'allais faire aurait de telles conséquences, malheureusement.

A une semaine de notre mariage donc, j'ai surpris par hasard l'un des lieutenants de la garde, le seigneur d'Aci, acceptant un pot de vin de bandits notoires et discutant avec eux de leurs prochaines exactions. A en juger par leurs paroles, ce n'était pas la première fois qu'ils faisaient des plans ensemble. En découvrant cela, et c'est là que ma naïveté a joué, je me suis empressé d'aller en parler à notre capitaine de la garde.
Mais tu te doutes de ce qui arriva alors. J'étais jeune et roturier. Non seulement il ne me cru pas mais il fit venir le lieutenant, qui , bien entendu, nia tout. Dès lors, que valait ma parole contre celle d'un officier ayant quinze ans de plus que moi et noble de surcroit ? Rien, tout simplement rien.

J'ai été jeté au cachot pour insubordination et calomnies. J'y ai passé deux jours, avec pour seule compagnie les rats et la main du geôlier qui m'apportait une maigre pitance. Et qui est venu me libérer au terme de ces deux jours ? Le seigneur d'Aci ...
Sauf que ce n'était pas une libération. Il m'a conduit dans une chaumière à l'écart de la ville, où l'attendaient ses sbires. Il m'ont infligé une torture que je n'avais jamais imaginée en racontant en détail ce qu'ils avaient fait à Eléanor pour se venger ...
Tu m'as déjà vu en colère, Petit Ange, mais tu ne m'as jamais vu tel que je suis devenu ce jour là et quelques rares autres fois. J'étais seul, désarmé, face à des hommes dans la force de l'âge et équipés comme des soldats. Et pourtant je les ai attaqués ... la souffrance et la fureur étaient telles que je les ai attaqués ... et qu'ils m'ont vaincu, bien entendu.
C'est de trop longues heures après être entré dans cette maison qu'ils m'ont laissés pour mort. Etait-ce volontaire ou non ? Je ne sais, mais ils sont partis, me laissant gisant, meurtri autant dans mon corps que dans mon âme ...
Aliénor
Aliénor demeura silencieuse, cet air grave qu'on ne lui connaissait que trop bien sur le visage. Etait-il écrit que la famille d'Avencourt et ses proches devaient être aussi malmenés par l'existence, frappés par le deuil, le sang et les larmes ?

Une question lui brûlait les lèvres mais elle hésita un instant à la poser, par crainte de rouvrir de vieilles blessures mais de peur d'entendre la réponse aussi... Mais son bien-aimé parrain n'était-il pas venu à elle pour se confier et parler de tout ceci ? Ne fallait-il pas une nouvelle dépositaire du secret de ce lourd passé dans la famille ?


- Et ta promise, Eleanor ?... L'avaient-ils laissée en vie ?
Walan
Un instant d'hésitation avant qu'il ne réponde à mi-voix.

Je ... nul n'aurait pu survivre à ce qu'ils m'ont décrit ...

Un bref soupir, tandis que les souvenirs revenaient et qu'il lui fallait les maitriser, puis Walan continuait son récit.

J'aurai dû mourir ce jour, cela aurait sans doute été plus simple. Mais le Très Haut, avec Ses Très Impénétrables Desseins, en a jugé autrement et j'ai été retrouvé par un groupe de marchands qui ont réussi par je ne sais quel tour de force à me soigner. Tu auras bien l'occasion un jour de voir la cicatrice qu'il m'en reste au dos.
Il m'a fallu du temps pour me remettre, trop et pas assez. Trop car il n'a pas été perdu pour tout le monde et que, comme je l'appris plus tard, le seigneur d'Acy ne s'était pas privé de raconter avec moult détails comment je m'étais évadé et j'avais rejoint des complices brigands qui m'avaient aidé à lui échapper. Pas assez, car la douleur et la colère ne m'avaient pas quittées et c'est sous leur influence que j'ai scellé mon sort.

Une fois rétabli, je suis retourné à Nancy. J'ai retrouvé d'Acy. Et je l'ai tué. J'aurai pu être réhabilité à ce moment, si je l'avais défié dans les règles et demandé une ordalie. Mais je ne l'ai pas fait.
Je l'ai attaqué en pleine rue, la première fois que je le revoyais. Je n'ai pas poussé le vice à l'attaquer alors qu'il était sans défense -mais je l'aurai fait- et il a eu sa chance. Sauf que devant témoins et avec les bruits qu'il avait fait courir sur moi, tu te doutes que je ne suis pas apparu comme une victime ...
Aliénor
Aliénor fronça les sourcils, soucieuse et s'enfonça dans son siège, pensive. Puis elle leva les yeux vers son parrain.

- Je commence à entrevoir quelle est la raison qui t'a poussé à quitter ta Lorraine natale...
Walan
Un bref sourire traversa fugitivement le visage de Sans Repos avant qu'il ne continue.

Je pense que tu vois bien oui.
Ne sachant que faire, j'ai cherché refuge auprès de mon père à qui j'ai confié mon histoire mais ... il ne m'a pas cru. Je ne sais pas exactement pourquoi, si c'est parce qu'il avait entendu les mensonges du lieutenant et qu'il lui faisait confiance ou juste parce que mes vêtements ensanglantés et ma mine ne me rendaient guère crédible. Toujours est-il que ce jour là, il me renia et me chassa de la maison qui m'avait vu grandir.

Je fus au plus mal durant les jours qui suivirent. Mon monde et ma vie s'étaient effondrés en peu de temps. J'ai réussi à quitter Nancy et à fuir les gardes à ma recherche et j'ai alors commencer une longue période d'errance, autant pour éviter mes poursuivants que parce que je n'avais plus aucun but.

Cela a duré quelques années, jusqu'à ce que mes voyages me conduisent à Vienne et que je rencontre certains de ses habitants ... le reste, tu le connais.

Néanmoins, j'ai eu l'occasion d'apprendre les suites que cette malheureuse histoire avait eu en Lorraine plus tard.
Je rentrai de la guerre des Cent Jours lorsque j'ai été attaqué par un homme à Vienne. C'était l'un de mes anciens camarades de la garde, très proche du seigneur d'Acy, qui avait reçu pour ordre de me retrouver. Je lui avais déjà échappé à plusieurs reprises, mais il m'avait bel et bien coincé cette fois ci.
Nous nous sommes battus et il ne s'en est pas sorti, mais sa besace contenait des parchemins fort instructifs. L'un d'eux était une modification des ordres de Grimoald -l'homme en question- lui indiquant qu'il ne lui était plus nécessaire de me traquer car de nouvelles informations prouvaient mes dires et m'innocentaient. Il n'avait pas suivi les directives car il tenait à venger un ami, mais j'étais bel et bien blanchi ...
Aliénor
Aliénor réfléchissait : pourquoi son parrain lui racontait-il tout cela ? Ou plutôt pourquoi avait-il choisi ce moment là pour le faire ? Etait-ce pour la décourager de s'engager sur la voie de la vengeance ? Ou bien la considérait-il, lui au moins, comme une personne adulte, digne de confiance et capable de comprendre les choses, même les plus noires, de ce monde ?

- Walan... Voilà un nom qu'elle n'utilisait pas très souvent et encore moins en face de son parrain. Mais inconsciemment, elle sentait que cela seyait mieux à la gravité de l'instant qu'un habituel "mon petit parrain chéri". Je suis honorée de ta confiance mais je ne puis m'empêcher de me demander pourquoi tu me confies tout cela ?
Walan
Une fois encore, un léger sourire apparu sur le visage du vicomte d'Ancelle tandis qu'il entendait sa filleule. Il attendit quelques instants avant de reprendre.
Il n'y a pas qu'une raison à cela.
J'ai pris pour "habitude" de conter cette histoire aux personnes qui me sont les plus chères. Tu n'es plus une enfant et tu es sans doute la personne qui compte le plus pour moi désormais, aussi il me paraissait on ne peut plus normal de t'en faire part à ton tour. Ta mère, Alyanne et quelques autres personnes que tu n'as pas eu l'occasion de connaitre étaient au fait de cette histoire. Elles l'avaient acceptée et partageaient ma discrétion sur le sujet.
Disons donc que c'est une manière pour moi de montrer ma confiance et mon attachement que de dévoiler mes défauts, mes erreurs, mes failles et mes errances.

Cependant, si je te conte mon passé c'est également à cause du futur, ce dont je voulais te parler également. Je sais que tu n'ignore pas le projet qu'un certain nombre des amis de ta mère et du Preux ont. Je vais partir à Florence également, Petit Ange, faire payer le prix du sang à celle qui est la cause de tout ces maux.
Mais je te connais, peut être autant que si tu avais été ma propre fille, et je me doute que tu n'accepteras pas de rester seule en Dauphiné. C'est pourtant ce que je te demande, ma filleule. Rien de ce que tu pourrais faire ou voir là bas ne te soulagera ta peine et tu n'es pas une combattante. Or, c'est la bataille qui nous attend là bas et veiller sur toi sera un poids que ne peuvent assumer des hommes d'armes sans se mettre en danger.

Je ne te contraindrai pas. Je ne ferai pas en sorte de t'enfermer dans une pièce pour t'empêcher de nous suivre, je souhaiterai simplement avoir ta promesse de ne pas chercher à le faire et de t'y tenir.


Le regard d'acier de Walan se ficha alors dans les yeux bleus de sa filleule.

Es-tu capable de me faire cette promesse, Aliénor ?
Aliénor
Aliénor planta un regard franc dans celui de son parrain, sans sourciller le moins du monde.

- Non. Du moins, ce n'est pas que je n'en suis point capable mais je n'en ai pas plus l'envie que l'intention.

Elle avait prononcé ses paroles d'une voix calme, douce et posée. Un léger sourire, serein, s'était dessiné aux coins de ses lèvres.

- Pourquoi te ferai-je pareil serment ? demanda-t-elle de sa voix de velours.
Walan
Parce que je te le demande et que tu ne ferais rien pour contrarier ton cher parrain ? répondit Walan l'air impassible, avant de sourire légèrement.
Il reprit peu après, redevenant sérieux.


Je connaissais déjà ta réponse, mais il fallait que je pose la question.

Tu mesures à quel point une expédition sera risquée ? Le danger qui pèsera sur chaque personne qui s'y joindra ?
Le fait que chaque bataille menace d'apporter son lot d'amis qui y tomberont ? Le fait qu'il te faudra peut être prendre ou subir des décisions qui te hanteront le reste de ta vie ? Le fait que quoiqu'il arrive, tout ceci ne ramènera pas ta mère parmi nous et ne te soulagera en rien ?
Car crois moi ... cela ne fera qu'ajouter à ton fardeau ...

Aristote sait combien je souhaiterai t'épargner de participer à des combats, de voir les dégâts que peuvent occasionner une simple lame sur un homme, d'entendre les cris des blessés et des mourants. Mais je te connais et tu ne renonceras pas ... tu es bien trop têtue pour ça.

C'est Petite Mule que je devrais t'appeler
, lâcha-t-il avec un demi-sourire avant de continuer d'un ton grave.

Aliénor, je n'accepterai que tu sois de ce voyage qu'à une unique condition.
Jure moi que tu m'obéiras en tout points dans cette expédition et surtout, surtout lors des combats.
Si je dois veiller sur toi -et je le ferai, que tu le veuilles ou non-, il faut que je sache que tu feras exactement ce que je te dirai quand je te le dirai. Même si je ce que je te demande te choque, t'horrifie ou te révulse.

Je veux que cela soit clair, Petit Ange. Si telle est la volonté du Très Haut et qu'un combat tourne mal, je pourrai très bien te demander de fuir en me laissant sur place. Et j'entends que tu le fasse.

Sommes nous d'accord ?
Aliénor
L'expression du visage d'Aliénor oscillait entre amusement, détermination et lassitude. Si le vicomte d'Ancelle la connaissait parfaitement sur certains points, force était de constater que lui comme beaucoup d'autres, ne la considérait encore que comme une enfant capricieuse et seulement cela.

Lorsque son parrain eut terminé, elle soupira quasi-imperceptiblement. Un sourire entendu au coin des lèvres, un brin ironique, un brin malicieuse - mais totalement manipulatrice- elle s'accouda, penchant la tête de côté.


- Ai-je dit à un quelconque moment que je t'accompagnais ? J'ai déjà rassuré le Félon de Crots à ce sujet : je ne participerai pas à votre expédition.
Walan
Cette fois ci, guère de surprise pour Walan et c'est calmement qu'il répondit à sa filleule.

Aliénor, peu m'importe avec qui, mais j'irai à Florence et si tu y vas aussi, j'irai avec toi.
Je ne suis pas encore tout à fait assez vieux et sénile pour te laisser partir sans garder un oeil sur toi, quel que soit le nombre de vétérans, soldats ou gardes du corps que tu pourrais embaucher pour t'accompagner.
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