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Les funérailles du vicomte

Gilles
L'ambiance était bien lourde au château des Roches : aujourd'hui était le jour où Maubec enterrait son vicomte. Les visages étaient tristes et les têtes étaient baissées. Pourtant, tous s'activaient, sous la houlette de Gilles, pour décorer aussi somptueusement que possible l'église Saint Bonaventure : il fallait que le dernier hommage à Aymon d'Avencourt soit à la mesure de l'homme, à la fois simple et noble.

Des bouquets de fleurs blanches furent disposés aux quatre coins de la nef et les couleurs de Maubec, marquées du signe du deuil, furent hissées.





En ce jour ce n'était pas le Dauphiné qui pleurait l'un de ses plus grands hommes, sinon le plus grands. Ce n'était pas le Gouverneur qui honorait la mémoire d'un homme exceptionnel. Non aujourd'hui, c'était une épouse et une fille qui faisaient leurs adieux à l'homme de leur vie.

C'était Alynerion que l'on enterrait aujourd'hui, que sa famille et ses amis viendraient pleurer.
Freyelda
Freyelda était arrivée à l'église en avance. Elle congédia tout le personnel du château qui s'y trouvait encore et demanda à Gilles de refermer la porte derrière lui. Lorsqu'il fut parti, elle s'avança lentement dans la nef. Seule. Comme quelques années auparavant. Mais le voile blanc et le sourire radieux de la jeune fiancée qu'elle fut jadis avaient laissé la place à un voile noir et au regard vide d'une veuve inconsolable.

Au pied de l'autel reposait le corps de celui qu'elle avait aimé et qu'elle aimait encore plus que tout. Elle s'approcha en tremblant, les larmes coulaient silencieusement sur ses joues. Puis elle s'agenouilla auprès de la dépouille de son défunt mari.







Tandis qu'elle observait en silence son visage paisible, entouré de fleurs de lys blanches, elle se remémorait ce qu'avait été leur vie. Les délicieuses soirées dans son auberge viennoise et la façon si prévenante qu'il avait de s'assurer qu'elle rentrait chez elle saine et sauve. Le soir d'été où il avait été sauvagement agressé et où elle avait pensé le perdre ; ce fut cet incident qui commença à lui faire prendre conscience qu'Alynerion était bien plus pour elle qu'un ami. Puis il y eut le voyage en Savoie, qui eût été des plus délicieux si l'agresseur ne les avait pas rattrapés. Elle avait failli mourir ce soir là, retenue en otage, la lame du scélérat sous la gorge. Il était aussitôt venu à son secours et n'avait pas hésité à tuer le mécréant pour la sauver.

Puis virent les leçons de danse dans le château de Fontager qu'il venait à peine de recevoir en fief. Ce souvenir lui arracha l'ombre de ce que l'on avait plus vu sur son visage depuis des jours et des jours : un sourire. Ils avaient beaucoup ri ces soirs là. Ils s'étaient beaucoup rapprochés aussi. Elle se souvenait du trouble profond qui l'envahissait à chaque fois qu'il prenait sa main. Et les jardins de Fontager... où il lui avait demandé de l'épouser, au bord de l'étang par une belle nuit de pleine lune bercée par le chants des grillons. Cet instant resterait sans doute le plus magique de son existence.

Leur installation au château des Roches avait été un enchantement et leur mariage quelques semaines plus tard avait été de toute beauté bien qu'en comité restreint. Elle se souviendrait toute sa vie de cette magnifique journée d'hiver. Quelques temps plus tard, l'arrivée d'un enfant fut annoncée et la naissance d'Aliénor, bien que difficile, car elle faillit lui coûter la vie, avait comblé les deux époux.

Mais maintenant... maintenant... elle était seule et ces doux moments, elle ne pouvait plus qu'en chérir le souvenir. La naissance imminente d'un deuxième enfant ainsi que sa récente élection comme gouverneur du duché auraient dû mettre le château des Roches. Au lieu de cela, les terres maubelanes étaient en deuil. Elle n'avait plus personne avec qui partager ces moments de joies. Seule. Abandonnée. Et honteuse de se surprendre à prier pour que la mort vienne la chercher elle aussi.

Elle pleurait maintenant à chaudes larmes, le visage enfoui dans ses mains. Elle ne cherchait pas à retenir ses pleurs, bien au contraire : elle profitait d'être seule pour laisser libre cours à son chagrin.

Lorsque les sanglots se turent , elle chassa le derniers résidus de larmes qui restaient sur ses joues d'un revers de main. Elle se dirigea vers la porte de l'église et frappa de manière à ce que Gilles les ouvre de nouveau pour laisser les invités entrer.

La vicomtesse, quant à elle, alla s'assoir au tout premier rang de l'église; droite et digne. Elle se devait de faire honneur à son rang et au souvenir de son époux.
nestor
Suivant l’indication du garde d’entrée, Nestor prit le chemin de l’église du château.

Il n’avait jamais pénétré dans ce domaine et il se sentait réellement peiné de le faire en ces circonstances funestes.

Il avait un profond respect pour ce qu’avait été la vie du maître des lieux ainsi que pour sa personne. Les mêmes sentiments s’appliquaient à la maîtresses des lieux, son épouse, auxquels s’ajoutaient compassion en raison de la situation et un petit peu plus de familiarité du fait des deux mois passés à travailler de concert au conseil ducal.
Cela aurait pu être le cas également du Vicomte si… et si… et si…

Il passa donc par la cour, ne jetant qu’un vague coup d’œil à la belle et puissante bâtisse et s’approcha du porche de l’église.

Quelques visiteurs étaient déjà présents devant l’église.
Il ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. Peut importait. Seul l’hommage à rendre vicomte de Maubec et le soutient à apporter à la vicomtesse en ce jour triste et difficile comptaient.

Il resta planté là, ne pouvant ou ne voulant faire le premier pas.
Gilles
Gilles rouvrit les portes de l'église à la demande discrète de la vicomtesse. Il se fit aider afin d'ouvrir les battants au maximum.

Les hôtes pourraient ainsi entrer et, s'ils le souhaitent, aller se recueillir sur la dépouille d'Aymon d'Avencourt, dit Alynerion et présenter leurs condoléances à Freyelda avant que la cérémonie ne commence.




Walan
Walan pénétra dans l'église dès son arrivée, saluant discrètement et avec la mine sombre les quelques personnes déjà présentes.

Le Viennois portait doucement Aliénor dans ses bras. Il avait accueilli sa filleule chez lui le temps que Freyelda puisse organiser les funérailles, tentant de repousser le chagrin de la fillette.
Mais celle-ci ne pouvait pas ne pas assister aux funérailles de son père, elle ne devait pas, même. Pour Walan, l'épreuve serait rude, mais nécessaire, afin que tous puissent faire leur deuil et puissent se remettre de cette perte ...

L'église était encore vide, seule Freyelda était présente, assise immobile au premier rang.
Que les choses avaient changées depuis la dernière fois qu'il y était venu. C'était pour son anoblissement, il s'en rappelait encore si bien ...
Pourtant, ce jour-ci, les drapeaux étaient en berne et l'ami qui lui avait alors donné l'accolade reposait désormais couché dans un cercueil.

Le soldat avait revêtu des habits simples d'un noir d'encre. Avec ses cheveux et sa courte barbe brune, les seules zones claires sur sa personne étaient ses mains et le haut de son visage. Lorsqu'il marchait dans les zones d'ombre, c'est tout juste si on le distinguait.
Aliénor était également revêtue de noir, d'une robe à la coupe semblable à celle de sa mère. Ses cheveux blonds, malgré leur dissimulation sous un voile, contrastaient avec le reste de la tenue et éclairaient un peu le visage triste de la petite fille.

Walan s'avança doucement jusqu'au premier rang. Son amie était là, droite, le regard perdu dans ses souvenirs. Son visage laissait deviner les larmes qui avaient coulé peu de temps auparavant.
Il s'agenouilla doucement devant elle, laissant sa filleule saluer sa mère. Puis, sans un mot, il posa simplement, presque furtivement, sa main sur celle de Freyelda, pour lui affirmer encore un fois son soutien, son amitié, et lui transmettre autant de force que possible.

Puis il se releva, laissant Aliénor s'assoir sur le banc tandis qu'il s'avançait vers le chœur. Arrivé près du cercueil, il contempla tristement le visage étrangement serein d'Alynerion. S'agenouillant à nouveau, Walan chuchota une prière d'une voix rauque et prononça quelques mots qu'il fut le seul à entendre. Il resta encore un instant immobile, puis se détourna et alla rejoindre sans bruit les bancs pour prendre à nouveau la parole.


Freyelda, mon amie ... Je te présente toutes mes condoléances ...
Carnil
Charles avait redouté cette journée depuis des jours, il n'aimait pas ces cérémonies, surtout lorsqu'elles étaient organisées pour des êtres si chers à son coeur. Il n'avait pas encore réussi à se faire à la disparition, et avait toujours ces mêmes visions la nuit qui le faisait se réveiller en sueur, le souffle court. Si seulement cela n'avait pu être qu'un horrible cauchemar...

Accompagné de son fils et de son épouse, le chef de la petite famille Macquart entra dans l'église où la Vicomtesse et son Vassal se trouvaient déjà. Vêtu sobrement de noir, François marchait la tête basse derrière son père qui venait de le gronder pour son comportement envers Gilles. Myst, aux côtés de son fils, tentait de le réconforter.

Mais le Duc d'Hostun n'y pensait plus, le moment était grave, et ses yeux devinrent humides alors qu'il avançait vers Freyalda, dont la vision avait réveillé en lui la douleur. Leurs regards se croisèrent un instant, communiquant leurs émotions. Puis le chevalier du Temple se tourna vers son fils et se mit à sa hauteur...


"N'oublie pas ce que je t'ai dit en arrivant François, je compte sur toi. Aymon était un très grand homme, il faut lui rendre un hommage à la hauteur."

Se relevant avec un léger sourire pour lui et son épouse, il continua d'avancer, saluant Messires Walan et Nestor, jusqu'à arriver devant la Vicomtesse. Lentement, il posa son bras sur son épaule. Il entrouvrit la bouche pour lui murmurer tout son soutien, mais aucun son ne sortit. Il n'insista donc pas, les mots étaient parfois inutiles de toute façon.

Myst et François le rejoignirent, et lui se tourna alors vers le cercueil où l'on pouvait encore voir le doux visage d'Alynerion. Il réalisa alors qu'il avait été la dernière personne à qui le vicomte s'était adressé, la dernière personne qu'il avait regardé. Sa vision se troubla de nouveau, l'emmenant en Berry, mais il la chassa en secouant la tête. Il préféra approcher sa main de la joue d'Aymon pour la caresser.

Il se recula quelque peu lorsqu'une larme s'écrasa sur une des mains, blanche comme la neige. Il se recueillit finalement en silence.
Zwyrowsky
Ayant laissé son cheval à l'écurie, Zwyrowsky traversa d'un pas lent la cour du château, pour gagner la petite église attenante. Il était d'humeur mélancolique, et la bruine qui commençait à tomber, pour méprisable qu'elle fut, ne le réjouissait pas.

La colère qui l'avait habité à Lyon peu après la visite de Freyelda était toujours là, à peine atténuée par l'annonce officielle enfin entendue dans les rues de Lyon. Il ne pardonnerait pas de sitôt à la médiocrité ambiante et à son silence.
La tristesse quant à elle, bien sûr, ne l'avait pas quitté. Moins stupéfiante qu'au moment de la nouvelle, elle se faisait plus diffuse, plus languide. Mais Mercurol, depuis quelques jours, lui paraissait bien terne, et il en évitait des couloirs où son imagination faisait se dessiner devant ses yeux la silhouette d'Aymon de Maubec, ou résonner l'écho de sa voix.

Mais ce jour, il allait surtout falloir affronter le regard des vivants. Celui de Freyelda et de sa fille, et celui de Carnil. Il allait falloir échanger les lieux communs d'usage, et ne pas mépriser leur valeur, et jongler entre exhortation insensée à oublier et revivre, et perverse complaisance à la mélancolie.

Il pénétra dans l'église, sombre et assombrie par la pluie battant aux vitraux, de noir et gris vêtu dans une nef tendue de noir et d'or. Ses yeux se faisant à la pénombre, il reconnut, tous silencieux, Freyelda assise au premier rang, Carnil en prière devant le cercueil, et les silhouettes de Walan et Nestor.

Il s'avança d'abord son amie, qu'il salua en s'inclinant en silence devant elle et sa fille. Les mots viendraient plus tard.

Puis il se tourna vers la dépouille, et s'agenouilla, dans une attitude qui tenait autant de l'hommage que de l'oraison. Pendant quelques minutes, ses lèvres remuèrent sans bruit, et nul ne put distinguer s'il s'agissait d'un ultime dialogue avec le mort, ou d'une prière.
sakamps2
Sakamps, arriva devant les lourdes portes de l'église...

Il avanca dans l'allée sans quitter du regard le cerceuil au fond de l'église, le chemin pour l'atteindre lui sembla si long.......

il marcha sans regarder les personnes présente, il ne pouvait dire combien il y en avait... lentement il s'approcha, il aurait voulu fuir partir en courant et revenir en arrière dans le temps..... revenir au temps du "Grand" Alynerion....

Il posa un genou à terre pour se signer devant ce cerceuil.... puis lentement doucement se leva...... et ses yeux se posèrent sur le visage de son ami Aly... il semblais endormi, son visage était reposé... une larme doucement coula sur la joue de Sakamps....

Il pria !


Il se retourna enfin de ce cauchemard et se dirigea vers la Vicomtesse de Maubec, arrivé a sa hauteur, il lui prit les mains dans les siennent et lui murmura:


Frey......

Il ne pouvait en dire plus... il fit une simple pression de ses mains et fit demi tour et alla se ranger pour laisser place aux autres personnes....

Là seulement il s'apercu ses amis était là aussi... Myst sa marraine, Carnil son Parrain du Temple et protecteur... puis le petit François. il salua également le Chambellan du Lyonnais et Dauphiné

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Maïlys
Elle était un peu effrayée de devoir se rendre aux obsèques d'Alynerion toute seule. Le courage, dans ce genre de moments lui manquait terriblement et pour cause, elle ne supportait pas de voir les gens être malheureux et là ... il était fort probable que sa gorge se noue rapidement.

Elle s'arrêta un instant devant les marches du parvis, prit une longue inspiration et avança en prenant garde de ne pas marcher sur la longue robe noire qu'elle avait passé pour la circonstance.

Ses cheveux blonds étaient remontés dans un chignon qui lui rendait le visage à la fois sévère et inexpressif...Pourtant tel n'était pas le cas, les sentiments, en cette soirée funeste, semblaient s'emmêler dans son esprit brumeux.

Elle pénétra les lieux le coeur lourd. Déjà, étaient rassemblés autour du linceul, les amis du défunt. Sa gorge se noua et définitivement le courage d’aller plus loin la quitta…Elle comprit à cet instant précis qu’elle ne pourrait jamais s’approcher du corps de son ami… Elle baissa les yeux au sol... se signa puis chercha du regard l'endroit où elle pourrait déposer un petit mot de condoléances.

Elle vit, tout près d'elle, ce qu'elle cherchait. Elle prit la plume noire, la trempa dans l'encre puis, d'une main tremblante laissa quelques lignes à l'attention de la famille d'Avencourt...



Citation:
Il n’y aura sans doute jamais de mots ou de pensées assez forts pour diminuer les cicatrices et je ne le sais que trop bien… Mais même dans la douleur il reste l’espoir de jours meilleurs…Ne l'oubliez pas ...

Maï


Elle ne put empêcher les larmes de couler en reposant la plume. Elle serra les poings et jeta un discret regard autour d'elle pour trouver une place pour assister aux obsèques. Ce fut inespéré pour elle mais elle vit, figé dans un coin de l'église...Nestor... Nestor qui paraissait tout aussi dépassé qu'elle. Les mains crispées l'une contre l'autre, elle s'approcha de lui et lui lança un regard implorant pour qu'il accepte qu'elle reste auprès de lui pour ce moment si difficile.
Demons
C’est seul qui rentra dans le domaine des Avencourt, laissant ses gens avec quelques rapides consigne. Se dirigeant directement vers le lieu où reposait le corps de son ami, il repensa au jour où il avait appris la nouvelle, son estomac fit alors un bond dans sa poitrine se nouant, non ce n’était pas un cauchemar, tout était bien réel…

Pénétrant discrètement dans la chapelle avant le début dans la cérémonie, Demons fit le moins de bruit possible pour tenter de ne pas se faire apercevoir et ne pas déranger les personnes présentes dans leurs prières tout en ôtant son chapeau. La chapelle avait bien changée depuis sa dernière visite, les fleurs rayonnantes du baptême avaient laissé place à de simples lys blancs et la blancheur du jour à de grands voiles noirs, la maison des Avencourt était en deuil…

Un coussin dans les bras sur lequel reposait une médaille, Demons s’avança lentement le long de l’allée centrale. Les joues creusées par ces derniers temps, il avait l’air légèrement dur sûrement à cause de la gravité du moment, son catogan était serré de façon à ce qu’il ne se défasse pas de sitôt. Son regard, s’habituant au peu de lumière qui régnait, Demons remarqua la dame des lieux au premier rang. La saluant d’un revers de chapeau, il s’inclina légèrement tandis que aucun mot ne lui venait à la gorge pour ne pas briser le silence du moment. Enfin il se tourna vers la dépouille, il la regarda ou plutôt, il l’admira. Il avait l’air si calme, qu’il semblait sûrement le plus heureux de tous. Déposant, au pied du bloc de marbre qui soutenait le corps, son coussin portant la grand-croix, il se chuchota à lui même :

J’aurais préféré te la remettre de ton vivant sacripant ! Qu'Aristote veille sur toi. Amuse toi bien là haut! On viendra te rejoindre tôt ou tard .....



Laissant la place aux autres personnes présentes, il retourna dans le milieu de la chapelle prendre place sur un banc. Joignant ses mains, il voulu prier pour Alynérion mais n’étant pas très doué pour cela, sa tête s’enfonça peu à peu dans ses mains, il sombra sans bruit dans une tristesse rageuse au sein de son esprit, sa forme de prière devenant le souvenir...
samarel
Samarel descendit de cheval et pénétra dans l'église. l'atmosphère se raffraichit brusquement lorsque l'homme passa de la lumière à l'ombre. un odeur d'encens le prit à la gorge.

Il se signa avança doucement en essayant de faire le moins de bruit possible. au milieu de la nef se trouvait le petit groupe venu rendre hommage a celui qui était si grand et n'était plus désormais.

le vieil écossais se rappela les moments qu'il avait passé avec l'auguste personnage. moment si rares, il ne l'avait connu que sur le tard. Il aurait voulu lui dire de rester il y a deux mois, de continuer à montrer la voix mais il avait respecté le choix du vicomte de s'éloigner et aujourd'hui il regrettait de ne pas lui avoir parlé à coeur découvert.

Alors il se mit à réciter doucement une litanie monotone devant la dépouille d'aly


Citation:
O 'Dhé Uile-chumhachdaich, a chuir ann ad chorruich plàigh air do shluagh féin anns an fhàsach air son an ceannairc rag-mhuinealaich 'an aghaidh Mhaois agus Aaroin, agus mar an ceudna a mharbh tri fichead agus deich mìle ri lìnn Rìgh Daibhidh le plàigh galair, agus gidheadh a' cuimhneachadh do thròcair a shàbhail càch; Gabh truas dhinne peacaich thruagha, a tha air ar fiosrachadh a nis le mòr thinneas agus bhàsmhoireachd, ionnas mar a ghabh thu anns an àm sin tabhartas-réite, agus mar a thug thu àithne do Aingeal an sgrios e 'sgur o smachdachadh; mar sin gu ma deònach leat a nis a' phlàigh agus an tinneas cràiteach so a thoirt air falbh uainn, trìd Iosa Criosd ar Tighearna. Amen.


enfin il se tut et alla serrer frey dans ses bras en un geste de compassion. leur regard se croisèrent. le soldat acquesca de la tète. il n'était pas besoin de parler. la douleur était partagée.

puis il alla s'assoir auprès des autres. espérant capter auprès des vivants un peu de la chaleur qui l'avait quitté.
DeDeLagratte
DeDeLagratte entra respectueusement dans l'eglise il n'aimait pas ce genre d'endroit n'y allant helas que peu souvent pour les messes c'etait souvent pour des funerailles qui devait s'y rendre rendant encore sa tristesse plus lourde il abandonna son allure militaire et ses pasdures et rapide pour faire le moins de bruit possible et de ne pas deranger les autres il alla s'asseoir faisant les quelques prieres apprise lorsqu'il apprenait la religion enfant aupres du curé de sa ville natale il n'en connaissait aucune autre mais l'important etait de penser a Alynerion ... Là d'ou il devais etre au paradis avec Aristote et les autres saints il devait très certainement voir et entendre toutes ces pensées a son egard .

Apres avoir prieé et penser a ce grand homme il fit quelques pas toujours silencieux et lents puis s'avança afin de rendre un ultime hommage a Aly. Il ne sut que dire il resta le regarder repensant a bon nombre de souvenirs heureux puis apres quelques secondes il dit assez bas


" Qu'Aristote te Guide là ou que tu sois, tu resteras dans ma memoire on finira par tous te rejoindre un jour "

Il se retourna puis vit Freyelda ... Il ressentait de la douleur il n'avait pas envoyer de lettre de condoleance ne sachant quoi ecrire les mots ne sortaient pas il prefera venir ici pour repenser a Lui montrant qu'il ne l'avait pas oublié puis il continua a avancer il s'inclina devant Freyelda et la si jolie petite princesse Alienor mais là encore ne sachant que dire il ne pu que les regarder rapidement puis s'en aller reprendre place sur un banc afin de faire un dernier signe de croix
Max69lyon
Max pénétra dans l'Eglise, les traits tirés. Une vive douleur dans le dos lui arracha une légère grimace. Cette satanée humidité le faisait de plus en plus souffrir. Mais il n'y pensa pas. Le spectacle qu'offrait l'église Saint-Bonaventure ainsi parée était bien trop impressionant pour que l'on puisse penser à autre chose qu'à Alynerion, au vide et à la douleur qu'il laissait derrière lui.
Remontant lentement l'allée centrale pour ne pas faire de bruit, le seigneur de Mions ne regarda nul part ailleurs que vers la nef, et vers la dépouille du vicomte. Il vit à peine DéDé faire demi-tour devant lui après avoir rendu hommage à Aly.
Restant debout devant le cercueil, il inclina la tête, laissant son menton tomber sur sa poitrine en fermant les yeux. Il lutta pour les rouvrir en remontant très légèrement la tête, afin de fixer son regard sur le visage du défunt qui semblait dormir. Le temps ne comptait plus. Repensant une fois de plus aux souvenirs qu'il garderait de lui, Max tomba finalement à genoux, incapable de supporter la vue inerte d'un homme qui avait été si actif. Il se réfugia un instant dans la prière, puis se mit instinctivement à parler à son vieil ami. Il lui redit combien il le regretterait, combien il était heureux d'avoir travaillé avec lui, combien il était fier de l'avoir cotoyé, il lui promis de faire vivre sa mémoire et de veiller de son mieux sur sa famille, et de tenter de lui rendre le sourire. Puis il se releva en se signant, jeta un dernier regard au visage paisible et se retourna. Avancant vers Freyelda et Aliénor, il leur jeta un regard qui en disait long, sur sa compassion, sur l'amour qu'il leur portait. Il ne dit rien. Il craignait de ne pouvoir retenir ses larmes, et elles n'en avaient nullement besoin. Il posa une main qu'il voulait assurée mais qui tremblait perceptiblement sur la main de la vicomtesse et posa un genou à terre. Croisant son regard, il sut que la vicomtesse avait perçu ses sentiments, du mieux que le pouvait son coeur déchiré. Il se releva alors avec une ultime pression sur la main de son amie, si chère à son coeur. Puis il se tourna vers Aliénor, essaya d'esquisser un sourire, et lui caressa furtivement la joue du dos de ses doigts rugueux.
Puis Max retourna vers le fond de l'église pour s'asseoir aux côtés de DéDé. Les deux compagnons n'auraient pas de trop de leur soutient mutuel et muet.
pathan
Le duché avait perdu un homme fort donc les funérailles débutaient.
Pathan observa chacune des personnes pressentes, et fini par ce demander si sa présence n’était pas superflue.
La douleur ressentie par les proches semblait bien plus profonde que la sienne.
Là, ou lui voyait, la perte pour un duché, les autres voyaient la parte d’un membre d’une famille, d’un ami, d’un mari.
Il ne connaissait le défunt que par le biais du conseil, ses prises de positions virulentes, et sa faculté d’adaptation.
Alynerion lui avait semblé fort a ce moment, imposant le respect, imposant son respect.
Oui, Alynerion avait gagné son respect. Malgré leurs différents, ils avaient su travailler ensemble pour le bien de tous.
Les débuts furent difficiles, parfois même fort laborieux, mais les deux hommes avaient finit par s’entendrent, et même à s’apprécier.

Pathan se souvient alors des négociations, les heures passées à discuter postes et autres projets du futur conseil.
L’amertume le gagna alors, car tout ce travail n’avait servit à rien. Tant d’heures passées, réduites à néant par l’étroitesse d’esprits de quelques-uns. C’est cette même étroitesse d’esprit qui avait fait perdre au duché l’un des hommes les plus talentueux.
Il se souvient alors de son élection difficile, et des démissions qui ne tardèrent. Il se souvint aussi, qu’un homme, certes démissionnaire mais néanmoins présent, était venu le soutenir et même le guider.

Oui Alynerion avait passé outre sa déception pour guider le nouvel élu, et rien que pour cela, il lui en serait toujours reconnaissant.

Puis vint alors l’annonce du départ à la guerre, bien vite suivie de celle de la mort glorieuse.
Une mort qui avait profondément touché l’ancien Gouverneur, lui qui était impuissant à agir.
L’amertume fit place à la rage, Pathan serra le poing, et son regard se reporta sur l’assemblée, jusqu'à ce que ses yeux se portent sur Freyelda.
A rage fit place à la tristesse et à la compassion.
Voilà une Dame à qui, il faut beaucoup de courage, elle qui venait de perdre un époux, dans les pires moments de la grossesse, et qui venait d’être élue Gouverneur.

Pathan eu un élan de pitié pour la veuve, pitié bien vite réprimée.
Oui la Dame de Maubec n’aimerait pas que quelqu’un la prenne en pitié.

Du fond de la salle, Pathan observa le cercueil, et il fit alors une promesse silencieuse.

Soit assuré Aly que je serais la pour aider ton épouse, tout comme tu m’as aidé lorsque j’en avais besoin.
Repose en paix l’ami, beaucoup te regretteront ici bas.

Pathan salua le défunt, comme on salue un être cher, puis il se glissa discrètement à l’extérieur, afin de laisser les lieux à la famille proche.

Il comprenait mieux à présent ce que devait ressentir les personnes présentes, car après tout, il considérait lui aussi Alynerion comme un ami.
Pénélope
Pénélope et Vanack entrèrent dans l' édifice plongé dans un profond recueillement.
Quelques personnes avaient déjà pris place de part et d'autre de l'allée centrale. Ils s'avançèrent silencieusement au fond de la nef, et se recueillirent devant le cercueil d' Aly.
Pénélope serrait la main de Van, sans doute pour qu'il lui donne un peu de sa force. ILs restèrent un moment à prier pour le salut de celui qui reposait là paisiblement.
Ils se signèrent puis se tournèrent vers Frey et sa fille.
Le visage pâle et les yeux rougis d'Aliénor, bouleversa Pénélope. Elle regarda le plafond en ouvrant grands ses yeux, elle voulait les garder bien secs, ne pas pleurer, rester digne.
Elle posa sa main sur celle de Frey, leurs regards se croisèrent, et c'est tout aussi silencieusement qu'ils rejoignèrent le fond de l'église et prirent place près de Max et Dédé.
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