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[RP] Que s'ouvre le bourgeon de la foy

Theudrik
A POITIERS

Le bureau était certes froid et sévère, mais Theudrik s'y était habitué finalement. Ses dossiers bien classés sur les étagères, sa petite fenêtre à croisillons qui donnait un peu de lumière sur le vaste bureau, ses murs simplement blanchis à la chaux, tout cela en imposait et l'atmosphère était propice au travail. Il y avait bien un placard secret où se trouvait un flacon de liqueur de cerise pour les cas d'urgence ou pour les amis qui passaient dans le bureau, mais c'était la seule fantaisie qu'il se permettait.
Le procureur était donc occupé à boire ... euh ... à travailler d'arrache-pied quand un coup retentit sur la porte. Sans avoir eu le temps de dire quoi que ce soit ... ni de cacher le gobelet d'argent contenant le divin nectar d'une belle robe rubis ... il vit un policier qu'il ne connaissait pas entrer dans le bureau, faire un semblant de salut et lui remettre un pli cacheté.


M'sieur l'proc, v'la une lettre de mon chef.

A peine le temps de répondre, surpris :

Euh ... oui. Merci.


que le policier tournait les talons, le laissant perplexe. Le procureur regarda le cachet, reconnut les armes de La Rochelle et l'ouvrit en soupirant. Sûrement pas une lettre de courtoisie, mais encore du travail en perspective ! Bon, en même temps, il était là pour ça, hein !
Il parcourut la lettre :

Citation:
Au procureur du Poitou,
Salutation,

J'ai dans mes geoles un triste sir ayant cummulé quelques infractions comme trouble à l'ordre public, délit de fuite, vol de barque, mouillage de policer et j'en passe. Pourriez vous passez au plus tôt au poste de police de la Rochelle afin que son cas soit traité le plus rapidement possible?

Que la sainte boulasse vous garde.
Xedar
lieutenant de la police de la Rochelle.


Allons, bon ! Manquait plus que ça ! Un sacré cas apparemment ! Mouillage de policier ? Il arrive que certains policiers soient mouillés dans des affaires louches, mais là, que veut dire ce cher Xedar ? Bon, allez, pfff ! Direction La Rochelle. Au moins, ça me fera faire un tour et ça me changera des élucubrations verbales de certains Niortais indélicats qui ne paient pas leurs impôts !


Il finit son gobelet d'un trait, le rangea et se rendit dans le petit bureau attenant. Là, il prévint le substitut du Procureur qu'il devait s'absenter pour deux ou trois jours pour une affaire urgente à La Rochelle; il lui signala que les dossiers étaient en ordre et à jour sur son bureau ; que, si le Juge avait besoin de lui d'urgence, qu'il envoyât un pigeon au poste de police rochelois, le salua et sortit du château à grands pas. Arrivé à sa forge, il se changea rapidement pour voyager plus à l'aise, sella Epos, son cheval de race frisonne, se ceignit de Morrigan, sa fidèle épée. Il prit quelques provisions de bouche pour le voyage puis vérifia que tout était en ordre. Il ferma la porte de la forge, sauta lestement sur sa monture et la lança au grand galop vers La Rochelle, fendant l'air vif et frais de cette fin d'hiver.
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Theudrik

On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va !

PS : le joueur n'a jamais insulté LJD Nessty, il a dit poliment ce qu'il pensait de son anti-jeu !
--Benoit


- Alors mon petit loup on veut s'amuser avec moi ?
- Heu il faut payer ?
- Ben oui quand même.
- Alors ce sera non en plus ils m'ont pris ma bourse.


C'était une chaude ambiance de camaraderie qui régnait en cette cellule. Un homme pris pour avoir tuer quelqu'un à coup de pierre attendait dans le fond. Il n'avait pas ouvert la bouche depuis le début. Une fille de joie pas franchement belle avec son poireau et ses yeux injectés de sang allumait un à un les personnes dans la cellule. À force elle finirait par être culbutée au fond sans demander son reste dans la joie et la bonne humeur. Deux hommes qui avaient volé étaient en train de s'entre-déchirer pour savoir qui avait été le plus mauvais dans le coup pour qu'ils se fassent coincés. Un pauvre gars prenait cher pour une installation illégale. Il n'avait pas répondu aux autorités, c'est sûr il ne savait pas écrire. Enfin Benoît rongeait son frein, espérant un secours.

En somme tout se passait extrêmement bien et s'ils n'y avait pas eu les rats qui grouillaient à leur pied, cette odeur d'urine et d'excréments ainsi que l'humidité qui ne cessait de suinter des murs, tous auraient fait la fête de suite.

Benoît savait bien que son secours n'arriverait pas. On lui avait interdit d'envoyer un pli, ou plutôt de le faire écrire. Car si le valet ne savait pas nager il ne savait pas écrire non plus. Ainsi donc son maître était totalement ignorant des faits et ne pouvait être prévenu. Lui seul aurait pût le sortir de là. Lui seul aurait sût comment faire. Peut-être même aurait-il grassement payé les autorités pour faciliter les choses. Mais il ignorait jusqu'à sa présence. Il ignorait tout.


Je devine que j'ai eu tort.
Malgré avoir fait le mieux que j'ai pût.
Je vais devoir vous laisser.
Donc je vous embrasse de tout mon cœur.
Alors voici une chanson à chanter.
Pour chaque homme enfermé.
S'il peut vous entendre chanter.
C'est comme une porte ouverte.
Il n'y a pas d'homme riche là.
Il ne peut pas payer.
Et acheter sa liberté dont le prix est si élevé.
Pour les pauvres gens.


Chantant cette chanson Benoît faisait glisser sa gamelle sur les barreaux qui vibraient à chaque fois. Il était triste mais heureux. Cette chanson lui donnait le vague à l'âme, il se sentait parti ailleurs.

Ferme ton claque-merde.

C'était le tueur qui venait de dire cela avec froideur à Benoît et Quand les types qui ont tuer disent quelque chose les types qui ont fait de s'enfuir devant la police les écoutent. Immédiatement Benoît se tût et déposa sa gamelle. Et l'ambiance continuait à se réchauffer. La fille de joie ne bougeait même plus, les deux voleurs ne s'engueulaient plus. C'était la plus grande folie qui régnait en ce lieu !



[HRP]La chanson est une traduction de Prison Song de Nash Graham[/HRP]
Theudrik
A LA ROCHELLE

Epos avait filé comme le vent sur les petits chemins qui bordaient les marais poitevins et avait couvert les trente-cinq lieues de distance dans la demi-journée, presque sans s'arrêter. Les naseaux encore écumants, la robe fumante, la monture allait dorénavant au petit trot dans la ville de La Rochelle. Theudrik repéra une taverne près du poste de police et s'y arrêta. Il paya grassement le palefrenier pour que son brave frison se reposât, fût étrillé et nourri du mieux possible. Puis, le pictave entra dans l'auberge et demanda une chambre au tavernier. Celui-ci le fit conduire à une chambre tout à fait ordinaire, mais proprette. Il déposa ses bagages, passa un coup de brosse sur ses vêtements pour en décoller la terre et la poussière, le temps d'enfiler la robe noire de sa fonction et le voilà déjà dans la rue, arpentant le pavé à grandes enjambées vers le poste de police. Une fois sur place, il se fit reconnaître du factionnaire et demanda à voir Xedar d'urgence. C'est qu'on ne dérange pas le Procureur du Poitou pour le faire attendre ! Il pénétra dans le bureau de son collègue rochelois sans attendre la réponse après avoir frappé à la porte :

Bonjour Xedar ! Bon, je suis venu aussi vite que j'ai pu ! Alors, que se passe-t-il ? Tu as trouvé un tel énergumène qu'il fallait que je vienne ici toutes affaires cessantes ? Je n'ai pas tout compris dans ton message. Mouillage de policiers : tu parles de corruption là ?
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Theudrik

On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va !

PS : le joueur n'a jamais insulté LJD Nessty, il a dit poliment ce qu'il pensait de son anti-jeu !
Xedar
Voyant Theudrik, Xedar se leva puis fit le tour de son bureau.

Bonjour Theudrik!
Et bien dit moi tu n'a pas trainé!
Sa pour un énergumène c'est un énergumène.
Mouillage de policiers...corruption. Tiens oui je l'avais pas vus comme cela.
Non il s'agit bien du fait qu'à cause de lui j'ai du subir une baignade dans le port de la Rochelle.
Mais reprenons depuis le début.
Tout a commencé en taverne, je sirtotai tranquillement une boisson quand j'aperçus ce monsieur en train de flirter avec des demoiselles pas trop fréquentable si tu voit ce que je veut dire. Ainsi donc je m'approche de lui pour vérifier certaine chose quand, allant commencer la conversation, ce monsieur bondit de sa chaise et se sauve à travers la taverne, entrant dans les toilettes et sortant par la fenêtre tout en faisant tomber des meubles.
alors pense tu, quelqu'un qui fuit, moi je le poursuis.
donc nous courrons, nous courrons pour arriver sur les quais. Là je le voit rejoindre deux filles. Et moi je cours encore, lui non donc je le rattrape et me jette dessus pour le stopper. Nous tombons au sol, une lutte s'engage et soudain paf, le trou noir, le triste sir m'a assommé.
Après quelques minutes, je me réveille et que vois je?
...
...
heu oui que vois je? Et bien j'aperçoit l'homme dans une barque qui n'ai pas la sienne, il l'avait donc voler. Pas mal ma déduction hein.
bref, voyant cela, je me précipite sur la mienne, enfin non, avant je passe au tour pour qu'il bloque l'entrée du port en mettant la chaine, et j'en profite pour récupérer une arbalète.
Donc ceci fait, je reviens sur les quais, je prend ma barque et me dirige à toute vitesse en direction de l'entrée du port car je me dit qu'il va filer la faquin.
donc poster entre nos deux tours, j'attend en armant mon arbalète.
Tout d'un coup, je voit une forme sortir de l'ombre, une barque avec dessus mon homme, je le vise donc de façons à le blesser pour l'immobiliser. je presse la détente juste au moment ou une vague me déséquilibre. ma flèche...enfin mon carreau...change de direction pour se ficher dans la barque. Et là la barque commence à couler. Hum...tu comprend pas comment une barque coule à cause d'un seul carreau? Cherche pas à comprendre, c'est nécessaire à la suite de l'histoire.
Donc vus qu'il coule, moi qu'est ce que je fait je rentre sur la terre ferme vus qu'il sera bientôt à la flotte et donc qu'il n'aura comme option que de revenir aux quais.
Bref je reviens je range ma barque et j'attend.
Puis il me parvient aux oreilles de bruits de gorets qu'on égorge. C'était des appels au secours...le sir ne savait pas nager... un dilemme se pose donc à moi, ne pas y aller, y aller à la nage, ou y aller en barque. j'ai éliminé sans me poser de questions la première solution. Il en restait plus que deux. J'avais pas envie d'y aller à la nage vus qu'on avait bien froid. mais dans le même temps, ma barque était rangée. Alors j'y suis allé à la nage, le maudissant. je refait donc le chemin inverse mais avec beaucoup moins de conviction.
j'arrive jusque lui, je l'attrape de façons à éviter qu'il coule, et voilà qu'il se débat, qu'il me donne des coups le rustre, je viens pour le sauver et il me frappe.
C'est donc avec difficulté que je le ramene aux quais. Ainsi sain et sauf, je nous pose quelques minutes afin de reprendre tout nos moyens capacité.... Puis nous prenons la direction du poste de police. Et voilà.
Tu veut voir l'animal?

Il lui fit un signe de main pour l'inviter à sortir du bureau, puis il prit la direction des cellules.

Hep l'énergumène, viens voir un peu.

Un regard vers la fille de joie.

Non pas toi...

Autre regard vers les deux voleurs.

Pas vous non plus...

Et un regard au tueur....non le tueur il a pas envie de le regarder.
Il ouvre la porte de la cellule, attrape le Benoit, le sort puis referme la porte. Ceci fait il posa l'homme sur une chaise et se tourna vers Theudrik.

Et en plus il est pas locace le bonhomme, j'ai même pas réussi à savoir comment il se faisait appelé.
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Theudrik
Xedar expliqua longuement à Theudrik les évènements qui avaient conduit à l'arrestation du sieur indélicat et le procureur sourit, soulagé et amusé par l'explication du "mouillage de policier".
Peu après, les deux collègues prirent la direction des cellules et Xedar fit sortir et asseoir le prisonnier qui les intéressait.
Theudrik l'observa un moment en silence et fit signe à Xedar de s'éloigner un peu. Il prit ensuite un tabouret, s'installa de sorte que ses yeux soient à la hauteur de ceux du prévenu. Il inspira profondément et lui murmura en le regardant le plus froidement possible :


Bon ! Mon gaillard, tu ne sais peut-être pas qui je suis. Je suis Theudrik, Procureur du Poitou et le temps m'est compté. Alors, ça va être très simple : tu me dis qui tu es et tu avoues les larcins que tu as commis ici à La Rochelle, et tu auras droit à un procès équitable. Si si, je t'en fais le serment ! Mais par contre ...

Le procureur se rapprocha encore un peu plus du détenu, se tut un court instant puis reprit, appuyant volontairement sur chaque syllabe.

... par contre, disais-je, si tu ne te montres pas coopératif, je te promets que tu vas maudire tes parents de t'avoir donné le jour. Parce que la question de l'inquisition, ce sera de la petite bière à côté de ce que tu vas subir ici-même et dans pas longtemps. Personnellement, je n'aime pas la violence, ni me salir les mains, mais je connais non loin d'ici un spadassin, un homme très doué dans son domaine : il connaît toutes les zones douloureuses d'un corps humain, zones dont tu ne soupçonnes même pas l'existence ni même la quantité, et son expérience et son imagination sont sans limite pour ce qui est de les exploiter ... si tu vois ce que je veux dire ! Et crois-moi ... lorsqu'il en aura fini avec toi, tu ne seras plus jamais en état de faire quoi que ce soit ... enfin, si tu ne deviens pas fou de douleur ou si tu ne meurs pas avant, bien sûr !

Le procureur se recula un peu de l'homme et ajouta dans un souffle :

Je suis bon prince, je te laisse un court instant de méditation pour me donner ta réponse ... ou pas !


Theudrik se releva et retourna auprès de Xedar, lui faisant comprendre du regard de rester muet. Il fit quelques pas dans la pièce, regarda les autres détenus dans les cellules voisines puis revint près de l'homme en le regardant de haut cette fois.

Alors, tu as quelque chose à nous dire ?
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Theudrik

On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va !

PS : le joueur n'a jamais insulté LJD Nessty, il a dit poliment ce qu'il pensait de son anti-jeu !
--Benoit


L'instant était crucial, tendu, difficile, presque même une mouche aurait volé qu'on l'aurait engueulé de perturber le moment. Face à face deux hommes qui se toisent du regard. Chacun sait la force et la puissance de l'autre. Chacun sait qu'à tout instant tout peut péter. Que ce moment tendu peut basculer dans le terrible, la violence, la douleur. Chacun sait qu'il ne faut rien lâcher, presque rien faire et que pourtant ça va arriver.

Benoît bouge ses pieds sur le sol formant de petits cercles concentriques. Il fait chaud et humide dans ce lieu et on entend presque au loin le cri des rats. Ils sont jolis les cercles concentriques à Benoît très jolis.

Benoît est tendu mais Benoît sait qu'il a besoin d'aller plus loin, qu'il ne peut faire autrement. Alors Benoît se décide, il l'a décidé, il faut le faire. Il y a va et il parle.


Quand est-ce qu'on mange ? Non parce que bon je sais pas vous mais moi j'ai une faim de loup.

C'est pas que les affaires racontées par le procureur il s'en foute mais si un peu tout de même, voir plus qu'un peu. Il n'aurait pas les mains liées il nettoierait ses ongles. Signe chez lui qu'il n'a vraiment rien d'autre à faire.

C'est beau chez vous, c'est décoré avec soin. C'est votre dame qui s'en est occupé ? Moi je vivais avant dans un taudis, un truc immonde, mais un truc où j'aurais pût amener votre sœur. Elle boit beaucoup votre sœur ?

Alors là pour comprendre Benoît il faut revenir un peu sur le personnage. Commençons par la fiche technique.

Cinq virgules deux pieds de haut et des poussières, aux environs 132 kilos, un léger ventre se dessinant dû à la bière en grande partie, un charme plus qu'aléatoire. Une propension à se fourrer dans les problèmes mais aussi à fourrer tout ce qui bouge et qui à de la gorge et surtout une sérieuse considération que plus on va en avant plus ça marche. En clair Benoît avait adopté la pire tactique qui soit mais il en était fier. Il allait tout nier, rien dire et se moquer de ses imbéciles. Au final que pouvaient lui faire ses ploucs. Mais bon il était sympa il allait au moins leur donner son nom.


Si vous êtes gentil et si vous demandez s'il vous plaît, comme il convient de faire, je dirais peut-être mon nom.

Theudrik
Le prévenu répondait, mais pas comme l'avait prévu le Procureur.

Quand est-ce qu'on mange ? Non parce que bon je sais pas vous mais moi j'ai une faim de loup.

Surpris, mais n'osant pas le montrer, Theudrik afficha un sourire carnassier, mais, dans son esprit, les idées s'enchaînaient à toute vitesse. Le bougre était soit inconscient, soit c'était un dur à cuire qu'il avait sous-estimé, lui qui l'avait pris pour un demeuré léger et un tantinet trouillard. Le gaillard en rajoutait d'ailleurs :

C'est beau chez vous, c'est décoré avec soin. C'est votre dame qui s'en est occupé ? Moi je vivais avant dans un taudis, un truc immonde, mais un truc où j'aurais pût amener votre sœur. Elle boit beaucoup votre sœur ?

Mais ... il se fiche de nous, en plus, pensa Theudrik.

Si vous êtes gentil et si vous demandez s'il vous plaît, comme il convient de faire, je dirais peut-être mon nom.

Là, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. A propos de goutte d'eau ... Une idée traversa l'esprit du pictave. Theudrik se retourna vers Xedar et lui dit d'un ton nonchalant, mais à haute voix :

Xedar, ce pauvre homme n'a visiblement plus toute sa raison et je crains que nous n'en tirions rien. Alors, je propose le jugement du Très Haut. Remets-le à l'eau au milieu du port, les pieds et les poings enchaînés. Si le Très haut a pitié de lui, il sauvera sa vie : on lui donnera alors à manger et on lui demandera poliment son nom. S'il coule, bah ... on écrira sur le rapport que tu n'as pas pu le sauver quand tu as crevé sa barque avec ton carreau d'arbalète ! Et, honnêtement, tu aurais mieux fait de le laisser couler ! Vu qu'à mon avis ...

Le Procureur ne termina pas sa phrase volontairement.

Bon ! Xedar, si on allait boire un coup ? En attendant que tes gardes ... euh ... noient le poisson, si je puis dire ... Ah, j'oubliais ! Fais quérir un prêtre : ce citoyen se confessera peut-être ? Sinon, l'extrême onction ne pourra pas lui faire de mal. Allez, partons d'ici, j'ai soif. Tu as toujours cette bonne liqueur dans le placard de gauche de ton bureau ?

Theudrik prit Xedar par l'épaule et s'engagea avec lui vers la sortie des cellules sans un regard vers l'homme attaché sur son tabouret.
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Theudrik

On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va !

PS : le joueur n'a jamais insulté LJD Nessty, il a dit poliment ce qu'il pensait de son anti-jeu !
Xedar
Xedar installer sur une table deriière la chaise failli éclater de rire lorsqu'il vit Theud faire son numéro de méchant.
Néanmoins, il se retient mais un large sourire parcouru son visage, l'homme étant dos à lui, il ne pouvait apercevoir les lèvres du lieutenant.
Il tapotait tranquillement sur le bois du bureau, observant la scène se demandant qui était le type qui se trouvait face à eux.
Son sourire se transforma en crispation lorsque le bonhomme répondit au procureur. Il se foutait d'eux en toute beauté.
Il repris son sourire à la proposition du procureur.


En voilà une bonne idée, mais faut penser à lui mettre un baillon avant, il a tendance à trop gueuler quand il prend la flotte, c'est mauvais pour les oreilles.

Il appela deux gardes, deux armoires à glace, bati pour écraser des membres mais qui possédait néanmoins un coeur d'or.

Allez faire un petit tour dans le port avec ce monsieur, il a besoin de prendre un bain.

Un petit clin d'oeil à leur encontre puis il appela un autre collègue.


Tu peut aller me chercher un homme d'église comme le demande le procureur?

L'homme hoche la tête puis s'en va.
La pièce un peu plus vide, xedar se retourne vers Theudrik.


Si j'ai toujours cette bonne liqueur dans le placard de gauche dans mon bureau?
Mais oui bien sur, d'ailleurs dans celui de droite aussi il y en a une.

Grand sourire puis ils retournent dans le bureau. Xedar referme la porte derrière eux puis pousse un soupir.


Ce type va me tuer je le sens....

Il parcoure la pièce, ouvre le fameux placard, prend su un étagère la bouteille et sur une autre deux verres.
Il revient au bureau, sers les verres et en prend un.


A la tienne!

Espérons qu'il va parler avant de prendre la tasse...
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--Benoit


Alors là comment dire en court et en simple parce que sinon vous allez vous y perdre.

C'était la merde pour Benoît.

J'ai été simple et clair je crois non ?

Oui car Benoît était passé rapidement du statut de celui qui n'a rien à perdre à celui qui allait subir les pires outrages. De l'eau ! Non de l'eau ! Ces fous furieux allaient le tremper dans l'eau. Il les savait retors dans le Poitou mais à ce point là. C'étaient plus des criminels, ce n'étaient plus des tortionnaires, ils étaient inhumains. Comment lui faire ça à lui. Ils n'avaient pas le droit c'était trop cruel.

Le visage de Benoît passa donc rapidement de la suffisance et de l'arrogance à la plus cruelle désillusion dès qu'il entendit le supplice. Il commençait déjà à hurler en étant emmené. Un cri de douleur immense à l'annonce de la douleur future, la fureur s'emparait de lui. Mais très vite il se rendit compte qu'il devait se contenir, qu'il devait parler et vite. Sinon pour lui ce serait pire que la mort.


Attendez ! Attendez je vous dirais tout ! Mon nom ! Mon origine ! Et un clerc j'en connais un moi ! Même que si je me souviens bien c'est le plus important ici ! Mais par pitié ne me trempez pas dans l'eau ! Par pitié !

Il hurlait littéralement ces mots dans le couloir qui l'amenait dehors. Il était déjà prêt désormais à vendre père et mère pour s'en sortir et surtout pour ne pas être trempé. Oui avec Benoît ça changeait rapidement du tout au tout sans prévenir.

Theudrik
Theudrik sirotait le gobelet de liqueur offert par Xedar lorsque, par la fenêtre ouverte, lui parvinrent des cris. Une voix d'homme qu'il entendit bien distinctement :

Attendez ! Attendez je vous dirais tout ! Mon nom ! Mon origine ! Et un clerc j'en connais un moi ! Même que si je me souviens bien c'est le plus important ici ! Mais par pitié ne me trempez pas dans l'eau ! Par pitié !

Le Procureur sourit, avala le fond du gobelet et dit à son collègue rochelois :

Mon cher Xedar, je crois que le Jugement du Très Haut a porté ses fruits. Rappelle tes hommes, qu'il nous amène le prisonnier et voyons ce qu'il va nous dire. Hum ! Un clerc important, et le plus important ici, dit-il ? Tu vois de qui il parle ? Moi et la religion aristotélicienne, tu sais, ...

Xedar avait déjà rappelé ses hommes et fait asseoir le prisonnier dans son bureau. Theudrik s'adressa au prisonnier :

Alors, comme ça, vous connaissez un clerc important ici ? Vous pouvez nous dire de qui il s'agit ? Et puis, si on pouvait savoir votre nom ... pour le prévenir, bien sûr !
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Theudrik

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--Benoit


On l'avait ramené dans sa cellule. L'inquiétude d'être trempé s'éloignait donc pour Benoît. C'était déjà très bien et cela lui plaisait grandement. Il n'avait pas vu les choses basculer aussi vite. Ces types c'était des coriaces, des durs, des qui avaient dû faire la guerre. Alors face à eux il fallait ménager ses effets.

Il se concentra sur sa chaise, il fit mine de faire de faire silence et quand il sentit qu'ils furent très attentifs à ce qu'il allait dire.


Je me nomme Benoît. Benoît comment ? Juste Benoît je suis le serviteur de mon maître. Si mes souvenirs sont bons il s'agit désormais de votre Vicaire diocésain et du Nonce Apostolique de votre patelin. Monseigneur Forth With, voilà mon maître.

Il regarda attentivement les deux hommes en face de lui avec la désinvolture et le côté dédaigneux de quelqu'un qui venait de sortir une très bonne carte au moment clé.

Theudrik
Le Procureur avait ses réponses, mais il se gardait bien de triompher. L'homme devait déjà se réjouir de ne pas avoir subi l'ordalie qu'on lui promettait et pouvait encore se moquer d'eux. Celui-ci les regardait d'ailleurs avec une belle assurance, qui confirmait qu'il se sentait sauvé. Il allait falloir jouer serré, une fois de plus. C'est d'un ton faussement mielleux et en faisant les cent pas devant le prisonnier qu'il demanda :

Sieur Benoît ... J'ai eu peur un instant que vous ne m'annonciez que vous dépendiez directement du pape ! J'aurais eu quelque mal à vous croire, je l'avoue ... Ainsi donc, si vos souvenirs sont bons, ... vous êtes au service de Monseigneur Forth With ? Pauvre saint homme ! Comme il doit être malheureux de ne point vous avoir à ses côtés ! ... Sans doute, pouvez-vous nous dire où nous pouvons le joindre actuellement ? Je ne vous cache pas qu'il serait fâcheux qu'il ne soit pas là où vous nous direz, parce que ... comment dire ... votre bain forcé n'aurait été que retardé, mais pas annulé !

A ces mots, le Procureur s'arrêta face à Benoît, le toisa fixement en silence, le temps que ses menaces parvinssent bien au cerveau du rustre et qu'il comprît que ce n'étaient point des paroles en l'air.

Alors ?
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Theudrik

On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va !

PS : le joueur n'a jamais insulté LJD Nessty, il a dit poliment ce qu'il pensait de son anti-jeu !
Xedar
Une des techniques qui marchaient bien aussi dans les interrogatoires, c'était de poser pleins de questions de tout les côtés au prisonnier de façons à ce qu'il perde les pédales.

Ainsi donc, Xedar se mit de l'autre côté du monsieur par rapport au procureur et lui glissa à l'oreille.


Mooonsieur est le serviteur d'un homme d'église, qui plus est vicaire diocésain et Nonce Apostolique... J'espère pour vous que c'est pas vrai, je ne voudrais pas voir sa tête quand il apprendra ce que fait son serviteur le soir dans les ports.... Sera pas très content je pense...

Et vous faites quoi dans le coin sinon?
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--Benoit


Visiblement ils s'intéressaient désormais plus au Père Forth With qu'aux miches de Benoît, ce dernier s'apprêtait à balancer une autre connerie mais quand le procureur parla de seulement retardé il se retint. Il laissa toutefois l'autre, le maréchal déblatéré avant de dire le plus simplement du monde.

Ce que je fais en général ? Je tronche vos sœurs, mais bon là j'ai été retardé.

Ne voulant pas rester sur cette pique lancée qui risquait de faire mauvais pour lui il reprit tout de suite en direction du procureur.

Normalement mon maître doit être à l'auberge. Mais dans ce cas s'il vient confirmer c'est bon je peux m'en aller c'est ça ?

Forth_with
Du côté du Prêtre Forth With

Cela faisait plusieurs minutes que le jeune clerc avait quitté l'auberge et déambulait dans les rues de La Rochelle. Il espérait y trouver l'information qu'il recherchait au sujet de cette activité nocturne soudaine. Mais les informations qu'il glanait semblaient totalement contradictoire. Une fois c'était un homme qui avait eu une altercation dans un bar, une autre fois c'était une jeune femme qui avait assommé un maréchal sur les quais, une autre fois encore c'était un homme en armure et une jeune femme qui pataugeaient dans le port. Et bien sûr personne pour dire les noms ou pour expliquer si cette activité avait un sens. Beaucoup des personnes rencontrées étaient totalement avinés et incapables d'articuler un mot ou d'expliquer clairement les choses. D'autres encore n'étaient venus qu'en badaud. Alors plus d'une fois il faillit renoncer, se demandant bien l'intérêt de vadrouiller ainsi, alors même que cette information ne lui servirait à rien. Mais sa curiosité ainsi qu'un sentiment diffus qu'il y avait quelque chose là-dedans qui l'intéresserait fit qu'il continua. Et rapidement il chercha des informations auprès de personnes plus sûre. Il discuta donc avec un maréchal, puis avec un marin qui avait un bateau mouillant dans le port et enfin un gamin qui était venu on ne sait comment ici. Pour l'instant tout restait diablement confus mais étrangement certains pièces commençaient à s'assembler entre elle et l'ensemble qui commençait à se dessiner n'était guère plaisant. De toute manière Forth ignorait encore qui avait pût faire tout ça et si c'était même la même personne.
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