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[Cérémonie d'hommage] - JGLTH - janvier 1458

Jglth
Ouf, Minerve venait de le tirer de l'embarras en répondant à sa question. Il en profita donc pour poursuivre.

Et bien, considérons que cet hommage rendu l'est également pour Pierre. De toute façon, je crois me souvenir d'avoir également missive de sa part. Deux précautions valent mieux qu'une.


Julien se retint de justesse de dire "au suivant" mais son hésitation n'en exprimait pas moins sa pensée.

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Morkar
Il s'avança d'un pas.

- Vostre Grasce, j'hésite à prendre maintenant la parole, car je risque de la garder un certain temps... Et je ne voudrais pas usurper la place de quelques nobles qui pourraient avoir à faire en leurs domaines, et ce rapidement.
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Jglth
Je ne vois aucun inconvénient pour ma part à ce que vous preniez maintenant la parole. Si cela concerne tous les nobles normands, autant que cela soit fait en leur présence. Ne pensez vous pas?
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Morkar
- Et bien soit... S'il plait à Vostre Grasce, j'aimerai que vous m'autorisiez donc, en fin de serment, à faire quelques annonces...

Estienne regarda alors sa compagne, la Baronne Juliette, et s'échappa vers le trône en lui souriant. Le nouveau Feudataire avait l'air un peu mal à l'aise, cela était normal. Aussi, Morkar fit au mieux pour ne pas paraître pesant ou imposant. Il posa un genou au sol, cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas fait pour les hommages, et prononça alors son serment, d'une voix forte, les yeux plantaient dans ceux du Duc de Normandie.

- Moi, Estienne Morkar, Duc d'Evreux et noble de Normandie, affirme reconnaitre le Duc de Normandie en la personne de Julien Giffard. Je le reconnais comme le seul et unique représentant du Roy de France, Levan III. En tant que Feudataire de mon Souverain, le Duc Julien reçoit ma promesse d'hommage avec assurance d'assistance militaire, de conseil et mon entière fidélité.

Puisse le règne du Duc être grand !

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Juliette
Juliette suivait attentivement la cérémonie comme elle l'avait dit à Dunhyll. Voilà que Kamala commençait à faire ses allégeances que Tancarville pointa le bout de son nez. Cela sembla perturber la pauvre vicomtesse. Comme entrée remarquée, elle avait connu mieux du temps de Coluche en Bourgogne. Elle sourit amusée par ce souvenir. Juliette se dit sur le moment que cela pourrait bien faire des histoires à raconter à sa fille. Elle ne partageait pas beaucoup sur ce sujet là. Et celui lui permettrait aussi de parler de son frère qui fut, sans nul doute, un noble bourguignon des plus charismatiques.
Évreux se permit de faire une remarque sur la problématique "allégeance de couple". Mais il ne s'arrêta pas là et finit par prendre "son tour" d'allégeance. Il s'éloigna pour se rapprocher du Duc. L'Harles vit un sourire étrange illuminé le visage de Morkar. Un sourire intriguant qui lui plaisait. Elle fondait littéralement. Se reprenant quand même un peu, - un peu de tenue Baronne ! - elle le vit mettre un genou à terre comme on le fait dans les plus traditionnelles allégeances. Elle savait que la question de son fils prendrait plus de temps. Elle comprit donc le besoin de Morkar se donner quelques précisions avant de s'avancer.

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Filsdhelios


Le jeune homme avait entendu des rumeurs. Selon elles, l'homme qui avait offert le collier à Dun serait de nouveau à Honfleur.

Il avait donc décidé de prendre don cheval et de chevaucher jusqu'à Rouen pour aller lui annoncer. Il croyait se souvenir que, en ce moment, les cérémonies d'Hommages avaient lieu.
Il devait faire un choix... Soit il "s'invitait" aux Hommages, soit Dun raterait peut être son admirateur...

Il arriva alors en vue du château... Il ralentit donc le pas et s'arrêta près des deux gardes qui étaient devant la porte.

Bonjour à vous, Gardes... Il y a la cérémonie d'Hommages, je sais. Mais je dois prévenir la Vicomtesse Dunhyll... Laissez moi passer !


Il avait parlé avec un air peut être plus sûr qu'il ne l'était vraiment... Les gardes se consultèrent du regard, puis le laissèrent entrer.

Fil descendit de son cheval et se mit en quête de la salle des Hommages... Il n'avait jamais été dans cette aile du Chasteau. Il se repéra donc par rapport à ses souvenirs d'un plan du vaste monument, qu'il avait consulté à la Bibliothèque, il y a de ça quelques jours...

Il arriva enfin devant l'imposante porte... Cela devait être là, ça ne pouvait être que là, d'ailleurs... Il y avait encore des gardes... Sans un regard pour eux, il poussa la lourde porte. Il se retrouva dans une magnifique pièce, où discutaient les plus grandes figures Normandes...

Il repéra la Sage, et se dirigea donc vers elle... Il avançait, tête baissée... Il faisait bien attention à passer aussi loin que possible des Nobles, ni à les bousculer... Il sentait son cœur battre...

Il arriva alors près de Dunhyll. Il fit une légère révérence tout de même... Puis il lui murmura à l'oreille.

Vicomtesse...
il s'éclaircit la gorge... j'ai entendu dire que l'homme qui vous a offert ce collier était de nouveau à Honfleur... J'ai pensé que cela valait la peine que je vous prévienne... Puis il regarda les Nobles... Après réflexion, ce n'était peut être pas une bonne idée...

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Dunhyll
Jusqu’ici la cérémonie était d'un ennui ..

Buvant un godet , grignotant quelques noisettes en attendant son tour
Morkar .. s’avançait rendant son hommage au Duc ..

Quand la silhouette de Filsdhelios fit son apparition à l’entrée de la salle


Avançant tête baissée à travers la salle en zigzagant …il vint se planter devant elle en lui soufflant

j'ai entendu dire que l'homme qui vous a offert ce collier était de nouveau à Honfleur... J'ai pensé que cela valait la peine que je vous prévienne...

Réflexe que porter la main à son cou .. le lacet où pendait la pierre rouge était toujours là

Que voulez dire lui dire son Filleul .. comment pouvait il connaître l’expéditeur de ce bijou alors qu’elle même ne le savait point ..


Parlant bas pour ne pas troubler la cérémonie


Fils tu ne devrais pas être ici voyons !!! Qu’est ce que cette histoire de collier vient à faire ici .. de qui parle tu?
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Filsdhelios


Fil adressa un sourire à Dun.

Fils tu ne devrais pas être ici voyons !!! Qu’est ce que cette histoire de collier vient à faire ici .. de qui parle tu?

Hum... Je venais rendre visite à ma marraine. Pour ceux qui ne pensent pas que ce soit une raison valable, le collier peut faire office.
J'ai quelques soupçons sur l'identité. Mais je n'en suis guère sûr. Et puis, ce ne sont que des rumeurs... Mais j'ai pensé bon de te prévenir. je t'expliquerais après. Maintenant que je suis là, et que je compte pas repartir.
Petit sourire. Autant assister à la cérémonie.

Il se retourna. Vers les Nobles... Kamala, Vicomtesse de Conches. Julien, Baron de Cambremer. Aegidius, Duc de Tancarville. Akane, Duchesse de Vernon. Keur, Duc de Thorigni.
Il avait aperçu Juliette également. La personne à genoux devait être Morkar. Le fameux Duc d'Evreux.

Il les regarda un à un... Ils étaient tous bien habillés, et lui faisais un peu tache.

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Jglth
Julien allait s'apprêter à répondre à l'hommage de sa grasce Morkar quand Filsdhelios fit sont entrée dans la salle. L'oeil pétillant et rieur, le Duc régnant attendit que celui ci délivre son message puisque de toute façon, toute l'attention semblait désormais braquée sur le nouveau venu. Il attendit donc que celui ci finisse sa discussion avec Dame Dunhyll avant de reprendre.

Si l'estimé maire d'Avranches me le permet, j'apprécierai de pouvoir poursuivre.


Se tournant de nouveau vers Morkar.


Moi, Julien Giffard dict Jglth, reconnu Duc de Normandie par la Couronne de France, les membres du conseil ducal, les normandes et les normands, accorde à sa grasce Estienne Morkar, Duc d'Evreux et noble de Normandie, protection, justice et subsistance.

Maintenant que l'hommage a été rendu, désirez vous poursuivre vostre grasce?

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Filsdhelios


Fil rougit quelque peu. Il n'avait pas l'intention de perturber les hommages... Hum...

Ah, euh, oui... Oui, Votre Grasce...

Fil regarda Dunhyll, mais il la vit absorbée par les hommages...

Le jeune homme n'avait pas remarqué Attalus, le Baron de Creully. Norf, comme dirait Ulrich, il avait oublié Attalus dans son énumération mentale...

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--Rhan
Le héraut acquiesça à la décision du duc de laisser venir les nobles librement.
Un premier baron, également vassal du suzerain du maréchal se présenta en premier pour l'hommage qu'il prêta comme il le fallait puis laissa sa place à la suivante, la vicomtesse de Conches.
Le duc de Normandie interrogea cette dernière. Pour un orléanais c'était étonnant de ne prêter hommage que pour soi, mais il paraît que telle était la coutume en Normandie. Et
Minerve donna la réponse à la question avant que le maréchal qui se contenta de hocher la tête pour marquer son approbation à la réponse et de compléter.

Si l'hommage n'est pas précisé spécifiquement pour tel fief, le couple étant solidaire, un hommage général d'un des époux vaut pour tout les fiefs possédés par le couple donc rend l'hommage du conjoint moins nécessaire.


Mais après si cela plaisait aux normands de se rendre en couple aux cérémonies, ce n'était guère embêtant.

Le duc d'Evreux demanda la parole pour un certain temps. Le maréchal avait quelques idées de ce qu'il pourrait dire mais il attendit que
Minerve commence son discours après avoir rendu son hommage.

Prévoyant que le discours pouvait être long et le duc peut-être pas très intéressé, le maréchal lui refila un peu de lecture pour l'occuper. Il avait en effet reçu un certain paquet de missives venus de nobles normands.


Citation:
A l'attention de Sa Grasce Julien dict Jglth, Duc de Normandie
Salutations et connaissance de vérité.

Par la présente,
nous, Nith le Perplexe, Duc de Cany, Vicomte de Vernon, Bolbec et Carentan, Seigneur de Massy, Grand Maistre de l'Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne,
reconnaissons messire Julien dict Jglth comme représentant légal de Sa Majesté Très Aristotélicienne en le Duché de Normandie.
Pour cela, nous lui rendons hommage en tant que détenteur de l'autorité du Roy sur les terres normandes,
lui jurant fidélité comme tout bon noble normand se doit de le faire, poursuivant toujours mon serment faict à sa Majesté,
lui prodiguant conseil lorsqu'il le demandera,
et offrant mon bras et mon épée pour la défense de notre cher Duché, en tant de paix comme de guerre.

En vous souhaitant courage et réussite à la lourde charge que vous venez d'endosser.

Faict à Mayenne, le 21eme jour de janvier, an de grasce MCDLVIII
Nith le Perplexe


Citation:
A l’attention du Duc de Normandie, Julien de Cambremer.


Moi, Aubin Routot, Baron du Mont Canisy, présente par ce pli, faute de pouvoir être présent, mes hommage au Duc de Normandie, Julien que je reconnais comme tel et à qui je promet aide, conseil et assistance dès lors qu’il en émet la demande.
Par cet acte, je renouvelle mon indéfectible loyauté au Roy Lévan Troisième du Nom.

Fait ce vingt deuxième jour de janvier 1458

A Nevers



Citation:
A l'attention de Sa Grasce le Duc de Normandie,

Je vous fécilite pour votre mandat de Duc que j'espere ce passera pour le mieux. N'étant pas sur le sol Normand, veuillez donc recevoir par cette missive mes hommages.

Moi, Arianrod du Moutier de Cénorel, Baronne d’Ouillie par la grasce du Duc Keur Thorigni dict le Sagace, Dame d’Huest vassale du Duc d’Evreux, Estienne Morkar, prête, ce vingt-et-unieme jour du mois de janvier de l’an mil quatre cent cinquante huit, allégeance à la Couronne, au Roy de France Lévan III de Normandie et à la Normandie par le biais du Duc Julien (Jglth) Baron de Cambremer, Seigneur de Saint Michel des Loups et de Guibray et lui jure fidélité...obsequium, conseil...consilium, et aide et service armé...auxilium autant qu’il me sera possible.

Faict le vingt-et-unieme jour du mois de janvier de l’an mil quatre cent cinquante huit.



Citation:


Au Maréchal d’Armes de France, Rhân de Crocy


À l’attention du Duc de Normandie, sa grâce Julien dict Jglth.


Bien le bonjour cher ami,

C’est avec joie que j’ai appris votre nomination en tant que Duc de Normandie. Je vous trouve bien courageux de porter sur vos épaules ce si lourd fardeau. J’imagine que l’élection n’a pas du être facile puisque vous aviez comme concurrente une femme extraordinaire qui a énormément fait pour la Normandie, tout comme vous.

J’aurais bien aimé pouvoir prester hommage en personne, non point le plaisir de me retrouver à genou devant vous, seulement pour vous dire en personne comment je vous apprécie et que j’ai confiance en vous.

J’imagine que vous connaissez la raison de mon absence et celle d’un grand nombre de normands. Je suis restée fidèle à mon penchant royaliste et nous accomplissons au nom du Roy le devoir de protection des provinces du sud. Les combats font rage, plusieurs des nôtres ont été sévèrement blessés mais l’esprit de camaraderie est resté forte et nous tenons bon. Je profite justement d’un moment d’accalmie pour vous écrire ces quelques lignes.

Passons maintenant au vif du sujet : en ce jour, je vous rends hommage puisque nous êtes notre représentant légitimement élu. Je vous jure fidélité, aide et service armé.

Cordialement,

Angelique de Lostebarne et de Frontenac
Baronne d’Harfleur



Fait à Brignoles, Comté de Provence, ce 30 janvier de l’an 1458.


Citation:



    Au duc de Normandie,


    Votre grâce, c’est avec regret que nous renouvelons notre allégeance par missive, mais nous
    voyageons actuellement vers l'Italie.

    Puisse le Très-Haut vous accorder force et courage durant votre
    mandat. Qu’Il vous soutienne dans les moments de crise et dans la difficulté ! Vous avez été
    placé à la tête du peuple normand par Dieu, vous avez sa destinée en vos mains. Que votre
    gouvernance soit juste et empreinte de foi. Si tels sont les desseins du futur, alors vous
    n’aurez à craindre l’Infâme et les ténèbres.

    C’est donc par ces mots que nous souhaitons vous adresser notre serment : « Moi, Aaron de
    Nagan, Vicomte d’Ivry par la grâce de dame Enox, Cardinal-Archevêque de Reims, fait savoir
    la couronne ducale normande que je renouvèle mon allégeance au roi de France au travers de la
    personne du Duc de Normandie. Je jure fidélité au duché, obéissance aux lois
    du peuple normand en mes terres d’Ivry, de ne point m’écarter du respect dû au Duc et aux
    autorités publiques, de ne conseiller ou défendre aucune cause normande que je ne croirai pas
    juste en mon âme et conscience. »

    Que les Saints Archanges et tout le peuple du Ciel de l’Eglise triomphante vous accorde
    protection, aide et conseil ainsi qu’à la Normandie et aux autorités publiques. Que Foi, Vertu
    et Loyauté soit votre adage !


    Bénédiction apostolique et amitiés sincères.



    Aaron de Nagan, Cardinal
    Vicomte d’Ivry



    Fait à Dijon, le douze du mois de février de l’an de grâce MCDLVIII


Morkar
- Je vous remercie...

Estienne inspira alors, et se frotta le revers de la main contre son pourpoint. Il sortit alors d'une serviette en cuir quelques documents. Il regarda le Duc de Normandie, puis l'assemblée, et alors seulement il recommença à parler.

- Comme de nombreuses personnes ici le savent, deux illustres normands sont partis de Normandie. J'ignore si la rumeur est parvenue à tous, mais... Etant donné qu'il apparait que ces deux personnes, Kirah du Breuil et Vinkolat, semblent avoir disparu avec leur navire, étant donné qu'ils ont effectués avant quelques démarches, je suis en ce jour porteur de leurs volontés.

Il brandit alors un parchemin...

- Voici le testament de Kirah du Breuil, qui a été rédigé quelques temps avant leurs départs, et déposé à l'Hérauderie Française. Si vous le voulez bien, je vais vous faire lecture de ce document.

Il déplia le document et lut d'une voix forte.

Citation:
Aux hérauts généalogistes, par les bons soins des coursiers héraldiques,

Nous Kirah du Breuil et Vinkolat de Gisors, frais émoulus époux,

A l'heure de prendre le large à destination du grand Nord, nous sommes rappelés que dans sa grande farcerie, Aristote mais surtout son petit représentant perché sur son nuage pouvait nous réserver un tour à sa manière et nous conduire aux cotés des ancêtres qui ont fait la Normandie plutôt que sur la terre de ceux-ci...

C'est pourquoi nous couchons ci-devant nos dernières volontés si jamais une telle situation devait advenir.
Nous laissons derrières nous nos deux fils, les neufs autres enfants reconnus de Vinkolat et adoptés par nous, des vassaux fidèles, des amis très proches, ...
Certes nous allons en oublier, qu'ils sachent qu'une pensée leur est accordée au moment de prendre voile, à ceux passé et présent que nous avons côtoyés et qui ont pu observer notre histoire.

Ainsi donc, dans l'ordre ou le désordre, ne cherchez point priorité, nous émettons les souhaits suivants :

Concernant notre famille :
- Que nos fiefs respectifs reviennent à nos fils selon le partage suivant : A titre d'ainé et d'héritier, le duché d'Estouteville et le vicomté de Gisors deviendraient usufruit en plein de Gabriel, s'il l'accepte, à titre de cadet, la baronnie de Falaise serait confiée à Arutha.

- Si nos fils étaient encore mineurs, nous souhaitons que leurs parrains veillent sur eux. Que la tutelle héraldique pour ces fiefs soit confiée à Estienne Morkar dans un premier temps, qu'il fasse hommage pour nos fils durant leur minorité. Et que lorsque Gabriel sera majeur, lui soit confiée celle de Falaise, qu'il fasse hommage et gère ce fief pour son frere tant que celui-ci n'aura pas atteint sa majorité.

- Bien qu'il s'agisse là d'une lourde tache déjà sur les épaules de notre ainé qui n'a découvert qu'il y a récemment sa filiation, nous demandons qu'il laisse ses 9 autres freres et soeurs continuer à vivre sur le domaine de Gisors ainsi qu'ils le font déjà. Certes, ils ne sont de fratrie que par le sang de leur père, mais nous les avons élevé sans distinctions entre eux.

Concernant nos vassaux, nos amis :
- Tous nous vous avons choisi pour les valeurs que vous représentez, ce que vous êtes. Nombre d'entre vous font partie de nos intimes même. Nous souhaiterions que soit reconduit entre vous et nos fils les serments qui vous liaient à nous. Tous vous nous êtes précieux et nous serions très honorés si vous continuiez à conseiller nos fils comme vous l'avez fait avec nous.

- Nous avons de même certains souhaits particuliers concernant certains des fiefs de nos domaines. Souhaits liés à l'histoire de ces fiefs et les personnes qui les ont tenus un temps. Ainsi nous aimerions que Bernouville demeure entre les mains de Mère Seriella. Et que si celle-ci venait à décéder, sa terre et son monastère ne soient octroyés qu'à un clerc dont notre fils serait particulièrement proche, et qui saura garder en Aristote ce que Seriella nous en a fait découvrir. Seriella fut avant tout une amie pour nous, et sans elle, il est net que les préceptes aristotéliciens n'auraient point trouvé en nous oreilles parfois attentives. De même, Neaufles revet pour nous une signification bien particulière. Premier lien tangible qui nous unit tous les deux. Souvenir enchanteur d'une danse sur un rempart, souvenir d'un toit qui explosa, atelier de recherche, plaine de jeu gargouillesque... D'autres choses encore que nous nous sommes réservés le droit de ne transmettre qu'à nos fils en privé. S'il devait etre à nouveau octroyé, qu'il le soit à une personne très chère à notre fils, voir en douaire à son épouse, afin que demeure la nimbe amoureuse qui toujours entoura cette tour. A l'instar de Neaufles et Bernouville, nous souhaiterions que les deux fiefs de Torcy, de par leur proximité soient à attribué à une paire de personnes s'appréciant mutuellement et sachant travailler la main dans la main, voir se soutenir comme le font actuellement Zya et Rebaile.
Quoi qu'il en soit, nous faisons confiance à nos fils quant à leurs choix, gageant qu'ils sauront faire leurs choix dans la lignée de l'éducation insouciante que nous avons tenté de leur apprendre, loin de la rigidité nobiliaire que certains prônent en exemple.

- A Seriella, nous confions part le coffre ouvragé qui lui a été confié ce jour de notre départ. Que ce coffre et son contenu soient les siens, sans que nul ne puisse le lui contester. De meme, le salut des ames de nos enfants sont les siens. Avec toi, nous n'avons aucun doute qu'ils fileront droit, tous les onze. Entre les indispensables virages occasionnels, bien entendu.

- A Estienne, notre ami fidèle depuis tant d'année, qu'offrir sinon notre reconnaissance éternelle ? Nous souhaiterions que tu gardes un oeil sur nos fils et les conseille au mieux sur les chemins qu'ils choisiront. Certes, nos yeux se tournant vers le passé, nous préfèrerions qu'ils évitent la voix politique et ses astreintes qui n'apportent bien souvent que regrets et dégouts, néanmoins chaque homme est libre de ses choix, et vouloir laisser un monde meilleur que celui dans lequel on est entré en est un noble. Nous avons tenté d'apprendre l'insouciance à nos enfants, de leur apporter la liberté d'esprit et d'opinion qui manque bien souvent à de nombreux nobles par trop imbus de leur rang. Nous espérons que par le souvenir, tu maintiendras cet etat d'esprit près de nos enfants, Estienne. Nous te transmettons également certains éléments de notre garde-robe qui te seront peut etre utiles pour t'assurer un siege plus confortable lors de tes déplacements à Paris. Rien n'est plus important que la famille et son terroir, garde le à l'esprit, pour que jamais le regret ne t'étreigne fier ami !

- A Cyrielle de Saint Ange, dicte Zya, filleule de coeur, d'ame. Tu es la fille que nous aurions pu avoir tous deux. Rayon de soleil de certaines heures sombres, nous te devons beaucoup. A toi, l'épée de GEF et du souvenir, encore une. A toi l'écu rutilant de chevalier qui fut reçu lors de cet adoubement au cénacle des Dames.

- A toi, fidèle Rebaile, infatigable voyageuse, à l'esprit franc et ouvert. Tout trésor se cherche et se mérite. Bien souvent il se cache derrière une coquille bien épaisse. Tu es de ces trésors quoi qu'en pensent certains esprits chagrins. A toi la première épée que je reçu chez les Dames, mon épée d'écuyere. A toi la jument nommée "Inflexible" qui m'accompagnait ces derniers temps.

- A Patsy, Nkhan, Julien, continuez ! A vous sont transmis certains livres de notre collection d'ouvrages de stratégie militaire, ainsi qu'à Julien, les armes, lame et écu, de Vinkolat. Qu'il en fasse usage à la guerre avec le même esprit qui fut le sien.

Legs particuliers :
- A Mariette, reviens l'armure italienne que tant de fois elle a du remettre en état et la monture qui allait de pair. Une somme d'argent et un cottage lui ont également été prévus sur le domaine de Gisors.
- A Hildegarde et Adalbert, deux maisons également pour finir leurs vieux jours, et une rente pour leur permettre de vivre décemment, et sans tracas. Nous serions honorés qu'ils continuent à régir nos domaines, mais ainsi seront ils libres de faire leur choix sans contrainte.
- A Strakastre, le rosier qui fut planté à Falaise un jour de janvier.
- A Perrinne, notre fille adoptive et qui sous les traits de Jehan, petit ecuyer, toujours fut là dans les cérémonies héraldiques nous confions notre écritoire de voyage, nos pigments et nos manuels d'héraldique.
- A Sardanapale, que soit transmise notre reconnaissance pour l'aide inégalable qu'il apporta à la hérauderie normande, de même lui sont offerts les multiples mémoires et compilations de nos recherches et pérégrinations au travers de notre belle province.
- A Thomas de Clerel, en mémoire de feu Barahir de Malemort, les oreillers tissés et rebrodés qu'ils ont souvent regardés et souhaités
- A Legueux, nos éternels remerciements pour la confiance qu'il nous offrit, et quelques tonneaux de notre meilleurs calva, en espérant qu'avec le temps il se soit habitué à cet alcool plus fort.
- A Llyr, cette recette que longtemps il nous réclama. Le Lavardin conserve une symbolique particulière pour nous deux.
- A Asdrubaelvect, la correspondance échangée et le présent recu de son Emminence Kreuz en leg. Cette croix ouvragée trouvera au mieux sa place à son coté.
- Aux hérauts, les futs qui demeurent en mon alcove et ont semble-til attisé certaines convoitises.
- A Sebbe de Valrose, le collier que je tenais de ma mère, dernier symbole persistant de ce lien qui fut.

Nombreux sont ceux que nous ne citons pas, nos pensées vont vers eux : Aegidius, Dunhyll, vieux baroudeurs de la première heure, qui furent nos guides longtemps, tous les défunts qui nous ont laissés, Asticot et nos lointains périples, aux amis normands non cités, à Marie Alice, complice de nombreuses heures, Wonderanny, sage et appréciée grande amazone, mes anciennes Soeurs estimées, aux membres des Ordres royaux que nous avons cotoyés sur le champ de bataille, compagnons d'infortunes, compagnons d'armes, et à Zalina. Quelques pensées également à certains Grands Officiers, Pairs, que nous avons cotoyé. Armoria, la femme, qui rarement se dévoile et qu'il nous fut permis de connaitre lors de discussions chasseresses mémorables.

La fantaisie a guidé notre relation, libre de toute contrainte, et dans le moment présent.
C'est dans le même esprit que nous tournons maintenant nos yeux vers ce qui nous attends.

Fait à bord de la Dame des Songes, ce 30 novembres 1457.



Il garda un peu le silence...

- En ma qualité de tuteur de Gabriel, fils reconnu de Kirah du Breuil et de Vinkolat, mineur héritier du Duché d'Estouteville, du Vicomté de Gisors, et en ma qualité de tuteur d'Arutha, fils reconnu de Kirah du Breuil et de Vinkolat, mineur héritier de la Baronnie de Falaise, je dépose au pied du Duc de Normandie l'entière assurance de la fidélité, du conseil, de l'aide des dénommés Gabriel Morkar, mon fils adoptif et mon filleul, et d'Arutha, mon filleul.

Dès ce jour, je renonce logiquement à mes fiefs d'Aubigny et de Guisancourt, ne pouvant être le vassal de moi-même. Concernant les fiefs vassaux de ces trois territoires, je sais que Kirah et Vinkolat avaient d'ors et déjà pris leurs dispositions. Nul vassal ne sera changé de ma main !

En tant qu'exécuteur testamentaire, je veillerai à ce que les souhaits couchés sur ce vélin soient rapidement respectés.


Édition sur l'héritage d'Arutha. C'est en ordre là...

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Filsdhelios


Fil sourit doucement. Il écoutait "Minerve" lire le testament de Kirah du Breuil et de Vinkolat.
Il avait appris il y a peu que Gabriel était leur enfant. Cela ne l'étonnait guère à vrai dire.

Il avait rencontré une seule fois Gabriel. Bien que plus jeune que lui de plusieurs années, il lui avait paru sympathique.
Toutefois, leurs milieux n'étaient pas les mêmes, et une amitié serait impossible à nouer.

Le Maire d'Avranches ne doutait pas un seul instant que Gabriel serait un grand Seigneur. Un grand Normand.

Là, en cet instant, il avait envie de crier : "Gloire à Gabriel"... Mais, il s'était déjà fait remarquer une fois. La deuxième fois serait la fois de trop. Si quelqu'un brisait le silence, ce ne serait pas lui.

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Caitlyn


Caitlyn attendait son tour et écouta Morkar lire sa missive. Elle attendit encore quelque peu, pensant que quelqu'un allait prendre la parole...
Elle osa enfin troubler le silence et avança au devant du duc nouvellement élu :
Votre grâce, mon mari est actuellement sur le chemin du retour en Normandie et ne peut être présent en ce jour...
Elle s 'inclina et dit :
Moi, Caitlyn de KroNenBourg, Baronne de Longueville, renouvelle mon allégeance à la couronne royale par son représentant le duc Jglth en terres normandes. Qu'il soit acquis que ma vie, mes terres, et mes richesses lui appartiennent et qu'elles sont à son entière disposition si le besoin s'en faisait sentir.
Sur ces quelques mots, elle se releva et attendit la réponse ducale

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Juliette
Juliette, un peu passive il faut l'admettre, restait dans son coin observant sans grande surprise la cérémonie d'allégeance. ce genre d'évènement elle connaissait. c'était un rituel presque. Alors que le Duc d'Evreux attendait la réponse du Duc de Normandie, une femme apparemment du même rang qu'elle apostropha le duc pour prêter allégeance à son tour.

Quel toupet ! Elle pourrait bien patienter un peu quand même ! marmonna-t-elle dans sa barbe - qu'elle n'avait pas -.

Enfin ! Elle n'était pas bien placé pour parler de patience mais bon, sur certaine chose comme les allégeances, elle tenait sa place et attendait son tour. Ce n'était pas bien difficile quand même !

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