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[RP] Révolte et Prise du Château d'Aix

Daemon
[Ville d'Aix quelques heures avant l'attaque...]


Le seigneur de Ceyreste semblait tendu, les ordres avaient été clair, prendre le château et dévoiler au grand jour son véritable visage. Celui des traîtres, des profiteurs, des opportunistes, peut être un peu de tout cela à la fois. Trahir sa suzeraine qui l'avait soutenu, comprendrait-elle son geste ? Et à mesure que les heures filaient, il restait seul dans ce bureau désormais devenu trop étroit pour lui. Toutes les excuses pour différer l'attaque semblaient êtres séduisantes mais alors qu'il allait céder, perdant tout espoir de vaincre, il se rappela ses propres paroles :

Avant que sonne le glas des derniers jours de janvier le castel tombera...

Son fidèle page vint finalement briser le silence du lieu en annonçant que les instances au pouvoir trop occupées à s'enquerrir des mouvements ennemis en avait oublié de surveiller les défenses intérieures. La milice n'avait pas été levé et cela semblait être le signe que le Très Haut laissait à ses enfants toutes latitudes pour commettre les pires folies.


Ce soir sera un grand soir, cela fait des jours, des semaines que j'attends de sortir l'illustre du castel et ordre a été donné pour l'assaut. Soit nous passons soit nous mourrons et quand bien même on l'emporterait, nos amis, nos connaissances, nous haïrons !

Je ne sais si je fais le bon choix en posant un genou à terre pour obtenir la paix mais je ne peux plus faire semblant...


La Provence, l'Empire, la France, le Marquisat, tout se mélangeait dans sa tête, il avait pourtant préparé son entourage, quelques mots, une allusion, une boutade alors qu'il ne faisait plus aucun doute que déçu par l'ancien système Daemon rallierait l'Empire tant décrié pour aider son comté. Quelle ironie d'en arriver là, de ne pas être capable d'obéir bien sagement, comme sa vie aurait été plus facile sans tant de considérations et d'idéaux.

Ses ennemis ne verraient en son geste qu'une honteuse trahison, nul cri du coeur à l'agonie, le jeune noble n'avait rien d'une victime de toute, il avait tranché.


Ils vont vous prendre pour un vendu, il est encore temps de vous abstenir et garder pour vous vos tourments, vous aller perdre bien plus que vous ne gagnerez...

L'homme dressé devant lui ne prenait la peine d'enrober ses mots de cette douceur sucrée que peut avoir le miel, il lachait là une vérité que son maître subirait dès le lendemain.

Trop tard, il me faut convaincre les provençaux qu'on peut arrêter cette guerre et je l'avoue, l'envie personnelle de voir tomber l'hystérique, ses niaiseries me font vomir alors que dans l'ombre elle est pareille à la pire des sorcières.

Rien de ce qui aurait pu être dit ne parviendrait à faire changer d'avis le futur félon. Epée, brandit, armure harnachée, il était fin prêt pour le combat qui déciderait de son existence...
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Enored
[Aix, dans la nuit du lundi au mardi .... ou quand un projet se met en place et aboutit ... quand la victoire n'est pas loin tombe le chateau ... ]

Ils avaient passé une grande partie de la journée enfermés dans la tente de commandement à étudier les plans du château. L'Irlandaise ne connaissait pas les lieux et se refusait à les découvrir sur le tas. Grâce aux renseignements précieusement collectés, ils savaient où les gardes seraient postés, les heures de la relèves, leurs rondes ...

La rouquine avait tout mémorisé. Une fois le plan au point, ils s'étaient séparés. Jusqu'au crépuscule, ils n'avaient qu'à patienter. Alors elle s'engouffra dans sa tente, un besoin impérieux de s'isoler avant le combat chevillé au corps. Allongée sur sa couche, les yeux mi-clos, elle songeait à ce qu'ils avaient mis au point, puis son esprit voyagea plus loin, bien plus loin ... Elle ne résista pas cette fois, laissant libre court à ses souvenirs. Immobile, le corps au repos, l'esprit en ébullition ce n'est que lorsque ses yeux perçurent une modification de la lumière du jour qu'elle esquissa un mouvement. Dehors, on l'appelait, le Seigneur de Vitrolles l'attendait. Il était temps. Elle fouilla dans le coffre où elle avait déposé ses affaires, pour cette nuit, il ne lui faudrait pas grand chose ... la mercenaire se prépara ...

elle glissa ses pieds dans ses bottes, qu'elle laça par dessus son pantalon noir, faisant remonter le cuir jusqu'à mi cuisse. Cette nuit, il faudrait être discret et se fondre dans le paysage. Pas de rouge, ni de vert, donc, changement rapide de chemise pour passer de la couleur sang à celle de la nuit. Par dessus, son pourpoint de cuir pour se protéger un minimum. Aux avant bras, des brassards de cuir noir tant pour protéger de la morsure de la corde de l'arc, que d'un éventuel coup de lame à cet endroit. Elle natta sa chevelure de feu et termina le tout avec un lacet de cuir noir. Rapide coup d'oeil à sa tenue avant de glisser ses dagues dans sa ceinture et d'en cacher une dernière dans sa cuissarde.

Baudrier en place, arc bandé, carquois en bandoulière, la mercenaire était prête. Epée au côté, arc en main, elle poussa la toile de tente qui la séparait du dehors... dehors une agitation fébrile s'était emparée du campement. Léger tour d'horizon pour repérer l'or et noir flottant au vent et l'Irlandaise se mit en marche dans cette direction. Samuel attendait devant l'entrée. Elle s'arrêta face à lui, le fixant un long moment, comme pour s'imprégner de cette image, lui sourit et elle était là, prête.

Le campement s'agitait. Chacun se préparait pour les évènements de la nuit. A la nuit tombée, après le discours de leur chef, les hommes quittèrent les lieux pour atteindre leur but : le château. Le chemin se fit en silence. Chacun savait ce qu'il avait à faire, les ordres avaient été donnés avant le départ. L'ombre pesante du château se faisait de plus en plus précise. Ils virent les premiers gardes.

Silence puis un sifflement. Une première flèche venait d'être décochée. Un premier garde venait de tomber au sol. Surprit par la mort qu'il n'attendait pas pour ce soir là. Ses compagnons d'infortune subirent le même sort, tous tombèrent en silence ... La mercenaire avait déposé son bouclier au sol et s'était accroupie tout à côté. Derrière elle, les gens sous son commandement, hommes et femmes qui la suivaient. En main elle tenait l'arc meurtrier. A l'autre bout de la place, un autre archer. A eux deux ils avaient ouvert le chemin à leurs troupes le plus rapidement possible pour éviter que l'alarme ne soit donnée et que les renforts n'arrivent.

Première étape passée. Il fallait à présent se séparer. Un groupe en couverture à l'arrière du château pour poursuivre le nettoyage tandis que l'autre pénétrait dans les lieux. Dague à la main, l'Irlandaise longeait la muraille, ombre dans l'ombre de la nuit, elle s'arrêta. Elle entendait distinctement les gardes ils étaient à quelques pouces de sa position. Patience ... silence... Elle portait son attention sur leurs paroles attendant qu'ils se séparent enfin. Silence du côté des gardes. Elle allait devoir faire vite. La lueur d'une torche se rapprochait. Sa main fouilla le sol à la recherche d'une pierre qu'elle lança plus loin. Effet souhaité réussit le garde partait dans la direction du cailloux en question. L'Irlandaise avança aussi silencieuse qu'un chat. L'homme lui tournait le dos, ce serait facile. Elle se jeta sur lui d'un bond, plaquant sa main droite sur sa bouche pour ne pas qu'il crie. La gauche munie de la dague trancha la gorge. Elle sentit le liquide chaud et poisseux glisser le long de ses doigts et venir éclabousser son visage. Ce ne serait ni la première ni la dernière éclaboussure de la soirée ... Pas de réaction de l'autre côté, son acolyte avait du réussir comme elle. Mission accomplie les gardes situés à l'extérieur A présent elle pouvait rejoindre ceux qui étaient entrés.

La nuit était à eut et bientôt le château aussi. Sourire carnassier aux lèvres, la mercenaire parcourais les salles à la recherche des gens présents dans les lieux pour les mettre dehors avec ses compagnons d'arme. Ils ne pouvaient que réussir, la victoire souriait toujours à ceux qui se battaient pour la liberté.


26-01-2010 04:08 : Votre révolte a abouti ! Vous étiez une bonne quinzaine contre un escadron de gardes.

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Reinemab


[AIX nuit du 25 au 26 Janvier 1458, au campement des Seigneurs de Vitrolles]


Cela faisait une quinzaines de jour que reinette et son aimé avait enfin remit le pli qui les avaient fait venir ici.

Les choses dès lors devinrent soudain, extrêmement rapide, au moment même où Reinette proposa ses services, afin d'honorer sa promesse à son ami défunt.

La famille qu'elle s'était promit de protéger lui révéla qu'ils étaient en guerre.
En guerre OUI!!! pour la reconnaissance de leur liberté.

La jeune soldate albigeoise, ne comprenait pas trop cette guerre, elle qui comme cela lui arrivait souvent, se trouva au mauvais endroit au mauvais moment.
Ainsi, ne voulant juger les actions de chaque uns, elle préféra se renseigner, à droite et à gauche, pour faire sa propre opinion.

Les premiers jours perdues, elle ne savait plus, si il fallait qu'elle se batte contre ses amis français en face, ou contre les marquisat.

La Provence était vraisemblablement scindée en deux et libre que de chimères.

Mais que faire?

La première chose à faire était de faire cesser les combats entre français et provençaux jeter en chair à canon par les marquisats.
Retrouver un semblant de trêve, afin d'améliorer la communication entre les deux camps.

C'est ainsi, que les seigneurs de Vitrolles, la mirent dans la confidence a à peine 24h de l'assaut.

Leur solution paraissait la plus sage, même si pour cela il fallait mettre sa vie en péril, mais elle avait promit, promit de les protéger.
Et, s'ils partaient en guerre, elle se devait être à leur cotés, mais point contre ses valeurs qui ont toujours été d'aider les plus faibles.

Ainsi, dans son accord, elle ne ferrait aucune victime innocente, en partant à l'assaut du château.
Prévue dans la nuit, pour déloger les marquisat de leurs fonctions.

Il était temps de se préparer, avec la boule au ventre ou autre chose d'ailleurs, ces nausées étaient de plus en plus intenses, l'angoisse ou autre, sens doute.

C'est prêt de sa roulotte qu'elle partie, au coté de son aimé, qui jamais ne la laisserait prendre le danger sens lui à ses cotés.
Dans un soupire, il l'aida à se parer de sa tenue de combat.
Recouverte d'une immense cape sombre, son visage masqué par le capuchon. Seuls ses yeux émeraudes ressortaient de échancrure.

Se soir là elle ne prit point son bouclier, nul besoin à part se faire remarquer.

A sa large ceinture de cuire, elle porte un long fourreau contenant son cimeterre, offert par une connaissance perse, épée coupée légère et maniable à une seule main.
Entre croisés sur sa poitrine, une sangle de cuir où si cachait à la taille deux lames courtes et courbées.

L'heure avançait, et la peur montait, afin de faire le vide, elle ajustait et frottait sens cesse ses bottes.
Sens bruit, comme un moment soldanelle, elle prépara son compagnon, avec la même attention qu'il eu pour elle, le chargeant du nécessaire pour une belle grimpette.

Un baiser dans le cou ainsi qu'un léger sourire, un murmure
Je t'aime
quand enfin ils furent prêt.

Rejoindre les autres, en silence, en toute discrétion, avec armes et cordes nécessaires à la prise d'un château endormie.

Et enfin l'assaut.
A l'avant la pirate, ouvrant la marche au reste du groupe, tel le poisson qui furtivement se faufil, immobilise les premiers gardes.

Cachée par sa large cape, recroqueviller sur elle même, Reinette avançait discrète.
Suivant son compagnon, qui lança la corde entre deux rondes de gardes, pour leur assomption.
Ainsi en silence, doucement, par la force de leur bras, les pieds sur la façade. Ils montent se hissèrent, sur les hauteurs du château.

Arrivés au sommet, tous deux se cachèrent attendant l'arrivé, du gardien faisant sa ronde.
Le dos collé au mur, on pouvait entendre les lourds pas de ses gardes sous leurs armures. Les doigts dansants sur ses lames courtes, reinette retira les pressions des fourreaux, afin d'extirper en un geste ses armes.

Les pas, encore se rapprochaient.
Garder son sang froid, ne pas laisser la peur nous envahir, longer le mur pendant que faisant le tour par l'autre coté son compagnon, préparait diversion.
Le garde se trouvait dorénavant à seulement quelques pas d'elle, son aimé sortie à son opposé, sifflant le défenseur, qui distrait se tourna.

C'était le moment, le bon moment, arriver dans le dos du sentinelle, croiser furtivement les lames courbées devant la gorge et dans la commissure de son armure, en un geste de coude vers l'extérieur, proprement et sens bruit le laisser sens vie.

Sa salive, elle avala, plaignant se pauvre soldat pervertit, gisant dorénavant sur le sol. Avant de regarder au loin son aimé qui lui faire signe d'avancer.

Effectivement, il était temps de prendre les escaliers et redescendre dans l'enceinte du château, à la recherche de leurs coéquipiers, pour déloger les flibustés des lieux...


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Istanga
Hop! Debout là d'dans!


Samedi. Le calme avant la tempête.

Attente.

Attente inexorable, qui me tord les boyaux d'impatience. Quand boutera-t-on hors de Provence ces marquise et comtesse honnies? Quand nous abreuverons-nous du sang du camerlingue et de l'archevêque, derniers rebuts de l'aristotélisme hypocrite et corrompu?

Samuel a fait monter un campement. Le nôtre. Quelles bannières allons-nous défendre? Certainement pas celle attachée au "marquisat". Rendre la Provence aux provençaux. A vrai dire, peu m'importe. La liberté provençale. Celle d'une poignée de personnes, bien installées, bien ancrées dans un pouvoir qu'elles ne délègueront jamais. Moue de mépris.

Je me suis installée près du feu où rôtissent, odorants, volatiles charnus, tandis que j'ai étalé devant moi ma collection de poignards. Darius est assis près de moi, les examine un à un, passant le doigt sur le fil pour en tester le tranchant.

Toi savoir encore te servir de couteaux? me demande-t-il, l'air goguenard.

Je joue le jeu, fais mine de me mettre en colère.

Tais toi donc, bad pesar! Nul au monde ne peut m'égaler au couteau. Et je te rappelle que j'ai déjà planté ma dague dans le coeur de ton bâtard de frère! Je la joue Furie, avec lacérations!

Darius rit. Un rire cristallin d'un encore enfant.

Les filles sont toutes là. Le harem de Samuel. Drôle de harem, où les femmes sont libres d'aller où elles veulent, où elles se battent comme, ou même mieux que les hommes. Je regarde Flore, espérant que rien ne lui arrivera. Qu'il me reste du temps pour mieux la connaître. Enored est revenue, elle aussi. Je me demande où en est ce ridicule procès que lui a intenté Trichelieu, sans doute après avoir ingurgité une poêlée de champignons.

Samuel s'approche de nous.


De la musique? Pourquoi pas?
Darius?


Le môme a pigé et file fouiller dans la malle que j'ai absolument tenu à loger dans la tente. Il en revient, porteur de son târ et, enveloppé dans un foulard de soie, mon ney. Le simiesque Sharpey, quant à lui, frappera le tombak.

Je m'installe en tailleur, assise sur les talons, et nous entamons un air de "notre" pays.
Debout!
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--_darius



Quelques heures avant le lock…

Du haut de ses douze ans, Darius observe les va et vient du campement. L’ordre est tombé. Attaque du château, ce soir. Tous semblent déterminés à en découdre. Istanga , tout de noir vêtue, est assise près du feu. Darius, lui, a choisi l’arc. Car il a tenu à les accompagner.

Darius connaît déjà la mort, il l’a côtoyée souvent. Il a vu son père se faire trancher la tête par son fils aîné. Son propre frère, pour le pouvoir. Un an plus tard, Istanga l’a vengé. Et ils ont fui.

Darius n’a pas peur. Il n’a peur de rien, du moins pas pour lui.

Des questions l’assaillent, il s’approche d’Istanga et s’asseoit près d’elle. Il regarde Sharpey, son singe, sautiller autour du feu.


Istanga! Tu souviens toi quand grand bandit escorte nous à Marseille? Lui fracasser crâne Sharpey? Je lui fais pareil quand je suis grand.

Istanga sourit. Un éclair de tendresse qu’elle n’a pas réussi à retenir lui illumine le regard.

Tu parles de Kika?
Tu sais, il n’a pas dû apprécier que ton singe lui fasse les poches, Un brigand détroussé, ce n’est pas glorieux…
Tiens, tu sais qui est la marraine de ce brigand?
Hersende de Brotel, la prétendue marquise…


Darius rit, tandis qu’elle poursuit :

Et il paraît même que l’ex comtesse devait l’épouser…
Qu’en penses-tu, toi?


Le gamin réfléchit quelques secondes.

Aujourd’hui, Samuel a appris à moi le mot « collusion ».

Tous deux éclatent de rire. Puis le rire s’éteint.
Darius pense au petit Galaad. Il l’aime bien, le porte parole de la Provence qu’est pas libre.

Dis, Istanga! On va pas tuer Galaad, hein?

Elle le rassure.

Bien sûr que non! Nous ne sommes ni des assassins, ni des lâches, ni des traîtres.
Nous allons prendre le château d’Aix.
Parce que nous avons la mission de faire prendre conscience aux provençaux que le Marquisat est un leurre.
Nous allons nous faire haïr.
Mais nous tiendrons bon.

Mais l’heure avance, les lances s’organisent. Istanga et Darius suivront leur cousin.



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Les religions se dissipent comme le brouillard, les empires se démantèlent, mais les travaux des savants demeurent pour l’éternité.
Ulugh Beg
Daemon
[Ville d'Aix lors de l'attaque...]


Pas de milice quel délice ! Le seigneur de Ceyreste futur félon n'avait pas fait lever son ecouade municipale pour l'occasion, tout avait été finalement arrêté et il était plus que temps de lever le rideau. Le maire d'Aix avait ses entrées au castel, il y avait assumé plusieurs charges allant du simple conseiller en passant par procureur pour en finir capitaine. Il n'était pourtant pas à l'aise, l'aménagement intérieur changeant sans cesse, de nouvelles salles, des salles de commissions servant de débarras, un vrai labyrinthe où même une chatte aurait dû mal à en retrouver ses petits.

Ce soir son ami Kiwi comme la plupart du temps veillerait à la gestion de la maréchaussée, son capital crédit pas encore consumé, le traître en devenir pouvait à loisir vaquer dans des zones sensibles et d'un sourire dissiper toute crainte. La marquise très prudente et son état major avaient concentré leurs regards sur les armées françaises, sousestimant qu'une partie de sa population formentait dans le plus grand secret un mauvais tour.

C'est donc seul que Daemon s'approcha du chateau en direction d'une porte dérobée. C'est tellement fou que ça peut fonctionner se disait-il. Si le chef maréchal ou ses maréchaux te surprennent, sourit et la bouche en coeur donne leur une excuse. Comme :

- le conseil m'attend pour une entrevue secrète
- j'ai cru entendre du bruit par là bas
- je viens apporter quelques denrées aux valeureux gardes
- j'arrivais pas à dormir

arf, il manquait d'imagination et au final, il les aurait surement salué après avoir conversé avec eux.


Courage, que le Très Haut m'accorde le plaisir de dégager ces incapables ! Forza comme diraient les gênois...

Un murmure échappé et voilà qu'il pénétrait sans heurt dans l'édifice. Les autres useraient-ils de discrétion ou s'en prendraient-ils comme des bourrins sur les portes, il n'y avait pas un son et on aurait dit que tout était mort. Chaque pas résonnait dans sa tête comme un affreux tintamarre et ce coeur qui venait qu'ajouter plus de bruit dans tout ce brouahaha, il était entre l'excitation jouissive de commettre le coup du siècle et cette peur bleue de tout ce qui pourrait lui tomber sur le coin du nez.

Personne, mais où était donc les autres, il allait pas virer l'hystérique seul, passant près de son ancien bureau celui-ci était fermé à clé, son dernier maître faisant le pied de grue hors des remparts attendant le châlant français. Continuant de se faufiller parmis les méandres plus ou moins familiers, il cherchait désespérement le reste de la bande...

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Enored
Des cordes qui pendent. Sourire sur le visage de la mercenaire. Une partie de la bande est déjà dans les murs. Regards autour d'elle, rectification : toute la bande, à part peut être Caline, assommée dans un coin ... elle s'excuserait plus ...
Elle attrapa la corde pendante, pas la peine de penser aux lourdes portes ... Pas simple l'ascension à bouts de bras. Pour ne pas s'encombrer inutilement, elle avait abandonné son bouclier quelque part. Pas la peine de rajouter du poids. Quelques gros efforts plus loin, et la rouquine atterrissait souplement sur les remparts. Elle maudit le bruit de ses bottes et s'accroupit en vitesse. Mais aucun mouvement, à sa droite un cadavre. On lui avait ouvert le chemin. Une porte entrouverte menait du chemin de ronde à l'intérieur du château.

La mercenaire tira son épée avant de se glisser à l'intérieur. Une marche après l'autre, elle descendit. Plus bas, des pas. Deux personnes au moins, juste avant elle dans les escaliers. Bon ou mauvais ? La mercenaire n'allait pas tarder à le savoir.

Descente un peu plus rapide elle reconnait la soldate et son compagnon. L'une venue tenir une promesse et la tenant à cet instant, l'autre ayant suivit l'une. Etrange quoique ... pincement de coeur. Ne pas penser. Se concentrer sur la mission. Prendre le château... Rejoindre Reinemab et Patrice d'abord. Pour ensuite trouver les autres.

C'était fait au bas des escaliers. Ils s'étaient arrêtés pour observer. En silence, la mercenaire se glissa derrière eux. Et murmura un
alors ça donne quoi ? avant un chuuuuut ! quelqu'un vient !

Des pas ... un homme seul. Qui pouvait errer dans ces murs la nuits ? un conseiller insomniaque ? Samuel ? il n'aurait quand même pas fait la folie de parcourir le château seul ... quoique il en était capable. Le regard fouillant l'obscurité, la rouquine attendait, retenant son souffle.

A cet instant, elle se sentait bien, dans son domaine, le danger qui fait monter cette bouffée d'énergie difficilement trouvable autrement, le danger qui fait battre le coeur plus vite, le danger c'était depuis toujours son mode de vie ... L'homme ou la femme suffisamment proche, elle tenta le destin une fois de plus, manquant de prudence certainement, mais la prudence et elle n'étaient pas amies.


Qui va là ?
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Istanga
A l'attaque!

Au pied du château les lances se sont séparées.

Pas de bélier pour enfoncer les portes, pas de baliste ni de trébuchet. On se le fait en furtif.

Je prends l'ouest, rien de nouveau, suivie de mon Darius. Brave Darius, il l'aura mérité son titre de prince des étoiles... Nous courons, silencieusement car c'est comme ça que nous courons, ombres noires dans la nuit encore bien ancrée.

Nous nous arrêtons. Scrutons l'obscurité. Sur la tour, deux silhouettes. Darius bande son arc. Une flèche, la seconde dans la foulée. Deux jolis sifflements à mes oreilles. Les deux matons matés estourbis.

Poterne. Deux gardes en goguette discutent le bout de gras. On envoie Sharpey, le singe, les distraire.

Catimini. Passe derrière le premier, mon lacet de cuir l'étrangle. Pas envie de sang aujourd'hui. C'est salissant. Mais le second résiste. Bête stupide! Rasoir tranchant. Sourire kabyle.

Tu ne souriras plus. Tout ça parce que tu as voulu garder une porte fermée. Qu'on n'utilisera pas. C'est bête, hein?

On me passe un grappin. Je lance et, comme je suis parfaite, je réussis du premier coup.
Hop, je grimpe, épeire sur son fil.
Allons en découdre.


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Isabeau
Sous les ordres de Samuel, elle arriva essayant de ne pas faire de bruit. Elle se cache restant immobile dans la pénombre de la nuit. Elle se retourne pour faire signe que tout semble libre et que nous pouvons continuer à avancer. Isabeau portait un masque cachant son visage, le stress fait parti de sa façon de vivre, c'est son feu qui la fait réagir. Elle longea le mur du château, son esprit s'impatiente dans l'attente du but ultime. Ce besoin d'accomplir le dégagement de ceux qui les repoussent sans cesse se fait sentir de plus en plus. Toujours dans la lance de Samuel, elle faisait comme les autres l'oeil vif, l'oreille alerte à tout bruit douteux. On aurait dit qu'elle avait fait ça toute sa vie et elle n'avait pas peur, jamais elle ne baisserait les bras. Elle arriva au château puis faisant le guet là près des portes pour ouvrir le chemin aux autres. Elle voit la Capitaine qui vient d'entrer. Son souffle est court, la panique presque s'empare d'elle un court instant. Du coup elle regarde Samuel qui lui fait signe d'avancer. Elle ne reculera pas, elle ne reculera pas qu'elle se répète ravalant sa salive devant cet obstacle de panique. Elle lance un regard derrière elle voir si les autres suivent. Elle se répèta j'ai confiance en toi Samuel, j'ai confiance en toi puis Patrice entra dans le château. Enfin le champ est libre l'on peut le prendre. Toujours l'âme soucieux, la main sur son épée prête à sortir. Samuel continua d'avancer avec la hâte de réussir. Son énergie déteigna sur elle et elle en avait besoin pour foncer. Au moment où l'on pensa que c'était réussi, on entendit la Capitaine.

Citation:
Qui va là ?


Tous aux aguêts, se collant contre le mur, droite sans dire un mot à l'écoute, le stress augmenta mais elle se ressaisit pensant au fait que tous sont là pour se battre et que rien ne nous arrêtera...
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Istanga
E pericolo sporgersi

Arrivée en souplesse sur le chemin de ronde. Peu de défense, signe distinctif de la cuvée comtale. En silence, en mode félin, nous rejoignons l'escalier qui nous mène dans les dédales du château.

J'entends la voix d'Enored.

Qui va là?

J'aperçois un homme qui avance, démarche franche et hésitante tout à la fois. Difficile à imaginer, hein? Du coup, j'innove, prends le fouet accroché à ma ceinture et, d'un claquement sec, la lanière s'enroule autour de la cheville de l'inconnu.

Il trébuche, se penche en avant et j'ai le temps de l'attraper, de lui mettre ma lame sur la gorge avant de m'apercevoir de ma bourde. J'ai fouetté le maire d'Aix.

Fou rire qui monte.


Euh...désolée. La fougue, vous savez?
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Reinemab


Arrivé en bas des marches, Enored nous rejoint, travail d'équipe où à tour de rôle, chaqu'un prend le risque d'ouvrir la marche aux coéquipiers.

Un bruit soudain, un hochement de tête vers la capitaine, qui en toute imprudence se mit à découvert

Code:
Qui va là ?


Inconsciente ou confiante en ses partenaires, la main sur le fusée de son cimeterre, reinette se pausait la question, tout en guettant à se que la capitaine ne tombe pas dans un piège.

Quand soudain, un son de cravache se mit à raisonner, qui cela pouvait être? l'autre groupe? ou des défenseur du château?
Par réflexe, de vouloir protéger son chef de groupe, la grenouille, de son bras droit, replaqua la capitaine au mur, afin de la protéger d'un éventuel danger.

Le regard plongé dans celui de Enored, face à elle le doigt sur la bouche
Chuttttt
Le petit groupe écoute, se qui se passe dans le couloir à coté.

Là, la voie de Istanga se met à bafouiller


Code:
Euh...désolée. La fougue, vous savez?



Un sourire, de la part de la grenouille, qui comprend alors, qu'il n'y a point de danger. Relachant les épaules de la capitaine, elle dit tout en lui frottant les épaulettes

Désolé

Une pause avant de poursuivre tout en se penchant pour admirer le spectacle d'une Istanga en pleine art militaire.
Le sourire en coin, le château paraissait vide, mais il fallait tout de même rester sur nos garde.

Au coté de ses coéquipiers, reinette attendait, que tous soient réunis, pour passer de pièces en pièces et en déloger les usuriers de se beau comté...

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Enored
L'Irlandaise pensait avoir reconnu la silhouette : celle du maire, mais voulait s'en assurer. Elle allait dire que tout allait bien lorsqu'un fouettement dans l'air se fit entendre. Fouillant la semi obscurité du regard, elle n'eut pas le temps de voir d'où ça venait qu'on la plaquait contre le mur. La mercenaire tenta de se débattre lorsqu'elle reconnu Reinemab qui se tenait devant elle, la tenant avec fermeté. Elle fronça les sourcils quand cette dernière lui fit signe de se taire et serra les poings pour ne pas mettre une droite à la soldate.

Derrières elles, un bruit sourd, puis un fou rire qui éclate ...

Euh...désolée. La fougue, vous savez?

Le coup de fouet ... Istanga ... Reinemab la relâcha enfin.

Désolée

Désolée et c'était tout ... La mercenaire attrapa le poignet de la jeune femme et leurs regards se croisèrent à nouveau.


J'sais ce que je fais ! Ne refaites JAMAIS ça ! Vous m'avez entendue ?

Ton froid, voir glacial.Question qui n'en est pas une et n'attend aucune réponse. L'Irlandaise lâcha la pression sur le poignet pour se tourner vers le maire sans plus prêter attention à la soldate. Il fallait continuer à explorer les lieux pour pouvoir se les approprier. Là était sa mission et elle l'accomplirait en espérant ne plus en être détournée...
_________________
Reinemab


Alors que son bras fut agrippé, reinette les yeux plongés dans ceux de la mercenaire à la poigne énergique, écouta les yeux plissés

Code:
J'sais ce que je fais ! Ne refaites JAMAIS ça ! Vous m'avez entendue ?


Oh!!! que reinette avait entendu et comprit et eu réponse à sa question.

Prenant son poignet entres ses doigts pour le masser... elle comprenait que point de confiance, juste une aventurière à la nature ardente, se trouvait dans la bande.

Contrairement à la corsaire, la jeune soldate, était chez elle bien connue pour sa douceur et son engagement envers autrui.

Ainsi, elle accéléra le pas, afin de passer devant la pirate, et ainsi s'adresser à elle, les yeux dans les yeux.

Inconscience de la soldate sens doute, de vouloir donner son point de vu, à une sicaire engagée.

Si reinette avait osée, elle aurait annoncé "êtes une véritable tête brulée", là était le sentiment que lui procurait sa locutrice.
Une immense, admiration pour cette femme de caractère, n'ayant point froid aux yeux.
Mais reinette, en chuchotant, sembla simplement bon de lui rappeler son imprudence et qu'elle n'était point seule dans sa mission.


Sauf votre respect! en agissant ainsi, c'est aussi nos vies que vous mettez en périls, dans notre mission.


Attentive, à se qui se passait aussi autour, reinette la main sur sa cimeterre, sursaute, entendant le grincement d'une porte s'entre ouvrir.
Son cœur se met à battre, respiration suspendu, dans cette demeure où des âmes rôdent.
Une porte qui grince. Un clou rouillé qui chute et résonne sur un escalier de pierres.
Ainsi raisonna, une mission, qu'il est temps de reprendre...

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Cajoline22
[Quelques parts dans un coin sombre près du château]

Un mouvement rapide à peine aperçu du coin de l’œil, une douleur à la tête et plus rien que le noir de l’inconscience ou l’esprit plonge totalement involontairement.

Noir, obscurité de la nuit, temps qui passe…inconscience qui dure.

Esprit qui vagabonde dans les méandres de l’inconscience…

Noir de la nuit et bruits, fracas de combats, temps qui passe, ombre adossée, reposant mollement contre à un mur.

Esprit qui reviens petit à petit à la réalité, qui reprend conscience de ce qui l’entoure : la douleur qui lui vrille l’arrière de la tête, le froid du mur en pierre dans le dos, le sol dur…puis plus loin et proche quand même les fracas des armes, les cris…

Main qui se porte à la tête, là ou le coup a été donné et grimace de la bretonne qui pousse un juron a mi voix. Elle essaye de se relever mais finalement renonce et reste appuyée contre les pierres froides du mur, le temps de reprendre ses esprits complètement dans la pénombre protectrice du coin sombre ou on l’a gentiment laissé

Gast ! Elle a pas été de main morte !

Saperlipopette elle y pense juste, c’est qu’ils ont prit le château sans elle, ils ont tous combattus sans elle, tout ça parce qu’elle avait eu le malheur de vouloir discuter un ordre de la rouquine…jamais elle n’aurait pensé que son amie aurait une réaction si vive et si extrême…elle l’avait littéralement assommé ! Non, elle avait ben penser qu’Enored l’enverrait balader sèchement, mais de là à se faire assommer…Lorsqu’elle se serait remise de ce fichu coup, elles auraient une bonne discussion, foi de Caline…mouvement brusque résultat de sa colère pour se relever « Arrh »…douleur qui vrille la tête, série de jurons poussés toujours à mi-voix…

Temps qui passe un peu le dos appuyé contre le mur attendant que la douleur s’enfuie.

La blonde se relève doucement pour ne pas raviver la douleur, elle doit les rejoindre, rester dans les ombres protectrices de la nuit et éviter les ennemis, parce que là, elle n’est pas en état de se défendre convenablement…

Jurons, bosse et mal à la tête, la bretonne marmonne pour elle-même en envoyant au diable la rouquine…


Fichue irlandaise…quand j’irais mieux, tu t’prendras un coup…


Une main sur un mur, l’autre tenant son poignard, Caline avance, doucement dans la nuit, dans le noir et l’obscurité, discrète vers le château…

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Flore
Samedi 23 janvier - L'affirmation des convictions

Six mois.

Se taire. Apprendre. Observer. Accepter des fausses vérités. Acquiescer à des opinions délirantes. Constater l’inutilité de ce marquisat. Déplorer les mensonges au peuple.

Ces provençaux trompés qui méritent mieux que ça. Des personnalités qu’elle apprécie fortement, comme Spada, Farwen, Futyle, Iskander, Yueel, Doch pour ceux qui lui viennent à l’esprit de suite puis le petit Galaad.
Lui aussi, ils tentent de l’endoctriner. Flore sait qu’il est à Aix , fier de pouvoir défendre ces gens qui n’hésitent pas à mettre en première ligne un enfant de six ans.
La colère monte. Chaque jour qui passe l’éloigne de plus en plus de ce mythe de Provence Libre.
Quelle supercherie !

Elle parle de tout cela à sa famille, bien sûr. Ses espoirs, ses désillusions, ses découvertes … rien de surprenant pour ses aînés.
Ce soir, ils se rassemblent tous au camp installé à Aix suite à la levée du ban à l’ADN. Vitrolles défendra la Provence, coûte que coûte.
Mais la question revient, lancinante : le marquisat vaut-il une goutte de leur sang ? Et si nous bâtissions l’avenir, avec une Provence forte, pilier des comtés du Sud ?

Flore dévisage ses compagnons l’un après l’autre. Elle n’est pas la seule à se perdre dans ses pensées. L’inconnu, le changement, ça fait peur, oui. Ils ont néanmoins en commun cette certitude d’agir pour le bien des provençaux, ce qui en fait un groupe déterminé et soudé.

Longue attente. Samuel propose de se détendre, rompant le silence de plus en plus pesant. Les ordres tombèrent ce samedi après-midi.

Les armées provençales ont fait l’erreur de sortir de la ville, trop confiante en leur victoire bien loin d’être acquise. Ils ne savent pas. Comment pourraient- ils ? Leur faiblesse est leur égo démesuré, leur impression d’être plus malin que tout le monde alors que le bilan du marquisat est calamiteux. Tout sur l’esbroufe, qu’eux-mêmes finissent par ériger en vérité absolue.
Gare à celui qui les contredit !

Flore est trop fluette pour se battre au corps à corps. Elle ne connaît aucune technique pour compenser cet handicap. Par contre, elle a appris très jeune le maniement des armes de jet.

Ce soir, elle sera sur les remparts l’arbalète à la main, prête à en repousser jusqu’à la mort les armées marquisales.



Le lundi 25 janvier 1458 – A p’u château !

La dissidence provençale attendait l’action avec impatience.

Les armées françaises avait été aperçues au loin. Encore un mensonge des félons mis à mal, eux qui déclaraient les avoir vaincus.
Bien que provençaux, à l’exception de leurs deux protecteurs français, ils furent heureux de les voir en meilleure forme qu’annoncé.
L’ennemi de mon ennemi est mon ami, ne dit-on pas ? Et ces troupes françaises, venues loin de leur foyer pour se joindre à l’éradication du marquisat illégitime, sont devenus naturellement de solides alliés.

Les provençaux sur le champ de bataille n’étaient pas en reste. Ils se battaient selon la propagande félonne pour la Provence libre, inconscients qu’ils défendaient ardemment leurs geôliers.
La dissidence devait toujours attendre, sortir au moment propice. L'envie de combattre grandissait pourtant.
Avec son cousin, elle discutait de la marche à suivre. Ils s'étaient retrouvés au milieu d'une lutte d'influence entre les deux grandes puissances que sont l'Empire et le Royaume de France. Samuel, chef de famille, s'occupait des français. Après tout, la famille est normande d'origine. Son épouse y occupe même des fonctions d'ambassadrice.
Flore, depuis une rencontre survenue des mois auparavant, avait des contacts dans l'Empire.
Le reste du groupe disposait aussi de compétences en commerce, économie, combat ou sécurité mais leur laissait le charge diplomatique. Un ensemble de personnes très complémentaires et respectueux l'un de l'autre.
La cadette des Lendelin se disait que cette expérience humaine était très enrichissante et ce groupe là, il était remarquable.
Faudra qu'elle leur dise à l'occasion.

La situation se compliquait.
L'empire voulait que nous restions à couvert. Les français voyaient une opportunité de saisir le château.
Ils avaient l'avantage d'être présents sur le terrain et nous étions fiers du comportement de leurs troupes face aux armées des assassins du marquisat illégitime.

Malgré cela, ils hésitaient encore à attaquer.
Les débats prirent fin subitement. Des hommes de la dissidence étaient déjà en place aux alentours du château.
Il n'y avait donc plus à tergiverser. Leur mouvement est un bloc : quelques uns agissent, les autres soutiennent.

Arrivée devant le château, Flore constate que la garde n'a pas été renforcée. Arrogants félons qui se croient détenteurs de la vérité et intouchables dans leur petit monde isolé.
Flore se lance à la suite de ses compagnons. Pas loin. Elle est vite arrêtée par Patrice14 et Reinemab. Une discussion s'ensuit. Ils lui demandent de rester à l'extérieur et surveiller les mouvements suspects aux alentours. D'abord opposée, elle se rallie à leur avis.
Prudence.
Le travail après révolte, pour communiquer et s'organiser contre les traîtres sera énorme.
Elle accepte la tâche, se disant qu'à défaut de fonction comtale, elle ne lâchera pas les félons une minute sur le terrain public.

Tout était donc dit.

Demain, le monde saura que la dissidence provençale a décidé de frapper un grand coup.



Le mardi 26 janvier – C'est vrai qu'elle est moche la déco

Prise de possession des lieux facile. Elle connaissait l'endroit pour y avoir passé déjà deux mois mais c'est la première fois qu'elle constatait la faible qualité de cet environnement de travail.
Cela dit, ils ne sont pas là pour refaire les peintures mais bien pour remplir une mission, le retour de la Provence à l'Empire.

Leurs objectifs prioritaires étaient d'annuler les procès scandaleux lancés contre les soldats français mourants ou blessés au combat puis de tenir les lieux deux jours.

En lisant les livres de compte, ils constatèrent de drôles d'écritures.
Flore éclata de rire et dit :
Ledzeppelin, Alastor et Richelieu ont puisé dans les caisses ? Reprend son sérieux : Dites-moi ... Ils condamnent les paysans et éleveurs provençaux de la sorte non ? Pouah, quelle bande de malfaisants.

Pendant que ses compagnons continuaient à établir leurs bilans dans leurs fonctions respectives, elle prit sa plume et rédigea des missives officielles, au nom des provençaux loyalistes.

Elle sourit en réalisant que le gouvernement félon venait d'entrer en phase terminale.

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