Afficher le menu
Information and comments (0)

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] A la recherche du prince charmant

Ygerne
[Quand l’oiseau sort du nid]

Départ de Saumur, cœur gros, larmes aux yeux, un dernier au revoir et je prends la route. Au porte de la ville, j’hésite : nord sud ? Le souvenir d’une promesse bien lointaine me parlant du bord de mer me revint. Je ne sais si le chemin du sud est le plus rapide toujours est-il que je m’y lance.

Je voyage seule.

La route est déserte. Je croise une ou deux personnes, de quoi échanger quelques mots et sortir de mes pensées. Parfois c’est l’occasion d’échanger des impressions sur les villes traversées, parfois aussi vaut-il mieux se cacher.

Je voyage à pied. Cela me permet de me dissimuler sur les bords de route en cas de mauvaise rencontre. Le souvenir de l’armée de Touraine me hante encore et je redoute de voir un nouvel étendard voler vers moi. Je suis une jeune femme et bien seule, une nouvelle rencontre avec des soldats pourrait m’être fatale. Je n’ai plus confiance, j’ai perdu un peu de mon inconscience au porte de Loches.

La route est longue. Il fait relativement froid pour ce mois de février. La journée quelques rayons de soleil réchauffent bien plus les cœurs que le corps, la nuit je me camouffle sous des peaux pour supporter les piques de froid.

Je me concentre sur mes pas, je ne pense pas vraiment. J’imagine quelles seront mes rencontres à Thouars. J’évite de penser que c’est la première fois depuis longtemps que je voyage seule. J’essaie de ne pas faire demi-tour et rentrer à Saumur, tentant de mon convaincre que mon destin c’est celui-ci : rester vagabonde.

Je fus agréablement surprise par l’accueil sympathique de Thouars. Je ne fais que peu de rencontre pour le moment. La vie y semble calme et les habitants heureux. J’installe ma tente en peaux dans la forêt. J’aspire au calme… Allongée j’écoute les bruits de la forêt : les feuilles qui bruissent et les animaux qui chantent. Je me promets d’acheter du parchemin demain pour donner de mes nouvelles.

Je finis par plonger dans un sommeil sans rêve. Je constate que j’apprécie ses nuits sans pensée.
Ygerne
[Quand le premier vol se révèle ardu]

Thouars toujours. Le soleil des premiers jours a abdiqué et c’est avec une tente parsemée de flocons blancs que je me réveille ce matin là. Je n’ai que de vague souvenir de ma soirée d’y hier, mais les coups répétés dans ma tête me rappellent que mon bras a du être bien leste. Ce mois de mars qui débute est frais, je rechigne à sortir de sous la peau qui me protège mais mon ventre rapidement grogne me rappelant que certains besoins primaires doivent être satisfaits.

Je me lève. Un seau d’eau, rempli le jour précédant à une petite rivière, m’est bien utile pour rafraichir mes idées. L’eau est glaciale. Je me prends à espérer les jours meilleures. En claquant des dents, je passe une large chemise et de vieilles braies. Un chapeau noir, acheté à Saumur, me permet de cacher mes cheveux. Je plie mes quelques peaux, je préfère ne rien laisser sur place redoutant le passage d’un brigand.

Je connais maintenant bien le chemin pour me rendre au village. Je fais un détour par le marché ou je paie chèrement un vieux bout de parchemins déchiré. Le vendeur souhaite savoir ce que je pense en faire, doutant qu’une vagabonde sache écrire sûrement. Je ne réponds pas et avec mon maigre butin je me rends dans l’auberge du coin.

Je ne connais pas vraiment les habitants. La tavernière semble étonnée de me voir à nouveau, elle devait penser qu’après ma cuite du jour précédent je me lèverai tard. Par habitude elle m’amène une bière et la dépose devant moi. Je n’y touche pas encore. Je demande de la soupe, cela me réchauffera et les bouts de gras flottants dans la préparation me permettront de résister au froid.

Je sors mon vieux bout de papier, une plume et de l’encre que j’ai en souvenir de mon rapide passage chez les moines. Je trempe le bout de la plume dans le liquide et trace quelques mots entre deux lampées de soupe.



Cher Saltarius,

Me voila arrivée à Thouars. Voyage sans encombre, les routes sont étonnamment désertes ce qui ne me rassure pas pour autant. Thouars est une jolie petite ville. Son calme est reposant après l’agitation de ces derniers temps. Je ne compte pas y rester pour autant.

J’espère que tu te sens bien à Saumur, j’imagine que tes soirées sont animées. Salue bien Bécassine si tu la vois ! Je ne sais encore quand je reprendrai le chemin pour l’Anjou.

Je n’ai pas pour habitude de voyager seule, les journées me semblent bien calme et la vie bien plate mais cette nouvelle solitude me permet de me connaître un peu plus, de tester mes limites.

Je n’ai pu malheureusement acheter qu’un seul bout de parchemin. J’espère en passant par la capitale pouvoir m’approvisionner un peu. Alors je te demande de transmettre de mes nouvelles à Titi. Tu pourras lui dire que je ne cherche pas de problèmes et qu’ainsi je n’ai rien besoin de résoudre. Et si tu croises notre ami Gandrel, informe-le de mon voyage.

J’espère que l’Enflé a pu t’aider avec ton furoncle mon ami ! Et ne te laisse pas trop tourner la tête par les damoiselles de Saumur. Leurs parfums sont parfois enivrants mais j’ai entendu dire que certaine profite de ces moments d’inattention pour vider les bourses.

Quant au reste sache que je pense fort à toi.

Je t’embrasse fort.
Ta Ygerne


Je plie mon bout de papier, le range dans ma poche. Après avoir bien nettoyé mon bol avec du pain rassit, j’avale cul sec ma bière. Je laisse quelques piécettes à la tavernière et je me rends à l’entrée du village ou un voyageur accepte de porter ma lettre à Saumur, pour Saltarius dit le simple, grand adorateur de Bécassine et nouveau riche !
Saltarius
[ ciel plombé...tambours déchaînés... ]

- Gnêêêêê ... ?
Mais arrêtez ces tambours, la guerre est finie !!!

Salt ouvre un oeil. Ferme les deux en serrant très fort.
- qui c'est qu'a allumé un feu d'enfer ?

Salt se couche sur le dos
-aïeuuuu ma fesse !
Se remet sur le ventre, le traversin sur la tête
- suis malaaaaaaaaaaaaaaaade ....
Et sombre dans un coma profond.

[Deux jours plus tard...]

- Groooooooooooooiiiiiiiiiiiik
- Groiiiiiiiiiiiiiiiik

Salt essaie de mettre un pied hors du lit. a mal aux côtes, se demande pourquoi.... regarde et s'examine : le ventre plat mais une entaille rouge...
- Rhaaaaaaaaaa ma hache, j'avais oublié de l'enlever
- Gnnnnnnê^.. arrive pas, l'est coincée...
- Groiiiij couic
- Que ?

Sal s'appuie sur le chambranle de porte et va vers ses porcheries, en titubant encore.
La cata...

La révolte brille encore dans les regards de Konik, de Loïk et de Pouïk.
Mais dans celui de Patetik, plus rien, plus rien qu'une immense lassitude : avoir eu trop faim, ne pas pouvoir faire sa graisse et remplir son devoir de porc bien élevé...
Se sentir le plus petit, le plus faible, seul et abandonné de tous...
Voilà ce qu'il dit le regard de Patetik.

Salt s'en émeut et va, titubant toujours, se cognant aux portes, chercher du maïs. Pour le pauv' mourant, il rajoute un peu de bière qui traîne par là. L'odeur lui soulève le coeur... Il se penche vers le coin et raque tripes et boyaux sur la paille. La sueur perle sur son visage.
Il va se recoucher...
Avec sa hache au côté- l'arrive toujours pas à l'ôter.
Il gémit.
Il ne dort pas et pense à son amie, elle lui manque.

- Mais quelle mouche l'a piquée ? Elle s'ennuyait, ça peut se comprendre, mais elle s'en va quand les copains reviennent, c'est idiot.
- Toc toc
Arf, de la visite, pas l'moment...

Le Simple se relève, enfile ses chausses... pas facile avec une hache accrochée à demeure... 'Ssayez, vous verrez...Retombe sur son lit étourdi... mais avec les chausses chaussées. Se dirige vers la port. Voit rien.

Kékechose lui tombe sur les cheveux, Salt lève les yeux, un pigeon sur le rebord du toit cligne de l'oeil

- grrrrrrr Sale bête !
Le pigeon descend et se pose sur sa main. Salt l'attrape et lui tord le coup.
- J'ai faim...
L'est Simple ,le Simplet, l'a faim ... se fait un pigeon avec les légumes qui restent.
L'était pauv', s'est fait les caisses de Franche Comté, l'est riche... Voilà ! Chaque problème a une solution.
L'a pas encore trouvé pour cette Foutredieu de hache des couilles de Saint Têtard.


Bon le pigeon grillé dégage une odeur bizarre... Salt regarde mieux
- arf... yavait un message
Le retire de la broche et se brûle les doigts pour y détacher le parchemin roulé.
- Chic une lettre d'Ygerne.

Il se sent mieux déjà...
Il s'approche du feu, une patte du pigeon à la main gauche, la letre à la droite, il s'installe dans ce nouveau fauteuil qu'il s'est payé...
Un Rouquine- Chair qu'il l'avait appelé le marchand angliche. L'avait acheté parce que cela lui faisait penser à Ygerne.
S'installe donc et lit...
Puis rêve à la réponse qu'il va faire ...

_________________
Saltarius
Saltarius se lève péniblement et va fourrager dans ses sacoches de voyage :

- gnnnn ... où sont... ces coquefredouille de satanée de feuilles de vélins ? Keki gna fout ce coquin de clerc Delalune*, ou ki gna rangé tout ça ?

marmonait tout le haut le Saint Plet. Puis, les sortit, triomphant.
Sort sa plume... se met à regretter la belle écriture du clerc qu'il avait engagé à Dôle.


- Pourquoi il m'a pas suivi, l'avait promis... Peur de finir en prison quand il a réalisé que j'allais attaquer le château avec les autres...Cherchait l'aventure mais point trop... Toujours un peu trop court ces moinillons ....

'Fin bref, se mit à écrire en tirant la langue... Faisiat du temps qu'il avait plus tiré la langue sur un parchemin.



Ma p'tite mie...
J'ai été tout binauche d'avoir de tes nouvelles...
Te savoir en bonne forme... et j'espère que t'en prends des formes !
Pour trouver un Charmant faut avoir...des Charmes.... t'aurais demandé à Bécassine, je la trouve gironde, moi. Démodée dans ses habits mais ...gironde.
Dommage que t'es pas là pour me ramener à la maison. Cette fois, c'est pas Bécassine qui me prend à l'improviste comme ça youps, non, c'est les Saumuriens qui me saoulent.
Zont essayé de me soigner en taverne, mais yen a deux qu'ont plus de dents... et moi j'ai plus qu'une demi oreille droite, c'est Holaf qui me l'a bouffée. L'a des drôles de goûts l'homme.

Mais bon, m'a fait goûter aussi une eau-de-vie de ce pays étrange où les hommes portent des jupes et rien en dessous : ça s'appelle du wiseki, ça arrache !
Là d'ssus j'ai toujours mon furoncle. j'en profite pour faire la sieste, finira bien par partir.

Pas très confortable ma sieste, ya ma hache qu'est coincée que c'est pas possible de l'enlever et que ça me fait des entailles dans le bidou, ça plus le furoncle, plus l'oreille... J'suis beau.

Revieeeeeeeeeeeens, tu me manques.....
Et Bécassine fait la gueule.
Ton Simple.


-Bon envoyer maintenant, l'est où l'pigeon ? Ah ouais j'l'ai bouffé, mouais, faudrait tourner ma langue 7 fois avant de manger ce qui sert au courrier... n'empêche c'est bon et tant qu'à tourner dans la bouche...
Quand j'serai grand j'aurai un pigeonnier avec des pigeons de concours ... Deux pigeonniers, un pour les mail, l'autre pour la bouffe, c'est bon l'pigeon
.


Va voir à la mairie où yavait des "pigeons partagés", c'était un nouveau service : le pigeonlib', va l'essayer.
Il choisit un beau gros costaud, qu'a l'air plus malin que lui... S'il est plus malin que moi y trouvera Ygerne.
Ecrit sur le dos du parchemin roulé


- Pour Ygerne de Montenlair quelque part à Thouars.
Puis il lâche le volatile postier et le regarde partir en baillant.
Là dessus, va se recoucher. Fait plus rien depuis qu'il est rentier.


* voir Vita Becassinia : le livre comtois
http://www.univers-rr.com/RPartage/index.php?page=chap&idrp=4720&idlv=715
_________________
Ygerne
[L'erreur est humaine!]

Fichtre de sacrebleu de saleté d’hiver !

Mes pieds étaient immergés dans l’eau glacée. Je repensais au confort qu’offrait l’abri d’une auberge. Au bienfait de l’eau chauffée et parfumée à la rose, au bonheur de se prélasser dans une baignoire près d’un feu. Et parfois, quand la chance nous sourit, l’oubli du temps qui défile quand ce moment se vit dans les bras d’un être aimé.

Mais je n’avais trouvé qu’une petite rivière glacée et le vent qui soufflait ce jour la mes convainquit d’accélérer encore mes ablutions. A peine dehors de l’eau que déjà je m’emmitouflais dans des peaux et m’assit près d’un bout de bois qui finissait de se consumer. Je fermai les yeux, profitant de cette agréable sensation de la chaleur qui envahit à nouveau nos membres.

Mais je n’avais que peu de temps pour me prélasser. J’avais décidé de reprendre la route. La tranquillité de Thouars m’ennuyait, mes amis me manquaient, j’avais décidé de remonter vers le nord.

La lettre de Saltarius m’avait fait rire. Au milieu de ces fous de Saumurois il se sentait à l’aise le simple. J’avais donc décidé de réutiliser le bout de papier et le pigeon, dont le bec avait gelé à voler contre le vent, pour lui donner des nouvelles de mon escapade déraisonnée.




Mon ami !

J’ai beau manger du gras que les formes apparaissent pas ! Faudra demander à la Bécassine des astuces car c’est pas avec mes os qui s’entrechoquent que je vais le trouver mon beau prince !

Ton furoncle te lâche pas ? Va pas demander à l’Holaf qu’il le soigne, serait capable de croire que tu lui fais des avances ! M’enfin je constate que t’oublies ta douleur dans le liquide ! Que t’en arrive à me raconter que des hommes portent des jupailles avec rien dessous. J’arrive pas à le croire, faudra m’en présenter un de ces wiseki, doivent avoir bien froid avec le temps qu’il fait.

Thouars m’ennuie, les copains me manquent. Pi je crois bien qu’il faut que je passe te tirer une oreille. C’est ça les nouveaux riches : ça se prélasse en taverne et ça oublie de travailler ! Va pas tout dépenser dans la boisson ! Bref tu me manques aussi…

Je remonte donc mais je vais voir Angers, la Capitale. Jamais mis un pied dans une capitale, paraît qu’on y trouve de tout, peut-être que je trouverai ce que je cherche. Le Titi me dirait : ne cherche rien et t’auras rien à trouver. D’ailleurs je sais pas trop ce que je cherche.. Tu sais le Titi est de bon conseil. M’enfin tu peux m’y rejoindre. Maintenant que t’as des écus tu pourras tout t’offrir : ce voyage et faire des achats !

Par contre je compte bien m’offrir le luxe d’une auberge et d’un bon bain. Plus l’habitude de pioncer dehors, me suis habituée à la vie de château !

Ah oui ! Fais gaffe quand même avec les mixtures que t’avale. Je m’inquiète moi de te savoir incapable d’enlever une hache. C’est que tu pourrais te blesser.

J’espère te revoir tout bientôt.
Ta Ygerne qui t’embrasse fort.


Le pigeon s’envola avec ma lettre. Je rangeai mon campement et pris la route d’Anger.
Saltarius
A demoiselle Ygerne, quelque part dans Angers, aux bons soins
de Zeplin, pigeon assermenté de la ville de Saumur, et des sympathiques Angevins qui remettront ce courrier en main propre. 'Fin j'espère.



Ma biquette,
t'aimes bien quand j't'appelle Biquette ?
Bon je te rejoins à Angers avec une cargaison de bidoche, faut t'engraisser ma p'tite.
Faut 'core que j'attende un jour : l'architecte de mon palais doit venir évaluer les travaux et veiller sur le Titi, tu sais comme il est, si on ne lui met pas la bride sur le cou, va faire n'importe quoi de mon manoir...

Mes porcs engraissent, eux, seront bientôt à point.
Bécassine ne se montre toujours pas. peut-être que quand je ferai la peau à Héroïîîîc qui ressemble comme deux gouttes de graisse à Igor, le porc de son père, elle passera sa tête au balcon des nuages.

Mais je reviendrai sur Saumur sans trop m'attarder, mon chantier me réclame et ma boucherie itou.

J'tembrasse et te rejoins au plus vite.
Saltarius


Bon serait content de se remettre en route... Mais l'avait d'autres projets aussi le Salt...

- Hé Bécassine ? Je pars rejoindre Ygerne... Tu me suis ?

L'avait fait exprès de la tutoyer, la savait susceptible, espérait bien qu'elle revienne râler
- He on n'a pas gardé les porcs ensemble ...

Mais rien, niente, nada.
Saltarius se demanda un moment s'il n'avait pas perdu LE DON.
Ca l'embêtait quand même. Bon les absences au milieu du beau monde, c'est gênant... mais d'être voyant ... ben ça lui plaisait bien;.. ça lui donnait une aura.

_________________
See the RP information
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)