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[RP/Taverne] Le Bar - Bare

--Valerian


Valerian ne comprit pas tout. A peine s'était il exprimé qui se trouva soulevé de terre, et la lieutenante lui abyant dessus.
Décidément, ce n'était pas sa journée.
Il se retrouva par terre, et ne broncha plus, enfin pour le moment.
Il se redressa prés du tonneau, et reprit son souffle. Une fois cela fait, il ramassa le balai et se mit à nettoyer la pièce, tentant de se faire oublier.
Beulbeul
Beulbeul finit sa bière et sortit.
Shigella
[Quelques semaines plus tard...]

Shigella fut réveillée par les premières lueurs de l'aube. Elle ouvrit les yeux, éblouie par un rai de lumière oblique filtré par le voilage des rideaux. A ses côtés, Lanawel dormait profondément, la respiration régulière et le visage paisible.

Shig. s'extirpa du lit le plus doucement possible, laissant son amie dans les bras d'une chanceuse Morphée. L'étage de la taverne comprenait plusieurs chambres mais celles ci étaient très souvent occupées par des voyageurs de passage à Limoges, si bien que les deux amies partageaient la même couche. Il arrivait de temps à autre qu'une chambre ou deux se libèrent, et Shig. avait à l'occasion essayé plusieurs fois de dormir seule, mais la chaleur réconfortante de son amie lui manquait trop et elle finissait systématiquement par rejoindre le lit commun. Bon nombre de personnes commençaient à croire en une relation plus qu'amicale entre les deux femmes et cette pensée faisait souvent sourire Shigella qui, s'amusait à entretenir cette rumeur...

Après avoir posé un regard affectueux sur Lanawel, elle s'habilla de ses vêtements habituels puis passa un long moment à démêler son épaisse chevelure. Son amie dormait toujours à poing fermé lorsqu'elle referma la porte derrière elle avant de rejoindre le rez de chaussé.

Igor était réveillé et guettait déjà la porte, bien que celle ci soit encore fermée à clé. Au moins avait il comprit son rôle, même s'il exerçait sa fonction avec assez peu de jugeote. Shigella alla donc déverrouiller la porte, puis rejoignit son comptoir. elle avait assez peu de chance de recevoir des clients de si bon matin mais après tout, puisqu'elle était levée, autant en profiter pour ouvrir la porte aux lève tôt.

Elle observa la taverne. Depuis l'ouverture, celle ci s'était déjà emplie de souvenirs, de rires, de bagarres, de complots, de secrets, de ragots... Igor pleurait souvent le départ de Siska. La blonde avait fini par repartir, laissant un certain vide derrière elle, surtout dans le cœur du pauvre portier.
Shig. quant à elle, voyait apparaître des sentiments naissants assez contradictoires, la laissant dans une impasse affective plutôt inconfortable. Malgré tout, elle était heureuse d'être ici, elle aimait son travail fait de rencontres, de joie, d'amusement et... de bière évidement.
Brunehilde


A l'étage dans une chambre:
L'aube, avant que le jour ne pointe le bout de son nez



Des yeux fixes qui scrutaient le plafond comme si en lui s'était imprimé tout le passé de Brune. Des tavernes pleines de rires, des rencontres amicales, des sourires et des regards. Un regard. Particulier qui avait occupé toute sa vie, jusqu'à ce jour il y était encore imprimé, les traits bruns ne voulant jamais la quitter. Tout les évènements qui s'étaient déroulés ensuite. Tout cela avait défilé en images sur la plafond de la chambre que Brune avait prit, parce qu'elle n'avait pas eu envie de faire le chemin jusqu'à sa cabane dans la forêt de Chabrières.

Depuis son retour c'était la première fois, ou elle avait eut peur de la solitude. Sa cabane étant en général un refuge ou elle pouvait cacher ses peines, et surtout ses démons. Démons qu'elle maitrisait depuis de longues années, ou elle avait apprit à vivre avec, sans les combattre. Ils faisant partie d'elle. Mais depuis quelques semaines elles les avaient sentir revenir plus fort, luttant pour ressurgir, percer au dessus de celle qui acceptaient leur présence mais combattait pour ne pas qu'ils l'envahissent jusqu'à ce qu'elle disparaisse complétement.

Si elle arrivait à endormir quelquefois ses démons intérieurs, ceux de son entourage venaient alors la torturer, ils lui lançaient des cruautés, voire des insultes à la figure, ils lui reprochaient d’exister et d’être un frein à l’épanouissement complet de l’Autre.
Elle n’aurait plus alors qu’à disparaître pour que l’Autre puisse jouer sa carte blanche sous de meilleurs auspices et avec des partenaires plus attirants.
Mais là encore, dans ses quelques moments de lucidité, elle avait conscience de s’accorder une importance qu'elle n'avait pas. Elle n'était qu’un bouc émissaire de plus.
Elle préfèrerait, être une feuille balancée par le vent, elle aurait la douce illusion d’être le ressort de sa liberté. Un ricanement sortit de sa gorge alors qu'elle criait au plafond.

On peut toujours rêver les yeux éveillés !

Se tournant dans son lit elle prit une position en chien de fusil ,serrant un oreiller contre elle, un profond soupir affaissant ses épaules, comme si cette nuit avait été un long chemin couvert d'épines elle avait mal à ses pieds, dans son corps en entier. Serrant l'oreille encore plus fort contre elle, Brune émit un rire ironique. Elle avait beau faire elle savait qu'elle se gaussait d'elle même et qu'elle ne serait jamais en paix, au moment ou elle était sure d'avoir gagné et qu'elle baissait un tant soit peu la garde, les démons avoisinants, les siens ou les autres ne manquaient pas de la rappeler à l’ordre, et celui qui était la cause de cette nuit d'insomnie avait pour nom: Daron:

Daron qui lui avait fait penser à un autre duquel elle avait fait le deuil. Reposant en paix au fond d'une rivière, voilà qu'il le lui avait remémoré. Et sans les retenir les mots passèrent ses lèvres, naturellement.

J’espère chaque jour que tu y seras moins présent,
Et pour l’instant chaque matin me dément.
Tu es là, dès mon lever, tellement présent
Et paradoxalement, si cruellement absent.

Puis viennent les gestes habituels, qui se veulent rassurants
Je m’y plonge de manière fébrile, te fuyant dans leur accomplissement
Mais soudain tel un esprit malin, tu es là, t’imposant en moi ;
J’en oublie ce que je fais, totalement possédée par toi.

S’ensuit une lutte, où je te chasse à force de prières, de renoncements.
Le combat est inégal, en toi, j’ai placé tous mes démons et mes passions
A ta présence, à ton image, s’associe l’idée folle de « Et si seulement… »
La crise passe comme une vague déferlante, ou un terrible tourbillon ;
Me laissant pantelante, légèrement hagarde, et transie de froid.
Je sais que tu reviendras, je sais que je te porte en moi, je sais qu’un jour viendra
Où penser à toi sera comme la douce caresse de la chaleur d’un feu de bois.
Mais qu’il me semble loin ce jour prochain…


Une larme roula sur le dernier mot. Un poème venu de son cœur, des mots qu'elle avait voulu rimeurs, mais qui elle savait n'auraient jamais de signification pour personne, celui à qui ils étaient dédiés ne les entendraient jamais. Brune savait qu'il ne lui restait que ses démons et qu'il allait lui falloir de nouveau les apprivoiser, travail d'une vie de savoir d'où ils venaient et ce qu'ils lui voulaient encore. Si elle cherchait à lutter, elle perdrait; si elle tentait de les mépriser, elle perdrait encore parce que elle ne faisait pas le poids face à des fantômes. Les démons, le mal, la part d'ombre, tout cela faisait partie de son identité, la constituait, il fallait qu'elle l'accepte de nouveau.

Dans les remous d'un torrent, celui qui s'en sortait s'était laissé flotter, les morts avaient essayé de nager contre le courant et s'étaient épuisés.
Les démons ne la laisseraient en paix que quand elle aurait cessé de les combattre pour leur reconnaître une existence autonome et nécessaire; Elle ne serait pas là sans eux mais elle n'était pas obligée, à l'inverse, de les suivre partout; ils feraient de même avec elle.
Forte de cette dernière pensée, Brune repoussa les couvertures et se glissa hors de son lit.

Au jour naissant: Rez de chaussée: Taverne

Habillée de ses braies noires aux frises rubanées rouges de chaque côté extérieur de ses jambes, et d'une chemise aussi noire sur laquelle elle posa une veste de laine plus légère, Brune quitta sa chambre et descendait dans la salle de la taverne.

L'odeur de houblon y régnait en maîtresse, par dessus celles de tranches de pain grillées sur une plaque de fer posée à même les braises, dans un âtre constamment attisé par Igor.
Alors qu'elle posait les pieds sur la dernière marche Brune sentit son estomac grogner menaçant. Elle avait peu ou pas du tout mangé la veille et son corps lui signalait son mécontentement. Igor se tenait devant l'âtre et retournait les tranches de pain sur lesquelles il déposait des tranches de viande et de saucisses qui grésillèrent emplissant l'air de leur odeur graisseuse. l'eau vint instantanément à la bouche de Brune, son estomac grognant plus fort.

Des bruits venaient de derrière le comptoir, Shigella s'était déjà mise au travail. Brune regarda sa amie qui semblait songeuse. Certainement quelques démons qui la tenaillaient. Les yeux fixes et cernés de Brune se baissèrent un instant sur le bout de ses bottes et se relevèrent au moment ou un soupire s'échappa de ses lèvres. L'amour était une chose terrible, n'était -elle pas bien placée pour le savoir? Un seul amour lui avait suffit pour lui faire comprendre: Aimer l'autre c'était lui permettre de la détruire. Pourtant elle était prête à recommencer. Serrant les dents elle avança vers le comptoir et salua son amie.

S'lut Shig. Comment va?

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Brunehilde de Castelcerf..Maîtresse de la rumeur du Masque... Son épouse
--Igor.blansec


Igor avait dormir à même le sol, derrière le comptoir... Comme d'habitude. Il aimait pas les lits, c'était trop mou et il avait toujours trop chaud. Le sol c'était bien mieux.
Il s'était levé avant que le coq commence à chanter. Faut dire qu'il dormait pas beaucoup. La Dame Shig. lui avait dit un jour qu'il devait avoir une maladie. La maladie des gens qui dorment pas, mais Igor s'en fichait pas mal, dormir ça servait a rien de toute façon.

Comme à son habitude, il prit place devant la porte, fixant la poignée d'un regard vide de toute expression. C'est ça qu'il devait faire: surveiller la porte...
Alors il surveillait. Il était content quand elle s'ouvrait, surtout si c'était une belle Dame qui venait. Puis surtout il attendait que la Belle Dame blonde revienne. mais ça faisait des jours, des semaines même qu'elle était plus revenu. La Dame Shig. lui avait dit : "elle reviendra pas Igor", mais lui il était sûr que si. Des fois, il lui arrivait d'essuyer une larme d'un revers de sa manche quand il pensait trop à elle. Mais elle allait revenir un jour, il le savait, elle le laisserai pas tout seul!

Alors qu'il sentait les larmes lui monter aux yeux, il entendit un bruit derrière lui. La Dame Shig arrivait, habillée de rouge et noir, comme d'habitude. Elle posa sur lui un regard qu'il connaissait bien. Elle avait pitié de lui. Après tout, mieux valait faire pitié que d'énerver. Parce que quand il énervait, il se prenait des coups.
Elle passa devant lui, lui tapotant sur l'épaule et glissa la clé dans la serrure pour la faire tourner. Puis elle partit derrière son comptoir, comme d'habitude. Igor aimait bien les habitudes, il savait toujours quoi faire comme ça.

La Dame Shig. posa du pain et du lard sur le comptoir et lui alla faire du feu. Puis, il faisait griller le pain et le lard, comme d'habitude... S'il faisait bien son travail, il avait le droit de manger avec les Dame Shig. et Lanawel. Puis parfois il y avait des visiteurs aussi. Et il pouvait manger les restes quand y en avait.

Alors qu'il agitait les braises, il regardait la Dame Shig. du coin de l'œil. Il était certes un peu limité mais pas complètement idiot et il voyait bien qu'elle avait des soucis. Surement que ça devait être la faute de ce méchant type qui voulait toujours lui faire du mal. Il avait vu la Dame Shig. lui offrir des bisous déjà, et ça c'était plutôt rare. La Dame Shig. était jamais très démonstrative sauf avec Lanawel. La patronne et elle était toujours proche, parfois il lui arrivait même de penser qu'elles étaient amoureuses l'une de l'autre. Mais ça c'était pas possible qu'on lui avait dit. Mais quand même... c'était bizarre...

De nouveau du bruit dans son dos. Il détestait quand les bruits venaient de derrière, on savait jamais ce qui pouvait débarquer. Ça devait être la patronne...
Il se retourna, accroupi devant le feu dans une posture ridicule et sourit en voyant Dame Brune. Elle elle était jolie aussi, elle lui rappelait sa maman des fois, surtout quand elle faisait son regard méchant. Il la salua d'un sourire accompagné d'une espèce de grognement puis reposa son attention sur le feu et le petit déjeuner. Il se demanda soudain si il allait y en avoir assez pour lui. Il avait quand même drôlement faim...
Argawaen


Argawaen s'était levé tôt ce matin, il n'avait pas le sommeil lourd et depuis quelques jours il tournait en rond, en ayant assez de regarder le plafond il prenait ses affaires et sortait de son appartement afin de rejoindre les écuries...Il fermait la porte à clé et s'engageait dans la ruelle qui menait aux dictes écuries. Le jeune homme marchait d'un pas lent et lourd, ses yeux fixaient le sol et on entendait seulement le bruit de ses armes à chaque pas.
L'homme arrivait enfin aux écuries, Elors sortait la tête du box lorsqu'il l'entendait entrer, léger sourire sur son visage il s'approchait de lui et caressait son encolure.


Salut mon beau, je vais encore avoir besoin de toi...

Arga le brossait et nettoyait ses sabots, il le sellait et lui donnait de quoi manger avant de partir. Une fois tout cela fait il sortait Elros de son box et grimpait sur lui. L'homme mettait son capuchon et prenait ensuite la direction de la ville afin de se rendre dans la taverne de Lana et Shig...

S'engageant dans les ruelles tel un cavalier endormit on pouvait seulement apercevoir son capuchon, il n'y avait pas grand monde en cette heure de la journée, seulement quelques paysans qui partaient aux champs, mais ça c'était habituel, continuant sa route il arrivait enfin à la taverne du Bare-Bar. Le jeune Malemort laissait sa monture aux écuries et se dirigeait vers l'entrée où se trouvait Igor...Il souriait en le voyant, combien de fois il avait pu le torturer lorsqu'il le mettait dehors sans comprendre pourquoi...


Bonjour Igor, comment vas-tu? Les patronnes sont réveillées?

En attente de sa réponse il posait sa main sur le pommeau de son arme et regardait la porte, elle espérait qu'elle été réveillée et qu'elle avait réfléchie à leur dernière discussion...
Argawaen ne cessait de penser à ça, à vrai dire cela le rendait nerveux, il ne savait plus comment faire...Ronchonnant à cette pensée il reportait son attention sur Igor...

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Brunehilde


Attablée devant une tranche de pain grillée, garnie de viande à la braise et de graines de moutarde, une choppe de bière brune à côté de l'écuelle plate ou était posée la tranche de pain, Brune s'apprêtait à prendre son petit déjeuner, son estomac grognant de plus en plus s'éveillait de plus belle aux odeurs de viande que les papilles inondées de salive lui envoyaient par signaux humides et abondants. Prenant sa dague attachée à sa ceinture elle découpa le morceau de pain en plusieurs petits carrés qu'elle dégustait avec appétit, arrosant abondamment le tout de bière.

Alors qu'elle portait un autre bout de pain à sa bouche, Brune leva les yeux sur Shig.La minette ne lui avait pas répondu, et s'était contentée de ronchonner dans son coin, alors que Brune servie par Igor était allée s'installer à une table ,non loin de la cheminée.

Brune avait beau avoir les joues creuses aux yeux cernés de fatigue, elle discernait bien que quelque chose n'allait pas. L' aventure de Shig avec Argawaen ne semblait pas être de tout repos.
Brune avait essayé, mais Argawaen était un un jeune cheval fou, il avait le sang chaud et s'enflammait de rien.
Avalant une autre bouchée de pain, Brune soupira. Elle aussi avait été fougueuse, au delà de la fougue elle avait dépassé toutes les passions que les amoureux vivaient. Aucune ne lui avait été épargnée De la plus folle passion à la plus douce des tendresses, elle avait aimé et été aimée. L'amour cette si belle chose, la plus belle expérience qui puisse arriver à un être humain. Elle était non seulement nécessaire mais c'était aussi la seule à laquelle on n'échappait pas. Elle pouvait être la meilleure et parfois la plus terrible. Son poète ne se trompait pas, quand il disait que l'amour était ce qui nous portait tous. Il était une drogue, la plus naturelle et la plus innée, avec son pouvoir magnifique et son envers toxique. Elle pouvait te faire planer ou à l'inverse te faire tomber dans un gouffre sans fond.

Brune avait eut son baume pour la sauver du gouffre. Le peut de temps qu'il avait vécu avec elle, Solstice avait remodelé son âme, en lui montrant un côté de l'amour ou la tendresse et l'éternité régnait en maîtres.Brune avait envie de parler, rassurer son amie, mais les choses de l'amour étaient compliquées parce que unique pour chacun et tout ce qu'elle pourrai dire ne changerait absolument rien. De cela elle en avait la certitude, Shig était de celles qui se protègent parce qu'elles on encore leur cœur en leur possession, pas comme Brune, son cœur n'était plus là, il gisait dans un coffret au fond d'une crique du lac de Ventadour, elle l'y avait enfermé quand Solstice est mort, emmurant la crique pour que personne ne puisse le déterrer. Pourtant Daron avait faillit, mais n'y était pas arrivé, sinon elle aurait fait comme jadis en s'oubliant pour un homme, elle l'aurait suivit.

Prenant sa choppe pleine de houblon brun, Brune la porta à ses lèvres. Le gout typique de la bière, pénétra dans sa bouche, et dévala le long de sa gorge pénétrant son corps, qui se couvrit de chair de poule, à la fraîcheur qui se dégagea de l'alcool et avait investit l'intérieur de son corps.
Étouffant un rot qui lui montait à la gorge et aurait fait désordre, quoi que!! Un petit rot ne fait de mal à personne. Et ouste il passa sa bouche en souffle discret. Le petit rot qu'aurait put faire une souris, et qui la força à sourire, éclairant son visage aux joues creuses.
Elle levait la tête vérifiant si elle avait été trahie par le rot et tournait la tête vers la pote au moment ou Argawaen entrait.

Tiens v'là le Malemort!!

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Brunehilde de Castelcerf..Maîtresse de la rumeur du Masque... Son épouse
Shigella
Igor avait bien entamé son travail lorsque Brune apparut au rez de chaussée. Shig. quant à elle rangeait méticuleusement les bouteilles d’eau de vie sur les étagère, dernier arrivage de la patronne. Elle répondit à son amie d’un « bonjour » presque inaudible, marque d’un réveil non apprécié. La donzelle n’était pas vraiment du matin et ce matin là tout particulièrement, elle aurait préféré le passer sous les draps avec Lana. Cette pensée l’amena à revoir l’image de son amie, le visage paisible, le sommeil imperturbable, de ces sommeil qui font que la vie parait simple et sans ombrage. Cette vision la fit sourire légèrement, tandis qu’Igor servait deux écuelles remplies de pain et de viande grillée.

Shig. apporta un chope de bière brune à son amie tandis qu’elle s’installa en face, accompagnée d’un verre et d’une bouteille de liqueur de prune datant du dernier arrivage. Il fallait bien tester la marchandise, et rien de tel qu’un tord boyaux pour se mettre d’attaque le matin. Avalant un premier verre, elle afficha une grimace, sentant le liquide brulant lui traverser le corps pour atteindre un estomac encore a jeun. La liqueur était à son goût malgré tout et elle se resservit un nouveau verre tout en repoussant son écuelle de sa main libre. De nourriture elle n’aurait pas supporté ce matin.
Apportant le verre à ses lèvres, elle observait Brunehilde manger de bon appétit, dans un silence quasi religieux. Un de ces silences trahissant un certain malaise. Elle savait son amie en proie aux doutes et aux questionnements, elle aurait aimé lui apporter son soutien en lui assurant que l’amour était un sentiment cruel et que les hommes étaient tous des lâches. Sur ce dernier point, elle savait ne pas avoir tord.

Son époux l’avait quitté pour parcourir les routes, préférant la vie excitante de brigand à celle d’époux aimant et attentionné. Il avait toujours été aventurier et l’avait aimé pour ça. Elle avait feint de ne pas s’en soucier outre mesure, aguichant de ce fait les jeunes –et moins jeunes- voyageurs à l’aide d’œillades non équivoques. C’est ainsi qu’elle avait rencontré le Malemort.
Cela aurait pu être une relation simple et agréable, mais c’était sans compter sur les exigences de ce dernier. Exigence que Shig. savait ne pouvoir satisfaire, préférant l’intimité d’une chambre à coucher à l’affichage de sentiments surfait et mielleux au possible. On aurait pu qualifier la donzelle d’avare et radine, aussi bien au niveau financier qu’au niveau affectif. Et cela n’aurait pas été un mensonge.
Ainsi il lui avait laissé un choix, sans savoir que ce soi disant choix lui avait été imposé. Après tout, elle n’avait rien trouvé a redire à cette relation avant ses reproches. Shig. détestait ce genre de remarque déplacées. On la prenait telle quel ou l’on passait son chemin. Jamais au grand jamais elle n’allait se laisser piétiner par un homme à la façon de ces donzelles enamourées, prête à toutes les humiliations pour garder l’être aimé.

C’est donc les sourcils froncés sur un nouveau verre de liqueur qu’elle entendit soudain la voix de Brune.


Citation:
Tiens v'là le Malemort!!


Shig. releva les yeux et posa son regard sur la porte. Lui aussi avait décidé d’être matinal. Coïncidence étrange, et c’est le cœur battant qu’elle attendit l’entrée de son amant. Décidément, elle aurait du rester au lit ce matin…
Argawaen


Argawaen n'attendait pas la réponse d'Igor et préférait entrer dans la taverne, seules Brune et Shig étaient présentent...

Tiens v'là le Malemort!!

Son regard se portait sur Brunehilde, il se contentait d'un simple signe de tête en guise de réponse puis retirait son capuchon, le jeune homme regardait les deux femmes présentent et plus particulièrement la tavernière...Il ne l'avait pas vu depuis quelques jours et savait d'après son courrier que ses attentes ne seront pas effectuées, pour l'instant seule Emi, celle qui avait réellement conquis son coeur avait réussit, mais elle était partie, tout ça pour une histoire idiote...L'amour cachait bien des surprises...Argawaen essayait de tourner la page et Shig s'était présentée comme celle idéale pour qu'il y parvienne, mais malgré ses espérances il y arrivait de moins en moins...Emi était constamment dans sa tête et malgré que c'était surement peu probable qu'il puisse la revoir il ne cessait de penser à elle...

Le jeune Malemort sortait de ses rêveries et partait rejoindre la tablée où se trouvait les deux femmes. Il retirait son mantel, détachait le haut de sa chemise et remontait les manches de cette dernière, hé oui, il était souvent débraillé, il ne supportait pas d'être habillé tel un aristocrate, ou alors seulement dans les grandes occasions, mais il trouvait toujours le moyen d'être débraillé lorsque la plupart des invités étaient faits.


Bonjour la Castelcerf et la tavernière !

Ne disant pas plus que cela il commandait une bière et sortait de quoi écrire...Il commençait à gribouiller sur un morceau de papier avant ensuite de l'envoyer par pigeon...

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Genievre_derosebourg
Je me promenais comme chaque matin dans la ville. Je flânais au gré de mes envies. Aujourd'hui, j'avais envie de voir du monde. Mes pas me menèrent à la taverne Bar-Bare. une taverne où je me plaisais à aller.
Je poussai le battant de la porte qui s'ouvrit sans un grincement.

J'entrai donc dans la taverne, tout sourire. Je vis alors les personnes présentes, je les connaissais, bien sûr. Il y avait Shigella, Brunehilde et...Argawaen?! Mon coeur faillit défailler.

Cependant, je n'en laissais rien paraître, je me repris de sitôt. Le fait seul que c'est homme si charmant se trouve ici sufisait à faire battre mon coeur à la chamade. Je souris, les saluai et m'installai près d'eux.


Bonjour! Comment allez vous?

J'étais de très très bonne humeur. Je commandai une bière, que l'on me servit quelques instants plus tard et commençai à la siroter.
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Jeune,célibataire, belle, audacieuse, douce, intelligente, séduisante. Elle sait rester humble et a de la conversation.
--Igor.blansec


Après avoir servi la Dame Shig. et la Dame Brune, Igor était partit veiller dehors. Il pouvait rester dedans, la Dame Shig. l'y avait autorisé, mais il faisait beau, et il aimait bien écouter les oiseaux chanter le matin. Ça lui faisait penser à sa belle dame blonde partie loin.
Alors qu'il rêvassait devant la porte, revoyant la chevelure d'ange aux reflets dorés de Siska, il vit l'horrible personnage arriver. Après être descendu de son cheval, celui ci lui adressa la parole. Mais Igor se contenta de grommeler. Tout le monde savait qu'il parlait peu, pour ne pas dire pas du tout, et il n'allait surement pas gaspiller sa salive pour une être aussi abject.

Il fut soulager quand celui ci entra, le laissant seul avec lui même et ses rêvasseries. Puis ce fut au tour de la charmante Dame Genievre de se présenter à la porte. Elle elle était sacrément jolie. Puis elle souriait tout le temps alors il l'aimait bien. Pas autant que Siska, mais bien quand même. Elle était sacrément gentille...

Il s'écarta pour laisser passer la Dame, puis la suivi à l'intérieur. Il fallait qu'il protège les trois Dames si le méchant messire venait à devenir violent avec elles. On sait jamais ce qui peut arriver avec ce genre d'énergumène.
Brunehilde


Brune mâchait et avalait goulument pain et bière. Son estomac rassasié commençait à se calmer et elle sentait une douce chaleur envahir son corps. C'était comme si cet amas de chair et d'os la remerciait de le nourrir. Elle posait sa choppe vide sur la table quand Shig la rejoint avec une bouteille de prune. De la prune!!! Les yeux de Brune brillèrent devant la couleur ambrée de l'alcool et son odeur qui chatouilla ses narines.

Mais elle ravala les paroles qu'elle s'apprêtait à dire en rencontrant le regard de son amie.
Shig buvait plus que d'habitude trahissant ainsi son trouble.
Les yeux fixes de Brune ne quittèrent pas ceux de Shig alors qu'elle avait l'impression de suivre le fil de ses pensées. Elles étaient deux femmes qui avaient aimé et toutes deux gouté à l'amertume. Elles n'étaient pourtant pas les même face aux sentiments qui pouvaient parcourir leur vie. Shig était d'une beauté tranquille, surement volcanique à l'intérieur, sa réserve cachait surement un tempérament de feu. Mais de tout temps elle le cachait, préférant l'intimité secrète d'un endroit pour deux. Du moins c'était comme cela que Brune voyait son amie.

Brune elle se sentait différente. Elle était différente. Entière elle se fichait du jugement des autres et restait elle même en toute occasion. Cela lui avait valu la fuite de Bretagne dans sa jeunesse, pour échapper à un mariage forcé. C'était suite à cela qu'elle s'était installée à Ventadour et rencontré Aelthys. Son âge avancé ne lui enlevait en rien son pouvoir de séduction elle l'avait remarqué à maintes reprises dans cette même taverne, par les regards que lui lançaient les messieurs. Sa seule retenue parce qu'elle s'accrochait encore à un rêve avaient empêché que quelque chose aboutisse. Ce fut ainsi pour Pipon qu'elle avait la chance maintenant d'avoir comme ami et, ce fut de même pour Daron, mais lui le regret reste de ne avoir put aller plus loin ne serait-ce que gouter à ses lèvres. Un profond soupire s'échappa de ses lèvres alors qu'elle finissait la dernière bouchée de pain et que Argwaen s'installait à leur table.


Bonjour la Castelcerf et la tavernière !

Froncement de sourcils devant l'effronterie du Malemort. Bon elle l'avait salué de la même manière mais l'âge comptait, non?

Heumm! La Castelecerf te demande un peu plus de respect hein?

Alors lui lançait un regard glacial quand Genièvre derosebourg fit son entrée, et se pâmait d'émoi en constatant la présence de Arga avec elles.

Bonjour! Comment allez vous?

Voix doucereuse des filles des beaux quartiers, elle avait beau faire malgré son nom Brune ne pourrais jamais se comporter de cette façon. Et dans son esprit un instant elle eut une pensée délicate pour la jeune Velours qui allait souffrir les affres d'un tuteur si coincé que le manche à balais devais être aussi gros qu'un bâton de prêtresse et il était gros le bâton de Brune. Sa voix prit un ton doux pourtant en s'adressant à Genièvre. Brune avait apprit à garder son sang froid en toutes occasions,même quand ses dents se serraient de rage, son apparence restait froide.

ça va on ne peut mieux Genièvre? Et vous même?

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Brunehilde de Castelcerf..Maîtresse de la rumeur du Masque... Son épouse
Argawaen


Argawaen fixait la Castelcerf, "la mamie" comme il la surnommait, lorsque ce n'était pas lui qui lui cherchait des noises c'était elle, mais ce qu'il savait c'est que cette vieille femme avait encore des atouts malgré son âge avancé, il souriait en y repensant, tant d'hommes à ses pieds, à croire que les femmes mûres et expérimentées attirent plus qu'on le croit...
Il allongeait ses jambes sous la table et croisait ses bras, le jeune Malemort s'enfonçait un peu plus dans sa chaise de façon à paraître négligé, il aimait paraître ainsi car comme cela on lui foutait la paix...Certains n'arrivaient pas à faire la différence entre un nom et un titre...La plupart du temps les personnes pensent que c'est un noble mais ce n'est pas le cas, il porte seulement le nom "Malemort"...


Heumm! La Castelecerf te demande un peu plus de respect hein?

Argawaen fixait Brunehilde et levait un sourcil, du respect? Il n'allait surement pas avoir de respect pour elle, le respect ça se gagne et ça personne ne lui enlèverait de la tête...
Prenant une inspiration il prenait la parole...

Du respect? Et puis quoi encore? Tu as vu comment tu t'exprimes? C'est bien les personnes de ton âge ça tsss....

Marquant une légère pause il reprenait tout en la regardant sans défaire son regard du sien...

Et puis tu sais, le respect ça se gagne, je n'en ai pas pour toi...Ou pas des masses...

Léger sourire sur son visage leur conversation était coupée par la venue de Rosebourg, elle semblait étrange lorsqu'elle l'avait aperçut, un regard d'une femme troublée, n'y prêtant pas attention il fixait de nouveau Brune et reprenait d'un ton plus sec...

Lorsque tu auras compris cela mamie, tu auras compris mon fonctionnement...Et soit certaine d'une chose, je ne changerais pas de ton envers ta personne.


Il avait terminé sa petite tirade et attendait avec impatience les répliques de la Castelcerf, il se doutait bien qu'elle n'allait pas laissé passer ça et il en souriait d'avance...
Argawaen regardait la demoiselle de Rosebourg et répondait à sa question...


Je vais bien merci, et vous?

En attente des réponses il s'étirait et regardait les trois demoiselles présentent dans la taverne..

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Shigella
Argawen était entré, et les avait rejoint à la tablée, accentuant le malaise chez Shigella. Celle ci le salua avant de se lever et de rejoindre son comptoir, accompagné de son verre et de son écuelle.
Elle n'avait pas touché a son repas, mais avait l'intention de le donner à Igor quand celui ci rentrerai réclamer sa pitance.

La porte s'ouvrit a nouveau, les gens était sacrément matinaux ce matin. Genièvre apparut dans l'encadrement. Shig la gratifia d'un sourire accueillant. Elle sourit doucement en remarquant le regard appuyé qu'elle posa sur Argawaen. Elle se retourna, retenant un rire plus nerveux qu'autre chose avant d'appeler Igor à la rejoindre.

Celui ci ne se fit pas attendre, et elle lui offrit son écuelle accompagné d'un verre de lait. Ce dernier, trop heureux, la remercia d'un grognement de gratitude. Shigella était toujours étonnée par le mode d'expression de cet homme mais finissait par éprouver une sorte d'affection à son encontre. Comme elle aurait éprouvé pour un animal blessé.
Brune et Arga avait déjà entamé une discutions et elle ne se sentait guère d'humeur à y prendre part. Elle restait donc silencieuse, buvant plus que de raison cette fameuse eau de vie. Igor était assis au comptoir et mangeait bruyamment, tandis que le regard de la tavernière se perdait dans le vide, trahissant une accumulation de pensées fugaces...
Genievre_derosebourg
J'écoutai ce que dis Argawaen à Brunehilde et me renfrognai.
Pas très gentil tout cela!
Il baissait dans mon estime.
Pourtant, ce fut avec une voix douce et aimable que je répondis à leur question commune, comment j'allais.


Je vais fort bien merci, c'est une belle journée qui s'annonce on dirait!

Je croisai les jambes, et posai mes mains sur la table, mon anneau de pureté, toujours à l'annulaire de ma main gauche.
Je souris à Igor , à Shigella et Brunehilde.
Je portais une tenue plus légère adéquate au temps du jour.
Une robe simple couleur lilas, corsetée, sous un gilet en résille noir. Un ruban s'enroulait dans les entrelas de ma tresse.

Il faisait beau, et chaud.

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Jeune,célibataire, belle, audacieuse, douce, intelligente, séduisante. Elle sait rester humble et a de la conversation.
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