Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   1, 2   >   >>

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Pleurs et Colère

Majda_eulalie, incarné par Divinius
21 mars 1458 - Campement d'Exat en Arles


Elle avait obtenu l'accord de rentrer... La nouvelle du décès de ses parents l'avaient bouleversée. Majda avait fait quérir Skip, Uly et Tat... Ils allaient rentrer. Se blottissant dans les bras de son époux, ils discutent, alors que les membres d'Exat lui parlent pour la réconforter ou la pousser à réagir.

La mort ! La mort appelle la mort ! Voilà ce qu'elle voulait, ce que tous voulaient. Que les coupables soient châtiés, qu'ils meurent. C'était un minimum. Le mieux, seraient qu'ils souffrent en prime autant qu'elle en ce moment.

Réunis sous leur tente à Arles, un bon feu au centre réchauffant un peu les nuits fraîches, ils discutent, supputent, essayent de chercher à comprendre... Qui ? Pourquoi ?

Elle n'a même pas idée du quand, mais du comment oui... ça... Assassinés... Les lâches qui ont osés peuvent se cacher. Ils rentrent !

Qui visait-on au travers de ses parents ? La bannière ? Elle ? Bah, Majda n'a pas tant d'ennemis, une seule personne a failli lui planter une dague dans le dos... Et il y avait des témoins, serait-elle assez sotte ? Plutôt la bannière, et donc ce qui pourrait arriver, la crainte la peur... et ça, des peureux et des couards, le Languedoc comme bien d'autres comtés n'en manque pas...

Des ambitieux qui voudraient avoir une bannière ? Hum, encore les mêmes soupçons... Un peu trop facile... Pas si sotte la jeune maure malgré tout... La Comtessa ou Enduril, c'est simple, évident, peut-être un peu trop...

Soudain, ils prennent tous peur, intrigués... des lettres viennent d'apparaître ! Peut-être étaient-elles là depuis longtemps... sur la table, les miettes de pain dessinent comme des lettres... D... T.... C.....

Les suppositions vont bon train sur les significations probables, possibles, ou les plus abracadabrantes...

De "Douvres, Troyes, Carcassonne, c'est une carte ! " à "Divers Troublions Crétins", ou encore "Dans le Trou du Château", tous se lâchent... Il faut dire que ces dernières semaines de tensions en Provence, et la nouvelle du décès des barons fait que les hommes, tout comme Majda, ont besoin de tenter de décompresser... L'alcool pour oublier, et les délires les plus fumeux apparaissent... Est-ce la vapeur de la tisane qui chauffe, ou les effets de la liqueur de bonheur que Skip possède, elle n'en sait rien, mais ils sont victimes d'une nouvelle hallucination... Serait-ce un signe du Très-Haut ? Tous se signent, tous craignent, mais tous regardent, et lisent les lettres "BELLEQUICHEFELON"

Son coeur se serre, tentant de chercher l'explication... Son père était féru de jeux de mots, et si ça venait de lui ? Le noms de la taverne en Exat... "Les Deux Reines" pour "Les Noeuds Raides"... ou encore celui qu'il avait donné pour celle de la mairie "Les cénobites Tranquilles" en étaient la preuve, donc brainstorming moyenageux, alors que les têtes sont pas trop en état, ce qui donne... des choses assez surprenantes. Du genre Que fille chique l'on fait..." et autres délires...

Heure d'aller dormir, vu les effets de l'alcool. Prière à genoux près de son lit, demandant pardon au Très-Haut pour tout, le remerciant de l'amitié et de l'amour qu'il a mis sur son chemin.
Laurine.
[Castel de Montpellier plus ou moins au même moment]

Laurine ce jour là avait encore reçu des tonnes de courriers, allant du pinaillage pour des décrets municipaux à des demandes d'accostage en langues diverse. Une missive de Majda. Simple annonce de lance au premier abord...

Mais surtout confirmation de ce qu'elle avait cru être de simples divagation d'attardés de taverne.

Pas le temps, pas l'envie de chercher son sceau comtal, la brève missive qu'elle voulait adresser n'émanait pas de la comtesse mais bien de la filleule, de la fille, orpheline elle aussi.

Citation:
Majda

ta missive confirme la triste nouvelle que je n'osais croire.
Sache que tu pourras trouver en ta filleule tout le réconfort que tu m'autoriseras à te donner.
J'ai de suite donné des instruction au Conseil afin que toute la lumière soit faite sur le drame qui te touche et, dans la mesure de mes moyens et possibilités, ne laisserai personne entraver l'éclatement de la vérité. Personne !

Puisse Aristote te soutenir dans cette épreuve

Laurine


L'écriture était baclée, le parchemin de réemploi, le pigeon rachitique, mais l'urgence n'était pas dans l'apparence. Seul le message qu'elle voulait transmettre importait.

Il y aurait bien assez de formalisme plus tard...

_________________
Lengadòc per totjorn !
Majda_eulalie
22 mars - Campement d'Exat en Arles

Au petit matin, la décision est prise. Départ dès que possible. Cependant, leur aide est demandée, une fois encore, pour Arles... Après y avoir réfléchit, en avoir discuté avec les maréchaux, ils décident de rester... Deux jours maximum. Mercredi, il prennent la route pour Montpellier, avec une halte à Nîmes.

De toutes façons, partir sans Tatsuki serait idiot, ils ne seront pas trop à cinq dans la lance. La jeune maure commence à craindre pour sa sécurité.

Ils aideront donc un ami, Titan, Commandant des 45 pour mener à bien son plan. Quelques épées de plus ne lui seront pas inutiles. Vivement qu'ils puissent prendre la route... Elle n'en peut plus de rester, et boue de trouver les coupables de rejoindre le Languedoc.

Le soir, alors que chacun a vaqué à ses occupations, ou s'est reposé, dormant tout son saoul, son époux la rejoint, et lui donne des idées sur les lettres découvertes, si le destin, Aristote, Christos ou Dieu leur a envoyé ses signes, l'explication la plus logique serait : .... .

Mais oui ! Mais bien sûr qu'il a raison !

Elle l'embrasse et sourit franchement, pour la première fois depuis la veille. Elle le remercie de son soutien, son amour, son ange, son époux a raison !




23 mars - Campement d'Exat en Arles

Les ordres étaient tombés, la Princesse avait validé la demande de Titan, et Tat n'était pas rentrée du couvent... Donc pour le moment, rien à faire...

Autant aider et prêter son épée, faute de mieux. Ce qu'ils font... Certains aidant Armoria à entrer dans la ville, d'autres offrant des parchemins à "papi Nkhan" comme elle l'appelle... Son coeur se serre, elle voudrait déjà être à Montpellier.

Missive à faire porter au château, information de la lance qui va arriver, et prier que le Comté avec l'armée ne les poutre pas au retour chez eux. Pas envie de trop traîner.


24 mars - Campement d'Exat en Arles

Armoria sur le siège du maire d'Arles, félicitations de rigueur, et Corton où les lèvres sont à peine trempées, pas envie d'avoir de nouvelles hallucinations. Prière au Très-Haut pour qu'il veille sur ses hommes qui restent en Provence, ne pouvant dégarnir plus les fronts français, les yeux rougis par les larmes qui ne coulent qu'en privé, le visage fermé, tant qu'on le dirait froid, presque impassible, toute chaleur humaine semble s'en être comme évaporé. Seuls ses proches ont réussis à lui tirer un sourire de temps à autre...

Le temps de rejoindre Titan pour lui donner le reste de ses victuailles, ne conservant sur elle que le strict nécessaire pour ne pas mourrir de faim, elle peut rejoindre les chevaux. Son époux a fait vérifier que tout était près. Demain, ils respireront l'air du Languedoc...


Nuit du 24 au 25 mars - Sur la route

Après un dernier tour en ville d'Arles, une visite en taverne pour prendre une tisane pour réchauffer ses mains, et des visages amicaux pour lui réchauffer le coeur, Titan et quelques autres taquinant, elle répondant plus par automatisme, mais esquissant quelques sourires, elle rejoint donc son escorte...

Le visage fermé, point de chants contrairement à l'aller, point de joie... Funèbre convoi, emmitouflé dans des capes sombres... Majda n'a pas de vêtements décents pour le deuil, elle n'avait pas prévu ça ! Sa tenue de combat n'est pas des plus propre, certaines tâches de sang refusant de partir bien que sa chambrière l'ait lavée régulièrement. Elle a mis la plus propre... A Nîmes ou Montpellier, peut-être trouvera-t-elle une houppelande blanche comme il se doit... Un simple ruban blanc sur le bras droit pour le moment, et un autre qui ceint son front autrefois orné d'un ruban vert et blanc.

Livide, mains dont les jointures blanchissent, blessure au bras gauche qui se réveille, vivement qu'ils arrivent...


Matin du 25 mars - Arrivée à Nîmes

Arrivée au petit matin, chambres prises dans une auberge pour se reposer, entre la guerre, les émotions de la nouvelle, le retour, Majda est à bout de nerfs. Seuls les personnes qui l'accompagnent ont le droit à des réponses, même l'aubergiste est ignoré. Pas l'habitude de la jeune maure, mais qui pourrait avoir l'habitude de perdre ses parents ? Pensées pour sa filleule Liloie, son coeur se serrant, comprenant ce qu'elle a pu ressentir.

Réception d'un message de Laurine... pourvu qu'elle ne bousille pas l'enquête ! manquerait plus que de rater des indices par précipitation !

Elle répond au verso du parchemin, faisant retenir le pigeon, pour le renvoyer rapidement d'où il vient:


Citation:

Laurine,
De grâce ma chère filleule, pas de précipitations. L'enqueste doit estre menée, mais pas précipitée. Prudence et patience nous mèneront au coupable(s).
Majda.


Elle ne s'étale pas sur sa peine et sa tristesse, à quoi bon... Et puis, comme lui a dit Jack : "Tu pleureras plus tard Donà, pour le moment, faut tuer le coupable"... Plus facile à dire qu'à faire, mais elle compte bien faire appliquer le coutumier d'Exat pour la punition, et que les coupables paient le prix fort, qu'ils souffrent autant qu'elle.

Prenant la main de son époux, elle lui dépose un chaste baiser sur les lèvres, et se dirige vers la chambre pour dormir. Ils sont enfin en Languedoc, son coeur serré semble se détendre et peut-être la laissera-t-il prendre un peu de repos.

_________________
Majda_eulalie
Elle tourne, elle vire, et impossible de dormir....

Majda se lève, pour se mettre à la fenêtre et regarder le ciel d'un azur limpide, des larmes coulant le long de ses joues, encore... Elle l'ouvre alors, pour sentir l'air de son Comté, si cher à ses yeux, loin duquel elle ne fait que survivre.

Si ce n'est pour un triste évènement qu'elle rentre, elle aurait été enjouée, et heureuse de retrouver son Comté. Elle s'assoit alors à sa table, et rédige une missive à l'attention d'un ami très cher
.


Citation:
Celtic, mon ami,
Excuse-moi pour la forme de cette missive, point de protocole, c'est une amie qui a besoin de toi. Tu as certainement appris la nouvelle de l'assassinat de mes parents, ainsi que de mon retour, je gage.
Je suis à Nîmes aujourd'hui et me rendrait à Montpellier dès ce soir. Peux-tu me dire si les routes sont sûres ? J'aimerais également savoir si tu aurais quelques instants à m'accorder pour une entrevue, j'aimerais que tu m'aides pour l'enquête concernant ce double assassinat dont ils ont été victimes.
Amicalement,
Majda


Elle se relève, et de nouveau observe par la fenêtre, les allées et venues sur le marché, le brouhaha de la cité qui se réveille, et elle 'n'a pas encore fermé l'oeil depuis la veille... Il faut qu'elle écrive à Paula... Elle retourne donc s'asseoir, et prend un nouveau parchemin et écrit de manière tout aussi informelle...


Citation:
Paula,
Sans nul doute, vous avez appris les évènements qui me touchent. Ma douleur est grande, et les mots me manquent pour vous dire combien le décès de votre époux m'a touchée également. Voilà des personnes qui avaient beaucoup fait... trop sans doute... et qui se retrouvent sous la garde du Très-Haut. Souhaitons qu'ils y soient heureux.
Mon époux et moi seront à Montpellier demain, mais je vous avoue sans fard être totalement ignare, et pas du tout préparée à ce qui m'attend. Pour moi, papa et maman étaient immortels, des rocs, et leur départ m'a bouleversée.
Je vais avoir besoin de vous, pour toutes les formalités, et vous demande humblement de bien vouloir me guider.
Cordialement,
Majda


Elle descend et remet les plis à l'aubergiste.

Tu connais sans doute Celticdom, et le héraut, Langadoc, la Comtessa du Gévaudan. Je te charge de leur faire parvenir ses plis. Je retourne dans ma chambre, pour prendre un peu de repos.

Lui donnant une bourse de 10 écus, elle espère que les plis arriveront, et remonte sans demander plus...
_________________
Skip
Majda avait demandé à Skip de la suivre pour éclaircir la situation! Au Tente Blanche, Skip s'était affairée à soigner en vitesse son ami Jack, mais l'annonce de la mort des Barons lui coupa tous son élan! Il devait faire le maximum et laisser le reste aux bon soins de la Princesse Armoria! Ce qu'il fit avec un empressement démesuré, parlant plus vite que son ombre, donnant et expliquant les conseils comme si la Princesse était une débutante!!!

Faut dire aussi que l'instant d'avant Skip s'amusait follement à recoudre, bander et casser Jack! Dans cet ordre!!!

Dur retour à la réalité... si c'est vraiment la réalité!

Quelque jours plus tard, le vieil apothicaire à encore du mal à y croire!!! Assassiné? Faudra savoir comment ils ont été assassinés! Comment, avec quoi, quand, où, pourquoi, mais surtout, par qui???

Qui avait osé! Qui s'était donné le droit de forcer l'appel au Soleil des deux Barons les plus pieux que Skip ais jamais connu! Ceux-là même qu'il avait tant aidé et qui l'avait tant aidé!

Skip ne pouvait encore croire à la choses!

Il n'y croira que lorsqu'il verra le corps! Dans l'espoir que personne d'autres ni aura toucher que ceux qui on enlever le corps pour le mener en salle froide! En espérant que ce fut fait!!! Il avait oublier de demander à ce que ce soit fait!!!

Pourvu que ça ne prenne pas une semaine avant de se rendre jusqu'aux corps!

Les corps... Skip eu un frisson à cette idée!!! Vite trouver la façon qu'ils ont été tué pour trouver le ou les coupables et en finir avec cette histoire qui ne fait que commencer!!!

Skip à déjà tout un programme sur comment torturer et tuer le coupable! Il usera de la façon préféré du Baron, le fouet, mais avec quelque modification! Faire souffrir autant que lui-même souffre ne sera pas une mince affaire et faudra aussi en donner le double pour que Majda soit soulagé!!! Et ce sera avec une grande joie qu'il torturera l'assassin!!!

Arrivé aujourd'hui à Nîmes, il ne crois toujours pas à la mort des Barons... mais faudra bien ce faire à l'idée... Oui... Il faudra s'y faire...

_________________

Qu'Aristote veille sur vous! Paix et repos à vos âmes!
Arnaut Lo Tocasson, incarné par Majda_eulalie
26 mars 1458 : Dans l’église de Montpellier ;

Veillant auprès des corps sans vie de ses Maîtres, Arnaut attendait patiemment l’arrivée de la jeune héritière des Shaggash. Averti de sa venue imminente, le soldat avait envoyé par devant la future Baronne de Portes & d’Exat, les jumeaux. Bien que peu futés, ses deux sbires devraient pouvoir s’en sortir sans trop de problème, puisque leur mission consistait simplement en la surveillance des arrivées en ville afin de prévenir l’escouade d’Exat, sitôt Dame Majda parvenue dans les murs de Montpellier, du lieu où se trouvaient les défunts…

C’est ainsi que le XXVIe jour de mars, soit neuf jours après le décès de MarieDouce et Djahen, Majda fut contactée et put se rendre auprès de sa famille, dans l’église de Montpellier. Lui laissant quelques instants de solitude devant cet autel où les corps embaumés étaient exposés, Arnaut décida finalement de s’approcher de celle qui était désormais sa Maîtresse.


« Donà Majda… »

Quelque peu hésitant, guère habitué au longs discours, le soldat ne savait guère comment aborder le sujet. Cependant, les informations qu’il avait obtenues ne sauraient souffrir de toute dissimulation aussi, poussé par la nécessité, reprit-il en se forçant à ignorer les sentiments violents qui l’agitaient.

« Donà… Comme vous avez déjà du l’entendre porté par la rumeur, vos parents ont été empoisonnés. Ayant toujours été proche de Monsieur votre père, j’ai pu faire porter certaines choses découvertes, auprès de médecins qui travaillent pour la Médecine d’Oc. Des jumeaux, Louis et Josh, qui m’ont confirmé la présence de poison dans le dernier repas prit par vos parents…

Ceux-ci pourront transmettre à Mèstre Skip leurs conclusions, car ignorant tout de ces sciences, je ne saurais vous en dire plus sur ce point…
»

Une bien longue tirade pour le pauvre homme, qui s’il avait su manier le Verbe aussi bien que les différentes taches auxquels on l’avait déjà affecté, se serait vu devenir l’un des plus grand orateurs du Siècle, mais hélas il y avait encore tant à dire…

« L’une des servantes de vos parents, à laissé dans sa fuite certains objets dans un coffret et les médecins ont confirmé par leur simple vision qu’il s’agissait sans doute aucun des instruments du meurtre. Mais il y a d’autres choses auprès de ces poisons… un document et divers babioles que j’ai laissés sans y toucher, afin que vous puissiez en prendre connaissance. Je me dois de vous avertir cependant, que selon les savants, un simple contact desdites choses pourrait s’avérer mortel du fait de leur proximité des ingrédients corrompus…

De par Dieu, soyez prudente si vous devez y porter les mains…

Il y a aussi plusieurs documents écrits de la main de votre père que j ‘aimerais vous remettre…
»

Marquant une courte pause, le Bras-Droit de Feu le Baron de Portes, continua…

« Quant à cette femme qui se serait rendue coupable du meurtre, l’on a retrouvé son corps le lendemain, alors que les hommes d’Exat patrouillaient dans les quartiers du port. Visiblement, elle a été tuée d’un coup de poignard dans les entrailles.

Est-ce là simple l’acte d’un marin ivre à qui elle se serait refusée ou l’acte de la personne qui avait commandée la mort de vos parents, je l’ignore.

J’ai pris sur moi la liberté de la faire châtier, malgré le fait qu’elle ait échappé à votre ire par le crime dont elle a été victime. Sa dépouille à été proprement démembrée sur la place du marché, à la hache et devant témoins comme il se doit, et ses morceaux ont été jetés dans les fosses communes, sans bénédiction ni prières pour son salut…
»

Finalement, les choses avaient été dites. De manière un peu crue certes, mais Arnaut n’était pas homme à tourner autour du pot et c’était pour cela qu’il avait été choisi comme garde personnel du couple Shaggash, et presque considéré comme un ami par ceux-ci. Il restait toutefois quelques dernières paroles à prononcer…

« Donà Majda, il y a cinq jours de cela, j’ai pu rencontrer Donà Polstephie. La sachant être l’exécuteur testamentaire de vos parents et héraut de Languedoc, j’ai cru bon de lui transmettre les même informations que celles que je viens de vous donner. Mais je vous ai réservés les objets recueillis…

Je me trompe peut-être, mais je pense que vous aurez en elle un allié de poids dans votre quête de la vérité. Contrairement au Conseil Comtal qui semble se terrer dans un coupable mutisme. La situation semble faire leur affaire… Mais pardonnez moi, je m’égare…

C’est là noble Dame, que Donà Polstephie, et elle semblait aussi vivement affectée que nous autre, que je pense voir en elle quelqu’un de confiance…
»



Ce texte est de ljd Djahen
Majda_eulalie


26 mars - Arrivée à Montpellier


Vu l'accueil chaleureux et surtout à prix d'or qu'elle-même et les soldats d'Exat originaires de Carcassonne venaient de recevoir, elle était passée rapidement demander des explications, et laisser son scribe sur place pour obtenir réponse de la part du Conseil. Ce fut donc une visite à la salle des doléances, avant de courir presque jusqu'à l'église....

Les deux pierrots comme elle les appelait, incapable de savoir qui est qui entre les deux étaient près de la porte sud-est lorsqu'elle était arrivée avec son escorte. Les pauvres n'avaient pu que la suivre après lui avoir dit où étaient les parents Shaggash.

Arrivée sur le parvis, elle hésite... et finit par entrer, après avoir déglutit. Lentement, elle remonte la nef, jusqu'au coeur, et s'arrête avant d'y monter.

La jeune maure s'agenouille pour prier, refusant de voir... mais il faut bien ouvrir les yeux, et affronter la vérité. Ils sont là. Ils sont étendus. Elle se relève, glisse sa main dans celle de son époux, le regarde, un peu perdue... puis s'approche de ses parents.

Sa mère... Son père... Morts.

Inspirant profondément, elle ferme les yeux, sa lèvre inférieure et son menton tremblant légèrement.

Majda serre les dents, ouvre les yeux et regarde.

Elle se penche vers sa mère, et lui dépose un baiser sur son front, geste que sa mère lui faisait pour lui dire au revoir le soir, en souvenir de sa douceur.

Puis elle s'approche de son père, et pose une main sur le crâne rasé, en souvenir des ébouriffantes mains qu'il lui passait dans le cheveux en guise de "bonne nuit" lorsqu'elle était enfant.

S'agenouillant près d'eux, tournée vers l'autel, elle joint les mains, et prie de nouveau le Très-Haut de les prendre en sa protection. Puis, elle se relève à nouveau, et voit Arnaut, le salue d'un regard et l'écoute...

Le pauvre, elle l'a rarement entendu parler autant. Elle pose sur lui un regard amical, l'écoutant jusqu'au bout.


Merce Arnaut, tu as bien fait. Nous allons nous rendre à la caserne d'Exat en ville, j'imagine que tu pourras y apporter ce que tu as mis de côté. Je t'assure que je ferais attention, je porterais des gants de cuir pour les regarder.

Il va me falloir contacter Langadòc aussi. Le Conseil en place se moque ouvertement par cette attitude désinvolte de la mort de deux de ses vassaux. Les visages se dévoilent lors de tristes évènements, on voit qui sont les vrais amis, et cela conforte l'opinion que je m'étais faite de certains.


Puis elle se tourne vers les membres de son escorte, et déglutit.

Quelques instants encore, et nous partons pour la caserne d'Exat en Montpellier. Je souhaite voir le Maréchal Bentich et l'intendante Aeris pour quelques explications. Il faudra les convoquer, mais un peu plus tard.


Se tournant à nouveau vers ses parents, elle les regarde... Là... Figés... Elle a l'impression de les voir dormir, qu'ils vont se réveiller... mais non... Leurs poitrines restent immobiles. Ils ne se réveilleront pas. D'un revers de la main, elle essuie une larme et redresse la tête. Pour eux, elle doit se montrer forte. Ils n'auraient pas voulu la voir devenir mélancolique. Et puis son époux qui se tient près d'elle, tout aussi affecté... Elle lève les yeux vers lui.

Allons-y.


Simples mots, murmures dans cette pénombre... Quitter ses parents. Une dernière caresse sur leurs joues, un dernier mouvement pour toucher leurs mains qui ne seront plus là pour la guider ou la réconforter. Chercher sa propre voie... Mais pour le moment, faire son devoir, faire ce qui doit être fait. En premier lieu... Langadòc. Bentich attendra.

_________________
Skip
Skip avait bien écouté tout ce que Arnaut avait à dire... Bien écouté, mais pas trop attentif! Tout ce qui l'intéressait était de connaître le nom des médecins qui s'étaient occupée du couple. Louis et Josh! Pas les plus brillant du Languedoc... Pourvue qu'ils n'aient pas décidé de bâcler leurs recherches pour aller fricoter avec les jeunes infirmières!!!

Hormis cette pensé, toute l'attention de Skip était sur l'image qu'il avait devant lui et qu'il ne vivrait jamais. Du moins s'il est permit de croire que l'on puisse assister à son propre enterrement... Son propre fils ayant fait vœux de silence et de chasteté... Il est hors de question qu'il puisse espérer que celui-ci vienne assister à tout ça! Il serait plus du genre à rester enfermer dans sa cellule et prier...

Du coup, Skip est doublement touché par le spectacle macabre! Visiblement, ou du moins pour un proche, Majda était complètement atterré et c'était un effort pour elle pour ne pas fondre en larme... Et lui-même?

Vieux fou qu'il est... Lui-même est en train de dépérir! Lui-même n'est plus comme il était avant... moins patient, moins enclin à pardonner... La vue, les os... Comment a-t-il pu croire que les Shaggash seraient immortel? Personne ne l'est!

Skip n'osa dire aucun mot. Il resta en retrait tout le temps où Majda était près de ses parents. Quand elle annonce le départ, Skip lui reste sur place!

Debout, en retrait, dans l'ombre de la pénombre, le vieux fou laisse les jeunes s'en aller. Quand le lieux est enfin vide, Skip s'approche enfin du couple. Une larme coule sur son visage ridé.

Étrange relation qu'il avait eu avec Djahen! De longues étapes pour gagner la confiance, apprendre à s'apprécier mutuellement et finalement... Oui, Skip doit se l'avouer, il les aime! Il a aimé... Non! Il aime Djahen! Son caractère, sa façon d'être, de parler de traiter les gens! Toujours avec le plus grands respect, même ceux qu'il méprisait, il les méprisait avec respect, si c'est possible!

Oui! Skip aime sincèrement Djahen et c'est une énorme perte que de le voir ainsi étendu!

MarieDouce! L'une des femmes les plus passionné qu'il ait connu! Toujours généreuse et serviable!

Le couple Porte et Exat qui n'est plus! Skip pleur... Sans gêne ni retenue!

Il prend finalement une grande inspiration et tourne les talons! Direction, l'Auberge! Un petit repas, un bain et puis il ira voir les deux médecins! Beaucoup de travail l'attend! Mais demain c'est dimanche! Lundi il pourra commencer le tout... Lundi... C'est loin!

C'est un vieillard courbé qui sorti de l'Église. Le Garçon de Cours attrapa son vieux patron et l'aida à marcher jusqu'à l'Auberge. Si on lui demandait ce que Skip avait, certainement qu'il aurait répondu que son maître avait soit trop bu soit que la route précipité lui avait apporté quelque fatigue du corps...

Aucun mot ne serait à entendre de la bouche de Skip avant le lendemain...

_________________

Qu'Aristote veille sur vous! Paix et repos à vos âmes!
Polstephie
[Dans un bureau héraldique, tard le soir...]

Et un petit garçon vint porter une lettre à celle qui ne vivait plus que vêtue de blanc, entourée par le deuil qu'elle portait et respirait depuis des années maintenant. Elle récupéra la lettre et la lut. Sa main retomba le long de sa robe alors que son cœur se serrait de savoir à quel point la jeune femme était perdue. Elle relut la lettre avant de faire réponse.

Citation:
Paula,
Sans nul doute, vous avez appris les évènements qui me touchent. Ma douleur est grande, et les mots me manquent pour vous dire combien le décès de votre époux m'a touchée également. Voilà des personnes qui avaient beaucoup fait... trop sans doute... et qui se retrouvent sous la garde du Très-Haut. Souhaitons qu'ils y soient heureux.
Mon époux et moi seront à Montpellier demain, mais je vous avoue sans fard être totalement ignare, et pas du tout préparée à ce qui m'attend. Pour moi, papa et maman étaient immortels, des rocs, et leur départ m'a bouleversée.
Je vais avoir besoin de vous, pour toutes les formalités, et vous demande humblement de bien vouloir me guider.
Cordialement,
Majda


Puis elle se pencha sur l'écritoire et réfléchit au lieu qu'elle préférait pour la rencontre. Ce fut rapidement qu'elle envisagea de recevoir Majda dans ses appartements Montpelliérains. Elle rédigea donc sa réponse en ses termes.

Citation:
Majda,

Les mots sont parfois bien faibles pour exprimer nos ressentis, nos sentiments. Je reste profondément bouleversée de la mort de vos parents, de leur disparition. Il me semble pourtant que c'était hier encore que nous siégions côte à côte dans les locaux de l'Assemblée Nobiliaire. Je vous remercie de vos pensées dans ces moments douloureux qui nous frappent toutes deux.

Je reste persuadée qu'ils sont au côté du Très-Haut, désormais immortels, tels que nous les pensions alors qu'ils nous guidaient. Je reste à votre disposition, bien évidemment. Mais je ne souhaite pas que notre rencontre se fasse en le Château de Montpellier que j'ai de plus en plus de mal à fréquenter tellement il est froid malgré les feux que je fais alimenter dans les cheminées des locaux héraldiques. C'est donc dans mes appartements personnels, en la ville de Montpellier que je souhaite que notre rencontre se fasse. Voyez-y le geste et les conseils d'une amie plus que ceux d'un héraut en tant que tel. J'espère me montrer à la hauteur de vos attentes malgré les choses douloureuses que nous ne manquerons pas d'aborder.

Je laisserai donc dès aujourd'hui des ordres à mes gens pour que l'on vous introduise auprès de moi dès que vous le souhaiterez. Je resterai ainsi à mon domicile en vous attendant...

Que le Très Haut apaise vos tourments.

Paula-Estèva


Et il en fut ainsi. Aussitôt la lettre écrite, le Héraut se leva et se rendit à son domicile où elle attendrait la jeune fille devenue jeune femme.
_________________
Celticdom
Narbonne.
Un matin de mars.
Le soleil n'est pas levé.

Celtic et sa petite famille dormaient comme des bienheureux dans leur maison narbonnaise quand des coups violents furent frappes a la porte.

Les deux mâtins se mirent a grogner et le Celt se leva rapidement.

Approchant de la porte sans bruit, les chiens s'étant tus a son arrivée, Celtic décrocha une javeline et entrouvrit la porte silencieusement dardant la javeline vers le cou de l'homme qui était derrière.


Oooh! tout doux messire. Est ce comme ça qu'ici sont accueillis les messagers?

L'homme tenait un parchemin roulé et scellé a la main et, tremblant légèrement, le tendit a son destinataire.
Le Celt le pris et regarda le scel, le reconnaissant.


Une missive de Majda! par messager et qui apparemment avait du voyager longtemps vu sa tête de déterré... Qu'est ce qui pouvait valoir cette urgence.

Merci! Reste la!

Celtic se dirigea vers un buffet et y prit sa bourse qui trainait dessus.
Il revint vers la porte interpellant l'homme visiblement fatigué.

D'où viens tu l'ami? Il est visible que tu as beaucoup chevauché!

Il lui tendit la bourse.

Tiens va te reposer a l'auberge de la bonne étoile.
Elle est près du port, tu y seras tranquille.



L'homme prit la bourse en remerciant et tourna les talons, se mit en selle et poussa son cheval dans la direction de l'auberge.

Celtic se rapprocha de la cheminée qui dégageait une douce chaleur et une clarté certaine en ce début de printemps.
C'est avec une légère appréhension qu'il rompit le scel.


Citation:
Celtic, mon ami,
Excuse-moi pour la forme de cette missive, point de protocole, c'est une amie qui a besoin de toi. Tu as certainement appris la nouvelle de l'assassinat de mes parents, ainsi que de mon retour, je gage.
Je suis à Nîmes aujourd'hui et me rendrait à Montpellier dès ce soir. Peux-tu me dire si les routes sont sûres ? J'aimerais également savoir si tu aurais quelques instants à m'accorder pour une entrevue, j'aimerais que tu m'aides pour l'enquête concernant ce double assassinat dont ils ont été victimes.
Amicalement,
Majda


Il resta a considérer le parchemin.

Si l'héritière des barons de Portes et d'Exat demandait son aide Il ne la lui refuserai pas . Il ne laissait jamais un ami dans le besoin a plus forte raison dans cette situation particulière.
Il avait entendu parler de menaces et la mort par empoisonnement de ses parents devait lui laisser plus de questions que de réponses.


Il se prépara rapidement un solide déjeuner qu'il engloutit avec la même célérité.
Sa décision était prise.
Il irait lui même porter son message a Majda.

Son épouse dormait toujours, Celtic lui laissait un message avec le parchemin .


Une rapide toilette a l'eau glacée sortie du puit le revigora et il enfila ses habits de voyage.
Pasu, son frison noir, sentant une sortie commençait a piaffer dans son écurie.
Quelques instants plus tard le Celt partait en direction de Montpellier.

_________________
Majda_eulalie


[vendredi 26 mars - Après avoir vu ses parents]

Retournée en la Caserne d'Exat en Montpellier, elle se fait porter les affaires retrouvées dans la chambre de l'auberge par Arnaut, et s'installe, en compagnie de son époux, et de son Mestre Armant venu en toute discrétion, furtivement, faire un petit tour à Montpellier, il allait retourner à Arles dans la soirée, mais tenait à être présent et suivre un peu le déroulement de l'enquête. Un homme seul, aussi aguerri que lui voyageait plus vite de Majda et son escorte, ce qui agaçait prodigieusement la jeune maure qui rêvait de pouvoir faire que des armées se déplacent aussi vite que le maréchal d'Alais, mais là n'était pas la question...

Ils étaient donc tous les trois réunis, et portant des gants épais en peau de mouton, afin de se protéger comme leur avait conseillé Arnaut.

Ils découvrirent ensemble le contenu du mystérieux coffret...

_________________
Majda_eulalie


[vendredi 26 mars - fin de matinée : Ouverture du coffret dans le bureau de Majda]

Furtivement, Jack avait suivi la petite troupe à distance, prêt à intervenir au cas où sur la route. Quirin et Majda le retrouvèrent dans le bureau de la jeune épousée.

Ils découvrir ensemble le contenu du mystérieux coffret...

- des cartes

- un bout de parchemin

- un morceau de cire rouge
- un étrange appareil en bois, avec des chiffres, des lettres, et dont la partie centrale tourne

- une bourse contenant une centaine d'écus...
- trois autres bourses comprenant des herbes ou racines, qu'elle confiera à Skip, ainsi qu'une fiole
- un moule à bougies et des mèches grisâtres et poussiéreuses au toucher, le même genre de poudre que celle dans la bourse.


Majda met de côté bourses et la fiole, en les remettant dans le coffret, et regarde ce qu'il leur reste. Jack, très motivé, se saisit du bidule en bois, et commence à le tourner dans tous les sens...

En regardant les cartes, Majda et Quirin cherchent à savoir ce que cela peut bien vouloir dire... Un as... Un Comte ? Une comtessa ? un cinq... des sbires ? des épées... et là, Quirin parle d'un général, pour cinq épées, cinq étoiles... Mouais... Ils commencent à émettre des hypothèses... Laurine, Julios, Enduril ? Un peu simpliste, trop évident, il manque quelque chose de plus tangible.

5 + 1 ou 5 - 1 ? IV ou VI ? si c'était le code pour lire le parchemin ? mais oui !

Et là, Jack s'époumone à réveiller toute la maisonnée. Il a trouvé et déjà fini de décrypter, alors que Quirin et Majda sont toujours à essayer de trouver le sens des cartes, à l'endroit, à l'envers... Majda parlant de Bysance, la fille de Maka Sitomni pour savoir ce que veulent dire les cartes...

La jeune maure esquisse un sourire, lui redemandant un peu de calme... et c'est alors qu'il lui indique des transcriptions possibles ...



Je demande un peu d'indulgence aux censeurs pour les "pièces à conviction" dans le rp. Merci. LJD Majda

_________________
Jack_daniel, incarné par Majda_eulalie
Jack_daniel a écrit:
Jack ayant pris son courage à deux mains se pencha sur la description du bazour. Aidé de la machine, il compta les lettres, se mélangea les méninges et arriva aux portes de la folie avant de se lever avec un parchemin couvert de charbon.

EUREKA!

Il montra sa feuille aux présents.

Bon alors j'suis pas sur, l'écriture est pas bien lisible à certains endroits. On a plusieurs choix.

Citation:
1)La date limite approche et "lehacgoir s'impatiente //bogue (traduction litérale)
2)La date limite approche et le hachoir s'impatiente //bogue
3)La date limite approche et le hachoir s'impatiente //bohue( Traduction interprétée)
Quirin
le cri du Mestre Armant les faits non pas sursauter, mais faire une pause dans leurs cogitations, il avait trouvé... bon ça avait un sens, enfin c'était des mots connus, mais un sens vraiment ?

Bon, bon ne confondons pas vitesse et précipitation... une chose m'est venue en tête... ce coffret que nous pensons "oublié", n'est-il pas en notre possession par une vile volonté qui aurait à dessein de nuire doublement ?

d'une part aux Barons en les envoyant rejoindre le soleil, mais aussi en incriminant de supposés auteurs par ces indices fortuitement trouvés ?


Regardant son épouse, à qui il ne va rien apprendre

Mon cœur, il est vrai que certains détestaient, ou jalousaient, ton père, mais combien parmi eux détestent aussi ceux que ce message veut incriminer ?
_________________
Majda_eulalie
[ 26 mars - Fin de matinée - Bureau de Majda en la caserne d'Exat]




Citation:
1)La date limite approche et "lehacgoir s'impatiente //bogue
2)La date limite approche et le hachoir s'impatiente //bogue
3)La date limite approche et le hachoir s'impatiente //bohue


Puis, ce fut un délire total... qu'est-ce que cela signifiait ? A qui cela s'adressait-il ?

Un hachoir, une date limite, une bogue ? Bouge ?

Majda proposa pour le hachoir, sa filleule, encore appelée, glaçon boucher, et qui portait souvent une hache à la taille en guise d'épée. On lui demanda un boucher, elle proposa donc Laurine. Les hommes n'y croyaient pas trop, mais bon, il fallait bien commencer quelque part.

Bogue ? et s'il y avait une erreur ? On se disait : bouge, des lettres inversées... Genre : bouge, la date limite approche, le hachoir s'impatiente... Un boucher dont la viande avariée devait être vite vendue ? nouveaux noeuds dans le cerveau pour tenter de trouver la solution...

Soudain c'est Majda qui se tape la paume de la main contre le front.


Mais oui ! Bogue, Châtaigne ! Enduril a déjà failli me mettre une dague dans le dos et ça devant témoins au Bleson ! Elle n'est vraiment pas nette si c'est bien ça la traduction. Il va falloir que j'en parle à Paula, parce que là, c'est une grave accusation... Le bout de scel ? il est où ?

Et là, intervention de son époux...

Bon, bon ne confondons pas vitesse et précipitation... une chose m'est venue en tête... ce coffret que nous pensons "oublié", n'est-il pas en notre possession par une vile volonté qui aurait à dessein de nuire doublement ?

d'une part aux Barons en les envoyant rejoindre le soleil, mais aussi en incriminant de supposés auteurs par ces indices fortuitement trouvés ?

Mon cœur, il est vrai que certains détestaient, ou jalousaient, ton père, mais combien parmi eux détestent aussi ceux que ce message veut incriminer ?



Les pièces du puzzle commençaient à se mettre en place... La date limite approche : la fin du mandat... Le hachoir s'impatiente : Laurine la bouchère s'impatiente... Bogue : Chataigne, le parti politique d'Enduril...

Tapant du poing sur la table, elle se lève, puis ramasse tout en parlant le parchemin, la roue en bois, le bout de scel brisé, et les cartes, puis les place dans un parchemin, qu'elle plie pour le fermer, et retire ses gants.

Tu as raison Quirin, patience, tout incrimine ma chère tatie Endu et Laurine, mais franchement, c'est un peu facile. Tout le monde sait que je ne les apprécie pas. La moitié du Languedoc pourrait être ravi de ce que ce double assassinat apporterait au Comté. Il faudra que j'aille chez Paula, je pense qu'elle pourra avoir un autre point de vue, et pourra entre autre, reconnaitre ce bout de scel peut-être.

Jack, tu resteras ici, et que personne ne sache que tu es là, ça serait parfait si on te croyait à Arles. Quirin ? Tu veux bien m'accompagner ? Il y a tant à dire et à faire chez Paula, que je crains d'oublier des choses.


Et là, on vient lui apporter la missive du Héraut, à qui elle avait écrit dernièrement.
Citation:

Majda,

Les mots sont parfois bien faibles pour exprimer nos ressentis, nos sentiments. Je reste profondément bouleversée de la mort de vos parents, de leur disparition. Il me semble pourtant que c'était hier encore que nous siégions côte à côte dans les locaux de l'Assemblée Nobiliaire. Je vous remercie de vos pensées dans ces moments douloureux qui nous frappent toutes deux.

Je reste persuadée qu'ils sont au côté du Très-Haut, désormais immortels, tels que nous les pensions alors qu'ils nous guidaient. Je reste à votre disposition, bien évidemment. Mais je ne souhaite pas que notre rencontre se fasse en le Château de Montpellier que j'ai de plus en plus de mal à fréquenter tellement il est froid malgré les feux que je fais alimenter dans les cheminées des locaux héraldiques. C'est donc dans mes appartements personnels, en la ville de Montpellier que je souhaite que notre rencontre se fasse. Voyez-y le geste et les conseils d'une amie plus que ceux d'un héraut en tant que tel. J'espère me montrer à la hauteur de vos attentes malgré les choses douloureuses que nous ne manquerons pas d'aborder.

Je laisserai donc dès aujourd'hui des ordres à mes gens pour que l'on vous introduise auprès de moi dès que vous le souhaiterez. Je resterai ainsi à mon domicile en vous attendant...

Que le Très Haut apaise vos tourments.

Paula-Estèva







[26 mars - après-midi, avant d'aller chez Paula]

Après avoir bu un peu d'eau, ne trouvant guère d'envie et de goût pour manger plus, la jeune maure, d'habitude très gourmande s'installe pour écrire quelques missives. La première pour Monseigneur Lemoine. Elle demandera à l'un des jumeaux de l'envoyer à l'évêché de Narbonne.

Citation:
De nous, Majda_eulalie Shaggash,

A vous, Monseigneur Lemoine,

Respect et amitié.

Monseigneur, c'est une bien triste nouvelle qui nous amène à vous écrire, comme vous l'a déjà fait savoir le sergent de Béziers, Mestre Divinius, nos parents sont décédés le 17 mars de cette année. Voilà donc 10 jours demain qu'ils ont été embaumés et exposés en Montpellier, veillés par un garde d'Exat.

Nous souhaiterions pouvoir leur rendre un dernier hommage, et les enterrer décemment, et pour se faire souhaitons que vous célébriez les funérailles du baron de Portes et de la baronne d'Exat, sur leurs terres. Ensuite, notre médecin, Skip Lo Casalièr, procèdera à leur désincarnation avant que nous les portions sous leurs gisants dans la chapelle Saint Arnald en Exat.

Accepteriez-vous d'officier sur les terres des Shaggash pour cette messe ? (1)

Humblement,

Majda

Fait à Montpellier, le 26 mars 1458




Puis, elle s'attèle à une seconde missive, pour sa filleule cette fois.

Citation:
De nous, Majda_eulalie Shaggash, Dame de Couffoulens,

A vous, Laurine Sauvage, Comtessa du Languedoc,

Respect et loyauté,

Par la présente, vous informons que nous avons constater que nos parents sont bien morts, constat que vous auriez pu faire en vous rendant en l'église où ils sont exposés.

Leur embaumement fait apparaître nulle possiblité pour le Sans-Nom de s'emparer de leurs corps, et voici 10 jours demain qu'ils seront là, et le texte que vous nous avez montrer stipule bien que " 2) Il est reconnu que le temps limite de survie d’une âme sans le corps est d’environ 10 jours.

Respectueusement,

Majda

Fait à Montpellier, le 26 mars 1458






(1) En gargote mais topic comme si à Exat éventuellement. copie sur rp partage.

_________________

















































See the RP information <<   1, 2   >   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)