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[RP] La Bourgogne : ses caves ... ses chateaux ...

--Le_firmin


Le Firmin tra-vail-lait.
Le Firmin suivait le cours de ses pensées qui se perdaient dans la ligne hasardeuse des méandres des dalles du perron.

- Une demi-d...

Citation:
Olà ! Un tit remontant mon gars ?


L'espace de temps certain qu'il lui fallut pour réaliser qu'il remonterait bien de quelque part, il leva la tête, l'homme de peine.
Un remontant.
Il n'était pas si bas...
Ouais, mais le soleil, il était haut, lui.
Et le Firmin... Ben il pouvait bien remonter d'un degré ou deux. C'est vrai.
Descendit les marches du perron, en fait.
Il traînait derrière lui le balai et toute la peine qu'il se donnait depuis qu'il était homme de peine.

Une jolie demoiselle suçait la bouteille comme s'il était le sein de sa môman. Firmin déglutit. L'pire c'est qu'elle avait emmené aussi un joli verre de la maîtresse.

- Misère quy c'est qui va encore avoir des ennuis ?

- Vous disiez, demoiselle ???? Devriez faire attention, 'vec ce soleil, le vin de not' maître, il est traître ...

Firmin se dit qu'ça n'engageait à rien. Mais qu'ça commençait bien.
Il fit un sourire timide à la demoiselle têteuse.


- ya qu'qu'chose pour vot'service ?
Luciedeclairvaux, incarné par Burrich
L'Ange de la Zoko avait été difficile à déloger de la première table. C'était connu, elle avait de l'ogre l'appétit, voire la folie des grandeurs. Mais guère les proportions. De quoi laisser vertes de rage les nobliotes potelées qui ne savaient pas que la blonde perdait en fait toute cette énergie-là dans des exercices communs et accessibles à tous, comme le lever de boulet, ou le maniement du trébuchet.

Bref, Blondie avait fini par fourrer le reste de son déjeuner en vrac dans sa besace, sous l'œil réprobateur de l'aubergiste, pour suivre les longues jambes du Simple assoiffé et de la divine et aérienne brune qui les avait rejoints. Des vignes, un domaine, un château ... Lucie était partout comme chez elle et la hauteur des pierres l'impressionnait peu. Tant qu'il n'y avait pas de roux dépecés pendus aux créneaux comme à Gennes* ...



L'arrivée fut fracassante. Le jeune Saltarius qu'elle avait connu naguère en Touraine n'avait pas pris de carrure, pourtant. Mais il semblait mû par une force extraordinaire.
Et ne serait-ce pas la voix de la poche à gnôle qu'elle avait reconnue-là, derrière la porte ? Ce maudit buveur avait trouvé un stratagème pour arriver avant eux ... quel pouvait-il être ?

La porte tomba et le stratagème apparut, dans toute sa froide splendeur blonde. Encore une blonde qui avait succombé au charme brut. Que ne feraient-ils pas pour picoler ?... Enfin, elle présentait mieux que le curé qu'ils avaient littéralement culbuté sur le parvis de Chinon ... (enfin, surtout Burrich).
Et puis elle, Lucie la connaissait déjà !

Retour en arrière : Salle des Doléances ...
Lucie demandait dédommagement. Della proposait des barriques. Refusées avec dédain ...
Ce n'était pas pour revenir quelques semaines plus tard quémander le vin !
Que dire, que faire ?
Demander tout, comme d'habitude.


Ah ! Chère conseillère, votre charmante et généreuse idée m'est rev'nue : vous me mettrez donc de côté ces barriques. En guise d'intérêts des 103 écus que ne tardera pas à m'octroyer le Régent, c'la va sans dire.

D'une gracieuse main, la balafrée avait esquissé un geste pour relever Burrich.

Les écus, elle n'en avait rien à cirer. En Anjou, son père était couvert d'or. Si elle les avait bassinés, c'était plus par orgueil d'avoir gagné en Cour d'Appel contre eux et par goût d'embêter la Bourgogne, que par cupidité pure.

Et boire du vin en compagnie de ses amis, cela ne valait-il pas tout l'or du monde ? En parlant d'amis ... où était passée Cerdanne ? Elle balaya la salle du regard. Salt était attablé. Della avait sorti ses plus beaux verres. Burrich en était toujours sur le cul, le pif en sang. Blondie sourit en coin, affectueuse presque. Le soulard soudard en avait vu d'autres, elle n'était pas très inquiète. Plutôt flattée de l'avoir là, à ses pieds ...


Allons allons, point d'allégeance ce jour ! Buvons plutôt à nos retrouvailles !

Un rire étouffé ponctua la phrase. De l'art de se camoufler en pitre pour mieux apaiser les flammes ...

*Gennes, capitale du Maine, domaine paternel.


Saltarius
- Tudieu qu'il avait soif, le Saltarius !!!!

L'avait déjà enfilé deux hanaps et commençait seulement à sentir le goût du vin. paraît que le Bourgogne c'est capiteux...
Ca capitait pas encore vraiment dans la tête du Saint.
N'entendait même pas encore les cloches de Bécassine, ni même sa voix criarde.
Faut dire que sa voix... Ben l'avait pas besoin d'être décapité pour l'entendre. Mais non, elle se faisait discrète. La Sainte Nitouche.
L'attendait son heure, sûrement.

Lucie se mit à parler et à réclamer une petite centaine d'écus, Salt trouva cela un chouïa mesquin... Bon n'allait pas discuter et tourner autour de la Zoko.... Salt voulait que tout tourne autour de ses tonneaux... De ses futurs tonneaux.


Citation:
Buvons plutôt à nos retrouvailles !


L'était d'accord... Les retrouvailles, savait pas trop ce qu'il avait retrouvé mais l'était d'accord.
Aux retrouvailles !!!
Et tiens, où était donc passée la brunette? Son esperte brune s'était tirée.

La demoiselle en blond, là , lui parlait vignobles .

Citation:
Ainsi donc, vous souhaitez vous lancer dans l'exploitation vinicole également ?
Avez-vous beaucoup de vignes ?


Saltarius engloutit son verre, s'essuya la bouche sur la nappe et retendit le bras armé de la coupe d'un air très ... concerné.

- Nan, mais nan ....J'ai pas de vignes chez moi, je fais dans le cochon.
J'ai plus de , comment dire, science innée avec les cochons, c'est comme ça. Le vin, c'est ....trop compliqué pour ma petite tête de Simple.
Non, voyez-vous gente dame, je suis devenu, disons... immensément riche
et, j'ai j'ai des amis assoiffés.
Et puis moi, ben, ma soif elle est comme un trou dans le sable qui se remplirait jamais.
Et puis Bécassine, elle s'y connaît en vin, elle a été éduquée par un comte immortel avec de grandes dents qui aimait beaucoup le vin.

Saltarius vida son verre derechef et attendit qu'il se remplit comme par magie.

- Et, et .... elle me répèpète :un vin élevé avec... co co co mment encore ?
sagesse se déguste avec savoir faire... ou bien c'est le con con traire.
Le vin vin vin se dégugusse avec saveur et sa sa sagêgêgêsseu. Enfinfin j's s sais plus.

- Et puis ... j'ai un archichitecte, Numérobisbis.... veut me faire des caca ves, des cacaves pour le vin ...et puis aussi des chambres de tortortuture.
Alors, je je je visisite toutes les cacaves de la régégion.

Il prit la cruche des mains de son hôtesse et alla lui-même le remplir au tonnelet qui trônait là.
- fafffa meumeuh votre vinasse, ma chtite pétatasse....
Houps

La carafe lui échappa des mains, il essaya de la rattrapper, se racrocha au tonnelet qui tomba et roula.
- Oh non........... suis-je maladroit dit-il en se grattant la tête.
Puis voyant le vin qui coulait à flot de la bonde enlevée, il se rua et se coucha sous le jet rouge et odorant.
Il ferma les yeux de bonheur.
Et de ses entrailles les plus profondes sortit un râle effrayant

- raaaaaaaaaaaaaa, c'est bonnnnnnnnnnnnnn
_________________
conseiller en jurons de Sa Grasce la Duchesse d'Anjou
Della
Grand dieu du ciel mais quel était tout ce fatras ! J'allais me réveiller, il s'agissait d'un cauchemar !?

Je venais de tomber d'une dégustation-suivie-de-sa-vente-assurée-et-rassurante à une-invasion-tonitruante-fracassante-de-la-pire-bande-d'andouilles-du-coin !

Mais il ne suffisait pas !
Oh que non, là-dessus, en cerise sur un gâteau déjà bien relevé, la Luciedeclairmachin pousse la porte de chez moi !!!!!!

Premier réflexe : panique !
Merdouille, ils m'attaquent, ces vilains brigands pas beaux !
Main qui se pose sur la ceinture pour découvrir, ô sacrénom, que je n'ai pas ma dague.

Deuxième temps : on se calme...ce ne sont que des bougres d'andouilles et moi...moi, je suis seule avec eux !

Troisième temps : paniquebis.
Mais surtout ne pas laisser paraître...respire...maîtresse de moi...digne...

Regard acier qui tuerait bien la blonde Zokoïste.
Me permettrez-vous de vous rappeler, damoiselle Lucie, que vous avez refusé ce vin, dernièrement. Pourquoi donc, aujourd'hui, venir le réclamer puisque aucun engagement ne fut pris lorsqu'il en était temps ?
Bon dieu que ça aide d'avoir appris à bien parler...ça meuble au moins, puis, ça évite de bredouiller...j'ai la gorge sèche et les mains moites...moi, peur ? Allons donc...non non, seulement un peu impressionnée...Mais pourquoi je suis toute seule, ici ??? M'ont tous abandonnée, bande de lâches ! Je vous aurais, Renarts, je vous déshériterais, na !
Puis, l'aut'Baron, là qui court après sa donzelle-maîtresse mais ne serait pas là pour sauver sa future ! Ah, je te jure, on peut vraiment compter que sur soi !

Bon, allez, encore une couche, pour l'assommer de blablas.


Quant à boire à des retrouvailles, encore faudrait-il que nous nous soyons séparées, pour cela. Or, j'ai comme l'impression que vos bottes semblent collées en Bourgogne. Me trompe-je ?
Oulàlà, le "me trompe-je" me paraît un peu exagéré, là. Aurais-je la prétention d'éduquer la blondasse ?
Remarquez, ça serait classe.

Et là, l'Angevin qui roule à terre avec mon vin qui s'écoule entre les tomettes, mon bon vin, à moi, le meilleur de tous.
Il n'en faut pas plus pour me faire sortir de mes gonds. Une Zoko chez moi, ça se gère mais mon vin à terre, non !
Délaissant la femme, je fais volte-face vers le soulard, qui boit au fût, regard menaçant, mains aux hanches, genre pétard qui va péter.


Non mais ça va pas ?!
Mais regardez-moi le travail ! Des heures de labeurs et de soins qui fouttent le camp entre les pavés !
Debout !
Debout, j'ai dit !
Et ramassez ce tonneau ! Viiiiiiiiiiiiiite !

Un rouleau à pâtisserie qui traînait par là - normal, dans une cuisine - se retrouva brandi au-dessus de ma tête, tenu fermement dans ma petite main, prête à taper le zigoto qui sifflait mon vin !
_________________
--Le_firmin


Le Firmin avait apitoyé la demoiselle brune.
Et puis, .. rien de tel que de proposer ses services pour s'attirer les bonnes grâces.
La bouteille se tendit vers lui. Il têterait donc aussi !!!


- Glouglou... une demi-bouteille, je souffle un peu... une ...

houps, vit la grimace de la brune qui voyait son investissement partir et glisser dans un puits sans fond

Le Firmin tendit le flacon... bah au trois quart vide avec un sourire d'excuse.

- C' est qu'il fait chaud, hein ?

Citation:
M’a l’air drôlement grand ce domaine….
avait dit le brunette.
- oui l'domaine, l'est grand...mais j'sais où trouver les p'tites soeurs de vot' bouteille.

Il mit son doigt sur sa bouche et,balayant devant lui, emmena son public vers une porte bien cachée derrière un bosquet champêtre.
Burrich
Sur le carreau le Burrich…

Assommé, ou endormi, ses ronflements se mêlent au chahut ambiant. Le tonneau qui se fracasse contre le sol de pierre ne parvient pas à le tirer de ses songes, seul le jus de vigne terreux s’infiltrant entre les dalles jusqu’à son nez collé au sol réussit à lui arracher un gémissement de délice. Pas mauvais ce vin, pas mauvais du tout, et ce petit arrière goût de sang… De sang ?! Les derniers évènements lui reviennent en mémoire : le Saint Bitu.. Salt’, Blondie et Cerd’…Puis paf ! Quoi paf ? Le trou noir.

Avachi par terre, le postérieur fièrement dressé, l’ivrogne lève la trogne pour apercevoir comme une farandole de choppes. Non, une auréole plutôt. La vue s’éclaircit, l’ange blond apparaît, le surplombant d’un visage bienveillant. Le soudard lui sourit béatement en tâchant de se relever, encore sonné. Pourtant pas son truc les créatures volantes. Seulement celle-ci n’a pas toute la panoplie, point d’ailes à son dos, arrachées sans doute, et puis ce sourire… Trop mutin pour être angélique. Burrich croise le regard d’un bleu qui colore l’horizon et s’y fixe, un air de ravi de la crèche accroché au visage. Il y passerait encore bien des heures dans cet état de ravissement extatique à profiter de l’ange cloué au sol, si ce n’est cette petite balafre qui s’étire encore davantage à la vue du soudard qui s’élève…

-Lucie.. ? Tu.. Rhaa t’sais où t’peux t’la foutre ton allégeance !?

Reprendre contenance, et se draper aussitôt dans son épaisse peau d’ours mal léché. Regrettant lentement de ne pas être resté à terre, noyé dans la vinasse, tant la gêne le submerge lorsqu’il est confronté à Blondie. Le dernier aveu de l’ange zokoïste n’a pas fini de le chambouler et le torturer sournoisement.

Soudain, l’hôtesse brandit son arme de cuisine sur un Simple vautré dans sa production maison.

-Mais qui c’est l’sagouin qu’a renversé l’pinard ?! Assassin !

Pour un peu, il prêterait main forte à l’hôtesse courroucée de voir son millésime étalé sur les pavés de la pièce. Point de plus grand sacrilège pour l’alcoolique notoire que de gâcher ce qui se fait de mieux sur Terre. Mais le Saint Plet n’en reste pas moins un de ses hommes, alors hors de question de le laisser se faire rouer de coups par la noblesse.

-Pas touche au Simple ça risque pas d’l’arranger !

Pas elle qui va se coltiner une moitié de moitié d’simplet après, merde alors…
Les jambes se carapatent direction le tonneau roulant sa bosse à travers la pièce avant qu’il ne finisse d’abreuver toutes les dalles du domaine et se fait empocher par la Poche à Gnôle sous les consignes stridentes de l’aristocratique rouspéteuse.


-J’crois qu’l’est temps d’décarrer. Lucie, j’te laisse l’nigaud, j’ai les bras pris..

Chef de retour mais chef au paumé au premier détour. Un dédale de couloirs cette grande maison. Pas avec son sens de l’orientation désastreux qu’ils vont sortir de là.
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Cerdanne
C’est sur Bécassine avait entendu son appel…
Un coup à chopper la foi.
Ouais mais en plus de ça elle lui avait donné le gout immodéré de la boutanche au laveur de pavés…
Quelle descente cuilà..
Mais savait payer ses dettes….
Comment qu’il savait bien murmurer les secrets...
Cerdanne le regardait avec des yeux piqués d’étoiles.
Tu rajoutes un peu de vin, un peu de soleil la brunette elle retrouve le sourire.
Elle la lâchait pas la main de l’homme de ménage.
Le bosquet, les tites fleurs…
Le chant des oiseaux et La porte au trésor…
Le romantisme comme elle aime….

Et plaf aussi sec je te claque la bouteille contre lui...Cadeau…

Et libère la main pour se précipiter vers le panneau de bois.
Regard complice et furtif vers le Guide-Merci Bécassine- et retour précipité vers le saint.

Et smackkk, bisou sonore et joyeux sur la joue qui pique. Re- cadeau !
Petit sourire mutin de la mutine...


Dites… Vous voulez pas allez prévenir mes amis...Là-bas au domaine…
Dites leurs..Qu’ils partent pas sans moi hein…j’en ai pour une minute. Au pire deux…Le temps de rouler quelques tonneaux jusqu’à la charrette que vous allez me ramener…

Re-sourire angélique pour un saint travailleur...
Vous en mettrez une là ou vous me direz hein…
Et toc...Cadeau numéro trois…un dernier bisous sur l’autre joue qui pique autant que la première.
Pas plus, après c’est abusé hein...Péché de gourmandise qui disent….
Et Cerdanne feu follet de retourner vers l’antre à douceurs et d’agiter ses menus doigts avant de les mettre au boulot..
Pas aujourd’hui que les portes vont faire de la résistance.
Bécassine veille de toute façon.

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--Le_firmin


- glou, glou... une demi bouteille je ....
L'homme de peine sentit frémir ses abattis.
Les bisous de la jolie fille ?
Bah, non plutôt la vessie, qui outre vite pleine quand il le pouvait, se transformait rapidement en tyran impatient.

- Une demi bouteille, je .. pisse un peu.

le Firmin s'éloigna... et pis, il était prudent.
Il avait une bonne planque où on le nourrissait... on ne l'abreuvait pas souvent mais bon... Crevait pas la misère....
Or la fille, visiblement... elle allait pas se contenter d'un bouteille chapardée en douce, zétaient pas du même tonneau, elle et lui. Il l'avait bien compris.

Il se dirigea vers l'écurie, retrouver des "témoins" qu'il pourrait invoquer pour dire qu'il avait rien fait, qu'il y était pour rien.

- Yop les copains... fait chaud dehors, j'crois qu''jai pris un coup d'soleil.

IL s'affala dans la paille et se mit à ronfler.
Saltarius
[ Où le Simple va...cille...]


- Gnêê^....
Sant PLet sursauta.
ON lui ôtait le robinet de la bouche.

- Au vol, à l'assassin, on meme... me pille, on me vovov.oleuuuuuuuuu

Il se jeta sur ses jambes. 'fin essaya.
S'accrocha à la blondinette en furie qu'était pas loin et se retrouva tanguant.

Tomba dans ses bras...

- Oh ... Pappa rdon... sentez bon vous...
Se mit à la renifler de partout...
- Zai f... faim... yavait pas la ca- cave à propppvission zici ?

Il attrapa la bougie qui était sur la table et l'approcha d'un flambeau accroché à l'entrée de la cave à provision.
Il alluma le flambeau. Et s'apprêta à s'engouffrer derechef dans la cave quand il tomba en arrêt.
Devant la tapisserie : on a beau être Simplet,beurré et manquer de tartines, on pouvait avoir un certain sens artistique.


- C'cc'est zouli... ça ça

Il se tourna et désignant la tapisserie avec la main qui tenait le flambeau, il s'en approcha dangereusement.
Il fit son plus beau sourire, celui en tire-lire, comme quand il était content.
Il tanguait le bougre et se tenait à ..; la tapisserie qui tout doucement commença à s'enflammer.

- Beau... aussissi quand c'est bibien écc.c...clairé. Maman... qui c'est qui secoue co coco..;mme ça ce... plaplancher...

On ne sait si la tapisserie était vieille et très sèche... toujours est-il qu'elle prenait feu à chaque endroit où le Simplet s'appuyait.

Il se retrouva devant l'oeuvre d'art enflammée et béait d'admiration,.
L'était extraordinaire comme ça Salt, le haut du corps, sa chemise, sa cape rougis de vin, la bouche baveuse, les yeux exorbités...

- C'est beauuuuuuuuuuuu
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conseiller en jurons de Sa Grasce la Duchesse d'Anjou
Cerdanne
Tout affairée a sa porte, la brunette n’en suivait pas moins d’un œil avisé le travailleur immigré.
Se demandant si le bonhomme avait apprécié les bisous sacrés.
Son nez se plissa et elle marmonna une vague incantation à la Bécassine de Salt.
Crouiiiccc, La porte céda gentiment sous les doigts crocheteurs de la belle et la cave aux milles douceurs révéla ses secrets.
Des bouteilles en veux- tu en voilà !
Les yeux bleus écarquillés, Cerdanne laissait ses mains courir sur les rangées bien alignées de nectar et se mit à rire…
Le pas léger mais bondissant la donzelle ressortit de là avec un premier chargement et trouva le bosquet vide.


L’est ou le nettoyeur ?
Cerdanne remonta vers le domaine les bras chargé d’un cageot d’un poids de voleur. Les yeux mauvais, marmonnant après la solidarité qui fout le camp de partout dans ce royaume.
La tignasse dans les yeux, elle releva la tête et faillit en tomber sa charge divine.
Le laveur avait disparu, les anges et le saint invisible et une fumée noirâtre et nauséabonde semblait s’échapper du manoir..


Didiouuu…

Le regard de Cerdanne allait de l’entrée à son cageot lourdement chargé, puis revenait vers le perron... Cruel dilemme...Les saints ou les sacrements...
La donzelle doucement s’avança vers l’entrée et grommela un incantation muette à la Bécassine de Saint Salt..


C’est maintenant qu’on va savoir si tu le protèges vraiment hein…
Moi t’inquiètes.!..
Je veille sur les offrandes.


Un regard vers les canassons pas loin de là, histoire d’assurer un départ précipité et une fois rassuré la gardienne du temple ambulant de sa très gracieuse Becassine, s’installa dans l’herbe tendre.

Le regard hypnotisé sur les bouteilles, elle commença par les ranger, puis les tourner, les regarder encore, pi de plus près, puis finit par en prendre une qu’elle déboucha prestement.
Rien ne vaut que de vérifier avant ….le grand partage...
Affalée, prête pour la sieste la brunette, les jambes bien calées sur la caisse attendait sagement ses compagnons…
Pour une fois, elle était pas la dernière….

_________________
Della
J'avais voulu qu'il se lève, ben il se levait, en prenant appui sur moi !
Je repoussai l'Angevin alors qu'il poussait son nez rougi d'alcool dans mon cou sous prétexte que je sentais bon !
Normal que je sente bon, je suis noble...hihi...

Et voilà que l'autre comparse s'en va avec le tonneau à travers les couloirs du château !
Irréel !
Totalement irréel !
Un roman, j'vous dis !

ATTENTION !!!!
Trop tard, le feu se lançait à l'assaut de la tapisserie familiale, celle représentant la grand mère avec son chien préféré, une espèce de chien de chasse plein de puces...Bah, après tout, elle était moche, cette tapisserie puis, pleine de trous de mites, fallait la faire réparer et ça, ça coûtait cher.

Cétait pas tout ça, je n'avais pas envie que tout Beaumont s'en aille en fumée à cause de quelques larrons ronds.
Et la blonde Zokoïste qui restait là, sans mot dire...rhalala, quelle équipe.

Mais nous étions dans une cuisine.
Après le rouleau à pâtisserie, la bassine d'eau.
Moyen efficace et rapide pour...éteindre les feux, tous les feux...même celui d'un cerveau grisé de bon vin.

Ni une ni deux, j'empoignai la bassine et....
Hoooop làààààà !
Sur la tapisserie et...le porteur de flambeau. C'est pas Olympe ici...pas besoin de ça !
Il était beau tout mouillé, le pochtron. Ca changeait son allure, moins fier du coup. Héhé...et puis, il serait plus propre. Pas du luxe.
Ouf, je soupirai de soulagement en essuyant mon front...c'est que je commençai doucement à avoir chaud, ici.


Les cocos, j'vous aime...en fait non, j'vous aime pas...la porte est là !
Menton relevé, regard haut, narines pincées, lèvres de même.
Y r'passeront les Angevins !

_________________
Luciedeclairvaux, incarné par Burrich
Dans les yeux de l'ivrogne assommé, la contemplation béate se mua en grognement. L'ange en aurait pourtant bien profité encore un peu, de la lueur d'amour, du délicat abandon. Mais elle n'en aurait plus été ange ; ni lui ours. Elle rangea sa main dans sa poche, un brin décontenancée. Mais la suite ne lui laissa pas le temps de s'apitoyer sur son sort. Vin et flammes s'attaquaient au château.

C'était pas de leur faute, quand même. La faute à pas de chance. Ça tombe, ça coule, ça flambe, on y peut quoi ?
C'était ce que semblait dire à Della le petit sourire mesquin de la balafrée, avant qu'elle ne prenne sous le bras une bouteille indéfinissable et un jambon séché pendu à une poutre, et n'empoigne par l'autre main un Saltarius en gueule de parapluie retourné.
Une poignée de biscuits fourrée dans la poche, quand même, avant de partir.


Oui oui, c'est beau, allez viens, suis-moi, j'ai le pique-nique !

Et de gueuler, bien fort, mais pas du tout affolée :
Au feu ! Au feu !

Voila qui les occuperait. Les longues bottes de Blondie martelèrent les dalles du château, de plus en plus empressées, jusqu'à la course. Elle avait perdu de vue Burrich et son tonneau. Pourtant, si joliment encombré, il n'aurait pas dû courir plus vite qu'elle. Une galerie, puis une autre. Tiens, elle n'était pas passée là à l'aller. Une sortie sur les jardins. Les montures n'étaient pas loin, Lucie reconnaissait le bâtiment des écuries.
C'est alors qu'elle manqua de buter contre une caisse.


Bordel, pourriez range.... oooh !

Une belle assoupie. Lucie regarda alentour. La garde ne survenait pas, pas de chiens à l'horizon : on avait bien deux minutes. Elle se pencha au-dessus d'elle et susurra :

Plus le moment pour prier Sainte Lucie, vos volontés sont accordées !

Et sans lâcher ses paquets encombrants, elle planta un genoux en terre et posa ses lèvres sur celle de Cerdanne. Avant de reprendre sur un ton empressé :

Vite matelot ! Les chaloupes à la mer !


Et de sourire, toute fière.


Della
Bon, z'étaient partis. Ca, c'était fait !
Mais quel bouge ils laissaient...à pleurer...

Le sol couvert de vin, la tapisserie de l'aïeule mi-brûlée mi-noyée et...la Zokoïste qui s'en allait avec un jambon !!!

C'en était trop !

La petite fille sage laissa la place à la gamine enragée et je trépignai au milieu de ce qui était auparavant, une cuisine, hurlant aux murs - j'étais toute seule, vous vous rappelez - mon désespoir.


Je les hais ! Je les maudits, je veux toutes les têtes de ces pendards !
Arrrrrrrrrrrrrrrggggggggggggghhhhhh !


Et je laissais couler ma rage sous des larmes pas vraiment de crocodile avant de me ruer dehors pour appeler à l'aide !

Et là ! Là ! Je les vis avec leur larcin !

Rendez-moi ça, bande de voleurs ! Rendez-moi mon viiiiiiiin...mon viiiiin...
_________________
Burrich
Un couloir, une allée, un jardin, un corridor puis de nouveau un couloir, une porte… Tout se ressemble dans cette foutue baraque ! Le Gascon encombré du tonneau de vin se retourne, haletant.

-Bon tout l’monde est… là… ?

Derrière lui personne. Personne n’a suivi! Quelle tristesse. Le voilà seul avec un tonneau rempli de son nectar le plus fameux… Basculant le tonneau à bout de bras au dessus de sa gorge déployée, le soudard s’apprête à accueillir la première goutte du divin breuvage lorsque des cris dans la pièce voisine l’alertent. Encore la petite poupée blonde qui s’égosille à côté. Pas si grande la baraque finalement pour qui sait tourner en rond…

Le tonneau rebouché est calé sous la botte du Gascon, puis envoyé en rouler bouler d’un coup de talon sur nobliote excédée.


-Pas crier, y a l’vin qui dort en bas !

Satisfait de son « strike », Burrich attrape aussitôt un épais torchon traînant sur la table de la cuisine et le noue autour la bouche vociférant ses menaces. Pas question qu’elle ameute tout le château, il a décidé de faire dans le feutré aujourd’hui le Burrich, faut pas contrarier ses plans. Ainsi bâillonnée, la blonde endimanchée est remorquée jusqu’à la cave à provision par la brute au teint hâlé.

-Z’allez enfin cesser d’crier comme une truie qu’on égorge nom d’dédiou ! Oh .. mais c’est là qu’vous planquez la ripaille m’dame vot’ Seigneurie ?..


Les savoureuses effluves de charcuterie supérieure l’attirent inévitablement vers un crochet auquel il suspend les nobles chevilles de son otage. Le verbe inspiré et le sourire goguenard, d’un large doigt il pointe la cuisse de la blonde qui le fusille du regard à l’envers.

-Cette chair rosée recouvrant une graisse ferme d’une blancheur nacrée, mmmhh… Sans parler d’ce groin, feriez un sacré jambon à cuire vot’ Seigneurie !

Il l’avait bien dit qu’elles étaient fameuses ces cuisses, l’œil de l’expert en chair.

-C’pas l'tout, mais j’tais sur l’point d’prend ‘ congé moi. Rho pourquoi tant de haine?.. J’vous laisse réfléchir à toutes ces vilaines paroles en bonne compagnie.

Son babillage achevé, Burrich remonte l’escalier de la cave à provision, laissant l’hôtesse mûrir en salle de repos entre deux jambonneaux. Sur le dallage, les traînées de rouge laissées par la fuite du Simple et de Blondie le conduisent tout droit à la sortie.

-Chacun sur un canasson, on décolle.

Toujours soigner la fuite, toujours.

_________________
Della
Mais...qu'est-c...grmph...rhaaggghhh...!!!

C'est à peu près tout ce qui sortit encore comme son après que ce rustre m'ait bâillonnée.
J'eus beau me débattre, lancer des coups de pied qui pourtant firent mouche pour quelques uns, gigoter dans tous les sens, je me retrouvai bel et bien...à la cave ! Entre les jambons ! Ligotée et suspendue comme un vulgaire morceau de viande !


Grumpphh...rggrrrphmm...
Je lançai des regards tueurs à mon agresseur qui en plus se permettait des commentaires sur...mes cuisses ! L'ignoble individu, le soudard, le mécréant, le...Je lui souhaitai mille et un tourments depuis marcher sur un clou jusqu'à aller rôtir en enfer !

Mais il sembla insensible à mon sort et me laissa là, toute seule...dans le noir de la cave avec comme seule compagnie, les provisions.

Je rageais, je pestais, je pleurais de colère...Quand soudain, une pensée me traversa la tête. Jusqu'à quand allais-je rester là, la tête en bas ?

Désespoir...Qui rentrerait le premier à Beaumont ? Et quand ?

Et pendant l'attente, j'échafaudais des tas de plans de vengeance...

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