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[RP] Procès Lycia

Lycia
C'était l'une de ces journées tout à fait banale. Au réveil un morceau de viande et un verre de vin pour tenir la journée. Une balade dans les champs, une course pour se défouler les pattes en rêvant de batailles en guerres, et pour finir un procès. Oui une journée bien ordinaire pour Lycia qui s'y présenta d'elle même.
Après tout, ils finiraient par la retrouver, et puis elle connaissait la justice comme sa poche depuis le temps, elle ne craignait pas grand chose et comptait bien s'en amuser.
Un jeune homme s'approche, de silhouette plutôt agréable il a une tête qui plaît bien à la brune. Il va pour l'attraper, elle claque des dents. Elle était venue seule, elle comptait bien poursuivre la fin du voyage de la même façon.
Et qu'il n'essaye pas, il était bien trop mignon pour qu'elle l'amoche.
Lycia croisant son regard pu y lire milles démons, surtout lorsque celui ci s'attardait sur la poitrine à demi cachée. Un homme. Rien de plus.
S'éloigner, se diriger d'elle même vers la salle où le temps de quelques heures elle serait le centre d'attention.
Depuis le temps... Elle en souriait d'avance.
Les cuisses tremblantes, des frissons caressant sa nuque et une folle envie de rire, elle se retourna et interpella le jeune:


Bon t'fou quoi? Pas qu'ça à fout' d'faire attendre mon public!

Il s'empressa de la rejoindre et plongea à nouveau le regard là où il ne fallait pas. Un soupir.
Non vraiment ces jeunes manquent cruellement d'éducation. Surtout qu'il osait parler de protection, manquant de faire s'étouffer la veuve noire. Tout à refaire! Elle s'y attellerait bien de suite mais plus urgent l'attendait. Elle se contenta de "caresser" sa cuisse afin qu'il comprenne que sans son autorisation, on ne touchait pas, on ne regardait pas. Puis se tournant vers les juges et autres personnalités, elle replaça sa chevelure et s'approcha en souriant.


'lut l'peuple, v'nu voir une innocente s'faire malmener sans raison?

Elle s'approcha d'un homme, lui pria de laisser courtoisement sa place à une pauvre femme sans défense, ce qui ne sembla pas le gêner. Une baffe ne lui ferait pas de mal, mais elle avait conscience que cela aggraverait de pas grand chose son cas. Et ce pas grand chose c'était toujours du temps de perdu. La seconde qui fait qu'on arrive pile à la fermeture de la taverne, l'empêchement qui agace pour toute la journée. Mieux valait éviter le quelque chose. Et puis dans tous les cas, elle était innocente.
Elle attrapa l'homme par la chemise, le força à se lever, plongea son regard dans le sien et lui dit merci avant de s'asseoir.
Ce pays n'avait plus aucune valeur.
Léger agacement pour la brune, elle vit que le garde rougissait dès qu'il observait une femme. De toute évidence un puceau. Un puceau ou un détraqué. Dans les deux cas il l'amusait. Elle le siffla, l'appela à elle et lui lança un franc sourire.


T'sais l'mignon, t'fais pas d'souci pour moi, en r'vanche, tu d'vrais t'méfier...

Etonnement dans le regard du jeune homme.

Parc'que dès qu'j'sors d'ma peine, j't'apprends la vie.

Un rire éclata dans la salle, le sien, soulevant bien des sourcils et faisant râler bien des emmerdeurs. Ba quoi? Si on ne peut même plus rire...
Elle se demandait si l'avocat qu'elle avait demandé allait arriver. Non pas qu'elle en avait spécialement besoin... Mais il était grand temps pour elle de s'marrer....

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Oliver_
Un procès public, en voici donc une bonne idée pour un exilé du bagne comme Oliver qui lui avait connu son dernier procès à Genève.
Un simple procès pour avoir agressé à convois de voyageurs sur une petite route mais ce même convois n'était rien d'autre que des hommes de la milice tous déguisés en paysans dans le but de mettre sous le fer quelques brigands comme lui.
Contraint aux travaux forcés pendant plus d'une paire d'années, construisant des routes de pavés tous les jours et ceci avec des fers au mains, il n'a pas succombé à la tentation bien trop grande.
Partir loin, s'évader comme certains disent et arriver ici, bien trop loin de chez lui où tout est différent aussi bien la boisson que la nourriture mais il s'y fera.
Juste le temps de se faire oublier de la milice helvète et un jour, il finira bien par revenir sur ses traces et se venger d'une certaine façon.
Ce qu'il lui faut, c'est du temps. Gagner de l'argent, s'acheter de nouveaux vêtements et surtout s'armer à nouveau car c'est le plus important pour effrayer les voyageurs mais lui, rien que son visage suffirait à effrayer une gamine, c'est véridique.

Il marchait donc vers un endroit inconnu encore à ses yeux mais dont tout le monde criait le nom car un procès dit public serait actuellement en cours.
Il lui suffisait de suivre les bruits qui le menèrent bien vite dans les abords de cette même bâtisse qui faisait l'objet de toute son attention depuis un petit moment déjà.
Et c'est sans plus attendre qu'il entra à l'intérieur, passant devant les quelques gardes qui gardaient l'entrée, ceux ci n'avaient rien à lui dire mais il baissa tout de même la tête au passage.
On ne sait jamais avec eux, ils sont tellement imprévisible et tellement profiteurs du pouvoir qu'ils ont sur le peuple.
Des soldats, il en a vu pas mal dans sa vie, des bons et des moins bons, des qui aident le peuple quand il en a besoin et d'autres qui violent et s'approprient certaines choses qui ne leur appartient pas, c'est ainsi mais aujourd'hui le monde est différent.

Entrant donc dans la vaste salle où allait avoir lieu le procès, il prit place parmi les autres, léger sourire sur les lèvres quand il vit l'accusée lancer quelques mots à l'un des gardes plus au fond dans la salle.
Ce procès allait donc être amusant pour ainsi dire mais celui ci n'avait pas encore vraiment commencé, il arrivait donc au bon moment...

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Disponible le Ve. Sa. et Di.
Heratus
A son tour, il arriva pour assister à ce procès public dont tout le monde parlait dans les environs. Il entra discrètement dans la grande pièce, constata que beaucoup de personnes étaient présentes et s'installa près d'un inconnu.

Il se massait la nuque en regardant tous ces visages qu'il ne connaissait pas.

Il s'était posé la question sur l'utilité de ce procès public...Pourquoi était il public à ce sujet? Afin que l'accusée serve d'exemple? Pour un lynchage général?

Il attendrait de voir...

Lorsque l'accusée arriva et qu'elle se permit de faire certains commentaires, il ne put s'empêcher de sourire. Il se dît que finalement, le juge n'avait peut être pas fait un bon choix en rendant ce procès public! Il attendrait la suite....
Lara60
L'accusée venait d'entrer dans la salle, loin d'être discrète, tout le monde la remarqua et l'on entendit quelques petits rires lorsqu'elle s'adressa au garde qui l'avait fait entrer.

Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. L'acte d'accusation...C'était toujours plus ou moins la même chose, le procès ne devenait vraiment intéressant que lorsqu'arrivait le moment du second réquisitoire de l'accusation.
La salle était calme, les gens commençaient à arriver et à s'installer, elle aperçut Varden qui tentait de se faire discret mais l'arrivée du comte du Bearn ne pouvait passer inaperçue.

Elle ouvrit son dossier, regarda bien les noms des plaignants, c'était pour elle le plus difficile à retenir, autant apprendre le coutumier par cœur lui avait paru simple, autant retenir quatre noms... Voilà qui était assez paradoxal...

Elle se racla la gorge, assez bruyamment comme pour faire comprendre qu'elle attendait le silence pour pouvoir commencer, et se leva pour prendre la parole, il était temps que cette affaire commence enfin. Elle regarda l'accusée et bien que cela l'amusait quelque peu, il était temps que tous redeviennent sérieux.


Dame Lycia, si vous voulez bien prendre place et vous calmer un tant soit peu s'il vous plait...

Puis se tournant vers la juge, elle commença son acte d'accusation.


Votre Honneur, nous voici devant vous aujourd'hui pour une affaire de triple brigandage.
En effet, trois plaintes ont été déposées à l'encontre de dame Lycia ici présente pour des affaires similaires.

Tout commença la nuit du 1er décembre de l'an 1456, dame Lycia a sauvagement agressé messire Castelvicus qui a de suite porté plainte mais ne sera malheureusement parmi nous ce jour pour témoigner des faits.
En effet, il semblerait que ce messire n'ai pas réussis à survivre à l'agression malgré les soins prodigués, ayant été retrouvé sans doute trop tard, il n'eut que le temps de donner une description de son agresseur, que nous avons retrouvé et identifié comme étant dame Lycia, connue et reconnue pour des crimes similaires.

Quelques jours après, dans la nuit du 13 décembre, l'accusée à de nouveau fait une victime en la personne de messire Horsem@n, à qui elle a dérobé tous les biens et qu'elle a laissé pour mort dans le fossé ! Ceci est totalement inacceptable ! Si un voyageur ne l'avait découvert au petit matin, il y a fort à parier qu'il eut subit le même sort que messire Castelvicus !

A savoir que la veille, elle avait tenté de détrousser un couple qui partait en voyage ! Fort heureusement, ceux ci ont su se défendre et sortir indemnes de cette attaque. Étant toujours sur les chemins, je leur ai demandé de m'envoyer leur témoignages au plus vite par pigeon, ils m'ont assuré que cela serait fait et que je le recevrais durant le procès...En espérant que leurs volatiles ne se perdent pas en route.

Vous avez donc enfreint, et ce, par trois fois, une des lois régissant notre coutumier, loi que je vais à présent vous citer :

Citation:
Livre III: Lois pénales

2.Le brigandage avec ou sans violence n’est pas toléré en territoire béarnais. Les contrevenants seront poursuivis pour trouble a l’ordre public.


Accusée, comme vous le savez vous avez droit à un avocat, j'espère que vous l'avez choisis avec soin si vous avez décidé d'en appeler un !

Vous avez la parole.

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--Avocaillon
En retard. Toujours en retard. Pour ne pas changer. Suant de partout, rouge comme un bon Côte du Rhône, l'Avocaillon entra des dossiers pleins les bras.
Précipitation. Robe trop longue. Il se prit les pieds dedans et s'effondra devant tous, faisant tomber ses parchemins.
Son double menton frissonnait d'effroi, il commençait bien. Grognant, respirant bien fort, il s'excusa en chuchotant, afin que personne ne l'entende. L'important c'est qu'il l'eu pensé.
C'était suffisant non?
Après avoir récupéré ses affaires, il s'approcha de l'assemblé et prit place aux côtés de Lycia.
Lorsqu'il vit le regard de dégoût qu'elle lui lança, il rougit davantage si cela était possible et s'épongea le front d'un revert de manche. Ajustant son col qui semblait vouloir l'achever sur place, il s'approcha face à la juge et dit:


Maître Nicolas représentant l'accusée Belinda.

Un claquement de dents, un tressautement de l'homme qui se retourna vers celle qu'il devait défendre, il la vit faire courir son index sur son cou. Le coeur s'emballant, il fouilla dans ses papiers, trouva celui qui l'intéressait et recommença.

Euh hum. Maître Nicolas représentant Lycia.
Donc euh...


La chaleur de la salle l'empoisonnait, il eut l'impression que la pointe d'une épée courrait le long de sa colonne, menaçante. Il s'approcha de sa cliente, posa ses papiers à ses côtés et lui fit répeter ce que la juge avait dit précedemment.

P'tin mais qui m'a foutu une larve pareille? T'peux pas faire ton boulot correct'ment?

Oui euh...

Assumes toi et montr'qu't'es un homme p'tin.

Il avait fait sa connaissance il y a peu et savait qu'il n'avait pas intérêt à foirer ce procès. Non vraiment pas. S'essuyant une fois de plus le front, il prit une profonde inspiration, croisa le regard de la rouge qui lui lança un clin d'oeil qui ne le rassura pas plus, et retourna devant la juge.

Mesdames, Messieurs,
on vous a fait perdre votre temps!
Ce procès n'a pas lieu d'être.


Quelques murmures étonnés se firent entendre dans toute la salle, un léger soupire pour l'Avocaillon qui n'en attendait pas tant.

Pour qu'un procès soit viable, il faudrait déjà qu'il y ai des témoins des soit disant actes de brigandage, hors visiblement, personne n'a pu venir.
Alors que faisons nous tous ici?
Tant qu'aucune preuve ne sera présentée en cette Cour, le procès n'a pas raison d'être.


Il rejoignit sa cliente et prit place à ses côtés, non sans avoir décalé sa chaise légèrement pour s'éloigner d'elle. Il ne fallait pas plaisanter avec Lycia. Et ça il l'avait bien comprit.
Caro68130
L'entrée on ne peut plus remarquée de l'accusée commençait bien. J'avais quelques instants plus tôt vu arriver notre Coms. Ouhla m'étais-je dit, tu as intérêt à être à la hauteur et puis... un tel procès n'était pas chose facile. Certes le brigandage est un acte que j'avais l'habitude de juger mais en comité restreint. Ici tant de monde, la salle était quasiment pleine. Et une erreur une seule et je serai jugée moi aussi.

J'allais prendre la parole pour remettre l'accusée à sa place, même si je dois dire que la réaction du garde me faisait sourire, quand notre procureur le fit à ma place. Elle en profitait également pour lancer son réquisitoire que j'écoutais attentivement.

Laissant ensuite la parole à l'accusée, c'était au tour de son avocat de parler. Alors l'avocat ? ouhla quelle entrée ! on ne pourra pas dire qu'on ne l'a pas vu arriver. Et voilà qu'il se mettait à parler. Là aussi cela commençait bien. Il en arrivait à ne même plus connaître le nom de son client. Je baissais les yeux sur mon dossier avant de secouer légèrement la tête et de regarder ma greffière puis le procureur.

Mais lorsque l'avocat repris enfin ses esprits, je me demandais si l'accusée avait vraiment bien choisis son avocat. Ben voyons ? pas lieu d'y avoir un procès ? de mieux en mieux.... et aucun témoin présent ? Bien bien bien, je sentais que cela n'allait pas être simple du tout...


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Lara60
Lara vit arriver le pseudo avocat de la défense, non seulement en retard et présentant apparemment une déficience mentale ou visuelle elle ne savait pas trop à ce stade…

Maitre…Nicolas ? Quand vous aurez terminé de vous donner en spectacle, peut-être ce procès pourra t il se faire dans les règles, et si vous êtes aveugle je vous invite à vous retourner, messire Horsem@n, l’un des plaignants, s’est déplacé pour le procès.

Il interviendra une fois que vous aurez terminé d’expliquer le geste de votre cliente ou après lui avoir trouvé un semblant d’excuse… Donc si vous avez quelque chose à dire pour sa défense, je vous invite à le faire de suite et d’éviter de nous faire perdre notre temps à tous !

Chacun son tour et les cochons seront bien gardés !

Elle tourna la tête vers Caro qui la regardait bizarrement… Quoi ce n’est pas la bonne expression ??

Lara se rassit dans son fauteuil, attendant de voir si le pseudo avocat allait dire quelque chose de cohérent… Elle avait pourtant fortement conseillé Quasi à l’accusée, avec elle, elle aurait eu une chance de s’en sortir sans trop de problèmes mais là…Ca commençait plutôt mal…Pour elle…

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--Pierregardien
Pierre souriait à Lycia
Elle allait lui apprendre a....
Oui il se rappela à présent ce qu'il avait entendu d'elle
Il l'avait croisé une fois dans une taverne, elle était avec son groupe et une autre personne à fort tempérament leur tenait conversation
Ce jour la il n'avait pas osé bouger
Un militaire était la aussi et demandé à la personne de se taire
D'après ces souvenirs cette personne était sergent de police à l'époque
Pierre perdit son sourire et écouta Lycia interpeller tout ce monde
Pendant que l'avocat expliquait le pourquoi de l'inutilité de ce procès
Pierre se pencha vers Lycia et murmura


Je voulais pas vous manquer de respect dame
Surtout pas ....
Mais je puis vous dire que vous êtes bien belle
Pis si y'a pas de procès ben.....


Pierre sourit de nouveau

Ben je suis d'accord pour que vous vous occupiez de moi

Pierre se redressa brusquement, il se doutait bien que la dame pouvait s'occuper de lui aussi avec une épée
Caro68130
Par Aristote, ce n'était presque pas croyable... mais il fallait bien de tout pour faire un monde. Alors avocat on a devant nous et tout avocat qu'il est, même s'il semble un peu myope de ne pas avoir pris la peine de regarder si témoin il pouvait y avoir, il était là pour la défense de l'accusée. Mais pour sa cause je commençais à me demander si cet homme avait vraiment les capacités à la défendre.

Ecoutant le Procureur je me retenais de sourire et intérieurement me disait. "On reste sérieux même si cela est des plus comiques et franchement Lara le coup des cochons ....."

Lorsque mon regard croisait celui du Procureur je ne pouvais que discrètement secouer ma tête avant de regarder le fameux Maître Nicolas.


Et bien Maître souhaitez vous prendre la parole pour la défense de votre cliente ? ....nous attendons

Tout ceci n'avait déjà que trop duré, il était temps que les choses sérieuses commencent. On allait quand même pas y passer la nuit...
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Lycia
Du cheval. Voilà ce qu'elle aurait du commander. Un bon steak de cheval. Jeune de préférence. En pleine force de l'âge. Un cuissot tendre et ferme à la fois. Un poil lisse et brillant. Une bête de compétition. Un peu comme ce gardien qui n'en loupait décidément pas une.
Oui du cheval. Et tandis qu'elle observe la chair frissonnante de son avocat, un bruyant gargouillement résonna dans la salle. Elle n'y prêta pas attention de prime abord, mais lorsque les regards se tournèrent vers elle, elle consentit à chercher la source du bruit.
Baissement de regard. Son ventre.
Un léger sourire sur ses lèvres. Y'a pas à dire, les émotions ça creuse. Et de voir la masse tremblotante de son représentant, elle sentit la faim monter progressivement. Sans compter que la Lara se met à parler de cochon!
Un supplice pour une brune qui imagine déjà la miche de pain cueillir les oignons légèrement caramélisés revenus à la poêle avec un peu de vin et de beurre. Elle le sent glisser sur sa langue et déposer sur son palais milles saveurs bien de chez nous.
Un autre gargouillement vient déranger l'assemblée.
Elle pourrait cesser d'imaginer quel morceau de fromage pourrait finir ce délicieux repas, choisissant pour sûr un frais comté coupé en très très fines tranches et mangé à même, sans accompagnement. De son procès, elle avait totalement perdu le fil. A vrai dire cela n'avait aucune importance. Son avocat était là pour la tirer de là. Tout du moins pour amuser la galerie. Ca plaisait toujours ce genre d'intervention, ça permettait au public d'être plus indulgent.
Un bâillement plus tard et une phrase du Pierrot, voilà que la veuve noire s'étire et pose ses yeux sur le jeune gardien:


J'crois qu't'as pas encore bien comprit à qui t'causes. C'po parc'que j'vais t'apprendre la vie qu'j'suis ta pote alors gardes tes compliments pour tes belettes et laisses moi en paix t'veux?

Un grognement et un froncement de sourcil. Non mais y'a pas encore écrit midinette sur son front! Elle laissait ça pour les blondes, voir pour l'Apolonie qui se serait réjouit d'un pareil compliment. Non elle avait bien d'autres chats à fouetter.

Première l'çon d'jour. Savoir s'taire quand il faut et savoir causer. C'tout un art ça.

Un clin d'oeil, une chaise de repoussée et voilà que Lycia se lève allant rejoindre son avocat, passant un bras autours de lui. Bien que dégouttée, la brune ne laissa rien paraître et colla un sourire de circonstance sur son faciès.

S'cusez l'tas d'Nicolas, il est un peu sur'm'né. C'po d'sa faute si en plus d'po être doué il est aveugle. Mais c't'un bon bougre, j'connais ben sa dame, c't'une gentille dame. Elle tient un champ d'maïs. Ah pour sur c'du bon maïs qu'elle nous fait elle, d'vrais épis bien dorés, en salade craquant sous la dent avec un jus frais au bon goût d'été. Ah pour sûr une bonne tite famille qu'v'là...

M'enfin si vous l'permettez m'dames, j'vais m'représenter moi même avant qu'c'lui là nous fasse une attaque.


Renvoyant le cochon à l'abattoir, donc à la place de l'accusée, Lycia frotta ses mains sur ses braies. Non parce que manquerait plus qu'elle attrape des maladies en fréquentant ce genre de personnage. Les avocats c'est souvent contagieux....

Bon r'prenons l'affaire.
Dans l'affaire qui m'oppose aux quelques plaignants j'déclare d'jà qu'il s'rait bon qu'on n'traite qu'd'une affaire. Vu qu'comme l'a soul'vé mon avocat pas doué, une affaire sans preuve ni témoin n'sers à rien d'être portée en justice, donc concentrons nous d'jà sur l'affaire avec l'homme au nom b'zar. Horse-man. Un truc du genre. Ca m'fait penser qu'j'ai la dalle. On pourrait pas avoir à mangé dans l'coin? Non bon... Bon...


Voyant que les membres de cette Cour se montreraient inflexible, elle inspira un bon goût, redressa le torse et s'approcha des citoyens venus assister au procès.

M'sieurs M'dames,
Pour ceux parmis vous qui m'connaissent pas, j'suis Lycia, jeune libertadienne parcourant la région par pur plaisir d'voyager. J'étudie en vérité la flore. Vous connaissez p'tete? C'la vie des plantes. C't'un nouveau p'tit passe temps prenant. On apprend pleins d'choses passionnantes vous savez! Bref. J'fais ça d'puis quelques temps main't'nant, ça m'permet d'me détendre et d'oublier mon sombre passé...


Elle baissa les yeux, prit un air sombre de circonstance et renifla quelques fois -une poussière de trop-.

J'suis une femme d'guerre. Ma vie c'est d'me battre pour l'peuple. C'est qu'nous faisons chez les libertadiens. Nous luttons pour l'peuple, pour sa liberté. Pour qu'les lois absurdes qui empêchent les hommes d'avancer disparaissent, qu'les hommes d'pouvoir qui s'nourrissent sur l'dos des gens laissent leur pain aux plus pauvres. J'suis une femme d'peuple, j'vis par et pour l'peuple. D'ailleurs si la cause vous intéresse nous r'cherchons toujours d'monde. Mais j'm'égare. Et donc pour évacuer un peu ces idées sombres d’guerre, d’guerre qu’j’fais pour vous ! Vous honnêtes citoyens ! J’ai b’soin d’voyager.

Elle se retourna vers l’homme préféré des chevaux et plongea son regard dans le sien.

C’t’homme… C’t’homme est en vérité un brave homme. Il m’a donné son pain ! J’lui ai d’mandé, il n’m’a pas répondu. Mais vous savez c’qu’on dit, qui n’répond pas acquiesce. Alors, alors j’me suis servie. J’voulais pas r’tourner en ville, r’voir c’monde, cette foule oppressante qui m’f’rait songer à la prochaine guerre vous comprenez ?

Elle essuie une larme imaginaire et enchaine :

Il fallait qu’j’mange ! Il est passé par là… Ca aurait pu être un autre… Je sais c’pas forcément la m’lleure des façon d’faire mais j’avais donné toutes mes p’tites économies à l’église avant d’partir en voyage, vous savez pour les pauvres, et j’avais vraiment faim. J’avais pas l’choix ! Alors certes c’po beau, mais dîtes vous qu’c’t’homme est un héro ! Un héro qui a donné du pain à une femme qui en avait b’soin ! J’espère que vous comprendrez son geste !

Sur ce elle renifla une dernière fois, consciente qu’elle demandait aux jurés de pardonner la victime plutôt que la coupable. Se retenant de sourire, elle retourna à sa place, non sans avoir pincé une fesse au gardien. Oui, un bon morceau de cheval….
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Lara60
Lara écouta l’accusée faire sa plaidoirie, messire Horseman lui aurait donc offert du pain ? Voilà une généreuse attention…Et il aurait déposé plainte ensuite ?

Elle esquissa un petit sourire, l’accusée avait un don certain pour faire croire ce qu’elle voulait à des esprits faibles… Seulement là, elle était mal tombée…
Elle se retint, ce n’était pas son tour de parler, mais tout ceci l’amusait au plus haut point. En attendant, le plaignant allait pouvoir prendre la parole et donner sa version des faits.


Bien, merci dame Lycia, Messire Horseman, la parole est à vous… Si vous voulez bien nous exposer votre version des faits…

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Horsem@n
Depuis le début du procès, Horsem@n avait observé calmement assis sur son banc tous les protagonistes. Un manège assez long des uns et des autres, intéressant à décrypter surtout du côté de l'accusée où il y avait une certaine arrogance et violence dans son regard et ses paroles. La pauvre âme avait du subir beaucoup de douloureux évènements depuis son enfance pour en arriver là. Déverser sa violence sur les autres était malheureusement le cas de beaucoup, les boureaux d'hier créent souvent ceux d'aujourd'hui pensa Horsem@n.

A l'appel du Procureur, il se leva et vint à la barre pour dire comment il avait vécu son agression.


Bonjour Madame le Juge, Madame le Procureur.
Je vais donc vous raconter ce que j'ai vécu il y a bientôt deux mois. Le 13 décembre dernier, je suis parti seul d'Orthez en direction de Mauléon pour aller voir un ami. J'avais pris sur moi une petite bourse de 72 écus pour pouvoir me nourrir pendant quelques jours sur Mauléon. Arrivé aux portes de la ville, le jour commençait à se lever, soudain j'ai senti une présence derrière moi, j'ai eu à peine le temps de me retourner et de voir mon agresseur lorsque j'ai reçu un coup presque fatale, me laissant inconscient sur le bord du chemin. Après avoir repris conscience, ma tête me faisait très mal, j'avais perdu beaucoup de sang. Bien entendu je n'avais plus un sous sur moi. J'ai du rentré de suite pour me nourrir malgré mon état puisque je n'avais plus d'argent sur moi, ce qui a agravé en plus ma santé. Au total, j'ai mis plusieurs jours pour m'en remettre, sans compter le coût de mes soins. J'ai bien regardé le visage de l'accusée Lycia et je peux vous affirmer que c'est bien elle qui m'a agressé. J'ai très bonne mémoire et je n'oublierai jamais ce regard remplie de violence, le même que je viens d'observer à nouveau ici.
J'ai relevé que l'acusée Lycia a dit que je lui ai offert du pain, ce mensonge caché derrière de fausses larmes me dérange. D'une part, je n'avais pas de pain sur moi, et de deux je lui aurais offert certainement à manger si elle me l'avait demander respectueusement, ce qui était loin d'être le cas comme je vous l'ai décrit. Si elle avait été réellement dans le besoin, je lui aurais volontier offert de quoi pour qu'elle puisse se nourrir. Mais là, c'était bien ma bourse qui l'intéressé. Je plains cette personne qui agresse et vole les honnêtes gens pour faire sa fortune.

Madame le Juge, j'espère simplement que justice sera rendue pour le préjudice moral, physique et financier que j'ai subi lors de cette agression.
Je suis prêt à répondre à vos questions si vous en avez.


Horsem@n regarda le Juge et le Procureur, en attendant de pouvoir s'exprimer à nouveau ou de rejoindre son banc.
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http://sempervigilans.meilleurforum.com/forum.htm
--Pierregardien
Pierre écouta Lycia lui parler

Citation:
J'crois qu't'as pas encore bien comprit à qui t'causes. C'po parc'que j'vais t'apprendre la vie qu'j'suis ta pote alors gardes tes compliments pour tes belettes et laisses moi en paix t'veux?


Pierre s'appuya contre le mur, écoutant la narration de cette dame admirable
Sur elle était pas commune


Il la laissa s'exprimer ,quand subitement un geste a l'entrée du tribunal attira son attention
Voila qu'il devait quitter sa place pour rejoindre un homme avec des lettres
Un coursier quoi


Pierre traîna un peu des pieds et profita d'être près de Lycia pour lui murmurer

Je vous prends pas pour une belette
Mais sur que je vous laisserez pas en paix vous êtes trop ...enfin trop quoi


Pierre s'éloigna vers l'agité du parchemin l'écouta et saisit les feuillets

Puis il se dirigea vers Lara tout en souriant à Lycia au passage


Dame le procureur
Voici deux missives des personnes wilou et azurely
Et on me demande de vous donnez cela en ce procès


Pierre regarde Lycia

Enfin m'étonnerait que cette dame est agressé tout ces gens mais enfin

Pierre regarda de nouveau Lara et lui tendit les missives
Une fois qu'elle les pris ,pierre se pencha prés d'elle


Vous savez que vous avez des yeux superbes
Pis observez l'accusée avec vos yeux azurs
Ne me dites pas que de ces prunelles vous y voyait du mal?
Moi je pense qu'il faut pas la juger trop vite
Elle est douceur cela saute aux yeux
Comme le fait que je rêve de me noyer dans les vôtres
Lara60
Lara écoutait messire Horseman donner son témoignage, effectivement cela divergeait quelque peu de ce qu’avait bien pu dire l’accusée, ce qui ne l’étonna pas outre mesure…
Elle allait reprendre la parole lorsque le garde s’approcha d’elle, une missive à la main. Elle allait le remercia lorsqu’il se mit à parler ou plutôt à la draguer maladroitement…Elle prit les courriers et lui donna une tape sur la tête avec.


Veuillez, je vous prie, rester à votre place, nous sommes dans un tribunal ici ! Elle le regarda sévèrement puis entreprit d’ouvrir les missives qu’elle avait reçues… Wilou et Azurely, bien, les courriers étaient arrivés à temps.
Elle se leva et prit la parole.


Votre Honneur,
Voici les témoignages de dame Azurely et de messire Wilou qui, je le rappelle, avaient été attaqués par dame Lycia mais en étaient ressortis, heureusement, sans grand dommage. A deux on est plus forts…
Je vais donc vous lire le contenu de ces courriers.


Elle se racla la gorge et commença par le message de Wilou.

Citation:
Madame le procureur,

Nous avons bien reçu notre missive, de bon matin – euh faudra voir à ce que les prochaines missives arrivent un peu moins de bon matin d’ailleurs – et je me réjouis d’entendre que la malheureuse qui nous a attaqué est entre vos mains.
Pourquoi j’en veux à cette personne, parce que sa façon malhonnête de gagner sa vie, au détriment des honnêtes citoyens qui suent corps et âmes pour essayer de survivre, est des plus viles. S’attaquer ainsi aux voyageurs, souvent harassés par leur route, est on ne peut plus abjecte. Surtout que souvent voyageur ne part qu’après avoir longuement préparé son chemin et pris sur lui de quoi subsister pendant son voyage, pécule amassé par de longues journées de labeur.
Par bonheur notre habilité au maniement des armes – moi l’épée, ma compagne la poêle à frire – nous a permis de repousser cette vile personne qui s’en est allée sans demander son reste. Mais qu’aurait-elle fait si nous étions moins habiles ? Aurait-elle eu une once de la pitié qui nous a fait la laisser filer ?
J’en doute fort et c’est pourquoi je demande réparation pour cette affaire qui nous a fortement émue et à cause de laquelle la suite de notre voyage fut entachée d’anxiété.

Au bûcher ! Au bûcher – comment ça je m’emporte ?

Chère procureur, merci mille fois d’avoir bien voulu prendre en considération notre mésaventure et lui donner l’importance qu’elle méritait, pour que justice soit faite en ce royaume.

Wilou, habitant de St Bertrand de Comminges


Après avoir terminé la lecture du premier courrier elle releva la tête vers l’accusée, elle aurait la parole une fois qu’elle aurait fini. Contrairement au gardien, elle n’était pas persuadée de la bonté de l’accusée et ses pleurs ne l’avaient pas touchée. Elle décacheta le second pli.
A présent, la missive de dame Azurely, la compagne de messire Wilou.


Citation:
Madame vénérée procureur,

Vous me demandez témoignage de ce triste jour ...

Voilà donc, je prenais route avec mon tendre et charmant garde du corps en la personne du magnifique Wilou61. Nous marchions tranquillement sur la route nous menant vers Orthez, après un dernier regard sur le village si calme si doux de Mauléon ...
Après quelques heures de marche , nous virent surgir un fossé une vile personne, ne laissant aucun doute sur ses intentions , nous déposséder de nos maigres biens ... Wilou, en héros, sortit son épée la maintenant en joue, alors que je lui récitais, à coup de poêle à frire, les vertus d'une vie honnête.
Leçon qui j'espère à porter fruits ...
Mais il est clair que si l'on peut se défendre et donner leçon avec arguments frappants, cela ne rend point justice ...

J'espère que de ce procès, justice en sera tirée et verdict dissuadera cette jeune personne à garder ce mode de vie ... Quoique si elle préfère apprendre les vertus d'une vie honnête, je me propose à cette tache aussi souvent que la damoiselle le désire ....

Chère madame le procureur, je vous embrasse bien fort puisque je dois vous manquer ...

Azurely qui revient bientôt ...


Voyant les dernières lignes du courrier, elle ne les lut pas à voix haute et s’arrêta à la proposition d’apprentissage.
Après avoir écouté le témoignage de messire Horseman, et lu les courriers qui venaient de lui être apportés devant la Cour, elle se tourna vers l’accusée et commença donc son second réquisitoire.


Dame Lycia, vous avez entendu tout comme moi le témoignage de messire Horseman ainsi que ceux donnés dans ces courriers, je ne crois pas en votre version, loin s’en faut, si vous parvenez à attendrir ici certaines personnes… Elle jeta un coup d’œil en direction du gardien Ce n’est pas mon cas, savez vous ce que je crois ? Que vous êtes une simulatrice, contrairement aux plaignants.

Votre Honneur, je tiens à vous rappeler que si l’un des plaignants n’est pas présent ce jour, messire Castelvicus, paix à son âme, c’est qu’il est décédé peu de temps après qu’il fut brigandé, ses blessures l’ayant grandement affaibli, je crains que malgré les soins prodigués, ils ne soient la cause de son décès…

Messire Horseman a eu la chance d’être moins gravement blessé et d’y avoir survécu… Car non seulement cette dame, qui joue très bien la comédie d’ailleurs et qui devrait penser à se rediriger dans ce domaine afin de gagner sa vie de façon plus honnête, vole les biens d’honnête villageois ayant travaillé dur pour obtenir quelque chose mais en plus elle les agresse physiquement, les laissant pour morts sur le côté de la route et se moquant éperdument de leur sort… Ils peuvent bien mourir, cela ne lui fait ni chaud ni froid…

Au lieu d’expliquer son geste, d’exprimer de quelconques remords, elle nous joue une pièce de théâtre… Soit, chacun fait sa défense comme il le souhaite…
Aussi, si cela peut amuser une personne externe à l’affaire de la voir jouer ainsi la comédie, je ne trouve pas que ce soit très respectueux pour les plaignants qui ont souffert de l’agressivité de cette dame.

Je trouve tout ceci inadmissible…Je demande donc à la Cour la plus grande sévérité. Je pense que trois jours au pain sec et à l’eau dans l’humidité de nos geôles ne peuvent que lui faire du bien. Et je réclame à ce qu’un bourreau lui donne 10 coups de fouet en place publique afin de faire un exemple de ceux qui se moquent de la justice béarnaise en bafouant ses lois, et ce, à plusieurs reprises, et en tentant de se faire passer pour la victime…


Se tournant vers l’accusée.

Si vous avez autre chose à dire, je vous laisse à présent la parole.

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Lycia
Ecoutez c't'une méprise!

Verdict de rendu. Pas celui qu'elle attendait. Trois jours? Bon trois jours elle y survivrait. Mais le fouet... Elle pouvait encore entendre la pluie de coup qui avait déformé son dos, ses cuisses, son ventre.... Le fouet? Non...
Les frissons remontent le long de son échine, quelques sueurs froides et le coeur s'emballe.


Le fouet c't'un peu fort j'trouve comme punition...

Elle s'approche de la juge, le regard s'affole, les mains se tordent. Et la soif qui revient et lui tord les boyaux, laissant dans sa gorge un goût de bile dont elle se passerait bien. Se calmer. Surtout ne pas céder à la panique. Quelques mois auparavant elle avait cherché toute une armée, la provoquant alors qu'ils allaient se battre à 1 contre 10. Elle n'avait absolument rien ressentie. Se fichait alors de tout. Lycia n'a pas peur. N'a jamais peur. Elle n'allait pas commencer maintenant. Il fallait trouver une solution. Quelque chose pour qu'elle n'ai pas à entendre ces cinglants coups sur sa peau, chair entamée et maltraitée sous leurs regards furieux.

N'allez pas croire qu'j'regrette po d'les avoir brutalisés même si j'vous jure qu'ils en rajoutent!
Mais faut bien qu'j'bouffe moi! Et j'ai jamais d'mandé d'l'aide d'personne, j'compte pas commencer maint'nant!


Dans ses bottes ses orteils se pressent les uns contre les autres, sa bouche se fait sèche, son ventre se rentre. L'impression d'être revenue des années en arrière, de sentir la corde serrer ses poignets, leurs mains sales se glisser entre ses cuisses, leurs rires incessants, leurs grognements de chiens galeux. Le fouet... Sans cesse. Sans fin. Dix coups... Ca n'est rien, elle en avait reçu bien d'autres, avaient souffert bien plus... Mais là, seule, seule, seule sous leur joug.
Le vioc traverse son esprit, mais au lieu de la calmer cette image la fait paniquer. Elle ne peut pas recevoir pareil châtiment. Qu'on la brûle, qu'on l'écartèle! Mais que le fouet n'apparaisse pas sous ses yeux.


Vous m'voyez travailler pour les autres? J'peux pas! J'travaille pour la liberté d'tous, mais j'travaille pour mon compte, j'peux pas bosser pour les autres!
J'suis pas esclave, j'suis pas n'importe qui!
J'suis Lycia!


Le regard se voile, le souffle se calme. Dix coups? Elle les souffrirait en silence sans se plaindre. Lycia. Elle était Lycia. Lycia la guerrière, Lycia la femme forte et indépendante et seule. Les poings se serrent, la voix se calme.

Je suis Lycia...

Plongeant son regard dans celui du gardien, elle ravala péniblement la boule d'angoisse qui avait prit place dans sa gorge, et lui lança un léger sourire. Deuxième leçon: assumer ses actes et ce que l'on est jusqu'au bout. Ne pas avoir peur et ne pas regretter.
S'approchant de lui, elle en profita pour regarder l'homme aux chevaux et soupira. Lui avait tout ce qu'il désirait. Elle, elle n'avait que sa solitude pour compagne et amie. Bah... Ainsi sont les choses. Lycia sera toujours la méchante aux yeux de tous....


Pas b'soin d'm'lier les poignets, j'te suis grande gueule mais m'reluque pas trop, y'a rien d'bien intéressant à r'garder.

Elle se tourna vers la juge et ajouta:

Soit, prison et fouet. Mais n'pensez pas qu'ça servira d'exemple. Les gens font bien c'qu'ils veulent et j'compte pas changer d'style d'vie juste pour échapper à vos procès.
J'po d'temps à perdre une guerre m'attend alors si on pouvait accélérer l'mouv'ment?


Lycia libertadienne. Rouge à jamais. Indépendante à jamais. Et fière de l'être!
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