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[RP] Naufrage...

Tokagarusan
Tokagarusan a écrit:
FAITS HISTORIQUES : En 1435-36, un bateau arabe au indien , naufragea sur les cotes japonaises. Dedans, on y trouve, selon les annales, un homme plus blanc que les autres, qui communiquait mal avec les autres. C'est à partir de ces faits historiques que j'ai crée mon personnage.


En haute mer...

Livre de Bord de Marco Orazio Castello a écrit:



Anno domini 1458, 4 Maggio

Oggi ci dirigiamo verso l'Arcipelago del Giappone,
, ce endroit mythique que Marco Polo décrivait en ses livres . C'est une sacrée histoire celle que viens de vivre. De Cadiz à Cipango, c'est en effet un beau voyage. Il faut que je range mes idées, je suis un peu confus.

Je suis parti d'Autun il y environs trois années et demi. La bas, je suis parti pour Cadiz, pour récupérer de la laine, pour mes manufactures en Bourgogne. D'ailleurs, je me demande qui a pris la relève. Mimmome, peut être? Et puis , Emmomi, il est devenu quoi?Enfin, de Cadiz, je suis fini , sur la piste d'une affaire juteuse, à Damas. Là bas, je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Ai-je changé tout a coup? Ai-je rencontré quelqu'un d'incroyable?

C'est peut être un mixte des deux après tout. Marre de la routine, marre de la vie de Marchand, et après , la rencontre avec le Prophète, peut être tout m'a changé . Seul Dieu le sais. D'ailleurs, il semblerai que en ces contrées, l'idolâtrie sois de loi. Comment vais-je faire?

Enfin, une tempete se prépare, il vaut mieux que je te range dans mon blouson. D'ailleurs, celui ci est étrange, il est étanche. Je l'ai acheté en Inde, peut être que sa trame très fine empêche la pluie et l'eau de la traverser. Enfin, je sort.




Mommime sorti de sa cabine. Il faisait un peu frais, il pris donc son gilet et son blouson. Il pris aussi son sac comme d'habitude. En fait, il pensait , c'était seulement grâce à sa capacité de médecin que les Arabes l'avait accepté. Son passé l'avait d'ailleurs aidé en ce perible.Il monta sur les éscaliers qui conduisaients au pont La porte était un peu dure, il força un peu . Rien à faire. Il insista encore . La porte finalement s'ouvrit , et là, un courant d'air le jeta dehors .

Mommime était terrorisé. Il venait de voir quelques choses de terrible. C'était comme un fil de laine qu'une vieille était en train de tisser. Gros en haut, petit en bas, et ça tourbillonnait. Mais a différence dun fil de laine, ça aspirait tout ce qui s'approchait de lui. Et il était juste à quelques mètres.


.........

Sur une plage

......Hegnemmm...















Togukawa_kadokawa a écrit:
Le temps était clément et Kadokawa respirait à plein poumon l'air ambiant, iodé à souhait.
Ces promenades équestres lui plaisaient vraiment, cela lui permettait de retrouver une vraie mobilité et d'oublier cette satanée jambe qui n'en finissait pas de guérir.
C'est donc sans aucun soucis qu'il avait accepté l'invitation de Takezo pour cette promenade équestre, d'autant plus que le soleil avait ce curieux effet de mettre de la joie dans tous les coeurs, et Dieu sait si en ce moment le clan en avait besoin.


Profitons de cette journée au maximum Takezo-senpai, profitons de cette pause que nous nous octroyons, il m'est avis que nous n'en vivrons pas d'aussi belle avant longtemps.

Pourquoi avait-il dit cela ? Parce qu'effectivement il avait ce désagréable sentiment depuis quelques jours qu'ils allaient aux devant de quelquechose qui aurait un impact majeur sur le clan. Et pas forcément un impact positif, en tout cas pas au premier abord.

Il en avait fait part à son épouse qui comme d'habitude avait rit de son sentiment ; cette femme semblait hermétique à toute forme de ressenti des humeurs du temps, et Kadokawa se demandait même pourquoi il lui en avait parlé.

Du coup c'est sur son élève la plus douée qu'il s'était tourné, elle lui avait démontré qu'elle possédait cette sensibilité. Ils en avaient conclu que cette escapade équestre, il la mettrait sous haute surveillance, préconisant à chacun de ne surtout pas oublier leur Tashi.

Ils sortent des bois, par ce chemin qui s'incurve pour faire face à la mer, et ce que le maître d'armes voit le fait réagir :


Et bien, peut être cela arrivera même plus tôt que prévu !

Il montrait l'horizon au dessus de la mer, d'une couleur sombre, trop sombre pour ne pas être de mauvaise augure. Il se surprit même à se demander si cette noirceur du ciel était naturelle ou dirigée par un kami en colère. En effet, là où ils se trouvaient le soleil était immaculé, comment le ciel pouvait-il changer aussi drastiquement sans intervention spirituelle ?

Peut être ne devrions pas rester trop longtemps en ces lieux Takezo-sama.



Tokugawa_takezo a écrit:


Le regard porté sur le ciel sombre où la frontière entre la mer et les cieux avait disparu, mêlant air et eaux dans les ténèbres de la tempête.
Le regard noir profond et bridé de Takezo brillait de la même inquiétude que son oncle Kadokawa venait d'exprimer.
Néanmoins, Takezo avait un drôle de sentiment mêlé à cette inquiétude. Il n'aurait su dire s'il s'agissait d'une mauvaise augure, ou si c'était le soleil derrière les nuages qu'il ressentait en son coeur.
Quoiqu'il en soit, il savait qu'il fallait creuser...

Peut être ne devrions pas rester trop longtemps en ces lieux Takezo-sama.

Takezo se tourna vers son oncle qui était à sa hauteur sur son propre cheval. Tous deux étaient à la tête d'un groupe d'une petite dizaine de cavaliers dont l'un d'eux portait le nobori du Clan Tokugawa qui claquait au vent.
Reserrant ses mains autour des rênes, il répondit:

Non. Descendons sur la plage. Je veux constater par moi-même la puissance de la mer et les ravages qu'elle peut faire.

Sans laisser le temps à son oncle de répliquer, d'un coup de talons dans les flancs de sa sombre monture, il s'élança alors au galop appréciant l'air marin caresser son visage avec une douce odeur d'iode.
Plus sa monture avançait, sentant derrière lui ses proches le suivre, plus son sentiment s'intensifiait crescendo.

Soudain il le vit alors se détacher des ténèbres de cette fin de journée. Il comprit immédiatement qu'il s'agissait d'un navire échoué, bien que ce qui se présentait devant lui ne ressemblait à aucun navire qu'il n'avait pu voir jusqu'à présent. La forme de la coque était impressionnante ressemblant étrangement à un quartier de lune.
Takezo n'eut pas le temps de détailler d'avantage le navire qu'il aperçut alors un homme étrange.
Si la peau de Takezo était aussi blanche que celle de tout Seigneur nippon et autres japonais issus d'un milieu respectable, si le bronzage était réputé être le signe d'un statut social relativement bas, le teint de cet homme qu'il voyait à cet instant était des plus affreux.
Takezo ressentit en lui une forme atroce de dégoût. L'homme en question avait effectivement une pigmentation relativement sombre comparé à un japonais moyen, mais en plus sa barbe et sa chevelure noire et bouclé lui donnait un air d'ogre. Il n'était pas difficile pour un japonais d'identifier cet homme à un barbare monstrueux qu'il fallait abattre immédiatement.

Toutefois, Takezo hésita. Il semblait tituber mais tenait néanmoins un bout de bois étrange dans sa main.

Sentant arriver derrière lui ses cavaliers, il leva alors la main en signe de ne pas bouger en attente d'un ordre éventuel.

A l'arrivée des nombreux cavaliers en armure, le barbare leva alors le regard vers eux et cria à travers le brouhaha incessant du vent dans une langue étrangère qui sonnait affreusement dans les oreilles de Takezo dans des intonations menaçantes. L'homme redressa alors un peu plus le bâton dans ses mains, et s'avança vers eux dans une démarche gauche et insolente. Il n'en fallut pas plus au Seigneur Tokugawa pour donner son ordre.

La main toujours levée se baissa alors comme un air de sentence en direction du Gaijin.
Ce fut la première fois que Takezo ordonna d'exécuter un homme.


Yuzuyu a écrit:


Récupérer des algues, vertes, noires et rouges, puis essayer de voir si un poisson s'était pris dans son filet qu'elle avait posé dans la mer depuis deux jours en le bloquant grâce à un bâton et un rocher. La liste de ses tâches était longue et la ciel assombri lui disait qu'elle avait intérêt à se dépêcher. Chargeant kokiji son âne de quelques paniers bien amarrés, elle le guida vers la plage. Le ciel était menaçant, mais c'est justement les jours ou le ciel se fâchait et que la mer ripostait qu'elle récoltait le plus d'algues. Elle voulait refaire son stock de teinture, pour faire encore de beaux lis de tissus, qu'on lui achèterait ou qu'on lui commanderait en kimono.

"Allez Kokiji, avance, on a pas toute la journée. Regarde le ciel, on pourrait croire qu'il va tomber tellement il est menaçant et parait lourd.
Allez Koki, on est plus très loin. "


Kokiji se rebiffe, ne veut pas avancer, sacrée tête de mule!!!

Elle n'en peut plus, le tire, le bât avec un morceau de bois sec, et enfin il se met à avancer, mais en brayant comme seul un âne sait le faire.

hi! hannnnnn! hi! hannnnnn!

Enfin la plage, elle le mène vers le sable sort les deux carottes qu'elle a prévu pour lui et lui les donne à manger.

Kokiji se calme mais reste nerveux, n'arrêtant pas de faire du sur place avec ses sabots.

"Reste la, Koki, je resterais pas longtemps."

Prenant les paniers, elle se dirige vers les rochers, et commence a filtrer l'eau avec un des paniers vides, puis jette les coquillages, et trie les algues récupérer. Beaucoup d'algues vertes, deux moules, une huitre. elle continue ainsi pendant une bonne heure. Pas d'algue rouge, ni noire, pour cette fois. Déçue, elle se relève, le bas du kimono trempée. Tout à coup.

Aïeeeeeeuh!

Yuzuyu se rend compte qu'un crabe l'a pincé. Allez savoir pourquoi!

Elle se met en quête a présent de son filet, et commence à parcourir les rochers, sans succès, puis en levant les yeux au ciel aperçoit un énorme tas de bois dans la mer. Jamais de sa misérable vie elle n'a aperçu une telle chose. Oubliant ses paniers, et même Kokiji, elle se dirige vers la plage, quand soudain elle aperçoit deux cavaliers...

_________________
Tokagarusan
FAITS HISTORIQUES : En 1435-36, un bateau arabe au indien , naufragea sur les cotes japonaises. Dedans, on y trouve, selon les annales, un homme plus blanc que les autres, qui communiquait mal avec les autres. C'est à partir de ces faits historiques que j'ai crée mon personnage.


En haute mer...

Livre de Bord de Marco Orazio Castello a écrit:



Anno domini 1458, 4 Maggio

Oggi ci dirigiamo verso l'Arcipelago del Giappone,
, ce endroit mythique que Marco Polo décrivait en ses livres . C'est une sacrée histoire celle que viens de vivre. De Cadiz à Cipango, c'est en effet un beau voyage. Il faut que je range mes idées, je suis un peu confus.

Je suis parti d'Autun il y environs trois années et demi. La bas, je suis parti pour Cadiz, pour récupérer de la laine, pour mes manufactures en Bourgogne. D'ailleurs, je me demande qui a pris la relève. Mimmome, peut être? Et puis , Emmomi, il est devenu quoi?Enfin, de Cadiz, je suis fini , sur la piste d'une affaire juteuse, à Damas. Là bas, je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Ai-je changé tout a coup? Ai-je rencontré quelqu'un d'incroyable?

C'est peut être un mixte des deux après tout. Marre de la routine, marre de la vie de Marchand, et après , la rencontre avec le Prophète, peut être tout m'a changé . Seul Dieu le sais. D'ailleurs, il semblerai que en ces contrées, l'idolâtrie sois de loi. Comment vais-je faire?

Enfin, une tempete se prépare, il vaut mieux que je te range dans mon blouson. D'ailleurs, celui ci est étrange, il est étanche. Je l'ai acheté en Inde, peut être que sa trame très fine empêche la pluie et l'eau de la traverser. Enfin, je sort.




Mommime sorti de sa cabine. Il faisait un peu frais, il pris donc son gilet et son blouson. Il pris aussi son sac comme d'habitude. En fait, il pensait , c'était seulement grâce à sa capacité de médecin que les Arabes l'avait accepté. Son passé l'avait d'ailleurs aidé en ce perible.Il monta sur les éscaliers qui conduisaients au pont La porte était un peu dure, il força un peu . Rien à faire. Il insista encore . La porte finalement s'ouvrit , et là, un courant d'air le jeta dehors .

Mommime était terrorisé. Il venait de voir quelques choses de terrible. C'était comme un fil de laine qu'une vieille était en train de tisser. Gros en haut, petit en bas, et ça tourbillonnait. Mais a différence dun fil de laine, ça aspirait tout ce qui s'approchait de lui. Et il était juste à quelques mètres.


.........

Sur une plage

......Hegnemmm...
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Togukawa_kadokawa, incarné par Tokagarusan
Le temps était clément et Kadokawa respirait à plein poumon l'air ambiant, iodé à souhait.
Ces promenades équestres lui plaisaient vraiment, cela lui permettait de retrouver une vraie mobilité et d'oublier cette satanée jambe qui n'en finissait pas de guérir.
C'est donc sans aucun soucis qu'il avait accepté l'invitation de Takezo pour cette promenade équestre, d'autant plus que le soleil avait ce curieux effet de mettre de la joie dans tous les coeurs, et Dieu sait si en ce moment le clan en avait besoin.


Profitons de cette journée au maximum Takezo-senpai, profitons de cette pause que nous nous octroyons, il m'est avis que nous n'en vivrons pas d'aussi belle avant longtemps.

Pourquoi avait-il dit cela ? Parce qu'effectivement il avait ce désagréable sentiment depuis quelques jours qu'ils allaient aux devant de quelquechose qui aurait un impact majeur sur le clan. Et pas forcément un impact positif, en tout cas pas au premier abord.

Il en avait fait part à son épouse qui comme d'habitude avait rit de son sentiment ; cette femme semblait hermétique à toute forme de ressenti des humeurs du temps, et Kadokawa se demandait même pourquoi il lui en avait parlé.

Du coup c'est sur son élève la plus douée qu'il s'était tourné, elle lui avait démontré qu'elle possédait cette sensibilité. Ils en avaient conclu que cette escapade équestre, il la mettrait sous haute surveillance, préconisant à chacun de ne surtout pas oublier leur Tashi.

Ils sortent des bois, par ce chemin qui s'incurve pour faire face à la mer, et ce que le maître d'armes voit le fait réagir :


Et bien, peut être cela arrivera même plus tôt que prévu !

Il montrait l'horizon au dessus de la mer, d'une couleur sombre, trop sombre pour ne pas être de mauvaise augure. Il se surprit même à se demander si cette noirceur du ciel était naturelle ou dirigée par un kami en colère. En effet, là où ils se trouvaient le soleil était immaculé, comment le ciel pouvait-il changer aussi drastiquement sans intervention spirituelle ?

Peut être ne devrions pas rester trop longtemps en ces lieux Takezo-sama.
Tokugawa_takezo, incarné par Tokagarusan


Le regard porté sur le ciel sombre où la frontière entre la mer et les cieux avait disparu, mêlant air et eaux dans les ténèbres de la tempête.
Le regard noir profond et bridé de Takezo brillait de la même inquiétude que son oncle Kadokawa venait d'exprimer.
Néanmoins, Takezo avait un drôle de sentiment mêlé à cette inquiétude. Il n'aurait su dire s'il s'agissait d'une mauvaise augure, ou si c'était le soleil derrière les nuages qu'il ressentait en son coeur.
Quoiqu'il en soit, il savait qu'il fallait creuser...

Peut être ne devrions pas rester trop longtemps en ces lieux Takezo-sama.

Takezo se tourna vers son oncle qui était à sa hauteur sur son propre cheval. Tous deux étaient à la tête d'un groupe d'une petite dizaine de cavaliers dont l'un d'eux portait le nobori du Clan Tokugawa qui claquait au vent.
Reserrant ses mains autour des rênes, il répondit:

Non. Descendons sur la plage. Je veux constater par moi-même la puissance de la mer et les ravages qu'elle peut faire.

Sans laisser le temps à son oncle de répliquer, d'un coup de talons dans les flancs de sa sombre monture, il s'élança alors au galop appréciant l'air marin caresser son visage avec une douce odeur d'iode.
Plus sa monture avançait, sentant derrière lui ses proches le suivre, plus son sentiment s'intensifiait crescendo.

Soudain il le vit alors se détacher des ténèbres de cette fin de journée. Il comprit immédiatement qu'il s'agissait d'un navire échoué, bien que ce qui se présentait devant lui ne ressemblait à aucun navire qu'il n'avait pu voir jusqu'à présent. La forme de la coque était impressionnante ressemblant étrangement à un quartier de lune.
Takezo n'eut pas le temps de détailler d'avantage le navire qu'il aperçut alors un homme étrange.
Si la peau de Takezo était aussi blanche que celle de tout Seigneur nippon et autres japonais issus d'un milieu respectable, si le bronzage était réputé être le signe d'un statut social relativement bas, le teint de cet homme qu'il voyait à cet instant était des plus affreux.
Takezo ressentit en lui une forme atroce de dégoût. L'homme en question avait effectivement une pigmentation relativement sombre comparé à un japonais moyen, mais en plus sa barbe et sa chevelure noire et bouclé lui donnait un air d'ogre. Il n'était pas difficile pour un japonais d'identifier cet homme à un barbare monstrueux qu'il fallait abattre immédiatement.

Toutefois, Takezo hésita. Il semblait tituber mais tenait néanmoins un bout de bois étrange dans sa main.

Sentant arriver derrière lui ses cavaliers, il leva alors la main en signe de ne pas bouger en attente d'un ordre éventuel.

A l'arrivée des nombreux cavaliers en armure, le barbare leva alors le regard vers eux et cria à travers le brouhaha incessant du vent dans une langue étrangère qui sonnait affreusement dans les oreilles de Takezo dans des intonations menaçantes. L'homme redressa alors un peu plus le bâton dans ses mains, et s'avança vers eux dans une démarche gauche et insolente. Il n'en fallut pas plus au Seigneur Tokugawa pour donner son ordre.

La main toujours levée se baissa alors comme un air de sentence en direction du Gaijin.
Ce fut la première fois que Takezo ordonna d'exécuter un homme.
Yuzuyu, incarné par Tokagarusan


Récupérer des algues, vertes, noires et rouges, puis essayer de voir si un poisson s'était pris dans son filet qu'elle avait posé dans la mer depuis deux jours en le bloquant grâce à un bâton et un rocher. La liste de ses tâches était longue et la ciel assombri lui disait qu'elle avait intérêt à se dépêcher. Chargeant kokiji son âne de quelques paniers bien amarrés, elle le guida vers la plage. Le ciel était menaçant, mais c'est justement les jours ou le ciel se fâchait et que la mer ripostait qu'elle récoltait le plus d'algues. Elle voulait refaire son stock de teinture, pour faire encore de beaux lis de tissus, qu'on lui achèterait ou qu'on lui commanderait en kimono.

"Allez Kokiji, avance, on a pas toute la journée. Regarde le ciel, on pourrait croire qu'il va tomber tellement il est menaçant et parait lourd.
Allez Koki, on est plus très loin. "


Kokiji se rebiffe, ne veut pas avancer, sacrée tête de mule!!!

Elle n'en peut plus, le tire, le bât avec un morceau de bois sec, et enfin il se met à avancer, mais en brayant comme seul un âne sait le faire.

hi! hannnnnn! hi! hannnnnn!

Enfin la plage, elle le mène vers le sable sort les deux carottes qu'elle a prévu pour lui et lui les donne à manger.

Kokiji se calme mais reste nerveux, n'arrêtant pas de faire du sur place avec ses sabots.

"Reste la, Koki, je resterais pas longtemps."

Prenant les paniers, elle se dirige vers les rochers, et commence a filtrer l'eau avec un des paniers vides, puis jette les coquillages, et trie les algues récupérer. Beaucoup d'algues vertes, deux moules, une huitre. elle continue ainsi pendant une bonne heure. Pas d'algue rouge, ni noire, pour cette fois. Déçue, elle se relève, le bas du kimono trempée. Tout à coup.

Aïeeeeeeuh!

Yuzuyu se rend compte qu'un crabe l'a pincé. Allez savoir pourquoi!

Elle se met en quête a présent de son filet, et commence à parcourir les rochers, sans succès, puis en levant les yeux au ciel aperçoit un énorme tas de bois dans la mer. Jamais de sa misérable vie elle n'a aperçu une telle chose. Oubliant ses paniers, et même Kokiji, elle se dirige vers la plage, quand soudain elle aperçoit deux cavaliers...
Togukawa_kadokawa
Kadokawa hocha la tête lorsque le Seigneur parti au galop vers la plage. Mais après tout, cela était aussi preuve de vaillance, et il est vrai que le spectacle de la force de la nature avait toujours impressionné le maître d’armes. Lorsque le nature se montrait ainsi, Kadokawa sentait l’entendre dire « humains, je vous rappelle que vous êtes tout petit devant moi ».
Ce n’est donc pas sans intérêt qu’il éperonne son cheval, entraînant à sa suite le reste de sa troupe.

Les cheveux au vent, il suivait son seigneur qui n’avait rien à lui envier en matière équestre, s’enivrant du vent iodé qui lui emplissait les narines. Le sentiment inquiétant ne l’avait pas quitté, aussi il restait sur ses gardes jusqu’à que devant eux apparaisse LA chose.

La troupe stoppe lorsque le seigneur l’ordonne et Kadokawa reste bouche bée. Quelle embarcation étrange, faites dans un bois qui ne lui était pas connu.

Alors qu’il en était à observer de quelle façon les planches était assemblées, apparu un être, visiblement ébranlé par son aventure. L’état de l’homme était désastreux, ces cheveux bouclés, cette peau foncée montraient qu’il avait dû subir les affres d’un incendie à présent éteint. Il ne pouvait pas en être autrement, même si parfois la nature s’amusait avec les hommes, elle n’aurait jamais engendré pareil monstre.

Il se tourne vers Takezo, essayant de savoir les pensées qui habitent son neveu lorsqu’il entend les cris de douleurs de l’homme. Celui-ci s’approchant, la main du maître d’armes se pose sur la garde de son Tashi, aux aguets. Et quand l’homme devient vraiment menaçant, la lame glisse doucement hors de son fourreau, dans ce bruit si typique et si excitant pour un Bushi.

Le geste de Takezo ne fit que libérer Kadokawa qui lança son cheval vers l’homme, ne laissant à aucun des membres de l’escorte le droit de pourfendre celui qui menace le seigneur.
Comme répété souvent aux entraînements, 3 hommes le suivent pendant que les autres forment un cercle autour du seigneur pour le protéger en cas d’embuscade.

Les quelques mètres qui le séparent de l’homme furent rapidement engloutis par l’animal, le tashi se lève lorsque l’éminence de l’impact ne fait plus de doute, puis s’abat dans un mouvement sec, le tranchant parfait de la lame, amplifié par la vitesse de l’animal, ne donnant aucune chance à l’homme dont la tête tombe, son arme n’ayant même pas freiné le mouvement du Tashi du maître d’armes.

Kadokawa freine sa monture et revient vers la victime. Le cheval piaffe, se cabre légèrement comme enivré par l’odeur de la mort.
Ne voyant pas de danger survenir, le bushi met pied à terre pour étudier l’homme si étrange.

_________________
Tokagarusan
Etat d’âme

Il arrive que des fois, le doute s'insinue dans l’esprit dans un homme. Le doute, commençant par ramper, se lève peu à peu , pour finir par devenir menaçant, comme un arbre ayant trop poussé sur le point de tomber . La raison, ou la foi sans raison, ou encore les deux, commence(nt) alors à combattre ce doute, mais le combat est toujours sans issue , ou du moins il le reste pendant longtemps. Cette non issue est donc le problème principal de l'homme, celui qui le pose dans un état d'immobilité. Seulement quelques sages ont compris que c'est en éliminant l'inutile que l'utile est donc, ce qui est mieux, sort.

Mommime commença à se reveiller. Il cracha de suite le sable qui était présent dans sa bouche. Le soleil tapait fort, il essaye d'ouvrir les yeux, mais il n'y arriva pas de suite. Complétement perdu, et surtout ne pouvant utiliser qu'un seul sens, il commença à ramper sur la plage. Il se leva, mais toujours complètement aveugle, et commença à déambuler sur la rive. Sentant les vagues à ses pieds, il s'éloigna de cet immense océan froid et se dirigea donc vers la terre ferme.

Il commença à retrouver un sens, l’ouïe, mais ce ne fut que pour entendre un cri de mort. Un des marins arabe venait en effet de mourir. Du bruit, il semblait que celui ci venait d'avoir la tête tranchée . Mommime s’arrêta , et attendit de reprendre la totalité de ses sens.

Ce qu'il vit alors devant lui n'était pas vraiment des plus rassurantes.Des hommes avec des armures et des armes au formes étranges galopaient sur toute la plage. Terrifié, il avait peur pour sa vie. Il contrôla alors l'épée quasiment de façon machinale .

Néanmoins, il ne sut pas pourquoi, il pris l'épée qu'il avait dans son fourreau et la jeta par terre. Ce geste, totalement incompréhensible, était en effet plutôt bizarre . Reprenant ainsi finalement la totalité de ses sens, y compris l’intellect, l'homme se rendit compte qu'il ne savait même plus son nom. Qu'allait il se passer? Il commença donc à réciter une étrange litanie qu'il lui semblait connaitre, bien qu'aucune raison rationnelle ne semblait le pousser à le faire.


Dies Irae, dies illa
solvet saeclum in favilla:
teste David cum Sybilla.


Le pourquoi de ces paroles sans sens, il ne les connaissait pas . Ça allait l'aider? [/url]
_________________
Tokugawa_takezo


On dit que le Japon a été créé par une lame.
On dit que les Anciens Kamis ont transpercé la mer de la lance céleste et que lorsqu'ils l'ont retiré, du sel qui goutte de la lame retombe dans la mer formant les îles du Japon.
Nippon-jin.

Ce soir là, c'est le ciel que les Kami pourfendèrent d'un éclair lorsque la lame trancha la tête du barbare venu des océans.

Le regard du Seigneur ne quitta pas l'image de la créature humaine dont le corps divisé retomba lourdement sous la puissance divine de l'attraction terrestre.
Kadokawa était descendu de cheval pendant qu'il examinait le défunt.

Takezo ne regretta pas son geste et assumait sa décision. Néanmoins, il implora les kamis de guider cette âme sauvage pour qu'elle ne hante pas son Clan et la terre d'Oda.
Se tournant vers deux ashigarus, il leur dit:

"Allez enterrer le corps, et recouvrez la tête de tissu avant de l'emmener."

Takezo était un homme qui respectait la mort, et il ne comptait pas laisser ce cadavre sans funéraille, sans sépulture.
Le corps enterré, il ferait nettoyer et raser la tête du défunt, comme il en était coutume. Puis après avoir consummer un bâton d'encens en récitant une prière, il ferait enterrer la tête dans la terre de son naufrage.

Alors que les ashigarus se rendirent auprès de Kadokawa, le vent se calmait doucement bien que le bruit sourd des vagues ne permettait guère d'entendre le moindre son.
Pourtant, Takezo distingua un murmure...

Dies Irae, dies illa
solvet saeclum in favilla:
teste David cum Sybilla.


Intrigué, il descendit alors de cheval et se dirigea vers la coque du bateau d'où il avait entendu cette étrange voix parlant une langue que Takezo ne connaissait pas.
Contournant la coque, la main sur la garde de Odamune, le sabre de la famille Tokugawa qui se léguait de père en fils, il aperçut alors un autre homme étrange.
Bien qu'étrange, il fut différent du premier barbare qui venait d'être exécuté. Sa peau était plus claire, plus blanche. Sans doute si le soleil de l'océan ne l'avait pas bronzé serait-elle aussi blanche que celle de Takezo.
Ce dernier ne fit pas un pas, il le regardait sans bouger. Si le premier était terrifiant, cet homme là au contraire éprouvait en lui, malgré son état, une certaine fascination...

_________________
Tokagarusan
Un homme, probablement le chef, s'approcha de Mommime. Celui ci était légèrement terrifié. Des gouttes de sueur coulaient le long de son corps , en enlevant le sable par ici, ou en constituant des grumeaux de celui par endroits . Ses cheveux, normalement brun-blond, étaient devenus complétement blond à cause du sable collé avec le sable.

Lentement, avec son doigt, il montra le sabre qu'il venait de lancer par terre, avant de s'en éloigner et de lever les mains en l'air. Il se mit ensuite à genoux, et mis ses mains derrière sa tête.

Des doutes tournoyaient dans la tête de l'Européen. Qu'allait il se passer.

_________________
Togukawa_kadokawa
Le seigneur donne les ordres pour que le mort soit assuré d'un chemin tranquille dans son grand voyage. Kadokawa en profite pour bien observer celui qu'il vient de plonger dans cet état, étonné. Nul trace de blessure ou autre comme il l'avait supposé. La peau de l'homme est lisse, juste sombre. Cette observation le bouleverse. Comment est-il possible qu'un homme puisse être si laid sans que sa santé ne semble altérée... enfin avant de mourir.

Mais ses pensées tournent court lorsque le seigneur descend de son cheval et s'éloigne. Etait-il inconscient, si proche d'une attaque, peut être d'autres étaient-ils dissimulés, tapis, à l'affût. Il abandonne donc le corps aux Ashigaru pour se porter à hauteur de Takezo qui s'est arrêté, observant une autre curiosité : un homme aux cheveux d'or, aux yeux ronds.
Les yeux de Kadokawa s'arrondirent également, il était troublé par ce que la nature était capable de faire avec les corps humains.

L'homme ne montre aucune déférence face au seigneur du clan, pourtant facilement identifiable aux feuilles de mauves qui ornent ses vêtements et montre son arme avant de mettre ses mains derrière sa tête. Cette impolitesse met Kadokawa hors de lui et il s'approche de l'homme, la main sur la garde de son Wakizashi, on est jamais trop prudent.
Il pose alors la main sur l'épaule de l'homme et, d'un geste brusque, le projète en avant afin que la posture de l'homme soit plus révérencieuse tout en l'invectivant :


On doit respect à un seigneur de clan, tu te dois de t'incliner devant lui ! Tes ancêtres ne t'ont-ils rien appris !?

Dans son esprit, il était impossible qu'un homme ignore l'étiquette à ce point, ni même qu'un homme ne puisse pas comprendre les mots qui sortaient de sa bouche.
_________________
Tokagarusan
Mimmome était de plus en plus terrifié. Son visage se crispait plus les étranges personnages s'approchaient de lui.L'un deux lui cria dessus avec une force et une haine digne de celle de Caton envers Carthage.

Dio dio, per favore , pietà, pietà. Lasciate , lasciatemi, non ho fatto niente.*

Il arrive, que dans un homme, un fil, tendu et endurci par les épreuves et les souffrances de la vie, suite à une très forte émotion, finalement se casse . Et quand ce fil se casse, l'homme perd toute dignité , ou du moins toute retenue. C'est ainsi que Mommime, finalement, commença à pleurer. Oui, agenouillé comme un prisonnier de guerre, il se mit à pleurer.










*Dieu Dieu, je vous en supplie, laissez moi ( grosso modo, en Italien c'est plus développé.)
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Yuzuyu


Yuzuyu fronçait des yeux afin de percevoir ce qui se passait à cette distance.

Elle devait bien être à une centaine de mètres de la scène. Elle aperçut un des cavaliers sortir sa lame et l'abattre sur un animal couché, l'ététant. Drole d'animal d'ailleurs.

Tiens voila d'autres cavaliers. Autant de monde pour un animal? Je vais aller voir ce qui se passe! pensa - t - elle.

Elle hâta sa cadence, quand elle comprit enfin qu'il s'agissait des vénérables membres du clan pour lequel elle travaillait en tant que tisserand.

Passant par toutes les couleurs de la palette "pâle" de peau, elle espéra que son maître le seigneur Takezo ne lui ferait aucune remontrance quand à sa présence sur cette plage. Mais bon, il fallait quand même bien qu'elle aille se ravitailler en source pigmentaire pour ses lis de tissus.

De toutes façons, elle vouait une telle admiration à son seigneur, un tel dévouement, qu'elle ne craignait pas ses foudres. Il était son seul maître, il pourrait bien lui faire ce qu'il voulait, elle respecterait sa décision, dusse t elle perdre la vie pour lui, elle le ferait vaillance au corps et au cœur.

Zut, le maitre d'armes est la aussi! Là, c'est une toute autre histoire. Lui il va encore me casser les pieds. J'espère qu'il sera mieux luné que la dernière fois. se dit elle, en espérant le mieux pour elle.

Elle se remémora sa première visite au clan et la flèche qui avait transpercé le fin tissu de soie bleue qui s'était déroulé à ses pieds. Soupirant, elle continua à avancer, s'approchant tout doucement de l'animal décapité. Que c'est étrange, sa cuirasse est aussi noire que du charbon, mais il ressemble à un homme couvert de suie.

Entendant une voix, mais ne comprenant pas les mots prononcés, elle se détourna de l'animal mort, une moue de dégout sur les lèvres. Elle ne savait pas si c'était la mort qui faisait cela, mais de cet animal émanait une forte odeur.

Bon pour tous les "lecteurs", je ne veux pas dire que les personnes de couleurs ont une odeur particulière, mais les alimentations étant différentes, cela se ressent au niveau de la transpiration. Imaginez donc : les asiatiques trouvent que les européens sentent le lait, car ils en boivent alors que les asiatiques boivent du lait de soja beaucoup moins odorant! Donc, je ne veux pas que l'on croit que moi, LJD Yuzu j'émets des propos xénophobes... Il ne s'agit aucunement de cela!


Elle se rapprocha du seigneur Takezo et du maitre d'armes, les salua de façon on ne peut plus respectueuses, tentant par tous les moyens de calmer ses battements cardiaques, puis regarda l'homme.

Il était étrange, oui on ne peut plus étrange! Une peau pâle, un nez pointu, des cheveux d'une couleur aussi dorée que le miel, et des yeux ronds, pas comme les leurs qui étaient bridés. Ses habits étaient étranges, son épée lancée au devant de lui, façonnée d'une manière qu'elle n'avait jamais vu.

Elle recula d'un pas, mais resta à contempler les habits de l'homme, oubliant même qu'elle pouvait être en danger. L'homme bien qu'étrange n'était pas dépourvu d'un certain charme, mais seuls ses habits l'obnubilait. Elle n'entendit même pas qu'on la hélait.

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Togukawa_kadokawa
Avec l'aide de Kadokawa, l'homme se retrouve dans une position plus en accord avec la présence de Takezo. Se tenant toujours debout derrière lui, il reprend.

Allez, maintenant donne nous ton nom ! Qui es-tu ? Tu as l'honneur d'être en présence du seigneur Takezo no Tokugawa. Quel est ton clan ?

Pour toute réponse, il reçoit les pleurs de l'homme, ce qui déstabilise Kadokawa. Pourquoi cet homme fond-il en larme, il ne lui semble pas avoir fait quoique ce soit qui... ou alors il était ami avec celui qui les a attaqué ?

Cesse donc ! Tes pleurs ne provoqueront pas notre pitié. Il te faut expliquer pourquoi vous nous avez provoqué !

Toujours aucune réponse. Il interroge Takezo du regard, lui demandant quelle était la suite à donner à cet interrogatoire.

Un bruit, des pas approchant. Kadokawa porte sa main à son tashi, prêt à bondir sur l'assaillant.
Mais la silhouette qui se détache est loin d'être hostile, il ne s'agit que de la tisserande du clan qui s'approche, bouche bée.


Dis-donc Yuzuyu-chan ! Si nous te dérangeons, n'hésite pas à le dire ! Ne vois-tu pas que nous sommes occupés et que ta présence est loin d'être adéquate !

Balayant l'air du bras, indiquant la sortie.

Sors donc d'ici avant que je ne me décide à t'aider à le faire !!
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Yuzuyu


Yuzuyu était subjuguée par l'homme, il émanait de lui un certain aura, ses traits étaient beaucoup plus fins que ceux de l'île. Elle ne vit même pas Kadokawa qui le bouscule.

Elle plongea la main vers sa ceinture, détacha sa gourde d'eau, l'homme était épuisé, mais elle ne savait pas pourquoi. Il parlait sans réussir à se faire comprendre. Peut être a-t-il soif!, se dit elle!

Comme dans un nuage, elle s'apprêtait à tendre la gourde vers l'homme pour qu'il puisse boire, se rincer la bouche. Car, à son avis, c'était le sable de la plage qui l'empêchait de se faire comprendre.

Observant ses traits, elle n'osait esquisser un autre mouvement de peur que l'homme ne disparaisse avant qu'elle ai pu toucher les vêtements. Des larmes ruisselaient le long des joues de l'homme. Elle en fût émue, ne sachant pas pourquoi. Le dernier homme qu'elle avait vu pleurer était son grand père, lorsque son oncle avait été tué lors d'un duel.
Mais, elle devait surtout être touché car le visage de l'homme était emprunt de tristesse. Lorsqu'un japonais pleurait, on le savait juste à cause des larmes, parce que le reste du visage demeurait impassible. Pleurer était bon pour les fillettes, pas pour les hommes., entendait elle son grand père lui répéter quand elle était petite fille.

Mais celui ci laissait complètement transparaitre son désemparement.

Elle fit un pas en avant, puis entendant une voix, elle y fit plus attention, comprenant juste à temps que le maitre d'armes s'adressait à elle. Du moins, le pensait elle car il la regardait de son air hautain et méprisant. "Toujours aussi aimable le bushi! Pauvre Sakura-Chan!", pensa-t-elle!

Citation:
... te dérangeons, n'hésite pas à le dire ! Ne vois-tu pas que nous sommes occupés et que ta présence est loin d'être adéquate !


Un geste impérieux lui montra le chemin à emprunter pour s'en aller.

Citation:
Sors donc d'ici avant que je ne me décide à t'aider à le faire !!


Prise de panique, elle commença à reculer. Puis regardant le maitre d'armes, elle le salua, s'inclinant, lui demandant par la même la parole.

Ô Vénérable Kadokawa-Sensei, m'accorderiez vous le droit de m'exprimer?

Elle garda la tête baissée, ayant bien trop peur d'affronter ses deux yeux, aussi perçants que les griffes d'un rapace, quand ils voulaient fouiller une âme et la décortiquer.

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Tokugawa_takezo


Yamero!

Un seul mot sortit de la bouche de Takezo intimant à Kadokawa de ne rien faire tout en déposant sa main sur la sienne pour l'empêcher de dégainer.
Le regard qu'il lui fit avait l'air grave. Takezo n'était pas sûr de lui, mais une chose était sûre, c'est qu'il n'était pas un meurtrier, pas dans cette armure.
Les guerriers ne tuaient ni les femmes, ni les enfants, ni les hommes désarmés. C'était un déshonneur que d'avoir recours à un tel acte en armure guerrière et arborant le Môn d'un Clan.
La vision de cet homme dorénavant incliné, sa chevelure blonde comme le blé, sa peau presqu'aussi blanche que celle de Takezo, son visage immonde bien que pas plus que l'ogre qu'ils venaient de décapiter et maintenant les pleurs de cet homme montraient qu'il était tout sauf dangereux.
Depuis quand un homme était-il capable de pleurer en public, qui plus est devant des guerriers?
Cet homme-là n'avait-il aucun honneur?

Takezo remarqua à peine la présence de Yuzuyu et l'échange qu'il y eut entre elle et son oncle.

Et ce dialecte inconnu. Ne comprenait-il pas leur langue? De toute évidence...

Takezo se retourna vers Kadokawa et c'est alors à cet instant qu'il vit Yuzuyu.
C'est alors qu'une idée lui vint.
Trop méfiant pour se fier aux seules apparences, il tendit une main à un ashigaru et d'un mot attrapa une besace. Il sortit alors de son haori une petite boule et sans que nul ne le remarque, il la fit tomber dans le contenu de la besace avant de se retourner vivement vers la jeune tisserande.

"Yuzuyu. Va voir cet homme et fait lui boire ce sake."

Il lui tendit alors la besace.

"Sois prudente."

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